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 [TERMINÉ] ▬.Return of the phantom stranger. (Ft Youri)

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Message Sujet: [TERMINÉ] ▬.Return of the phantom stranger. (Ft Youri) Dim 21 Mai - 22:31

Statut du rp

sujet privé; ft. Youri Solka

type ❖ Présent

date ❖ Mercredi 6 avril

informations spatio-temporelles ❖ En ce mercredi, le ciel est dégagé de tout nuage et le soleil trône en maître dans ce bleu. Mais on s'en fiche un peu car cela se déroule dans l'appartement de Calypso.

intervention du MJ ❖ Non merci. Du repos !

Autre ❖ Je t'Aime Toi ! Enjoy !  :21:

©️ HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW


Youri Sojka
Calypso O'Brien
.Return of the phantom stranger.


La semaine passa, comme à son habitude, sans trop de casse niveau vision et ce qui va avec. Une chance pour le Prophète qui essaie tant bien que mal de garder la tête hors de l’eau. Surtout sur son lieu de travail. Calypso est bon professeur dans sa matière, du moins elle l’espère. Discrète, à sa façon. Mais elle a  la fâcheuse manie d'exceller dans tout ce qu'elle entreprend (enfin côté professionnelle, le privé est une vrai calamité). Elle est aussi populaire au sein de ces collègues comme de ces élèves, pour sa bonne humeur et ses sourires lumineux (devenus rares ces derniers temps). Ils ne pouvaient pas s'empêcher de venir chercher un conseil auprès de la belle ou bien de confier leur souci, allez savoir pourquoi... Bref, on est mercredi et Calypso se langui de ne pas le voir... Devant sa tasse de thé, elle avait réussi à s’introduire dans la salle des archives sans qu’Armelle ne l’aperçoive. Cette dernière commençait sérieusement à lui courir sur le haricot avec ces questions indiscrètes sur sa vie privé. En quoi ça la regarde ? Du coup, ces gestes sont beaucoup plus nerveux à cette pensée. Elle classe des documents que lui avait confié le Directeur (Il lui demandait temps en temps de lui rendre service pendant ses heures de pause et vu qu’elle a du mal à dire non…). Des documents ? Des morceaux de presse collectés ci et là. Mais pas n'importe lesquels. Ils datent, les torchons. Relatant des faits historiques de l’université, des événements marquant que ce soit dans la ville, le pays ou même ailleurs... Elle devait les classer par années et les ranger dans la muraille de tiroir en ferraille qui se dresse devant elle. Une tache certes simple, mais ô combien fastidieuse. Ses heures, passées entre ces murs, elle ne les compte pas vraiment. Il fallait simplement que le travail soit fini, pour être sûre que le Directeur lui foute la paix le lendemain. Alors c'était en sirotant son thé vert qui avait cessé de fumer depuis longtemps, et en glissant tas par tas dans les tiroirs que Caly termine sa matinée.... Un œil toujours sur son téléphone, bien sûr...

11h30 – Elle venait de quitter l'université.

12h17 – Elle ouvre la porte de son appartement. Elle remarque juste en face d'elle un post-it collé, sur son miroir d'entrée. L'écriture de Ciaran en noir, sur ce dernier rose fluo. « N'oublie pas ce soir ! ». Vraiment ?!... Il avait poussé le vice jusqu'à entrer en douce chez elle pour lui semer quelques « rappels ». Ça ne semble pas la surprendre. Un léger sourire étire d'ailleurs le coin de ses lèvres alors qu'elle jette au pied de son porte manteau son petit sac. Elle ne prend pas la peine de déballer ses affaires, elle n'est pas en avance. Mais elle récupère tout de même son portefeuille et son téléphone qu'elle transfère dans un autre sac, beaucoup plus gros et encombrant. Son sac de cours, à vrai dire... Mais au moment où elle s'apprête à refermer la fermeture de ce dernier, son téléphone s'allume et se mit à vibrer.
Thomas est inscrit sur l'écran. De quoi faire soupirer la Belle qui se sent obligée de décrocher. Le téléphone à l'oreille, elle ne veut pas perdre de temps. La porte de son appart' toujours entre ouverte, elle la pousse machinalement du talon et quitte l'entrée vers ses toilettes.

« Oui Tom'.... » qu'elle souffle, lasse.
« Hey mon Coeur ! Je suis content de voir que tu es toujours vivante ! J'ai pas eu de réponse à mes messages, j'ai bien cru que t'étais cuite ! »
« Et tu ne t'es pas dit que je les ignorais... ? »
« Ouch'... Bref, je voulais savoir si c'était toujours bon pour dimanche soir..... Hey, t'es en train de pisser ? » Qu’il s'interrompt. Oui, elle est posée sur ses toilettes en train de soulager sa vessie.
« Non... ! Bien sûr que non. Je me lave les mains... »
« Mouais.... Donc ? Dimanche.. ? »
Elle met son tel sous le mode silence le temps de tirer la chasse d'eau, et se dirige directement dans la salle de bain en reprenant la conversation.
« Oui euh... Dimanche. Oui, j'y serai, j'ai les traductions. »
« Trop cool ! Tu me sauves la mise.. ! »
« Comme d'hab'... »
« … Et là... Tu te 'relaves' les mains... ? » Dubitatif mais rieur, Thomas entend à nouveau de l'eau couler.
« Exactement. » Répond la Belle, sans scrupule. En plus, cette fois-ci, c'est vrai.
Un coup d’œil dans son miroir non sans grimacer et elle quitte la pièce en éteignant tout sur son passage pour revenir à la porte d'entrée. Elle retire ses talons qui lui font un mal de chien, téléphone à l'oreille et trousseau de clé dans la serrure, prête à fermer à double tour.
« Ouais bon.. Écoute Tom', je t'apporte tout dimanche. Je dois te laisser, j'suis pas en avance... »
« Ça marche Princesse, à dimanche. »
« C'est ça... ! Bye. »

Elle soupire tout en éteignant son téléphone. Bordel ce type est pire qu’une glue. Gentil mais collant. Caly se masse la nuque en prenant la direction de sa cuisine, portable posé sur le comptoir. Il fallait qu’elle mange un peu. Son estomac crie famine depuis des semaines. Depuis combien de temps n’a-t-elle pas pris un repas correct ? Hormis quand Ciaran est avec elle… Une main sur la poignée du frigo, la Belle ouvrit la lourde porte lorsque la sonnette retentie. Elle en sursaute presque… Non elle n’attend personne ! Elle referme aussitôt le frigidaire et s’avance vers sa porte d’entrée en tendant le cou, méfiante, lorsque son regard clair chute sur la petite chainette qu’elle n’a pas eu le temps d’accrocher grâce à Thomas. Son cœur manque un battement sous la panique. Légère (sans difficulté) elle se précipite dans son entrée et plaque ces paumes contre la porte, remontant le bout de ces doigts lentement vers la chaînette de sécurité, prête à l’accrocher. L’œil collé au judas. L’iris observe la silhouette masculine qui patiente. C’est qui ce guignol ?! Quand elle percute qu’il s’agit d’un flic, planté sur son paillasson rose bonbon. Il est de dos et vu la visibilité qu’offre le Judas, Caly ne le distingue pas vraiment. Sa chemise bleue surmontée des galons de la Police lui suffisent pour la rassurer en quelque sorte… Car avoir un flic à sa porte n’est pas bon signe. Si ?

