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 [TERMINÉ] about a girl (ft calypso)

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Sam 27 Mai - 19:15


ABOUT A GIRL
Calypso est déjà auprès de son carrosse, l’inspectant sous toutes ses coutures. Elle ne peine pas non plus à remarquer les pneus dégonflés, laissant sortir sa colère. Trop peu exprimée à mon goût, contrairement à ce qu’elle semblait ressentir dans l’instant. Je me suis naturellement dirigé vers elle, et me lâche d’un ton sec une question à laquelle j’étais capable de répondre. Je la laisse éclater un peu sa bulle avant de placer ce que j’avais à dire. J’ai l’air un peu mal pour elle et ne prend pas mal le fait qu’elle m’aie parlé comme si j’étais coupable de son malheur. « Taxi payant ou taxi bénévole, au choix… » proposai-je tout simplement, haussant les épaules, une petite moue sur les lèvres. Je l’observe et soupçonne qu’elle se soit fait mal en se mordant. Ça ne saigne pas, c’est pas grave. J’inspire doucement et relâche l’air dans mes poumons, glissant mes deux mains sur ses épaules. « Au moins on a eu de l’action, non ? C’est toujours mieux que de longues minutes à se faire chier sur une banquette. » je la jauge du regard, tentant de dédramatiser un peu la situation. Si elle ne roule pas sur l’or, c’est effectivement plus dommageable qu’une simple déposition. Je tente un sourire rassurant. « Mais c’est plutôt con pour ta bagnole… j’y jette un coup d’œil furtif avant de reporter mon attention sur elle, je connais quelqu’un qui pourrait te dépanner ça assez rapidement, si tu veux. » et laisse finalement glisser mes deux mains le long de ses bras, ne la quittant pas des yeux. Elle s’excuse. Être resté chez elle aurait été beaucoup plus difficile. Sans doute ne m’aurait-elle pas parlé. Sans doute n’aurait-il pas eu de rapprochement. Le hasard fait parfois bien les choses. J’ai l’impression d’avoir trouvé ma nouvelle Amy. Une impression qui se confirmera peut-être par la suite. Mon sourire se fane un peu de lui-même, perdu dans cette pensée qui traverse mon esprit.

C’est le moment où elle me remercie, et la fixe sans détours. Aussi gênant que possible et malgré moi — je sors tout juste de ma rêverie. « Y a pas de quoi. » j’ai l’air en train de phaser, mais je me reprends par la suite, dès que le son de sa voix retentit à nouveau. J’ai l’air plus dubitatif qu’autre chose. Ça me paraît assez démodé de me demander une chose pareille. Je laisse un silence s’installer, la fixe de mes clairs avant de secouer doucement la tête de droite à gauche. Un peu dans le vague, alors qu’un léger rictus s’installe. Enfin. « T’as peur de quoi ? » Question ô combien déstabilisante, j’en conviens. C’est bien pour ça que je cligne des yeux en jetant un coup d’œil en biais, expirant un coup. Mieux pour moi ? Tu ne sais pas ce qui est bon ou mauvais pour moi. Tu ne le sauras jamais. D’ailleurs, où est le bien, où est le mal ? Moi-même je peine à en discerner les frontières. Il fut un temps où j’aurais pu être du côté de ces deux hommes, si je n’avais pas appris des autres.
Elle a dit ça avec une telle gravité quand j’y repense… « Navré mais je suis tenu d’intervenir, avec ou sans l’insigne. » j’hausse les épaules. Mon regard laisse transparaître ce que je suis réellement : quelqu’un qui n’a rien à perdre. L’instant d’après, un franc sourire marque mes traits, lui explosant un peu au visage. De quoi détendre un peu l’atmosphère qui avait muté en l’espace de quelques secondes. Je pivotai un peu, l’air étrangement guilleret. « Hé oui, tu me changeras pas ! » …ou peut-être que si ? Je lui fais un clin d’œil et désigne du menton l’entrée du club. « J’ai encore soif, mais on ira se dégotter ton ‘coin tranquille’. Tu connais les lieux, je te laisse nous installer. » Et je lui emboîte le pas d’une main sur ses muscles trapèze, l’ôtant une fois engagés. À nouveau, on s’engouffre dans ce qui commençait à être une fournaise.

On repasse quand même près du comptoir, où je commande deux tequila sunrise. Elle va pas me la faire cette fois… je lui jette un regard, souriant doucement. « Vas-y, je te rejoins. » La barmaid prépare les commandes. La musique change et tombe sur un morceau qui ne passe jamais inaperçu, en plus de tourner souvent. Un morceau qui me donnerait bien envie de bouger, là, tout de suite. Et en attendant les verres qui traînent un peu, je ne m’en prive pas. Je pige la moitié de ce que raconte le chanteur mais ça m’importe peu, je connais déjà le refrain par cœur. (Pas très compliqué en soi.) Ça m’a jamais importé. Je récupère nos tequilas et vais dans la direction où je l’avais vue partir. Je la cherche des yeux, encore prit dans la musique sur laquelle j’ondulais doucement en brassant les lieux à la recherche de l’enseignante. À frôler tous ces sacs réchauffés à 37,5°c, la température monte plutôt vite.

Lorsque je l’aperçois, je soude mon regard au sien, me faufilant jusqu’à elle. Il y a deux autres personnes de l’autre côté de la banquette, qui formait un demi-cercle. Et j’en ai rien à faire : je dépose les verres frais sur notre coin attitré et fait tomber le cuir, bien trop attaqué par le choc thermique. Je me glisse à ses côtés et lance sans attendre, « Si t’as l’impression d’être suivie ou que tu recroises leur tronche dans un avenir proche ou lointain, tu m’appelles et tu discutes pas. » Mots que je lui offre avec un regard entendu et appuyé. J’insiste. « Ils savent toujours pas que je suis flic, ni de quoi je suis capable. » je prends mon verre et le tend un peu dans sa direction, cherchant à le faire claquer contre le sien. « Et donc, quelle université ? » lui demandais-je en trempant mes lèvres dans le cocktail. Le prochain sera différent, je m’en lasse déjà.

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Sam 27 Mai - 22:59

Youri Sojka
Calypso O'Brien
.About a girl.


‘Taxi payant ou taxi bénévole’. La proposition déguisée, Caly n’y avait pas répondu sur le moment bien que l’idée germe toujours dans un coin de son crâne, tout comme le garagiste. Là encore, il trouve le moyen de la surprendre. D’où viennent ces élans chevaleresques ?  Il ne s’agit pas d’argent concernant la Belle, plutôt des réticences à laisser sa Titine entre les mains d’incompétents et gourmands garages. C’est compliqué de faire confiance… les gens dans ce milieu son scrupuleux. Elle n’a rien dit concernant le garagiste, il lui faut un peu de temps pour y réfléchir, tout comme le taxi. Elle ne sait pas… Elle veut juste décompresser. Serait-ce une porte légèrement (très légèrement) ouverte sur un brin de confiance ? Amy aurait remis sa vie sans hésiter dans les mains de Youri, yeux fermés… Pourquoi pas elle ? Non. Non, il lui faut un peu plus de temps avant de lui accorder sa confiance, bien qu’elle le connaisse depuis dix longues années. Elle fait partie de ces gens qui peinent à s’ouvrir aux autres. La confiance ça se gagne, ça se mérite. La sienne est bien trop rare et précieuse. Elle ne se considère pas comme quelqu’un d’important, juste que son passé l’a forgé ainsi…

‘Calypso, la confiance ne s’accorde pas. Elle doit être digne de toi. De ton Cœur. Ne laisse personne te la piétiner sinon tu y laisseras ta Vie. Sois méfiante. N’ai confiance qu’en toi. Et choisi ton cercle d’amis, jamais l’inverse. Toujours.’

