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 [TERMINÉ] like an open book (calyran)

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] like an open book (calyran) Ven 21 Avr - 21:13



❝like an open book❞
calyran
La réaction de Calypso fait naître un léger sourire sur ses traits inquiets ; décontenancée. Bien sûr qu’il avait raison, le silence de la jeune femme parlait pour elle aussi alors qu’il l’avait laissée narine libre. Oui, la professeure n’avait dit traître mot sur le sujet. (Elle a les joues rouges comme deux carapaces de homard.) Il ne l’imaginait pas prude, seulement réservée sur ce qui était de sa vie privée. Elle avait vécu des choses très difficiles dernièrement - ce qui leur avait valu leur première rencontre - et en vivait encore. Ciaran n’était absolument pas froissé, après tout, on ne s’en sortirait pas non plus si tout le monde répondait à ses bavardages compulsifs… de fait, l’important était qu’il s’était exprimé et que le message soit passé. Pour l’instant, c’était un objectif remplit. Le reste était une autre histoire. Il était difficile d’accepter son impuissance. Surtout pour lui, à vrai dire, qui donnait de lui-même (au maximum) pour satisfaire l’autre.
Du moins, l’autre aimé, l’autre apprécié. L’irlandais est adorable mais n’apprécie pas tout le monde. Comme beaucoup. Comme les humains. C’est d’eux dont il se rapprochait le plus, eux les modèles sur bien des points. Une vie qui perdait de son sens lorsque le surnaturel se mêlait à l’ignorante humanité…

Son mal de tête est léger. Elle a connu pire, semble t-il. Ça ne veut rien dire. Ne pas s’en faire ? Trop tard. Le renard boit ses paroles et plisse un peu les lèvres, formant une petite moue hasardeuse. Il a secoué la tête à l’affirmative, ses deux mains se frottant l’une contre l’autre nerveusement alors qu’il se décidait à la quitter des yeux un instant. L’instant que choisit son amie pour l’attraper et le ramener contre elle. (Il n’avait pas été surpris, il l’avait sentie arriver. Ils sont proches.) Les mains de l’homme répondent à son étreinte, se calant contre son dos. Les mots qu’elle lui offre alors font écho en lui et le comblent de joie. Il aurait presque envie d’en pleurer s’il n’avait pas encore cette boule coincée dans la gorge… et si elle était plus que ça ? Et si son destin était scellé ? Et si… elle devait mourir plus tôt que lui ?

Perdre encore quelqu’un qui lui était cher, une hantise qui le suivait depuis des années maintenant et s’aggravant. Les derniers événements ne faisaient que fragiliser cet équilibre. Les aveux de Calypso l’inquiètent réellement, mais il aurait été dans un état bien plus critique s’il l’avait découvert plus tard - trop tard. Se préparer au pire… il préférait avoir ces outils en main, même s’il s’avérait être désarmé. Ça l’aidait — mais ça, c’était lui qui voulait s’en persuader. Ciaran en souffrait atrocement, surtout lorsqu’il savait.
Elle l’embrasse sur la joue. Il est heureux, malgré tout. « Je t’ai déjà dit de ne pas me remercier… c’est pas que j’aime pas ça, enfin… » Un léger soupir, ses yeux se baladent de manière hasardeuse alors qu’il reprend. « Je fais ça naturellement, je n’ai pas besoin de médaille. Je t’aime beaucoup, c’est tout. », en baissant le nez à ses derniers mots.

Et ce qui dut arriver arriva…
Les premiers mots, une entrée en matière, il le savait. Elle allait lui parler de ça… merde.
Ciaran ravale sa salive le plus discrètement possible, mais cette simple réaction peut paraître déjà trop suspecte. Lui-même s’en rend compte aussitôt après avoir agi, et ses mains veulent s’entremêler - mais elles sont couvertes par celles de Calypso, bienveillante. L’irlandais tente d’affronter le regard de la jeune femme, allant chercher ses prunelles. Un sourire. Il n’est pas forcé, mais il a peine à ravaler son inquiétude. « Oui, ça va mieux. Beaucoup mieux. Merci. » Un sourire qui se raffermit au gré de ses paroles. « Ça ne m’a même pas empêché d’exercer. Enfin, vraiment, je veux dire. Je leur ai dit que ce n’était pas grand-chose. (Le chef de service a insisté - mais il ne le dira pas. Comme cette Olivia revenue à la charge pour exploiter cette faiblesse comme argument - pour le mettre au repos, ne serait-ce que trois jours.) Puis tu vois, j’ai réussi à être opérationnel quand même ! J’ai même été assidu à tes cours. » (Assidu, il l’a toujours été. Oh, il avait souffert de ces blessures, beaucoup. Il ne s’est jamais plaint.) Remplir, combler le vide, bavarder pour camoufler, enterrer cette vérité qu’il tentait de cacher encore et toujours. Mais le lien de Calypso avec le surnaturel est presque avéré… elle ne mentirait pas, après tout, elle ne mentirait plus ! Pourquoi te tairais-tu à ton tour ? — Peut-être parce que tu étais ce surnaturel qu’elle commençait à peine à appréhender ?

Mais elle lui montre à nouveau qu’il y a le doute. Le doute planant dangereusement sur sa tête, à lui et même à ceux qui partageaient son foyer… « Si tu as quelque chose à me dire… c’est maintenant… »
Le petit brun a peur, avancer le contraire aurait été un mensonge. Pourtant il fait mine de ne pas comprendre. (Il a senti ces mains féminines qui se resserrent.) Elle sait… elle sait, c’est évident ! Pourquoi elle ne me dit rien ? Pourquoi elle fait semblant ? C’est… je peux pas. Je peux pas ! Lève les yeux au ciel un instant lorsqu’elle tente d’accrocher son regard vif. Il ravale à nouveau sa salive, nouvelle erreur qu’il aurait bien voulu mettre sur le dos du stress, s’il n’était pas aussi perturbé par Aaron. Par Enat et son état. Ciaran ne voulait pas flancher. « Écoute, je-… enfin, je sais pas quoi dire, », bafouille t-il, haussant les épaules. Il se sent mal. « Je comprends pas pourquoi tu dis ça… » Mais il avait comme l’impression qu’il ne pourrait pas colmater cette brèche aujourd’hui… alors, dans un dernier élan audacieux… « Caly, tu crois que je te cache quelque chose… ? » …il allait droit dans la gueule du loup.


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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] like an open book (calyran) Lun 24 Avr - 14:50



.Like a open book.

Ft Ciaran


« Hey. Chut ! J’ai besoin de te le dire parce que tu es seul qui prend le temps d’être présent pour moi. Alors pas de modestie entre nous, Monsieur O’Fiaherty. Ou je te donne de quoi t’occuper pour les mois à venir. » Fausse menace que j’ai du mal à cacher derrière mon froncement de sourcils éphémère. Je ne peux m’empêcher de sourire de plus belle. L’un de ceux qui sont doux et sincères. J’aime énormément Ciaran. Peut-être trop. Il a déboulé dans ma vie comme un boulet de canon, au moment où j’en avais le plus besoin. Il est ce frère que je n’ai pas. Nos racines identiques nous rapprochent beaucoup. Il est l’un des rares à avoir accès à mon jardin secret. Au point que je lui ai confié les clés de mon appartement. Et pour le coup, je ne sais pas si c’est une bonne idée ! Je me mens en réalité. J’apprécie de le retrouver chez moi. C’est une présence nécessaire pour ne pas que je sombre dans cette fichue solitude. Je ne suis pas de celle qui sort tard les soirs, à la recherche d’un homme pour la soirée. Depuis qu’Amy est partie, je reste cloitrée entre mes murs en attendant que les jours passent. Je ne sais plus qui je suis, et je crois que cela m’effraie plus que la Mort elle-même.

