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 [TERMINÉ] about a girl (ft calypso)

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Mer 13 Sep - 21:58


ABOUT A GIRL
« J’aime les euphémismes. », me défendis-je, toujours aussi faux et le sourire tenace. En réalité cette femme avait été la pire rencontre de ma semaine, altercations via le boulot incluses. Nous marchons un peu sans vraiment être décidé, et c’est là que je remarquais la démarche approximative de Calypso. Comment la louper ? Elle tenait si peu l’alcool ? À moins qu’elle n’ait rien mangé avant leur soirée ? Tout aussi plausible. La mésaventure avec sa voiture était plutôt bien tombée j’imagine, même si je ne le lui avouerai pas expressément. C’était un coup à finir comme Amy, la tête dans un pare-brise. Je me surprends à imaginer la scène et raffermir mon sourire. L’alcool ne me va pas, mais au moins je donne l’illusion d’être quelqu’un de lambda. Encore heureux que ma langue ne se délie pas.

Elle manque de se viander, aussi proposais-je mon bras un peu au hasard, chose qu’elle sembla accepter après l’avoir enfin remarqué. La réflexion avait été difficile apparemment, mais la réponse semblait me convenir. Mon regard s’oriente vers ses prunelles qui trônaient un peu plus haut que l’épaule sur laquelle elle se reposait. Je fronce un peu les sourcils sous la première remarque. « Si j’étais pas capable de conduire, je t’aurais rien proposé. » pas la peine de rejouer un scénario catastrophe, on en avait assez pour une bonne semaine avec les derniers événements. Au moins. J’arque un sourcil à la question (ou plutôt la supposition) qui suit. « Bah ouais. J’ai même les vitres teintées. » glissai-je, marchant sur le terrain qu’elle voulait me voir fouler. (Non seulement je n’ai pas de Mercedes, mais mes vitres ne sont pas teintées.) Je prends quand même la bonne initiative de regarder où je marche, et me reprends au dernier moment avant de marcher dans un déchet. Sa main descend jusqu’à mon poignet. Je lui ouvre les doigts et laisse nos paumes se rencontrer dans un geste qui se veut naturel. Un geste que je ne réfléchis pas.

De toute façon, nous étions arrivés au bout de la rue. J’hésite quelques instants, ne me rappelant plus exactement sur quelle parallèle j’avais parqué mon véhicule. « Et maintenant mademoiselle O’Brien, nous tournons à… je suis encore pris dans mes réflexions pour deux petites secondes avant de lui dire, gauche. » et la fais enfin bifurquer dans la direction dite, la laissant à ses petits paris. Je vois approximativement ce qu’elle essaie de faire. Sa façon d’agir, de me regarder, de sourire. J’ai vu ça trop de fois pour ne pas m’en rendre compte… mais allais-je nécessairement aller dans son sens ? Je ne réponds pas à sa question, qui me paraît inutile. Depuis le temps, elle devait bien savoir que je ne proposais rien sans en être sûr. Dans le pire des cas, je l’orientais vers une seule alternative et l’affaire était close. Nul besoin de tergiverser quand un ultimatum était posé.

Enfin, je finis par arriver près du carrosse en question, qui… n’était pas une Mercedes, mais bien une Audi. Le cliché était presque aussi cinglant que celui qu’elle m’avait énoncé un peu plus tôt. « Aucun commentaire… » la prévins-je en déverrouillant les cinq portes de la RS3 rouge. (À force de rien bouffer, le salaire était parti dans d’autres choses.) Bien sûr, ça ne l’empêcha pas de faire une remarque. Je lui ouvris la portière - c’était une façon de m’assurer qu’elle n’allait pas se vautrer sur le trottoir - et la laissai s’installer. J’en fis le tour et pris place en conducteur, expirant avec force une fois assis. Je prends quelques instants à profiter du confort du siège, l’arrière du crâne contre sa tête en cuir. Puis me motivai à attacher ma ceinture et à mettre le contact. Aussitôt, une chanson de ma médiathèque intégrée crie ses notes. J’en oubliai de baisser le volume, (seul je ne le faisais pas), laissant le soin à Caly de le faire si elle en avait envie. Nous étions partis.