Des pensées qui la rendent mélancolie sur le moment jusqu’à écouter la voix de Youri. Sa petite bulle éclate aussitôt, la ramenant sur le trottoir où elle lui faisait face. ‘T’as peur de quoi ?’ Des mots qui pour lui n’ont peut-être pas réellement de signification, mais pour la brunette c’est comme le glas d’une cruelle fatalité qui résonne encore et encore dans sa tête. Elle se contente de le fixer sans décrocher un mot. Pourquoi… pourquoi est-ce si compliqué d’en parler. Pour le protéger, bien évidemment. Moins il en sait, mieux il se portera. Du moins, c’est ce qu’elle essaye de faire. Un faible sourire étire sa bouche mais aucun son ne sort. Son regard limpide se baisse un instant pour le fuir de nouveau. Non, elle ne lui dira rien ce soir… et les autres soirs s’il y en a. Elle a eu peur avec les deux latinos. Peur des Démons ou autres créatures qui savent si bien se planquer derrière des visages humains. Son front se plisse. Caly ne veut pas y penser ce soir. Trop d’accumulation… Youri de nouveau dans sa vie… Là aussi, c’est assez déstabilisant. Est-ce bon ou mauvais signe ? Est-ce réellement le moment de se poser ce genre de question ?

Caly se recentre avec toutes les peines du monde, et remonte lentement ces yeux pour accrocher les siens.  « Navré mais je suis tenu d’intervenir, avec ou sans l’insigne. » Elle ne dit rien, se contente d’hocher bêtement la tête à défaut de se justicier. Elle se mord l’intérieur de sa lèvre, pile à l’endroit où elle s’est blessée… Comme une nouille. Les manies ont la vie dure ! Elle grimace légèrement tout en passant le bout de sa langue sur sa petite plaie… Pff. Il pivote un peu. Du mouvement qui intrigue la brunette. Elle l’observe, pochette plaquée contre son ventre. Silencieuse. Au clin d’œil, elle sourit en fronçant joliment le bout du nez. Il a soif. Elle aussi, ça tombe bien. Caly acquiesce en ouvrant la marche. Oui bon, elle connait l’endroit mais pas comme sa poche non plus… en parlant de poche, elle est loin de se bourrer la tronche tous les weekends. Mais elle aime bien le Havana pour sa musique, elle ne peut le nier. Cela fait quelques temps qu’elle n’y avait pas mis les pieds.  

L’air du Club est étouffant. Lourd. La température est presque insoutenable. Pourtant il balance la clim… ou un semblant de clim dans toute cette masse humaine qui se trémousse sur la piste de danse. Calypso se fraie un passage jusqu’au comptoir, marchant aux côtés de Youri. Elle a déjà chaud. Son regard balaye les coins tranquille qu’elle est sensée connaitre… Mais tout est blindé. Normal pour un vendredi soir. Il lui glisse quelques mots à l’oreille. Elle lui lance un regard furtif par-dessus son épaule tout en lâchant un ‘ok’ bien vite étouffé par les commérages des nanas qui avaient assistés à l’altercation.  Calypso ignore et s’éloigne du comptoir en prenant la direction d’une banquette qu’elle sait assez proche de la piste de danse s’ils veulent profiter… La musique est entraînante ! La brunette cale ses pas sur le tempo, rejoignant la partie libre de la banquette. Elle adresse un bref sourire au couple avant de poser son postérieur sur l’assise bordeaux. Sa pochette sur ces cuisses. Sa veste glisse déjà de ses bras, la chaleur est insoutenable. Pliée soigneusement en deux, elle repose sur le dossier, juste dans son dos. Il manque plus que Youri. En l’attendant, Caly sort son téléphone pour y jeter un coup d’œil. Aucun message… Ciaran fait la gueule ? Ce n’est pas dans ses habitudes… Elle fait la moue en enfonçant son portable dans la petite pochette qu’elle referme de suite en relevant ses perles claires en direction du comptoir, lorsqu’elle accroche au vol le regard de Youri. Elle se sent soudainement soulagée… Quoi ! Il aurait très bien pu la planter. Un sourire à sa bouche pour l’accueillir alors qu’elle décale son postérieur vers le couple. Elle pivote vers le blondinet, offrant le dos aux autres qu’elle ignore royalement. Il dépose les verres. Elle bloque une seconde. Deux Téquilas. Punaise… Caly retient un petit gloussement derrière son poing. Il n’a pas oublié. Elle le remerciera plus tard car, même si elle ne l’admettra pas, le Latina était dégueulasse.

«  Si t’as l’impression d’être suivie ou que tu recroises leur tronche dans un avenir proche ou lointain, tu m’appelles et tu discutes pas. » Il pose ses mots, surprenant Caly qui ne s’attendait pas à une telle entrée en matière. Elle cligne des yeux en le fixant, la bouche entrouverte. « Euh oui… Oui d’accord. » Qu’elle bredouille en attirant sa Téquila vers elle. Son regard vacille vers sa paille. Pour ne pas lui foutre un vent, Caly entrechoque doucement son verre contre le sien avant de s’emparer du tube rose fluo qu’elle glisse entre ces lèvres. Le Latina est toujours dans ses veines. La chaleur de l’endroit n’arrange rien, favorise même les effets de la Téquila qu’elle sirote comme du petit lait. Elle a chaud. Et sa se remarque à la couleur de ses pommettes légèrement roses. Sa peau nacrée en témoigne aussi. Elle ne dit plus un mot, continuant de se rafraichir avec ce poison sucré. Elle incline sa bouille légèrement sur le côté tout en se penchant vers lui. Cuisse contre cuisse. Ses sourcils se froncent un peu alors qu’elle garde son verre dans une main, la paille dans l’autre. Quoi ? L’université ? « Pourquoi tu veux savoir ? » La malice plein les yeux. « T’as su me trouver à l’appart’, non ?… j’te fais confiance pour me dénicher une seconde fois. » Elle fait sa bouille mystérieuse en jouant des sourcils avant de reprendre sa paille entre ses lèvres et terminer –déjà- son verre. L’alcool la pollue. Il suffit de regarder son visage aux pommettes roses et le sourire facile qui étire sa bouche. Caly se sent bien. Légère… Comme si les fardeaux qu’elle porte sur ses épaules se sont envolés. La Musique change, crachant un rythme plus entraînant que le précédent. Caly redresse son petit nez, libérant la paille en se mordant la lèvre. Les billes écarquillées pétillent. « Oh j’adore celle-là ! Finalement, cette soirée sera peut-être parfaite… » qu’elle glisse à son oreille, pour qu’il puisse l’entendre malgré la musique entraînante. Le verre est posé aussitôt sur la table. Et tout doucement, ses épaules commencent à onduler sensuellement sans le quitter des yeux, le sourire mutin. Elle lâche un petit rire adorable sans s’arrêter pour autant. Le rhum, l'ambiance et surtout le contact qu'ils partagent lui avaient vraiment fait pousser des ailes. Audacieuse, Caly danse sur la banquette, bercée par le tempo mesuré et suave.

