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 Erase it with fire ft Ciaran O'Flaherty

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Message Sujet: Erase it with fire ft Ciaran O'Flaherty Mer 10 Mai - 22:25

Statut du rp

sujet privé; ft. Ciaran O'Flaherty

type ❖ Présent

date ❖ Mi-Avril

informations spatio-temporelles ❖ Dans la boutique d'Elizabeth, durant une journée somme toute ensoleillée malgré les sombres pensées de nos protagonistes...

intervention du MJ ❖ Non merci =)

Autre ❖ FEEEEEEEEEEEEEEEELS (ahem)

© HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW


Erase it with fire
Quitter Chicago. Tout ça parce que les Stynes nous recherchaient. Qu’on se sépare, oui, je le concevais, mais devoir tout quitter, alors que je venais à peine de remettre ma vie sur un semblant de rails ? Non. Je n’allais pas me laisser intimider par une famille qui n’est que complots et coup d’états. Je n’avais, pourtant, pas (ou plus) d’attaches particulières pour cette ville, si ce n’est un travail et un familier qui semblaient plus qu’enclin à vouloir que je l’accepte…Ma mère m’a d’ailleurs figurativement botté l’arrière train pour avoir refusé un familier. Et encore, figurativement car elle n’était pas en état de le faire physiquement, sinon je pense que j’en aurais pris pour mon grade, que je sois capable de la dominer physiquement ou non, là n’est même pas la question. Dans tous les cas, je n’allais pas fuir. J’ai toujours vécu ma vie comme je l’entendais et j’ai toujours été recherché par les Styne, depuis l’assassinat de grand-père Styne, sans que jamais je ne sois inquiété. Certes, maintenant ils avaient les moyens de me retrouver plus facilement, mais j’aimerais bien les y voir fasse à moi, et à mon jouet qui se retrouvait actuellement collé à mes côtes par son holster.

Le temps n’est pas à penser à cela, cependant. Actuellement, j’avais une autre mission à accomplir : Aller chercher des affaires, des produits et autres bricoles dont pourrait avoir besoin ma mère pour refaire sa vie en Louisiane et surtout, faire disparaître tout le reste, que sa librairie ne puisse pas apporter plus de connaissances aux Styne qu’ils n’en n’ont déjà. Cela faisait à peine une semaine que nous avions pu nous échapper des cellules où Gareth nous gardait. J’avais eu le temps de me rafistoler un maximum, mais vu les conditions et la gravité des blessures, je sentais encore des douleurs au niveau de mes reins, ainsi que de mon foie. Mon frère savait très bien où frapper pour faire mal à un Styne. Après tout, il en est un aussi, il connaît nos faiblesses et en a drastiquement joué pour me torturer. Dure entente que celle entre mon frère et moi. Pourquoi je n’ai pas essayé de me défendre face à lui et ses accusations quant à Grand-Père ? Mais parce que cela ne servirait à rien très cher. Il est convaincu, il ne cherche plus à comprendre ; je suis l’ennemi à abattre, point final.

Après de longues heures de routes, je me gare, au volant d’une ambulance, près de la boutique. Je sors de brancard, un bodybag et entre dans la boutique. L’idée est de ne pas sembler trop louche. Car ne pas sembler louche du tout est peine perdue. Avec l’ambulance…Mais c’était la seule idée réalisable que j’ai pu trouver pour transporter tout ce qu’il faut sans faire quarante-six aller-retours et surtout sans que l’on croit à un vol (ce qui est le cas, mais passons). J’utilise la clé que m’a fourni Eli et je commence à chercher sur les étagères et dans la réserve (ainsi que la pièce secrète) les choses qu’elle m’a noté sur sa seconde liste (la première étant principalement de quoi manger et soigner son chasseur, liste déjà réalisé avant que nous partions pour la Louisiane). J’en suis presque à avoir fini avec les livres quand j’entends la porte de la boutique s’ouvrir. Les sens en alerte, je sors mon arme et avance silencieusement vers l’entrée, restant invisible pour l’intrus. Finalement il semble s’arrêter et j’en profite pour sortir de ma cachette, arme tendue vers lui, doigt sur la détente. Je me fige pourtant en voyant qui se trouve devant moi.