Elle déglutit tout en reculant son visage, la mine incrédule. Qu’est-ce qu’il fou là… avec son petit cul rebondi…Hey ! Elle se reprend et fronce les sourcils. Son cerveau gomme le salace et commence à bouillir, propose des tonnes de suggestions quant à la présence de la Police à sa porte. Une contravention qu’elle aurait oublié de payer ? Ca se déplace pour une prune maintenant ? Pff j’suis con.Un voisin qui s’est plaint ? (C’est la plus discrète de l’immeuble !) Pire, un décès ?! Oh Mon Dieu ! Qui est mort !!  Et si quelque chose était arrivé à Ciaran ? Pas de panique Caly… Respire… et sourit… Elle expire un bon coup et appuie doucement sur la clenche de la poignée, ouvrant dans la foulée sa porte à demi sur sa silhouette habillée de son tailleur jupe crayon. Armée de son sourire passe partout, ses perles limpides se braquent directement sur le type qui lui fait face alors qu’elle commence à débiter sa phrase bateau… « Monsieur l’agent, en quoi… » Et le sol s’ouvre sous ses pieds. Elle s'arrête de vivre l'espace d'une seconde, ne s'attendant pas du tout à ce visage... Caly le scrute, le sourire en décomposition total. Cette tignasse blonde. Ces yeux bleus profonds… Un revers du passé qui s’apparente à une grosse gifle en pleine figure. « You… Youri… » qu'elle laisse fuir de sa bouche, sans réaction. Encore une seconde figée sous la stupeur…

…Et elle lui claque la porte au nez.

Seule action que son cerveau ou sa conscience lui a ordonné de faire. Perdue, elle fixe sa porte en portant ces deux mains contre ses tempes. Elle réalise peu à peu. Youri est là. Sur le palier de chez elle. Comment est-ce possible ! Bordel de merde ! … Qu’est-ce que je fais ! Mais qu’est-ce que je fais! Tout ce qu’il mérite, c’est une bonne tarte dans sa gueule ! Mais elle ne peut pas faire ça. Pour Amy… Justement… Fais chié ! Alors Caly expire encore une fois tout en se mordant l’intérieur de la joue et rouvre lentement la porte (si lent que les gonds grincent) sur sa silhouette gracile, la main droite tremble sur la poignée. Sa jumelle est posée en poing sur l’encadrement en bois. Muette, elle le toise. Le regard noir.

Codage par Libella sur Graphiorum



Je remets ma vie à... Un plus tard abandonné. Pour simplement vivre. Tenter d'atteindre une humanité. Des lambeaux de terre, me regardaient disparaître. Et parmi les pierres, je vivais et j'espérais, tu sais...


Elle prédit en #D79F68
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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] ▬.Return of the phantom stranger. (Ft Youri) Dim 21 Mai - 23:55


RETURN OF THE PHANTOM STRANGER
Cette histoire de gosse à pondre… c’est pas une bonne idée.

J’aurais bien aimé le lui dire en face, mais surtout plus tôt. Je suis complètement à la bourre. Je l’ai appris y a quatre jours. Je n’arriverais jamais à lui faire recracher le gosse ailleurs que par la porte du bas. Je ne pourrais pas me cacher. Rien que d’y penser… bordel, un gosse, même ça j’arrive pas à le voir en peinture, alors en chair et en os ? Quelque chose qui aurait quelque chose de moi ? Je ne sais pas si ça me dégoûte, si ça me fait paniquer ou si j’ai envie de casser un mur. Je ne sais pas ce que je ressens, parce que je pense que je ressens rien de suffisamment clair pour que je puisse m’y reposer. Tout ce que je sais, c’est que je dois aller trouver Amy, peu importe là où elle se cache. Je la trouverais.

Parce qu’évidemment, j’ai essayé de rappeler son numéro. Plus attribué. Le gros délire. C’est de mon niveau à faire des blagues pareilles. Parce qu’elles auraient fait rire personne.
J’ai essayé de retourner à son appartement, sans pouvoir prévenir autrement. Dame bienséance, va te faire foutre la bouche ouverte. Et vous savez quoi ? Il n’y a plus personne dans cet appartement, du moins plus personne qui puisse me dire une nouvelle fois que je vais être père et que je n’aurais pas le choix. J’aurais préféré avoir cette personne en face de moi. L’attente commençait à être bien trop dure. J’ai cherché ailleurs… à savoir remonter vers Calypso. Sa meilleure amie, cul-et-chemise, patin-couffin. J’en ai ma claque de courir après une nana, surtout quand c’est pas la mienne. Elle non plus n’habite plus au même endroit, ça m’étonne pas trop à vrai dire, contrairement au reste. À croire qu’elles se sont barrées faire un road-trip pendant neuf mois, le temps que je devienne vraiment taré.

Je comprends pas pourquoi elle joue avec moi. Je pensais qu’elle avait comprit… et j’ai plus envie de redevenir… vous savez, cette chose-là qu’on appelle « moi ».

Elle n’a pas le droit de me faire ça.

J’ai fini par avoir l’adresse de Calypso. Me demandez pas comment, de toute façon c’est pas légal. Ça va pas faire de moi un homme plus mauvais, j’ai déjà fait pire et les lois… bref, vous savez que les lois, c’est comme les thons qui sont de vrai diables au lit : c’est bien de s’en prendre de temps en temps, mais à force on finit par être dégoûté.

C’est pour ça que ce midi, je vais prendre sur ma pause déjeuner pour aller la trouver. Soit Amy est là-bas, soit Calypso sait où elle se trouve. Dans les deux cas, j’aurais ce que je veux.

Et dans les deux cas, je suis baisé. Ça fait déjà trop longtemps pour qu’elle puisse avorter.