Quand le ‘je t’aime beaucoup. C’est tout.’ J’éprouve un sentiment tout aussi doux et rassurant m’envahir. Si seulement il savait que la réciprocité est partagée. Je ne suis pas une coincée des émotions, j’ai un peu plus de mal à m’ouvrir. De la pudeur peut-être, je ne saurais dire. Mais ces mots me touchent, mon sourire attendri lui démontre qu’il a atteint sa cible en plein cœur.

Mais trêve de guimauve. Je voulais des réponses à mes interrogations. A mes suspicions. Je ne sais plus trop où se situe la limite du paranormal. Je me sens complètement noyée dans toutes ces choses dont j’ignorais volontairement l’existence. Je ne nie pas. Comme l’existence d’un Dieu. Des Anges. Des Démons… Des licornes ? Je ravale mon sarcasme tout en me concentrant sur Ciaran qui venait de perdre quelques couleurs. Alors quoi ? J’ai touché quelque chose ? J’approche du vrai ? Mais de quelle réalité ? Ce renard… Son regard. Je ne sais pas pourquoi il me fait penser à… La pensée me braque un peu. La comparaison entre un homme et un animal me dérange. Je me tortille une nouvelle fois sans baisser les yeux. Il ne semble plus à l’aise. Bien qu’il tente de noyer le poisson avec des arguments qui me font arquer un sourcil. Ou souhait-il m’emmener là ? Oui, oui je t’ai vu à mes cours… Mais… J’attends. Bien sagement. Je sais être patiente –dans mon métier c’est indispensable. Il prendra le temps qu’il faut mais il me parlera. Parce qu’on ne s’est promis aucun mensonge. Je le sens troubler. Il me contamine. Je ne voulais pas le mettre dans une sale situation. Pourtant je veux connaitre. Je veux qu’il me dise ce qu’il en est. Si… Pourquoi j’ai du mal à le dire ! Même à le penser…

Je le vois avaler nerveusement sa salive. Il fuit mon regard. Le mien reste braqué sur sa bouille. Je ne relâche pas ces mains pour autant. Je suis là. Il a fait de même pour moi il y a encore quelques secondes. J’en oublie mes problèmes. Mes visions. Tout. Je suis présente à ces côtés et le voir aussi mal à l’aise me fait douter. J’incline doucement ma tête sur le côté et j’ose un sourire. Compatissant. Il bredouille. Je l’aime quand il comme ça. J’ai cette atroce envie de le prendre dans mes bras pour le bercer mais je n’en fais rien. La confession n’est pas loin, je le pressens. Et il me renvoie une question. Sérieux une question Ciaran ! Il me prend au dépourvu pour le coup. Je redresse un peu ma colonne et cligne des paupières sans pour autant le relâcher. « Si je crois que tu me caches quelque chose ? » Que je répète bêtement avant de sourire de plus belle. « Donc j’ai raison ! Il y a bien un quelque chose. » Que j’en conclu avec le regard victorieux. Mais je me rends compte qu’il est sur le point de défaillir… Je soupir doucement et ravale mon sourire pour une mine plus sérieuse. J'approche mon visage du sien, limitant cette proximité quasi inexistante. « Ecoute, je ne t’accuse de rien. J’aimerais juste comprendre. J’ai l’impression que beaucoup de gens me cachent des choses, et… et au vu des derniers événements, de cette rencontre avec un soi-disant Archange… je pense être en droit de me poser des questions. » Je glisse volontairement Michaël, histoire de voir s’il a une quelconque réaction. Si lui aussi fait partie de cet univers, il doit forcément savoir de qui je fais allusion. Je ne lâche pas ces mains.   « Ciaran. Je… Si tu veux tout savoir, autant ne pas tourner autour du pot non ? Plus de mensonge. » Je me pince mes lèvres avant de poursuivre d’une voix plus basse. « Le renard de cette fameuse nuit… C’était toi ? » La bombe est lâchée, posée délicatement pour ne pas être éclaboussée d’une quelconque manière, ou réaction. Je ne veux pas le fâcher, le braquer ou le fuir. Je veux simplement comprendre où je mets les pieds… Si ce renard est bien Ciaran. Ce regard lorsque je l’ai pris… Je ne l’ai pas rêvé. La blessure à sa patte. A son bras. Ce lien qui nous lie ne sort pas de nulle part. Je sens que mon cœur s’emballe… Je veux savoir pour connaitre mais aussi pour satisfaire cette curiosité dévorante. « Je ne veux pas te craindre. Je ne veux pas te rayer de ma vie Ciaran. Je veux juste que tu me dises la vérité… j’ai vraiment cette impression que je deviens folle. Alors le fait que… que ce que j’avance soit vrai… cela signifierait beaucoup de chose... » Et comme si j’ai besoin de le rajouter… « On me dit Prophète, Ciaran. » Je ne sais pourquoi, je le confie. J’ai les cils mouillés. Mes doigts se décrispent et glissent de ces mains lentement. Mon regard reste ancré dans le sien. Mon cœur palpite.

Je fais un pas vers toi… A toi d’en faire un vers moi…


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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] like an open book (calyran) Lun 24 Avr - 16:01



❝like an open book❞
calyran
Calypso ne semble pas accepter cette modestie qui n’en était pas vraiment une. Il ne pouvait définitivement pas chasser le naturel, ce n’était pas plus compliqué que ça. Mais elle le comprendrait… en soi, elle le savait déjà, même si elle avait décidé de ne pas laisser ses derniers mots en suspens. L’irlandais, à ses mots, avait justement baissé un peu plus le menton. De fait, il s’était écrasé. Ça ne servait à rien de pinailler pour ça, d’autant qu’elle avait dit ça sur un ton des plus légers.
Et il était tellement gêné à cet instant qu’il n’en avait même pas décelé le sourire attendri qu’elle lui avait offert.

« Si je crois que tu me caches quelque chose ? » Il ne pensait pas se prendre au piège, pas de cette façon-là du moins. La jeune femme poursuit et il prend une grande inspiration, l’air un peu perdu. Ce n’était pas ce qu’il avait voulu dire ; absolument pas ! Même pas sous-entendre à vrai dire… mais en disant ça, son amie lui avait fait passer les fers. Ses yeux, toujours bas, vrillent en oblique. « N-Non… c’était qu’une question ! » L’homme secoua la tête de gauche à droite en remuant un peu les épaules, les sourcils légèrement froncés. Il fallait qu’il tienne… elle n’avait plus rien à lui dire de toute façon, elle n’avait plus aucune cartes en main… si ce n’est lui poser sa bombe sous son nez, histoire de voir une quelconque réaction. Chose qu’il aurait pu très bien réprimer, si la professeure n’avait pas décidé de balancer des informations capitales - et ô combien rassurantes ? - sur son cas.

