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 [terminé] Out of the frying pan [ft Eli & Aaron]

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Message Sujet: Re: [terminé] Out of the frying pan [ft Eli & Aaron] Lun 7 Aoû - 11:45

Out of the frying pan
Un simple hochement de tête est tout ce que je réponds à ma mère tandis qu’elle observe tout ce que j’ai ramené, triant les vêtements tandis que j’organise le matériel médical. Les antiseptiques et antibiotiques d’un côté, les vaccins (tétanos principalement) ainsi que le matériel pour les injections d’un autre et tout pour traiter et bander une blessure au centre, qu’il y a en plus grande quantité. Je sors aussi quelques outils médicaux plus classiques, un thermomètre, de quoi prendre la tension et un stéthoscope. Bref, j’ai fait en sorte d’avoir tout ce qu’il me faut pour traiter convenablement les deux personnes dans cette pièce.

J’ai à peine fini de tout sortir que ma mère se trouve devant moi, reprenant la parole en gaélique, cette langue apprise à cause de mes origines, plus que par goût, mais que je maîtrise plu que bien malgré le manque de pratique. Je l’écoute et retiens de justesse un soupir (ou un grognement, je ne suis pas très sûr) de frustration à ce qu’elle raconte. Elle accorde vraiment beaucoup trop d’importance à cet humain, ce chasseur même, et si je sais pourquoi maintenant, ça ne m’empêche pas de trouver cela absurde et plus que dangereux. Aussi bien pour elle que pour lui ! Bon sang. Je déteste ce genre de situation. Elle en vient à me poser la question fatidique et je me tends. Je sais qu’elle n’approuve pas la méthode des Styne, mais elle sait aussi que je ne peux plus faire autrement à présent. Je me tourne plus pleinement vers elle et lui répond, dans cette langue commune qui nous sert de barrière contre cet humain présent.

"Trois." Un simple mot, dit du bout des lèvres, presque honteux et je détourne le regard à défaut du corps. Ca ne m’empêche pas de pencher un peu plus la tête dans la main de ma mère, contact rassurant après l’avoir vue et entendue torturée pendant cette dernière semaine. je lui attrape la main, fugacement, une simple pression pour se rassurer lui-même, et je la relâche prestement "Vous aussi, mère."

Puis nous reportons tous les deux l’attention sur le chasseur qui se permet encore de faire le malin alors qu’il n’est pas en position, ni en état, de se permettre ce genre de fantaisies. Mais sa décision me rassure. D’une part, cela veut dire que je verrais mieux les blessures qu’il a subies, d’autre part je peux m’occuper de ma mère avant, sans un regard étranger. Je le regarde aller vers la salle de bain et dès que la porte est close me retourne vers Eli.

"Asseyez-vous, mère, je vais m’occuper de vos blessures."


Je commence mon auscultation, une simple observation de ses blessures là où je peux les voir. Des bleus, des coupures, bien de bien méchant, mais rien de joli non plus. Je prends une compresse et de l’antiseptique que j’applique sur les petites plaies, avant de les bander de façon adéquates. Mais je sais qu’il y a bien pire qui m’attends, et je me prépare mentalement.

"Il va falloir que je vois le reste des blessures, s’il vous plaît."

Je ne veux pas le voir, je ne veux pas la voir blessée, meurtrie, mais il le faut. Je sais qu’elle a reçu un coup de couteau dans le flanc, et je dois m’assurer que tout va bien de ce côté-là, notamment. Elle me laisse y accéder et je vérifie, désinfecte, bande, recoud parfois, quand les plaies sont trop profondes pour qu’un simple bandage ne suffise. Lorsque j’ai fini je me débarrasse des compresses usagées et d’autres ustensiles à usage unique dans un sac poubelle sorti au préalable.

"Il faut que vous vous reposiez mère, je m’occuperais de la boutique, mais promettez-moi que vous vous reposerez…s’il vous plaît."

