Partagez | .
 

 being true to ourselves (ft. abigail)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Age : 35 ans
Métier : Officier de police au CPD
Situation : Célibataire
Localisation : Chicago, IL
Feat. : Max Riemelt
Copyright : ©balaclava (av), ©alas (sign)
Je suis aussi : Ciaran
Date d'inscription : 19/05/2017
Messages : 416

Message Sujet: being true to ourselves (ft. abigail) Lun 22 Mai - 19:02

Statut du rp

sujet privé; ft. abigail becker

type ❖ Présent

date ❖ Vendredi 8 avril 2016

informations spatio-temporelles ❖ la nuit est tombée, doit être bientôt 21h à la fin du post, il a pas froid avec son cuir mais peut-être que toi si j'en sais rien… au pire t'avais qu'à te couvrir comme tout le monde la frileuse.

intervention du MJ ❖ non merci, tequila sunrise c'est qu'avec les Cypress

Autre ❖ priez pour nos foies, amen

© HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW



BEING TRUE TO OURSELVES
M’attends pas pour manger. J’envoie le texto à ma sœur pour que l’envie de m’appeler pendant la soirée ne lui prenne pas. Je réalise que j’ai oublié le « bisous », « xoxo » ou autre formule de politesse on ne peut plus barbante. Peu importe. C’est pas la première fois que je la blesserai, ni la dernière j’imagine. Ça fait quatre jours qu’elle squatte chez moi, elle aura de quoi s’occuper, sauf si elle se décide à sortir et c'est encore mieux. Ça reste vendredi soir…
Je range mon téléphone dans la poche de ma veste en cuir et grimace en essayant de regarder les choix de burgers proposés. Je sais pas ce que tu prends Abi, d’ailleurs je vais pas te demander ton avis. Tiens, celui avec le bacon là, elle m’en dira des nouvelles. Quoique non… en fait j’ai pas envie qu’elle goûte au mien s’il est différent. (On sait jamais, d’ici là qu’une idée du genre lui passe par la tête.) On prendra la même chose.
Quelques minutes plus tard, j’ai la bouffe au bout du bras, dans un sachet cartonné. J’avoue qu’il serait mieux pour moi de manger au moins deux burgers ce soir, (ma commande est en adéquation avec ce projet), c’est pas comme si j’avais passé deux heures au dojo après le boulot. J’ai peut-être soif aussi, tiens. Peu importe, on va au bar après, je saurais attendre.

Je regarde un peu vers le ciel d’encre, bombardé de lumières citadines artificielles. Un point de rendez-vous ? Y en a pas vraiment, en plus elle supporte pas les appels - je lui ai déjà dit que ça m’emmerdait - et bien souvent j’ai la flemme d’envoyer un SMS. Bref, la rue en question suffit, on se contente de nous synchroniser au minimum et marcher vingt mètres pour choper l’un ou l’autre ça reste dans nos cordes.

Traversant la rue pour aller de l’autre côté de la chaussée, je coince les deux plis du sachet sous mon biceps, cherchant dans mes poches de quoi rouler en marchant. Je jette un coup d’œil à l’horizon de temps en temps, cherchant à apercevoir une tignasse blonde. J’humidifie la feuille et finit mon ouvrage, pinçant entre mes lèvres le fruit de mon labeur. Que finis par allumer d’un geste trop naturel. Si naturel qu’on aurait plus à se demander de quoi j’allais bien pouvoir crever, le cancer des voies respiratoires était tout désigné. Je prends ma première taffe et y a toujours personne à l’horizon, si ce n’est des sacs à viande qui circulent. Certains pressent le pas comme si leur vie en dépendait. D’autres ont le nez sur leur smartphone, portent les courses de fin de semaine ou font semblant d’être des pantins glacés. Surtout lui, là. Il attend son pote et il a l’impression que tout le monde le regarde, alors il fait le petit ténébreux qui a plus à cacher que George R. R. Martin sur la fin de Game of Thrones. Pourtant y a que moi qui le regarde… et je parie qu’il n’a même pas fini la saison 4.

Sans chercher à attendre plus longtemps debout et à déambuler, je finis par m’assoir sur le bord d’un trottoir, déposant le sachet à ma gauche. Et je dissèque les gens qui sont sous mes yeux, qu’ils ne soient visibles que trois misérables secondes ou en position statique derrière la vitre d’un restaurant. Le bar est à deux pâtés de rue de là, c’est l’avantage d’avoir tout centralisé. De toute façon j’ai garé la voiture pas loin non plus. J’expire doucement la fumée alors que je me concentre sur mon observation. Je laisse les flux télépathiques proches m’effleurer, laissant le petit cylindre toxique se consumer au gré des secondes.

Je pense à Amy. Je pense aussi à Calypso. Je pense aussi que je vais gagner mon propre pari, et qu’elle va me rappeler. D’une manière ou d’une autre, elle reviendra. C’est certain.

Je pense à cette affaire bien trop étrange. Je pense à ce petit salopard que je vais choper pour en faire une brochette. Et je pense que je vais bientôt le trouver.

J’ai fini ma clope, que j’écrase sous ma rangers avant d’aller la foutre dans la poubelle publique qui n’est pas loin. Je connais le quartier, je vais éviter de faire le flic qui se croit au-dessus des lois. Même si c’est le cas.

Je me rassois aussitôt et ouvre le sachet. J’ai faim. Je n’attends pas qu’elle soit arrivée pour en dégotter un, que je dénude de son emballage. Je croque dedans. Chaud. Bacon. Et cette sauce dont j’ai encore oublié le nom. Je finis ma bouchée et va en chercher une autre… là, Abigail apparaît. Elle apparaît et je lui dis, la bouche encore à moitié pleine. « Bacon. » L’avantage c’est que j’ai pas besoin d’en dire plus, ni de faire semblant. J’ai jamais pu faire ça avant elle. Et honnêtement, je sais pas si ça soulage quoi que ce soit ou si au contraire ça perverti la machine. Mon visage est de marbre et seuls mes yeux ont fait un va et vient vers sa silhouette. J’avale ce que j’ai mastiqué et glisse au passage… « Tu me dois un verre. » Ou plutôt ce qu'il y aura dedans. Ça tombe bien, j’ai toujours la gorge sèche.

code by bat'phanie


I hope I can sleep straight through madness
but I can't even tell when I'm sleeping anymore

…d'odieux mensonges sont prononcés en #8A7799

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t922-youri-sojka http://solemnhour.forumactif.org/t925-carnet-d-adresses-de-youri-sojka-may-god-have-mercy-upon-my-enemies-cause-i-won-t
avatar

Age : 24 ans
Métier : Chasseuse à mi-temps / actrice ratée
Situation : Célib' endurcie
Localisation : Chicago [nomade]
Feat. : Nicola Peltz
Copyright : bazzart
Je suis aussi : /
Date d'inscription : 28/04/2017
Messages : 175

Message Sujet: Re: being true to ourselves (ft. abigail) Dim 28 Mai - 14:13

being true

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.