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Ven 8 Sep - 15:02


ABOUT A GIRL
Mes mots semblent l’avoir surprise. Il est forcément déstabilisant d’avoir affaire à la facette policière, là où elle a toujours goûté à celle du « petit ami de sa meilleure amie ». J’ai naturellement ôté les noms d’oiseaux qui ont souvent plu dans son esprit éclairé — et qui m’étaient destinés. Je remarque qu’elle semble avoir fait une croix dessus pour le moment. Je n’allais tout de même pas m’en plaindre à ce stade, alors qu’elle s’était montré farouche pendant toutes ces années. Remarquez, un brin de culpabilité et le tour était joué. Je pourrais l’avoir deux fois, elle reviendrait toujours.

Alors l’enseignante bafouille une réponse qui semble me convenir. Il y a de fortes chances qu’elle ne m’appelle pas dans une telle situation, j’en suis bien conscient. Nous n’allions pas faire disparaître autant d’années d’amertume (parlons pour elle) et ce même avec quelques grammes d’alcool dans le sang. Or les femmes blessées sont beaucoup plus malléables une fois la tension dissoute. Je pense n’en avoir pas grand-chose à faire, si ce n’est par pur instinct : la princesse déchue n’est plus là, j’ai besoin de combler l’ennui. Le plus tôt sera le mieux.

Encore une fois, le contact de nos cuisses n’est pas particulièrement agréable pour moi. C’est aussi pour cette raison que je me concentre sur ce verre qu’elle siffle déjà, m’incitant à en faire autant. Trop bavarder m’assèche la gorge… et trop folâtrer m’abîme l’esprit. Le voile sur mes yeux s’alourdit doucement. Pourquoi ne le serait-il pas ? Amy n’est plus là.
C’est sans compter cette faculté à tenir l’alcool, à double tranchant. Être seul à assister à la décadence commune n’est pas plus jouissif que le reste. Peu de choses m’extasient. Je reprends une gorgée pour flirter avec des pensées plus ancrées dans la réalité, dans ce présent que je semblais contrôler de manière aléatoire. Ce qui n’était pas sans lever une alizé d'âcreté. À qui la faute ?

Je la scrute sans gêne, ne prenant pas réellement la peine de savourer quoi que ce soit — du moins, rien qui puisse charger mon verre. Ses mots me gonflent d’une amertume sourde et muette, mais je fais face, le masque debout.

Une femme pleine de mystères, hein… il faut croire qu’on a le don pour avoir des points communs, si c’est le cas.
(Je ne crois pas en sa façon d’être, de se protéger. Elle a rhabillé le masque.)
Ou plutôt une femme avec de l’amertume tenace. Peu m’importait vraiment, maintenant que j’avais l’air décidé à en faire ma nouvelle attraction, ma nouvelle Amy.

« Message reçu. » me contentai-je de dire, me refermant un peu sous le mur qu’elle m’avait présenté. J’allais prendre ça pour une invitation. Rester sur une frustration, ce n’était pas mon genre. D’autant que j’en avais une sainte horreur.

Je terminai le verre en le reposant sur la table que nous partagions avec d’autres clients, ramenant ma cuisse lentement malgré moi. Le morceau change et le choix n’est pas inédit dans ce club. Calypso se laisse pousser des ailes et commence à onduler doucement, tandis que j’accrochai à nouveau mes perles aux siennes, accentuant mes mouvements à mon tour. Le sourire déjà armé sur mes traits se raffermit doucement, la simili-tristesse disparaissant au fil des secondes à l’observer. Allait-elle l’apercevoir ? Parfaite… je trouve ce mot démesuré au vu des circonstances, et pourtant je le lui accorde. Je n’étais en rien responsable du tournant qu’a prit cette soirée mais qui, si on voulait bien s’y pencher, avait réussi à lacer un premier nœud entre nos deux entités.

Je profite de quelques instants pour m’échapper au-delà de la banquette que nous partagions, la prenant un peu au dépourvu en lui proposant ma main. « Je sens que t’en crèves d’envie, viens, » fit ma voix par-dessus le premier couplet du morceau hispanique. Je l’attirai vers moi sans la lâcher lorsqu’elle se hissait sur ses jambes, fauchant la foule jusqu’où là où nous avions un peu plus d’espace pour s’agiter tranquillement sur son tempo sucré. J’en lâche sa main et nous laisse prendre l’orientation désirée. Le refrain résonne finalement et intensifie l’instant, dans lequel nous nous laissons nous ancrer un peu plus, les basses résonnant dans chacune des carcasses qui nous entouraient.
La musique à s’en faire siffler les tympans, s’oublier, l’alcool dans les veines et le pouls battant dans la tête, je recherchais ça le plus souvent possible. Pour avoir l’illusion presque trop parfaite de ressentir. De vivre.

Je ne comprenais absolument rien aux paroles (l’espagnol n’a jamais été mon fort) mais le bruit, le rythme, me satisfaisaient amplement. Les pulsations suffisent à rendre le corps immatériel le temps de quelques instants.
Ma température corporelle se hisse encore un peu plus haut sous l’ivresse de la danse, et ce tandis que nous nous rapprochions à nouveau sous l’influence de la musique. Je ne tente rien de particulier, me contentant de répondre à son corps qui s’enflammait d’une ravissante euphorie…

Des excuses, rien que des excuses.

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Ven 8 Sep - 23:36

Youri Sojka
Calypso O'Brien
.About a girl.


Qu’on se le dise, Calypso adore le Reggaeton.
Sa présence au Havana est fréquente. Voir ponctuelle… une sorte de rituel qu’elle appréciait les weekends. Bien des choses ont changés. C’est un fait. Et bien des choses continueront d’évoluer … mais dans quel sens ? Tous ses trucs paranormaux, son statut de Prophète, les démons, les anges ou archanges, les visions et surtout cette sensation de mort qui semble l’envelopper de ses bras cruels et gelés la nuit l’empêchant de dormir lacère petit à petit le peu de raison qui lui reste. A présent Youri. Les Latinos et sa titine scarifiée. Caly tente de garder la tête hors de l’eau. Elle suffoque. Elle qui souhaitait tout simplement reprendre une vie normale… tout s’est arrêté avec l’accident, emportant Amy. Son avenir. Tout se brouille dans son esprit, le rhum n’aidant pas. Il y a un temps pour tout. Et ce soir, elle veut décompresser.

Alors pour le moment la brunette s’en contre fou. L’alcool est son allié. Youri, son partenaire de fortune pour une soirée. Qui sait où tout ceci les mènera. Un nouveau départ ou bien un éternel au revoir ?