Dieu ! Elle lui avait encore menti ! Michaël… l’Archange Michaël, venu à sa rencontre ? Non, elle ne fabulait pas. Et c’est bien ça qui semblait l’inquiéter. Lorsqu’il avait demandé si quelqu’un d’autre était au courant, elle avait tu cette information. (Ses joues se réchauffent un peu sous la tension, l’anxiété. Peut-être même la frustration, la vexation. Il n’en sait trop rien, mais son corps réagit.) Il avait relevé un peu le nez, le visage toujours un peu froissé par son froncement de sourcils. Ciaran se triture l’intérieur de la bouche avec ses dents, qui se fermaient sur sa joue ou sa lèvre inférieure. Quand son regard s’oriente à sa hauteur et dans son axe, (mouvement tellement fluide et précis qu’il aurait semblé être calculé), l’éclat de ce dernier semble avoir changé imperceptiblement. Le sérieux, l’inquiétude, et bien plus encore. Il n’a pas l’air aussi abasourdi qu’il aurait dû l’être… même si, dans son plan mental et intime, il l’était particulièrement. Pourquoi certaines sensations lui rappelleraient presque ce qu’il a pu ressentir à sa rencontre avec Aaron ?

Si Michaël est venu la trouver… des visions… quatre silhouettes… non.
Son visage est proche et lorsqu’elle pose cette phrase qui sonne pourtant comme une vérité, il ôte ses mains des siennes, avec un empressement nerveux qui le fit même quitter son assise. Debout, il avait croisé ses bras, se frottant machinalement la partie supérieure de l’un d’eux. « Tu m’avais pas dit que t’avais vu un renard l’autre jour… », murmura t-il, sans accrocher son regard une seule seconde. Les derniers événements faisaient de lui un très mauvais menteur. Ses confidences aussi.  Mais elle décide de poursuivre. Un peu trop, d’ailleurs. Partir ? Il ne peut pas fuir dans cette situation, il ne souhaite pas la blesser, ni la laisser alors qu’elle était dans un état qui requerrait sa présence, son soutien.
Prophète.

Ça sonne comme le glas, encore une fois, et il pourrait s’agir tant de celui du renard que de la femme qui portait ce si lourd fardeau à ce jour.
Il expire longuement, expiration marquée de quelques trémolos caractéristiques - il est nerveux. L’une de ses mains glisse sur les traits de son visage, les balayant lentement.
Pourtant, il saluait son courage. Il n’aurait jamais pu lui avouer. Pas comme ça. Peut-être parce que toute sa vie reposait sur un équilibre fragile, celui du secret de sa propre nature ?
Elle ne voulait plus de mensonges mais toute son existence en était. Aux yeux des humains, du moins, ceux qui n’avaient pas eu le privilège de connaître la vérité. Enat était une privilégiée, mais c’était différent. Complètement différent.
L’irlandais expulse tout de même quelque chose, désespérément.

« Je sais pas, Caly. Peut-être que c’est d’autres qui te rayeront de ma vie si… » Les larmes lui montent, sans pour autant couler. (Sa main a fini de passer, il l’a ôtée de son visage, se laisse à découvert.) Elles voilent simplement ses yeux sincères et débordants d’une sincère affection. S’il a peur ? Bien sûr qu’il a peur. Il se frotte l’arrière du crâne, se décoiffant malencontreusement. Fronce encore un peu les sourcils, le regard vissé dans un coin de la pièce, bas. « S’ils savaient que… » (Il ne veut pas être abandonné une nouvelle fois.) Et ses bras s’entremêlent à nouveau contre son torse tandis que ses épaules se surélèvent un peu. Les muscles brachiaux sont tendus et il ravale à nouveau sa salive, ne parvenant pas à dire la phrase qu’elle aurait souhaité entendre. Néanmoins, il acquiesce de la tête. Pas très longtemps, mais suffisamment pour que cela puisse signifier une résignation quelconque face à la bombe posée plus tôt.

Oui, je t’ai menti.
Oui, je ne suis pas un être ordinaire…
Mais toi non plus, plus maintenant.
…non ?


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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] like an open book (calyran) Jeu 27 Avr - 23:03



.Like a open book.

Ft Ciaran


Ai-je fais une erreur ?
Aurais-je dû t’en parler de cet ‘Archange’ ?
De ce ‘prophète’ ?
J’ai la tête qui ne sait où réfléchir.
Tout me semble tellement… tellement onirique.
Pardonne-moi…

Et je le regarde, là, assise dans ce canapé à chercher des réponses dans ces yeux qui me fuient. Je n’aurais pas dû me lancer sur cette pente, à prêcher le faux pour avoir le vrai. Il est de plus en plus stressé. Je peux le ressentir, je tiens encore ces mains (ou presque) car il vient soudainement de retirer les siennes. Je suis surprise de le voir réagir de cette manière… Que me cache-t-il ? Je suis certaine que j’ai vu juste. Je veux l’entendre de sa bouche. Je le regarde se lever et croiser ces bras. Je le sens nerveux… Oh Ciaran… Je ne voulais pas. Non. Je lâche un soupir en déviant mes billes claires sur mes mains ouvertes sur un profond vide. Mon cœur se met à battre plus vite. Je n’aime pas quand tout est caché par un voile. Qui veut protéger qui ? C’est ridicule. Rien n’a de sens…

Ciaran me parle du renard. Je relève lentement les yeux dans sa direction. Non, je ne lui avais pas dit car sur le coup, cela ne me semblait pas capital… Puis il avait pris de la distance. Peu après cet incident. Je ne dis rien, mais j’ai le cerveau qui est en ébullition. J’ai l’impression d’avoir les bouts de puzzle sous le nez et qu’il me manque la pièce maitresse. Frustrant. Je soupire à mon tour, un peu perdue en réalité par tout ça. Par lui. Je ne le comprends pas. Je ne comprends plus grand-chose…

« Je sais pas, Caly. Peut-être que c’est d’autres qui te rayeront de ma vie si… » Pardon ? Je sens un frisson me traverser de part en part. C’est désagréable. De quoi parle-t-il ? Il semble sérieux… Cette fois, je me noie totalement. « S’ils savaient que… » Je sens l’alerte dans ces mots, bien que je n’en mesure nullement les conséquences. Je décide de quitter le canapé d’un mouvement leste et souple. Quelques pas pour le rejoindre, là, juste devant lui je me plante. Le regard cherchant à capturer le sien, totalement désemparée. J’ai les bras le long de mon corps mais les doigts me démangent. Je ne sais pas comment réagir parce que je patauge en eaux troubles… « Ciaran… je ne comprends pas. » Je marche sur des œufs. Il est troublé et je ne souhaite pas ranimer ce sentiment d’une quelconque manière. Mes mains se lèvent. Hésitent. Puis se posent doucement sur ces biceps. Je tends un peu du cou en cherchant ces yeux. J'ai la voix qui tremblent, éclaboussé par ce flot d'émotions qu'il dégage. Est-ce si dangereux ? « Si tu parles en message codé, on ne va pas y arriver… Qui sont ‘ils’ ? De qui tu parles Ciaran ? Et personne ne rayera qui que ce soit… L’Archange. Le prophète. Je ne sais pas si tout est vrai. Mais… mais je sais que ce renard il existe et qu’il avait ce regard… » Je prends mon courage à deux mains et mes phalanges se posent sur ces joues, sans geste brusque. Son visage entre mes doigts, je le scrute attentivement. Mon cœur se gonfle. Mon sang bouillonne. J’ai les mots sur le bout de la langue. Je déglutis. « Ton regard Ciaran. » J'esquisse un tendre sourire sans le lâcher.

