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 Charlie ♦ What's up, bitches ?

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Message Sujet: Charlie ♦ What's up, bitches ? Mar 4 Juil - 9:32

Charlie Bradbury


ft. Felicia Day

compétences (polyglotte, possède une arme, etc) ou anecdotes (allergies, goûts ...) concernant votre personnage, 20 max

ANECDOTE UNE ❖ Véritable fan de culture pop et geek, Je ne raterais pour rien au monde un comic con. Je suis au taquet en ce qui concerne la science fiction et la fantasy, et non, je ne peux résister à placer une ou deux références par ci par là. De fait, j'aime également beaucoup me plonger dans ces univers par des jeux de rôle, grandeur nature ou jeux vidéos. Il n'empêche que j'ai découvert que le rôle play était plus facile en jeu que dans la vraie vie. ANECDOTE DEUX ❖ Je suis une surdouée, en particulier en informatique. Hacker me procure un malin plaisir, et, à force de patience, il est rare que quelque chose me résiste dans ce domaine. Bon, c'est peut être un peu exagéré, mais évoquer mes échecs serait ternir ma réputation. Non mais ! ANECDOTE TROIS ❖ En tant que personne surdouée dès son enfance, il lui m'est arrivée de me sentir à part. Ces différences, j'ai appris à les cacher sous ma bonne humeur – presque – à toute épreuve. Il n'en reste pas moins que ma nature est plutôt solitaire, vagabonde. J'apprécie être entourée mais pas forcément créer des liens. J'ai vraiment essayé, à plusieures reprises. Me sédentariser, avoir une vie. A chaque fois, ça a dérapé d'une manière ou d'une autre. ANECDOTE QUATRE ❖ Cette vie en cavale m'a permi d'apprendre à faire de faux papiers, etc, et je me débrouille plutôt bien dans ce domaine là. ANECDOTE CINQ ❖ Je suis homosexuelle, et mon oeil s'égare très régulièrement sur les formes des belles créatures que je peux croiser. ANECDOTE SIX ❖ Je finis régulièrement ivre à la fin de conventions ou comic con, ce qui m'offre des surprises après coup. Se réveiller les cheveux teints en bleu ou encore en charmante compagnie, c'est classique. Et puis, il y a eu cette fois où j'ai fini avec un tatouage sur la cuisse. Princesse Leia dans sa tenue d'esclave, chevauchant un dé 20. J'ai rougi sur le coup, pourtant, même si je n'ose pas trop l'avouer, je le trouve plutôt cool. ANECDOTE SEPT ❖ Tout ce qu'on apprend dans la fiction ne sert pas forcément dans la vraie vie, à part peut être le tir. Oui, grâce aux jeux vidéos, je sais bien viser. ANECDOTE HUIT ❖ Les Winchester font leurs alias à partir de groupes de rock, moi, je, pioche dans ma culture nerd. Mon prénom est tiré d'un roman de Stephen King, tandis que mon nom de famille est une référence à Ray Bradbury, auteur de sf. J'ai une liste de noms et prénoms, que je tire au sort avec un dé 10 pour former des paires.

CARACTERE
Têtue + Inventive + Débrouillarde + Téméraire + Loyale + Surdouée + Rebelle + Distraite
Hello Darling ! Ici Charlie Bradbury, Celeste Middleton de mon vrai nom, aka Charlie est déjà en soi un diminutif de Charlene, mais vous pouvez m'appeler "Your highness, Queen of Moondor" . J'arbore fièrement mes 30 années depuis le 6 / 12 / 1985. Si tu fouillais mon dossier entièrement, tu saurais que je suis un(e) Humaine né(e) à Topeka, Kansas, USA, et que je suis présentement une personne plutôt volage ayant une préférence pour femmes. J'exerce présentement le métier de chasseuse et hackeuse, mais qui sait ? Il se pourrait que ça change.


Asylum

Connue sous le pseudonyme de Ash, j'ai présentement X pommes depuis le 9/9 (rajoutez un 9 et retournez... *sors*). Cependant, vous me reconnaîtrez peut-être sous le visage de aucun dc !. J'ai connu SH grâce à des partenariats et j'ai pris connaissance du règlement. La preuve Cass l'a mangé, avec du miel   . Par ailleurs, si je devais avoir des remarques sur ma présentation, je préférerais les avoir par mp.

