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 about a girl (ft calypso)

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Message Sujet: about a girl (ft calypso) Mar 23 Mai - 17:25

Statut du rp

sujet privé; ft. calypso o'brien

type ❖ Présent

date ❖ Vendredi 15 avril 2016

informations spatio-temporelles ❖ 21h07 à la fin du post, 9°c dehors parce que c'est là qu'on est pour l'instant, mais bon on serait mieux à l'intérieur du Havana quoi…

intervention du MJ ❖ on fera sans

Autre ❖ toujours paré pour l'aventure, m'dame la prophète !

© HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW



ABOUT A GIRL
« C’est toi qu’a mangé le reste de charcuterie ? », lançai-je du coin cuisine vers le canapé. Je sors de la douche, j’ai passé la fin d’après-midi au dojo, comme chaque semaine. La tête de Nat dépasse de la tranche de ce dernier à ma question, une expression de culpabilité flagrante fauchant ses traits… avant d’être aussitôt remplacée par la surprise. « Rah putain, rhabille toi ! » Bon, c’est elle, qui veux-tu que ce soit d’autre ? George avait pas encore la clé et il valait mieux pas. « Je suis encore chez moi j’te signale. », me défendis-je. « Non mais c’est pas une raison, je suis là ! Et oui… c’est moi. » Elle lève le nez sans me regarder, forçant ses paupières. Lève les mains en guise de rémission. « C’est pas ça qui va me remplir l’estomac, t’es au courant ? » « Désolée… y avait rien d’autre ce midi, j’ai fais une tartine. Je pensais que t’allais faire les courses en rentrant. » Moi faire les courses alors qu’une nana squatte mon appart ? Et alors que c’est soir d’entraînement ? Jamais de la vie. « Tu sais quoi, vas-y, ça va te muscler les fesses. Et tout le reste au passage. » Ça, elle s’y attendait pas trop visiblement. Il est dix-neuf heures. Je sors ce soir, et j’ai pas envie de faire un marathon pour chasser le gibier. « Tu préfères pas une pizza ? Je ferais les courses demain. » qu’elle me demande, toujours dans la même position risible. « Prends une large. » « Oui chef, et avec des oignons ! » « J’aime pas les oignons. » « Je saiiiiiis… » grommela t-elle alors qu’elle s’était levée avec une main sur sa tempe pour faire œillère. Nat va attraper ma serviette et me la lance. « Toi non plus t’aimes pas les oignons en fait. » Le rouge aux joues, elle répondit par un non moins charmant… « Oh hé, la ferme cupidon ! » J’en ai souri.

Honnêtement, je ne sais pas comment je vais faire pour tenir encore longtemps avec ma sœur dans les parages. Elle passe un entretien d’embauche lundi, elle me remboursera certainement avec ça, puisque je sais qu’elle va décrocher ce poste. (Sérieusement, il faut qu’elle décroche ce poste.)
Je pense qu’elle est trop enfermée. J’ai pas l’habitude de la juger mais là, faut dire qu’elle empiète sur mon espace vital, c’est sympa deux jours mais après ça devient lourdingue.

[ … ]

On est avachis autour de la table basse en train de dévorer les parts de pizza comme les porcs qu’on est. Son téléphone sonne, c’est notre mère. Elle appelle tout le temps depuis qu’elle sait que Nat s’est barrée de New-York. C’est la panique à bord et faut absolument qu’elle sache si elle a bien chié le matin et si elle a bien ses règles tous les mois. Comme d’habitude, la question du « est-ce que tu sors ? tu as rencontré des gens ? » est posée dans la conversation. Nat a voulu mettre le haut-parleur mais je lui ai fait signe que ce n’était pas la peine — la présence de notre mère était déjà flagrante. Elle lui parle, encore, alors que je commence à prendre sur les parts qui devaient être les siennes. J’ai fais du sport moi, ok ? Elle n’a rien à dire. D’ailleurs elle me fait même pas les gros yeux, sa conversation est vachement prenante. Mais carrément creuse et inintéressante. Comme la plupart des interactions entre humains, remarquez. Finalement elle arrive à raccrocher, et lui glisse, sans chercher à demander comment allait Wanda. « Faudrait que tu sortes un peu quand même. » Ça semble être un bon résumé. C’est pas en restant ici qu’elle allait s’intégrer, c’est sûr. Traduction : t’es trop chez moi, tu m’emmerdes un peu à pomper sur mon espace vital.
J’ai pas pensé une seule seconde que j’étais le mieux placé pour lui tendre la main dans ces cas-là. (Ou peut-être que la raison est encore plus simple que ça : je m’en fiche.) Elle n’ose pas me dire qu’elle aimerait que je lui présente des gens, parce qu’au moins ça aurait été plus facile pour elle. Sauf qu’on vit pas du tout dans le même monde, bien qu’elle ait toujours voulu me prendre comme modèle. Pour le coup elle fait un peu prototype raté… j’aurais sans doute jamais ma X-23. « Je sais bien… » et elle s’excuse derrière. Je réprime un soupir et vais chercher un jus d’orange pour le dessert.

[ … ]

J’ai ma roulée au bec, elle se consume depuis une petite minute maintenant entre mes lèvres. Les écouteurs greffés aux oreilles. Je suis à l’entrée du Havana, adossé à un de ses murs. Je suis en train de penser à Calypso — que je vais appeler Caly pour remplir mon devoir, elle m’a mit sur la voie. Je ne sais pas si elle est déjà arrivée ou non, en fait. J’ai eu de l’avance, dix minutes pour être précis, et je doute qu’elle en ait eu plus que moi. Au pire, elle attendra un peu. Il doit être 21h dépassé de cinq minutes maintenant. Oh, je sais très bien que quelque chose coince entre nous. Pas de mon côté. Le sien, oui. Ça a un lien avec Amy. Avec ce qu’elle a dû lui raconter de son vivant. Attends… deux secondes, c’est le meilleur passage.
Je ferme mes yeux, profitant de l’instant que je m’offrais. La musique hurle dans mes oreilles sa symphonie grinçante et m’isole parfaitement du monde extérieur. Un pied simple comme bonjour.
Bon… faudrait que je bouge… maintenant ? Je rouvre les yeux doucement, brassant la faune qui m’entoure. Je suis en train de tirer la dernière taffe et c’est là que je la vis se détacher du reste des merdeux qui faisaient notre environnement proche. Je n’ai pas besoin de la regarder très longtemps qu’elle me remarque à son tour, la laisse venir à moi alors que balance mon mégot écrasé dans la poubelle.
Et j’ôte au dernier moment les écouteurs, les calant dans la poche de mon cuir brun. Sans manquer de la saluer. « Salut… Caly. » J'ai gagné mon pari, mais mon sourire est teinté d'amertume. C'est le sourire d'un homme qui a été blessé.

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Message Sujet: Re: about a girl (ft calypso) Mar 23 Mai - 19:53

Youri Sojka
Calypso O'Brien
.About a girl.

La veille au soir…
« Mais qu’est-ce que j’attends… C’est juste un texto… » Calypso, assise en tailleur sur son lit, fixe le papier où est inscrit le numéro de Youri. Dans son autre main, son téléphone portable. Elle se mord la lèvre inférieure en fixant ces fichus chiffres. Elle hésite… puis fout en boule le morceau de papier et le balance à l’autre bout de la chambre. Quelques minutes plus tard, elle est au même point. Même position. Le papier froissé posé sur son genou. Elle expire… Tape un premier sms qu’elle efface aussitôt en se traitant de bécasse. Putain Caly… Il ne va pas te bouffer ! « Au pire, il refuse… » Ouais c’est ça, au pire il dit non et elle reprendra sa vie chaotique. C’est censé motiver ? Ses épaules se redressent tout comme le menton, elle retente le coup… Lamentable. Elle efface…
Presque une heure pour pondre un malheureux message… Mais il est envoyé.
Et elle a cessé de vivre, les yeux fixant son plafond…
Jusqu’à entendre la sonnerie de sa messagerie.
…Précipitation comme une gamine. Et un sourire à sa bouche…

***

…Encore quelques mètres…
Le souffle est saccadé. Fragmenté par une respiration contrôlée. Calypso termine son footing au pied de son immeuble. Ces pieds sautillent un peu sur place alors qu’elle regarde son Fitbit à son poignet gauche. Elle se désole en voyant qu’il lui manque deux bons kilomètres pour atteindre son objectif. Bien que le corps soit complètement épuisé, elle avait ce besoin de courir avant la sortie de ce soir. Un besoin de se vider l’esprit… Le stress est bien là. Mais pour le moment elle l’ignore. La Belle salue une voisine d’un signe de la main avant de commencer ces étirements. Son rituel pour ne pas se retrouver courbaturée comme une vieille le lendemain. Et pour finir sa séance sportive (ou se tuer, au choix), Caly grimpe les quatre étages à pas de course. La douche sera bonne…