J’ai dû laisser Miguel bouffer son burger dans la voiture. J’ai prétexté devoir visiter une ‘vieille connaissance’. Ça l’a fait rire quand je lui ai dit ça, surtout quand j’ai dû préciser que c’était une femme. Il n’arrive pas encore à imprimer le fait que je sois aussi intéressé par l’autre bord. Encore un truc de catho coincé, tiens. Y en a qui devraient consulter rien que pour ça.
J’ai laissé mon gilet, c’est pas comme si elle allait sortir un .12mm pour me flinguer. Je doute qu’elle en ait de toute façon, ou qu’elle sache tirer. Mais je me fais pas trop d’illusions quand même, je pense qu’elle serait aussi capable de s’en prendre à moi par rancœur. Et… j’en ai rien à carrer. Je lui laisserais l’occasion de m’en mettre une pour qu’elle soit soulagée. Et si ça peut me réveiller de ce cauchemar, alors c’est volontiers. Après qu’elle ait prit un peu confiance, elle saura peut-être me dire autre chose que des saloperies. Attendez… je me rappelle même plus de l’avoir entendue jurer un jour ?

J’utilise le code que j’ai récupéré via les pensées d’un autre locataire la veille. Les personnes âgées ont toujours cette fâcheuse manie de se répéter le code plusieurs fois dans leur crâne avant de le composer. J’aurais jamais pensé avoir à remercier silencieusement un vieux débris, très franchement. Ça fait tellement naturel que la personne que je croise dans le hall d’entrée me salue avec un grand sourire, que je lui rends poliment. Elle baisse la tête aussitôt. Pourquoi est-ce qu’un flic est ici ? J’espère que Jasper n’a pas encore dealé… Les gens ont peur des flics, c’est pas croyable. Et on est même pas dans le ghetto. Ah et t’inquiètes pas pour Jasper, il passera juste après.

Il s’efface aussitôt que ses épaules s’alignent avec les miennes et qu’il disparaisse dans mon dos. 4ème étage. Je prends les escaliers. J’ai bouffé trop vite. Et j’ai All That She Wants de Bodybangers qui me tourne dans la tête depuis dix minutes. Faut croire qu’on essaie d’essayer de m’envoyer des signes. Maintenant que je sais que je priais bêtement un Dieu qui existe vraiment…
Ça y est, je crois que c’est sa porte, le numéro correspond. J’attends pas une seconde pour réfléchir et appuie sur la sonnette. Je croise instinctivement les bras contre mon torse, soupirant par le nez. Au bout de dix secondes, je pivote déjà pour regarder autour de moi, auscultant les lieux. (On se refait pas.) All that she wants is another baby… Va falloir que ça s’arrête… C’est qui ce guignol ?! Tiens, j’en connais une qui campe derrière la porte. La pensée qui suit aurait pu m’étonner, mais de toute évidence elle ne m’a pas reconnu. (Toujours un plaisir de savoir que son cul n’est pas oublié, elle n’a jamais manqué de le saluer, surtout par erreur.) Ça doit bien faire dix ans… je me demande si elle a toujours ce corps de guêpe ou si elle s’est empâtée. Ce serait quand même mieux si elle n’avait pas vieilli, mais on va essayer de ne pas trop fantasmer. Je reste dans ma position initiale, de toute façon, elle n’a pas parlé. Et c’est qui Ciaran ? Son petit copain du moment ? À moins que ce soit celui d’Amy ? Si ça se trouve, je me fais un film pour rien et tout ça n’est qu’une vaste blague. Qu’il ne s’agit pas du mien…

« Monsieur l’agent, en quoi… » et ça commence bien avec les formules toutes faites, je viens à peine de pivoter dans sa direction, les bras toujours entremêlés contre moi. Mon prénom lui échappe des lèvres — déjà, elle s'en souvient. (Je sais pas comment elle aurait pu faire pour oublier à vrai dire.) Je sens le vent venir, elle n’a pas quitté cette porte et menace de…

La porte me claque au nez.

Ok.

Très bien. On va attendre.

Seul un léger tic au niveau de la bouche. J’inspire doucement, lève les yeux au ciel sans bouger outre mesure. Fléchis un peu les jambes, les retend. J’ai pas très envie d’attendre là, je suis déjà assez contrarié comme ça. Enfin je crois. Ça se voit pas, mais je suis contrarié. Ça va venir. De l’autre côté, elle panique. Je vais pas lui défoncer sa porte. J’ai même pas eu cette idée, pour une fois.

La poignée fait un bruit caractéristique et incline mon visage vers le sien, qui finit par réapparaître. J’ose un sourire léger mais naturel. Ma voix marquée de mon éternel accent germanique résonne enfin. « Content de te voir aussi. » Elle doit certainement se demander comment j’ai eu son adresse, là. Elle n’a qu’à me poser la question directement… du reste, j’avise quand même. « Pour ma défense, j’avais pas ton numéro. » Et décroise les bras. Je me suis démerdé autrement pour la trouver, on va dire. Elle est restée plutôt canon en fin de compte… « Je vais pas rester longtemps, ça sert à rien d’abuser de ton temps et de ta bonne volonté manifeste. » Cela étant, j’ai quelques questions, Mlle O’Brien. À moins que ce soit madame ? D’ailleurs je ne perçois aucune activité psychique derrière sa porte. À proximité du moins, je ne m’appelle pas encore Charles Xavier. « Et je vais pas te demander comment ça va, sinon je vais avoir droit au sermon. Mais sache que ça m’intéresse. » en haussant les épaules, raffermissant un peu ce sourire déjà présent.

Je prends une courte inspiration et dépose ma requête. Je n’ai pas de temps à perdre… pas plus que j’en avais déjà perdu. « Écoute, j’ai besoin de parler à Amy et c’est important. J’ai essayé d’aller à son appart mais y a plus rien, j’imagine que t’es au courant ? Parce que moi pas. Tu l’as quand même pas cachée dans une cave dorée ? Je t’en voudrais pas mais laisse-moi juste savoir où elle est. Je pense que t'es pas au courant mais ça va mieux entre nous, t'as pas à t'en faire… » Je parais inquiet, c’est toujours bon de feindre les émotions les plus chiantes. Ça va mieux entre nous mais ça va encore partir en sucette, en fait.

Et là j’ai comme l’impression que la sucette est restée coincée…

code by bat'phanie


I hope I can sleep straight through madness
but I can't even tell when I'm sleeping anymore

…d'odieux mensonges sont prononcés en #8A7799

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] ▬.Return of the phantom stranger. (Ft Youri) Lun 22 Mai - 13:59

Youri Sojka
Calypso O'Brien
.Return of the phantom stranger.