Au passage, je crédite SWAN pour mon avatar, tumblr & Glamor. pour mes gifs & CREDIT pour mon icon. Pour finir, il est savoir que je me suis arrêté(e) à la saison 12 (Oh my Chuck, c'te finaaaaaaale ) de SPN.

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Message Sujet: Re: Charlie ♦ What's up, bitches ? Mar 4 Juil - 9:32

Story of your life


I'm walking on sunshine

« Dans un trou vivait un hobbit. Ce n'était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d'une atmosphère suintante, non plus qu'un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s'asseoir ni sur quoi manger : c'était un trou de hobbit... »

Ces quelques lignes résonnent en boucle dans ma tête, et je les murmure du bout des lèvres. C'est une douce litanie censée calmer ma respiration haletante, les battements de mon cœur effreiné contre ma poitrine. C'est censé me faire penser à autre chose – au Hobbit en l'occurence – à un univers familier et plaisant. Ca marche, cette technique, d'habitude, quand j'ai peur, quand je stresse... Me réciter les premières lignes de ce bouquin me calme presque toujours. J'entends la voix de ma mère, qui me le lisait régulièrement jusqu'à mes dix ans. Maintenant, j'en ai douze, mais ça ne change pas mon amour pour ces petits bonhommes vivant pieds nus dans un petit trou de paradis plus vert et ensoleillé que tout. Sauf que ce soir, j'ai vraiment peur, et ça n'a pas l'air de marcher.

La soirée avait plutôt bien commencé, pourtant, et j'étais vraiment contente d'avoir été invitée à une soirée pyjama comme ça. Les gens m'aimaient bien, mais ils venaient plus me voir pour me demander des conseils en maths que pour m'inviter chez eux. Ca devait être la quatrième fois que ça arrivait, ou un truc dans le genre. Et ce soir, on avait mis un film d'horreur. J'en ai déjà vu, hein, mais celui là était particulièrement flippant, on est toutes d'accord avec ça. On est allées dormir, sauf que mon amie habite dans une vieille maison dont le parquet grince. Sans compter qu'il y a un orage. J'adore ces atmosphères en général, c'est mystérieux, ça donne envie de partir à l'aventure – et il y a toujours une armoire dans ce genre de vieille maison pour servir de passage vers un monde parralèle. Sauf que ce soir, toute la magie semble avoir été remplacée par de la peur. Donc, je flippe, et je n'arrive pas à me calmer. Je finis par me lever et par aller trouver les parents de mon amie, qui nous ont dit qu'ils resteraient révéillés tard au cas où on aurait besoin de quelque chose. Je leur explique, et ils me passent le téléphone. Ma mère décroche rapidement. Ma voix est chevrotante quand je lui demande ma petite faveur.

« M...Maman ? J'ai peur. Ca... ça va pas. Est-ce que... Tu peux venir me chercher ? S'il te plaît ? »

Ma mère acquiesça, bien entendu. Je souriais faiblement lorsque je raccrochais, soulagée. Ne sachant pas que je venais de signer l'arrêt de mort de mes parents.





Les événements se succédèrent plutôt rapidement, et chacun n'était qu'un coup supplémentaire m'enfonçant un peu plus dans le vague, la confusion. Tout allait pourtant bien jusque là – tout était parfait. Un couple marié, plus ou moins heureux, une petite fille à la tignasse rousse. Tout ce qu'il y avait de plus banal. Ordinaire. D'accord, on m'avait attribué l'étiquette de sourdouée, mais j'étais typiquement quelqu'un de normal. Douée en sciences, en tout ce qui demande un peu de logique. Je ne ramenais pas systématiquement des bonnes notes, contrairement à ce que l'on pourrait croire. J'étais souvent un peu en marge des exigences scolaires – il paraît que c'était le propre des surdoués. Mes meilleurs amis s'appellaient Bilbo, Harry et Luke, avaient un anneau, une baguette magique et un sabre laser, et tout était simple. J'ouvrais des livres pour échapper à la monotonie de ma vie. Je ne pensais pas que, bientôt, j'allais les ouvrir pour trouver un peu de magie et de repères dans un monde soudain trop chaotique. Je pensais que ça allait continuer comme ça, parce que je ne pensais pas qu'il puisse exister une autre voie.