Si mon ton est presque distant, mes yeux transmettent toute l’inquiétude que je ressens face à cette situation pour laquelle je ne peux pas faire grand-chose. Attendant que l’autre homme sorte de la douche, je m’installe sur l’autre chaise.

"Pour répondre à votre précédente question, non, tout s’est bien passé. Je pensais avoir un peu de mal à sortir tout ce matériel de l’hôpital, notamment parce que j’ai un infirmier qui a l’air d’avoir un sixième sens pour savoir quand je suis dans le bâtiment et qui me suit partout s’il n’a rien d’autre à faire, mais non, rien du tout. Ce qui m’arrange, devoir expliquer à un familier pourquoi non, je ne peux pas rester et que non, je ne peux pas lui en dire plus…C’est compliqué."

Finalement, Matthew sort et je me redresse, retenant la grimace d’inconfort qui me vient au mouvement. Un petit sourire orne mes lèvres.

"Maintenant, vous vous installez sur cette chaise et me laissez officier." Je remets des gants et et attend qu’il s’exécute pour l’ausculter "Dites-moi, votre vaccin tétanos est à jour ?"

Car si je n’avais pas trop à m’en inquiéter pour ma mère et moi, lui en revanche….
avengedinchains
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Message Sujet: Re: [terminé] Out of the frying pan [ft Eli & Aaron] Mar 8 Aoû - 22:24


out of the frying pan
(MIIA – DYNASTY) ▽ I don't know just how it happened, I let down my guard … Swore I'd never fall in love again but I fell hard.

Lui pardonnera t-il un jour ? Elle se le demande. Une partie d’elle-même espère que non, ainsi il ne viendra plus dans ses pattes, se tiendra hors du danger qu’elle représente. L’autre, qu’elle ne peut écouter, espère qu’au contraire il passera l’éponge et reviendra, tel un boomerang. Elle qui avait juré ne plus éprouver de tels sentiments, la voilà piégée à nouveau, tiraillée entre deux choix. Elle se doit de le protéger pourtant. Elle se doit de les protéger tous les deux. Cet amant qui ne sera jamais comme ce fils prodigue revenu d’entre les damnés. Elle prie d’ailleurs le premier des gentlemen présents de ne pas faire d’esclandre maintenant, même si elle le sait – le sent, il en meurt d’envie. Mais l’idée même qu’ils se battent comme de stupides coqs lui fait lever les yeux au ciel, l’idée n’étant pas amusante. En un autre temps, elle aurait pu apprécier … Mais elle était désormais trop vieille pour ces drames. Elle ne fait donc que se mordre la lèvre tandis que sa voix mordante retentit, hochant simplement la tête à ses dires tout en écoutant la voix de son fils, se figeant lorsqu’il annonce le chiffre fatidique, chaque muscle se crispant. Elle le fixe pourtant, lui demandant un pardon silencieux alors qu’il détourne le regard, caressant toujours sa joue. Oh, fils, dit-elle en silence. Mon tout petit. Elle ferme les yeux quelques secondes, tendue, avant de trouver du soulagement lorsque Matthew finit par écouter, s’éloignant quelques instants pour aller prendre une douche. La colère est toujours présente en son sein, il est vrai, mais elle ne saurait dire contre qui elle se déverse à présent. Contre lui, cet humain qui semble l’intoxiquer ridiculement ? Contre Gareth ? Contre elle-même ? Un mélange des trois semble être la réponse, et elle ne rouvre les paupières que lorsque la voix de l’humain résonne à nouveau, sa gorge restant pourtant nouée.

« C’est la moindre des choses ... »

Sa voix murmure cette réponse, le rouge lui montant aux joues sans qu’elle ne puisse rien faire pour l’éviter. Consciente qu’Aaron les fixe à nouveau cependant, elle préfère détourner les yeux plutôt que de rendre son regard au chasseur – son chasseur, pense t-elle. Eviter les bêtises, voilà qui paraît plus sage. Un fois que l’humain se trouve hors de portée, elle semble vivre à nouveau, inspirant l’air chaud à grandes goulées, se tournant vers son enfant pleinement cette fois-ci.