Ces pieds mouillés sur le tapis de bain, la brunette s’enroule de sa grosse serviette. Elle grelotte. Qui a dit que terminer sa douche par des jets d’eau glacé était vivifiante ? Qu’elle l’attrape et le noie ! Les cheveux humides, elle s’essuie sa bouille d’un coin en éponge douce et se frictionne doucement. Elle sait qu’elle a encore deux bonnes heures devant elle avant… avant l’affrontement. Elle prend une profonde inspiration en pensant qu’elle va le voir ce soir. Et quelque chose la gêne. Elle ne sait pas quoi… Cette barrière qu’elle a dressée comme un mur entre eux, peut-être… Caly sait qu’elle n’a pas eu un comportement exemplaire… Pour preuve, cette culpabilité qui l’a complètement rongé et la forcé à prendre son téléphone. Et maintenant la voilà au pied du mur. Avec un renc… non pas un rencard, c’est juste euh… comment peut-elle appeler ça… elle ne trouve pas le mot. Bien pour une prof de Lettres. On met ça sous le stress. Tout à cause du stress. Elle déambule dans son appartement habillée de sa serviette, une seconde enturbannée à son crâne. Elle ouvre son frigo, cherchant de quoi soulager son estomac. Rien ne lui fait envie, normal avec le nœud qu’elle a dans le larynx. Son regard balaye les différentes choses… autrement dit pas grand-chose. Elle n’a pas fait de courses depuis des lustres. Elle chope le fromage blanc (périmé de quelques jours) et décide de le terminer avec son reste de muslis et de fruits rouges. Ça fera l’affaire. Un verre de jus d’orange et c’est englouti.

« Ok… C’est pas un rencard… Non, c’est pas un rencard… Alors comment se fringuer sans être trop ou pas assez ?! » Amy aurait su, elle. Elle savait comment faire de Caly une bombasse. Elle lui disait qu’il ne fallait pas grand-chose pour réveiller la beauté cachée d’une femme. Sérieux ? Quelle beauté… Caly, debout devant son armoire grande ouverte sort des fringues sans réellement être convaincue. Et ce n’est pas après son passage devant son miroir à pied qu’elle se motive. Son corps a pris une claque. Il n’est pas flasque. Elle perdu du poids et ça commence à se voir. Elle pause ces paumes sur ces seins et les bouge en lâchant un soupir de désolation… « J’suis horrible. J’ressemble à rien… » Elle se met de profil, nue comme Eve à la création. Elle tend des fesses en arrière en soupirant. Désespérant… Le chant des baleines résonnent dans son appartement censé la déstresser… Pourtant elle n’arrive pas à calmer cette angoisse qui ne cesse de grandir en voyant l’heure tourner dangereusement. Il faut qu’elle se bouge et se motive ! Pourquoi faire compliquer ? Il ne s’agit pas de séduction ce soir… Ouais. C’est ça. Elle retire la serviette de son crâne, ébouriffe ces cheveux et essaie des combinaisons… sans succès… Elle râle. Peste. Et tombe d’accord sur un jeans et un top. C’est classique. C’est passe partout. C’est parfait. Un blazer parce qu’elle sort ce soir dans un club. Et le tour est joué.
La coiffure et le maquillage ? Même chanson… Finalement elle opte pour un make up discret et attache ces cheveux pour dégager son visage. Quelques mèches l’encadrent… Touche finale.

***

Putain c’est pas le bon soir !
La petite citadine tourne en rond. Encore et encore. Toutes les bonnes places sont prises… Elle n’a pas envie de se garer à perpète ! Elle a ses talons… Elle grogne contre le ciel. Michaël (seul Archange qu’elle connait) et le reste du monde. Personne ne peut l’aider, là ! Elle frappe son volant en se retrouvant pour la sixième fois devant le Havana. Lorsqu’elle voit une voiture faire une manœuvre pour prendre une place (qui lui avait échappé)… sans clignotant. Ni une ni deux, elle accélère et vole l’emplacement sous les yeux ronds des deux types dans la grosse Mercédès. Ouais bah quand on ne sait pas conduire une grosse cylindré, on reste aux autos-tamponneuses ! Hop, le frein à main est tiré. Elle prend sa pochette qui reposait sur le siège passager et sort de la voiture. La cylindré n’a pas bougé, tout comme les deux bulldogs qui la fixent, vénères. Elle se pince les lèvres et sourit à pleine dent, levant une main en échappant un petit ‘désolée’ qui sonne faux et trottine vers le trottoir en planquant son profil derrière sa pochette. Les jurons fusent dans son dos mais elle s’en fout. Il fallait réagir plutôt hein ! Cette petite intercalation a eu le mérite de lui faire oublier Youri quelques minutes… Juste quelques minutes car la bouille de l’artiste éclate sa bulle.

Il est juste là, adossé au mur… Il ne l’a pas encore vu. Ah si ! Il accroche son regard. Impossible de le fuir. Nous y sommes Caly…

Son pas ralenti. Son rythme cardiaque aussi. Elle a pensé à tout sauf à ce qu’elle allait lui dire une fois face à l'artiste. Son cœur se compresse… Un sourire étire en douceur le coin de sa bouche. Sa gorge est sèche. Elle expire… encore quelques mètres…

« Salut… Caly. »Il a ce sourire qui n’a rien d’engageant. Et faire demi-tour, c’est possible ? Non. Non elle est là. Elle lui a demandé de venir… Alors la Belle compte bien briser la glace. « Salut Youri» Dit-elle d’une petite voix intimidée. Elle garde sa pochette contre son ventre et s’approche de lui, sa main libre glisse sur son avant-bras. Un regard en biais alors qu’elle dépose une bise légère sur sa joue. Elle recule, un peu gauche. Dix ans qu’elle ne lui avait pas fais la bise. Ça remue tout ça ! « Bon…On entre ? » Parce qu’il fait froid et qu’elle n’a surtout pas envie de croiser les deux imbéciles de la cylindré. Elle lui prend le bras sans demander son avis et l’entraine dans le Club Privé.

Le Havana. La musique suave et entraînante bat les cœurs et fait monter la température. Caly avait pris goût à ce genre d’endroit. Cosy et accueillant. Chaleureux et exotique. Elle sourit au videur qui la reconnait de suite et relâche Youri une fois à l’intérieur. « Tu préfères le comptoir ou une banquette ? … Enfin je veux dire, un petit coin tranquille ? » Qu’elle demande en haussant un peu la voix. Finalement l’endroit n’est peut-être pas l’idéal pour discuter. Au pire, ils aviseront. Les téquila sunrise sont excellentes ici.


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Message Sujet: Re: about a girl (ft calypso) Mar 23 Mai - 22:54


ABOUT A GIRL
J’ai peine à croire qu’elle ait réussi à trouver une place aussi près du club. Pourtant c’est le cas, et la mienne est parquée à deux rues d’ici. Toujours très proche du cliché allemand malgré moi : je roule en Audi. Qu’est-ce que j’y peux si on est les meilleurs dans le domaine depuis des décennies ? C’est pas l’Oncle Sam qui a chié la Porsche 911, que je sache.
Et elle semble aussi intimidée qu’une ado à son premier rencard. La comparaison aurait pu me faire rire si ça n’en avait pas vraiment l’air. C’est quoi le problème ? Je n’ai pas envoyé ce sms le premier, c’est elle qui a eu la main et personne d’autre. J’essaie de deviner ce qu’elle pense sans aller prospecter trop franchement là-haut. J’accueille son geste avec naturel, bien que cet élan m’ait quelque peu étonné. La semaine passée, elle était prête à m’en mettre une. Et ce soir on s’apprête à aller boire au Havana. Rien que ça. Je sais pas quoi en penser, mais je vais en profiter.

Je lui fais la remarque quand même, sans savoir m’en empêcher. « Me regarde pas comme ça, je vais pas te manger. » Et elle enchaîne presque aussitôt. Rentrer, oui, il serait temps. J’ai soif de raggaeton et de tempos sucrés. Et de bien d’autres choses aussi. Je connais les lieux, ça fait un moment que j’habite Chicago maintenant. Elle m’attrape le bras, contact que je n’apprécie pas sur le moment, mais n’en fait rien pour autant. Avant que le videur nous laisse passer, je perçois l’appréhension de Calypso sous les termes à peine clairs de « Mercedes et ses deux imbéciles ». Je regarde par dessus mon épaule brièvement avant de disparaître dans les entrailles du club, mon bras enfin dégagé de son emprise.