C'est là qu'ils sont morts.

A la soirée pyjama, j'ai attendu toute la nuit en me rongeant les sangs, ne comprennant pas pourquoi ils n'arrivaient pas. On a rappelé : répondeur. C'est le matin suivant qu'on a appris l'accident. Je crois que ma première réaction fut de regarder autour de moi comme si l'on venait de me parler une langue incompréhensible proche du teuton ancien. Puis on avait répété, et, peu à peu, l'info est monté au cerveau. Je crois que j'étais énervée, d'abord, je crois que j'ai crié et que j'ai voulu frapper. Puis j'ai pleuré – je ne sais plus combien de temps. J'étais tellement désemparée et perdue, qu'il n'y avait aucun moyen pour que je garde un souvenir intact de ma réaction. Par contre, je me souviens d'un sentiment qui naquit un peu plus tard, une fois l'ouragan calmé. Un sentiment bien plus profond. La culpabilité. Parce que c'était moi, qui les avait appelés. C'était à cause de moi qu'ils étaient sortis cette nuit là, sur la route, pour venir me chercher. J'avais commandé leur mort.

C'est par ma faute que mes parents ont été percutés par un chauffeur ivre. Mon père mort, ma mère maintenue artificiellement en vie. Non, elle n'était pas vraiment morte. Et j'y tenais. C'était tout ce qu'il me restait. Elle ne pouvait pas mourir. Je ne pouvais pas l'avoir tué. Je ne pouvais pas...

J'ai définitivement séché les cours pour zoner sur le web. Surtout le deep web. Je passais mes journées et mes nuits les yeux sur l'écran, à lire des trucs, à tester, à faire des algorythmes, à coder, programmer. C'est à ce moment là que j'ai créé mon premier jeu vidéo de A à Z, un truc au design vraiment basique et pas terrible, mais j'aimais l'univers que j'avais créé à partir des grands classiques de SF d'Huxley, Orwell et Heinlein. Le tout, avec des cybermen de Doctor Who. J'avais l'impression de jouer à l'agent secret version James Bond, quand j'ai trouvé comment se créer de vrais faux papiers. Je voulais plus penser au reste, à la vie dehors, à quoi que ce soit d'autre que l'échappatoire merveilleux qu'était l'informatique, internet et ses multiples possibilités. Comme ça, je ne mettrais en danger personne, n'est-ce pas ?

A part moi même, peut être.

Tout a redérapé, et cette fois définitivement, le jour où j'ai décidé que, définitivement, payer des jeux vidéos, c'était trop mainstream. L'idée était bonne, j'étais fière de moi et j'avais raison de l'être. Sauf que je n'avais encore que peu d'expérience pour couvrir mes traces. Si ça passait la plupart du temps, quand on s'attaque à une grande société anonyme, l'une des plus grosses en terme de jeux vidéos... il faut s'attendre à ce qu'ils aient les meilleurs pour traquer toute infraction et fraude. J'ai quand même eu le temps de récupérer le jeu qui n'était pas encore disponible, le tester, et le reprogrammer. Leur version n'était pas trop mal, même si je trouvais leurs vampires un peu trop stéréotypés. J'ai pas modifié grand chose concrètement – j'ai juste rajouté un cache œil pirate dans le choix d'accessoires du shooter que je trouvais un peu pauvre. J'ai surtout reprogrammé tout ce qui concernait l'argent. Parce que déjà que The Red Scare était payant au départ, c'est le genre de jeu qui demande de payer encore si tu veux des extras après. Moi, j'étais pour la liberté d'accès à tous au plaisir de jouer, et je comptais bien faire des ravages sur le net avec ma politique, parce qu'il y en avait marre de payer autant pour un loisir. Surtout quand on a les moyens de faire autrement.