Il débite sa connerie. Pas besoin de faire le mielleux, elle sait pertinemment qu’il ne pense pas un mot de ce qu’il avance. Content de me voir ? Bah voyons… Elle le fixe, les yeux crachant ses éclairs. S’il s’attendait à des embrassades et des câlins à tour de bras, il se fou le doigt dans le c**. Ils n’ont jamais été très proches par le passé. Ce n’est pas maintenant que les choses changeront, surtout après dix ans de silence radio. La vision d’Amy s’impose naturellement à Caly, complètement anéantie par ce même type qui lui fait face, sourire accroché à sa belle gueule de p’tit con. Alors oui, elle est légèrement tendue et l’agacement peut se lire aisément dans ces prunelles limpides. Elle ne cesse de se mordre l’intérieur de la joue (à s'en blesser) en ravalant ces noms d’oiseaux. « J’me doute que tu n’as pas mon numéro » qu’elle échappe à demi voix en l’écoutant tout de même (l’uniforme de Policier le force à le faire…) Ca le rend plus crédible… Un rictus étire sa bouche à cette pensée, bien vite effacé. Il se défend déjà. Monsieur ne veut pas rester longtemps. « A la bonne heure ! » Caly bouge, histoire de faire taire sa nervosité en s’appuyant sur l’encadrement de la porte, pliant son coude. Sa joue trouve sa place contre son petit poing. En revanche son bras reste sur la clenche de sa porte, barrant ainsi le passage menant à son appartement. Faut pas déconner non plus ! S’il a quelque chose à lui dire, ça sera sur le palier. La curiosité la tient en haleine. Il n’est pas là pour rien. Pas après autant d’année. Un rire amer s’échappe de ses lèvres quand il fait mine de prendre de ses nouvelles, levant un instant les yeux au ciel. Putain il ose… «…Qu’est-ce que tu veux…» Le ton est sans chaleur. Détaché. Insensible à ce sourire qu’il lui offre. Son visage est fermé depuis plusieurs minutes. Et sa patience commence à s’estomper.

Et il balance sa bombe.

Caly est éclaboussée en pleine figure par les mots qui s’enchainent et forment un nœud énorme dans son crâne. Abasourdie, elle tente de reprendre ces esprits en déliant les informations, le teint blanc. Son regard décroche et vacille ici et là. Perdu. Un fantôme… des fantômes dansent autour d’elle, menaçant de l’emporter avec eux dans un passé qu’elle tente d’oublier. Elle ressent cette sensation froide l’envelopper  et ces doigts griffus lacérer son cœur. Sa gorge se serre. La Belle se fige, les yeux ronds braqués dans les siens. Il n’est pas au courant pour Amy… C’est un fait. A vrai dire, qui aurait pu le mettre au jus ? Amy n’avait pas de famille ici, encore bien moi d’amis proches, sauf Calypso. Et vu que cette dernière était dans l’incapacité de le prévenir… encore fallait-il savoir qu’ils étaient de nouveau ensemble. Son corps tout entier se crispe en comprenant que le fameux ‘mec mystérieux’ n’était que Lui. Elle ne dit rien. Son regard fuit le sien alors que sa main droite pousse la porte pour le laisser passer. «… Entre » Qu’elle murmure, la bouche sèche.Elle n'a aucune envie de discuter de tout ça sur son palier. Les murs ont des oreilles... Déjà un flic à sa porte va alimenter les torchons des commères de l'immeuble... Pas besoin de rajouter un scandale en plus.

L’appartement est bien ordonné. L’odeur de Lilas blanc l’accueille. L’entrée ouverte sur sa salle de vie n’est pas grande mais suffisante pour recevoir deux personnes sans être collé. La Belle se décale de l’encadrement, glisse un regard vers la porte de Ciaran (comme pour se donner du courage) et la ferme avec précaution. Caly reste face à cette dernière, la main ne lâche pas la poignée. Elle va chercher l’oxygène en basculant sa tête en arrière. Ces paupières se ferment un instant. Comme sa bouche qui se pince si fort qu’elle se mord l’intérieur de sa lèvre. La confession est si dure... Injuste.

Caly bouge un peu tout en croisant ces bras contre sa poitrine, mains aux coudes. Le menton est baissé. Elle lui fait face, légèrement plus petite que lui. La colère, acide, s’enroule sournoisement dans son estomac, stimulant l’adrénaline qui circule dans ces veines. Rien de bon à présager. Elle incline légèrement sa tête avant de relever son regard voilé de tristesse dans sa direction. Et dire qu’il ignore tout. Les mots qu’elle s’apprête à cracher ravivent déjà cette douleur qu’elle pensait oublier… Etouffée dans une partie de sombre de son être. Son tiroir à souvenir.

Comment lui dire sans exploser ?

Son bout de langue passe doucement sur la jonction de ses lèvres pour mieux mordre l’inférieur.  Elle soupire en maintenant le contact visuel et ramène ces épaules en arrière. Elle part au front. Piquante.« T’aurais pu te réveiller plus tôt, non ? … Puisque … comment déjà… Ah oui. Tout va mieux entre vous… » Elle a un rictus mauvais, amer.  T’es qu’un beau salop. Une pensée qui file dans sa tête alors qu’elle continue de lui sourire tristement. « Bordel Youri… Ca fait bientôt cinq mois qu’elle est… » Putain que c’est dur… Sa mâchoire se crispe alors qu’elle fuit de nouveau le regard. Elle baisse le menton, essayant de contenir les larmes qui se bousculaient à ses cils. « Elle est morte. » Sa voix est étranglée. Le mort ‘morte’ chute lourdement de sa bouche. Fatalité. L’un de ses bras se décroise et se plie, laissant le bout de ces doigts remettre une mèche derrière son oreille et reprend sa position. Elle ne le regarde pas. A quoi bon… Il lui rappelle tant de souvenir… Avec cette impression qu’elle patauge en plein cauchemar. Qu’Amy ouvrirait sa porte armée de son sourire à décrocher sa mâchoire. Mais ce n’est pas le cas.