À peine entré et la musique semble m’aller. Ce morceau me donne déjà envie de danser. Mais avant, je pense boire. Suffisamment. Je suis aussi curieux d’entendre ce qu’elle a à me dire. À mon avis, elle ne réussira pas à aller sur ce terrain-là toute seule. Je pouvais toujours être surpris quand même, cependant… en dix ans, les gens changent. Sauf moi peut-être. Le miroir n’est pas de cet avis, et la balance non plus, mais peu importe.
Je jette un coup d’œil furtif dans la salle principale, y détecte déjà quelques visages plutôt charmants. Puis il y a le brouhaha qui couvre tout, la musique, ses mots, et même mes propres pensées : ce sont les bavardages internes des esprits qui foisonnaient ici. Je me recentre un peu, tend l’oreille pour accueillir les mots de la jolie brune. « Tu préfères le comptoir ou une banquette ? … Enfin je veux dire, un petit coin tranquille ? » Ça, ça veut dire qu’elle veut le petit coin tranquille, donc, une banquette. J’aurais aimé lui dire la vérité, que je m’en tape comme de ma première chemise et que je la suis là où elle veut aller. Sauf que ce soir, j’ai pas envie d’aller sur ce terrain-là. Je me penche un peu vers elle pour lui répondre, « J’ai besoin de me rincer avec quelques verres avant. » La cigarette a tendance à m’assécher les voies respiratoires en prime. Traduction : suis-moi, on va visser nos culs au comptoir pour l’instant. On bougera quand t’auras envie. Mais avant je dois noyer mon estomac d’alcool.

Je me glisse entre deux jolies créatures, qui font finalement un peu de place pour laisser Caly s’y faufiler à son tour. Accoudé au comptoir, la barmaid reviens vers nous, son visage s’illuminant. Je la reconnais. « Tiens salut Youri ! », qu’elle me fait avec un sourire que j’avais toujours soupçonné d’être photoshopé. Son regard accroche brièvement Calypso, qu’elle salue aussi. Je lui ai rendu ses salutations, un sourire accroché aux lèvres. « Si y a un pépin tu vas pouvoir faire renfort pour Lolo, vendredi soir tout est permis et certains font un peu trop les cons ! Qu’est-ce que je te sers ? » « Il a des bras qui font la taille de mes cuisses, tu le sous-estimes ! Deux tequila sunrise. » (Mon choix n'est pas fait au hasard.) « J’te fais ça. » Mon visage s’oriente vers celui de la brunette. « La même chose pour toi ? » Et oui, les deux cocktails commandés sont pour moi. J’y peux rien, ça se boit comme du petit lait ces conneries ! D’ailleurs c’est bien la seule barmaid que je connaisse ici, j’ai cette mauvaise manie de venir ici pendant ses services. Le vendredi en fait partie. J’aurais presque été tenté de commander à sa place, tant le premier choix me paraissait évident. Je sais que tu les adores, ne fais pas semblant miss mauvaise foi. Et elle lance les commandes.

Pendant qu’elle s’y attèle, j’inspire doucement et relâche mes épaules, sentant des tensions dans mes muscles du cou. Je passe un main à ce niveau, appuyant un peu plus fort pour un massage de quelques centièmes de secondes. « Tu voulais me parler d’un truc particulier ? Ou tu préfères qu’on fasse semblant d’être des potes de beuverie ? » J’avais pris soin que la barmaid n’entende pas, m’arrachant toutefois à la contemplation du minois qui était à mes côtés. Je t’écoute Calypso, profites-en, ce n’est pas tous les jours que je donne de moi-même comme ça. Et encore moins avec un pareil sourire à t’offrir.

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Message Sujet: Re: about a girl (ft calypso) Mer 24 Mai - 16:23

Youri Sojka
Calypso O'Brien
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Très bien. Monsieur veut se ‘rincer’ avant de discuter. Elle n’y voit aucun inconvénient. Le but est de passé une bonne soirée aussi bien pour l’artiste que pour elle, autant qu’il fasse comme bon lui semble. Personnellement, elle s’en contrefiche qu’il se bourre la gueule. Elle aimerait juste lui dire ce qu’elle a sur le cœur avant de tourner les talons et de se barrer. Du moins, dans sa jolie tête, le scénario était tout tracé… Mais elle oublie trop souvent qu’il suffit d'un caillou coincé dans le rouage pour tout faire capoter.

Pour le moment, Caly se contente de lui répondre poliment d’un signe de tête, s’engageant à le suivre au comptoir. Un bras serré contre sa poitrine pour ne pas basculer quelqu’un… Il y a du monde ce soir ! « Pardon, pardon ! » Souffle-le Prophète en se faufilant comme une anguille entre les deux nanas, le sourire gêné à sa bouche. Elle n’est pas du genre à se faire remarquer. Caly plaque sa pochette sur le comptoir (là où c’est propre) et dépose élégamment son adorable fessier sur un tabouret de libre. Son attention est vite capturée par la barmaid qui salut Youri. Le sourcil est arqué alors qu’elle dévisage à tour de rôle les deux amis ? Vu le ton familier qu’ils emploient, Youri est un habitué des lieux . Pourquoi je ne t’ai jamais croisé ici… Une réflexion bien vite étouffée car la brunette offre un sourire courtois à l’employée tout en écoutant les échanges. La colonne droite, Calypso ramène sa pochette sur ses propres genoux et balaye un instant la grande salle, remarquant quelques visages qu’elle a déjà croisé au cours de ses soirées au Havana. La voix de Youri la happe et elle ramène son regard pétillant sur eux. Certes elle regardait ailleurs mais elle n’est pas sourde. Il a commandé deux Téquila Sunrise rien que pour lui…Pourquoi des Téquila ! fais chier Hmm. Monsieur le flic n’a pas son insigne avec lui. Une pensée qui file aussi vite qu’elle est venue, alors que son cerveau réfléchis déjà sur la commande. Caly parcoure rapidement les étagères de bouteille qui se trouvent fièrement entreposées derrière la barmaid avant de reporter son attention sur cette dernière, ignorant Youri quelques secondes. « Vous n’avez pas de Eddu Silver… » Vu le regard dubitatif qu’elle lui lance, Caly en conclut que non. « C’est pas grave. Un Latina alors. S’il vous plait. » Et son regard malicieux retombe sur l’artiste, un léger sourire étire la commissure de ses lèvres Hé ouais Monsieurjecroistoutsavoir. Qui a parlé de mauvaise foi ?

Caly ne s’occupe plus de la barmaid qui s’attèle à préparer leur commande, entre autre. Elle observe Youri très attentivement. Elle parait calme et presque détendue, mais à l’intérieur elle subit une vraie tornade d’émotion. Stress. Nervosité. Doute. Culpabilité. Un beau bordel qui grignote sa confiance… Ces phalanges agrippent convulsivement sa pochette. Il lui parle. Elle se penche un peu vers lui pour mieux l’écouter. Entre la musique et les cancans des greluches, difficile de bien entendre. Et il la pique. Acide. Avant qu’elle comprenne qu’il n’y a rien de méchant dans ces propos. Il n’est pas du genre à tourner autour du pot Youri. Un détail qu’elle avait oublié. Ce n’est pas plus mal. Autant y aller une bonne fois pour toute, après tout c’est elle qui a demandé à le rencontrer. (Bien qu’elle aurait préféré un endroit moins bousculé). Bref. Sa bouche se pince et mord l’intérieur de sa lèvre inférieure. Elle expire. Allé Caly… Il ne va pas te bouffer… putain arrête de sourire !

Ok. Elle sent que c’est le moment lorsqu’on pousse un verre dans sa direction et celle de Youri. La barmaid, tout sourire, et les cocktails commandés. Et merde ! Du coup elle décroche son regard un instant pour la remercier. Une main se lève, ses doigts s’enroulent autour du fin pied du verre à cocktail au liquide dégradé de jaune et de vert. Un coup d’œil vers son compagnon de beuverie et elle porte le Latina à sa bouche. Elle boit une longue gorgée rafraichissante. De quoi lui donner un petit coup de fouet, de courage puis repose délicatement le tout sur un petit rond cartonné à l'effigie de l'établissement.

Allé cette fois… c’est la bonne…

Un petit pincement de lèvres nerveux et elle se rapproche un peu plus, attendant que la barmaid s’éloigne. Et c’est le saut de l’ange.  « Ecoute, je n’ai pas été très sympa la dernière fois. A mon appartement. Te revoir m’a… m’a fait ressurgir des souvenirs et je n’étais pas prête à les affronter. A t’affronter aussi… Alors… » Elle lève un instant les yeux sur le plafond coloré et accroche de nouveau son regard. « Pardonne-moi. » Voilà. Le mot ‘pardon’ est posé. La sincérité aussi dans sa voix. Elle le dévisage encore avant de baisser les yeux sur sa pochette. Non, elle n’est pas fière de son comportement, il mérite des excuses. Cela n’efface rien, mais elle allège un peu sa conscience. « J’étais trop égoïste pour remarquer que tu souffrais aussi… et avec du recul… J’ai compris que c’était stupide de se déchirer. Amy n’aurait pas souhaité ça. » Sa gorge se noue au prénom de son amie. Et le sourire décrispe son visage. « Donc j’ai sauté sur mon téléphone et te voilà. » Caly relève lentement son regard limpide sur lui. Elle ne s’attend pas à un élan de gratitude ou autre, juste qu’il comprenne à quel point c’est difficile de faire face à quelqu’un et de lui demander pardon. Calypso est fière, comme n'importe qui. La Belle recule de nouveau pour reprendre sa place, glissant quelques doigts vers le pied du verre. Puis elle patiente en se mordant la lèvre.