Ses frêles épaules ondulent toujours sous le rythme latino. Heureusement que la musique et le brouhaha des conversations couvrent sa voix qui chantonne les paroles (oui c’est du yaourt ! ils chantent trop vite pour son espagnol approximatif) Son regard voguait sur la foule dansante, oubliant un instant le couple à ses côtés (dont la nana prend ses aises soit dit en passant) et la présence masculine silencieuse. Elle essaie surtout de dresser un mur dans sa petite tête pour ne pas ressasser.  L’épisode de sa voiture est encore tout frais. Ses hanches sont contaminées par le rythme suave… Torture de rester assise à tenter de canaliser cette envie de bouger. Coincée en plus sur la banquette, l’idée de fuir pour rejoindre la piste est tout bonnement impossible… Vraiment ? A croire qu’il lit dans ses pensées le blondinet ! Calypso voit cette main tendue vers elle alors qu’elle percevait du mouvement du côté de Youri. Alors oui, il la prend totalement au dépourvut. Honnêtement, elle hésite quelques secondes avant d’accepter l’invitation. Après tout, c’est toujours mieux de se déhancher en sa compagnie que de rester le postérieur assis, à lever le coude. Puis cela évite les discussions stériles. La prophétesse lui adresse un sourire chaleureux tout en se laissant glisser vers l’extrémité de la banquette pour se hisser ensuite sur ses jambes. Elle laisse sa pochette et sa veste derrière elle. De toute manière, le couple explore leur cavité buccale, ils s’en foutront.

La belle suit Youri, fendant la foule d’un pas léger. Sa petite menotte dans la sienne. Son regard limpide fuit ceux qui coulent sur eux. L’embarras peut-être.  Elle n’a pas le temps d’épiloguer toute seule qu’il relâche sa main. La voilà à présent livrée à la musique. -Et elle adore ça. La Tequila dans ses veines l’aide à faire tomber quelques barrières. Danser avec quelqu’un est un exercice peu habituel chez la brunette, bien souvent elle se tape ses délires toute seule. Etre la partenaire d’un type n’a jamais été trop son truc. Sauf que le type en question est Youri… fantôme d’un passé abimé. Alors quoi ? Elle n’allait pas lui tourner le dos. Allé ma grande ! Tu peux assurer. Elle semble un peu gauche pour le coup, jusqu’à fermer les yeux. La musique résonne. Forte et suave. Le secondes encore hésitantes sont bien vite oubliées. Son corps gracile répond déjà aux mesures.

Honnêtement, plus rien ne comptait autour de Calypso. Ou presque.
La musique a ce don de la propulser dans sa petite bulle, ignorant les regards qui peuvent bien couler sur eux. Aussi bien envieux, gourmands ou jaloux. Bien que dans ce genre d’endroit, la danse est la Reine et personne ne juge la manière de se bouger… (A quelques exceptions près !) Alors la miss se déhanche à la Shakira en roulant du bassin comme elle sait si bien le faire depuis qu’elle sait marcher. Ces gestes sont sensuels malgré elle… Son côté BCBG est tout simplement jeté au placard ! Est-ce un mal ?

Lorsqu’elle rouvre les yeux, Caly remarque que la musique les a rapprochés à tel point qu’ils se frôlent. Elle ne peut constater l’évidence, le blondinet se débrouille plutôt bien. Caly remarque quelques œillades féminines glissant sur Youri. Il faut admettre qu’il a ce petit quelque chose de magnétique. Une source de chaleur qui attire les papillons. Attention de ne pas se brûler les ailes… Les siennes sont bien sagement rangées. Puis elle n’est pas ici pour papillonner… On s’en tient aux excuses. Ses perles limpides s’accrochent aux siennes. C’est tout simplement… étrange. La proximité en devient presque dérangeante. Sa raison repousse l’envoutant. La gêne est là. Sinueuse et perfide. Pourquoi ne se sent elle pas à sa place ? La vision d’Amy et Youri la percute de plein fouet. Une évidence. La culpabilité remonte. Acide. Mais qu’est-ce que je fou… Juste une danse. Des excuses. Des putains d’excuses. Rien d’autre.

La musique change. Bordel… le DJ est contre eux ou quoi. C’est le moment de balancer une balade ? La belle se fige bêtement. Les bras ballant le long de son corps. Son regard dévie un instant vers les couples qui se forment aussitôt autours d’eux, rendant le moment embarrassant. Puis elle revient à lui, toujours immobile. Elle trouve le moyen d’en sourire tout en tapant doucement ses poings contre ses cuisses. Ils ne vont pas rester plantés ici. Si ? Elle se mord la lèvre inférieure et décide de lui choper le t-shirt pour l’inciter à avancer vers elle. Son cou se tend vers son visage sans le quitter du regard, intense, mais sa tête dévie sur un côté. Sa joue caresse la sienne, innocente. Sa barbe la chatouille et lui arrache un léger rictus. La bouche à son oreille pour se faire entendre. « Merci »Caly reste quelques secondes à méditer sur son remerciement qui englobe tellement de chose, tellement la soirée fut frénétique. Elle se recule enfin et le relâche dans le mouvement. Elle le fixe. Insondable. Le sourire étire ses lèvres pendant qu’elle recule d’un pas ou peut-être deux. Caly se détourne légèrement, le regard suit et observe la marée de couple. Se frayer un chemin jusqu’à la banquette n’est pas impossible.

Il fait si chaud.
Tellement chaud.
Est-ce l’alcool qui boue son sang et réchauffe ses muscles ?
Ou bien est-ce l’ivresse de quelque chose bien plus ancré.


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Je remets ma vie à... Un plus tard abandonné. Pour simplement vivre. Tenter d'atteindre une humanité. Des lambeaux de terre, me regardaient disparaître. Et parmi les pierres, je vivais et j'espérais, tu sais...


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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Dim 10 Sep - 21:20


ABOUT A GIRL
Démons… sans comprendre pourquoi, les résidus de ses pensées persistent encore dans mon champ psychique. M’interpellent. Ce mot, non, cette peur, n’est pas là par hasard. Elle traîne et transpire de ses pores, incitant a fortiori les entités de cet acabit à la convoiter. Un jour, je saurais. Quand j’en aurais terminé avec cette soirée et que je me serais enfin décidé à lui explorer le cerveau… comme beaucoup d’autres avant elle.