Elle est bien morte… Morte et enterrée…  

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] ▬.Return of the phantom stranger. (Ft Youri) Lun 22 Mai - 16:20


RETURN OF THE PHANTOM STRANGER
Je n’ai pas besoin d’avoir une lettre explicative ou des indices supplémentaires, tout ce qui ressort de chez elle est une amertume flagrante à mon égard. Et encore, le mot est bien doux. Je trouve ça dommage d’avoir à me taper des pensées de cet acabit. Je trouve ça dommage d’avoir à passer par elle pour atteindre Amy, mais j’espère qu’elle comprendra un jour que ça me fait chier autant qu’elle d’avoir eu à prendre sur ma pause pour partir à la chasse aux nanas. Je m’en serais bien volontiers passé, tout comme le reste en fait. La seule consolation que j’avais pour l’instant, c’était d’avoir une vision plutôt charmante. Un point de vue que j’épongeais de toute émotion négative. C’est ça. Je prenais la forme glacée, sans l’émotion. Je n’étais pas prêt à me rajouter ça sur les épaules… et de toute façon, ça m’aurait peu importé, et encore moins affecté. La poupée bouillonne.

La sucette dont je parle, c’est ce genre de tronche-là, comme celle qu’elle est en train de me faire. Je commence à abandonner progressivement le glacé pour aller disséquer ce qu’il y a dans ses lignes. Ce que je suis en train de voir me surprend. Active surtout ma réflexion sur le sujet. Pourquoi diable est-elle en train de phaser comme si elle avait vu un monstre ? Qu’est-ce que j’ai fais, encore, hein ? Si elle ose me balancer que c’est encore de ma faute, je risque de mal le prendre… je suis pas fautif. En rien. Alors qu’elle ravale toute cette merde, ça vaut mieux.
Alors je la toise. Je gratte au niveau télépathique, apprend seulement qu’elle n’est pas vraiment au courant et… c’est bien pour ça que je l’en informe. Si ce n’était que ça, ce n’était pas la mort. Non ?

Mais là son regard fuit le mien et j’ai du mal à comprendre. Il y a quelques instants, elle me confrontait, et là son monde s’écroule quand j’ai bien voulu parler d’Amy. C’est quoi le problème avec Amy ? Elle est retournée en Australie pour me fuir ? « Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? », demandai-je, non moins impatient face à sa réaction. Et elle me fait entrer. Oula. Je crois qu’elle va m’annoncer une nouvelle encore plus déprimante que celle qui m’a fait venir ici.
Je me fais pas prier, même si je n’ai pas très envie de rentrer. Pas du tout en fait, mais j’ai envie de savoir et je ne vais pas lâcher le morceau si facilement. Je franchi le seuil de la porte et la laisse fermer derrière nous. J’ai fais le moins de pas possibles, elle fait dos à la porte close tandis que je lui fais face. Allez. Accouche ma grande.

Si à l’intérieur je semble être plutôt las d’avoir à me taper encore l’éternel refrain de All That She Wants, à l’extérieur en revanche je semble toujours être préoccupé. Je la scrute de mes yeux clairs et croise à nouveau les bras, en position d’écoute. Je pensais qu’elle allait me balancer un truc un peu plus rabat-joie. « J’ai pas pu écouter son message avant la semaine dernière. C’est le genre de numéro que j’utilise pas souvent, et on était pas sensé se revoir avant un moment… », et oui, et pour une fois c’est la vérité. J’aurais pu me sentir fier de ne pas mentir pour cette fois, un peu comme avec Abi. Mais là j’ai juste envie de… T’es qu’un beau salaud. …j’allais dire ‘prendre une glace’ mais ce sera plutôt ‘la prendre contre le mur immédiatement’. J’inspire doucement, et c’est dans une de mes expirations que je baisse un peu les yeux, relâchant ainsi la pression que j’aurais pu lui mettre en ne cessant pas de la toiser. Calypso commence. Cinq mois qu’elle est quoi ? J’ai levé doucement mes yeux clairs pour les poser sur son visage. Tiens, peut-être qu’elle avait comprit qu’elle était enceinte depuis cinq mois mais c’était un chouia plus que ça, (elle doit avoir un bide comme un ballon maintenant), et je m’attèle à la corriger quand soudain… « Tu sais  que ça fait plus de cinq mois qu’elle est- » « Elle est morte. » Et là, le silence. La vérité frappe et je suis sans voix. Alors ça… même moi j’aurais pas imaginé un scénario aussi tordu. Avec un dénouement pareil surtout. Mes épaules s’affaissent d’elles-mêmes et mes yeux écarquillés, figés dans le vide, la quittent pour vaciller. « Quoi… ? Amy… elle est… » morte, oui. Tous tes problèmes sont balayés d’un coup mon grand. Pouf, comme ça. J’ai presque envie de la remercier, mais ce serait très mal venu. Mais malgré tout, je dois quand même avouer qu’elle va me manquer. Elle soulageait mon ennui. Et là je n’ai plus rien. Une de mes mains passe au niveau de mes tempes pour aller chercher le sommet de mon crâne, alors que je pivote un peu, l’air de chercher mes mots… ou juste retrouver le fil de mes pensées. Je secoue la tête. « C’est pas possible… c’est pas possible. » j’expire longuement, semblant être de plus en plus nerveux. « Où elle est ? » La question tient toujours. Je sais qu’elle voulait être enterrée en Australie, son pays natal. Je le savais mais… peut-être qu’il en aurait été autrement ? Non. Non, clairement pas, elle y est forcément. Je lève les yeux au ciel après une nouvelle inspiration, puis lâche un « Ok. » dans un de mes souffles qui suivit. J’ai un poing sur la hanche et use de mon autre main pour me masser l’arête du nez nerveusement. Le silence est pesant, j’ai un truc coincé dans la gorge. Je m’en racle la gorge. J’ose finalement ajouter, quand mes pseudo-émotions semblent vouloir me le permettre, triturant ma bouche tremblante. « Qu’est-ce qui lui est arrivé ? » j’ôte ma main, elle va rejoindre mon autre hanche. Et enfin, je la regarde. J’avais pas prévu de jouer les sensibles aujourd’hui, mais force est de constater que je n’ai pas rouillé, car mes perles azuréennes sont voilées. Si ça se trouve, elle s’est suicidée. Est-ce qu’elle aurait osé m’abandonner et faire de moi un vrai meurtrier ?

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] ▬.Return of the phantom stranger. (Ft Youri) Lun 22 Mai - 18:45

Youri Sojka
Calypso O'Brien
.Return of the phantom stranger.