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Jeu 14 Sep - 14:14

Youri Sojka
Calypso O'Brien
.About a girl.


Caly minaude presque en l’observant, l’œil plein de malice. Elle a des circonstances atténuantes la jeune femme… Comme des verres de Tequilas dans les veines. C’est excusable, non ? Sa petite paume tiède se presse contre la masculine, liant ses doigts aux siens d’un geste non calculé. Ses perles rieuses remarquent son hésitation, elle se marre presque. Bah merde, s’il ne sait plus où il s’est garé… ça pue le taxi payant. Et il dit avoir les idées claires ? –petit rire- Le sourire campe sa bouche alors que ses iris le sondent sans retenu Oh qu’il est chou ! Silence du cerveau. … j’aime bien son petit nez… Une Caly alcoolisée hein… Il finit par briser sa contemplation en retrouvant le chemin de son carrosse. Elle glousse tout en se laissant entrainer dans la rue adjacente, sans ajouter un mot de plus. Son pas est assuré, il sait ce qu’il fait. Du moins elle l’espère… et même si ce n’est pas le cas, son ' je-m’en-foutisme' est désarmant !

Après quelques minutes de marche aussi muettes qu’un cortège funéraire, ils arrivent devant une caisse d’un joli rouge tape à l’œil. Oh le malin ! Ce n’est pas une Mercedes qu’elle découvre mais une magnifique Audi. L’enseignante plante ses dents dans sa lèvre souriante tout en contemplant le petit bijou Allemand et son design racé. Conquise. Son oncle, étant lui-même passionné de voiture, lui a transmis sa passion. Elle sait reconnaitre une nerveuse lorsqu’elle en voit une. « Aucun commentaire »qu’il lui balance, la surprenant. Mais ? Elle lui glisse un petit regard innocent. Effort surhumain. Pourtant elle se mord la langue mais… « Elle n’a pas les vitres teintées ! » Voilà c’est lâché. Et elle se met à rire doucement, taquine avant de reprendre son sérieux. « De toute façon, elle est magnifique. » La voix faussement boudeuse, elle lui relâche la main –comme si le geste est naturel et habituel, pour se faufiler à l’intérieur en prenant soin de ne rien abimer ou salir. La portière claque. Même le bruit est doux. La pochette sur ses cuisses, Caly dandine un peu du postérieur, appréciant le confort du cuir. Son regard finit par se balader sur le tableau de bord et admire les finitions. Monsieur ne se refuse rien, et il a bien raison.

Son regard finit par se relever sur Youri, fraichement installé lui aussi. Le silence est religieux. La belle, aussi patience qu’une gamine devant un stand de glace, n’attend qu’une seule chose : qu’il mette le contact pour jouir du moteur. Cette merveille doit ronronner ! Elle tire sur sa ceinture pour la boucler, et s’enfonce dans son siège en trépignant d’excitation. Ses perles limpides coulent sur les mains masculines… … Bordel tu mets le contact oui ou merde ?! Son sourire illumine sa bouille rosée par l’alcool. Lorsque … SACRILEGE ! Elle qui pensait écouter le son caractéristique d’un moteur TFSI, se voit agresser les oreilles par un air puissant et, avouons-le, bruyant pour ceux dont l’habitude est d’écouter le chant des baleines ! Caly sursaute sur place, main sur le cœur. Son regard rond se plante sur le profil de son conducteur. Est-il seulement conscient qu’elle a frôlé la crise cardiaque ?? Bien sûr que non ! Ses tympans ont dû tellement saigner qu’il en est habitué. La voiture commence déjà à rouler. Son nez se fronce… elle ose ? Hésite… Tête dans les épaules et sourcils froncés. Puis zut ! Sa petite menotte se tend vers le volume qu’elle baisse jusqu’à obtenir qu’une musique de fond. Une petite moue à la bouche, elle jette rapidement un regard en direction de Youri. Il ne dit rien… ouf. Son dos se calle de nouveau contre le dossier et ses poumons expirent un long soupire d’aise. Ses oreilles la remercient par la même occasion.