La confession est douce bien que ponctuée d’une amertume… Et si ce n’était pas le cas. Si je me plantais. Il me prendrait réellement pour une vieille folle qui a perdu la raison… Qui peut dire à son meilleur ami qu’il est renard ! Même moi, j’ai dû mal à croire que je viens de lui balancer ça. Pourtant la vérité est là. Peut-être blessante… Je ne sais guère. Mais je sais ce que j’ai vu ce soir-là. Et les jours suivant. Qu’on me foudroie sur place si ce que j’avance s’avère complètement faux… « Dis-le moi… »

Et pour le reste,
Je m’en fou.
Allégorie ou pas
Tu resteras Ciaran…
Alors parle-moi…


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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] like an open book (calyran) Jeu 27 Avr - 23:46



❝like an open book❞
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Encore une fois, il a parlé trop vite et doit en subir les conséquences. Ce qu’il avait glissé, là, à son encontre, il n’y avait pas réfléchi à proprement parler. Ciaran avait seulement exprimé ses angoisses, celles qui le tiraillaient en cet instant où tout semblait lui échapper. L’homme tente de calmer cette respiration qui voulait s’emballer avec son cœur malade. Son cœur… il porte instinctivement son poing fermé contre sa cage thoracique, à l’emplacement où se cachait l’organe susnommé. Ça ne lui fait pas si mal, non, mais ça s’aggrave et les émotions fortes n’aident en rien. L’irlandais pince un peu ses lèvres en expirant de l’air par le nez, doucement. En parallèle, il tente de ravaler ces larmes incontrôlées qui voilent ses yeux clairs - elles n’ont pas le droit de lui venir maintenant, ce n’est pas la place qu’il doit tenir, pas aujourd’hui, pas demain : jamais !

La jeune femme se lève, pourtant, elle se lève malgré sa faiblesse et vient le rejoindre, là, debout, où il se trémousse un peu nerveusement, revenant sur ses pas par intermittences. Le fait qu’elle arrive à sa hauteur, cherchant visiblement le contact (et des réponses), l’incita à arrêter de bouger comme une petite pile électrique. « Ciaran… je ne comprends pas. », et il soupire un peu, plus pour se détendre qu’autre chose. Or, toute interprétation différente pouvait être posée. « Y a rien à comprendre, » lâche t-il à mi-voix, encore une fois, (trop) spontanément. L’infirmier fuit encore son regard malgré la proximité manifeste. Elle dépose ses mains sur ses bras, il ne s’en défait pas mais sa réaction est de lever les yeux vers le plafond en inspirant, tout en se tendant un peu. Message codé… avait-elle seulement conscience de ce qu’elle était en train de faire ? De lui demander ? Calypso était en train de secouer son monde, tellement qu’il croyait en sentir le sol trembler sous ses pieds. « J’en sais rien, j’ai dis ça comme ça. Y aura toujours quelqu’un pour nous en vouloir, y aura toujours quelqu’un pour nous traquer… » il débite, sa parole est plutôt rapide. Le renard a peur. Et même s’il peut imaginer le qui, il ne saurait les nommer. En fait, il n’a pas envie de le faire. Parler de ce « ils », même supposés. C’est peut-être idiot mais il a tendance à croire qu’en parler les attire.

Ciaran repense à son meilleur ami, ce familier qui, tout comme lui, survivait dans ce monde en restant caché. Du moins… avait survécu. La différence était qu’il avait eu un sorcier, pas lui. Mais peu importe désormais : il est mort. Mort, enterré, plus personne ne parlera de lui. Plus personne ne le fera vivre, même en énonçant son souvenir. Même Ciaran n’y arrivait plus, trop bouleversé par son départ prématuré, début février. Si proche et si loin à la fois… il lui en veut encore de l’avoir abandonné. « Y aura toujours quelqu’un… », il se rappelle du dédain manifeste d’Aaron, ce qui l’afflige davantage. Ses émotions débordent, il ramène une main à son visage pour cacher ces quelques larmes qui s’échappent sur ses joues rougies par l’anxiété et son activité cardiaque. Activité qui était soutenue pour ce cœur centenaire et souffrant. Elle a ses mains sur son visage, il craint que ce qui lui échappe ne vienne s’échouer sur sa peau. Une dernière fois, elle insiste. Et il explose. « Oui, oui… oui, Caly, t’as raison… », alors qu’il ôte sa main en fermant les yeux, tirant son menton vers le bas. C’est au tour de son nez de prendre des couleurs, alors qu’il tente de réprimer ce flux émotionnel. « …t’as raison… » il secoue la tête à la positive, plusieurs fois, attrapant à son tour le visage qui lui faisait face. Pourquoi se mettre dans cet état-là ? Savez-vous ce que cela fait d’être percé à jour ? Savez-vous ce que cela fait de dessiner une cible sur son front et celui d’une amie proche, sans qu’elle ne puisse l’appréhender à sa juste valeur ? Savez-vous ce que cela fait d’avouer que sa vie n’est qu’un mensonge commun ? Non, bien sûr que non. Ses paupières sont toujours closes mais son cœur bat toujours la chamade. Dans un soupir presque contraint, l’homme s’avoue vaincu. « …c’est moi. » Ça ne pouvait être que le destin, aussi funeste soit-il.


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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] like an open book (calyran) Mer 10 Mai - 14:57



.Like a open book.

Ft Ciaran


Il y a des secrets que l’on pense enterrer à jamais. Des secrets qu’on ose sortir de leur boite car ils font peur. C’est ce que je ressens en fixant Ciaran. Quelque chose ne va pas… Quelque chose cloche. Je ne suis peut-être pas prête à l’écouter mais on me pousse dans cette direction, vers cette vérité. Ce n’est peut-être pas la plus belle, mais j’ai ce besoin de savoir, au-delà de ma curiosité dévorante. Ma respiration semble m’échapper. Mon cœur ne bat plus comme d’habitude. Je me sens suspendu à un fil, celui de sa bouche qui demeure trop close à mon goût. J’ai cette envie de l’entendre hurler, crier la vie quitte à m’éclabousser de saloperie, mais il me doit bien ça. Je me sens moi-même funambule en ce moment, le vide n’est jamais loin… Mon regard s’accroche à son visage pour ne pas chuter. Tentant de comprendre ce qu’il me balance… Pourquoi me parle-t-il de traque ? Je ne sais pas qui sont ces ‘ils’. Mais visiblement, Ciaran en éprouve une certaine crainte. Mon cœur se comprime douloureusement.  Je n’aime pas le savoir mal. Et si quelqu’un le faisait chanter ? Oui mais pourquoi… Je m’égare.