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Message Sujet: Re: about a girl (ft calypso) Ven 26 Mai - 19:40


ABOUT A GIRL
Elle commande un Latina et je me retiens de lever les yeux au ciel. Qu’est-ce qu’elle ne ferait pas pour me faire gober le contraire de ce qu’elle pense ? À peu près tout ce qui est en son pouvoir, certainement. Une mauvaise foi de rigueur face aux types comme moi. Je me pose encore la question : est-ce qu’elle me déteste ? La réponse serait ni oui, ni non. Un entre-deux. Le masque obligatoire pour une endeuillée. Ça doit être sa seule réponse face à l’invraisemblable de la situation dans laquelle on se trouve. Là, ce soir, dans ce club qu’on a pourtant l’habitude de fréquenter chacun de notre côté. Cette fois n’est pas coutume… ensemble.

J’ai un sourire aux lèvres et la toise ainsi pendant quelques longues secondes. Ça semble pénible de son côté, je me retiens d’ailleurs d’en raffermir ce dernier à l’entente de ses pensées. La barmaid dépose les trois commandes à notre niveau et je décroche mes clairs des siens pour la remercier, m’emparant d’un de mes deux verres. Seul un contact visuel bref convient d’un prosit! timide. Et je trempe mes lèvres dans le cocktail après en avoir ôté la paille, que j’avais trouvé toujours obsolète. J’ai déjà la moitié d’entamée lorsque je la sens s’approcher un peu, l’air décidée à me parler. J’en ai pourtant gardé mon verre, tendant l’oreille pour entendre ce qu’elle a à dire. Le sourire que j’arbore se fane petit à petit, sans pour autant rechuter dans une expression amère. Au contraire. Il flotte encore, sous-jacent, rassurant certainement sur le contenu de mes pensées — qui étaient bien évidemment contraire à ce que je voulais bien lui présenter.

Cet effort semble être quand même assez important de son côté. Je n’ai jamais eu de mal à dire pardon parce que je l’ai jamais pensé un seul instant, peu importe la situation. Je m’étonne donc tout naturellement de sa réaction et la prend en note. Elle a marché sur sa fierté. Pour Amy.
Je ne la quitte pas des yeux et reste silencieux le temps qu’elle finisse. J’assimile. Je digère, peut-être même aussi. C’est à mon tour d’avoir les yeux qui fuient, et ce jusqu’à mon verre. « Ça va, t’inquiètes pas. » Calypso ne me connaît pas. Personne ne me connaît, il est vrai, même si Amy avait eu un léger aperçu de ce que je pouvais être vraiment. Sur la fin. Parce que j’étais incapable de maintenir une relation saine suffisamment longtemps. J’ignore si elle lui a parlé de certaines choses, mais je suppose que non — car sinon, nous serions pas là à discuter. Leur lien était bien trop fusionnel pour qu’elle puisse reparler à un homme qui a tabassé sa douce moitié, à défaut de réussir à mentir et fuir avant. Je ne l’avais pas voulu, mais je ne l’avais pas regretté. Du moins je n’avais pas ressenti ça.
Aujourd’hui, à la voir, à prendre un certain recul, je sens le manque. Même la pensée offerte à la personne d’Amy s’en trouve abîmée. Ce n’est plus comme avant. Ça ne le sera jamais. Je me sens frustré. Je l’aurais peut-être sauvée si j’avais pu, pour garder les acteurs de mon théâtre en place. Je lève les yeux dans sa direction, me rapprochant un peu aussi pour qu’elle puisse m’entendre. « C’est aussi ma faute, j’aurais pas dû insister. J’aurais dû attendre qu’on puisse se revoir, tu vois, et en parler. Ma démarche était beaucoup trop rentre-dedans. On a chacun notre part de responsabilité dans cette histoire, alors excuse-moi. » C’est ça. Elle ne me connaît pas. Elle ne sait pas que je suis capable de dire et de penser de telles choses, car Calypso s’est toujours assise sur le positif pour n’en garder que le négatif. « Merci d’avoir franchi le pas. », la remerciai-je en appuyant mes propos d’une légère inclinaison de la tête, sans la quitter des yeux. Je reporte mon verre à mes lèvres et en descend le contenu. J’avais foutrement soif et ça me désaltère, j’en ai même laissé ma tête basculer un peu en arrière avant de le glisser sur le comptoir, rapprochant le second doucement.

Doutant qu’elle poursuive sur sa lancée, je pose, l’air de m’interroger. « Qu’est-ce que tu enseignes à l’université déjà ? » lui demandai-je, sans mentionner le fait qu’Amy m’avait vaguement parlé de son statut d’enseignante. (Ça va de soi, à vrai dire.) Et deux gorgées. Je ne perds rien à essayer de m’intéresser. Après tout la page est tournée, elle ne souhaitait plus en parler… c’est ce que j’avais cru comprendre du moins. J’allais pas rester les bras croisés à attendre que de jolies pensées fleurissent dans sa caboche pour soutirer des informations. C’est bien gentil la facilité mais j’apprécie aussi tirer les vers du nez manuellement, sous couvert d’une sociabilité manifeste. Ou comment rattraper le temps perdu. À moins qu’il s’agisse de « recoller les morceaux » ?

Tout en sirotant ma boisson (toujours aussi goûteuse au demeurant), je me mets en position d’écoute. Sauf qu’un parasite vint s’immiscer dans cette conversation, parasite qui, pour l’instant, n’était audible que par ma propre personne. La pensée, puissante de par les émotions qui l’avait initiée, m’avait pété au nez. Où est-ce qu’elle est cette grognasse ? J’vais lui apprendre à me passer devant… Je semble absent une petite seconde, mon regard partant en biais au même instant. Je ne sais pas s’il s’agit de l’un des deux dont j’ai eu vent un peu plus tôt. Mais ce que je sais, c’est qu’il va se passer quelque chose. « Deux secondes, » lui dis-je en l’interrompant. D’un geste naturel et sans empressement, je sors mon téléphone de la poche de mon cuir, jetant un coup d’œil à l’écran, que je déverrouille. « J’ai cru que c’était un appel important et… » Et je ne finis pas ma phrase car je suis en train d’envoyer un texto à Lorenzo, feintant simplement une vérification. Si tu t’ennuies viens faire un tour au comptoir asap. J’avais remis mon cellulaire à sa place et lui présentait mes excuses. « Désolé, je t’écoute. » Maintenant les paris étaient ouverts : lequel des deux camps allait être sur les lieux en premier ?

Trouvée, pétasse. Pari perdu. Je vais devoir gagner un peu de temps s’ils ne sont pas dociles. Ah… et il y avait de fortes chances que ce soit eux. Je n’y prête pas encore attention car ils ne sont pas dans ma ligne de mire… ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

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Message Sujet: Re: about a girl (ft calypso) Ven 26 Mai - 22:21

Youri Sojka
Calypso O'Brien
.About a girl.


…Il quoi ? Il s’excuse à son tour. Des mots qui étonnent Caly, elle ne le pensait pas se diriger vers cette pente de rédemption ? Alors elle l’observe en essayant de cacher sa surprise (et satisfaction) derrière un sourire adorable. Le sujet est clos. Amy peut se reposer en paix à présent, il n’est plus question de se briser en s’accrochant à des souvenirs… ‘Merci d’avoir franchi le pas’. Calypso hoche doucement sa bouille en avant et attrape son verre. Elle a besoin de boire aussi… Il fait chaud. Beaucoup trop chaud. L’endroit est tiède, tout comme l’atmosphère qui plane dans le Club. Son Latina la rafraichit… jusqu’à la dernière goutte. L’alcool fait déjà son travail en circulant dans ces veines jusqu’à rendre ces gestes bien moins vifs. Elle est affaiblie depuis des semaines, une proie facile pour le Jin qui se délecte de la prophétesse. Le verre vide est reposé sur le cercle en carton.

Ok c’est officiel. Elle crève de chaud.
La pochette sur le haut de ces cuisses, la Belle tend ses bras légèrement en arrière et fait glisser le tissu jusqu’à retirer sa veste, dévoilant sa peau nue et légèrement dorée d’un soleil timide. Elle la plie en deux contentieusement et cherche où la poser d’un regard aiguisé. (Bouger permet d’ignorer ce fichu stress !) Son tabouret n’a pas de dossier et sur le comptoir, ce n’est pas la peine d’y penser. Alors elle soulève sa pochette pour déposer la veste et remet son petit sac par-dessus.  Un sourire satisfait à sa bouche carmin, quand il happe son attention en posant une question. Une question qui la vise personnellement, de quoi la surprendre de nouveau. Il s’intéresse à elle ou bien est-ce un moyen comme un autre de passer le temps ? Peu importe. Elle est ravie de l’entendre lancer un sujet de conversation et ne tarde pas à rebondir dessus. « Oh... Je suis simplement Professeur de Lettres Classiques… Rien d’exceptionnel. » Qu’elle souffle, en inclinant la tête sur le côté. Ses quelques mèches brunes glissèrent dans le même mouvement, libérant son épaule nue et dévoilant une partie de sa gorge à la peau halée et nacrée par la chaleur ambiante. Et Youri y est pour quelque chose. Hm ? L’assume-t-elle ? Non bien sûr que non, elle le nie… Fichu stress.

