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 nice to meet ya (ft. matthew g.)

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Message Sujet: nice to meet ya (ft. matthew g.) Ven 17 Mar - 23:33

Statut du rp

sujet privé; ft. matthew g.

type ❖ léger flashback

date ❖ 17 mars 2016 (St Patrick's Day  :44: )

informations spatio-temporelles ❖ 20h et quelques, dans un irish pub de Chicago… y a déjà pas mal de monde et ça se remplit au fur et à mesure.

intervention du MJ ❖ Nope, ça ira !

Autre ❖ Ciaran est blessé à la main gauche (bandage apparent) mais les douleurs remontent jusqu'à l'ensemble du bras ainsi que deux de ses côtes. Il souffre également de la hanche du même côté. Vestiges d'un accrochage qu'il a eu le 10 mars (merci Caly !)… je préfère le poser ici car je n'ai pas insisté dessus dans mon ouverture. Après tout, l'alcool endort un peu tout ça.

Je décline toute responsabilité pour les propos qui seront tenus durant ce RP. Ah et merci d'avoir répondu à l'appel Matt, la lèche sur toi !

©️ HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW





❝nice to meet ya❞
ciaran — matthew
« Hey Ciar’, réveille-toi ! C’est ta chanson ! », fit la voix d’Owen alors qu’il lui secouait le bras qu’il savait indemne, le tirant de son pseudo-comatage.
L’homme leva le nez vers le barman qui lui sourit à pleines dents, fauchant le charbon de sa barbe d’une rangée blanche (et d’argent, merci la fausse dans le lot). Une pinte vide trônait encore à côté de l’infirmier, qui passa sa main blessée dans ses boucles noires d’un geste lent, presque las - comme s’il sortait d’une sieste mal venue. La lumière pourtant tamisée des lieux sembla lui irriter un peu les rétines, d’où sa légère grimace — mais cela était aussi dû à la sollicitation de certains muscles qui avaient subi certains traitements de faveurs il y a une semaine. Il avait encore la marque de sa veste calligraphiée sur sa joue. Là, il tendit l’oreille, plissant légèrement les yeux. « Ma chanson… » murmura t-il pour lui-même, encore un peu dans les nuages.

Combien de temps avait-il somnolé ? Plus d’une heure ? Ça ne lui ressemblait pas. Mais il n’y avait pas encore assez de monde, et l’horaire devenait propice à la venue de nouveaux clients en ce jour de fête. Ça commençait à se remplir… tout comme son estomac d’alcool, d’ailleurs. Il était désormais huit heures passées et il était venu après le repas d’Enat, qui avait finit par s’endormir très tôt. Elle lui avait intimé d’aller se changer les idées le matin même (elle semblait vouloir l’éloigner de plus en plus à vrai dire ; sentant certainement que son père avait besoin de s’aérer les neurones). Cette journée - et nuit - étaient de repos, et il saurait en profiter. Néanmoins… ça n’allait pas être forcément aussi simple que ça. Il avait toujours la tête ailleurs et c’est bien pour ça qu’il avait à nouveau abusé sur la boisson… si tôt. La mélodie jouée par un trio lui revient après quelques petites secondes d’inertie qui aurait inquiété quiconque le connaissait - c’est à dire, près de la moitié des habitués du pub.
Puis il tapa brutalement sur la surface du comptoir, boisée qui plus est. « MAIS OUI C’EST MA CHANSON ! », s’était-il presque écrié, surprenant brièvement les clients pris dans le morceau. (Et pour une fois, ce n'était pas un morceau comme My Dear Own Galway Bay, qui aurait pu lui foutre le bourdon en moins de dix secondes.) Au contraire, la musique lui donna à la fois du baume au cœur et le motiva sérieusement, et c'est en chantant à tue-tête que ça avait commencé…

L’irlandais se pencha un peu vers Owen, « Une autre ! », en soulevant bien haut son verre vide. « Pinte ? » « Ouais ! » Le barman récupéra le verre amateur de hauteurs. Peut-être une misérable minute plus tard, alors que Ciaran s’était remit à chanter, quelqu’un se glisse à sa droite. (Il reçoit sa pinte, qui claque sur le bois. Un clin d’œil en guise de remerciement.)

Un quelqu’un qu’il aurait pu reconnaître à l’odeur mais ne l’avait pas suffisamment côtoyé pour lui attribuer une quelconque importance. De toute façon, il n’était pas tout à fait sobre et ça n’allait pas l’aider à l’ouvrage. Sentant ladite présence, il tourna son visage vers le nouveau venu, lui offrant un sourire aussi franc que rayonnant. (Ça commence à se serrer de plus en plus dans le petit pub, et ça le ravit intérieurement.) « Hey ! Bonsoir ! » D’ailleurs, il n’était pas particulièrement déplaisant à regarder, ce brave homme. Chose qui ne sembla pas échapper à son bon ami qui s’occupait de servir qui avait la gorge sèche. « Et déjà une touche pour monsieur ! », avait-il lâché, taquin. Ciar tenta de protester, l’air un peu confus… « Mais pas du t- » « Qu’est-ce que j’vous sers ? » L’infirmier secoua la tête de droite à gauche en bredouillant, le sourire toujours vaillant sur ses traits malgré tout. L’une de ses mains était passée sur son visage alors qu’il avait émit un léger soupir - seule réaction qu’il avait pu avoir dans son état actuel. Le rouge lui monta aux joues pour ce « pas grand-chose ». Il tenta néanmoins de se rattraper ; dès lors où Owen eut le ‘dos tourné’. « Il sait pas ce qu’il dit. Même si vous êtes pas mal du tout, vraiment. » Il lui avait tapoté l’épaule, comme s’il voulait le rassurer malgré tout sur son pouvoir d’attraction. Qu’il soit intéressé ou non par la gent masculine, d’ailleurs.

Ciar attendit qu’il soit lui aussi servi pour lever sa pinte de sa seule main valide, portant un toast d’une voix portante. « Lá fhéile Pádraig sona dhaoibh !* » Les natifs - ou ceux qui comprenaient le gaélique irlandais  - répliquèrent, de remerciements après la traduction pour d’autres - certains en levant leur propre verre. Puis, se retourna vers les autres, un peu plus fort encore, « Éire go Brách !** » Cette fois-ci, seuls les natifs s’égosillèrent - et ceux qui étaient fiers de l’être, chose qui s’avéra toucher plus de monde qu’il n’y paraissait. Satisfait et le cœur battant, le renard trempa ses lèvres dans le contenu sombre de sa pinte - et pas qu’un peu il faut dire. Il avait encore quelques traces de mousse sur sa barbe une fois les trois bonnes gorgées descendues, chose dont il n’avait pas encore conscience…

Mais ça, ce n’était qu’une question de temps.