« Ciaran… » Je suis incapable d’en sortir plus. Ma gorge se sert nerveusement, une prémices pour la suite ? Pour le moment, je tente d’afficher un calme quasi olympien bien qu’à l’intérieur de moi, c’est carrément un tourbillon d’émotion qui se bouscule. Ma nausée fusionne à ma perdition. Je me sens soudainement faible, plantée devant lui, à lutter pour ne pas se retrouver à genoux. Ma tête bourdonne encore de ma précédente vision. Je n’ose imaginer si elle venait à me frapper maintenant. Il ne faut pas. J’essaie de ne pas décrocher de lui, attendant qu’il se délivre. Je vois ses cils mouillés sans en comprendre la provenance. Mes sourcils se froncent doucement sous la désolation qui m’habite. Me cache-t-il des choses horribles ? Le fait qu’il soit renard est si difficile à vivre ? Je n’en sais rien à vrai dire… L’idée même me parait tellement folle qu’un homme puisse réellement le faire. La fiction qui déborde sur la réalité ? Tout comme cette Archange Michaël qui descend de nul part… ou bien mon statut de Prophète ? Tout ceci semble tellement irréelle que j’ai toujours ce doute planté en moi, comme une graine qui ne cesse de grandir…  

Et il explose.

J’en sursaute et reste coi. Figée comme une nouille qui ne cesse de le scruter, partagée entre un soulagement et une peur naissante. « …t’as raison… » Il a ces mains sur mon visage. Mes doigts glissent lentement du sien alors que je percute ces mots balancés … parce que je lui ai demandé… je suis l’unique cause de son mal être Je n’arrive pas à dire quoique ce soit. Je me contente d’observer Ciaran de mes yeux ronds. Cette vérité crachée ne m’apporte pas vraiment de réconfort… Car s’il dit vrai (et il dit vrai, je ne mettrais pas sa parole en doute) cela signifie que le reste l’est aussi ? Mes bras s’abattent mollement le long de mon corps. Abasourdie. « C’est moi… » Une révélation qui me fait secouer doucement la tête de gauche à droite. Ma main se porte contre ma bouche. La seconde ne bouge pas pour le moment. J’assimile le tout et tente de ne pas déborder. Pourtant je recule d’un pas Depuis l’accident, tout me tombe dessus comme une pluie torrentielle. Je me sens complètement trempée de la tête au pied, noyée dans ce paranormal qui ne m’appartenait pas… jusqu’à maintenant.

Cette fameuse nuit où j’ai rencontré ce renard…
Est-ce le Destin qui nous a réunis ?

Je n’éprouve pas d’effroi à cette idée qu’ils puissent être qu’une seule et même personne. Quelque part, je le savais. Oui, je l’ai toujours su au moment même où nos regards se sont accrochés. Ma main s’échappe lentement de mes lèvres entrouvertes. Je le toise encore une seconde… une micro seconde avant de le prendre dans mes bras aussitôt. Je le sers si fortement contre ma poitrine, mon nez enfouis dans le creux de son cou. Je cherche à le réconforter avec mes armes (ou bien est-ce ma conscience que je cherche à soulager ?). Aussi faible que moi. « Je suis tellement désolée Ciaran… mais tellement désolée… Je ne savais pas… Je ne t’avais pas vu… » Que je bredouille maladroitement en essayant de ravaler mes sanglots… Je ne veux pas pleurer encore. J’assume mon erreur. Comment j’ai pu lui faire mal ?! Comment…

…Que tu sois orné d’une fourrure ou pas,
Tu resteras toujours le même à mes yeux.

Je reste collée à lui comme un bout de Chewing Gum accroché à une semelle. « Pardonne-moi. » Parce que je n’ai pas compris. Parce que je t’ai fait souffrir. Parce que tu souffres encore en me confiant ton secret. Parce que je ne suis pas l’Amie que tu espérais.

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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] like an open book (calyran) Ven 12 Mai - 15:30



❝like an open book❞
calyran
Les points de contact qu’avait instauré Calypso s’effacent au moment précis où il lui avoua cette vérité, sa vérité. Comment… pourquoi sa révélation la chamboulait autant… du moins, pourquoi est-ce que cela semblait la chambouler plus que toute cette histoire de Prophète ? Avait-elle attendu que l’occasion se présente pour qu’on lui ouvre les yeux sur le monde du surnaturel, auquel elle ne croyait pas malgré les mots sensés d’un archange à son encontre ? Mais la véritable question semblait avoir changé de bord. Alors : que faudrait-il pour qu’elle se batte la tête haute ? Ciaran espérait peut-être qu’elle ressorte renforcée… lui n’en sortirait pas comme tel, ça non. Il a encore son visage entre ses mains tremblantes. Il a mal au cœur. Il a mal du destin qu’on a réservé à son amie. (Il ne se serait jamais cru se l’avouer, mais il déteste Dieu.) Des mains qui finissent par glisser d’elles mêmes et revenir contre lui brièvement, puis croisa ses bras, avant de les décroiser presque aussitôt. L’homme se risque à la regarder, il la voit surprise, sonnée par la nouvelle. Ça y est… elle va me détester. Ça y est… elle va me rejeter. À moins qu’elle ne prenne peur ? Dans son esprit foisonne des réflexions plus loufoques les unes que les autres, flirtant avec certains extrêmes. Bon sang, dis-moi quelque chose !

Et puis…

Là, sans crier gare, elle l’attrape et le ramène contre elle. Sans s’y opposer, il se laisse à cette étreinte sincère. C’est à son tour d’être hébété. Son pauvre cœur bat trop vite et elle est aux premières loges.  Pourquoi repense t-il au jour où il avait fait cet aveu à Louise ? Et si… c’était ça qui l’avait tuée ?
Les excuses fusent, immisçant un peu plus l’incompréhension chez lui, si ce n’est plus. Il ne s’attendait pas à ça. D’ailleurs, avait-il songé un seul instant qu’il en serait venu à révéler de telles choses une fois le seuil de sa porte franchi ? Certainement pas.

Le temps de réaliser avant qu’il ne daigne avoir une réaction. Une vraie. « Mais… qu’est-ce que tu racontes… ? » qui prouva à quel point il ne pouvait comprendre cette culpabilité qui semblait la faucher. (Lui-même l’aurait ressentie s’il avait été à sa place — mais il ne comprenait pas quand ça le concernait.) Son corps a enfin répondu à son étreinte, il tente maintenant de la rassurer, position qui était plus habituelle que son inverse. « Je t’en veux pas Calypso, je t’en ai jamais voulu, » il fronce un peu les sourcils, tentant de reprendre un peu son souffle avec ce cœur qui le fatiguait. « Je sais que t’avais pas vu, je le sais… » il masse un peu son dos à ses mots. « S’il te plaît… » puis se détache doucement d’elle, sans s’éloigner à outrance. Ils sont suffisamment proches pour qu’il puisse la regarder et y voir ce voile larmoyant qu’elle tentait elle aussi de réprimer… « Ne t’en veux pas d’avoir commit cette erreur. C’est… une erreur, tout est dans le mot… c’est pas ta faute. » lui souffle t-il en déposant un baiser appuyer sur sa joue, prenant même la peine de glisser sa main sur sa joue opposée. Des murmures. « Je t’aime beaucoup Caly, t’encombres pas avec des choses comme ça… d’accord ? » Et il sourit, doucement, avant de la reprendre contre lui. « T’aurais jamais dû voir un renard passer ce soir-là de toute façon. Tout le monde sait qu’on préfère les forêts et les champs, pas les parcs citadins, même si certains paresseux aiment s’y installer. » Même si les petits rongeurs foisonnent, et si certains préfèreraient mettre leur nez dans les poubelles. Toujours plus simple de trouver de la nourriture ici… sans chasser, qui plus est. « Et puis… moi aussi, j’aurais dû regarder avant de traverser… » il fallait bien ajouter une note plus légère, même dans un moment pareil. On le retrouvait bien là aussi…

…le sérieux reprend pourtant ses droits. La peur aussi, bien ancrée chez lui. « Ne le dis à personne… personne… je t’en supplie. » la boule dans sa gorge le force à ravaler sa salive, elle est douloureuse. Il se sent oppressé. Ses mots sont tous soufflés le plus bas possible. « C’est très important. Pour moi… pour Enat… » prénom qui mourut sur ses lèvres qui se scellèrent avec nervosité. Et pour tous les autres. Faites qu'ils ne le sachent jamais.