En temps normal, je préférais traîner seule dans les bars. La solitude me scied  à ravir. Plus encore, la compagnie des autres me fatiguait. Un peu comme s'ils absorbaient mon énergie. En réalité, ce qui absorbait mon énergie, c'était de devoir me forcer à être "fun", et "sociable" en leurs présences. Parler pour ne rien dire. Sourire à la foule. Surveiller ses paroles. Ca m'épuisait. Après ce genre d'interactions, je ressentais toujours le besoin de me rouler en boule dans un lit avec pour seuls compagnons un thé et le silence.Il y avait pourtant une exception, quelqu'un avec qui je n'avais pas à me forcer. Youri. Pourquoi lui ?Parce qu'il était pire que moi. Bien pire.

Veste en cuir, sweat et t-shirt en dessous. Un vrai oignon. J'avais longuement hésité à mettre mon écharpe, ainsi qu'une deuxième paire de chaussettes. Je m'étais finalement résigner à n'emporter que le stricte minimum. Tout était planifié. D'abord, on boufferait dehors. Les quinze couches de vêtements étaient donc de mise pour que je ne congèle pas. Ensuite, on entrerait dans le bar. Il y ferait chaud, mais j'aurais quand même froid. Parce que c'est comme ça, j'ai toujours froid. Puis finalement, la température monterait graduellement avec les verres. Je laisserais alors tomber le sweat pour l'accrocher à ma taille. Un oignon, oui. Mais un oignon organisé.

En parlant d'organisation. Youri et moi étions parfaitement synchroniser. C'était simple : l'un de nous deux allait chercher la bouffe, tout dépendait de qui passait par là. L'autre payait la première tournée. On se retrouvait toujours quelque part sur le chemin, juste comme ça. Je ne saurais dire s'il s'agissait d'un travail d'équipe, ou si je m'étais simplement adaptée à lui. Tout ce que je savais, c'est que c'était facile. La preuve : je me tenais déjà à ses côtés. Bacon. Comme s'il s'était s'agit de chez moi, je m'affalais sur le bout de trottoir. Une distance raisonnable me séparait de Youri : je tenais à mon espace vital. Lui aussi, je n'en doutais pas.

— Parfait.

Je n'étais pas difficile, niveau bouffe. Je mangeais à peu près tout ce qui pouvait me passer sous la main, du moment que ce n'était pas trop sucré. Quoi que pour le coup, un burger végétarien m'aurait peut-être déçu. Je l'aurais mangé quand même. Et plutôt deux fois qu'une.  

— Tu me dois un verre.
— A l'évidence.

J'enfournais le dit burger dans ma bouche, avec une joie immense. On croirait presque que je n'avais pas manger depuis des jours, à me voir. Mais non. J'étais juste une grosse vache. Une truie, plutôt. Ouais. Une truie, ça s’accordait bien avec la sauce qui venait de s'écraser sur mon jean dans un "plaff" peu ragoutant.

— Bordel de cul., je laissais échapper.

Heureusement,  je portais rarement de couleurs clairs. Sans paniquer le moins du monde, j'attrapais une serviette en papier pour essuyer la bavure. Même comme ça, une grosse tâche restait visible. Je haussais les épaules. Pas grave, je nettoierais ça dans les chiottes plus tard. En attendant, j'allais juste sentir la sauce burger. Appétissant.

Une fois notre repas terminé, je prenais mon élan pour me relever. Bien que j'appréciais le calme extérieur, je n'avais qu'une hâte : aller au chaud, et m'enfiler une bière. Et peut-être quelques snacks. Ce burger m'avait ouvert l'appétit.

— Ce soir, j'me lance un défis : ne pas boire plus de 6 verres. Marre des gueules de bois matinales.

L’alcoolique notoire que j'étais n'allais certainement pas tenir son propre pari. Mais bon. Ça valait le coup d'essayer. Je ne me souvenais que trop bien de ma dernière cuite. Je m'étais retenue de gerber tout le long d'un trajet en bus, pour finalement dégobiller dans les buissons une fois sortie. C'était pas classe, du tout. Le problème avec moi, c'est que je ne tenais que trop bien l'alcool. Alors je buvais, beaucoup trop. Et mon foie n'était pas toujours d'accord pour me suivre. Meh.

made by LUMOS MAXIMA


©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t902-abby-one-for-the-road http://allwaswell.forumgratuit.lu En ligne
avatar

Age : 35 ans
Métier : Officier de police au CPD
Situation : Célibataire
Localisation : Chicago, IL
Feat. : Max Riemelt
Copyright : ©balaclava (av), ©alas (sign)
Je suis aussi : Ciaran
Date d'inscription : 19/05/2017
Messages : 416

Message Sujet: Re: being true to ourselves (ft. abigail) Jeu 7 Sep - 2:03


BEING TRUE TO OURSELVES
Je ne peine pas à sentir la joie - on ne peut plus dissimulée - qu’Abigail a de bouffer ce morceau de viande coincé entre deux bouts de pain. Des pensées qui m’effleurent tout naturellement alors que je n’ai pas encore daigné lui jeter un regard réellement appuyé. Je savais qu’elle avait encore foutu trop de fringues sur le dos et que j’allais finir porte manteau. En fait non, j’allais simplement laisser certains trucs au lieu de les ramasser, parce que croyez-le ou non, cet oignon n’est plus si organisé que ça une fois quelques grammes dans le sang. Un soupir nasal long s’échappe alors que je suis en train de finir ma bouchée. J’ai bientôt terminé, elle vient à peine de commencer.