Précision linguistique:
 


©️ Pando


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Message Sujet: Re: nice to meet ya (ft. matthew g.) Sam 18 Mar - 20:19

Nice to meet ya

Ciaran & Matthew

La Saint Patrick... LE jour de l'année où porter autre chose que du vert serait une hérésie. Enfin, pour ceux qui ont des racines irlandaises, du moins. Pour ma part, je suis Anglais, et donc bien loin d'avoir des racines liées à l'île d'émeraude, mais ici aux USA c'est surtout une journée de fête. Il faut dire, la plupart des Américains ne savent pas exactement où se trouve le Royaume Uni, ni les îles qui la composent... Et encore moins, les guerres qui ont mené à cet état de fait.

Mais il serait tout de même mal venu de ma part de ne pas respecter les traditions de l'Ancien Continent. C'est le jour de l'année où l'Amérique ressemble pour quelques heures à l'Europe... Si vous avez plus de 21 ans, et que vous vous trouvez dans un quartier où il y a un pub, bien sûr. Alors, me voici donc vêtu d'un jeans, baskets et pull en laine vert pâle, une veste de cuir brun sur les épaules. Ce que je fais dans ce pub ? Eh bien, c'est fort simple. Je célèbre la mémoire de mon Oncle, un pasteur sympathique, croyant, et un tantinet porté sur la boisson. Il faut dire que quand on sait ce qui vit dans l'ombre, on a tendance à toujours avoir une bouteille d'eau bénite sur soi... ou de whisky aromatisé à l'eau bénite, pour parer à toutes les situations. La chasse laisse plus souvent des cadavres d'êtres chers derrière elle que des bons souvenirs, voyez-vous.

J'entre donc dans cet endroit avec la ferme intention de boire un bon coup avant qu'il n'y ait trop de foule pour pouvoir profiter de l'ambiance (orchestre et accompagnement, ils ont vu les choses en grand cette année), en mémoire à Oncle Albert. Une pinte ou deux, pas plus, car je suis toujours en vie moi, et je ne me saoule que chez moi. Moins de risques de se faire attraper par la canaille, voyez-vous. Et quand je bois, c'est pour oublier mes cauchemars, alors, je passe directement à l'alcool fort, liqueurs et autres boissons distillées, bénie soit l'invention de l'alambique.

Je me dirige vers le bar, après un rapide coup d’œil aux alentours pour vérifier l'endroit. On n'est jamais trop prudent dans ma branche de boulot. Tout a l'air calme, a priori, à part pour la musique et quelques clients qui ont déjà l'air bien arrosés. Je m'installe sur un tabouret au bar à côté d'un gars braillant plutôt qu'il ne chante sur l'air de musique irlandaise  – celui-là ne tiendra pas toute la nuit, c'est sûr, et en plus il est blessé au bras-, et commande une bière,

« Bonsoir. » Oui, je suis poli, même si j'ai perdu mes parents à un âge encore tendre, ils ont eu le temps de m'inculquer les bonnes manières et la politesse. Un peu surpris par l'accueil cordial, ceci dit. Je n'ai pas l'habitude de fréquenter des débits de boisson pour autre chose que le boulot, et pas celui de prof. Et là, le barman annonce que mon voisin de bar a une touche ! Ah bon ?! Et la réaction de ce dernier ne fait que confirmer, oui, il est possible en effet que je lui plaise un peu. « Une pinte, quoi d'autre ?! » répondis-je à la demande du tenancier. Je me demande s'il s'appelle Roger... Ce qui attire un léger sourire à mes lèvres. L'inconnu me confirme que je ne suis pas mal... vraiment ? Ah. C'est toujours bon à savoir. Je souris à mon compagnon, mais en me reculant légèrement quand il me tapote l'épaule, « Eh bien, ... merci. » Il n'est pas mal non plus dans son genre. Je suppose que de nombreuses demoiselles doivent se désespérer en le regardant sans pouvoir marquer de points... Malgré tout, je n'apprécie guère les contacts tactiles du genre, surtout avec un illustre inconnu. Quelqu'un aussi proche pourrait aisément m'enfoncer un couteau dans es côtes, voyez-vous. S'il ne se décide pas à m'arracher le coeur, ou à défaut la gorge, ou... Pensées bien morbides que celles-là, me direz-vous, mais je n'y peux rien. « Vous n'êtes pas mal non plus, vous savez. » Je n'ai pas de préférence attitrée, homme ou femme, mais je dois dire que depuis que j'ai croisé Miss Rochester lors de ce bal de gala il y a quelques années, je suis moins intéressé par un potentiel compagnon d'un soir, quel que soit son sexe, d'ailleurs. Si elle m'a tapé dans l’œil ? Oui, même si je ne l'avouerai jamais à voix haute.

Le barman nous sert et le chanteur en profite pour porter un toast, dont je ne comprends pas vraiment le sens, mais je suppose que Padraig est du gaélique pour Patrick. Et Eire, je le sais, c'est le nom de l'Irlande.. Je l'imite levant ma chope avant de boire un coup, le visage de mon oncle en mémoire. Il aurait apprécié l'ambiance. Mon voisin de bar abaisse son verre et laisse paraître une belle moustache de mousse, chose remarquable vu la qualité presque plate de la Guinness. Je me racle la gorge avant de noter,

« Vous avez un peu de mousse, ici, » dis-je en me tapotant la lèvre supérieure du bout des doigts pour lui montrer. « Vous êtes natif d'Irlande ? » Son accent avait l'air correct, du peu que je puisse en juger. Déjà, il fait des phrases, c'est une bonne base pour mon hypothèse. Ou bien il est étudiant en langues étrangères à l'université ?  

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Message Sujet: Re: nice to meet ya (ft. matthew g.) Mar 21 Mar - 17:07



❝nice to meet ya❞
ciaran — matthew
Malgré le fait qu’il soit un peu alcoolisé, l’irlandais avait bien noté le geste de recul du nouvel arrivant. Il n’était pas vexé - ou si peu - à vrai dire, il acceptait parfaitement qu’un tiers ne soit pas aussi démonstratif que lui en terme de bonne humeur. (D’autant que, en général, c’est à Ciaran d’être le plus méfiant du groupe. Mais ce soir, c’était différent.) Il ne devait pas avoir suffisamment picolé encore, sinon il n’aurait pas bronché - du moins, c’est ainsi qu’il aurait préféré que les choses se passent. Au moins cet étranger n’était pas complètement rabat-joie et se commanda une pinte. Une pinte de quoi ? Arrêtez, vous savez très bien ce dont il s’agit.

Il avait abandonné sa veste en début de soirée dans un coin, restant vêtu de son indémodable tee-shirt vert. S’il avait pu peindre les murs de vert, il l’aurait certainement fait aussi. Mais l’établissement semblait déjà être suffisamment décoré pour l’occasion pour qu’on veuille en rajouter… laissons les fantasmes d’un vieil irlandais là où ils sont.