Calypso veut rajouter quelque chose, une précision concernant l’université dans laquelle elle travaille mais le blondinet la coupe dans son élan et la force à se mordre une seconde fois sa lèvre. Elle reste muette en observant le flic sortir son téléphone… De son côté, elle se dandine un peu sur le tabouret. L’assise n’est pas très confortable. « Ne t’en fais pas. » Elle relève un instant les yeux sur les différents visages qui les entoure et revient à lui, en haussant les sourcils. Euh. « Eh bien… Je ne sais plus ce que je voulais dire… » Dit-elle d’une voix navrée. Et qui transpire la vérité. Elle ne sait plus du tout ce qu’elle voulait rajouter. Elle se sent nerveuse pour le coup et bien stupide. C’est bien la dernière chose qu’elle souhaitait. Vite trouve quelque chose… Des pensées qui sans le savoir son perçu par son compagnon de fortune. Son regard dévie un instant de son visage pour se perdre sur deux hautes silhouettes…Deux types, peau mate, bandana noir noué sur le crâne rasé de prêt qui s’avancent vers eux. Caly fronce les sourcils… peu physionomiste lorsqu’elle percute qu’il s’agit des deux branleurs dans leur caisse. Oh bordel ! Bordel et triple bordel !! Pas eux !! Il est bien trop tard pour planter Youri et prendre la poudre d’escampette.

Ils sont quasiment à leur hauteur et vu l’expression de leur visage, ils ne sont pas là pour se joindre à la petite beuverie. Calypso agrippe sa pochette qu’elle ramène à son visage, se planquant derrière tant bien que mal. Un regard vers Youri quand elle se met à murmurer. « Fais comme si j’étais pas là… » Sérieusement ! Oui oui, sérieusement … Elle sert des fesses la Belle… « Pas la peine de te planquer, chica ! » Caly ferme un instant les yeux en grimaçant. Et merdePedro arrache la pochette sans peine pour y découvrir une Calypso faussement souriante. « Oh salut. » Qu’elle siffle en essayant de ne pas se liquéfier sur place. Les latinos, elle les connait. Ils ont le sang chaud et ne plaisantent pas. Bien qu’honnêtement se prendre la tête pour ‘ça’, il s’agit juste d’une pauvre histoire de place… « T’as cru faire ta maligne hein ? » Pablo passe devant Youri, le forçant à reculer en écrasant un bout de son pied. Bas les couilles s’ils étaient ensemble, il s’impose. Il est là pour discuter avec la chieuse. ‘Discuter…’ « Y’a des places privées ici. Et t’as garé ta merde sur la mienne. » Ah nous y voilà. Caly se raidit sur son tabouret, jetant un regard vers Youri qu’elle n’aperçoit plus à cause de l’armoire Cubaine qui lui fait face. Elle déglutit en ramenant son regard sur Pedro. « Puis-je ravoir ma pochette, s’il vous plait ? » Ignorant royalement les accusions stupides de place privé. Elle s’en fout en réalité. Tout ce qu’elle désire, s’est retrouver ces affaires personnelles. « Ma pochette… » Pedro regarde Pablo en se marrant, revenant sur la bouille de Caly qui tentait de faire bonne figure « Putain tu piges que dalle. Tu vas venir avec nous, Chica. T’as cherché l’embrouille.» L'embrouille... ? Caly arque un sourcil d'étonnement. Elle n’a pas le temps d’y réfléchir longtemps que le Pablo agrippe son coude et la force à descendre de son tabouret, manquant de la faire tomber. Faut dire qu’elle vole presque avec son poids plume. Elle tient de justesse sa veste entre ces doigts, l’autre bras est prisonnier par le bêta de service. « Lâchez-moi, s’il vous plait » Sa voix grince sous les regards perçants des deux latinos. « Tu rêves ma bella. Tu vas nous suivre sans faire d’histoire. » Pablo se penche un peu plus vers elle, le sourire carnassier aux lèvres. Elle l’ignore mais son corps se crispe rien qu’en sentant l’odeur épicé du vieux cigare que son souffle émane. De quoi vomir. Son mouvement en avant la laisse apercevoir Youri dont elle croise le regard. Confuse d’écourter si brièvement leur soirée. « On va s’occuper de ton joli petit cul blanc » Des mots qui la forcent à regarder le profil mesquin du Cubain qui la surplombe. Elle a de nouveau les pieds sur terre. Dans la glace, même. Mais peu importe ce qu'il se passe, Caly comprend qu’elle est juste dans une belle merde.

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Message Sujet: Re: about a girl (ft calypso) Sam 27 Mai - 0:43


ABOUT A GIRL
Professeur de Lettres Classiques, hein. Ça fait déjà pas mal d’années d’études derrière soi. Un bon salaire en prime, l’université n’était pas les établissements en secondaire. J’ai été pion et j’ai déjà eu sous le nez leur bulletin de salaire, c’était parfois moins glorieux que les miens. Je n’avais pas pu en rajouter une dernière que j’avais déjà dégainé mon portable et envoyé le texto à Lorenzo, surnommé « Lolo » par les intimes. Peu importe à qui appartenait ces pensées, ils m’apparaissaient comme potentiellement dommageables. Un flic normalement constitué n’irait pas ignorer des signaux comme ceux-là, n’est-ce pas ? Alors autant jouer le jeu jusqu’au bout. De toute façon, j’aimais pas trop les connards et les fils de pute. Ça semblait évident depuis le temps.

Elle ne prend pas mal ma petite inattention et j’en suis ravi - j’aurais pu m’attendre à autre chose la concernant. La roue tourne, apparemment. C’est aussi perceptible dans ses monologues internes. Nerveuse. J’ignore si c’est moi ou la situation qui la rend ainsi sous pression, dans les deux cas ça me semble plutôt intéressant à noter.
Je suis à nouveau en position d’écoute mais mon esprit est à l’affût. Et force est de constater qu’elle est véritablement déstabilisée. Pas grave, j’ai tout le temps qu’il faut, et à boire pour me sustenter. Je n’ai pas ôté ma veste, ce que j’ai entendu plus tôt m’a imposé l’attente. Pourtant je commence à avoir chaud, et c’est peu de le dire. La réaction à l’alcool, aussi mise en cause. Pas d’empressement, ce qui allait arriver… arrivera. « Tu disais que ça n’avait rien d’exceptionnel, et je suis pas d’accord. T’as toujours plus de bagage que moi. », lui glissai-je alors que l’expression de la trentenaire se mit à changer. Pari perdu, encore une fois et de manière assurée désormais : ce sont bien eux. Je suis discrètement le regard qu’elle lance dans un coin — à savoir, derrière moi, à quelques degrés près. Je fronce un peu les sourcils, l’air étonné de sa réaction. Et il y avait de quoi, du moins, si on ne savait lire dans l’esprit de l’un ou l’autre. J’ai fais un demi-pas en arrière alors qu’elle me disait de faire comme si elle n’existait pas. Traduction, on ne se connaît pas, je gère toute seule.

Ma propre interprétation était bien plus concise. De fait, la voici : elle n’allait rien gérer du tout.

Elle se cache derrière sa pochette. J’ai encore mon verre à la main, d’ailleurs je le sirote l’air de rien, observant la scène. Je sirote mais je le descends au fur et à mesure, jetant un coup d’œil autour de moi. Jusqu’à ce que l’un des deux vienne me passer devant, m’écrasant le bout de ma rangers. Il était encore assez lourd mais pas suffisamment, l’armature métallique amortissant un peu la pression effectuée. Le type sait très bien qu’il me marche dessus et il ne bouge pas son talon. Lentement, mon regard revient s’orienter au niveau du dos qui me faisait face, m’empêchant de voir la silhouette de Calypso. Puis laisse mon menton se rapprocher du creux de mes clavicules. Il me marche dessus. Ça fait mal. pensais-je simplement, constatant plus qu’autre chose. Je réfléchissais déjà à un plan pour gérer cet inconvénient, jetant un nouveau coup d’œil autour de moi… Lorenzo. Je vois Lorenzo, là, remontant doucement jusqu’au comptoir. Il est beaucoup plus grand que moi, qu’eux. Mais il est surtout ces deux yeux qui me manquaient. Yeux qui se soudent aux miens brièvement, alors que je fais un signe de tête discret en désignant les deux molosses hispano. Je les soupçonne d’avoir consommé autre chose que du tabac, ce qui expliquerait la démesure de leur réaction. Remarquez, le fait même d’être con pouvait tout aussi bien marcher aussi.