"Ciaran… ?" je range mon arme, un soupir m’échappant "Qu’est-ce que tu fais ici ?"

Il faut que je le fasse partir, je ne peux pas me permettre de rester ici trop longtemps et surtout, je dois mettre le feu à l’endroit par la suite, j’aimerais autant qu’il ne reste pas dans la boutique trop longtemps…
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Message Sujet: Re: Erase it with fire ft Ciaran O'Flaherty Ven 12 Mai - 14:18


ERASE IT WITH FIRE
Je ne la porterai pas.

Cette idée s’impose à lui lorsque ses pensées se reposent sur cette bague dont il a hérité. Cette bague qui pourrait stopper efficacement l’aggravation de son propre état de santé, non moins bancale ces derniers mois. Cette bague qu’il avait fait porter à sa fille, mais que cette dernière avait retiré de son propre gré pour se laisser emporter par une petite mort.
Et il n’a rien su voir.
Rien du tout.
Obnubilé par son sorcier qui le rejetait, par les passions de sa tant appréciée Calypso. C’est en se retrouvant étouffé qu’il avait fini par se donner un propre coup de couteau dans le flanc. Une image, bien entendu, il n’aurait pas pu faire ça. Pas avant qu’elle ne soit enterrée, que ses dernières volontés soient faites. Or, dans ces dernières volontés, il y avait bien cette histoire de bague que son père (prétendu fils) devrait porter. S’il ne le fasse pas pour lui, qu’il le fasse pour elle. Cela faisait une semaine qu’elle était partie. Une semaine que tout s’était écroulé, et le monde sorcier, cette prise de pouvoirs par Gareth, ça lui passait littéralement au dessus. Ciaran ne réalisait toujours pas, c’était comme sentir un énorme creux à la place de son cœur, sans parvenir à le toucher. Combien de larmes ? Combien de cris ? L’irlandais est tout sauf dans son état normal. Il a mal et cette fois-ci, personne n’est en mesure de lui apporter du soutien de manière efficace, durable; sans qu’il n’ait un poids sur la conscience. C’est Elizabeth qu’il voulait trouver, elle et personne d’autre.

L’ombre amère se faufila dans le bus, oubliant une nouvelle fois de descendre au bon arrêt. Une habitude… sale habitude. Il a encore les yeux gonflés, éteints, la carcasse lourde et vide. Il ne s’est même pas rendu à l’hôpital aujourd’hui, ni depuis trois jours. Au lieu de ça, il s’était laissé mourir dans les draps qui avaient accueilli Enat, pour son dernier souffle. Luis n’a rien su faire pour l’en empêcher… qui aurait osé ?
Il a beau avoir effleuré la mort plusieurs fois, il n’a jamais daigné adoucir son jugement à son égard. Non, il ne l’aime pas. Non, il ne comprend pas que l’on puisse s’acharner autant sur des vies, alors que l’on détient le pouvoir divin. Égoïste, il ne veut plus chercher à comprendre. Tout ça l’épuise et ses pensées s’orientent à nouveau vers Aaron. Abandon.

Elizabeth, oui. Il a besoin de la voir… ne serait-ce que pour lui dire au revoir. Ciaran en a assez, il veut partir. Loin d’ici, loin de tout. Disparaître et laisser le soin à d’autres d’aider l’humanité, à laquelle il ne se sent plus rattaché à proprement parler. Trop mal pour réfléchir, trop mal pour avancer. C’est dans un dernier acte désespéré qu’il va trouver la sorcière à sa boutique, résolu. Lui annoncer, lui avouer, disparaître. Faites qu’elle n’imagine pas le pire, car c’est là où se trouvait sa réelle ambition.

Jamais je ne la porterai.

Alors il la lui confiera. Un jour peut-être, elle sera forcée de l’utiliser, comme dernier recours à un funeste destin.