Peut-être avait-il une touche, oui, mais ce n’est pas vraiment ça qui semblait l’intéresser pour le moment. Et ce même après que l’homme lui renvoie le compliment, ce qui eut le don de l’embarrasser. Sur quel pied danser ? Aucune idée. Il réagissait avec bien trop de naturel pour qu’on vienne à se demander s’il jouait la comédie. Ciaran était visiblement touché, son petit sourire creusant deux fossettes timides sur son visage enfantin. Son regard s’était enfui. Le natif du comté de Galway avait alors porté son toast et n’avait pas eu la main morte sur les gorgées de sa Guinness. Il avait réussi à finir avec de la mousse sur la barbe qui encadrait sa bouche.

« Vous avez un peu de mousse, ici, » fit la voix de l’étranger, qu’il remarqua être teintée d’un accent anglais. Merde. Ça c’était vraiment pas bon par contre… pas tant pour la mousse - qu’il se contenta de faire disparaître au plus vite après avoir bafouillé un « merci » on ne peut plus sincère - mais plutôt pour ce qui était de la présence d’un anglais… ici. Même supposé, et malgré les années qui le séparaient de ces années de révoltes auxquelles il avait participé, Ciar gardait une certaine rancoeur envers ces derniers.

D’ailleurs, il ne se gêne pas pour faire une remarque qu’il interpréterait certainement comme étant déplacée, ce qui était tout à fait son genre, sobre ou non — l’excentricité à son paroxysme. À l'entendre, il semblait réellement déçu… comme un enfant à qui on aurait promis une sucette pour la remplacer par une pomme. Une pomme, vous dis-je ! « Anglais, je me trompe ? Ça vous fait perdre presque 5 points en Charisme… c'est dommage… je vous aurai bien offert un verre et… » Une moue boudeuse. Il marqua une pause avant de renchérir, même s’il débitait sans arrière-pensées, ni méchanceté aucune. À vrai dire il semblait avoir été touché par la grâce l'instant qui précédait l'expression de ces mots. « AH ! Non, en fait, c’est pas la peine… j’ai pas… » Il se passe une main sur sa nuque alors qu’un soupir s’échappe de ses lèvres. La réalité le rattrape. « J’ai pas le sou en fait, désolé. » Au dernier mot, il avait incliné son visage dans sa direction en faisant la moue et haussant une fois l’épaule indemne. Rien de méchant, mais il n’était jamais à l’abri d’un individu susceptible. Étonnamment, il poursuivit, faisant preuve d’auto-dérision - et plus que l’anglais d’à côté aurait pu imaginer aux premiers abords. Il avait un sourire léger aux lèvres et l’œil vif qui pointait toujours dans la direction de son interlocuteur privilégié. « De toute façon, c’est pas pour ça qu’on a migré ici ? », avant de prendre une autre gorgée de sa boisson. Fuir la pauvreté et l’oppression, ils n’étaient pas les seuls à l’avoir fait bien sûr, mais on ne pouvait nier qu’ils étaient aussi connus pour cet exode vers la terre de toutes les possibilités.

Juste après, il lui demande s’il est natif d’Irlande. Il était prêt à lui demander s’il était vraiment bouché ou qu’il n’avait pas encore reconnu la fierté d’en être. C’est pas faute d’avoir un accent à couper au couteau ! « Natif du comté de Galway, monsieur ! », avait-il rétorqué en bombant légèrement le torse et levant le menton — une petite exagération qui était due à l’alcool qui filait dans ses veines, sans aucun doute. « Et vous ? » Question légitime, il avait envie de satisfaire sa curiosité. Et pas qu’un peu à vrai dire. D’autant qu’il lui semblait avoir déjà vu ce brave homme… « Je vous ai jamais vu ici mais… » et tellement prit dans ses pensées, Ciaran utilisa la mauvaise main pour essayer de soulever sa pinte et grimaça en se ravisant avec celle qui n’était pas blessée. Détail qu’il balaya aussi vite qu’il avait balancé la fin de sa phrase ; faisant diversion. « Je crois que je vous ai quand même croisé quelque part. Pas ici, mais quelque part, hm. » Pour autant, la douleur avait remonté le long de son bras (d’où le fait qu’il avait abrégé sa phrase rapidement et d’une manière peu élevée). Mais il ne s’y reposait pas et avait déjà les lèvres trempées de Guinness. Ça le rassurerait un peu de mettre au clair ses impressions… comme ça lui plairait d’avoir un nom à coller sur ce visage qu’il semblait déjà avoir vu. « Hm… vous l’prenez pas mal si je vous demande ce que vous faites dans la vie ? », demanda t-il à tâtons en prenant une légère distance, comme s’il redoutait que l’homme ne se braque.


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Message Sujet: Re: nice to meet ya (ft. matthew g.) Mer 22 Mar - 20:38

Nice to meet ya

Ciaran & Matthew

Une soirée commémorative… Voilà la raison de ma présence ici… J'aurais dû choisir un autre jour, n'importe quel autre… Mais il est trop tard pour reculer. Et Oncle Albert aurait apprécié l'ambiance. Il n'était pas le dernier pour lever le coude, avec un ami ou des étrangers. Et en matière d'étrangers… il y en a un à mes côtés qui vient lui aussi de fort loin, à l'entendre. Je me demande s'il a pris l'accent pour la fête ou s'il vient vraiment de là-bas. Ce serait bien imité pour un accent d'emprunt. Il me fait remarquer mes propres racines de façon fort peu courtoise. Les vieilles histoires ont la vie dure !

J'allais lui répliquer que si j'avais perdu 5 points de charisme à cause de mes origines, lui devait en avoir perdu la même quantité plus quelques autres en sagesse et intelligence à cause de la boisson… mais cela n'aurait pas été très poli de ma part… quand il m'annonce qu'il me paierait bien un verre si seulement il avait l'argent pour ce faire… Ah, d'accord ! Nous plongeons tout droit dans le stéréotype de l'Irlandais bourré, fauché et qui en veut aux Anglais, débarqué aux USA pour cette raison… Est-ce à cause de la chanson, ou bien de la Saint Patrick ? Il se sent peut-être offensé qu'un Anglais ait eu le culot de franchir le seuil d'un pub en ce jour si particulier ? Mais je ne suis pas ici pour me disputer avec le seul natif d'Irlande fraîchement débarqué à Chicago… Je le salue de mon verre, ajoutant avec un sourire,

« Ah, mais vous avez bien pris votre revanche… Vous nous avez bouté hors du pays et rejetés à la mer… »
Je ne vais pas gâcher la Saint Patrick à un Irlandais, tout de même…