Caly le fixe, toujours les bras entremêlés contre sa poitrine et ces mains aux coudes. Elle ne bronche pas car elle sent les larmes si proches de la libération qu’elle n’ose dire un mot ou faire quelque chose. Le souvenir est boueux, remué du bout d’un bâton fragile qu’il menace de rompre à tout instant. La Belle se sent une fois de plus projetée au bord de ce précipice qu’elle tente de combattre depuis des mois. Merci Youri. Ce retour en arrière est tout simplement compliqué. Elle a cette impression que tout lui échappe une seconde fois. Qu’Amy vient de mourir encore une fois. « …Qu’elle est morte Youri. MORTE. » N'ayant pas peur des mots ! Elle s’agace, la colère n’est jamais loin de la tristesse. Il semble assommé par la nouvelle. Finalement, aurait-il un cœur ? Ou bien est-ce juste une façade pour se donner bonne conscience. Il n’était pas là quand le drame s’est produit. Un soupire. Là encore, elle préfère fuir son regard en se dandinant nerveusement d’un pied sur l’autre. Son regard mouillé se relève lentement dans sa direction. Il parle dans sa langue natale. Une langue qu’elle ne comprend pas, faute de s’y être penché dessus. Elle l’observe tout en resserrant ces phalanges autours de ces avant-bras. Vient la fameuse question ‘où elle est ?’… Bordel, il lui demande vraiment ça. Il veut gratter encore ce souvenir douloureux… Parce qu’il s’en inquiète maintenant ? La belle affaire ! Elle ravale un juron mais n’en pense pas moins. Et toi… T’étais où cette journée-là, hein ? Mais aucun mot ne sort de cette jolie bouche. Elle se contente de tout garder pour elle. Si elle savait… « En Australie. Auprès de sa seule famille. » Tu sais, les connards qui crachaient sur elle… Non, bien sûr que non tu n’sais pas.

Youri s’agite sous ses yeux larmoyants. Il semble peiné. Mais cela ne la touche pas. Elle est bien trop affectée par toute cette merde et la revivre est quelque peu… déstabilisant. Pour une fois qu’une journée semblait se dérouler correctement, un grain de sable vient se foutre dans ces rouages et c’est la catastrophe. Et quel grain de sable…  Il continue avec ses questions. Elle soupire en levant les yeux au plafond. Est-elle obligée de répondre à ça ? Lui doit-elle réellement des explications ? Son cœur s’emballe dans sa prison. Sa raison la pousse à le faire. Après tout, il avait pris la peine de venir à elle pour des réponses. La rancune est balayée, du moins pour quelques minutes. Les explications tombent comme une pluie acide « Un tragique accident de voiture… peu avant noël. » Caly lutte pour ne pas s’effondrer. Les images reviennent d’elles-mêmes, cruelles. Elle entend la voix d’Amy crier et ce silence dérangeant qui les avait enveloppés. La brunette frisonne et ce n’est pas de froid. Elle renifle. « Et non… Elle est morte sur le coup. » Sa voix étranglée est chargée d’émotion. « Youri… s’il te plait. Je n’ai plus envie d’en parler… Elle nous a quittés. Trop tôt. » Elle déglutit difficilement, mordant l’intérieur de sa joue une fois de plus. Si elle continue à se charcuter, c’est une crevasse qu’elle va se faire dans la chair. Elle ne le quitte pas des yeux. Son cerveau reformule les propos de Youri, quelques minutes plutôt. Là où il balance qu’elle n’avait pas le droit de mourir. Parce qu’elle l’avait réclamé peut-être ? Caly se sent froissée et préfère ne pas jeter de l’huile sur le feu. Il a eu ces réponses, qu’il se casse maintenant. « Satisfait ? Tu as tes réponses… »  mais avant… « Qu’est-ce que tu lui voulais ? Pour que tu fouines je ne sais où pour avoir mon adresse, c’est que tu es vraiment désespéré. » A son tour d’avoir des réponses. Après tout, elle était dans l’ignorance concernant leur relation… puis c’est un moyen comme un autre de ne pas parler de l’accident. Ce jour maudit où elle a perdu sa sœur de cœur, son alliée, sa meilleure amie mais aussi sa Vie…

Caly se rapproche de lui en accrochant son regard directement dans le clair. Elle n’a pas peur de lui. Elle n’a jamais eu peur de lui. Combien de fois Amy l’avait supplié de ne pas lui en foutre une ! Combien de fois ?! En le voyant chez elle, le prophète regrette de ne pas être passé à l’action plus tôt. Elle contracte sa jolie mâchoire, le frôlant. Presque peau contre peau. Une proximité qu’elle grignote volontairement. Le nez levé. Et cet uniforme ne va pas la freiner. « Alors réponds-moi. Pourquoi tu lui cours après ? Au bout de cinq putain de long mois… Parce que ton excuse bidon du numéro que tu ne pouvais pas écouter, ça ne prend pas. T’as besoin de quoi ? De fric ? » L’adrénaline lui fait trembler les mains. Mais elle ne cille pas, cherchant à lui faire cracher la vérité. Il peut être honnête une fois dans sa vie !

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] ▬.Return of the phantom stranger. (Ft Youri) Lun 22 Mai - 20:24


RETURN OF THE PHANTOM STRANGER
« …Qu’elle est morte Youri. MORTE. » Et elle répète, histoire de bien enfoncer le clou. C’est comme si elle était la seule à souffrir de cette perte. Je sais que je suis égoïste,  je suis qu’un pauvre con trop différent pour être compris de toute façon… mais elle ? Quel genre de femme elle était devenue, là ? Qu’est-ce qu’elle espérait regagner en faisant ça ? En me crachant son venin ? Ça rimait à rien.
Où j’étais ce jour-là, tu vois, j’en sais rien. Peut-être que je me prenais une cuite, peut-être que j’étais en train de sauter un mec dans les chiottes d’une boîte de nuit, peut-être que j’étais dans mon plumard à pioncer. Peut-être que j’aurais jamais pu être là, et que je ne l’ai pas été, c’est tout.
Parce que tu veux pas me cracher la date exacte, parce qu’apparemment je la mérite beaucoup moins que toi. Putain mais pour qui elle se prend ? Le seul rayon de soleil dans la vie de cette petite blonde disparue qui avait aussi partagé ma vie pendant un certain nombre d’années ?
C’est.pas.ma.faute.
Ça prend du temps à sortir, mais ça sort. Alors effectivement elle repose sur les terres australiennes, ou plutôt sous. J’ai comme eu l’impression, pendant un instant, que toute son amertume ne m’était pas complètement dédiée. Cette histoire de famille qui lui bavaient dessus comme des porcs à défaut d’avoir un peu plus d’ouverture d’esprit… « Ces gens charmants… », glissai-je, levant les yeux au ciel. Bien sûr que je sais tout ça. J’ai passé du temps avec Amy. J’en ai passé et je n’ai jamais autant sondé quelqu’un de ma vie. Je la connaissais par cœur. Et c’est bien ça le problème.

