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 being true to ourselves (ft. abigail)

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Message Sujet: being true to ourselves (ft. abigail) Lun 22 Mai - 19:02

Statut du rp

sujet privé; ft. abigail becker

type ❖ Présent

date ❖ Vendredi 8 avril 2016

informations spatio-temporelles ❖ la nuit est tombée, doit être bientôt 21h à la fin du post, il a pas froid avec son cuir mais peut-être que toi si j'en sais rien… au pire t'avais qu'à te couvrir comme tout le monde la frileuse.

intervention du MJ ❖ non merci, tequila sunrise c'est qu'avec les Cypress

Autre ❖ priez pour nos foies, amen

© HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW



BEING TRUE TO OURSELVES
M’attends pas pour manger. J’envoie le texto à ma sœur pour que l’envie de m’appeler pendant la soirée ne lui prenne pas. Je réalise que j’ai oublié le « bisous », « xoxo » ou autre formule de politesse on ne peut plus barbante. Peu importe. C’est pas la première fois que je la blesserai, ni la dernière j’imagine. Ça fait quatre jours qu’elle squatte chez moi, elle aura de quoi s’occuper, sauf si elle se décide à sortir et c'est encore mieux. Ça reste vendredi soir…
Je range mon téléphone dans la poche de ma veste en cuir et grimace en essayant de regarder les choix de burgers proposés. Je sais pas ce que tu prends Abi, d’ailleurs je vais pas te demander ton avis. Tiens, celui avec le bacon là, elle m’en dira des nouvelles. Quoique non… en fait j’ai pas envie qu’elle goûte au mien s’il est différent. (On sait jamais, d’ici là qu’une idée du genre lui passe par la tête.) On prendra la même chose.
Quelques minutes plus tard, j’ai la bouffe au bout du bras, dans un sachet cartonné. J’avoue qu’il serait mieux pour moi de manger au moins deux burgers ce soir, (ma commande est en adéquation avec ce projet), c’est pas comme si j’avais passé deux heures au dojo après le boulot. J’ai peut-être soif aussi, tiens. Peu importe, on va au bar après, je saurais attendre.

Je regarde un peu vers le ciel d’encre, bombardé de lumières citadines artificielles. Un point de rendez-vous ? Y en a pas vraiment, en plus elle supporte pas les appels - je lui ai déjà dit que ça m’emmerdait - et bien souvent j’ai la flemme d’envoyer un SMS. Bref, la rue en question suffit, on se contente de nous synchroniser au minimum et marcher vingt mètres pour choper l’un ou l’autre ça reste dans nos cordes.

Traversant la rue pour aller de l’autre côté de la chaussée, je coince les deux plis du sachet sous mon biceps, cherchant dans mes poches de quoi rouler en marchant. Je jette un coup d’œil à l’horizon de temps en temps, cherchant à apercevoir une tignasse blonde. J’humidifie la feuille et finit mon ouvrage, pinçant entre mes lèvres le fruit de mon labeur. Que finis par allumer d’un geste trop naturel. Si naturel qu’on aurait plus à se demander de quoi j’allais bien pouvoir crever, le cancer des voies respiratoires était tout désigné. Je prends ma première taffe et y a toujours personne à l’horizon, si ce n’est des sacs à viande qui circulent. Certains pressent le pas comme si leur vie en dépendait. D’autres ont le nez sur leur smartphone, portent les courses de fin de semaine ou font semblant d’être des pantins glacés. Surtout lui, là. Il attend son pote et il a l’impression que tout le monde le regarde, alors il fait le petit ténébreux qui a plus à cacher que George R. R. Martin sur la fin de Game of Thrones. Pourtant y a que moi qui le regarde… et je parie qu’il n’a même pas fini la saison 4.

Sans chercher à attendre plus longtemps debout et à déambuler, je finis par m’assoir sur le bord d’un trottoir, déposant le sachet à ma gauche. Et je dissèque les gens qui sont sous mes yeux, qu’ils ne soient visibles que trois misérables secondes ou en position statique derrière la vitre d’un restaurant. Le bar est à deux pâtés de rue de là, c’est l’avantage d’avoir tout centralisé. De toute façon j’ai garé la voiture pas loin non plus. J’expire doucement la fumée alors que je me concentre sur mon observation. Je laisse les flux télépathiques proches m’effleurer, laissant le petit cylindre toxique se consumer au gré des secondes.

Je pense à Amy. Je pense aussi à Calypso. Je pense aussi que je vais gagner mon propre pari, et qu’elle va me rappeler. D’une manière ou d’une autre, elle reviendra. C’est certain.

Je pense à cette affaire bien trop étrange. Je pense à ce petit salopard que je vais choper pour en faire une brochette. Et je pense que je vais bientôt le trouver.

J’ai fini ma clope, que j’écrase sous ma rangers avant d’aller la foutre dans la poubelle publique qui n’est pas loin. Je connais le quartier, je vais éviter de faire le flic qui se croit au-dessus des lois. Même si c’est le cas.