Ciaran passe et aperçoit l’ambulance parquée non loin de la boutique, sans pour autant la regarder. C’est une information qui est stockée dans son esprit sans pour autant qu’il s’y attarde, se concentrant sur l’objectif donné. Or, elle est un peu trop proche cette ambulance… il n’y a rien de normal. Ces véhicules ne sortaient pas çà et là pour faire le tour de la ville gentiment, pas sans ordre de mission. Ne pas chercher à comprendre…
…il pousse la poignée, oubliant de vérifier si le petit panneau était bel et bien tourné sur « Open ». En soi, il connaissait ses horaires habituels, mais ils étaient parfois aléatoires… ne pas se leurrer. L’infirmier ne réalise qu’après avoir poussé le battant semi-vitré de cette porte. Qu’il aurait dû vérifier. Mais force est de constater que la voie était libre, alors…

Son esprit malade et endeuillé est trop lent dans ses réflexions, son manque de sommeil et son état psychologique doit y être pour beaucoup. C’est aussi pour ça qu’il sentit une odeur, omniprésente et légère… trop familière, et n’appartenant pas à la mère mais… au fils. L’irlandais n’avait pas encore refermé la porte derrière lui, pas complètement. (Elle allait bien finir le travail toute seule.) Son geste était ralenti, et lorsqu’il leva le nez, ce fut pour rencontrer le canon d’une arme. C’est bref, car celui qui la tient le reconnaît à son tour. Sa gorge se noue à nouveau et il lutte pour ne pas fondre en larmes. Ciaran…
Ciaran, face à une arme à feux, dans une telle situation, aurait eu un geste défensif - ou au mieux, se serait éclipsé dans un coin de la pièce vitesse grand V. Pourtant, rien de tout ça. Une passivité qui ne lui ressemblait pas. Il n’a pas quitté des yeux le sorcier, son sorcier, qui lui demande ce qu’il fait entre ces murs. Et même ces mots-là le fêlent, le rompent comme une pauvre tasse chinoise en porcelaine…

« Elizabeth… », commence t-il à mi-voix, cette dernière déjà brisée. Le lien télépathique qu’ils partagent malgré eux se manifeste, certaines paroles débordant sur son plan psychique. Je voulais juste la voir… …pourtant, elle n’est pas là ? « Je-… » il ravale sa salive et inspire un peu d’air, semblant perdre ses repères. Son regard fuit. « J-Je m’en vais… », en secouant doucement sa tête, faisant déjà un léger mouvement de pivot pour repartir. Je sais que tu ne veux pas de moi… je sais. La porte s’était fermée d’elle-même et il allait chercher à nouveau sa poignée. « Je suis désolé… » Il semble jeter un dernier regard par-dessus son épaule. Les mots jetés par télépathie sont incontrôlés. Tu ne seras plus importuné. Définitivement abandonné. Par lui, son sorcier, son compagnon fantasmé.
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Message Sujet: Re: Erase it with fire ft Ciaran O'Flaherty Dim 14 Mai - 7:19

Erase it with fire
Ce n’est que lorsque je prends vraiment le temps de l’observer que je remarque que quelque chose cloche chez lui. Il n’y a pas cette vivacité dans le regard que je lui connais ; non, ses yeux semblent vides sans vraiment l’être. Rougis aux contours, signe d’une fatigue trop grande, ou d’avoir trop pleuré en peu de temps ? Les deux ? De manière générale, il semble comme…éteint. Fait très étrange s’il en est, moi qui l’ai toujours vu débordant de vie, même alors qu’il finissait les fameux trois huit. Un des rares que je pouvais croiser à l’hôpital quand je passais bien trop de temps à la morgue, à étudier un des cadavres que l’on me ramenait. Un des rares assez tenaces pour me poursuivre alors que je lui avais dit non, que je l’avais rejeté. Une bêtise m’avait dit ma mère. Une grossière erreur que je ferais mieux de rectifier au plus vite, à moins de vouloir avoir sa mort sur la conscience, en plus de perdre un allié précieux. Ses mots, pas les miens, il faut noter. Mais quand je vois son état actuel, je ne peux m’empêcher de me dire que j’en suis en partie responsable et cela me tire un pincement au cœur. Je suis peut-être égoïste, un brin sadique, mais je ne suis pas cruel. Il n’a pas eu le choix que de se retrouver avec moi comme sorcier désigné et je n’ai pas demandé à me retrouver avec lui mais…Bon, c’est vrai, les arguments de ma mère avaient bien plus fait mouche que je n’accepterais de l’avouer, même à ma propre mère.