 « C’est le sportback ? » Question purement rhétorique qu’elle enchaine déjà sur autre chose, complètement fascinée. « Il parait qu’elle effectue un sprint de 0 à 100Km/h en 4.1 secondes ! Et que sa puissance est de 400 chevaux, soit 33 de plus que sa génération précédente… Une vraie tornade ! » Son buste se penche un peu en avant, ses mains caressant le cuir de son siège sur les flancs dans le même mouvement. C’est agréable au touché. Sa bouille s’incline dans la direction du blondinet, le regard brillant. Quand elle pointe aussitôt son index vers le plafond comme piquée par une bestiole invisible. « Han écoute ! Ça ronronne les cinq cylindres ! Han j’adore ! … Dommage que tu roules comme un papi… » Taquinerie quand tu nous tiens. Elle rit doucement tout en revenant à sa place, le regard fuyant vers le paysage qui défile derrière sa vitre… Caly est trop prolixe quand elle est pompette. Est-ce un mal… pas vraiment tant qu’elle ne débite pas de connerie. Mais la franchise est là.

La musique a changé. Le morceau est moins violent. Elle tend l’oreille… de l’Allemand est distingué. Un sourire fend doucement ses lèvres. Pas de moquerie, elle fait la même avec ses racines. Et curieusement, le morceau qu’ils écoutent ne lui déplaît pas. « …J’aime bien. » Qu’elle finit par dire en ramenant son crâne vers lui. Qu’il est sérieux quand il conduit ! La belle a une idée derrière la tête pour le faire réagir... Elle respire profondément... cherche le bon moment... mais les mots se coincent à mi chemin, dans son larynx. Mince. Ses petites paumes moites se frottent nerveusement sur ses genoux. Et merde. C'est le saut de l'Ange. « Tu montes boire un dernier verre ? » Qu’elle hasarde d’une voix basse. Ses iris le fixent intensément alors que l’Audi se rapproche de plus en plus de leur destination.


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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Sam 7 Oct - 23:44


ABOUT A GIRL
Notre contact physique avait largement contribué à la contamination par ses pensées. Je crois même qu’elles me confortent dans mes ambitions, sans pour autant m’en extasier. À vrai dire, ça n’aurait pas été moi si le dernier point avait été confirmé. De toute façon, nous étions alcoolisés : il n’y avait, en soi, rien de sérieux à prendre pour argent comptant. Tout ça était à inclure dans le lot.

Bien sûr, elle ne se gêna pas pour faire cette remarque concernant les vitres teintées. Parce qu’elle m’avait cru quand je lui avais dit que j’en avais ? Non, bien sûr que non. Pendant quelques instants cependant, je suis persuadé d’y croire. Mais la balance se rééquilibre bien vite. Il m’arrive de réagir comme un enfant. Un enfant à qui on fait découvrir le monde, la vie, et surtout à qui on inculque les valeurs de morale. Bien et mal. On a jamais fini d’apprendre. Même moi je me retrouve parfois à tomber le masque lorsque l’emprise de l’alcool est trop forte. Qui voulez-vous que je sois d’autre sans mes barrières ?

Une remarque qui amena un compliment. Écoute, je ne l’aurais pas choisie si elle n’avait pas un minimum de gueule. Les goûts et les couleurs ? Y a jamais eu de goût et couleur qui tienne en matière d’esthétique automobile. Si c’était de la qualité, c’était reconnu. J’avais choisi de la qualité. Point.

Les premiers mètres sont engloutis mais ce coin de la ville jouit d’une circulation encore assez dense à cette heure-ci. Le volume de la musique baisse, j’en déduis que Calypso a franchit le pas. Je ne me serais pas gêné de le faire plus tôt à sa place, moyennant que ça m’ait un tant soit peu dérangé. Je n’ai pas quitté la route des yeux, refaisant le circuit jusqu’à sa rue dans ma tête. Quand soudain, la douceur à mes côtés se met à déblatérer sur la voiture en elle-même. Je la découvre sous un autre jour. En fait, j’ignorais qu’elle s’intéressait autant à ce domaine-ci. Pas que je sois féru de mon côté (je ne l’étais pas du tout au vu de la conversation d’à côté) mais je m’étais un minimum renseigné avant de faire mon achat, soyons honnêtes. Mais de là à comparer avec d’autres véhicules, j’étais très mal loti pour le faire. En parlant de s’extasier, l’enseignante était en train de s’épancher de la sorte, littéralement. Je sens même qu’elle bouge un peu, me regarde parfois. Sa franchise sort de l’ordinaire; mais ça me convient davantage qu’une femme qui se restreint dans le paraître.