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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] like an open book (calyran) Mer 17 Mai - 9:59



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Ft Ciaran


Il m’étreint. Je sens les pulsations de son cœur contre le mien. Ils battent à l’unisson. Je n’arrive pas à me décoller de lui. Je croule sous la culpabilité de l’avoir blessé. Je ne sais pas si je pourrais m’en remettre. L’accident m’a rendu plus fragile. Le simple fait de penser ‘accident’ me rend nerveuse et appelle le chagrin. Je le gomme de mon esprit en me recentrant sur Ciaran qui me parle, qui rompt le contact physique que je tentais de maintenir. Je ne le lâche pas. J’agrippe son t-shirt à pleines mains et relève lourdement mes yeux sur ce visage. Je sais qu’il tente de me rassurer. Je le sais. D’autant plus qu’il va mieux, à priori. Mais est-ce suffisant pour faire taire cette faute que j’avais commise ? Il y a eu Amy… et maintenant Ciaran… Suis-je un danger pour tous ceux que j’aime ? La réponse ne se trouve pas dans les rétines noisette qui m’observent. Ces mots sont enveloppés d’un brouillard. Ma tête s’incline sur le côté. Mes dents se plantent dans ma lèvre. Je refuse de pleurer. Pourtant mes cils sont mouillés et menacent de battre à tout instant, libérant les larmes. Je ne veux pas. Je m’accroche à sa bouche. Il me conforte, comme il sait si bien le faire. J’ai envie de sourire mais je n’y parviens pas. Mon visage est serré, froissé par cette abjection qui me pollue le cœur, comme l’âme.

… C’est pas ta faute. »
Alors pourquoi j’ai si mal ?

Je finis par hocher machinalement la tête, approuvant. Rien ne me soulage mais je n’ai pas envie de l’affliger encore plus avec mes états d’âme. Dans le fond, il a raison. C’est une erreur… mais cette erreur aurait pu lui couter cher. Dieu merci (ah bon ?) il est encore en vie. Je le scrute en silence sans le lâcher, gardant le tissu prisonnier comme pour s’y accrocher. Et j’ai bien fais. « Je t’aime beaucoup Caly » Oh punaise… Je sens cette remontée de sanglot dangereuse le long de mon larynx. Je ne veux pas pleurer ! Pourtant une larme, traitresse, s’échappe et roule le long de ma joue. Mes lèves s’étirent en un sourire doux. Moi aussi je t’aime beaucoup Ciaran. mais je suis incapable de le dire à voix haute. Une pudeur. Ou la crainte de lui avouer pour mieux le perdre. Amy… Je lui disais souvent que je l’aimais… Je n’aurais pas dû. Je l’entends, attentive… quand quelque chose me percute. Si les renards n’ont pas pour habitude de se balader dans les parcs…
que faisait-il là ?

Ciaran ne me laisse pas de temps à la réflexion qu’il tente une approche plus légère. Et cela fonctionne. J’en souris de plus belle en baissant les yeux, non la tête. Il a ce don si particulier de dédramatiser. Et j’en ai besoin. Non pas que j’aime vivre dans le drame, mais j’ai tendance à être un brin fataliste. Et son optimisme est un vrai rayon de soleil dans tout mon Noir.

J’allais –enfin, ouvrir la bouche pour répliquer, maintenant que je me sentais plus légère et la culpabilité estompée (ou presque) lorsqu’il continua sur sa lancé, le timbre plus grave et sérieux. J’en relève lentement les yeux pour les ancrer dans les siens. Il a ce regard lourd. Celui qui m’enlève le sourire de mes lèvres. Je redeviens aussi blême que les minutes précédentes. Mon cœur se comprime. Pourquoi est-il ainsi ? Aussi alarmant. Je n’arrive pas à patienter… je commence à me dandiner d’un pied sur l’autre avant qu’il ne crache sa requête. Je déglutie nerveusement. Scrute son visage avec compassion. Je comprends sa crainte. Son secret est pesant… Comment fait-il pour le dissimuler depuis toutes ces années ? (Oui, je suis très loin du compte !) Il me supplie de ne pas en parler autours de moi. Mais à qui voudrait-il que j’en parle ? Je ne m’offusque pas pour autant. Il souffle le prénom d’Enat… ce qui m’interpelle. Serait-elle pareille ? Ce don serait-il héréditaire ? Je ne dis rien de plus pour l’instant. Le silence s’installe entre nous. Je sens l’alerte dans ces propos et je l’accepte. Cela ne peut pas être autrement. Mes doigts relâchent son t-shirt. Je fais un pas vers lui, étouffant cette proximité qui était déjà existante. Mes phalanges attrapent doucement ses joues piquantes et inclinent légèrement son visage en avant. Son front épouse le mien en douceur. Un contact qui m’arrache un faible sourire. J’en ferme les yeux et soupire. « Ciaran… même sous la pire des tortures, je ne divulguerais pas ton secret. » Parce que ma vie n’a plus de sens et que la mort ne me fait pas peur. J’ai bien comprit que ces ‘ils’ n’avaient rien de bon… Même les Archanges tombent du ciel… Le Monde est Fou. « Ne craignez rien, Enat et toi. Je t’en fais la promesse. » J’espère le conforter en lui donnant ma parole que quoiqu’il arrive, son secret est bien gardé. Je ne suis pas de celle qui bave sur la vie des autres. Je suis bien trop secrète moi-même… Je soupire de plus belle tout en reculant mon front du sien. J’ouvre mes paupières pour l’observer, cherchant son regard.  « Et si tu me racontais tout ? » Parce que je veux comprendre. Nait-on renard ? Ou bien a-t-il subit quelque chose ? Est-il comme ça depuis longtemps ou est-ce récent ? Et surtout… « Que faisais-tu dans ce parc cette nuit-là ? »


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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] like an open book (calyran) Mer 17 Mai - 20:51



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calyran
Était-il plus animal qu’humain ? Comment pouvait-elle le considérer désormais, sans savoir sa réelle position dans cette belle famille que sont les vulpes ? Qui était réellement ses semblables, si ce n’est les familiers en tous genre ? Au sein du règne animal, le dénommé Ciaran était une entité différente, suprême, un peu à la manière des Skinwalkers auprès des chiens. Or, il est également une « anomalie » au sein des humains, car il n’en est pas tout à fait un. Les renards, avec qui il peut naturellement communiquer, ne ressentent pas cette différence que lui perçoit vis à vis de ces « semblables ». Cette conscience qui lui fait plus de mal que de bien, pour sûr. Avoir procédé à ces aveux auprès de Calypso mettait également en péril le secret qui entourait l’existence des sorciers. Encore une fois, il ne pourrait pas lui dire, pas tout. Pourtant, c’est ainsi formulé qu’elle lui avait demandé de lui en dire davantage. Comme si ça n’avait pas été déjà suffisamment pénible… les confidences n’étaient pas simples, elles ne fleurissaient pas dans la conversation comme un sourire sur son visage. Non, c’était bien plus compliqué que ça.