Galway, hein… Un joli coin, même si je n'y ai jamais posé les pieds. Et le gars a sans aucun doute abusé de l'alcool. Sa patrie a l'air de drôlement lui manquer. Peut-être que si je bois un peu moi aussi, cela me paraîtra moins évident… Une nouvelle gorgée de bière plus tard, je lui réponds, « Devonshire pour ma part... » Rien de bien exceptionnel, donc, même si l'endroit est magnifique… et que je n'y retournerai sans doute jamais. Trop de mauvais souvenirs sur l'île. Il m'avoue en suite m'avoir déjà vu quelque part… Essaie t-il à nouveau de me faire du gringue, malgré mes origines infâmes ? Je grimace en signe de sympathie quand il se trompe de main pour boire et tente d'utiliser celle qui est blessée. Pas mes affaires, mais je sais ce que ça fait d'avoir la main en bandage – ou pire. Je me demande s'il me questionne sur mes origines pour mieux me lapider plus tard, ou bien, si c'est par réel intérêt. Peut-être la deuxième option, puisqu'il m'interroge ensuite sur ma profession, certain que nous nous sommes déjà croisés. Je l'observe un peu plus attentivement, mais sans que ce visage ne me rappelle de mauvais – ni de bons souvenirs. Je hausse les épaules, « Je suis professeur, à la Northwestern University et à l'University of Chicago. » Les campus sont vastes, il aurait pu m'y croiser, même s'il a l'air un peu plus vieux que la moyenne des étudiants. Je donne cours à temps partiel aux deux endroits, en attendant qu'un poste complet se libère à un endroit ou à l'autre. Mais ce n'est pas demain la veille que je serai titularisé… Je ne pense pas qu'il s'agit de l'un de mes élèves, je me serais souvenu de lui, j'ai déjà fait passer des oraux en janvier et il ne faisait pas partie de ceux qui ont présenté – ni signé, d'ailleurs. « Et vous ? » Peut-être que nous nous sommes déjà croisés, mais certainement pas dans le cadre scolaire… ce que je préfère, je n'ai pas spécialement envie que des étudiants soient témoin de ma petite sortie. Mon autorité pourrait en prendre un sacré coup. Ou alors, il est professeur aussi dans une autre branche et nous nous serions croisés dans les couloirs ?

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Message Sujet: Re: nice to meet ya (ft. matthew g.) Mer 22 Mar - 22:50



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ciaran — matthew
Qu’est-ce que cet étranger pouvait bien penser de lui à cet instant précis ?
Ciaran se fit la réflexion alors qu’il était en train de remettre les pendules à l’heure sur le sujet préféré des vieux patriotes comme il pouvait l’être : les vieilles querelles. Non, il ne lui semble pas avoir prit ça mal, puisque c’est un sourire qui illumine à nouveau ses traits. Un point partout, ni plus ni moins. Ses idées sont toujours plus ou moins claires mais il se rend compte que maintenant que ses propos purent être potentiellement blessants, indélicats. Excentrique et spontané, il n’avait pas toujours la bonne initiative de tourner cinq à sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. L’alcool n’aidait en rien, soyons honnêtes. Toujours est-il qu’il n’y avait aucune méchanceté là derrière, mais les interprétations pouvaient bien différer selon les individus, qu’ils soient susceptibles, simplement de mauvais poil ou au contraire plutôt attentifs, patients et empathiques. Ciaran était maladroit. Va t-il s’excuser ? Le renard n’est pas assez concentré pour ça, ses pensées vont et viennent, s’égarent avant de revenir à lui, puis sur un autre sujet qui parfois… n’avait rien à voir avec celui de départ.

C’est avec l’idée que son interlocuteur n’accède pas à sa requête qu’il avait laissé les secondes s’écouler. Une première information était toutefois tombée, à savoir les lieux qui avaient vu naître ce brave homme. Ce serait mentir que d’avancer qu’il avait déjà visité cette région, pour ainsi dire il n’avait jamais marché sur le sol de l’Angleterre ! Il saurait cependant situer la région dont il faisait mention… ce qui n’était déjà pas trop mal. N’est-ce pas ? « Et ça vous manque pas ? » Non, ce n’était absolument pas pour le faire fuir ou passer un message subliminal de type ‘retourne dans ton pays’. Jamais une telle idée lui serait venu à l’esprit, surtout venant d’un homme qui avait lui-même quitté ses terres natales pour venir ici — l’émigration était quelque chose qu’il comprenait et acceptait.

L’infirmier semble encore souffrir, chose qui se lit à l’instant où son regard s’échappe vers la petite foule qui profitait de leur soirée. C’est subtil, il ne laisse d’ailleurs pas le temps à une autre grimace, préférant habiller ses lèvres d’un sourire chaleureux. Est-ce qu’il va m’envoyer bouler ? Alors qu’il lui répond, l’irlandais ne peut s’empêcher de penser qu’il se force. Peu importe ; puisqu’il se laisse happer par le flux d’informations qu’il lui apporte. Cela dit, il est bienheureux d’avoir eu un retour de sa part sur le sujet. Parce qu’il a déjà vu son visage… et ça lui pète au nez lorsqu’il lui fait l’annonce de son appartenance au corps enseignant de l’université de Chicago. Bon sang ! Ce serait donc là-bas qu’il l’avait croisé ? Bien sûr que oui… il l’avait déjà aperçu, à parler avec… Calypso ! Il le savait parce que… parce qu’il le savait, c’est tout. (Il refusera d’avouer qu’il a suivi déjà plusieurs fois son amie… lorsqu’il ne la connaissait pas encore suffisamment pour l’approcher. De toute façon, il avait été ce héros qui avait été le premier sur les lieux lors de son accident. Pendant quelques temps il ne fut que ça, puis un élève. Rien d’autre.)

« Je sais ! » avait-il alors dit, comme frappé par la foudre divine. « C’est ça, je vous ai vu là-bas. » (Inutile de préciser laquelle des deux universités, la réponse allait se donner d'elle-même par la suite.) L’irlandais parut soulagé : ses épaules s’étaient un peu affaissées et il avait hoché la tête, toujours souriant. « Je… » il allait dire quelque chose mais préféra se raviser. Au lieu de ça, il répondit au professeur, sans lui faire sentir qu’ils étaient dans une position peu confortable du fait de leur statut respectif. (À dire vrai, Ciaran ne se sentait pas du tout mal à l’aise par rapport à ça. Un professeur était un être comme un autre — et le voir dans un pub le soir de la St Patrick était plus sympathique que risible.) « J’étudie les Lettres Classiques, je suis en 3ème année. Je vous ai déjà vu avec Cal- - » il ne savait pas trop comment s’y prendre et s’était raclé un peu la gorge en continuant, « Enfin, avec Miss O’Brien. » Et sans arrière-pensées, même s’il avait cru déceler une certaine attirance de la jeune femme au professeur qui était à ses côtés. Il but une gorgée pour s’humecter un peu les lèvres, la bouche voire même la gorge qui s’étaient selon lui déjà trop asséchées par son débit de parole. (On se donne des excuses tant qu’on le peut !) Le trentenaire semblait toutefois vouloir poursuivre. « Mais je suis infirmier… », avoua t-il en baissant les yeux sur sa pinte dont le contenu se faisait drainer par ses soins. « Les Lettres m’intéressent alors… voilà. », bredouilla t-il en descendant un peu plus sa bière, tentant de noyer le reste de ses pensées par la même occasion.