« Est-ce que ça va ? »

Elle demande cela dans cette langue merveilleuse, murmurant doucement, avant de se mordre la lèvre. Si seulement elle avait pu le protéger de ses horreurs. Mais assez de regrets. Elle s’exécute, s’asseyant docilement, le laissant faire avec admiration et fierté.

« Je vais mieux, Aaron. Je guéris vite, fort heureusement. »

Moins vite qu’auparavant cependant, les années de vies la lassant à présent épuisée du moindre gros effort. Les fers ayant freinés ses pouvoirs, elle doute en réalité pouvoir tenir encore longtemps, mais il le faut pourtant. Ce n’est pas terminé. Elle me crispe au reste de sa demande, lui coulant un regard sérieux – es-tu sûr, semble t-elle lui demander – avant de s’exécuter pourtant, se redressant pour enlever le peignoir et se dévoiler en sous vêtements. Elle aurait aimé qu’il ne la voit jamais dans cet état lamentable, mais il faut se faire une raison. Sans regarder son propre corps, le regard rivé dans les yeux de son fils, elle s’autorise pourtant un sourire, sa main se tendant pour caresser à nouveau la joue de son enfant pour le rassurer.

« Merci. »

Car elle sait que cela est plus difficile pour lui que pour elle. Elle le laisse par la suite poursuivre son inspection et ses soins méticuleux, en silence, grimaçant seulement lorsque les plaies lui offre une salve de douleur – bien qu’il soit doux.

« Il n’y aura plus de boutique. »

Elle sort cela doucement, relevant les yeux vers lui avant d’attraper son peignoir et le remettre aussi prestement que possible.

« Il faut tout brûler. Effacer les traces … Je ne veux pas que Gareth tombe sur mon antre et les secrets qu’il contient. Ce serait un perdre une nouvelle bataille. Non, Aaron. Il faut partir. Quitter Chicago. »

Elle soupire, amère, avant de jeter un œil aux soins accomplis encore visibles et s’autoriser, cette fois, un sourire.

« Tu as fait un merveilleux travail. »

Elle se redresse, allant chercher une bouteille de whisky qu’elle débouche, ramenant également trois verres qu’elle remplit. En posant un sur la petite table de chevet, elle sert le second à son fils, buvant le troisième cul sec pour se remettre les idées en place, se concentrant sur ses dernières paroles qui, dans un autre moment, la figerait à nouveau de stupeur. Cependant après les derniers événements, elle a décidé que rien ne pourrait plus l’étonner que …

« Ciaran. »

Une douceur dans sa voix, mêlée à de la peur.

« Tu parles de Ciaran, n’est-ce pas ? »

Elle se tait, écoutant les bruits de l’eau rebondissant sur le carrelage dans la salle de bain, remerciant Dieu que Matthew ne puisse entendre cette conversation.

« Mon petit renard … Mon dieu, Aaron. Il ne faut plus qu’il revienne. »

Les yeux ronds comme des soucoupes, elle se retient à présent de rire nerveusement, son visage grimaçant sous l’effort que cela demande, le coeur s’affolant à l’idée que son petit roux soit en danger. Mais elle n’a guère le temps de penser à cela plus en profondeur pour l’instant. Elle échange alors un regard avec son fils, se resservant un whisky pour en boire une gorgée, frissonnant en sentant l’alcool descendre dans sa gorge, brûlant ses cellules.