Là, Abi lâche un juron et mes yeux s’aimantent à sa silhouette, cherchant l’origine du ‘problème’. Je n’ai pas beaucoup de mal à voir ce qui se passe, pour la simple et bonne raison qu’elle n’est pas discrète pour s’en dépêtrer. Une tâche de sauce tiède sur son jean. C’est clair que c’est pas très glamour, puis ça va puer si elle nettoie pas. Au mieux on croira qu’elle s’est fait dessus, c’est pas si grave comparativement à d’autres apriori qu’on a déjà pu avoir par le passé à son égard.(Et qu’elle ignore sans doute. L’esprit est un nid à surprises.)

Je termine enfin le burger alors qu’elle s’évertue à se rendre un peu plus propre. Ça n’a pas l’air de la perturber en tous cas, et c’est tant mieux. Les chochottes, très peu pour moi. Je m’étais contenté de dire.
« T’es crade. » et elle ne semblait pas désapprouver en soi, même si la façon de le dire n’était pas réellement délicate. De toute manière, si elle était là pour ça, ça se saurait. (Et surtout, elle serait pas là.) Les mots mielleux et les paillettes… on les laisse volontiers à Disneyland.

J’ai les mains qui puent même après avoir passé cette fausse serviette sur mes doigts. (Je les regarde en silence, paumes ouvertes à mon regard métallique.) Je crois que je n’aime pas ça, ça me fait chier. J’ai envie que d’une chose, c’est les tremper dans la javel. Ou l’alcool. Ou les deux.

Alors que j’étais en train de réfléchir à ce que j’allais pouvoir faire pour virer cette odeur de graillon, la gamine se remet à parler, après s’être levée. « Ce soir, j’me lance un défis : ne pas boire plus de 6 verres. Marre des gueules de bois matinales. » en temps normal j’aurais haussé un sourcil, peut-être simulé un rire, ce genre de trucs. Mon visage s’incline un peu plus vers le sien, en contre-plongée. J’ai plus rien à regarder d’autre en fait, et les quelques passants un peu moins pressés nous regardent de traviole. Et ceux-là, j’en ai rien à carrer. Je laisse un silence assez gênant s’installer, parce que je n’y réponds pas. Ne réagis pas vraiment, je ne fais que la scruter. Ça commence à tendre un peu sur les muscles de la nuque, avouons-le. Encore un peu et elle me regarderait vraiment de haut.
Bon, jusqu’à ce que ça finisse par sortir. « Tu prends les paris ou c’est pour déconner ? » simple question cupide, j’allais pas laisser passer l’opportunité de me faire payer des verres en plus. Surtout qu’elle tiendrait jamais ce foutu pari, c’était évident.

Je finis enfin par me hisser sur mes jambes et balance dans la poubelle voisine mes déchets. Il était temps que je la dépasse d’une tête, j’avais la désagréable impression d’être un gosse en bas âge. L’idée me hérisse pas mal je dirais. Plus d’être un gosse que d’être jugé. Je soupire et lui emboîte le pas. On sait tous les deux où aller de toute façon, notre destination finale n’est pas loin.

Nous remontons jusqu’aux portes de l’établissement et je songe à nouveau à cette affaire qui me taraude. À deux doigts d’attraper ce fils de pute. Tout le monde sait qu’il doit payer… il n’aura pas à se vider longtemps. J’entends déjà le crissement des pneus, le bris d'une vitre ou des os qui se fissurent dans un craquement douteux. Le fantasme deviendra bientôt réalité. Bien d’autres sont passé avant lui de toute façon, c'est qu'une formalité.

J’ouvre la voie et m’introduit dans le bar.
Est-ce qu’on nous connait ?
Disons que notre duo est plutôt habitué des lieux, sans pour autant être connu comme les loups blancs. Que le staff a bien saisi que j’étais flic, même si c’est pas un bar à flics. De toute façon ils me reconnaitraient plus s’ils me voyaient en dehors de ces murs. Comme quelqu’un de normal, pas d’apathique.
Encore un mot disgracieux.

J’en oublie même de saluer le barman lorsque je m’installe au comptoir. En réalité j’ai laissé parler Abigail… après tout elle me doit un premier verre. Je regarde un peu autour de moi, sans pour autant m’y attarder avec beaucoup d’intérêt. Quelques pensées puissantes résonnent là-haut, contre ma volonté. C’est toujours comme ça dans les lieux du genre. Ne vous fiez pas au poivrot, il a toujours plus de puissance que vous dans le caisson.

Finalement je reporte mon attention sur Abi qui est à ma gauche. J’ai pas retiré mon cuir, pas que j’aie froid, mais on va dire que j’ai pas chaud non plus. En fait il est mieux sur mes épaules et je vois pas trop pourquoi je le retirerai pour l’instant, ça m’importe peu. Elle en revanche, elle ne va pas tenir une heure en étant emmaillotée comme ça. Mais ça c’est son problème, pas le mien.
Je me masse un peu la nuque d’une main, les vestiges d'entraînements réguliers. Et là, j’ai un relent d’hypocrisie qui survient. « Et ta semaine ? » parce que j’avais désappris à ne plus être moi-même et que certaines « habitudes » devenaient même difficiles à contenir. Ça y est, elle goûtait à nouveau au Youri masqué.
Au moins ça lui ferait un peu la conversation, même si on a rarement eu besoin de ça entre nous.
Je sais toujours pas comment elle fait pour me supporter. Même sobre.
Vivement le sixième verre.

code by bat'phanie


I hope I can sleep straight through madness
but I can't even tell when I'm sleeping anymore

…d'odieux mensonges sont prononcés en #8A7799

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t922-youri-sojka http://solemnhour.forumactif.org/t925-carnet-d-adresses-de-youri-sojka-may-god-have-mercy-upon-my-enemies-cause-i-won-t
avatar

Age : 24 ans
Métier : Chasseuse à mi-temps / actrice ratée
Situation : Célib' endurcie
Localisation : Chicago [nomade]
Feat. : Nicola Peltz
Copyright : bazzart
Je suis aussi : /
Date d'inscription : 28/04/2017
Messages : 175

Message Sujet: Re: being true to ourselves (ft. abigail) Ven 8 Sep - 16:49

being true

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.