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Message Sujet: Re: nice to meet ya (ft. matthew g.) Mer 10 Mai - 20:43

Nice to meet ya

Ciaran & Matthew

La Mère Patrie me manque t-elle ? Pas vraiment, non. Même si parfois les Américains paraissent fort coupé du reste du monde, je n'ai actuellement aucune envie de retourner à mes racines. Je secoue la tête négativement avant de boire une lampée, « J'y ai laissé quelques souvenirs fort désagréables. » La mort de mes parents, celle de ma fiancée,... Et puis j'avais eu besoin de me changer les idées et quoi de mieux qu'un bon carnage pour ce faire ? J'étais retourné à la vie de chasseur et aux Amériques pour oublier, et par la suite pour aider d'autres collègues en difficulté. Pas facile de décrocher quand on a pris le pli. Chaque fait divers dans les journaux est épluché, analysé, et maintenant c'est presque d'instinct que je peux lire entre les lignes et repérer le [i]crazy[i]. J'aime à penser que je peux faire la différence das ce monde et aider les humains à avoir une vie paisible. Au prix de la mienne, bien sûr, mais ce n'est pas comme si j'y attachais beaucoup d'importance. Tout ce qu'il me reste est ma soeur, Anna et quelques amis dont j'essaie de ne pas devenir trop proche, car je sais qu'ils risquent de mourir d'un jour à l'autre. Des chasseurs pour la plupart, quelques collègues de l'université et rencontres de fortune. Une charmante libraire... « L'Amérique est un peu ma Terre Promise. Même si elle n'a pas tenu toutes ses promesses. Et vous, qu'est-ce qui vous a poussé vers ce continent ? »  

Mon voisin de bar grimace, et je me rappelle sa main en bandage. Je la pointe d'un doigt, « Vous ne devriez pas boire si vous êtes sous médicaments. Cela peut être dangereux. » Je me doute qu'il bien trop imbibé pour que le mal ne soit déjà fait, mais au moins j'aurai ma conscience tranquille. Conscience qui m'affirme vouloir rester aux côtés de ce type tant qu'il n'est pas chez lui ou dans un hôpital pour un lavement d'estomac. Parfois je hais ma conscience. Je me doute que je ne peux raccompagner chez eux tous les soûlards du pub, mais celui-ci me serait presque sympathique. Et en plus il fait des études dans mon lieu de travail. Je ne peux décemment pas laisser un élève, même si ce n'est pas le mien  faire un coma éthylique alors que je pourrais peut-être l'en empêcher.

Je note dans un haussement de sourcil qu'il nomme ma collègue par son prénom avant de se reprendre. Je ne sais pas si elle accepte que ses élèves l'appellent par son petit nom, mais cela m'étonne tout de même ; je n'aurais pas cru qu'elle se laisse facilement approcher. Il enchaîne par le fait qu'il aime les lettres mais qu'il est infirmier à la base. Eh bien, mon argumentaire sur la dangerosité des médicaments mélangé à l'alcool doit le faire sourire... Je me demande tout de même si ce sont les Lettres qui l'intéressent vraiment ou bien si le sujet de son admiration ne serait pas plutôt une jeune femme brune assez séduisante... J'espère ne pas être tombé sur un stalker, auquel cas je devrai en avertir la principale intéressée.

« Miss O'Brien est une excellente professeur. Elle est experte dans son domaine. » D'ailleurs je fais parfois appel à ses connaissances pour certaines traductions. Je ne sais pas quoi ajouter pour le faire parler et vérifier si oui ou non, c'est un amoureux transi possiblement dangereux. Je bois pour me donner le temps de la réflexion avant d'ajouter, « J'ai beaucoup d'admiration pour elle. » Ce qui est la stricte vérité. J'observe attentivement l'infirmier afin de connaître ses vrais sentiments.
 

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Message Sujet: Re: nice to meet ya (ft. matthew g.) Mer 17 Mai - 23:35



❝nice to meet ya❞
ciaran — matthew
L’étranger ne semblait pas vouloir retourner sur ses terres natales, et l’excuse qu’il énonce est parfaitement concevable, même pour un fieffé patriote comme Ciaran. Il crut pourtant déceler quelque chose d’amer dans ses paroles, plus que par sa simple teneur. Une amertume perçue malgré le fait qu’il ne soit pas tout à fait sobre. À moins que sa perception ait été plus aisée grâce à ça, allez savoir. Toujours est-il qu’il ne chercha pas à gratter de ce côté-là, ils n’étaient pas là pour ressasser d’éventuels mauvais souvenirs. C’est bien pour ça qu’il était parti sur autre chose, qui, espérons-le, leur seraient profitable à l’un comme à l’autre. Il doutait cependant que monsieur Graham soit sur la même longueur d’onde, la quantité de verres descendus les séparant.
D’ailleurs, il avait l’air de tout, sauf d’un poivrot. Allons bon, il n’allait pas lui tourner le dos pour ça, n’est-ce pas ? Ils venaient à peine de se rencontrer… de manière officielle, du moins.
L’homme lui soumet une question après lui avoir fait un petit aveu. (Du moins, c’est ainsi qu’il le considéra, et qu’il considérait à peu près tout ce que le professeur lui glissait ce soir.) Il avait jeté un coup d’œil dans sa direction, puis s’était perdu dans la contemplation des bouteilles d’alcool derrière le comptoir. Vers un horizon que lui seul semblait percevoir, il s’y perd un peu, l’air dans le vague. Pourtant, il a répondu presque aussitôt. « Je crois que j’aspirai à une vie meilleure. Un nouveau départ, vous voyez ? » Un coup d’œil dans sa direction, une nouvelle fois, avant de tremper ses lèvres dans sa boisson. « J’en avais besoin. » (Force est de constater que Mr Graham pourrait effectivement le comprendre, lui aussi.) Et un sourire arma ses traits, alors que ses yeux se mettaient à pétiller. Tiens… il n’arrivait toujours pas à croire qu’il était assit à côté du crush de Calypso ! Si elle savait… oh, elle saura tôt ou tard !

Petit à petit, sans être forcément à l’aise à cent pour cent, il semble appréhender la façon d’être de son interlocuteur. Plutôt sur la réserve, comme s’il cherchait à se protéger des autres. C’était tout à son honneur, mais… voyez la personne qui lui faisait face ? Un familier sans sorcier, un type sans histoires qui tentait vainement de se raccrocher à la vie pour ce qu’elle voulait encore bien lui offrir. Il ne faisait de mal à personne, pourtant, certains individus chassaient ses semblables. Pas forcément dangereux, mais bien souvent, on les associait à leur sorcier, chose dont il était amputé. Et qui disait sorcier disait danger. Le surnaturel représentait une menace, paraît-il. Ciaran voulait bien le croire, mais il ne faisait pas partie de ceux-là. D’ailleurs, il avait autant à craindre de ces entités surnaturelles sensé être de son « univers » que de certains humains, ces « chasseurs ».