« Ecoute. Quoi que tu décides, ne le laisse pas derrière. Il se mettra dans les ennuis jusqu’au cou si il ne l’est pas déjà et … Aaron. Emmène-le avec toi, s’il te plaît. Protège-le. Si tu ne le fais pas pour ce que ce lien implique, fais-le pour moi. Il a besoin de protection ... C'est la moindre des choses que nous pouvons faire. »

Elle boit une nouvelle gorgée avant de laisser son verre sur le comptoir, puis s’approche doucement de lui, reprenant en anglais cette fois, ses mains venant caresser son visage, ses yeux venant caresser les siens.

« Tout ira bien pour moi. Je vais tout faire pour. »

Elle laisse ses doigts courir dans les cheveux fous de son enfant, osant finalement un sourire tout aussi tendre que timide, se voulant rassurante au possible. Se reposer … Oh oui, elle compte bien. Mais pas maintenant, non. Plus tard. Elle ne s’écarte que lorsque Matthew sort de la salle de bain, sans pour autant détourner le regard comme la bienséance le voudrait, bloquée devant la torture qu’on a pu lui infliger. Ses lèvres se pincent à nouveau, un éclair de fureur illuminant ses pupilles avant que l’effroi ne revienne m’embrasser comme un amant. Oh, oui. Gareth lui paiera ça. Pourra t-il jamais lui pardonner ces mutilations?

« Aaron est un merveilleux chirurgien, vous pouvez lui faire confiance. Il vous donnera le nécessaire dont vous avez besoin … »

Sa voix, douce et ferme à la fois, trahit pourtant son inquiétude. Elle lance un nouveau regard à son fils, un sourire pointant sur son visage alors qu’elle rajoute simplement.

« Ne me l’esquinte pas pas en le rafistolant. C’est une personne à laquelle je tiens. »

Même si cela est aussi incompréhensible pour elle que pour eux, très certainement. Elle fixe ensuite Matthew comme pour graver ses traits dans sa mémoire une dernière fois puis c’est sans un mot de plus qu’elle vide son verre, attrape ses affaires, et part s’enfermer dans la salle de bain, les laissant entre hommes … priant pour que tout se passe bien.
(c) AMIANTE




 

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Message Sujet: Re: [terminé] Out of the frying pan [ft Eli & Aaron] Jeu 10 Aoû - 18:04

Out of the frying pan

and into the fire


Ft Elizabeth Rochester





« Yesterday all my troubles seemed so far away.
Now it looks as though they're here to stay.
Oh, I believe in yesterday. »

The Beatles


La douche me fait un bien fou, passé un temps d'adaptation à la température. J'ai toujours du mal à rester debout, mais ça je suppose qu'il va me falloir quelque temps pour m'y faire. Maudits sorciers et leurs manie de découper des humains en rondelles ! Quoi que puissent en dire les deux qui partagent le motel avec moi, les praticiens de la magie sont rarement d'alignement loyal bon, pour reprendre un terme de donjons et dragons.

Ils peuvent dire ce qu'ils veulent, utiliser des forces surnaturelles, même pour faire le bien, finit toujours par se retourner contre celui qui les canalise. Ou contre leur entourage, le plus souvent. Je grimace en me lavant, muscles raidis par la captivité. L'eau de douche sur mon dos à vif me fait l'effet d'un nouvel écorchage, mais c'est plus supportable que les séances de torture ne l'ont été. Je reste un long moment sous l'eau, à réfléchir à mon futur proche. Il faut prévenir Anna et les autres de quitter Chicago au plus vite. Récupérer mes chiens aussi. Je pourrais croire qu'aller narguer Gareth avant de partir serait une bonne solution, mais ce type est trop froid et calculateur pour ne pas prendre mes proches en otage quoi que je fasse. Il doit se douter que je reviendrais pour les sauver. Et qu'Elizabeth me suivrait. Ou pas. Je ricane en silence sous la douche, jusqu'à ce que la douleur me fasse grimacer et arrêter. Je suis dans un beau pétrin. Et aussi territorial qu 'un jeune coq il semblerait. Je hais devoir quitter ma ville à cause de monstres sans pouvoir rien y faire. Du moins dans l'immédiat.  Je n'ai même pas de plan de repli correct. Oh, bien sûr, je connais quelques planques de ci-de là, mais avant de réunir les forces nécessaires pour venir à bout des Stynes, il se passera un temps. Et beaucoup mourront pendant que je mets tout au point.  