— Tu prends les paris ou c’est pour déconner ?  
— J'te dois un verre à chaque +1 dans mon compteur, passé 6.

J'avais un peu hésité avant de répondre. Comme si j'avais pris le temps de faire une sorte d'introspection. Une vague analyse de la situation grâce aux données connues : J'étais nulle pour gagner les paris. Mais, je tenais toujours mes promesses. Mon budget étant limité, je pourrais difficilement payer les verres de Youri, ce qui me freinerait certainement. Logique. Et voilà que les paris étaient lancés. Nous pouvions y aller.

A peine entrés dans le bar, je sentais déjà quelques regards peser sur moi. Vieux pervers dégueulasses, déjà ivres. Ça me mettais foutrement mal à l'aise. Mais Youri était avec moi, alors ça allait. Il était flic, après tout. Et ce, même si je l'oubliais très souvent. Difficile de se dire qu'un bonhomme aussi je-m'en-foutiste que lui puisse essayer de faire le bien. Enfin. Je n'avais aucun mal à croire une chose pareil, ce n'était simplement pas la première pensée qui me serait venue à l'esprit. Je m’assois sur l'un des grands tabourets accolé au bar, avant de commander les deux verres. Une bonne pinte de bière pour moi, parce que la bière après la bouffe, c'est sacré. Puis la bière, c'est le bien. Même si ça fait gonfler le bide et que j'ai l'air totalement enceinte après, que ça fait lâcher des rots de camionneur, et aller aux chiottes toutes les trois minutes. Je remercie le barman, choppe mon verre, et place le deuxième face à Youri.

— Et ta semaine?

Aussitôt, je sentais mon énergie tomber à plat. Aucune envie de raconter ma semaine, de revivre mentalement ma petite vie, et encore moins d'utiliser ma salive pour ce genre de conneries. C'est là que je réalisais : cette question venait de Youri. Le mec le plus susceptible d'en avoir rien à battre de ce que j'ai fais de mon mardi après-midi, au monde. J'en déduisais donc qu'il avait bugé. Qu'il m'avait confondu avec quelqu'un d'autre, ou je n'sais quoi. Ma première envie était de simplement l'ignorer. Mais finalement, je décidais de lui répondre, armée de mon sarcasme habituel.

— Passionnante. J'ai fais du scrapbooking, j'ai aidé les mamies à traverser la route, et j'ai même agrandis ma collection de timbres.

Le gros foutage de gueule. En réalité, j'avais gardé une demi-douzaine de chiens, et commencer mon apprentissage de la sorcellerie. C'était pas le genre de choses que je pouvais balancer comme ça. Encore moins lorsque ma réponse n’intéressais pas réellement mon interlocuteur. Je buvais quelques gorgées de bières, avant de réaliser un truc. J'étais tellement occupée à éplucher les grimoires de magie cette semaine, je n'avais même pas chercher d'affaires pour la chasse. Peut-être que Youri allait pouvoir m'être utile.

— Et ton boulot? Pas trop de psychopathes dans le coin?

made by LUMOS MAXIMA


©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t902-abby-one-for-the-road http://allwaswell.forumgratuit.lu En ligne
avatar

Age : 35 ans
Métier : Officier de police au CPD
Situation : Célibataire
Localisation : Chicago, IL
Feat. : Max Riemelt
Copyright : ©balaclava (av), ©alas (sign)
Je suis aussi : Ciaran
Date d'inscription : 19/05/2017
Messages : 416

Message Sujet: Re: being true to ourselves (ft. abigail) Sam 9 Sep - 0:24


BEING TRUE TO OURSELVES
Satisfaction silencieuse que d’avoir possiblement d’autres verres à descendre, les seuls frais étant à prendre sur le compte de mon foie.
Je ne lui avais rien proposé en retour mais la contrepartie se trouverait bien assez tôt une fois le gagnant annoncé. Quelque chose du même acabit, évidemment. D’entre nous j’ai cru comprendre que j’étais le seul à avoir un salaire fixe, j’étais normalement le mieux placé pour claquer des dollars ce soir. Mon budget alimentaire n’étant pas énorme - pour ne pas dire quasi-nul - je me permettais bien souvent de le ponctionner. Pour la boisson, pour les soirées, et pour tout ce qui pouvait me permettre de ressentir la vie.
J’allais me faire avoir à mon propre jeu. Les paris sont ouverts mais la déception est à mes portes.

Ma bière finit par arriver sous mon nez, il semblerait que ce soit Abi qui l’ait poussé jusqu’à moi une fois sortie en pression. Un son, un frottement, qui me tirai de mes divagations. Je lui jetai un coup d’œil en coin sans daigner la remercier, puis portai la pinte à mes lèvres. J’ignore si faire tomber le masque me permet d’être « mieux ». En fait, le problème a toujours résidé ici. Incapable de déterminer quoi que ce soit, les bienfaits ou son inverse. À défaut, (et pour survivre), le mimétisme avait été de circonstance. Et personne n’était là pour s’en plaindre. À part elle.

Je ne réalise pas encore mon erreur, étant donné ma dissipation. J’ai bu une gorgée, puis me suis laissé happer par des pensées lubriques — qui n’étaient pas les miennes, précisons. Sans prendre de précaution, je m’étais laissé pivoter un peu afin d’apercevoir l’un des visages creusés par l’âge et le vice. Un parmi tant d’autres me direz-vous, mais celui-là était certainement celui qui avait éructé ces douces réflexions muettes. Je n’ai ni chaud ni froid à le regarder, mais son regard avait clairement été dirigé sur le dos de la blondinette qui m’accompagnait. Il avait vu que je l’avais vu, c’est évident. Et j’étais un homme, je savais parfaitement quel genre de pensées pouvaient traverser celui d’un de mes semblables, même si j’étais plutôt à le considérer comme une race inférieure. Comme bien d’autres avant lui.