Je n’ai pas encore l’habitude de cette télépathie qui nous unit, Ciaran et moi, bien que je la sente, en moi, bien plus accessible et simple que je ne pourrais m’y attendre avec une capacité totalement inconnue pour moi. Je n’y suis pas habitué, pourtant je ne fais la différence d’avec ce qu’il dit en dehors qu’en remarquant ses lèvres bouger. Et ses mots…Plus que dans toute son attitude, je sens une douleur si profonde émaner de lui. Non, définitivement, il y a quelque chose qui cloche et pas qu’un peu avec le renard.

"Attends !"


Je m’élance vers lui, une main s’enroulant autour de son bras, l’obligeant à s’arrêter. Le mouvement est trop brusques pour certaines de mes dernières « améliorations » encore trop fraîches et je retiens le grognement de douleur qui me vient, mais pas vraiment la grimace d’inconfort qui me vient. Je l’efface pourtant rapidement.

"Mère n’est pas là. Elle a dû fuir." Je ne m’étends pas sur le sujet, nous aurons plus de temps pour cela plus tard…je suppose. "Quelque chose ne va pas ?"

J’ai beau savoir pertinemment que je n’ai pas exactement le temps de faire causette avec lui en cet instant, mais j’ai besoin de savoir. Pourquoi ? Je ne saurais pas le dire exactement, un instinct, primaire, qui me pousse à vérifier qu’il va bien, à le remettre sur pied si besoin. Pourtant je n’en n’ai pas le temps comme je le disais. Cela faisait une semaine que nous avons été libérés par mon cousin des griffes de mon frère et je doute qu’il prenne encore longtemps pour venir voir ici, ne serait-ce que pour utiliser les ressources et connaissances entreposées dans cette boutique, véritable caverne d’Ali Baba pour sorcier. Je ne les laisserais pas faire. Ceci est mon héritage, celui qui me vient de ma mère, il n’est pas au reste des Stynes, cette famille dont je revendique le nom tout en voulant le faire pleinement mien et effaçant cette famille de mon chemin. Ce qui me tire toujours un pincement au cœur quand je repense à Gareth, qui est comme moi, un enfant né dans cette famille mais qui aurait faire bien autre chose de sa vie. Mais il s’est retrouvé projeter sur le devant de la scène par ma faute…Mais pour le moment, Ciaran primait sur le reste du monde il semblerait. Damné soit mon esprit et mon instinct.

"Parles-moi, Ciaran. S’il te plaît."


Je ne me rends pas vraiment compte que j’utilise cette télépathie qui nous est propre, mais le fait est là…
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Message Sujet: Re: Erase it with fire ft Ciaran O'Flaherty Mer 17 Mai - 21:38


ERASE IT WITH FIRE
Un poids. Au travers du regard d’Aaron, c’est ainsi qu’il se perçoit. Pourtant, il a essayé, a voulu saisir cette chance que la vie lui offrait pour la première fois. Une chance qui était sa seule raison de vivre, qui aurait dû le rester à ce jour malgré le départ d’Enat. Cette case était noircie mais n’était pas encore disparue. La peine et la souffrance lui voilaient la vue et l’esprit, ni plus ni moins. Pourtant, cet espoir était toujours là, tapis quelque part.
Ciaran allait rouvrir cette porte, mais le geste, plus que la voix d’Aaron, bousculèrent son monde. Toutes les fondations établies, tous ces mécanismes de défense, soufflés par le Grand Méchant Loup. (Quitte à mourir, il préférait que ce soit de sa main.) Il y a cette main autour de son bras, sa main, qui le fige dans son action, le paralyse alors qu’aucune agressivité manifeste ne s’en dégage à proprement parler. Et malgré ça, il a le souffle coupé, il se crispe, ravale un peu sa salive alors que son corps comme son regard s’orientent vers la personne qui l’interpelle. C’est… la première fois  qu’il fait ça. La première fois qu’il ressent ça.