C'est toujours sans solution valable que je finis par sortir de la douche, me sécher – délicatement – et me rhabiller. Du moins passer un caleçon. Ce qui se révèle bien plus complexe qu'il ne peut y paraître. Plier les jambes fait mal à mon abdomen et à mon pied, là où l'orteil a disparu, et plier le dos rouvre la chair à vif qui avait tenté tant bien que mal de cicatriser. Je sors de la salle de bains sans avoir trouvé de solution à mes problèmes.

Les sorciers sont toujours là. Est-ce une bonne chose ou pas ? Si Aaron n'était pas là, je pourrais presque dire que oui. Il me désigne une chaise en me sommant de m'asseoir. J'essaie d'avoir l'air le moins mal en point possible... sans grand succès je suppose, mais aussi sans surprise. Il parait que la clé, c'est la respiration, mais j'ai beau respirer aussi régulièrement que possible, j'ai l'impression de me trouver dans le corps d'un petit vieux. J'avance par petits pas, afin de ne pas glisser avec les pieds mouillés et un peu de travers à cause de mes blessures. Le Bossu de Notre-Dame en approche, prenez garde ! J'évite de croiser le regard des sorciers, je n'ai pas envie d'y voir de la pitié ou de la moquerie. Je tourne la chaise et m'assois à l'envers, avants bras posés sur le dossier avant de me rendre compte que mon dos ne le supporte pas. Je retiens un rire quand elle affirme qu'Aaron est un merveilleux chirurgien. La situation est tout de même un brin ironique. Et rire me ferait trop mal partout.

« Tous mes vaccins sont à jour. » C'est une chose à laquelle je fais attention, surtout le tétanos. Il le faut pour le combat à l'épée lors des reconstitutions... Et quel fin bretteur je fais ! La plaie où est entrée la lame de Gareth en est une belle preuve. Une chance qu'il ait visé à gauche et non dans le foie... J'ai bien envie de rassurer Elizabeth en lui disant que j'ai connu pire, mais ce serait un mensonge. Sauf peut-être pour la fois où elle m'a sauvé la vie et où j'étais mourant. Et encore, les souvenirs de cette rencontre restent flous.

Elizabeth quitte la pièce après avoir bu un verre. Pas plus mal, je n'ai pas envie qu'elle voie en détail combien sa famille m'a amoché. Quand elle est partie, je remarque, « J'espère que vous êtes aussi doué qu'elle le prétend... » Deux ongles manquant à la main droite, arrachés à la pince, un petit orteil tranché au pied gauche, une molaire cassée, un œil au beurre noir, le dos littéralement écorché, et le flanc gauche percé comme une passoire... Et un chirurgien qui n'a pas tout son matériel habituel sous la main pour me rafistoler... Je vais déguster, je le sens.

Je le laisse m'examiner en silence, en me demandant s'il va m'achever ou non. J'espère que les blessures d'Elizabeth ne sont pas trop graves. Même si elle a l'air de bien mieux se débrouiller que moi de ce côté-là. Sans compter super-fiston ici présent. Je grimace alors qu'Aaron commence à traiter mes blessures.  

« Une estimation du temps qu'il va me falloir pour me remettre ? » La tête d'Anna et d'Abigail quand elles vont me revoir... Sans parler de Calypso... Il faudra que j'évite d'approcher l'université ou son domicile... Ce n'est pas très poli d'envoyer un mail pour signaler sa démission, mais c'est le plus prudent. Je pourrais peut-être prévenir Ciaran d'avertir Calypso de mon départ, pour ne pas qu'elle s'inquiète. Oui, c'est mieux si elle ne me voit pas dans cet état. Et son ami fera très bien l'intermédiaire. Il me suffira de passer par l'hôpital pour lui faire passer le message... J'essaie de rester aussi immobile que possible alors que le chirurgien *bourreau serait plus juste !* me triture dans tous les sens.