Son amie est émotive, ou plutôt tellement sous pression qu’un rien pourrait la faire flancher. Ils sont dans un état où les conséquences étaient relativement identiques. Seules leurs origines prenaient racine ailleurs. Et encore une fois, il ne serait pas capable d’aller sur ce terrain-là, à s’expliquer sur le sujet… c’était déjà trop.

Le cœur bat trop vite. Sa main agrippée à son tee-shirt cesse d’exercer cette pression, qu’il n’avait nullement interprétée de manière négative. Ciaran était tactile, ça ne l’avait absolument pas affecté de la sorte. Les yeux de l’infirmier glissent vers la table basse, où la nourriture trône toujours. Calypso n’a pas reprit des forces, elle n’ira pas bien loin ainsi… certes, on se pose rarement la question le jour du seigneur, mais il avait une autre idée en réserve. Une idée qu’il lui soumettrait… à moins que son estimation passe de l’hypothétique au vivement déconseillé. En quelques minutes, tout pouvait arriver, il était bien placé pour le savoir.

Garder ce secret, elle lui en fait la promesse et ces mots, bien que rassurants, ne permettent pas vraiment de calmer son anxiété. Ciaran savait parfaitement que l’on pouvait accéder à cette information sans qu’elle n’ait à desceller ses lèvres. Là était bien le problème.
Quant à la torture, il ne préféra pas s’appesantir sur cette formulation, elle aussi anxiogène.
La pire des tortures… faites qu’elle ne la connaisse jamais.
Et c’était là une douce utopie pour une Prophète.

Front contre front, il lui sourit doucement, fermant les yeux un instant. Tout lui raconter… pendant un instant, il ne pense plus à l’accident, seulement à son histoire, son passé, sa vie d’imposteur… car en fin de compte, c’était ce dont il allait avoir l’air, après quelques « petites » révélations complémentaires.
« Merci. » glisse t-il tout de même. Il pose le mot dans un silence qu’il a lui-même instauré, rendant compte de son importance. Ciaran n’oublierait pas. Leur fronts se séparent, ils se toisent un instant. L’homme se pince un peu les lèvres, soupirant un peu par le nez. (Sensé le détendre un peu. Il ôte tout point de contact avec la jeune femme.) « Je me promenais. J’ai tendance à faire ça la nuit tombée. Ça… me détend. », avait-il dit, haussant les épaules. « J’ai eu un moment d’inattention… je réfléchis un peu trop, je crois. » et il ne rajouta pas ‘en ce moment’. Il a toujours beaucoup réfléchi, certes, (toujours sur le qui-vive), mais pas de là à être aussi maladroit… à se prendre une voiture… c’était tout de même un extrême qu’il avait très rarement connu, pour ne pas dire jamais. Mais il avait évité le pire et s’en était sorti avec des blessures superficielles.

L’irlandais bougea un peu, l’attirant jusqu’au canapé, où ils se rassirent. Il tira son bras pour récupérer l’assiette de scones, qu’il déposa sur sa cuisse sans la lâcher. « Faut vraiment que tu manges. Au moins un peu. Tu veux que je parle ? Alors mange. », mentionne t-il. Sans énergie, elle n’allait pas aller bien loin. Il fallait qu’elle se force… car le cercle vicieux allait s’installer, sinon. Et ça n’avait rien de bénéfique, surtout lorsque le moral n’y était pas. Il lui propose d’un jeu de regard, d’un sourire, sans trop insister (bon, juste un peu, il est vrai, mais rien de méchant… nous parlons de Ciaran !).

« J’ai le gène X, je suis un mutant de classe 2. » Pourquoi se sentait-il obligé de raconter des âneries pareilles… dans une situation qui ne s’y prêtait pas, ou trop peu ? La réaction de Caly ne se fait pas vraiment attendre et il se reprend, la gêne pointant le bout de son nez… « …non en fait, je suis né comme ça. » Bon sang, il a une confidence sur le bout des lèvres… ses yeux vont chercher le vieil ouvrage qu’elle n’a pas fini de lire, trésor d’une vie et vestige d’un passé dont il allait lui toucher mot. Bientôt. « Je suis né en Irlande, mais ça tu le sais, pas vrai ? » Sourire qui se raffermit à ces mots, un regard qui balaie à la circulaire jusqu’à ses prunelles, où il s’appesantit quelques instants, avant de regarder ailleurs - un jeu auquel il était forcé de jouer, n’étant pas capable de la confronter de manière stable. Il a toujours le sourire lorsque l’idée de ses terres natales se présente à lui.

« Essaie de deviner mon année de naissance ! Un indice, c’est le siècle dernier… et ce n’est pas la même avec laquelle je me suis inscrite à l’université. C’est trop facile sinon. Puis de toute façon, je suis sûr que t’avais déjà oublié, avec le nombre d’étudiants… » Il la jauge un peu du regard. Elle ne doit pas s’attendre à ça… « Me regarde pas comme ça, je suis pas un criminel recherché, il y en a plein d’autres comme moi qui se trimbalent avec de faux papiers… » Un léger silence, puis un aparté. « De toute façon, tout ce que j’ai pu faire de criminel dernièrement, c’était d’éventrer le pouf du salon. » Un coup d’œil dans sa direction. « Non, tu vois, t’étais pas au courant et je t’aurais certainement dit que c’était à cause du chien de Javier, le frère de Luis… » Autant être honnête. Ce n’était qu’un petit mensonge parmi d’autres, bien plus importants.

Il la laisse chercher, mais elle patauge. L’homme inspire doucement, secouant la tête… il incline son visage vers le sien, la regardant avec une tendresse manifeste, non moins teintée de mélancolie. Ses mots sont des murmures. « Bon… je t’ai un peu induit en erreur, je suis né le siècle encore avant… en 1895. » Et à peine le temps de poser ceci qu’il ajouta, comme procédé logique. « Enat n’est pas ma mère… c’est ma fille. » Et il ne peut s’empêcher de baisser le nez, fuir du regard… se permettant de piquer un scones dans l’assiette qu’il tenait toujours, l’enfournant dans sa bouche. Délicieux. La seule qui me reste…

…je crois.



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Message Sujet: Re: [TERMINÉ] like an open book (calyran) Ven 19 Mai - 10:07



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Un merci. Un regard. Une promesse.
Le problème est bien là. Il s’agit que de mots. Un serment que je peux lui offrir en retour d’une confiance aveugle. Je sais qu’il vient de remettre entre mes mains son secret. Et j’ai cette désagréable impression que mes épaules s’écrasent sous le poids d’une responsabilité, mais je n’arrive pas à deviner laquelle. Je reste silencieuse, j’ai assez parlé. Ciaran semble se détendre, du moins en apparence. Son contact me manque déjà. Mes mains relâchent son visage et je les ramène à moi, tirant nerveusement sur mes manches, comme une petite fille. Et il parle. S’explique sur cette fameuse nuit. Mon cœur se comprime une fois de plus, revivant le choc. J’en frissonne. Je n’aurais pas dû reparler de tout ça. Remuer la merde n’est pas bon. Aussi bien pour lui que pour moi. Pourtant, il prend le temps de me répondre. Un sourire relève le coin de ma bouche… Lui réfléchir de trop ? Ha bon ? J’ai cette pulsion de le reprendre dans mes bras et de le bercer mais je n’en fis rien.