L’irlandais accepte la remarque sur cette main bandée qui lui faisait encore mal. Ah, ça… la faute à qui ? La sienne, mais il s’était prit la voiture de sa collègue. Allait-il lui dire ? La question ne se pose même pas. De toute façon, il avait apprit à mentir pour survivre. Pour un centenaire qui ne prétendait n’avoir qu’une trentaine, c’était la base, dirait-on.
La remarque qu’il aurait pu prendre d’une certaine façon, où il l’aurait prit de haut. Au vu de sa profession, de ses diplômes - car il était médecin sans exercer à ce titre aujourd’hui ; il aurait pu. Or, cet adorable infirmier n’était pas comme ça. Sans faire la remarque, il avait pensé : merci de vous en préoccuper. Un sourire accroché aux lèvres, encore, tout en glissant. « Mon seul médicament ce soir, c’est ça ! » en lui présentant sa pinte déjà bien entamée — et en y ajoutant un clin d’œil. Ciaran n’a pas idée des motivations de l’enseignant, qu’il serait effectivement capable de le ramener chez lui pour ne pas avoir un quelconque poids sur la conscience s’il lui arrivait quelque chose sur le chemin du retour. Il pourrait s’en froisser, pourtant il aurait eu la même réaction… déformation professionnelle.

Il n’ajouta rien de plus lorsqu’il percuta qu’il était dans le domaine médical, et que sa remarque aurait pu être obsolète, peut-être même mal venue. Ciaran n’était pas là pour remuer le couteau dans la plaie. Les yeux du renard balaient un peu la pièce, inspirant profondément. Ah ! C’est vrai qu’il a prit un antalgique… mais qu’est-ce qui aurait pu l’empêcher de boire le soir de la St Patrick, hm ? Rien, probablement. Encore un mensonge sur lequel il se reposait. Pour sa défense, il n’avait pas les idées très claires…

Des compliments sur Calypso finissent par fuser. Sa bourde a peut-être fait écho chez lui… bof, il n’en sait rien. Pourtant il acquiesce à ses propos, c’est un bon professeur et il ne pourrait pas dire le contraire. Pas parce qu’elle était son amie, mais parce que c’était vrai. « Oui, elle est passionnée et ça se sent dans ses cours. Et ça, ça fait tout. » Encore une gorgée, avec un peu de chance il sentira moins sa main d’ici quelques minutes… l’heure tournait, il n’en avait pas conscience. Le fait que les lieux soient bondés et l’extérieur plongé dans l’encre nocturne semblait entretenir l’intemporalité.

Étonnamment, lorsqu’il la complimenta devant lui, il fut bienheureux de l’entendre dire. Pour elle, bien sûr. Qu’est-ce qui empêchait cet homme de concrétiser une relation plus sérieuse avec Calypso ? Peut-être qu’il n’était pas intéressé… peut-être qu’elle ne lui plaisait pas car il n’était pas de ce bord-là ? Tout était envisageable. Tout naïf qu’il est, Ciaran rétorqua. « Ça fait plaisir de vous l’entendre dire, vraiment. Je l’apprécie beaucoup aussi. » Pourquoi mentir quand c’est inutile ? Ça touche le domaine affectif, et il ne ment jamais dans ces cas-là. Ou très peu ? « Et je pense qu’elle vous aime beaucoup de son côté. Vous êtes amis ? » Disons qu’il allait presque rajouter ‘que’ amis, parce qu’il souhaiterait que ce soit plus, pour elle, pas tant pour lui… il se reprend aussitôt. Décidément, l’alcool… « Laissez, ça me regarde pas… » Sans abandonner complètement l’affaire non plus : il pivote un peu vers lui, sur son tabouret. Le fait que ça ne le regarde pas ne l’arrêtait rarement dans un de ses élans, en fait. Trop excentrique, trop spontané. Ça le tuera un jour. « …MAIS je suis sûr que vous iriez très bien ensemble, je vous assure, ça pourrait marcher ! » Oups. Un peu trop, sans doute… puis quoi, il pouvait très bien se forger une opinion sur la question et la lui partager. Ça ne coûtait rien. (Ou peut-être que si…) Cela n’empêche qu’il but tout de suite une gorgée, sans doute pour étouffer le reste qui lui venait. Silence. Il roule des yeux alors que le barman lui dit qu’il va enfler à force de boire. « Ça va, je sais que je dois faire du sport, mais là je peux pas ! » en rapport aux petits kilos qu’il se trainait ces derniers temps. Non, il n’avait pas une taille de guêpe pour autant. Pour le coup ses blessures l’empêchaient de galoper comme il le faisait d’habitude. Moins de balades, moins d’exercice - moins d’exercice, les calories tapent. Et ce n’est pas vraiment ce genre de détail qui le gênait à vrai dire, il se sentait bien dans son corps et c’était le principal, même avec trois kilos en plus.

Il reporta son attention sur l’anglais à ses côtés. « Je vous ai jamais vu ici, pourtant je passe quelques fois… » un sourire accordé au barman qui passait par là. « Assez souvent, oui, d’accord. Vous êtes peut-être pas du genre à rester dans des pubs pendant vos heures libres ? Ou vous en fréquentez d’autres, mais sachez qu’ici, c’est le meilleur hôte irlandais de toute la ville ! » Avant d’émettre des préjugés, il préférait s’assurer lui-même que c’en soit pas. Puis tant qu’à faire, ils pouvaient apprendre à se connaître, non ? C’était la fête ce soir et ils étaient réunis, autant en profiter !


©️ Pando


HRP:
 


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Message Sujet: Re: nice to meet ya (ft. matthew g.) Ven 19 Mai - 9:41

Nice to meet ya

Ciaran & Matthew

Un bar... Non, pire un pub irlandais le soir de la Saint P. Dans cette situation, on a un peu l'obligation de boire, n'est-ce pas ? Non pas que je vais m'y dérober, je suis là pour ça aussi. Même si je ne compte pas m'imbiber autant que certaines personnes ici présentes, juste porter un toast en hommage. Je glisse une œillade en direction de Ciaran. Je me demande combien il a avalé de pinte avant celle-ci ? Il a l'air de bien tenir... ou presque.