Les minutes filent et finalement, le morceau cesse pour être remplacé. Le fondu sonore se fait avec justesse, annonçant quelque chose de calme… très calme. Beaucoup trop à mon goût, les ballades n’étant pas la raison pour laquelle je me déplaçais pour venir ici. Autant retourner chez soi et se caler devant un épisode de Dallas. Mais la suavité du son altère presque immédiatement le comportement des personnes alentours, Calypso comprise. Je la regarde toujours, là où une courte distance nous sépare. Des excuses. Il faut croire qu’elle est venue pour ça, mais une part d’elle ne semble pas vouloir repartir les mains vides. La petite enseignante a beaucoup trop de fierté. Elle se comporte pourtant comme une adolescente mal dans sa peau à son bal de lycée. Je crois qu’elle n’est pas vraiment la seule — ça fait des années que je préfère me marteler la tête avec substances et musique pour ne pas voir les jours défiler. (Impossible de le voir ou l’assumer, je prends trop de plaisir à sur-analyser autrui pour me regarder le nombril.) Mais de là à me freiner face à une opportunité…

Une opportunité flambante. Le contact visuel que nous partageons à l’instant n’est pas anodin. Des couples se forment et elle repousse au plus loin ce qui me paraît dès lors inévitable. La scène semble la gêner plus qu’autre chose. Qui a-t-il de si dangereux à accepter une danse ?
Elle m’accroche mon tee-shirt et dévore littéralement la distance qui nous séparait, me soufflant à l’oreille un mot qui aurait pu me toucher… si j’en avais été capable. « Merci. » et je me demande bien pourquoi. Merci ? Il y a une semaine, elle voulait m’arracher la tête. Tout à l’heure, elle était à peine capable de dire quelque chose sans amertume à mon égard, même dissimulée. Merci pour avoir aidé dans cette aventure qu’a été le vandalisme de sa voiture, sans doute. Bien. Merci accepté.

Nos corps commencent déjà à dégouliner sous la chaleur suffocante au milieu de cette fosse. Et ils prennent encore des degrés avec cette proximité qu’elle nous a finalement imposé. Son visage a frôlé le mien et nos yeux s’aimantent toujours. Elle recule… et je refuse. À peine eut-elle l’audace de s’essayer à la fuite que j’avais rattrapé son poignet, l’index contre le filtre fin de son épiderme.

Autour de nous, les carcasses se meuvent déjà lentement sous le rythme doux du morceau. Je fis un demi-pas dans sa direction, puis la ramenai doucement à moi. Par des gestes souples et maîtrisés, nous finîmes l’un contre l’autre. Il n’y eut pas l’once d’une hésitation chez moi, ni même d’anxiété sous-jacente. Ce n’était qu’une danse, mademoiselle O’Brien. L’une de mes joues frôla la sienne, tandis que je lui glissai à l’oreille, imitant presque son modus operandi. « …t’as peur de quoi ? » lui dis-je en souriant avec espièglerie, rappelant avec justesse les mots prononcés un peu plus tôt dans la soirée. Cette ballade avait au moins le mérite de nous permettre de discuter sans avoir à forcer énormément sur nos voix respectives. Je redressai un peu mon visage pour nous retrouver nez à nez. Nos souffles encore alcoolisés qui s’entremêlent au gré des notes, là où je prends la délicieuse initiative de ne rien faire d’autre que d’étudier l’étonnant cocktail qu’offrait son regard. L’œil délicat, un sourire mutin sur les lèvres. Ça ne dépendait plus que d’elle désormais.

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Lun 11 Sep - 12:07

Youri Sojka
Calypso O'Brien
.About a girl.


Ne pas le regarder
Un exercice compliqué pour Calypso qui sentait sa présence à seulement quelques centimètres d’elle. Même son odeur se frayait un chemin jusqu’à ses narines, histoire de lui faire comprendre qu’elle n’avait pas le droit de le planter là. Ce n’était pas correcte… Vraiment. Comment savoir ce qu’il l’est ou pas lorsque la personne concernée n’a pas encore réellement de qualificatif à ses yeux… Un ami ? Le mot est un peu fort. Ils n’ont jamais été spécialement proches jusqu’à ce soir. Voilà ce qui est déstabilisant. Etre dans le flou. Désarmé et paumé.

La musique balance les corps sur un tempo languissant et suave. Il suffit de poser son regard sur les couples présents pour comprendre que des bébés vont naître ce soir… L’ambiance est chaude. Pour certains, c’est caliente voir indécent aux yeux du professeur qui ne comprend pas ce genre de comportement en public… S’ils veulent se tripoter, il y a des coins discrets pour ça au lieu de s’afficher devant tout le monde. A croire que cela stimule leur libido… Ouais bah la sienne est pour le moment bien endormie… Son souffle s’échappe lourdement de sa cage thoracique alors que ses perles cherchent un moyen pour rejoindre la banquette sans se faire accoster par des gros lourdauds. Elle a le chic pour ça. Son profil délicat se tend un peu en avant… lorsqu’elle remarque une brèche. Vite ! Elle calcule déjà comment s’y faufiler. Youri ? Il la suivra non ? C’était son plan…

Seulement…

Caly n’a pas le temps de faire un pas de plus dans la marée humaine qu’elle sent une poigne envelopper doucement son poignet. Son corps se raidit aussitôt, tournant la tête dans la direction du blondinet. Elle ne comprend pas son geste, ni même ce qu’il le pousse à la ramener à lui. Cependant, la prophétesse ne résiste pas. Son corps se retrouve face au sien. Si lui semble ne pas hésiter une seule seconde, le trouble s’incruste dans les gestes féminins, un peu gauches pour le coup. Du côté de la jeune femme c’est l’effervescence totale des émotions. Tout est contradiction. Elle cligne des yeux. Le rose teinte ses joues. Son petit nez se redresse dans sa direction. Elle déglutie difficilement. Oui, pour le coup elle a l’impression d’être dans la peau d’une ado. Stupide. La proximité est étouffée par leurs deux corps qui s’écrasent en douceur. Elle aurait pu le repousser mais elle n’en fit rien. Elle ne peut le nier. Elle en a envie. Sa respiration est altérée par une pulsation embrouillée. C’est simplement une danse. Une putain de danse.

Que faire ? Retenir l’oxygène dans ses poumons ? Et ses mains ? Bordel … aurait-elle oublié comment danser avec quelqu’un ? Elle passe ses bras autour de son cou timidement alors que son corps épouse sensuellement le rythme de la balade. Sa jolie mâchoire se contracte lorsqu’elle le voit s’approcher de son visage. Son regard s’arrondit en écoutant sa voix dans le creux de son oreille. Le frisson la prend de court en électrisant son échine. Cette question… …de t’embrasser… Sa pensée file aussi vite qu’elle est venue, rendant ses perles confuses. Pourquoi a-t-elle pensé ça ! L’ambiance. L’alcool. Ouais, elle met ça sur le coup de l’alcool. Les voilà presque nez à nez, à se regarder dans le blanc des yeux. La brunette a tout le loisir d’observer les nuances de bleu qui piquent les rétines acier du blondinet. Le silence qui suit est intime. Leur bulle se crée doucement, les enveloppant d’un cocon. Elle mord sa lèvre de nouveau, non elle n’a pas oublié de lui répondre, la prophétesse souhaite prolonger un peu ce moment. Ce contact. Le voile d’inquiétude assombri son regard… Sa bouche est sèche et la peau moite. Caly rapproche à nouveau sa bouille de la sienne, effleure encore sa joue de sa pommette pour lui murmurer à l’oreille, la voix tourmentée par une peur qu’elle tente de cacher dès qu’une personne pénètre dans son cercle privé. « …Qu’il t’arrive malheur. » Je ne suis pas quelqu’un de fréquentable Youri. Fuis-moi. S’il te plait.