Ce n’est qu’en l’entendant commencer que je percute.
Là, je balayai la salle d’un regard las et presque agacé, mes épaules s’inclinant à nouveau comme tout à l’heure. J’avais réalisé que trop tard mon erreur, - cette déformation devenue une stigmate naturelle -, mais m’était littéralement muselé pour ne pas avoir à la couper et lui dire d’arrêter (pour la simple et bonne raison que sa réponse m’indifférait totalement). Il n’était pas vraiment question d’altruisme vis à vis d’elle, même en sachant qu’elle n’appréciait pas. Et c’est en écoutant les intonations, puis son sarcasme cassant, que j’avais compris ma maladresse. Bof, tant pis.

Je ne songe même pas un seul instant à m’excuser. Ça arrive même aux pros, comme dirait l’autre. Surtout à eux, me soufflerai-je volontiers.

Un léger soupir nasal qui s’échappe alors que je reprends une gorgée un peu plus gourmande. Une manière de me laver un peu de la connerie que j’avais pu sortir un peu plus tôt, sait-on jamais.

« Et ton boulot? Pas trop de psychopathes dans le coin? »

Elle ne me demanderait pas ça pour me faire chier aussi, par hasard ?
Comme il est possible qu’elle fasse ça par pur intérêt. Hypothèse que je soutiendrais au même niveau que la précédente. J’ai l’air pensif quelques fractions de secondes, continuai de boire un peu avant de reposer la pinte sur le comptoir. Mon regard clair s’orienta vers son visage, à ma gauche. Là, pour quelques instants, il était le seul à parler. À part moi tu veux dire ? chose qu’elle pourrait aussi bien me dire verbalement, et j’étais même étonné qu’elle ne m’ait pas fait la remarque d’une pierre deux coups.
Étonnamment, Abi touche aussi un point qui me colle un peu trop à la peau. Encore une fois il fallait que je repense à ce déchet que je rêvais de coffrer. Littéralement.

Le souvenir persistant d’un mec présent sur mon tableau de chasse. Maintenant que j’en savais un peu plus de mon côté, j’étais - presque - prêt à aller le trouver.

Je finis par dire.

« Y en a toujours. » le genre de réplique qu’aurait pu sortir un type au début d’un film d’horreur, et que tout le monde aurait deviné être le tueur en personne. C’est pourtant le genre de nanard que je pouvais me regarder pour échapper à une nuit de sommeil agité. Autant bouffer de la merde plutôt que d’en revivre.

Impossible d’imaginer un seul instant Abigail l’arme au poing ou prête à dézinguer quelque créature que ce soit. J’avais au moins la naïveté de croire qu’elle était un peu plus innocente que moi de manière générale. Sans doute avais-je tord… mais de là à m’en persuader ce soir, je n’irais pas jusque là. L’air réellement prit par mes pensées, je siffle le reste de ma pinte vitesse grand V. La pousse vers le barman, qui me regarde un peu de travers sur le moment, avant que je lui fasse un signe entendu pour qu’il m’en remette une.

« Le dernier en date devrait pas tarder à tomber. » une façon plutôt charmante de dire que je vais lui tomber dessus de manière légale. Sauf que je n’allais pas faire ça légalement. Mes activités ne concernaient que moi et elle était loin d’imaginer le quart des saloperies que je pouvais faire au nom d’une justice personnelle et ô combien démodée. À cerveau délavé ses méthodes débridées.
Je récupère ma nouvelle boisson. Une deuxième bière avant d’attaquer quelque chose d’un peu plus fort. La bière ça allait bien deux minutes… et ça me disait pas grand-chose de finir la nuit à chier en spray à cause de ça.

code by bat'phanie


I hope I can sleep straight through madness
but I can't even tell when I'm sleeping anymore

…d'odieux mensonges sont prononcés en #8A7799

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t922-youri-sojka http://solemnhour.forumactif.org/t925-carnet-d-adresses-de-youri-sojka-may-god-have-mercy-upon-my-enemies-cause-i-won-t
avatar

Age : 24 ans
Métier : Chasseuse à mi-temps / actrice ratée
Situation : Célib' endurcie
Localisation : Chicago [nomade]
Feat. : Nicola Peltz
Copyright : bazzart
Je suis aussi : /
Date d'inscription : 28/04/2017
Messages : 175

Message Sujet: Re: being true to ourselves (ft. abigail) Dim 10 Sep - 21:34

being true

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.


— Le dernier en date devrait pas tarder à tomber. 

Donc, il y en avait bien un. S'il ne me lâchait pas plus d'infos que ça, j'allais devoir me renseigner par moi-même. Sur internet, certainement. J'avais horreur des journaux télévisés. Ils m'apprenaient toujours des événements que je préférais ignorer. Le terrorisme, les catastrophes naturelles, des cadavres de bébés retrouvés dans les poubelles, des animaux abandonnés... Il valait mieux pour moi de faire comme si toute cette merde n'existait pas. S'il s'agissait d'un humain, je laisserais Youri faire son travail. Dans le cas contraire, je devrais me bouger le fion pour pas que mon pote se fasse buter. Joie.

— J'ferais gaffe à mon cul d'ici là, donc.

J'avais répondu de mon air détaché. Comme toujours. Après tout, nous étions juste en train de parler de psychopathe en liberté, rien de bien alarmant. Pas de quoi en faire des caisses. J'étais simplement la cible idéale pour eux : jeune, plutôt fragile d'apparence, et très souvent seule. Ce qu'ils ne savaient sans doute pas, c'est que j'étais plus féroce que ce dont j'avais l'air. Rien qu'un peu. J'étais quand même pas toujours bien douée, du genre qui se pète le poignet au premier coup de poing. Le manque de calcium, certainement.  Je terminais mon verre, presque cul sec, avant de roter un coup. Élégance, mon deuxième prénom. Le barman posait un nouveau verre face à moi, soit disant payé par "le monsieur là-bas". Je ne daignais pas regarder en sa direction, préférant faire glisser le verre jusqu'à Youri.

— J'te l'offre. Si j'le bois, il va croire que ça l'autorise à m'parler. Ce sera un d'moins sur mes futures dettes.