Les secondes filent alors que j’essaie de retrouver une prétendue stabilité. Pourtant j’ai encore un peu la bougeotte, nerveux. Mes bras se croisent, se décroisent. Le silence qui pèse finit par être brisé par ses soins, et c’est pas plus mal parce que les réponses, j’allais pas les commander sur Amazon. À nouveau, une information, qui semble me percuter. Une nouvelle claque. Accident de voiture, avant Noël. Je comprends mieux pourquoi elle n’a jamais répondu à mon message de la St Sylvestre (en plus, j’étais complètement beurré - un vrai débris). Morte sur le coup. C’est même pas un soulagement en fait, même si ça allège un peu la nouvelle. C’est pas comme si elle avait passé trois quart d’heure coincée dans un immeuble en feu à s’étouffer ou à être grignotée par les flammes un peu plus chaque dizaines de secondes. Non, là, elle s’était très certainement fait le coup du lapin avec le choc. Fin de l’histoire.

À choisir, j’aurais préféré qu’elle meure autrement.

Calypso m’intime de ne plus parler de ça. Attends, elle me balance la nouvelle comme ça, et elle me dit de me taire ? Décidément, l’égoïsme atteint son paroxysme. Je ne suis pas complètement sot et lui affirme avoir bien saisi le message. Mais que j’ai bien pris en compte certaines choses qu’elle me renvoyait à mon égard. Personnellement.  Et comme si son propre mécanisme de défense m’avait contaminé, la peine va se lover dans les bras de la colère. « Ok, ok. Désolé d’en avoir eu quelque chose à foutre ! » en levant brièvement les mains. Les mecs disent pas clairement qu’ils aiment leur nana. Pas aux autres, pas comme ça. Quand elle est morte par contre, ça peut changer, les langues se délient. Mais de toute évidence, le comportement de l’irlandaise ne laisse absolument pas la place à ce genre de confessions franches et désespérées. J’ai les bras croisés et finis par lui jeter un regard mauvais à ses mots, toujours enrobés de sympathie. Elle n’a pas une once de compassion. Elle a des œillères. Des putain d’œillères, mon pote.

« […] Pour que tu fouines je ne sais où pour avoir mon adresse, c’est que tu es vraiment désespéré. » Je réagis aussitôt. « Ouais. Ben maintenant je le suis vraiment, j’te remercie de t’en inquiéter. » avant de jeter un coup d’œil en biais, fuyant son regard. Je sens qu’elle essaie de l’attraper, elle s’avance petit à petit. J’ai encore les yeux qui brillent de part le voile lacrymal. Mais j’accepte de souder mes clairs aux siens. La proximité est telle qu’elle pourrait sentir mon souffle nasal. Calypso me demande des réponses et je décroise les bras lentement, les alignant à nouveau le long de ma carcasse. Je comprime mes mâchoires. J’ai du sang-froid, j’en ai plus que le commun des mortels, mais je ne pourrais pas la faire culpabiliser si je reste complètement passif. Moi aussi j’ai mal. Que ça te plaise ou non.

« Ça ne prend pas mais c’est la vérité. », insistai-je en appuyant mes mots, approchant un peu plus mon visage du sien pour l’occasion. Elle a déjà songé à me frapper, ses pensées étaient si puissantes pour l’occasion que je n’aurais pas pu louper l’information. Et ce sera pas aujourd’hui qu’elle s’y risquera. Je n’ai pas les poings serrés, je n’ai pas l’air aussi crispé qu’elle, bien au contraire. Je la toise toujours, creusant jusqu’au fond de ses yeux larmoyants. J’use d’un ton sec mais effroyablement calme. « J’ai jamais eu besoin de son fric. Je sais pas où t’es allé ramasser ces conneries. » Dans sa rancœur, sans doute. Elle a toujours voulu voir le mauvais dans notre relation, à Amy et moi. Plus que les moments de bonheur qu’elle a pu avoir de son vivant à mes côtés. Je comprendrais certainement jamais cette méchanceté aveugle qu’elle me jette du clair de ses yeux. « Y a pas que toi qui souffre Calypso, alors ravale tes saloperies. Ça la fera pas revenir et tu le sais aussi bien que moi. » Je pense aussi qu’elle n’aurait pas apprécié nous voir agir comme ça. Mais je lui laisse le soin d’imaginer ça toute seule, c’est l’avantage des pensées auto-destructrices. « Je suis venu pour notre enfant. Pour être présent. Quand je l’ai su, j’ai tout fait pour aller la trouver au plus vite, et par tous les moyens. C'est pour ça que je suis ici Calypso, c'est pour ça que tu dois me supporter moi et mes questions, c'est parce que j'ai accepté d’être celui qu’elle a choisi et d’assumer mes responsabilités. Laisse-moi deviner, elle ne te l’a pas dit non plus ? » Et j’ai la confirmation à en voir son visage se décomposer à nouveau. J’esquisse un faux sourire, le genre de sourire nerveux et succinct, avant de balancer dans un demi-soupir, plus exaspéré que mesquin : « C’est bien ce que je pensais. » Le flot d’émotions - pourtant illusoire - semble à nouveau remonter à la surface, et on ne peut plus renforcé par les propos tenus. Je recule mon visage, secouant doucement la tête et sans la quitter des yeux. « Désolé de te l’apprendre mais t’es pas la seule qui a pu compter pour elle. » Et inversement. Bien dommage qu’elle doive subir cette piqûre de rappel aujourd’hui. Mais j’aurais pas pu faire autrement, elle semblait être coincée dans le passé. Coincée dans ce mauvais, parce qu’elle souffre trop. C’est pas aujourd’hui que je lui ouvrirais mes bras, mais peut-être qu’un jour, elle les acceptera.

En attendant… je reste fidèle à mes mots. Je ne suis que de passage. J’ai rien à récupérer, et je vois bien que je l’emmerde plus qu’autre chose. Ça fait partie du plan que j’ai élaboré ces dernières secondes. Je tire une épaule en arrière et la frôle pour aller chercher la poignée de la porte. « Merci pour ta patience. Que j’ouvre, lui jetant un dernier regard mouillant avant d'en franchir le seuil. Au revoir, Calypso. »

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] ▬.Return of the phantom stranger. (Ft Youri) Lun 22 Mai - 22:21

Youri Sojka
Calypso O'Brien
.Return of the phantom stranger.