Je suis bien aise d’entendre Calypso se défendre par la diplomatie. Elle avait beau être en tord pour avoir piqué leur place, il n’y avait rien qui puisse justifier de tels gestes à son égard pour autant. Des gestes qui étaient condamnables, et la suite allait sans doute l’être aussi à ce rythme.  J’ai terminé mon verre, que je repose enfin sur le comptoir, le poussant au plus loin de sa bordure antérieure. Lorenzo a comprit et fait mine de regarder ailleurs, se tenant prêt. Si la barmaid que nous connaissons a proposé, c’est que c’est déjà arrivé. En plus, Lorenzo semble les reconnaître comme étant des habitués. Il remonte jusqu’à nous alors que Calypso a un bras coincé par l’un des deux goujats. « Hey, tu m’écrases le pied, hombre. » avais-je lancé d’une voix haute en donnant deux tapes dans son dos. L’attention se porte sur moi, qui file tel une anguille après avoir eu le bout de la pompe libéré de son poids, et donc, d’une douleur moyenne. « C’est bon, dégage. » je fis la moue et secoua la tête de droite à gauche, le regardant sans la moindre pudeur. « Dis d’abord à ton pote de la lâcher, elle veut pas venir avec vous. » ainsi posé, avec beaucoup trop de calme pour que ce soit réel. Pourtant je n’ai pas l’once d’une peur à les voir. Je ne me projette pas et si je m’en prends une, c’est seulement la note de frais qui me fera chier - et peut être un peu la douleur aussi, qu’on se le dise - mais ô grand jamais j’en serais angoissé. Ce sont des choses qui arrivent avec une faune humaine aussi dépravée, non ? Plus rien ne m’étonne à ce stade, encore moins ici à Chicago.

Lorenzo attrape le pote en question en lui liant les poignets dans son dos, le prenant par surprise. « On va sortir tranquillement et parler de ça à l’extérieur, ok ? » Un plan qui ne semblait pas lui plaire particulièrement. « Si j’étais toi je tenterais rien, y a des caméras partout et un flic pour témoigner. » Ce qui lui cloue le bec. Le pigeon ignore où est le flic. Ça ne sera que temporaire. Il lui soutire la pochette qu’il tend à Calypso.

De mon côté, j’ai toujours ce type - un certain Pablo - qui me fixe comme si j’étais l’emmerdeur de chien appartenant à ses voisins. Si c’était vraiment le cas, je lui aurais déjà déchiqueté la moitié du bras. Mais j’étais pas un chien, contrairement à ce qu’il pouvait penser de moi à cet instant précis. Je le regarde sans la moindre provocation. Il fait face à un mur froid. Nos deux profils étaient facilement contemplés par les trois autres. Quelques clients se sont déjà retourné voire écarté. « Qu’est-ce que tu regardes ? » et je soupire par le nez. Encore une question intelligente, à laquelle je ne souhaite pas répondre de ce simple fait. Je lui aurais volontiers offert un prix nobel s’il n’avait pas une si mauvaise haleine. « Tu vas suivre l’exemple et nous suivre dehors. » Le brave bonhomme est le soumis du duo et jette un coup d’œil vers son comparse, qui s’est déjà rendu. C’est dehors que tout se jouera. Malgré ça, il joue quand même les durs, reportant son attention sur moi. Il me pousse d’une main contre mon torse, me faisant reculer. « Et t’es qui pour me filer des ordres ? » Je regarde cette main qui m’a touchée avant de la voir repartir. Je lève les yeux dans sa direction. « Un type qui pourrait te foutre en taule pour moins que ça. » Et ça le fait rire. Il n’a pas idée à quel point ce rêve pourrait devenir réalité. J’ai foutrement chaud sous mon cuir, maintenant. Je jette un coup d’œil bref dans la direction de Lorenzo, qui est, pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, un des vigiles qui tournent dans la salle. Club privé, club sécurisé. Et je doute que les caméras soient du bluff de sa part.

Enfin, je pose mon regard sur Caly, entendu. Elle allait nous suivre aussi, puisqu’elle faisait partie de ‘l’embrouille’. Puis sur la barmaid. Nos comptes sont enregistré, on allait revenir pour continuer à consommer, et surtout régler. Du moins, c’était ce que j’avais prévu et n’avais pas l’intention de laisser ma soirée être sapée par la présence de deux parasites susceptibles. Je fais signe à Calypso de venir, sans dire un mot. J’accueille sa silhouette à mes côtés et remonte jusqu’à l’extérieur avec la même situation, le premier nous ayant déjà passé devant. Je me concentre sur son esprit. Il veut se barrer une fois à l’extérieur. Mauvaise idée. « Continue sans moi. » soumis-je à Calypso avant de presser le pas, gagnant du terrain jusqu’au latino qui faisait toujours mine de rien. Filant à travers la foule, nous arrivâmes à l’extérieur au même moment, il fit quelques pas lents pour feinter une sortie naturelle. « Steven ! » le videur tique et tourne la tête sur la droite, là où la cible désignée se trouvait. La cible qui le regarde aussi, alors qu’il cherche à fuir. Je lui fonce dessus pour l’attraper. Pris en sandwich lorsque Steven comprend (à temps) que j’essayai de l’avoir, et pas pour lui demander une clope. « T’es convié à la réunion, j’te signale. Avant de m’adresser au videur. La prochaine fois, ne les fait pas entrer. » « Ils avaient l’air clean ce soir. » se défendit-il, alors que je secouai la tête de droite à gauche. Non, bien sûr que non. Mais il n’avouera pas ses tords.

Je lui tord un des poignets, le faisant grimacer. Il m’insulte, ça ne m’atteint pas. Calypso, Lorenzo et l’autre idiot sortent la seconde qui suit. Je croise à nouveau les clairs de l’enseignante, qui assiste à une scène qui aurait pu être évitée. Pas le genre de spectacle agréable pour le commun des mortels j’imagine. Moi je m’en tape, en fait. C’est mon quotidien et ceux-là sont plutôt doux, je crois. « Allez les gars, on vous écoute. », lance Lorenzo après avoir gardé l’un des deux contre le mur où j’avais fumé ma clope quelques minutes plus tôt. Avant même qu’un des deux ne daigne ouvrir la bouche, je commençai. « D’après ce que j’ai compris, ils chialent parce qu’on leur a piqué une place de parking. » Pablo remue comme un idiot, commençant à gueuler des choses en espagnol. « Je comprends rien. Recommence. » « Il a dit que t’étais un homme mort et qu’il ira baiser ta mère. », m’explique bénévolement son pote. En fait c’est juste pour m’enfoncer un peu. Baiser ma mère ? Elle est libre, c’est pas un souci. En terme de connard, il fera juste concurrence à mon père. Non, en fait je crois qu’ils n’iraient pas ensemble du tout. L’hygiène de vie, certainement. J’hausse les sourcils. « J’ai connu mieux comme entrée en matière. » Je continue à forcer sur son articulation, l’air de rien et malgré ses réactions. Tu m'fais mal, connard. (Pensée retranscrite en l'expression de charmants grognements.) « Vous avez rien consommé à part un petit havane, pas vrai ? » Ils se regardent, coi. Je connais déjà la réponse, mais ça ne constitue en rien une preuve. La télépathie n’est pas quelque chose de fiable juridiquement en ce bas-monde, surtout lorsque le commun des mortels en ignore l’existence. « Vous avez quelque chose d’autre à dire à mademoiselle, ou vous êtes calmés ? » je n’avais évidemment aucune envie de les relâcher sans appeler le poste, mais je n’avais pas envie de passer ma soirée à jouer aux flics alors que je ne suis pas en service.
De toute façon… je crois que c’est trop tard : Steven les a déjà appelé, il vient de raccrocher. On cherche pas des noises au Havana, même pour une place de parking.
Le genre de détail qui pourrait être la goutte de trop…

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Message Sujet: Re: about a girl (ft calypso) Sam 27 Mai - 13:00

Youri Sojka
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Bon. Elle est loin sa soirée tranquille à essayer de renouer avec un visage du passé. Vraiment loin. Caly ne s’est pas doutée un seul instant que les deux abrutis de service se seraient mis en tête de lui faire payer son audace (ou sa connerie). Même si aux yeux de la prophétesse, elle n’avait fait rien de mal. Une place de parking quoi… On tue pour ça de nos jours ? Elle se souvient alors de son agression dans une ruelle… Ce type. Ses orbites noires et sa force en la projetant à plusieurs mètres… Et si ces deux hispaniques étaient des… … Démons… Une pensée qu’elle échappe en posant son regard effrayé sur le Pablo en question. Elle ne dit mot. Son coude est paralysé par cette poigne. Elle tente de s’en défaire mais il est bien trop fort pour elle. Un fourmillement commence à naitre dans son muscle, de quoi lui froncer les sourcils. Elle se voyait déjà trainer à l’arrière du Club et passer un sale quart d’heure lorsque la voix de Youri éclate sa bulle de panique. Ses perles claires chutent sur lui, comme son dernier recours. Elle ne voulait pas qu’il soit mêlé à tout ça. Vraiment pas. Surtout que l’humanité de ces hommes reste à démontrer. Trop occupée à essayer de se dépatouiller de cette merdasse, la brunette n’a pas fait attention que le vigile s’était rapproché de leur petite réunion, jusqu’à le voir faire une clé de bras au Cubain qui la relâche aussitôt. Caly recule sous le mouvement et se heurte au tabouret. La Belle peste dans sa langue natale en reprenant l’équilibre. La veste coincée sous son bras, elle se masse le coude en le fusillant du regard, lui là… avec son bandana sur le crâne. Il fait moins le malin ! C’est d’une petite voix fragile qu’elle remercie Lorenzo lorsqu’elle récupère sa pochette et ses effets personnels.