Je lui annonce que je ne regrette pas mon retour sur le Nouveau Continent. Même si je n'avoue pas que c'est un retour. Adopté par mon oncle à la mort de nos parents, Annabelle et moi avons émigré vers les USA quand j'avais neuf ans. Puis j'étais retourné en Angleterre le temps de mes études et de ce que je pensais être pour toujours, laissant le surnaturel derrière moi avant de me rendre compte que la vie est une chienne qui une fois qu'elle vous tient par les c* ne vous lâche plus et continue à serrer les mâchoires. Je demande à mon voisin ce qui l'a amené  de ce côté de l'océan... Un peu la même chose que moi, on dirait. Je e demande si l'Amérique perdra un jour sa synonymie avec « nouveau départ, nouvelle vie ». Ce n'est pas près d'arriver je crois. Je hoche le menton à son affirmation, avant de boire une gorgée en commisération. Il y a des choses dont on ne parle qu'avec son psy.

Ciaran semble gêné par son bras blessé, le pauvre. Il n'est pas capable de tenir une chope dans chaque main et pour une soirée comme celle-ci... Dommage. C'est peut-être pour ça qu'il se les enfile deux fois plus rapidement que la moyenne des clients ? Pour se rattraper ? Je lui demande s'il est sous médicament, puisque alcool et médecine font rarement bon ménage. Il m'affirme n'avoir rien pris d'autre que l'alcool... Pas le meilleur choix selon moi, il aurait dû privilégier les antidouleurs plutôt que l'alcool, mais je ne suis pas sa mère, et je ne le connais pas, donc... Il fait ce qu'il veut de sa vie. Surtout s'il est infirmier, il doit connaître les risques et décider en connaissance de cause. Mais il n'est pas qu'un simple infirmier...

Il semble connaître Calypso, puisque c'est un de ses élèves, mais je trouve qu'il la connaît un peu trop à mon propre goût. Je ne voudrais pas qu'elle ait du souci à se faire avec un étudiant un peu trop assidu. J'essaie un petit compliment afin de tester la réaction de Ciaran sur le sujet de la charmante prof de Lettres... Peut-être me suis-je fais du mouron pour rien, après tout. Mais je suis ainsi, un anxieux de nature. Ce qui m'a déjà sauvé la mise plusieurs fois d'ailleurs. « Passionnée, oui c'est le mot. » Si elle le voulait je suis sûr qu'elle pourrait postuler pour une bourse dans la recherche.  Mais finalement... mon voisin de bar en sait beaucoup...Ce type est décidément un peu étrange. Il a bien bu, mais il n'y a pas que cela. Sinon, il n'aurait pas déclaré que je vais bien ensemble avec Calypso. D'ailleurs, d'où lui sort cette idée ?! Je ne le connais pas, et lui non plus ne me connaît pas. Et ses affirmations sur le fait que Miss O'Brien puisse m'apprécier...

« Vous la connaissez hors du cadre scolaire ? » Je garde un ton curieux, neutre. Pas facile de ne pas me mettre sur la défensive. Mais si je lui pose toutes les questions que j'ai en tête, il va penser que je lui en veux... Ou que je suis celui dont elle devrait se méfier...

Je soupire et finis ma bière. « Une autre, s'il vous plaît. » Demandais-je au barman. Quand je suis servi, j'enchaîne, « Vous avez fait des études dans les agences matrimoniales aussi ? » Mon but n'est pas de le blesser, la question est posée sur un ton taquin et joyeux plutôt que suspicieux. Ma phrase suivante, en comparaison est beaucoup plus sobre. « Mais pour votre information, je doute être son genre. » Je l'apprécie trop pour lui  courir après. Je ne tiens pas à la mettre en danger, et c'est ce qui arriverait si je me mettais à la fréquenter. Nouvelle gorgée pour chasser ces tristes pensées.

« Je vais rarement dans les pubs. J'ai pour habitude de ne boire que chez moi. Mais aujourd'hui, je ne pouvais pas esquiver. » Petit sourire à la fin de ma phrase, histoire de lui faire penser que c'est à cause du Saint Patron du jour...

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Message Sujet: Re: nice to meet ya (ft. matthew g.) Ven 19 Mai - 11:02



❝nice to meet ya❞
ciaran — matthew
De plus en plus suspicieux, c’est un peu cette impression qu’a Ciaran au gré des minutes, chose qui ne semblait pas avoir été le cas avant qu’ils n’en viennent à parler de leur amie commune, Calypso. Comment oserait-il lui dire qu’il n’irait pas avec elle, si en plus de tout ça il s’inquiétait pour cette dernière ? Oui, laissons-le se conforter là-dedans, Ciaran n’a peut-être pas les meilleurs arguments du monde mais il sait - il sent - que, du côté de Calypso, il y a une porte et des indices. Du côté adverse en revanche… il semblait beaucoup l’apprécier, mais un mur s’était comme dressé, un mur invisible. Et la grande question à soulever était pourquoi. Pourquoi s’y refuser, pourquoi ne pas essayer ? Il devait forcément avoir quelqu’un d’autre. Un léger soupir, la moue contrite. Au moins, de son côté à lui, il avait tenté de lui apporter une clé. Et pas des moindres pour qui savait la saisir et s’en servir.

C’est comme un léger vent de déception qui s’abat sur l’irlandais, le laissant main contre le verre de sa pinte, sans daigner bouger plus que la tête et ses yeux. Il semble songeur. Et lorsque Matthew lui demande s’il connait l’enseignante en dehors du cadre scolaire, c’est comme si sa réponse - positive - semblait être préjudiciable. Que c’était mal. Ça laisse une petite amertume chez Ciaran, qui pourtant, lui réponds simplement. « Oui, pourquoi ? » Il voudrait savoir si c’est vraiment quelque chose de mal d’être son voisin. D’être un ami. Par contre, l’infirmier n’était pas très motivé pour lui expliquer leur première rencontre, la vraie. Elle-même n’aurait pas apprécié qu’on en touche mot, alors il scellera ses lèvres sur le sujet.

Lorsqu’il commande une autre bière, le barman s’exécute et interroge à nouveau le soignant alcoolisé. « T’en prendras une autre après, Ciar’ ? » Comme tiré d’une rêverie, (ça devait être manifestement le cas), il cligna plusieurs fois des yeux en grimaçant un peu. Le temps de réfléchir, de regarder dans les entrailles de sa pinte déjà bien entamée sans être à sec, de relever le nez et de gonfler ses joue… finalement, il parvient à lui offrir une réponse, en secouant la tête doucement de droite à gauche. Il aurait pu lui faire perdre une précieuse minute s’il ne s’était pas affairé à préparer la bière du professeur en même temps. Professeur qui lui renvoya une petite taquinerie, qui fit fleurir instantanément un sourire sur ses traits. D’une voix riante, il réagit aussitôt avec un « Ne me tentez pas ! » armé d’un regard appuyé. Il lui souhaite à nouveau la santé avant qu’il n’entame son nouveau verre - et lui continuer de vider le sien. C’est une gorgée qu’il faillit avaler de travers lorsque l’anglais avança quelque chose de… de complètement loufoque qu’il aurait mieux fait de s’étouffer pour ne pas avoir avoir l’écho de telles paroles. Rah ! C’était juste… pas possible. Inconcevable. S’il n’avait pas été alcoolisé, il aurait peut-être pu se lancer dans cette aventure, à tenter de lui ouvrir les yeux comme il se doit. Mais il en a déjà trop fait ce soir… et en plus, même s’il n’a pas avalé de travers sa boisson, ses tics faciaux sont révélateurs : monsieur Graham n’était pas sur la bonne voie, du tout.