Je n’ai pipé mot jusqu’à ce qu’elle me lance une petite pique. D’ailleurs, même après celle-ci, je marque un temps de réaction assez… conséquent, si on le comparait à une norme quelconque. Quelqu’un de vexé aurait réagit aussitôt. Quelqu’un qui avait comprit qu’il s’agissait d’une taquinerie aurait réagit aussi beaucoup plus vite, ne serait-ce que pour soupirer avec un sourire, ou éventuellement dire quelque chose qui permettrait au tiers de ne pas culpabiliser trop vite. (Ce sont des choses qui arrivent, l’humain est certes indigeste, mais complexe.) Pourtant, ce silence, même s’il manifeste une faille (ou un pan de mon masque), a su être brisé. D’une part par le morceau qui change, mais aussi par mes soins.

« T’as pas dû fréquenter beaucoup de flics, beaucoup roulent comme des papis. Je n’aime pas me comparer à une masse uniforme. Surtout quand ils ont bu… ou quand ils ont des gosses à charge, ça les fait flipper. » question de principe, de logique aussi. Mais des exceptions il y en avait, comme il pouvait y avoir des flics véreux, plus qu’on ne pourrait l’imaginer entre les murs de cette ville ravagée par le crime et la délinquance.

Je n’ai pas encore décroché de la route, rendant la situation un peu moins cordiale il est vrai. Nous avons déjà bien avancé, le bout du tunnel est proche. Façon de parler. Même pas sûr qu’il y ait de la lumière au bout. « …J’aime bien. » je ne sais pas si ça me surprend. Ce n’est pas comme si beaucoup de monde complimentait l’un des morceaux de cette playlist - pour le peu qui peuvent avoir l’occasion de l’écouter. Elle aime ? Tant mieux. Je me force à nouveau à sourire, lui offre un regard, une attention que je n’avais pas manifestée ces dernières minutes de conduite. Nous étions à un feu. « Il dit ‘bang, bang, les chiens sont lâchés - ils ne reviendront plus, plus jamais’. » traduction complètement fausse que je lui offre concernant le refrain. De toute façon, je doutais fortement qu’elle réussisse à discerner le vrai du faux, ou même traduire un mot de ma langue maternelle. J’ai l’air pourtant si sérieux (le manque d’expression flagrante sur le moment sans doute) qu’elle n’aurait pas grand mal à y croire. Après tout, l’allemand qui roule en Audi, c’est moi.

J’arbore toutefois un nouveau sourire, plus léger. Je ne lui fournis pas la véritable traduction, qui serait plutôt « bang bang, headshot - tel le phénix parti de ses cendres, je m’élèverai à nouveau ». J'écrase à nouveau l’accélérateur, le feu passant au vert.

Pendant trois bonnes minutes, le silence repose l’air, seule la musique parlant à notre place. Puis elle lâche quelque chose qui me met sur la voie. Un choix à faire, une chance à saisir. Je sais pourtant qu’il y en aura d’autres. Et tout est dans la justesse. Ce qui ne signifie pas que j’allais rester bras croisés, ou mains sur le volant. Je lui offre une attention particulière, mes yeux clairs allant chercher les siens. Je la scrute momentanément, insiste cependant. L’éclat de mon regard semble changer. Un paramètre nécessaire. « Depuis quand t’as une cave à alcool chez toi ? » j’avais pris ça sur le ton de la taquinerie, comme elle semblait le faire elle aussi. Peut-être était-ce mal venu, d’autant que j’avais compris le message. « Si je bois un dernier verre, je ne rentre plus… » ajoutai-je, laissant en suspens ma phrase. Je n’étais pas certain de vouloir lui offrir la chance de m’avoir plus longtemps, ni même à cet homme qui m’avait suivi ces derniers jours, et dont j’ignorais les réelles motivations. Ça ne m’avait pas particulièrement perturbé en soi, d’autant que ça n’avait duré que deux misérables journées. J’avais connu pire en terme de « harcèlement » : les visages de flics restent bien souvent en tête chez les gens qu’ils ont coffré.