La première fois qu’il le voit grimacer, et il ne peine pas à comprendre que c’est dû à une douleur certaine. « Tu es blessé… », souffle t-il tristement, les sourcils légèrement froncés. Le sorcier parle par-dessus, l’informant de la situation d’Elizabeth, qu’il appelle mère, (ça lui rappelle la façon dont il s’adressait à la sienne, il y a fort longtemps) et ceci l’alerte aussi. Beaucoup moins qu’à l’accoutumée, si on s’en tenait aux signaux qu’il laissait habituellement transparaître. En fait, il était littéralement perdu. Cette information lui tombait dessus comme un cheveu sur la soupe, et dieu sait qu’il n’aime pas la soupe. Ciaran scelle ses lèvres à la question qui lui est adressée par télépathie - il est étonné qu’il en use ; ça aussi il ne s’y était jamais risqué. Était-il en train de lui annoncer qu’il l’acceptait ? Qu’il était là pour lui ?

Tout se mélangeait là-haut et il secoua la tête de droite à gauche, l’air de ne pas comprendre, ou de ne pas vouloir parler. « Rien, je… » il regarda par dessus son épaule, vers l’ambulance, sentit ses yeux lui piquer plus que jamais. L’homme a encore en mémoire les douloureuses contestations du sorcier à son égard, ce rejet manifeste, cette frustration doublée d’amertume qui lui avait été donnée de ressentir face à cela. C’est avec cette idée arrêtée qu’il lui offre ces mots, qu’il remet en cause la sincérité de ses propos - sait-on jamais, quelqu’un aurait très bien pu lui forcer la main ! « T’as pas envie de m’entendre parler, je le sais. » en levant les yeux au ciel, ces derniers voilés. Il soupira. T’as pas envie d’entendre ça non plus. Pas maintenant. Et moi… moi non plus. Lui aussi ne put s’empêcher de rebondir… il s’approcha un peu du Styne, attrapant son poignet. (Le genre de choses qui aurait pu coûter un bras à un naïf.) « Qu’est-ce qui vous arrive, à Elizabeth et à toi ? Qu’est-ce qui se passe ? Tu es blessé… est-ce qu’elle va bien ? Elle est en sécurité ? » Des questions avec lesquelles il le mitraille, sans le vouloir. On ne change pas aussi facilement… ses prunelles sont soudées aux siennes et il ne s’est pas décidé à le lâcher. « Dis-moi ce que je dois faire… » …pour t’aider. Il faut que je la voie. Que je lui dise au revoir. Et à toi aussi. C’est terminé, maintenant. Tout ça n’a plus aucun sens. Des pensées qui se matérialisent un peu trop, des pensées qui lui sont malencontreusement adressées…
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Message Sujet: Re: Erase it with fire ft Ciaran O'Flaherty Sam 3 Juin - 22:53

Erase it with fire
Il n’est pas infirmier pour rien après tout. C’est son métier de voir quand les gens ont mal, de les conseiller et de les aider au maximum de ses capacités. Rien d’étonnant à ce qu’il comprenne ce que ma grimace implique. Pourtant, je ne réponds pas à sa question, qui tient en réalité plus de la rhétorique qu’autre chose, et lui expose un rapide et très concis résumé de la situation. Je me retiens de grimacer à nouveau, mais pas de douleur cette fois. Non, cette fois, ce serait plus à cause de ce que je venais de lui dire. Je sais que je devrais m’ouvrir un peu plus à lui, s’il est à devenir mon familier, car il est censé être mon plus précieux allié, d’après Mère. Or, ici je fais…n’importe quoi. D’une part je lui apporte une attention que je lui ai toujours refusée jusque-là, de l’autre je me contente du strict minimum. Mère me lancerait probablement un regarde courroucé et dépitée en me voyant à l’œuvre actuellement. Où est donc passé le charmeur, celui qui avec quelques phrases bien choisies et des regards significatifs peut faire plier n’importe qui ? Envolé par la fenêtre, visiblement, ou simplement en convalescence, vu ce que j’avais vécu ces deux dernières semaines.