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Message Sujet: Re: [terminé] Out of the frying pan [ft Eli & Aaron] Dim 1 Oct - 8:24


out of the frying pan
(SIA – BLANK PAGE) ▽ I missed, for a lot to you, Dear. I missed you. You were right, you'll knew, Dear. But I was scared, I was unprepared … Ooh, for the things you said ! If I could undo that I hurt you, I would do anything for us to make it through ! Draw me a smile and save me tonight, I am a blank page waiting for you to bring me to life. Paint me a heart, let me be your art - I am a blank page waiting for life to start.
Le temps s’est remis en marche, lentement, douloureusement. Pendant que son antique carcasse a contemplé les effets merveilleux des prodigieuses mains de l’enfant prodigue, il s’est glissé dans le coton – non sans grimacer au passage. Une simple robe, voilà ce qu’Aaron lui a ramené – mais cela serait suffisant. C’était la plus simple de toute sa garde robe – la plus récente, aussi. Elle a une soudaine pensée pour tout ce qu’elle laisse derrière elle – cette nouvelle vie construite à partir de l’air ambiant, de haine et de rêves – elle se remet bien vite cependant. Si brûler sa dernière robe de mariée la rend malade, ce n’est que du tissus. Du tissus qui a vécu, qu’elle n’utilisera plus. Elle grimace en remontant la fermeture éclaire présente dans son dos, finissant par y arriver toutefois. Elle lance un dernier regard effaré au miroir – qui se briserait sûrement si elle paraissait aussi âgée qu’elle ne l’est dans la réalité – avant qu’elle ne quitte finalement la pièce, laissant son parfum flotter dans l’air.
Lorsqu’elle arrive dans la chambre, Aaron range son matériel et Matthew semble pansé comme il se doit. Elle regarde les deux hommes de sa vie avec une expression indéchiffrable, avant de doucement prendre une respiration. Il est temps.

« Es-tu prêt, Aaron ? »

Sa voix résonne comme si il s’agissait là d’une moindre affaire – comme si il ne s’agissait que d’aller chercher un poulet frais au marché. Elle lui sourit – tristement – lorsque son fils lui offre le même regard, hochant finalement la tête et qu’il sort de la pièce, emportant avec lui ses possessions. Il ne reste à présent que le chasseur et la sorcière dans la pièce – et cela pourrait redevenir une nouvelle farce, si ce n’est que l’histoire se termine là.

« Prenez-soin de vous. »

Sa voix résonne dans l’air avec un timbre qu’il n’avait plus entendu depuis plusieurs mois – une année peut-être. Cette même voix chuchotée et douce, infiniment tendre qu’elle ne prend que pour certaines occasions – comme lors de ce fameux bal qu’il avait organisé.

« Je ne veux pas apprendre votre décès. Promettez-moi d’être … prudent. Même si c’est certainement difficile à la vue de votre métier. »

Un léger sourire étire ses lèvres. Si elle s’écoutait, elle viendrait caresser sa joue du bout des doigts, simplement pour garder un morceau de lui qu’elle n’oubliera pas. Mais à la place, elle ne peut garder cette distance raisonnable – elle ne peut qu’enregistrer visuellement ses traits.

« Adieu, Matthew. »

Elle murmure finalement, concluant cette triste affaire d’une voix qu’elle tente de ne pas rendre triste, ses yeux brillants embrassant pourtant l’homme ... avant de disparaître par cette porte maudite comme son fils avant elle.
Elle doit devenir une figure de son passé. Faire table rase. Se faire … oublier. A jamais.
(c) AMIANTE




 

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[terminé] Out of the frying pan [ft Eli & Aaron]

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