Je me rassois aussitôt et ouvre le sachet. J’ai faim. Je n’attends pas qu’elle soit arrivée pour en dégotter un, que je dénude de son emballage. Je croque dedans. Chaud. Bacon. Et cette sauce dont j’ai encore oublié le nom. Je finis ma bouchée et va en chercher une autre… là, Abigail apparaît. Elle apparaît et je lui dis, la bouche encore à moitié pleine. « Bacon. » L’avantage c’est que j’ai pas besoin d’en dire plus, ni de faire semblant. J’ai jamais pu faire ça avant elle. Et honnêtement, je sais pas si ça soulage quoi que ce soit ou si au contraire ça perverti la machine. Mon visage est de marbre et seuls mes yeux ont fait un va et vient vers sa silhouette. J’avale ce que j’ai mastiqué et glisse au passage… « Tu me dois un verre. » Ou plutôt ce qu'il y aura dedans. Ça tombe bien, j’ai toujours la gorge sèche.

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Message Sujet: Re: being true to ourselves (ft. abigail) Dim 28 Mai - 14:13

heart to heart

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.


En temps normal, je préférais traîner seule dans les bars. La solitude me scied  à ravir. Plus encore, la compagnie des autres me fatiguait. Un peu comme s'ils absorbaient mon énergie. En réalité, ce qui absorbait mon énergie, c'était de devoir me forcer à être "fun", et "sociable" en leurs présences. Parler pour ne rien dire. Sourire à la foule. Surveiller ses paroles. Ca m'épuisait. Après ce genre d'interactions, je ressentais toujours le besoin de me rouler en boule dans un lit avec pour seuls compagnons un thé et le silence.Il y avait pourtant une exception, quelqu'un avec qui je n'avais pas à me forcer. Youri. Pourquoi lui ?Parce qu'il était pire que moi. Bien pire.

Veste en cuir, sweat et t-shirt en dessous. Un vrai oignon. J'avais longuement hésité à mettre mon écharpe, ainsi qu'une deuxième paire de chaussettes. Je m'étais finalement résigner à n'emporter que le stricte minimum. Tout était planifié. D'abord, on boufferait dehors. Les quinze couches de vêtements étaient donc de mise pour que je ne congèle pas. Ensuite, on entrerait dans le bar. Il y ferait chaud, mais j'aurais quand même froid. Parce que c'est comme ça, j'ai toujours froid. Puis finalement, la température monterait graduellement avec les verres. Je laisserais alors tomber le sweat pour l'accrocher à ma taille. Un oignon, oui. Mais un oignon organisé.

En parlant d'organisation. Youri et moi étions parfaitement synchroniser. C'était simple : l'un de nous deux allait chercher la bouffe, tout dépendait de qui passait par là. L'autre payait la première tournée. On se retrouvait toujours quelque part sur le chemin, juste comme ça. Je ne saurais dire s'il s'agissait d'un travail d'équipe, ou si je m'étais simplement adaptée à lui. Tout ce que je savais, c'est que c'était facile. La preuve : je me tenais déjà à ses côtés. Bacon. Comme s'il s'était s'agit de chez moi, je m'affalais sur le bout de trottoir. Une distance raisonnable me séparait de Youri : je tenais à mon espace vital. Lui aussi, je n'en doutais pas.

— Parfait.

Je n'étais pas difficile, niveau bouffe. Je mangeais à peu près tout ce qui pouvait me passer sous la main, du moment que ce n'était pas trop sucré. Quoi que pour le coup, un burger végétarien m'aurait peut-être déçu. Je l'aurais mangé quand même. Et plutôt deux fois qu'une.  

— Tu me dois un verre.
— A l'évidence.

J'enfournais le dit burger dans ma bouche, avec une joie immense. On croirait presque que je n'avais pas manger depuis des jours, à me voir. Mais non. J'étais juste une grosse vache. Une truie, plutôt. Ouais. Une truie, ça s’accordait bien avec la sauce qui venait de s'écraser sur mon jean dans un "plaff" peu ragoutant.

— Bordel de cul., je laissais échapper.

Heureusement, je portais rarement de couleurs clairs. Sans paniquer le moins du monde, j'attrapais une serviette en papier pour essuyer la bavure. Même comme ça, une grosse tâche restait visible. Je haussais les épaules. Pas grave, je nettoierais ça dans les chiottes plus tard. En attendant, j'allais juste sentir la sauce burger. Appétissant.

Une fois notre repas terminé, je prenais mon élan pour me relever. Bien que j'appréciais le calme extérieur, je n'avais qu'une hâte : aller au chaud, et m'enfiler une bière. Et peut-être quelques snacks. Ce burger m'avait ouvert l'appétit.

— Ce soir, j'me lance un défis : ne pas boire plus de 6 verres. Marre des gueules de bois matinales.

L’alcoolique notoire que j'étais n'allais certainement pas tenir son propre pari. Mais bon. Ça valait le coup d'essayer. Je ne me souvenais que trop bien de ma dernière cuite. Je m'étais retenue de gerber tout le long d'un trajet en bus, pour finalement dégobiller dans les buissons une fois sortie. C'était pas classe, du tout. Le problème avec moi, c'est que je ne tenais que trop bien l'alcool. Alors je buvais, beaucoup trop. Et mon foie n'était pas toujours d'accord pour me suivre. Meh.

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until the love runs out
the sirens  calling away, this mean so much more. the floating boat is carrying me, and i can live my story differently. the smile.(⚡) le chant des sirènes.
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