Son petit nez s’appuie doucement sur l’épaule masculine, s’imprégnant de son parfum, de quoi chambouler ce qu’elle pensait mort et enterré depuis des lustres. Non, ce n’est pas le moment de flancher. La belle ramène son visage face au sien. Si proche que le bout du nez caresse le masculin. Son souffle se mélange au sien. Le cœur s’anime nerveusement. Son regard brille d’une inquiétude réelle. Elle ne le déteste pas. Youri fait partie de sa vie. De loin ou de près, il a été là pendant dix longues années. Amy n’est plus de ce monde, c’est un fait. Peu importe leur différent. Caly ne supporterait pas que quelqu’un de son entourage meurt… par sa faute. Son unique faute. Elle n’attire pas que des Latinos machos ou des crétins… C’est bien plus sombre et dangereux. Bien que Youri soit armé, elle sait que des simples balles ne pourront pas le sauver. Pas avec ces choses qui rôdent autour d’elle… d'eux.
…fuis-moi…

Dans ma mémoire qui dérape
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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Lun 11 Sep - 18:57


ABOUT A GIRL
Qu’une danse. Même elle ne semble plus vouloir y croire, l’espace d’un instant.
Car la seconde d’après, c’est une pensée foudroyante qui me parvient, faisant soudainement écho à mes propres déductions muettes. Je crains d’avoir à la laisser me chercher, ne serait-ce que pour avoir la satisfaction de l’avoir fait nager à contre-courant pour m’atteindre. Pourtant elle lutte encore. Avec une constance qui se dérobe. Les mots qu’elle prononce s’écartent - et de loin - de cette réflexion qui avait signé une victoire silencieuse sur ce mur de chair et d’os. « …Qu’il t’arrive malheur. » je suis ô combien concentré sur ses paroles, qui me sont murmurées à l’oreille. C’est sans compter notre proximité qui joue énormément sur l’efficacité de mon génie télépathique, affinant et clarifiant ma perception de son flux. Je n’ai pourtant aucune émotion particulière qui pointe le bout de son nez, pas même lorsque j’essayai de me faire à l’idée qu’elle puisse se préoccuper de moi. Calypso avait certainement plus de scrupules à ne pas vouloir regretter, ou culpabiliser, plutôt que d’avoir mon entité balayée sous la faux de Mort. C’était à mon sens la seule explication viable, pour la simple et bonne raison qu’elle n’était pas Amy. Amy avait souffert, avait aimé, et je l’avais incitée à emprunter chacun de ces chemins-là. Pour me conforter. Elle était mieux ainsi qu’entourée de ces sacs à viande qui ne la méritaient pas, maintenant qu’elle avait trouvé un abri dans mes bras.

Un refuge que refusais Calypso, pour des raisons que je qualifiais encore d’obscures. Un jour peut-être, les choses changeront.

Quand elle aura cessé de se retrancher derrière ses peurs.

Ses peurs… que je ne comprenais pas.

Des peurs qui se devaient d’être domptées, que ce soit de ma main ou de la sienne. Je sens le bout de son nez sur mon épaule et laisse le silence peser, un silence qui pourtant n’en était pas un. Il n’est question que de quelques secondes. « Ne dis pas n’importe quoi… » lui soufflai-je avec un demi-sourire, fuyant son regard qui venait à peine de remonter vers le mien. Encore une fois, il n’est question que de très peu de temps avant que mes perles claires ne reviennent s’aimanter aux siennes. J’avais comme cette fâcheuse impression… qu’elle se sentait responsable de la mort d’Amy.
Lentement, je brise l’harmonie dans notre démarche, assemblant nos corps dans une étreinte. J’ai cessé de valser doucement et lui susurre, appuyant mon discours. « Ne dis pas n’importe quoi. » et je m’écarte un peu quelques secondes plus tard, feintant naturellement le cœur touché. Mes azuréennes dans les siennes. Un bref silence. J’ai perdu mon sourire pour ce laps de temps, lui faisant presque comprendre indirectement que j’avais compris. Que le lien avec Amy était inévitable. Après tout, l’enseignante avait survécu à cet accident et pas elle. La culpabilité du survivant était inévitable. (Et je meurs d’envie de la voir coupable. Pour lui offrir un refuge. Mérité ? Peu importe.)

Et comme si c’était un second coup du sort, un morceau plus punchy se mit à revenir sur les ondes. Le DJ avait bien comprit l’idée, les seuls restant sur la piste étaient ceux qui savaient encore se tenir après une danse à considérer plutôt lascive selon les duos. Je lui offris un sourire, mes mains sur ses épaules. « La mort nous guette tous, Caly. Fais-toi à cette idée. » qu’il ait dix ans, qu’elle ait fêté son enterrement de vie de jeune fille la veille, que son enfant vienne de naître, rien ne nous protégeait. Nous n’avions nulle part où nous enfuir et c’est un destin que j’acceptais à bras ouverts. Si j’étais encore là aujourd’hui c’était pour ces deux raisons : j’étais né et… n’étais pas encore mort.

Je coupe le contact physique, puis visuel, jetant un coup d’œil bref vers la banquette où nous avions établi notre avant-poste. « Je crois que j’ai besoin de boire… », lui signalais-je, faisant croire à une remontée de mauvais souvenirs. Un léger rictus qui se veut rassurant sur mon état, (après tout j’ai appris la mort d’Amy que récemment), attendant qu’elle daigne me faire part de ses volontés pour que nous puissions décider de la suite des événements.

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Mar 12 Sep - 14:29

Youri Sojka
Calypso O'Brien
.About a girl.


Et c’est tout ?
Sa réponse aussi brève qu’inattendue lui arrondi le regard. Qu’attendait-elle au juste de la part de Youri ? Il n’est pas de ceux dont la compassion ronge les entrailles. Oh elle aimerait tellement tout lui dire et quoi, prendre le risque de le perdre à son tour ? N’est-ce pas ce qu’elle souhaitait au départ ? Pourtant, la jeune femme ressent ce besoin de le retenir, comme cette envie de le repousser. Les contractions se mélangent, brouillent son esprit et le trouble peut se lire aisément dans ses perles limpides. La proximité y aidant. « Ne dis pas n’importe quoi » Cette phrase s’entrechoque encore dans son crâne… Comme si elle avait l’habitude de dire des conneries. Sa bouche se pince …Je ne dis pas n’importe quoi. Qu’elle blêmi secrètement sans savoir qu’elle vient de lui contaminer l’esprit de ses propres mots. C’est un avertissement déguisé. Youri ne l’entend pas comme ça. Comment lui en vouloir ? Il ne sait rien.