Nous sommes dans sa rue, enfin. Je me gare à l’arrache et me met au point mort, frein à main. Laisse mon crâne s'échouer contre la tête en cuir. La musique tourne toujours en guise de fond sonore.
Je laisse glisser doucement mes mains le long du volant, puis les laisse reposer sur mes cuisses, ramenant à moi l’un de mes pieds - il n’avait plus besoin de reposer sur la pédale du frein. Je laisse échapper un soupir discret, reportant mon attention sur Calypso.
Ce même regard peint sur mon visage. Mes mots, plutôt sérieux, tranchent presque un peu trop avec la qualité de ce dernier. « J’appellerai mon type pour qu’il puisse refaire une beauté à ta bagnole. Elle méritait pas ça. » la dernière phrase est, il est vrai, à double-sens. Le second s’éloignait très franchement du contexte automobile. Il la touchait elle, ou Amy. L’arrière-pensée pourrait être bien utile. Je la sens qui bouge un peu, se tourne vers moi. Ma tempe est contre la tête en cuir, le visage incliné dans sa direction. Pendant quelques secondes je la scrute sans mot dire et l’écoute, même s’il s’agit que de quelques mots. Elle parle, parle ; elle comble le vide. Je profite de cette phase. Il y a bien trop de vapeur d’alcool pour qu’il y ait de violents contrecoups, n'est-ce pas ?
Alors je m’occupe de combler celui qui nous séparait, trop maigre, laissant nos souffles s’entremêler pour quelques instants. C'est un choix qui lui appartient.
Un venin à consommer — ou à congédier.

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Dim 8 Oct - 23:38

Youri Sojka
Calypso O'Brien
.About a girl.



La traduction donnée, le professeur n'ira pas chercher dans le dictionnaire si tout était exact. Il s'agit de la langue maternelle de Youri. A aucun moment la belle mettrait sa parole en doute. Une question de bon sens... Si seulement elle savait...

Alors non, Caly ne parle pas un mot d'Allemand. Ce n'est pas faute de s'y être frottée , il y a de ça quelques années. Amy lui a enseigné quelques notions, qui au fils du temps se sont oubliées dans les méandres de son cerveau. A quoi bon retenir tout ça ? Cela ne l'a concernait en rien, bien que son amie s'était mise en tête de la caser avec un germanique. Une lubie made in Amy qui n'enchantait pas spécialement Calypso. Un souvenir qui lui traverse l'esprit et lui arrache un fin sourire. Aussi éphémère que furtif. Caly le chasse aussitôt en fronçant ses sourcils, ramenant son doux regard sur le paysage qui défile derrière sa vitre.

Et le silence s'impose suite à son invitation...

Est-ce un mal, un bien ? Des nuances aussi radicales qu'angoissantes. Pourquoi ne dit-il rien ? Pourquoi est-ce qu'elle ressent cette espèce de malaise lui piquer l'échine ? A quoi s'attendait-elle au juste ? La déception enfonce ses griffes dans son cœur, alors qu'elle tente de faire façade en ne déviant pas son regard limpide du clair. S'il te plait... dis-moi quelque chose... Caly est déjà prête à rebondir sur autre chose pour masquer l'embarras qui essaie de décomposer son joli visage mais il opte pour de la taquinerie. C'est … inattendu. Une arme qu'elle connaît que trop. L'aisance soulage son cœur, frôlant l’asphyxie. Elle ne peut s'empêcher de pouffer en se mordant la lèvre. Nerveuse, elle ramène une petite mèche rebelle derrière son oreille. Une douce chaleur l'envahie. Sournoise sensation. Son propre corps la piège et la trahie, à raison de ses pommettes légèrement rosées. Et l'alcool n'est pas l'argument. Pourtant Caly continue de l'observer avec insistance, le crâne collée à l'appuie-tête, complètement suspendue à ses lèvres. Puis il en rajoute... La phrase qu'il balance éclabousse la jeune femme d'un simple espoir. L'espoir de le retenir un peu plus... la nuit est longue... Bien trop longue et interminable, pour l'affronter si souvent. Elle baisse un instant les yeux et menton en élargissant son sourire à la dentition d'un blanc perle. « ...Je n'ai peut-être pas envie que tu rentres... » Qu'elle murmure d'un souffle, n'osant relever le regard dans les secondes qui suivent. L'alcool hein ? Il a bon dos...