La psychologie masculine fonctionnait très souvent comme ça. "Je t'ai payé un truc, donc tu m'appartiens". Malheureusement pour eux, le mythe de la femme objet ne se trouvait que dans leurs têtes. Ainsi que dans les sex-shops, rayon "poupées gonflables". En attendant, je demandais au barman s'il était possible de me mettre un grand shot de Jäger. Jake avait toujours été sympa avec moi, et moi avec lui. Faut dire, j'passais assez de temps dans cet endroit miteux pour que le staff m'accorde quelques faveurs. Ça me rappelait ce bar, à Tokyo. Le first house. Il était géré par des étrangers (des "pas japonais".), et j'en avais vite fait ma deuxième maison. En réalité, je n'avais jamais rien payé là-bas. Ils passaient leur temps à m'apporter des boissons gratuites pour me faire rester, les soirs de piètre affluence. J'attrapais mon "shot", en réalité versé dans un verre à whisky comme s'il s'agissait de jus de fruit. Je n'avais le droit qu'à six verres ce soir. Et même s'il devait y avoir le contenu de 6 shots là dedans, ce n'était toujours qu'un seul verre. Après avoir remercié Jake avec un grand sourire, j'avalais deux grandes gorgées de jägermeister. Après des années à me foutre des races, c'était devenu le seul alcool fort qui passait sans problème.

made by LUMOS MAXIMA


©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t902-abby-one-for-the-road http://allwaswell.forumgratuit.lu En ligne
avatar

Age : 35 ans
Métier : Officier de police au CPD
Situation : Célibataire
Localisation : Chicago, IL
Feat. : Max Riemelt
Copyright : ©balaclava (av), ©alas (sign)
Je suis aussi : Ciaran
Date d'inscription : 19/05/2017
Messages : 416

Message Sujet: Re: being true to ourselves (ft. abigail) Lun 11 Sep - 0:08


BEING TRUE TO OURSELVES
« J’ferais gaffe à mon cul d’ici là, donc. » Comme si c’était sa plus grande préoccupation. C’était comme me faire croire qu’elle avait passé sa journée à tricoter un bonnet pour le sdf du coin. Chose qui, connaissant son altruisme flagrant, aurait pu valoir une entrée dans un golden book. En fait je peinais à l’imaginer complètement sans défense et paradoxalement, je la voyais pas savoir tirer droit avec un petit calibre non plus. Autant dire que je ferais mieux d’aller fouiller dans sa tête pour avoir quelques informations plus croustillantes. Sauf que je n’allais pas le faire, sa façon d’être me suffisait dans l’idée. Pour l’instant. Il n’y avait aucune raison valable pour qu’elle m’ait posé cette question et si elle n’insistait pas, c’est que j’avais pas à m’en faire. Mais quel beau p’tit cul ! De toute évidence, on ne parle pas du mien. J’ai reconnu la signature psychique du type là derrière, encore une fois. Il peut pas se la fermer deux minutes ? Je crois que c’était le signal idéal pour accélérer le processus d’hydratation. Je déconne, l’alcool n’hydrate pas. Ça nous bourre de sucre inutile en plus de nous ramollir la cervelle. Sachez simplement que j’emmerde la science.

« Comme tu veux. Je descends bien comme il faut ma bière, l’air d’accepter ma sentence. Je lui jetai un coup d’œil en biais, lâchant franchement. Tu veux que j’lui dise d’aller s’faire enculer ? » autant dire que ça prendrait une minute montre en main alors, dans le doute, je propose. Les prolongations peuvent éventuellement faire durer jusqu’à trois ou quatre minutes, grand maximum. Mais en général j’évite. Le savoureux dicton « plus c’est long, plus c’est bon » c’est bien pour les pucelles ou les épicuriens en puissance. Rien à voir avec moi en soi.

J’allais pas cracher sur un verre de toute façon, même si c’était un trou du cul qui me l’offrait par erreur. J’étais curieux de voir comment le type allait réagir après m’avoir vu siffler la boisson d’une demoiselle. Peut-être que j’allais finir par être sa princesse ? Avouons-le, je n’y tenais pas réellement. Pas plus que de finir dans les bras de ma comparse ici présente. J’étais pas venu pour ça.
D’ailleurs, je me demande pourquoi il n’a pas été frappé plus tôt par un éclair de bon sens. Les putes sont à deux rues d’ici, économiser pour l’occasion est toujours plus rentable que de payer inutilement des verres à quelqu’un qui n’en avait rien à cirer de sa pauvre tronche.

Je crois que je ne cesserai jamais de me demander pourquoi l’être humain est aussi con.

Ça y est, j’entame le cadeau à peine mérité. Je préviens déjà Jake qu’il peut préparer de la Zubrowka. (Oui j’ai des goûts de luxe, et alors quoi ?) Un coup d’œil vers le shot qu’il sert à Abi. Une moue à peine perceptible sur mon visage. « Du génie. » avec la dose à peine recommandée d’ironie. Parce qu’elle venait de baiser le game, comme on dit par chez nous… plusieurs shots dans un grand verre et vous n’en comptiez qu’un. J’étais tellement crevé de ma semaine, j’aurais dû penser à ce subterfuge. Enfin peu importait au final puisque le problème n’était pas réellement mien : le barman savait pertinemment que pour moi, boire c’était dans des verres d’adulte, pas ces espèces de verres à shots miniatures. Là, je vois Jake soupirer et regarder derrière moi. J’en connais un qui remonte vers nous. Et allez. Je redresse un peu mon dos et pivote du côté de la blondinette, laissant échapper un soupir nasal. Un seul coude contre le comptoir. « C’est ton dernier mot, Becker Jr ? » j’étais toujours partant pour lui dire d’aller se faire mettre, il suffisait que d’un seul regard entendu et il pourrait finir sa soirée dehors. À prendre ou à laisser. Que ce soit l’un ou l’autre qui le fasse de toute façon, ça reviendrait presque au même. Presque.

code by bat'phanie


I hope I can sleep straight through madness
but I can't even tell when I'm sleeping anymore

…d'odieux mensonges sont prononcés en #8A7799

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t922-youri-sojka http://solemnhour.forumactif.org/t925-carnet-d-adresses-de-youri-sojka-may-god-have-mercy-upon-my-enemies-cause-i-won-t
avatar

Age : 24 ans
Métier : Chasseuse à mi-temps / actrice ratée
Situation : Célib' endurcie
Localisation : Chicago [nomade]
Feat. : Nicola Peltz
Copyright : bazzart
Je suis aussi : /
Date d'inscription : 28/04/2017
Messages : 175

Message Sujet: Re: being true to ourselves (ft. abigail) Lun 11 Sep - 20:40

being true

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.