Mon attention est pourtant concentrée sur Ciaran, qui ne va pas bien et cela est flagrant, aussi bien pour le médecin que j’ai été que pour le sorcier que je suis. Quelque chose est arrivée et j’espère que je n’en suis pas la cause principale. Non seulement car Mère me truciderait si j’avais osé mettre son petit renard dans un tel état par mon rejet initial, mais aussi parce que…j’en suis venu à m’attacher, juste un peu et bien malgré moi, à cet homme. Sa présence est devenue presque habituelle à force de ses visites impromptues, et sans vouloir l’admettre, son absence durant ces deux dernières semaines m’a donné l’impression de ne pas être vraiment dans la réalité. Je hausse un sourcille à dénégation. Non, ce n’est pas rien. Tout comme ma douleur n’est pas rien, même s’il sera compliqué de pouvoir y faire quoi que ce soit pour le moment à moins d’utiliser l’un des antidouleurs de cheval que Mère m’a concocté. Ce n’est pas rien, mais je sens bien que ce n’est pas quelque chose qui lui sera facile à partager. Bien, nous serons deux sur ce bateau dans ce cas. Ce qui ne l’empêche pas de me mitrailler de questions, toutes plus logiques les unes que les autres vu ce que je venais de lui avouer. Il était peut-être temps que je lui montre un peu de bonne foi. Mon regard se porte sur cette main autour de mon poignet, une chaleur douce qui part de ce simple point de contact pour remonter très lentement le long de mon bras.

"Mon frère est ce qui nous est tombé dessus." Je soupire et vais m’asseoir dans un des fauteuils présents, l’entraînant avec moi par cette main qu’il a autour de mon poignet et donc je ne fais aucun effort pour me défaire "Il a pris le contrôle du Grand Coven, et a pris un malin plaisir à nous garder, Mère et moi pendant une petite semaine, bien loin d’être vacances…" le venin qui découle de mes mots à l’évocation de Gareth est limpide, et je ne peux empêcher quelques images de ce que j’ai subi dans ses geôles revenir sur le devant de mon esprit mais je les chasse rapidement "Mais elle est en sécurité maintenant, pour combien de temps, cela est une bonne question. Je suis là pour récupérer certaines affaires à elle dont elle a besoin, puis je fais disparaître ses traces de cette ville. Quant à moi…disons que j’ai dû faire du rafistolage à la Styne un peu trop rapide." un petit sourire orne mes lèvres "Ne t’en fais pas pour moi…"

La suite de sa question me prend par surprise. Je ne pensais pas…Enfin, je ne sais pas pourquoi je m’en étonne en fait. C’est dans sa nature de vouloir m’aider. Cette idée me donne des frissons. Je n’ai pas envie qu’il veuille m’aider parce qu’il en ressent le devoir. Je ne veux pas d’un esclave d’une destinée. J’ai brisé les chaînes me reliant à ma famille pour cette raison précise, pour ne pas avoir à suivre une destinée toute tracée. Pour me libérer des carcans imposés. Je ne veux pas qu’il se sente obligé de m’aider. Ce qu’il m’annonce par télépathie ensuite me fait relever vivement la tête et je tourne mon poignet dans sa main pour saisir son poignet en retour, l’empêchant de partir, même s’il le voulait.

"Nous dire au revoir ? Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il s’est passé Ciaran ?"

Etrangement, l’idée qu’il reparte me laissait comme une impression de vide, minime, mais belle et bien présente.

HRP:
 
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Message Sujet: Re: Erase it with fire ft Ciaran O'Flaherty Sam 12 Aoû - 15:01


ERASE IT WITH FIRE
Sa carcasse se meut jusqu’à l’un des fauteuils où il prend place, suivi de près par Ciaran, littéralement emporté dans la danse. Il ne sait pas à qui faire confiance - alors il se repose sur son propre coeur meurtri, comme à l’accoutumée. C’est ainsi que s’est tracé son chemin de vie. Des années qu’il agit ainsi et jamais sans en perdre quelques plumes. Il ne saurait fonctionner différemment.

Dans son écoute, ses doigts se desserrent autour du poignet familier, sa concentration détendant ses muscles. Le problème a un visage, un nom : c’est son frère Gareth Styne, sorcier de son état, et pas des moindres. Tout ce qui avait pu se passer dernièrement lui avait complètement échappé, au même titre que la vie de sa petite fille chérie. L’irlandais traduit lui-même les paroles de sa moitié blessée. Quand il imagine la situation malgré lui, son coeur s’alourdit. Car il s’agit de deux personnes précieuses; deux personnes qui ont manifestement souffert le martyr, sans doute torturés par leur propre sang. D’une main connue… y avait-il seulement pire que ça ? La conception de la famille est si différente du côté des Styne… d’ailleurs, en était-ce réellement une ?