Mais elle ne crie pas victoire trop vite. Ce n’est que le début à son grand désarroi.

Pablo. Le plus idiot des deux à en juger ces réactions, n’a pas sa langue dans sa poche. Il cherche la provocation visiblement. Youri comme cible. Caly lâche un soupire en secouant doucement le crâne. L’hispano tient tête, pire ! Il pose ses mains sur le blondinet et le pousse. Consternée, elle fait un pas en avant (un mouvement qu’elle-même ne comprend pas. Que pouvait-elle faire de plus mis à part l’assommer à coup de pochette ? Ridicule). Le flic se défend, calmement. La brunette ne le pensait pas aussi magnanime. Il est plein de surprise. Mais le rire gras de Pablo attire son regard limpide. Elle arque un sourcil en le voyant glousser comme un abruti tout en ramenant ces bras croisés contre sa poitrine. Si tu savais gros malin… Tu rirais moins.

Puis son regard croise celui du blondinet. Caly ne sait pas si elle doit lui sourire ou prendre ses jambes à cou. Il lui fait signe de venir. Sa jolie mâchoire se crispe. Mais elle ne cherche pas midi à quatorze heures. Elle se contente de le rejoindre en serrant sa veste et sa pochette contre son thorax, un bouclier comme un autre. Une fois à ces côtés, elle se penche légèrement vers lui glisser à l’oreille « Fais attention à toi… S’il te plait… » Parce qu’elle ne sait pas si ces hommes sont des hommes et pas autre chose. Rien que cette pensée la paralyse. Elle perd de la contenance, en essayant de le suivre sans attirer les regards. Il faut dire qu’une bonne partie de la foule avait assisté à la scène. Elle baisse le menton lorsqu’elle entend Youri lui demander de continuer sans lui. La peur lui fait relever la tête et son regard ennuyé se pose sur le cuir qui disparait petit à petit de son champ de vision. …Bordel Youri.  La voilà bien, avec Lorenzo et l’autre trou du cul. Elle ne dit pas un mot tout en continuant de marcher en direction de l’extérieur. Son larynx est noué.

Une fois dehors, elle est surprise de voir Pablo coincé dans les mains du blondinet. Elle fait quelques pas sur sa droite, se décalant le plus possible des deux hommes. Silencieuse mais ô combien angoissée, Caly reste immobile en remontant sa pochette à son nez. Elle toise Youri dont leurs regards s’accrochent quelques secondes avant qu’elle ne soit distraite par Lorenzo. C’est seulement une fois à l’extérieur qu’elle remarque que ce vigile est un géant.

Les échanges fusent, entre provocation et désespérassions. Ces types sont lamentables… Pablo en tête d’affiche. La Belle ne pipe pas un mot… Elle se sent coupable… C’est elle qui est à l’origine de tout ça. Pour une pauvre place. Si elle avait su, elle se serait contentée de se garer plus loin et baste. Elle serait actuellement en train de siroter un autre Latina en discutant avec Youri… Au lieu de ça, la voilà coincée pour un bout de soirée.

Super.

Pablo résiste toujours mais constate qu’il n’a plus le choix d’abdiquer. Il baisse le menton en jurant de plus belle à l’attention de Youri. « C’est bon… lâche-moi les couilles. » qu’il râle en relevant son regard de braise sur le blondinet. Le rictus mauvais au coin des lèvres. Il s’en tape. Il peut bien appeler les flics, la vengeance est faite. D’ailleurs son regard malsain cherche un instant Caly. Il la scrute de la tête au pied en souriant de plus belle. « J’te retrouveraisChica Et tu me suppliera d’arrêter… Puis il se marre, revenant à Youri. Il le jauge. Redresse légèrement le menton, un peu de sérieux dans sa voix « C’est bon… On est calmé, t’vois. » Qu’il siffle alors que les sirènes retentissent déjà dans les ruelles adjacentes. Dommage, il s’amusait bien…

Quant à la brunette, elle est restée dans son coin, à regarder à tour de rôle toutes les personnes présentes. Elle ne peut s’empêcher de penser que s’il s’agissait de démon ou autre créature, ils se seraient déjà manifestés en bouffant Youri au passage… Ou elle ne sait quoi. Elle commence à percuter qu’il s’agit en effet de deux idiots d’humain avec un Ego surdimensionné. Mais par prudence, elle ne quittera pas son appartement dans les jours à venir… Oui, elle restera bien sagement entre ces murs à attendre qu’ils l’oublient.




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Message Sujet: Re: about a girl (ft calypso) Sam 27 Mai - 14:03


ABOUT A GIRL
Je n’ai toujours pas compris pourquoi ce mot est ressorti. Démons. J’ai filé vers l’extérieur et j’ai agi sans chercher à méditer réellement sur la question. Démons. C’est courant, il est vrai. Beaucoup moins dans l’esprit d’une femme qui n’avait, il me semble, aucune croyance religieuse revendiquée à ce jour. C’est plutôt moi qui devrait être là à cracher ce genre de fabulations religieuses. Je porte le médaillon de mon baptême autour du cou, sous mes vêtements. C’est bien la seule chose qui témoigne d’une affiliation avec le Très-Haut. Que je n’affectionne pas particulièrement. Je ne sais même plus pourquoi je porte ce truc-là. J’aurais pu revendre son or… je m’étonne de n’y avoir jamais pensé avant aujourd’hui. Je crois que j’aurais été le premier à le faire, si c’était pour boucler les fins de mois. Ou juste m'en débarrasser. Ça m’aurait évité d’aller tricher sur une table de poker.

Démons. Décidément, ça me reste en tête. Les flics arrivent. Je ne comprends pas non plus pourquoi elle m’a lâché ces mots, semblant s’inquiéter. Pourquoi s’inquiéter alors qu’elle savait pertinemment que j’étais capable de gérer la situation ? Ils ne sont rien d’autre que deux glandus. Je dois parfois faire des descentes en plein ghetto et le risque est autrement plus élevé dans ce cas de figure. Bien plus que ces deux idiots au bandana, animés par je ne sais trop quel instinct primaire. Démons. Ça me rappelle le jour où j’ai été confronté à nouveau au surnaturel. Où le monde était s’en dessus dessous. Où j’ai cru comprendre qu’ils existaient vraiment, eux aussi. Je n’ai jamais songé à ce qu’il en soit autant pour les anges. S’ils existaient vraiment, ce serait moins la merde ici bas, non ? C’est bien ce qu’on nous apprend au catéchisme. Encore un amoncellement de conneries j’imagine ?

Je le tiens toujours et suis attentif à ses compositions psychiques. Primitives, là aussi. Si un homme pouvait aboyer cela ressemblerait très certainement à ça. Mon regard vrille dans sa direction quand il me somme de lui ‘lâcher les couilles’. J’avais pas l’impression de les prendre à pleine main pourtant. « Je sais que t’y tiens mais tu vas attendre encore un peu. » Il jette un coup d’œil par-dessus son épaule, autrement dit, vers moi. Un regard en biais qui dissimule à peine son amertume. Mais il y a de la satisfaction dans ce regard, une satisfaction muette qui me dérange. Je fronce légèrement les sourcils lorsqu’il s’adresse à nouveau à Calypso. Les sirènes retentissent et je ne le lâche toujours pas, alors qu’il lève le menton pour me jauger. Ça lui fait pas mal de me regarder comme ça ? Les plis qui se sont formé au niveau de son cou sont foutrement disgracieux. « On verra bien qui trouvera qui en premier. » ce qui pourrait sonner aisément comme des menaces, et j’espérais qu’il sache les entendre. Trop serein… presque certain qu’elle n’allait pas porter plainte.

Beaucoup trop malgré cette hargne manifeste.