La voiture se gare dans sa rue. Déjà ? Caly n'a pas vu les minutes filées. Pourtant les voilà bien au point mort, à seulement quelques mètres de son immeuble. Aucune lumière n'est allumée. Même pas le vieux ronchon du troisième. Tout semble dormir paisiblement. Tout comme le silence qui hante l'habitacle. Il est nécessaire. Du moins, jusqu'à une certaine limite, sinon il est dérangeant. La musique chante toujours. Entraînante mais discrète. Caly se mouve légèrement sur son fauteuil et finit par déboucler sa ceinture à contrecœur. Son profil est offert pour le moment. Elle fixe un instant l'avenue complètement déserte, ne sachant comment briser cette fine couche de glace qui semble les envelopper. Il est toujours difficile ce moment... Celui de partir... Caly le redoute. Pourtant, elle avait tout imaginé dans sa tête, pensant rentrer bien sagement dans sa propre citadine. Tout aurait été plus clair pour elle... Mais c'est un vrai bordel qui se joue dans sa tête. Sa respiration se fait faible. Ses phalanges agrippées à sa pochette se serrent de plus en plus. Pourquoi se sent-elle aussi fébrile ?

Caly sent qu'elle est son centre d'attention, rien de telle pour rajouter une couche de tension. Les palpitations sont là, frénétiques et déstabilisantes. « J’appellerai mon type pour qu’il puisse refaire une beauté à ta bagnole. Elle méritait pas ça. »  C'est la chute. Oh... Voilà des propos dont elle ne s'y attendait pas. Sa voiture … Oui sa voiture... La réalité a ce don de la ramener sur terre. Acide. Elle a ce rictus au coin des lèvres qui trahisse son amertume. La belle ne s'attendait pas vraiment à parler carrosserie maintenant... Pour le coup, elle se sent tellement stupide d'avoir effleurer ce doux espoir de ne pas... Sa pensée file aussi vite qu'elle est venue. Elle hausse ses sourcils. Partagée entre l'amusement, le dépit ou autre connerie typiquement humaines... Des émotions qui la chamboulent. Un vrai ascenseur.

Alors elle ramène son visage dans sa direction d'une lenteur non souhaité, l'imitant en prenant appuie contre la tête en cuir. Ses perles s'accrochent aussitôt aux claires et vacillent dans ce bleu. Insondable. Sa lèvre est mordue de plus belle. Caly tente de faire bonne figure en s'engouffrant dans cette brèche mécanique... « … Oui, elle ne méritait pas ça.» sans saisir le double-sens... « C'est très gentil de ta part … J'attendrais de... de tes nouvelles... » Sa voix se fait murmure en le voyant se rapprocher, grignotant la maigre distance qui les sépare. Il est si proche qu'elle peut sentir son souffle s'échouer contre ses lèvres. La tentation est grandissante. Son cœur se gonfle d'une sensation nouvelle et manque un battement. Flûte ! Son regard coule vers cette bouche. Insistant et perdu... La sienne s’entrouvre déjà. Tout se dérobe... sa conscience, sa raison... Son visage finit de ronger les millimètres en glissant une main sur sa joue... Les paupières se ferment à demi alors que ses lèvres gouttent déjà les masculines en les pinçant d'une tendresse infinie. C'est doux. Le baiser est délicat. Tout comme le regard qu'elle lui renvoie en reculant légèrement le visage. Le sourire se dessine, timide. « Je ferais mieux de partir... avant d'en faire d'avantage... » Parce que c'est raisonnable ? Parce qu'elle se sent déjà étrange... à la limite de cette fichue ligne qu'elle ne doit pas franchir... Dame Conscience tape déjà du pied, furieuse. Pourtant elle revient l'embrasser de la même façon, pressant ses doigts à la naissance de sa nuque... comme s'il s'agissait de la dernière fois. Non... Il ne faut pas. Elle fronce joliment des sourcils en collant son front contre le sien et baisse les yeux. Sa bouche se pince, comme pour garder son goût encore quelques secondes. ... Pourquoi me touches-tu autant...