— Tu veux que j’lui dise d’aller s’faire enculer ?
— C'est le genre de choses que je sais dire moi-même.

Mon vocabulaire n'était pas très fleuri, et je faisais rarement preuve de délicatesse lorsqu'il s'agissait d'envoyer chier les gens. Balancer à un ivrogne d'aller se faire foutre était donc de mon ressort. Tandis que je sifflais mon jâger tranquilou, je me laissais à penser qu'il ne viendrait peut-être même pas me faire chier. Malheureusement, nous vivions dans notre réalité merdique, non pas dans l'utopie de mon imaginaire. Le voilà donc qui approchait. Je n'avais pas eu besoin de me retourner pour le savoir : Jake et Youri semblaient être aux aguets. A croire que j'avais une putain d'escorte pour veiller sur moi. Quelque part, ça faisait plaisir. Mon ego s'en voyait flatté.

— C’est ton dernier mot, Becker Jr ?

Je haussais les épaules dans un je-m'en-foutisme total. Après tout. J'étais bien capable de me débarrasser du vieux dégueulasse toute seule, ce serait pas la première fois. D'un autre côté, cela pouvait être distrayant de voir Youri le faire pour moi. J'avais la fâcheuse envie de provoquer le vieux au point où il serait prêt à se battre, et agresser un agent de police au passage. Histoire qu'il se retrouve en cellule pour la soirée. Heureusement pour lui, je n'étais pas assez cruelle pour faire bosser mon pilier de bar préféré pendant son soir de congé.

— Alors, on est mal polie, on dit pas merci ? me balançait le vieux en franchissant la limite de mon espace vital. Aucune réponse de ma part, si ce n'est le mépris visible sur ma face à des kilomètres à la ronde. Son regard se posait alors sur mon verre avant de passer sur celui de Youri, puis de celui de Youri au miens, jusqu'à ce que ça fasse tilt. Une lueur semblait s'être allumée dans ses yeux. Sans doute que ses neurones s'étaient connectés.EH, il est pas pour toi ce verre ! Sans la moindre gène, ce trou-du-cul attrapait le verre de mon acolyte, dans le but de s'en emparer. Personne n'avait le droit de le boire à moins d'avoir des nichons, apparemment. J'allais simplement observer la scène en silence, pour l'instant.

made by LUMOS MAXIMA


©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t902-abby-one-for-the-road http://allwaswell.forumgratuit.lu En ligne
avatar

Age : 35 ans
Métier : Officier de police au CPD
Situation : Célibataire
Localisation : Chicago, IL
Feat. : Max Riemelt
Copyright : ©balaclava (av), ©alas (sign)
Je suis aussi : Ciaran
Date d'inscription : 19/05/2017
Messages : 416

Message Sujet: Re: being true to ourselves (ft. abigail) Sam 7 Oct - 20:16


BEING TRUE TO OURSELVES
À sa réponse, j’haussai les épaules. Si j’étais vexé ? Non. Pour arriver à ce stade il aurait fallu savoir ressentir quelque chose, en plus de cultiver un certain intérêt pour le regard de l’autre. Va savoir, il pourrait apprécier si ça vient de toi. En soi, c’était plus que plausible. D’où la nécessité de faire preuve d’originalité. Ou de redoubler d’agressivité. Quelque chose me disait qu’elle était plutôt blasée à cette idée de le rembarrer… mais entre nous, qui ne le serait pas ? On aurait beau prier pour avoir la paix, les lieux étaient propices à l’indiscipline plus ou moins stéréotypée.
Le pays aussi, n’en déplaise à ses natifs.

Au vu de la précision que fournissait sa réponse, j’avais décidé de m’en remettre au destin. J’imagine que le choix se ferait de lui-même. Une question de temps. Secondes, minutes. À voir. À découvrir. Je ne voulais pas céder à l’ennui ; ma hantise.

« Alors, on est mal polie, on dit pas merci ? » Le lourdaud près de nous, j’avais siroté brièvement le verre qui m’avait été offert par intermédiaire, ne pipant pas mot. C’était pas vraiment ce que j’avais voulu boire ce soir, d’où la commande passée un peu plus tôt auprès de Jake. J’avais jeté un coup d’œil bref dans la direction du relou de service pendant qu’il était en train de reconnecter ses neurones pour comprendre la situation. J’espère qu’il serait moins long à la détente lorsqu’il comprendra qu’en plus d’être pilier de bar, j’étais flic. Mes yeux d’un bleu délavé s’échouent sur le contenu dudit verre, que je fais pencher sur la droite, puis gauche.

Je ne suis pas venu ici pour parader dans un bar miteux, mais pour boire. Simplement boire. C’est tout ce que j’attends de l’instant présent.
Et je pourrais continuer à espérer, je n’allais pas être servi qu’en alcool. Indubitablement.