Ciaran ne pense pas à plus, ne va pas au-delà. La douce sensation sous sa paume lui revient avec un peu plus d’ardeur, d’intensité. Son esprit s’éveille un peu plus lorsque c’est au tour d’Aaron de lui attraper le sien, sans crier gare. L’infirmier ravale à peine discrètement sa salive. Ne pas m’en faire pour toi… autant demander à un homme pieux d’aller se baigner dans un lac de soufre en enfer. Son pauvre coeur lui pique la poitrine alors que ses petits yeux en amande vont chercher les prunelles de son interlocuteur. Ses lèvres sont scellées mais il n’en pense pas moins. A-t-il laissé sa mère seule ? Blessée qui plus est ? Ciaran n’aurait jamais fait ça. De toute façon, il n’a jamais été bon pour les jeux de guerre.
L’heure tourne. L’ambulance est toujours dehors, sans son équipe médicale officielle. Exposés à des témoins potentiels… désormais, le renard était aussi dans le lot gagnant. Et il s’inquiétait. Sans avoir changé d’avis.

« S’il te plaît… dis-moi ce que je dois faire pour t’aider. » répète t-il, insistant en posant sa main opposée sur celle du sorcier. Un geste qui démontrait tant de sincérité que son besoin de lui prêter main forte. Les temps étaient durs… pour tous. Au lieu de lui répondre, (ç’aurait été trop difficile pour lui), Ciaran relance, serrant un peu les mâchoires et appuyant ses propos. « Tu avais l’air pressé… dépêchons-nous. », d’une voix assurée mais qui chevrota de la montée d’un sanglot. De toute évidence, ce n’est pas le moment pour s’exprimer sur le sujet. Un besoin de s’occuper l’esprit pour ne pas flancher. Rester sur la ligne, quoi qu’il arrive. Le temps d’un au revoir - d’adieux ? - avant d’arriver à son bout. Seul.

Je ne veux pas en parler… pas maintenant. Le moment arrivera bien assez tôt - ce coup qu’il avait reçu le laissait autrement plus fragilisé qu’il n’avait pu l’être par le passé. Le renard secoue un peu la tête en prenant soin de ne pas crever sa bulle de torture et laisse glisser ses propres mains pour les ramener à lui. Il fit quelques pas en arrière et balaya la pièce d’un regard preste et trop léger pour être réellement attentif sur son environnement. Pas un seul sourire depuis son arrivée, et même à lui, ça lui fait mal. Oh, il aura beau essayer d’évacuer, de penser à autre chose, cette désolation était omniprésente. Même avec les flammes, il ne saurait purifier ces idées noires qui lui matraquaient la cervelle. L’homme laissa reposer son regard sur l’entrée dissimulée de la boutique - là où son amie l’avait fait entrer. La dernière fois. C’était également la mort de quelqu’un de cher qui l’avait mené jusque là.

Il y a peu de difficultés insurmontables pour celui qui les combat avec un courage opiniâtre.

Or, ses réserves personnelles n’étaient pas inépuisables. Ce terreau fertile était en train de se ternir, s’abîmer.
Il avait besoin d’une main aimée pour le sauvegarder.

Les yeux rivés dans la direction où il fallait qu’il aille, il le sentait; aussi fit-il quelques pas dans la direction-dite. « Montre-moi ce qu’on doit emporter et repose un peu tes blessures… » des paroles qui n’allaient certainement pas faire grand écho chez le médecin. Pour sûr, que quelqu’un l’aide était une idée difficile à accepter, surtout aussi spontanément. Qu’il allait vouloir mettre la main à la pâte, chose qui finirait par l’esquinter encore davantage. Pas une solution. Pourtant, Ciaran était logé à la même enseigne… mais il était plus opérationnel que le brun à ses côtés.
Ce que devait certainement ignorer Aaron, c’était qu’il y avait bien deux médecins dans la pièce. Deux médecins aussi borné l’un que l’autre.

code by bat'phanie


And meet me on the battlefield, even on the darkest night I'll be your sword and shield, your camouflage; and you will be mine. We may be the first to fall ; everything can stay the same or we can change it all.

Ça glapit en #B7950B !
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Erase it with fire ft Ciaran O'Flaherty

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