Ses mains croisées derrière sa nuque se délient lentement et glissent en douceur le long du trapèze masculin… la danse est terminée. Ils ne valsent plus (mais elle ne le remarque pas encore), contrairement aux autres qui les entourent. Deux pantins qui se fixent en essayant de se comprendre. Elle se fait violence pour ne pas l’éclabousser de sa vérité, mais qu’en sera-t-il par la suite ? Son cerveau bouillonne… dérape dans des hypothèses sordides. Oui, elle n’a pas pu sauver Amy… mais Youri c’est différent. Il a encore le temps de fuir sans se retourner… sans… merde ! L’étreinte immobilise ses réflexions. Son corps se tend aussitôt. …Bordel…Quelque chose se passe. Un émoi qu’elle n’arrive pas à discerner dans tout ce bourbier d’émotion. C’est elle qui risque de prendre la fuite… Sa bouche est stérile. Dieu merci (ou qui que ce soit d’autre) Youri brise le silence. Il insiste en répétant ces derniers mots. Elle en soupire -presque déçue, tout en déviant le regard un instant, avant de le remonter pour s’accrocher au sien. Ce qu’elle renvoi n’a rien de mauvais. Caly est à deux doigts de craquer en réalité… mais il se détache finalement d’elle, lui ravalant les mots qu’elle s’apprêtait à lui confier. Le mouvement la force à retirer ses mains de ses épaules pour les laisser pendre le long de sa fine silhouette. Le professeur remarque cet air touché qu’il affiche, de quoi lui serrer le cœur. …Ne t’éloignes pas. Idiote. Dame conscience se réveille et l’envie de lui foutre un bon coup de pied au cul la démange. Mais à quoi pense-t-elle ? Le cœur est devenu guimauve ? Depuis quand fait-elle ce genre d’écart ? L’interdit est là. Et bien là.
Elle tressaille.

La musique reprend ses droits à ses oreilles, transperce sa coquille d’un son plus dansant et entrainant. De quoi voler en éclat leur cocon. Calypso fronce un peu des sourcils et tente de faire bonne figure. Elle observe ce sourire qu’il lui renvoi. Le sien est fané pour le moment. Et ses mains à ses épaules la surprennent plus qu’autre chose et la mettent en alerte. « La mort nous guette tous, Caly. Fais-toi à cette idée. » Le sujet est clos. Il s’éloigne en rompant tout contact aussi bien physique que visuel. Son regard clair chute à ses pieds. Elle a cette fâcheuse manie de tout analyser. Et la conclusion n’est pas rayonnante. Il a raison. Nous naissons tous pour s’éteindre un jour. Seule la manière change… Voilà ce qu’elle trouvait injuste. Elle soupire de nouveau.

Youri la sort de son moment d’absence. Encore une chance car elle a juste le temps de faire un pas en arrière pour éviter un coup de coude de la part d’un danseur très engagé dans ses tortillement endiablé. « C’est une bonne idée ! » Qu’elle finit par dire d’une voix plus forte pour se faire entendre. Caly remarque la bouille du blondinet et en déduit qu’il est pris de mélancolie. Futé Sojka ! La Belle n’y voit que du feu. Ces petits doigts bouillants choppent la main masculine au passage –innocente, et prend les devants en l’entrainant dans son sillon. Calypso a la démarche légère mais assurée, claquant des talons sur le sol miroir. Son petit bras replié contre sa poitrine, elle leur fraye un chemin (un vrai parcours du combattant) parmi la marée humaine qui se dandine et se resserre comme des sardines. L’odeur de transpiration, de parfum trop fort ou d’alcool est un vrai cocktail nauséabond pour ses narines. L’air est rare et étouffant. Vivement la banquette qu’ils s’aèrent un peu… ou du moins tenter d’atteindre un minimum d’espace privé et de bouffée d’oxygène !

Un espace ‘privé’ hein… Hmm…

Le couple a envahi les lieux. La nana est quasiment couchée sur les affaires de Calypso, les coinçant dans son dos, son mec allongé sur elle… parti en exploration visiblement. La prophétesse se plante devant la petite table où reposaient les consommations. Youri est à ses côtés - sa main est toujours prisonnière de la féminine. Caly roule des yeux, blasée. Les gens sont sans gêne ! Son autre menotte agrippe sa fine hanche en chutant un regard rond sur le couple en ébullition. Ils se foutent de leur gueule ou quoi ? La voilà bien embêtée. « Pardon… pardon ! » Toujours bien élevée la prophétesse, comme si les bonnes manières allaient être entendus par le couple dont la langue, impétueuse, sortait de leur bouche pour mieux se renfoncer dans leur cavité respective. Un bain de salive mémorable. La bouille de Caly se tord en moue dégoûtée. Beurk… ils doivent se toucher les amygdales… Sa tête se penche sur le côté et son cou se tend un peu, presque fascinée par le spectacle… et elle se reprend aussitôt. Les pommettes cramoisies de s’être montrée trop curieuse. La BCBG se racle la gorge timidement derrière son petit poing et redresse son petit nez en direction de Youri, les perles interrogatives. « A ton tour… Tu auras plus de chance que moi… » L’homme de toutes les situations.

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Mar 12 Sep - 23:12


ABOUT A GIRL
« C’est une bonne idée ! », s’exclame t-elle peu après ma sollicitation, attrapant ma main par la même occasion. L’irlandaise m’entraîne dans sa marche, faisant bélier à cette foule qui s’entassait de plus belle sous l’euphorie. Les pensées qu’elle m’a offert sont encore là, mais je me refuse, pour le moment, à aller me concentrer sur ses hautes sphères psychiques. Je sens quelqu’un qui me marche sur le pied pendant notre ascension mais ne réagit pas outre mesure. Il faut croire que c’est la soirée — et il y en aura au moins un qui s’en souviendra. Des coups d’épaule impromptus, sans compter la moiteur, les lieux changent un peu plus d’aspect au fur et à mesure que les minutes filent. Je comprends mieux pourquoi j’apprécie boire avant d’aller dans la fosse aux lions. Pour oublier toute cette merde humanoïde.

Une fois tirés de l’amas de corps ballants, la banquette nous tend les bras. Nos mains toujours liées, et ne fais plus réellement attention à ce contact qui me dérange viscéralement. Un spectacle quelque peu… habituel au Havana se joue devant nous. Un premier soupir nasal de ma part tandis que Calypso s’évertuait à les faire réagir. Ce n’était pas comme ça qu’elle allait réussir à quelque chose. Une voix ne servait à rien dans cette situation… sauf après l’arrêt complet de la musique. Chose qui n’était pas prête d’arriver dans l’immédiat.

Des jeux de rôles. Tout le temps. La difficulté est de savoir quand revêtir chaque masque.

À l’usure, jusqu’à l’abîme.

Épuisant.