« Pas de merdier ici l’ami, y a un flic et… » avait bien voulu prévenir Jake, mais le moment était mal choisi. Parce que le frustré venait de tilter, et le frustré était mécontent. « EH, il est pas pour toi ce verre ! » et mes yeux vont chercher ce visage disgracieux, approchant volontairement le verre à l’allure de Saint Graal dans sa direction. Si fade et indigeste est cette humanité. Il tente d’attraper le verre, que je lâche sans qu’il ne s’y attende. Le contenant éclate en morceaux par terre, éclaboussant ses pompes au passage. Les miennes avaient été elles aussi touchées mais un peu moins il est vrai, on va dire qu’il s’était chié à être debout, contrairement à nous. Il me fixe les yeux exorbités, demeurant interdit. Le fils de pute ! hurle son for intérieur. Sa proximité me permet d’atteindre des pensées puissantes et tristement bestiales. Mon visage ne se froisse pas. Ni dans un sourire, ni dans une autre expression.  
Deux yeux qui le suivent et reflètent une âme creuse. Il a fait un demi-pas en arrière depuis le léger incident. « Oups. » est-ce qu’il était nécessaire de préciser une hypocrisie flagrante ? Les noms d’oiseaux pleuvent sur son plan interne, mais franchissent aussi la barrière de ses lèvres. « Putain de merde, pauvre con ! À quoi tu joues ?! T’sais pas c’que… hmpf, merde ! J’vais te… » en secouant un peu ses jambes trempées du nectar alcoolisé. Jake rebondit, tentant de garder son calme malgré le fait que je lui ai sapé son sol. (Entre autre. Il voulait pas de remue ménage dans ses murs.) « Arrête les conneries, tu vas finir au poste. J’t’ai dit qu’il est flic. » je prends note qu’il ne se mouille pas tant que ça. Abigail ne voulait pas de son verre (de toute façon il était tout juste bon à en repayer un si l’envie farfelue lui venait), c’était une évidence. Fallait-il qu’elle dise elle-même le mot magique ? Non ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, le type ravale ses déjections colériques. Ou du moins, la projette sur autre chose, shootant dans la table derrière lui. Il était tout de même risible que la grande majorité des Hommes manifestent une crainte quasi-viscérale de l’autorité. La société la nourrit en permanence, il est vrai. Mais jusqu’à un certain point, certains jouent avec les règles pré-établies, tentant de se sentir plus vivants. De se distinguer d’une masse de moutons. Dans l’idée, je n’étais pas si différent. À la différence que j’oeuvrais une fois le rideau tiré, dans l’ombre. Et que j’essayais de comprendre à chaque instant pourquoi une loi était plus importante qu’une pulsion profonde, et vers quelle valeur elle tirait. Noir, blanc. Cet exercice était devenu pénible avec le temps. Bon, mauvais. Inutile.

Pendant un instant je me demande pourquoi je suis encore là, à rater l’occasion de mettre la main sur un homme qui méritait la mort. Celui qui se dresse là devant moi devrait certes raser les murs, mais la peine capitale ne le concernait en rien. (Du moins pas que je sache.) Peut-être aurais-je dû me tourner vers Nanshe, cette histoire aurait été pliée depuis longtemps. Mais ça n’aurait servi à rien. Après tout, elle était là, toujours. Avec moi. L’ombre d’une conscience.

Je le lâche des yeux et prend le verre de vodka que j’avais commandé. (Jake soupire à ma place.) Je le descends aussitôt, faisant claquer son pied contre le bois du comptoir. Ça brûle un peu. C’est bon. Affaire classée. À peine deux minutes.

code by bat'phanie


I hope I can sleep straight through madness
but I can't even tell when I'm sleeping anymore

…d'odieux mensonges sont prononcés en #8A7799

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t922-youri-sojka http://solemnhour.forumactif.org/t925-carnet-d-adresses-de-youri-sojka-may-god-have-mercy-upon-my-enemies-cause-i-won-t
avatar

Age : 24 ans
Métier : Chasseuse à mi-temps / actrice ratée
Situation : Célib' endurcie
Localisation : Chicago [nomade]
Feat. : Nicola Peltz
Copyright : bazzart
Je suis aussi : /
Date d'inscription : 28/04/2017
Messages : 175

Message Sujet: Re: being true to ourselves (ft. abigail) Aujourd'hui à 21:23

being true

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.

Malgré la distraction que pouvait apporter cette scène, elle ne durait pas. Entre Jake qui calmait le jeu, et Youri qui intimidait complètement l'ivrogne... Il s'était finalement barré en pestant contre nous, de la manière la plus ridicule qui soit. Pas de baston, et pas de vieux pourri en taule. J'étais presque déçue. Je soupirais légèrement une fois l’événement passé. Mon regard se posait sur le sol parsemé d'éclats de verre brisés et d'alcool renversé.

— Désolé pour le verre, Jake.

Je descendais du tabouret, puis je ramassais le plus gros des bouts de verre sur le sol. C'était arrivé par ma faute, en quelque sorte. De manière très indirecte. Du coup, je culpabilisais un peu. Je me sentais responsable de la casse. Mais plus important encore : il ne fallait pas laisser ces trucs pointus dans le chemin. Quelqu'un pourrait se blesser. Et quand je dis "quelqu'un", j'entend là "Moi, dans quelques shots". Je les prenais à main nue, mais assez délicatement pour ne pas me couper. J'avais horreur des petites blessures. Ça faisait toujours super mal pour pas grand chose. Le pire étant les coupures dues au papier.

Je jetais les morceaux dans la poubelle que le barman me tendait. Jake était habitué à mes excès de zèle, mais cela ne l'empêchait pas de se montrer toujours aussi reconnaissant. C'était ma petite technique à moi, pour gratter des tournées gratos. C'était toujours mieux que de jouer de mes atouts féminins. Supposons. Une fois de nouveau assise, je finissais mon jäger avant de commander une bière. Le goût prononcer des plantes devenait vite écœurant si je ne buvais pas autre chose de temps à autre.

— Je bois mes 6 verres, et on part traîner une fois qu'on a un coup dans l'pif.

C'était une affirmation, non pas une question. J'avais toujours aimé me balader de nuit lorsque j'étais alcoolisée. Les lumières artificielles paraissaient si belles, lorsqu'elles étaient floues. Les gens aussi, me semblaient moins laids après quelques verres. Mais pour l'instant, je n'avais que la sensation habituelle du "Je vais bientôt être pompette". Cette sensation était facilement reconnaissable par une soudaine envie de chasser. Ouais. Lorsqu'ils boivent, certains ont envie de sex, et d'autres, de chasse aux créatures maléfiques. Il faut de tout pour faire un monde.

made by LUMOS MAXIMA


©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t902-abby-one-for-the-road http://allwaswell.forumgratuit.lu En ligne
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: being true to ourselves (ft. abigail)

Revenir en haut Aller en bas
 

being true to ourselves (ft. abigail)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» True Blood
» Let your love come true
» True blood.
» Caly & Jayden ♥ True love never dies? (FINI)
» [[??]] True Legend [DVDRiP]uptobox

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Solemn Hour :: united states of america :: The Midwest :: Chicago-