Mais qu'est-ce qu'elle fout...

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Lun 6 Nov - 23:00


ABOUT A GIRL
« …Je n’ai peut-être pas envie que tu rentres… » sont ces quelques mots soufflés qui me permettent d’établir un nouveau rendu sur l’état du lien qui était en train de se recréer. Nous n’avions jamais été proches. Je ne l’avais pas voulu. À l’époque, seule Amy m’intéressait, tellement que j’avais même réussi à l’éloigner de sa propre meilleure amie. Cette meilleure amie qui occupait mon siège passager, et qui me faisait bien comprendre qu’elle avait des envies d’encore. Satisfaction que je gardais elle aussi rangée dans un tiroir de ma conscience vipérine. De fait, j’y avais répondu par le silence.

Que je mentionne l’état de sa voiture semble la ramener sur la terre ferme. Une manoeuvre nécessaire.

Elle ne fit pas le lien avec le propos sous-jacent. Embrasser l’oubli avec quelques grammes d’alcool dans le sang. Si Calypso flotte, c’est pour mieux s’échouer. Je n’espère qu’une seule chose, qu’elle sache où se perdre, et avec qui chuter.
Pas ce soir.
J’ai bu ses paroles après m’être approché, les enregistrant sans toutefois en faire une priorité. Attendre de mes nouvelles. Elles les aura bien assez tôt. Dimanche, son carrosse sera comme neuf. C’est une promesse silencieuse que je lui fais. Et le dieu menteur sait à quel point j’ai horreur de ça. Ma parole n’avait jamais été d’or. Ce n’est pas une femme brisée qui allait changer quoi que ce soit.
Et elle décide de s’emparer de ce que je lui offre, comme contrainte par ce qui était la sainte tentation. Des pétales de roses. La même perception qui s’offre à l’un comme à l’autre, pris dans cette danse silencieuse dont nous assimilions le langage. Quelques instants plus tard, elle rompt le contact. Et sourit. « Je ferais mieux de partir… avant d’en faire d’avantage… » Je plisse un peu les yeux, restant un peu sur ma faim. J’ai conscience que ses mots ne sont là que pour traduire sa présente gêne, celle d’avoir été tirée hors du chemin qu’elle s’était promise à suivre. Dans un cas comme dans l’autre, elle se vouait à l’autodestruction. L’hésitation relevait de l’absurde.
Nouvelle erreur. Ma main froide frôle sa joue lorsqu’elle revient récupérer mes lèvres, avec un arrière-goût d’au revoir. D’adieu ? Je le laisse m’atteindre, mais je ne comprends pas. Et j’y repense. Démons. Démons. Démons. Comme trois coups succincts contre mon lobe frontal. Je n’ai pas idée qu’ils puissent être légion à vouloir sa peau. Un jour peut-être…
Sa pensée m’effleure et je prends à mon tour un peu la distance, inspirant une très petite quantité d’air dans mes poumons avant d’en expirer. J’ai passé discrètement ma langue sur l’intérieur de ma lèvre inférieure. Je ne l’ai pas quitté des yeux.
C’est fini. En attendant l’aube…
Je prends quelques secondes pour l’observer en silence. Puis décide d’y mettre un terme.
« Je t’appelle, » et reprend une meilleure assise, une main accrochée au volant. Mes yeux clairs toujours braqués dans la même direction. Le morceau a encore changé. J’allais certainement repartir avec lui. Natascha doit déjà être couchée.

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Mar 7 Nov - 14:45

Youri Sojka
Calypso O'Brien
.About a girl.


C’est la ronde des émotions. Ils tournoient en elle comme une valse à trois temps. C’est assez étrange et surprenant d’autant plus que l’intéressé reste Youri. Youri s’il vous plait ! Ce même blondinet qu’elle a si longtemps détesté pour lui avoir piquer la femme de sa vie. Si Amy les voyait en ce moment, elle en rirait tellement la situation est cocasse.. Calypso ne peut pas en faire de même. Tout est contradictoire en amont… et franchir la limite… Ce baiser. Elle sait qu’elle n’aurait pas dû. Mais quelque chose lui susurre qu’il n’y a pas regret. Comment peut-elle être aussi égoïste. Elle l’entraîne dans les Ombres avec elle. Les démons sont à sa recherche… La belle ne peut plus les ignorer. La pensée contamine son humeur, et souffle sur cette lueur pétillante qui animait encore ses prunelles limpides. Tout s’éteint.