Et là, je comprends lorsque l’information file. Au moins t’auras un larbin pour te ramener, la poufiasse. La voiture… ben voyons. La voiture balisée se gare et les officiers du district en descendent. Je lâche Pablo, qui est réceptionné par quelqu’un qui, contrairement à moi, était en service ce soir. Ils recueillent les informations supplémentaires auprès des concernés, l’un se massant nerveusement le poignet. Je m’avance doucement vers Calypso. « Où t’es garée ? » et la laisse me répondre, cherchant des yeux le modèle en question. « Je te conseille de porter plainte. » lui murmurai-je à l’oreille avant d’aller vérifier son carrosse. Pedro qui demande où je vais, sentant le vent tourner. Et lorsque je me poste près du véhicule, je ne peine pas à remarquer le niveau on ne peut plus bas. Un pneu crevé… deux… je finis le tour et constate que les quatre ont été perforé. Ils finissent de se dégonfler. Je sens que ça ne va pas vraiment plaire à Calypso. Et encore moins au duo qui en était responsable.

Je remonte vers eux, viens me placer aux côtés de l’enseignante, avant de déposer l’information. « Vous pouvez rajouter vandalisme sur la note. » Si elle n’avait pas été prête à porter plainte, il y avait maintenant beaucoup plus de raisons de le faire à présent. Mon regard clair survole les personnes, jusqu’à s’arrêter sur le duo de beauf. « Vous allez passer une belle soirée, les gars. » Et l’un des deux se retient de me cracher des noms d’oiseaux au visage. (L’un des flics est déjà allé vérifier à son tour pour considérer les dégâts.) Des membres des forces de l’ordre sont là et ils n’ont pas intérêt à parler, encore moins de cette façon-là. Ils n’ont toujours pas compris que je suis moi aussi du cru. Le canif est trouvé après une fouille rapide.

Lorsque l’affaire est bouclée - ce qui prit quand même un temps certain - je reporte mon attention sur Calypso, une nouvelle fois. Les collègues s’apprêtent à partir. Lorenzo viens me trouver à son tour et me tapote l’épaule — j’ai l’air d’un jouet à côté de lui. Il me dit. « T’as vu juste encore une fois… va falloir m’expliquer comment tu fais, sinon tu vas finir par me piquer mon job. » j’esquisse un sourire et lui offre un regard compatissant. « Pas besoin, le mien me convient très bien. » Il me remercie avant de filer à nouveau à l’intérieur. Maintenant, c’était une autre paire de manche… faire face aux émotions de la belle, qui n’avait visiblement pas attendu pour le faire.

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Message Sujet: Re: about a girl (ft calypso) Sam 27 Mai - 15:53

Youri Sojka
Calypso O'Brien
.About a girl.


…L’attente est longue. A  croire que les flics s’amusent à faire le tour des quartiers environnants avant de se pointer. C’est l’impression que Caly ressent en écoutant les sirènes de plus en plus proches, mais aucune voiture balisée à l’horizon. Elle reste cependant bien sagement dans son coin, les yeux rivés sur le profil de Youri et de l’autre abruti de Pablo. La fraicheur de la nuit s’abat sur ces bras dénudés, de quoi la faire frissonner. Mais elle n’ose bouger le petit doigt tant qu’ils sont dans les parages, les latinos. Enfin la cavalerie arrive. La belle expie un soupir de soulagement. Elle peut commencer à se détendre lentement. Son corps est tellement tendu qu’elle a chopé mal dans les articulations. Voyant Pablo libéré de Youri, Caly recule de quelques pas manquant de chuter en arrière à cause du bord de trottoir. Non, elle n’a aucune confiance en ce type et vu les sous-entendus à son égard, elle ne tient pas à être à porter de main. Elle se mord l’intérieur de sa lèvre, balayant le sol de son regard mitigé quand elle voit l’ombre d’une silhouette venir à elle. Ses perles claires remontent progressivement sur le visage du blondinet. Sa pochette se baisse aussitôt, laissant à découvert cette bouille charmante qui ne sourit pas. Sa question l’éclabousse de plein fouet. Il suffit de voir les billes rondes qui le fixent, un peu perdue. « Ma voiture… elle est juste là. »Qu’elle souffle en montrant l’emplacement d’un mouvement de menton. Dans le dos de Youri, à seulement quelques mètres de l’entrée du Club. D’ici, on ne voit pas les dégâts sur sa citadine. Et les mots qu’il lui confie à l’oreille raniment sa crainte. « Quoi ? Pourquoi tu dis ça ?» Mais il ne répond pas, tournant déjà les talons, laissant une Calypso dans le flou total. « Youri... » Qu’elle insiste mais ce dernier est déjà parti inspecter sa voiture !

C’est officiel, elle est bouffée par le stress. Son teint est aussi blanc qu’un cadavre. L’alcool qu’elle a bu trop vite n’aide pas à rester calme. Bien qu’elle se débrouille comme un chef pour le moment. La Belle regarde Youri revenir à elle tout en alimentant ses doutes… Quelque chose est arrivée à sa titine ! La nausée reprend ces droits dans le creux de son estomac, de quoi la crisper d’avantage. Elle observe l’officier parti constaté les dires du blondinet en se dandinant d’un pied sur l’autre. Il est long ! Il note trop de chose sur son carnet… Cette fois, elle comprend que sa voiture a subit des détériorations par ces deux enfoirés. Elle avale difficilement sa salive en tentant de ne pas s’écrouler. C’est pas possible d’être aussi poisseuse ! Bordel de merde ! Mais qu’a-t-elle fait pour mériter tout ça ? Son regard noir se braque sur la tronche de Pablo qui ferme sa grande gueule à présent, embarqué par la flicaille. Va crever enfoiré ! Bien sur tout rapport Calypso, mais rien ne l’empêche de jurer intérieurement. Et elle ne se prive pas. Rha. Elle frappe nerveusement un talon sur le bitume. Elle veut voir sa voiture. Ils peuvent bien discuter de la pluie ou du beau temps, la prophétesse les plante après avoir fait sa déposition et la promesse d’un dépôt de plainte le lendemain. La pochette coincée ses cuisses, elle enfile sa veste parce qu’à présent elle grelotte de froid (ou de stress). Elle passe à côté de Lorenzo et Youri sans un regard, la démarche vive.

Sa voiture. Sa titine.
Elle arrive à sa hauteur, le cœur comprimé. Son regard chute sur les pneus à plat. Un… deux… elle fait le tour de la citadine en portant l’extrémité de ces doigts à sa tempe. Elle n’en revient pas. Les deux autres ont subis le même sort. « Fais chié ! »Elle crache presque le juron. Le talon éclate encore le bitume sous sa rage. Elle pose sa pochette sur le toit rayé de violet et recule en se prenant le crâne à deux mains, essayant de réfléchir… A demain… Aux jours suivant… Pour se rendre au travail ! Appeler un garage ? Non un taxi. Elle ne sait plus. Elle se retient pour ne pas exploser sur place. « Je fais comment pour entrer ? » Qu’elle balance à Youri qui venait de la rejoindre, en braquant son regard énervé sur lui. Non ce n’est pas le fautif dans cette histoire. La seule coupable, ici, c’est elle. Elle se mord la lèvre si forte qu’elle s’en fait mal à en voir son froncement de sourcils, plantant ces mains sur sa taille. Elle lève un instant les yeux vers le ciel étoilé. Et soupir « J’ai envie d’hurler. » Mais elle n’en fit rien. Ses épaules se relâchent en peu, le menton ramené vers l’avant. Seul son regard mouillé se lève sur lui. Un sourire fané aux lèvres. « Je suis sincèrement désolée pour cette soirée de merde. Si j’avais su… »  On serait restés chez moi. la pensée contamine et se meurt. Elle attrape sa pochette d’un mouvement las et se dirige vers Youri pour se planter devant lui. Caly ne dit rien. Elle se contente de le fixer. Ça peut être dérangeant. Le bout du nez dressé vers Lui, elle laisse un nouveau sourire triste étirer le coin de ses lèvres. Dieu seul sait ce qui peut bien trotter dans sa tête en ce moment même. (Ah bon ?) Elle s'en racle légèrement la gorge, et lisse du plat de sa main le tissu de sa petite veste, comme pour remettre de l'ordre chez elle – et surtout dans sa tête-. Une expiration.« Youri. Merci. » Elle se perd un instant dans ses yeux au bleu profond et le fuit presque aussitôt. Gênée. « Tu n’étais pas obligé de m’aider mais à l’avenir… si quelqu’un me veut du mal… s’il te plait, n’intervient pas. » Ses yeux s’ancrent de nouveau dans les siens. Non, elle ne compte pas s’expliquer. La peur de le mettre en danger. Elle ne pourrait le supporter. Perdre encore quelqu’un de son entourage, proche ou non. Youri est revenu dans sa vie, elle n’a pas le droit d’y mettre l’épée de Damoclès au-dessus de la tête. Ne me regarde pas comme ça. C’est mieux pour toi Elle pose sa main au niveau du plexus, ces phalanges le caressent d’un mouvement latérale avant de le tapoter trois fois de suite. C’est doux. Elle penche son visage sur le côté sans le quitter du regard. « Téquila ? » Une proposition comme une autre pour effacer les deux abrutis, sa voiture… leur soirée catastrophique ?

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Message Sujet: Re: about a girl (ft calypso)

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