L’enseignante les regarde avec un peu trop d’intérêt - on allait pas lui en vouloir pour si peu ; là où j’étais pris par le besoin de soupirer à nouveau. Je la laissai gérer la situation, restant passif. Jusqu’à ce qu’elle se tourne vers moi, l’air excédée par le sans-gêne de nos voisins de banquette. Une petite moue sur mes lèvres, à la limite d’un rictus serré. J’inspire doucement, pas stressé, ni agacé. Elle me propose clairement de m’en charger. Je secoue la tête brièvement — l’éclat dans mes prunelles n’a pas changé. Sans rien dire — un regard entendu avait suffi.
Ma main occupée s’ouvre doucement, mes doigts s’écartent et laissent le seul choix d’une emprise à la jeune femme. Puis lui passe un peu devant (si peu) pour mettre un genou contre la banquette et… tirer un cheveu à la nana. Pas qu’un en fait, mais peu importe, le fait est qu’aussitôt, elle gigote dans tous les sens, la bouche plaintive. « Putain mais… ! » « Bougez un peu. S’il vous plaît. » contrecarrai-je aussitôt, accompagnant mes mots d’un geste on ne peut plus clairs. Tellement déchiré qu’elle n’avait pas trop mal prit le fait d’avoir tiré quelques mèches de sa tignasse épaisse. L’homme en revanche réagit un peu moins bien et nous dévisage en se redressant. Deux-trois jurons et ils se déplacèrent, résolus, leur appétit ayant été littéralement coupé. (Pour ne parler que de ça.) Je pivotai un peu vers Caly, haussant les épaules avant de reculer et la laisser passer. Encore quelques verres…


Le rouge aux joues, nous finîmes par sortir des entrailles du Havana. J’avais un sourire accroché aux lèvres, l’air relativement détendu. Je pris le temps de m’étirer un peu une fois à l’extérieur, le cuir au bout du bras. Lorenzo me salua après m’avoir brièvement remercié pour la petite aventure qui nous avait réuni en début de soirée. Je poursuivis la conversation que j’avais commencé à tenir avec Caly un peu plus tôt. (Il s’agissait d’une femme un peu trop alcoolisée qui nous avait tenu la jambe pendant presque une heure. J’avais tenu tête, difficilement avec l’alcool, mais tout de même. Nous avions finalement réussi à nous en sortir grâce à un subterfuge plus ou moins élaboré. Pour retrouver l’air frais. Le graal.) « …d’accord, j’avoue, cette nana était carrément insupportable. » d’une voix riante, un peu nerveuse. Je me massai la nuque, laissant mes pas hasardeux me guider un peu plus loin sur le trottoir. Calypso était à mes côtés, bien sûr. Je finis par ajouter. « Bon… tant que je suis encore réveillé… taxi payant ou taxi bénévole ? Promis, y a pas de piège. » et il fallait d’ailleurs que l’on discute de l’avenir de sa voiture. Ma proposition tenait toujours elle aussi.

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso) Mer 13 Sep - 10:40

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L’incident du couple entreprenant était loin derrière eux à présent. Tout comme le reste de la soirée qui finira en un souvenir mémorable au Havana. Du moins pour la prophétesse.

L’alcool a donné des couleurs à ses pommettes et a allégé son humeur. Comme si les dix années derrière eux, Amy et tout le reste furent balayés à coup de Tequila. Une, deux, trois, voir quatre cocktails enfilés, accompagnés d’un levé de coude assez loquace. Caly se sentait bien… Sur son nuage de coton qu’offrait le poison, rendant le sourire facile et adorable. Tout comme son attitude tactile. Parfois la main s’est égarée sur l’avant-bras masculin pour escorter son rire. Une complicité naissante du côté de l’enseignante qu’elle n’aurait certainement pas accordée en état de sobriété. Une chose était flagrante : Calypso ne regrettait pas son message.

L’air rafraichissant la saisit sur le coup dès qu’ils s’extirpent de la fournaise qu’offrait le Havana . Son petit corps tressaille de frissons incontrôlables. La belle remet rapidement sa veste à ses bras et remonte le col sous sa mâchoire. Sa pochette collée contre son ventre plat. Son regard dévie vers le fameux Lorenzo que Youri salue d’un signe entendu. Elle l’imite poliment d’un signe de la tête ou de la main, elle ne sait plus trop. Son sourire enjôleur est figé à sa bouche. Ses talons résonnent sur le bitume, donnant le tempo de leur cadence qui est plutôt trainante. Ses jambes avancent mais semblent ne plus avoir assez de force pour la soutenir.  Sa démarche vacille légèrement, écho de ses Tequilas qui l’ont pris en otage. Elle et sa volonté de trop cogiter. Elle se met à glousser comme une gamine aux côtés d’un Youri pas très frais non plus. Joyeux est le terme approprié. Son menton se baisse doucement, laissant son visage s’incliner dans la direction de son partenaire de soirée. Elle rit à son tour. Délicate. Approuvant ses dires d’un hochement de tête mal assuré. « Insupportable est un doux euphémisme. Qu’elle renchérit d’une voix voilée part son état alcoolisé. Il faut dire que la nana n’avait pas cessé de monopoliser la conversation, sans nul doute pour attirer les faveurs du blondinet. Et c’est un mur qu’elle a heurté de plein fouet, mais au moins, la soirée est passée plus vite. Sans remettre leur passé commun sur le tapis.

« Bon… tant que je suis encore réveillé… taxi payant ou taxi bénévole ? Promis, y a pas de piège. »Ils remontent la grande rue quand il brise le silence. Caly fronce un peu les sourcils. La vision de sa titine abimée lui sert le cœur… Elle en avait presque oublié cette mésaventure. Un soupire blasé s’échappe de sa bouche entrouverte. Cette fois, elle est au pied du mur. Payer un taxi … elle le pourrait aisément. Mais le souhait-elle vraiment ? Ses dents se plantent dans sa lèvre inférieure alors qu’elle fait mine de réfléchir, le regard droit devant. Oui, elle a encore une partie du cerveau qui turbine dans sa ouate. Son talon rappe le bitume, elle manque de trébucher. Caly glousse d’embarras. Il manquerait plus qu’elle s’étale comme une merde ! Son bras s’enroule autour du masculin afin de s’appuyer sur quelque chose ou de s’agripper en cas de chute inopinée. «Allons-y pour le taxi bénévole. » Elle tourne sa bouille dans sa direction, cachant le bout de son nez derrière le haut de son bras. Mutine. Puis son menton se pose sur l’épaule de Youri. Les yeux pétillent. Son sourire est canaille. «Si tu es capable de conduire… au pire je prends le volant. » Comme si elle était en meilleur état que lui. Puis monsieur est Allemand, il doit posséder un petit bijou telle qu’une… « Mercedes ? »Le cliché ! Une grosse berline noire aux vitres teintées. Voilà ce qu’elle a en tête. Le trottoir arrive à sa fin, leur offrant plusieurs choix possible. Caly ne sait pas où il est garé et pour le coup, elle s’en fout royalement. Sa tête se redresse mais le regard ne le quitte pas. « Et maintenant Monsieur Sojka ? » Qu’elle questionne d’une voix rieuse. Son corps glisse d’un quart de tour et frôle Youri pour se mettre face à lui. Le bras qu’elle gardait précieusement contre elle est libéré mais quelques doigts restent contre son poignet, son petit doigt cherchant timidement le jumeau. Comme si rompre le contact lui était compliqué. Tactile quand elle a un coup dans le nez ! Sa pochette est ramené dans son dos et l'une de ses cheville frotte nerveusement le talon opposé, rendant sa position mal assurée.  « Tu veux bien de moi dans ton carrosse ? Je ne veux pas m’imposer non plus. » Dit-elle d’un air innocent appuyé de son regard chaton.

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Je remets ma vie à... Un plus tard abandonné. Pour simplement vivre. Tenter d'atteindre une humanité. Des lambeaux de terre, me regardaient disparaître. Et parmi les pierres, je vivais et j'espérais, tu sais...


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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] about a girl (ft calypso)

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[TERMINÉ] about a girl (ft calypso)

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