« Je ne sais pas si c’est le bon Caly. »
« Alors, pourquoi tu restes avec lui ? »
«… »
« Amy… je connais ce regard. »
« Tu m’agaces quand tu fais ça.»
« Quand je fais quoi ? »
« Quand tu crois lire dans ma tête. »
« Parce que c’est le cas. Et c’est bourré de salace ! Coquine !»
*Rires*
« Quoiqu’il arrive, tu seras toujours là ? »
« Vers l’infini et l’au-delà… »

**********************************************

Une promesse gravée dans la chair, juste là, sous son sein droit.
Caly possède la fin de leur tatouage. ‘L’au-delà…’ A croire que la Destinée commençait déjà à jouer avec elle à cette époque. Comment pouvait-elle savoir que cet engagement serait un présage funeste ? Il ne lui reste plus que les souvenirs amers… certains éphémères car le temps les efface. Des photographies sur le mur de sa chambre. Et son ange en plastique sous son oreiller. Amy est soigneusement rangée dans son tiroir. Avec son père. Parfois elle l’ouvre. Mais les larmes sont bien trop puissantes pour qu’elle contrôle quoique ce soit. Alors elle ferme soigneusement sa boite de Pandore…

Jusqu’à ce que Youri vienne l’ouvrir à sa place.

Sa voix la sort de sa rêverie, ramenant son regard limpide sur cette silhouette qui s’est développée avec le temps. Il a approché son visage, le sien ne recule pas. Il a ce don de faire ressortir cette partie d’elle qu’elle n’aime pas. Ce n’est pas une bagarreuse Caly, ni une fouille merde. C’est une personne bonne qui a malheureusement, trop souffert. Et cela continue encore et encore, à croire qu’on la pousse doucement vers le saut de l’ange. Mais elle est forte. Bien que les genoux fléchissent de temps en temps, elle se relève. Toujours. Ces bras se sont décroisés pour chuter le long de son corps. Poings serrés. Elle ne comprend pas qu’il puisse en souffrir. Pour elle, il a complètement oublié Amy en la jetant comme une merde. Alors le voir se ramener, la bouche en cœur et les yeux larmoyants de quoi… tristesse ? Ne l’aide en rien à ressentir de la compassion. Il a toujours ce rôle de mauvais garçon à ces yeux. Lui qui a fait du mal à Amy. Qui a piétiné son cœur sans se retourner. Maintenant il serait envahie d’une once de chagrin parce qu’elle est morte. Elle peine à y croire. Bien qu’il lui renvoi le même regard mouillé.

Pourquoi elle refuse d’y céder, d’admettre qu’il souffre autant qu’elle ? Personne ne peut être anéanti comme le Prophète. La faucheuse lui a enlevé son rayon de soleil… le seul qui illuminait sa vie. Ce n’est pas juste… Et bien qu’elle consente que la peine puisse le dévorer, elle opte pour le rejet. Elle a mal.

La vérité, hein ? Ces sourcils se plissent sans décrocher son regard du sien. Il est si proche qu’elle peut distinguer les nuances de bleu qui ornent son iris. Il veut quoi, un front contre front ? Ces ongles s’enfoncent dans la peau de ses paumes. Il continue, le ton de sa voix aussi froid que la banquise. Encore une fois, il ne l’impressionne pas. Ce n’est pas Amy. Son nez se fronce joliment lorsqu’il lui dit qu’il n’a nullement besoin d’argent. Vraiment ? Hm. Admettons. Youri pointe du doigt son pseudo égoïsme. Bordel ! Mais de quoi il se mêle. Caly se sent piquée. Jamais de la vie quelqu’un avait eu de tel propos à son égard. Sa respiration se fait plus lourde. Agacée. « … tu l’ouvres trop… » qu’elle grince entre ces dents. Bien sûr qu’Amy n’aurait pas aimé les voir se bouffer le nez de cette manière. Amy était pour la paix. Toujours à voir le positif même dans des situations les plus merdiques. Alors oui, Caly se sent submergée par cette vague de culpabilité qui la foudroie à cette pensée… Elle aurait pu baisser les armes et le prendre dans ces bras pour pleurer ensemble… Chose qu’elle n’a jamais fait depuis le drame. Mais au lieu de ça, Youri fini de l’enfoncer en jetant sur le tapis la grossesse d’Amy. Douche froide. Caly recule d’un pas… Les mots s’entrechoquent dans son crâne. Son regard chute sur le sol et vacille, cherchant de quoi s’accrocher. Mais c’est le vide. Tout comme le néant qui l’enveloppe, elle et son cœur en miette. Elle a envie de vomir. D’ailleurs l’une de ces paumes se pose contre sa bouche ouverte, la seconde sur son ventre. Amy… enceinte… C’est pas possible…Ca ne peut être possible… Pourtant il est bien là, devant elle pour cette raison. Assumer son rôle de père. La douleur la broie cette fois. Impossible qu’elle sorte un mot pour l’instant. Les larmes qu’elle retenait jusqu’à présent se déchainent en trompe sur le galbe de ces joues. « Désolé de te l’apprendre mais t’es pas la seule qui a pu compter pour elle. » Le coup de couteau dans le dos. Et bien profond. Elle relève son regard noir sur lui, complètement anéantie. Alors c’est tout ce qu’il trouve à lui dire…  Son visage se renferme dans une expression tordue. « Ferme-la ! » Qu’elle hurle presque en reculant encore, les mains collées à ces tempes. Elle n’écoute même plus ce qu’il peut bien lui dire. Son chagrin la bouffe complètement…

Il lui souffle son ‘au revoir’, elle s’entend lui crier de sortir de chez elle. Le regard est désespéré. Une fois qu’il franchit le seuil, elle claque la porte dans son dos. Caly se détourne et colle sa colonne contre cette dernière et se laisse glisser jusqu’à heurter le sol de son postérieur. Prise de spasmes. Les pieds glissent lentement sur le carrelage, remontant ces genoux à son menton. Comme une enfant. Elle enfouit sa tête dans le creux de ses bras, libérant sa tristesse à pleurer lourdement son Amie. Leur passé. Leur Amitié.

**********************************************

« Je n’aime pas te voir pleurer Caly. Tu as des yeux magnifiques pour les noyer. »
« … mais je n’arrive pas à m’arrêter… »
« Alors pense à quelque chose de beau. »
« J’ai pas de beau souvenir. »
« On va en créer… »
« …Tu seras toujours là pour moi ? »
« Vers l’infini et l’Au-delà… »


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