Cela ne leur a guère pris longtemps avant de remonter jusqu'à moi. Je n'ai même pas eu d'avertissement ni rien : dans mon cas, c'est la sanction direct. J'ai réussi à me tirer de justesse, et je ne sais toujours pas réellement comment j'ai fait. Sûrement grâce à ma petite taille ; je me faufile facilement où je veux. J'ai vite fourré des vêtements dans un sac, mon nécessaire informatique, de la nourriture, un exemplaire du Hobbit en souvenir de ma mère que je ne pouvais abandonner, de l'argent, et, bien sûr, mes précieux faux papiers que j'avais créé pour jouer à James Bond. Je n'ai pas réfléchi, sur le coup. Une partie de moi ne savait plus aligner deux pensées cohérentes, elle ne pensait qu'à la fuite, terrorisée. L'autre s'exitait à l'idée de partir à l'aventure. Celle d'une vie. Celle d'une succession de fuites, toujours plus loin.





La tête appuyée contre la vitre, je semblais fascinée par la buée que ma respiration créait sur la paroi froide. Le paysage défilait rapidement tandis que l'obscurité tombait peu à peu. J'exultais et je rageais en même temps, le dernier album de La Roux à fond dans mes oreilles pour tenter de me faire penser à autre chose. Sauf que non, ça ne marchait pas.

Il semblerait que, même dans une vie de cavale, je sois arrivée à trouver un rythme, des repères, un quelque chose. Je m'y suis habituée, depuis mes douze ans maintenant. C'était vraiment dur tant que je n'avais pas la tête pour me faire passer pour quelqu'un de majeur, mais, après avoir dû décamper face à la police quatre ou cinq fois, j'en ai tiré quelques leçons et je me suis débrouillée de mieux en mieux. On acquiert des réflexes. Je choisissais en général mes destinations par la proximité d'un concert ou d'une convention, bref, d'un événement qui m'intéressait. Et j'ai passé de bons moments, là bas. C'est là que j'ai rencontré mes premières copines – des histoires de moins d'une semaine en général – et que je me suis prise mes premières cuites. Vraiment, j'avais l'impression de vivre quelque chose. Avec le temps, à force d'enchaîner les comics con, on recroise les mêmes personnes et on finit par sympathiser. Un ami m'a initié aux jeux de rôles, on a fait mon premier GN ensemble, et c'était plutôt pas mal. D'accord, je me suis faite complètement manipuler et je ne l'ai découvert qu'à la fin du jeu, mais pour un premier essai, j'estime m'en être plutôt bien sortie. Je restais de plus en plus longtemps au même endroit, alors que je grandissais. J'avais certes plus que l'habitude de recommencer une vie à zéro, mais on prend goût rapidement à la stabilité. Sur internet, on peut également se faire un certain nombre d'amis, autant que d'ennemis. Surtout quand on essaye de hacker la même chose. Et même s'il m'arrive encore de cauchemarder de The Red Scare, j'ai rattrapé le tir en hackant une nouvelle grosse firme de jeux vidéos et en réussissant mon coup, cette fois. De peu, mais c'est passé. Bref, j'avais une vie. Une vie instable, une vie étrange, mais une vie que j'avais appris à apprécier.

C'était jusqu'à aujourd'hui.

Depuis presque deux ans, je m'étais installé à Chicago. Grosse ville, j'aimais son effervescence. L'avantage est aussi que, parmi la masse, on est plus difficilement repérable. Plus personne n'était à la recherche de Celeste Middleton, mais on ne savait jamais, peut être un enragé au bras long hacké par ma fabuleuse personne chercherait il à venir m'étrangler dans mon sommeil. J'enchaînais les jobs dans l'informatique depuis une dizaine d'années maintenant, et j'arrivais à obtenir des postes de plus en plus intéressants. Pas que faire un travail réglo ait toujours été mon ambition secrète... Mais ça fait partie des éléments essentiels d'une vie normale, que je recherchais de plus en plus, et, surtout, c'était plus facile pour avoir de l'argent. Faire de fausses cartes de crédit est relativement dur, tout de même. Et quand on vous propose un job chez google... J'avais envie de dire oui, vraiment. Puis j'en ai trouvé un autre, dans une firme tout aussi prestigieuse, celle de Richard Ronan. C'était mieux payé, et, quand je suis allée faire un tour dans les locaux, j'ai remarqué que personne n'aurait de vue directe sur mon poste. Du coup, j'ai accepté. Ok, mes collègues de travail se sont vite doutés que ce que je faisais sur mon ordi n'était pas toujours légal, mais tout se passait bien. Et concrètement, je ne faisais rien de mal. Je n'ai jamais rien fait de mal. Quand je reprogramme des jeux vidéos, c'est pour que les joueurs les aient gratuitement, et sinon, ce que je fais consiste majoritairement à du transfert de fonds pour maintenir ma mère en vie, vers des associations caritatives ou pour des artistes de talent qui manquent de moyens. Rien de grave. Mais bien sûr, il fallait que ça dérape.

