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 A little dog cried [ft. Lyov]

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Message Sujet: A little dog cried [ft. Lyov] Lun 19 Juin - 22:40

En cours

sujet privé; ft. Lyov Winston

type ❖ flashback, léger

date ❖ mercredi 6 avril 2016

informations spatio-temporelles ❖ l'après-midi, dans une ruelle de N-Y, et vu ce qui se passe, la météo n'est pas bien importante

intervention du MJ ❖ merci, nous devrions pouvoir nous débrouiller seuls pour mettre le brin

Autre ❖ Skinwalker forever! écrit en écoutant la chanson éponyme de Jimmy Rodgers: https://www.youtube.com/watch?v=92LrmYhzuq4


© HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW



 

 
A Little dog cried

 Avec Lyov Winston

Je fonce droit devant moi, sans prendre la peine de me retourner. Je sais ce qu'il y a derrière nous, pas la peine de perdre du temps. Nous détalons à toute vitesse, fuyant la fureur populaire comme les tsars en 1917. Et sous les pluies de balles tout autant qu'eux d'ailleurs, laissant une traînée sanguinolente derrière nous. Un dernier virage et je pousse le chien qui m'accompagne en direction d'un cul de sac. La ruelle peut paraître sans issue, du moins pour un humain. Mais il y a un trou dans le mur de brique, caché derrière une pile de cartons, un trou trop étroit pour que les gaillards qui me poursuivent moi et mon compagnon ne parviennent à passer à travers.

Nous nous faufilons inélégamment pour trouver une sécurité toute relative de l'autre côté. J'espère que la milice ne fera pas trop vite le tour du pâté de maison, afin de nous laisser le temps de nous remettre. Je pousse le setter irlandais à avancer encore un peu, ces enragés seraient capables de défoncer le mur à coups de masse pour nous atteindre. Ou plus simplement, de l'escalader. Le monde est devenu fou. Le chien s'effondre en couinant quelques foulées plus loin. Pas étonnant, vu ce qu'il a pris. Je le suis en boitant, oreilles toujours à l'affût de la moindre poursuite. Heureusement ceux-là sont des amateurs et ne savaient pas viser... sinon, même avec la résistance d'un skinwalker, je n'aurais pas pu leur échapper. Je viens coller mon museau sur la truffe de l'inconnu pour le rassurer. Je ne peux rien faire pour lui sans mains. Ce n'est pas que sa patte qui a pris un coup, il y a autre chose. Il faut que je change de peau, mais mes vêtements sont loin d'ici, et le premier point de collecte de vieux vêtements se trouve sur le boulevard. Donc, à vue de tous. J'hésite un instant entre me faire prendre pour exhibitionnisme ou me faire tirer dessus sans sommation parce que je suis un chien... Le choix est rapidement fait, alors que je reprends forme humaine. La douleur ne disparaît pas pour autant. Ces idiots m'ont canardé l'arrière-train.

J'ai du mal de me déplacer, encore plus qu'avant. Tenir l'équilibre sur trois pattes est plus facile que sur une seule. Dans un soupir, je m'assois comme je peux à côté du skinwalker allongé au sol et commence à faire le tour de ses blessures, comme j'ai appris à le faire à la clinique vétérinaire. Je ne suis pas sûre que le setter s'en tirera, sans vétérinaire et surtout sans matériel de soin. De mon côté... Je tâte ma blessure, sans parvenir à faire sortir la balle. Je serre les dents pour éviter de moi aussi me mettre à couiner. Rester concentrée sur ma tâche c'est le mieux à faire en attendant que la blessure guérisse toute seule. On guérit vite, n'est-ce pas ? De toute façon, il n'y a rien à y faire, va retirer une balle logée dans ta fesse gauche, toi. Pas le plus facile sans voir ce qu'on fait. Et puis heureusement pour moi, j'ai la croupe généreuse. Bon. Le blessé. Un skinwalker inconnu. Pas un de nos gars, heureusement. Une balle dans le flanc, il respire avec difficulté. Du sang s'écoule de sa truffe. Il a l'air inconscient, mais ne reprend pas forme humaine pour autant. Peut-être n'en a t-il plus la force ? Aucune idée. J'en sais trop peu sur la médecine des monstres pour savoir quoi faire. Je réfléchis à toute vitesse.  Pas de portable pour appeler des renforts, malheureusement. J'en viens à regretter la petite promenade que je me suis offerte. Ou plutôt, que la bête a réclamé à corps et à cris. Dan et Raffaella sont  partis de leur côté, afin de rassembler la meute pour un départ imminent. Moi, je gardais le QG et je profitais de ce temps pour batifoler dans le jardin, sous forme de chien. Les hauts murs de béton empêchent les voisins de voir ce qui se passe sur notre terrain, et plusieurs arbres offrent un bon camouflage. Cela faisait trop longtemps que je n'avais plus laissé le chien sortir et Raffaela m'a ordonné de me défouler avant le départ. D'après elle j'étais devenue infernale sous forme humaine et elle préférerait que je me calme. C'était bien ce que je faisais, jusqu'à ce que j'entende des coups de feu suivis d'un hurlement dans une rue proche. Sans réfléchir, j'avais franchi la clôture et foncé vers la source du bruit, seulement pour me faire moi aussi pendre en chasse, comme l'idiote que je suis.

Mais cela n'arrange pas ma situation. Je soupire un nouvelle fois et tente de réveiller mon compagnon. J'entends nos poursuivant qui décident d'escalader le mur, résolus à abattre le moindre chien qui traîne... et peut-être aussi ceux qui voudront les protéger. Je me relève et soulève le chien, me dirigeant aussi rapidement que possible vers le boulevard. L'adrénaline fait des miracles, parfois. Sauf quand on trébuche sur des poubelles parce qu'on ne regarde pas où on met les pieds. Je tombe, me rattrapant à une porte en métal. Un cri entre la panique et la douleur franchit mes lèvres et je me mets à tambouriner sur la porte nerveusement. Je lève les yeux en direction de nos poursuivants. J'ai à peine le temps de me dire que tout est fini quand la porte s'ouvre et qu'une main me tire à l'intérieur, serrant toujours le setter contre moi. J'atterris sur mon postérieur, qui n'en demandais pas tant. L'huis se referme sur nous, et le chien reprend forme humaine, dans un dernier soupir. Trop tard !  Je suis arrivée trop tard ! Des larmes coulent sur mes joues, alors que je serre le corps sans vie contre moi, les yeux braqués sur le portier. J'aurais dû m'interposer pendant la deuxième salve de tirs au lieu de tenter de le mener en sécurité !  

« Je n'ai rien pu faire ! »

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