Tout redevient citrouille. Caly’ redevient Prophétesse.  

La femme lambda s’est évaporée et lui laisse déjà un vide dans ses entrailles. Comme tu me manques Elle se perd complètement… tout comme son regard qui ne décroche pas de l’acier. Deux aimants. Le contact de ses quelques doigts froids sur sa joue lui fait frissonner l’épiderme jusqu’à en fermer les yeux. Les secondes filent. Il est difficile de partir. Pourtant, le choix ne s’offre plus. Il est des heures où la solitude n’était pas un fardeau mais pas ce soir. La nuit, sa douce Amie l’attend patiemment. Ainsi que les heures creuses, insipides et cruelles. Elle n'est pas pressée de la retrouver. Ses paupières s’ouvrent de nouveau en le sentant reprendre ses distances. La pulpe  de ses doigts caresse la mâchoire masculine jusqu’à ramener sa main sur sa propre cuisse. Le geste est tendre. Elle ose un sourire, presque timide tout en baissant une seconde les yeux. Le silence est absorbé comme une éponge. Un besoin de se recentrer le temps d’une pause. « Je t’appelle, » Des mots qui lui relèvent aussitôt regard et menton. Des mots qui sonnent la fin. Ses dents se plantent dans sa lèvre tout en hochant la tête doucement. Oui sa voiture. Le garage. Le puzzle se recompose. Réalité amère. « D’accord. » Le sourire adorable campe de nouveau sa bouche sans cesser de le regarder. Il serait peut-être temps de se bouger, non ? Elle dû rassembler les derniers reste de Dame volonté pour prendre sa pochette qui reposait sur le haut de ses genoux… Son autre main cherche à tâtons la clenche de la portière. « Il me reste plus qu’à te souhaiter une douce nuit et un bon retour. » Voilà voilà.

Et maintenant ? L’idiotie n’a pas d’âge. Elle le fixe encore quelques secondes (minutes ?). La musique reprend ses droits. Caly’ se décide enfin d’ouvrir sa portière, le sourire qu’elle lui offre avant de détourner le visage est juste resplendissant (il dort au placard depuis tant d’année). Son corps, d’un mouvement gracieux, s’extirpe de l’habitacle en prenant soin de bien serrer des cuisses en sortant de l’Audi. Une fois plantée sur ses talons, elle lui jette un dernier regard par-dessus l’épaule. La portière claque en douceur.

Dehors, la prophétesse va chercher une longue et profonde bouffée d’air frais. Comme si l’apnée avait dicté sa respiration depuis qu’ils avaient quittés le Havana. Ne regarde pas en arrière… NE REGARDE PAS EN ARRIERE ! Bordel, la tentation est dévorante… Pourtant elle écoute Dame conscience et s’avance vers le perron de son immeuble de sa démarche gracile. Une fois les clés en main et qu’elle écoute la voiture s’éloigner,  sa tête se tourne vivement dans sa direction pour regarder l’Audi jusqu’à ne plus la voir. Cette fois elle s’adosse contre sa porte, prend appuie sur la large poignée chromée et se laisse aller à un petit cri de joie. Sa pochette se rabat contre son visage alors qu’elle glousse comme une adolescente juvénile. Pathétique !

Cette nuit fut bien plus douce.
Le cœur enveloppé de chaleur.
La couette son cocon…
Et si ce besoin d’encore résonnait comme un espoir ?
L’envie de Toi.


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Je remets ma vie à... Un plus tard abandonné. Pour simplement vivre. Tenter d'atteindre une humanité. Des lambeaux de terre, me regardaient disparaître. Et parmi les pierres, je vivais et j'espérais, tu sais...


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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Mar 7 Nov - 19:34

Terminé. J'archive :v:




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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso)

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[TERMINÉ] about a girl (ft calypso)

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