Ca a commencé quand le boss en personne m'a demandé de hacker un disque dur. Pas très dur, jusque là. C'est le contenu du disque qui est plus dur à avaler. Parce que ça parle des mêmes trucs que j'aime lire ou aller voir au cinéma, des trucs pas très réalistes. Sauf que oui, c'est réel. Sauf que oui, c'est du sérieux. Ca concerne le boss lui même, et ça explique pourquoi il semblait si préoccupé par ce disque dur.

Si seulement ça s'était arrêté là, n'est-ce pas ? Je serais rentrée chez moi, j'aurais vite fiché le camp de Chicago loin, très loin, de type Seattle, et la vie aurait repris son cours. Au lieu de ça, une fois chez moi, Sam et Dean Winchester ont débarqué pour m'embarquer dans leur aventure. Pas une quête fantastique comme dans « A la croisée des mondes » ou « Narnia ». C'était tout de suite beaucoup moins attrayant, car c'était réel. Preuve est définitivement faite que, le rôle play dans la vraie vie, ce n'est pas mon truc. Tout est plus facile quand ce n'est pas moi, quand c'est un autre personnage, un personnage fort, sûr, déterminé, avec de bonnes stats dans les catégories mental et social... Toujours cette idée de fuite, n'est-ce pas ? A travers le pays ou à travers l'imaginaire. On en revient toujours au même. Je les ai donc aidé dans leur affaire pour sauver le monde contre ces léviathans qui me foutent les chocottes, puis, bien sûr, j'ai donc fui. Je suis monté dans ce bus, le premier bus que j'ai pu trouvé, avec ces sacs que je trimballe partout avec moi depuis tant d'années. Qu'un départ de plus, qu'une nouvelle vie de plus, qu'un nouveau nom de plus.

Quand arriverais-je à avoir une vie ?





C'est en retenant difficilement mes larmes que je pousse la porte de la chambre d'hôpital. Pour la dernière fois, m'empêchais-je de penser. Elle est toujours là, allongée sur le lit, et un hoquet m'échappe, alors que mes yeux se mouillent. Je m'assois sur la chaise, et je la regarde. Longtemps. Ma mère. Cela fait si longtemps qu'elle est ainsi, cela fait si longtemps que je verse anonymement de l'argent pour qu'on maintienne la machine branchée et que je m'infiltre dans l'hôpital dès que je passe à Topeka. C'est la dernière fois. C'est fini. C'est dur, mais Dean avait raison. Un peu comme toujours, j'ai l'impression. Ca m'énerve, mais après coup, ça m'aide. Comme avec le surnaturel.

Je fuyais, j'avais peur. Ok, j'ai toujours peur. Mais j'ai arrêté de fuir, de tenter de me réinventer une identité à l'infini. J'ai pris cette décision suite à ma deuxième rencontre avec les frères, alors qu'ils m'avaient débusquée en plein GN. D'accord, ce n'était pas moi qu'ils cherchaient, c'était juste une coïncidence. Mais quand même ! Alors que j'étais Reine tous les week end depuis un peu plus de cinq mois, que j'avais vraiment pris goût à cet univers et qu'en plus, j'avais un boulot super le reste du temps dans la programmation... J'avais dû tout quitter, à nouveau. Encore à cause du surnaturel. Et en conséquence, ça m'a fait réfléchir. Ca m'a fait changer, peu à peu. Parce qu'à plus de vingt cinq ans, il était peut être temps d'acquérir un peu de maturité. Le monde était ce qu'il était, et, maintenant que j'en étais consciente, je devais l'accepter. Je ne pouvais le changer. Après le Michigan, j'ai donc migré dans le Winsconsin, pas loin en périphérie de Madison. J'ai retrouvé un logement que j'avais acheté et occupé pendant plusieurs années il y a environ cinq ans, un autre job, mais cette fois pas trop prenant. Je voulais du temps libre pour faire le rat de bibliothèque et me renseigner sur toutes ces choses qui rôdent dans l'ombre. Sam et Dean ne seront pas toujours là pour sauver mon derrière, et ça me rassure de savoir ce que je suis suspectible de rencontrer dehors. J'ai plus ou moins halluciné en découvrant une série de livres écrite par un certain Carver Edlund. Pas de la grande littérature, mais ça aurait presque pu faire partie de mes livres favoris, si les héros n'étaient pas mes deux amis. Ce fut... Instructif.