Ciaran, mon petit frère de cœur, si tu savais à quel point ta présence me réconforte.

Il me tire jusqu’au canapé. Je ne m’y oppose pas. J’ai les jambes encore fragile, tout comme le reste de mon corps mais je ne fais aucune remarque. Mon postérieur se laisse choir comme un poids lourd dans l’assise moelleuse. Et je viens coller mon bas du dos contre l’accoudoir. Mes pieds sur le divan sont remontés, tout comme mes genoux au menton. J’y fais complétement face. Les bras enroulés autour des tibias. Je l’observe prendre l’assiette de scones qui reposaient sur la petite table. Tout comme le thé qui doit être à présent de bonne température pour le boire. Mais je n’y touche pas. Mon cerveau est toujours en désaccord avec mon estomac. Pourtant il m’incite à manger… Mieux, il use de chantage pour me ‘gaver’. C’est déloyal ! Il le sait… et je m’y plie. La moue boudeuse, je délie l’une de mes mains et la tend vers l’assiette. Je choppe la pâtisserie d’un geste nonchalant et hésite à le porter à ma bouche… mais au vue du regard qu’il me lance, je décide d’y croquer dedans. Les premières bouchées sont dures à passer. L’impression d’avoir un nœud en plein œsophage. Malgré tout je me force à avaler des petits morceaux tout en écoutant Ciaran dire sa connerie. Ma mastication reste en suspens alors que je le fixe, arquant hautement un sourcil. Il se fou de ma gueule… c’est ça. Les Xmen, à preuve du contraire, ne sont que fiction… Je crois. J’sais plus. Il lit dans mon regard une certaine stupéfaction mêlée à de l’incompréhension lorsqu’il rétablie la vérité. Et franchement, je me demande si je n’aurais pas préféré l’option mutant. Je le vois détourner le regard vers son ouvrage. J’en reste pensive à mon tour.

Alors il est né comme ça. Avec la possibilité de devenir renard comme bon lui semble. J’enfourne mon dernier morceau de scone dans la bouche et mâche lentement sans le quitter des yeux. A sa question, j’hoche simplement la tête. (Parler la bouche pleine, c’est mal !) Je sais bien qu’il est Irlandais comme moi. C’est d’ailleurs notre patrie qui m’a rapproché de lui. J’ose un faible sourire, lèvres scellées tout en essuyant l’extrémité de mes doigts sur le tissu du legging. Et j’attrape une autre pâtisserie… Mon estomac finalement approuve. La nausée en revanche fait la gueule avant de se casser une bonne fois pour toute. Finalement, j’avais simplement faim. Je remarque qu’il sourit, de quoi lui réchauffer le cœur. L’Irlande… Peut-être qu’un jour, ils auront la chance d’y aller ensemble…

Sa voix me ramène à lui, comme un aimant. Mes pensées sur ces Terres verdoyantes s’estompent lentement alors que mon regard s’accroche au sien. Je mange doucement, à l’écoute de Ciaran qui a des mots plein la bouche. Un jeu de devinette ? J’adore ! Je me tortille un peu mais garde mes jambes contre ma poitrine. Les pieds croisés. Il me balance sa petite bombe en réalité. Ok pour deviner son année de naissance… mais du siècle dernier ?! Je le fixe alors les yeux ronds. Là encore, il se moque de moi. Les informations fusent et mon cerveau abimé par la migraine ne m’aide pas à bien cogiter… Et il m’embrouille ! Comment ça des faux papiers ?! Un criminel ? Son dernier crime est un pouf ? Il le voit mon visage qui se décompose là ? Et je n’ai toujours pas trouvé la réponse parce que je me doute que je suis à des années lumières de tomber juste. Et c’est pas juste ! Je me rends compte que je n’ai pas terminé mon scone. Je l’enfourne doucement sans le quitter du regard. Il penche sa tête sur le côté. J’en froisse le bout de mon nez sans cesser de mastiquer.
Non Ciaran. Je n’ai pas la réponse… car je n’arrive pas à croire qu’il s’agit du siècle dernier. Et comme si cela ne suffisait pas, il remet une couche et pas des moindres, en m’annonçant qu’il s’agit même du siècle précédent le siècle dernier. De quoi me griller trois neurones dans la foulée. Je m’étouffe presque en avalant ma bouché lorsque sa GROSSE BOMBE m’éclabousse. 1895 ! … Enat est sa… La révélation est dure. Moi qui pensais qu’il s’agissait de sa mère… Me voilà bien bête. Je baisse un instant les yeux, essuyant nerveusement mes mains le mes tibias. Mon silence est nécessaire. Il faut que je me recentre et que je comprenne ce qu’il tente de me dire. Il aurait plus de cent-vingt ans… « C’est du délire… » que je laisse filer entre mes lèvres à voix basse, remontant mon regard pétillant dans le sien. « Tu veux dire que tu… tu as vécu toutes ces années… Sans prendre une seule ride… Tu fais la trentaine à tout casser… Et Enat… Je… » Je plisse un peu le front, perplexe. « J’ai besoin d’un peu de temps pour tout bien comprendre. Je crois que j’suis sous le choc. Je ne sais pas quoi te dire mis à part que tu… tu fais tellement jeune… » Tu ne vieillis pas. Moi, en revanche… Le temps va abimer ma chair. L’image s’impose à moi, comme un flash. Lui encore fraichement jeune et moi… le corps affaiblis par les années, les cheveux blancs… un légume dans un lit d’hôpital ou à me trainer, accrochée à son bras. Et c’est moi qui passerai pour sa grand-mère… Je me raidis. « Je crois que j’en ai assez entendu pour aujourd’hui. » Parce que la vérité fait peur. Mon visage se sert d’une tristesse que je cherche à dissimuler tant bien que mal à coup de faible sourire que je lui envoie. Mon cœur en réalité se fêle un peu plus.

Laisse-moi juste du temps… juste un peu de temps…
Que j’assimile et surtout que je l’accepte…

Je n’ai plus faim. Je reste silencieuse un instant, mais ne souhaite pas le mettre mal à l’aise pour autant. Il n’a rien fait de mal. Bien au contraire. Je le remercie pour sa franchise mais je suis incapable de lui dire pour le moment. J’ai encore ces mots dans mon crâne douloureux et ce poids invisible qui écrase mon cœur. La fatalité me rend morose. Car il s’agit bien de cela. Le Destin est cruel depuis le début…

Je lâche un soupire en enroulant une fois de plus mes bras à mes jambes. Mon regard clair dévie vers la table où repose son bouquin. J’en souris doucement. « Et si tu me le lisais un peu ? » Pour combler le silence, et surtout pour changer de sujet. Un besoin pour Nous. Mon regard s’accroche de nouveau au sien, plus profond que jamais. « S’il te plait »

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Je remets ma vie à... Un plus tard abandonné. Pour simplement vivre. Tenter d'atteindre une humanité. Des lambeaux de terre, me regardaient disparaître. Et parmi les pierres, je vivais et j'espérais, tu sais...


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