C'est en revenant à Topeka que ma route a recroisé la leur. Ce n'était pas mon intention, au départ... J'étais juste venue voir ma mère, encore une fois. J'étais juste venue lui lire le Hobbit, me souvenant encore de la douceur de sa voix par dessus la mienne, espérant encore la voir tourner la tête vers moi, avec ce sourire... et l'entendre encore, sa voix. L'entendre me dire qu'elle me pardonnait. Car moi, je ne le pouvais pas. J'avais besoin de cela pour avancer. Lui dire que je l'aimais n'avait aucun sens tant qu'elle ne m'entendrait pas. Ca ne rachèterait pas ma faute.

Je ferme les yeux, un instant. Il faut que je le fasse. Il faut que je la laisse partir. Bien sûr que je le sais, je n'avais pas besoin de Dean pour me le dire. Mais peut être avais-je besoin de me retrouver coincée dans mon pire cauchemar par un djinn avec lui pour le comprendre. Elle ne reviendra pas. Elle est partie. Moi aussi, je dois la laisser partir. Peut être n'y étais-je pas arrivée durant toutes ces années, car elle était la seule stabilité, la seule constante, le seul véritable repère dans ma vie. Maintenant, j'ose me dire que j'ai Sam et Dean. Qu'ils sont là, qu'ils sont presque comme mes frères. Que je ne suis pas seule. Je suis parmi les vivants, je suis avec les vivants. Les morts doivent rester derrière moi. Je dois continuer à être vivante, continuer à aimer cette merveilleuse culture et cet imaginaire qu'elle m'a fait aimer. Je lui dois cela.

C'est les mains tremblantes que je sors pour la dernière fois le petit livre signé J.R.R. Tolkien.

« Dans un trou vivait un hobbit. Ce n'était pas un trou déplaisant.... »


...


Ma tête s'écrase contre le sol et mon corps suit. Je râle, jure, et me redresse en grinçant des dents. Je dois même m'appuyer quelques instants contre la première chose qui passe à portée de main – le dossier d'un petit canapé – avant de reprendre mes esprit. Quelques clignements de paupières, et je pousse un soupir de soulagement en reconnaissant l'endroit. Je l'ai fait, je suis rentrée ! Un petit sourire d'autosatisfaction se dessine sur mes lèvres. J'aime être un génie parfois. D'autres fois, c'est un problème, mais aujourd'hui, c'est plutôt sexy. Dorothy trouve que c'est sexy aussi, donc...

Mon air joyeux s'efface tout à coup quand je pense à la jeune femme. Il faut que j'apprenne à en parler au passé, même si c'est douloureux. Même si je sens qu'elle va me manquer. J'ai l'impression que cela fait une éternité que je l'ai rencontré et que j'ai fui avec elle à Oz. Un soleil d'or illuminant des collines vertes, des champs de coquelicots... Tout ce dont mon imagination pouvait rêver. Je n'ai pas regretté, non, pas un seul instant. Et pourtant, tous les jours ne furent pas facile. Si le début de nos aventures refléta à la perfection mes rêves de quêtes magiques, dans un mélange de Lyman Frank Baum et de Lewis Carroll, quand on m'avait plongé au cœur de la guerre... Cette expérience m'avait avait modifié ma vision des choses, du monde, de la vie, m'avait peut être encore fait un peu grandir. Dorothy avait été là, tout du long, et nos longs moments intimes allaient me manquer. Pourtant, il fallait que je rentre. Nous en avions longuement discuté et venions de nous quitter en d'excellents termes. Revenir était toujours possible, m'avait elle certifié. Au fond de moi, je savais que je ne le ferai pas. Pas parce que je n'en n'avais pas envie, non. Parce que ma place n'était pas là bas. Elle était ici. Je rêvais encore de fouiller le merveilleux bunker des hommes de lettres... Il y avait trop de trésors cachés là bas pour mon propre bien. Sam et Dean me manquaient aussi, oui, je l'avouais. Peut être même un peu plus que leur bunker.

Grâce à mes compétences couplées à celles de ma coéquipière, nous avions réussi à me reprojeter dans le studio que je possédais au Kansas. Et normalement, j'avais encore quelques affaires par ici. Il fut aisé de retrouver un téléphone et de composer le numéro de Sam.

Il fut moins aisé de digérer la nouvelle une fois que nous eûmes raccroché.

Dean, démon. Dean, yeux noirs, sans âme, sans cœur, sans considération pour tout ceux que sa version humaine avait pu aimer. Dean, en vadrouille à la botte du roi des enfers. Je préférais ne pas m'imaginer le résultat. Je préférais ne pas m'imaginer ce que donnerait une rencontre. Et je me promettais que, le jour où cela arriverait, Sam ou moi auront l’antidote de prêt pour retrouver notre mangeur de tartes national.

Il paraît que le monde surnaturel s'agite, qu'il y a des tueries, que quelque chose se prépare. Forcément, je suis doublement inquiète. Cependant, bien que je garde l'oreille attentive, ce n'est pas ma priorité pour l'instant. Je ne raterai un comic con pour rien au monde, à part pour aider deux personnes qui constituent en quelque sorte ma famille d'adoption.


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Message Sujet: Re: Charlie ♦ What's up, bitches ? Mar 4 Juil - 9:46

Salut et bienvenue parmi nous Charlie

Tu as désormais 7 jours pour faire ta fiche. Si tu as besoin d'un délai ou si tu as des questions (ou que tu veuilles des crêpes...c'est bon les crêpes ) n'hésite pas à venir nous voir.

Bon courage :14:


I MISS YOU
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Message Sujet: Re: Charlie ♦ What's up, bitches ? Mar 4 Juil - 11:00

CHA :7: :52: WELCOME HOME HONEY !

Je suis passée par le topic des invités mais du coup, autant passer par là aussi What a Face (c'est Bailey au passage )

Cassou a tout dit (rapide, le pigeon). Je te souhaite bon courage pour ta fichette du coup, et au plaisir de te croiser en CB soon


Do you remember ?
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Message Sujet: Re: Charlie ♦ What's up, bitches ? Mar 4 Juil - 12:12

Bienvenue!

Bon courage pour ta fiche!


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Message Sujet: Re: Charlie ♦ What's up, bitches ? Mar 4 Juil - 16:25

Bienvenue par ici





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Message Sujet: Re: Charlie ♦ What's up, bitches ? Mar 4 Juil - 19:01

Charlie! Ca fait plaisir de la voir!
Bonne chance et bon séjour parmi nous!



.
Oh mother, tell your children not to do what I have done. Spend your lives in sin and misery in the House of the Rising Sun. Well, I got one foot on the platform the other foot on the train. I'm goin' back to New Orleans to wear that ball and chain+ms.palmer
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Message Sujet: Re: Charlie ♦ What's up, bitches ? Mar 4 Juil - 21:26

Merci à tous pour l'accueil !  
Cas, j'avoue que si tu me proposes des crêpes, j'peux pas dire non  :51:
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Message Sujet: Re: Charlie ♦ What's up, bitches ? Mar 4 Juil - 21:27

Tu as bien raison...on ne résiste pas à mes crêpes :2:


I MISS YOU
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Message Sujet: Re: Charlie ♦ What's up, bitches ? Mar 4 Juil - 21:30

Fais attention dans ce cas je ne suis pas sûre de t'en laisser :huhu:



   
   
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Message Sujet: Re: Charlie ♦ What's up, bitches ?

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Charlie ♦ What's up, bitches ?

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