L’irlandais se racle un peu la gorge, écoutant toujours d’une oreille attentive le bel homme à ses côtés. « C’est pas un peu triste de boire chez soi ? », il parut dubitatif, puis pensif pour quelques petites secondes. Avant de se raviser, encore une fois. « Ah, sauf si vous buvez pas tout seul, là on est d’accord, c’est moins triste. » Ciaran ne savait pas s’il avait souvent de la visite non plus, s’il était en ménage ou autre. Sur le moment il avait estimé que son ‘boire chez soi’ avait été synonyme de solitude. Il se fourvoyait peut-être, d’où les mots ajoutés. Il fut d’ailleurs ravi de l’entendre dire qu’il était venu pour fêter la St Patrick dignement, et pas pour d’autres raisons obscures. (Il avait bien le droit d’en avoir, mais il ne lui en touchera jamais mot, c’est évident.) « Alors c’est presque une chance que je vous aie croisé aujourd’hui ! », lâche t-il, guilleret. Les bars pleuvent et beaucoup ici fêtent la St Patrick. Mais il continuera de dire que ce n’est pas comme autrefois. De toute évidence, ça ne le sera plus jamais, et son cœur nostalgique s’en désole au plus haut point. « Dites, c’est quoi votre domaine de prédilection dans l’enseignement ? Je me rappelle pas… je crois que je vous l’ai pas demandé. » Il ne l’avait pas demandé, effectivement, tout comme son prénom, par lequel il ne l’appellera probablement jamais étant donné les circonstances et leur statut respectif. En revanche, il était parfaitement au courant de son domaine d’enseignement… c’est juste qu’il voulait en apprendre plus sur ledit domaine, et peut-être même de la personne qui lui en toucherait mot. Curiosité et soif d’apprendre, même dans des situations qui ne s’y prêteraient pas forcément. Oh, si, cette situation-là était on ne peut plus parfaite…

D’ailleurs, à peine eut-il posé sa question qu’il fut prit d’un vif élan qui sembla venir de nul part. Vivace, ce brave homme. Une vraie pile. « Oh ! Et moi c’est Ciaran ! » en lui tendant sa main (la mauvaise, qu'il finit par interchanger un peu bêtement avec celle qui serait plus apte à accueillir une poignée de main, succincte et cordiale). Jamais trop tard pour se présenter, non ? Juste à point, quand la tête commence à lui tourner un peu…  


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Message Sujet: Re: nice to meet ya (ft. matthew g.) Ven 19 Mai - 13:18

Nice to meet ya

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Je dois être un peu trop suspicieux et protecteur, mais c'est un des effets secondaires de la vie de chasseur : toujours sur le qui-vive, prêt à réagir en cas d'attaque. J'ai sans doute mis un peu trop de force dans ma question, puisque mon joyeux ami me demande pourquoi au lieu de m'expliquer d'où il connaît Calypso... * Matthew, tu devrais revoir tes techniques d'interrogatoire, mon vieux ! *

Je hausse légèrement les épaules. « Vous semblez bien la connaître, c'est tout. Je me demandais si elle est aussi proche de tous ses étudiants. » Auquel cas cela aurait pu poser un souci pour sa vie privée dans un futur pas si éloigné. « Pardon si la question vous a offensé. » De mon côté, je préfère garder de la distance, c'est tout.

Quand il affirme que je ferais un très beau couple avec la professeur de Lettres, je ne peux m'empêcher de lui demander s'il ne cumule pas un peu trop de formations, dont celle d'agence matrimoniale... L'Irlandais sourit en réponse, et lui dit qu'il serait bien tenté. Eh bien, il aura encore du boulot s'il veut obtenir ce diplôme-là, moi je vous le dis ! « Je suis loin d'être certain qu'elle voie plus en moi qu'un simple ami à qui se confier et avec qui partager quelques lectures. » Je commande une nouvelle bière, après tout, je suis là pour boire, non ? Et pour oublier un temps les mauvais souvenirs. Mon voisin de bar s'étrangle à moitié sur sa bière, il faut croire que j'ai dû dire quelque chose d'amusant. Ou de dérangeant. Posant ma pinte, je le questionne du regard, et lui demande d'une voix aussi surprise et sceptique que je ne le suis, « Elle vous a dit le contraire ?! » L'idée même me semble saugrenue. Si c'est le cas, je me demande bien ce qu'elle peut me trouver – à part le salaire fixe de prof et une maison à moi, je n'ai rien qui puisse intéresser une personne normalement constituée... surtout si cette personne gratte un peu le vernis sur la surface de ma petite vie pépère. Je secoue la tête négativement, « Je traîne trop de casseroles derrière moi. Elle mérite beaucoup mieux. » Et puis... Je suis loin d'être certain que cet homme a raison à ce sujet. C'est ridicule comme idée !

J'explique à l'Irlandais la raison de ma venue dans ce bar – en tous cas, une des raisons, même si pas la plus importante. Je souris un peu tristement, oui, c'est vrai que ce n'est pas très joyeux, mais rétrospectivement parlant, ma vie ne connaît que peu de moments de joie, tout simplement. « La plupart du temps, je suis seul, oui. Et entre nous, je suis très à l'aise avec cet arrangement – moins de monde pour me voir faire des conneries de mec bourré. » Ma voix est amusée sur la deuxième partie de la phrase. Je hoche la tête et lève mon verre en salut quand il affirme avoir eu de la chance de me croiser ce soir... Chance, je ne sais pas si c'est le mot. En tous cas, il me détourne efficacement l'attention, je n'ai guère le temps de penser à Oncle Albert... Sans doute ce que voudrait mon oncle aussi. « A Saint Padraig ! Puisse-t-il toujours être fêté aussi dignement ! »

Il me demande ce que j'enseigne, étrange que Calypso ne le lui ai pas dit, s'il se connaissent aussi bien qu'il me le semble... « L'Histoire. Je me suis spécialisé dans le Moyen-Âge... Toujours le nez dans les vieilles histoires sans importance... Comme le disait Oncle Albert.  » C'est vrai que la seule chose utile que je retire de ces études, c'est une orthographe correcte, un peu de latin et le fait de savoir effectuer une recherche dans une bibliothèque... Mais néanmoins j'adore ma branche et n'en changerais pas. Et puis merde quoi, j'avais aussi appris à manier une épée et ça c'est trop la classe ! Même si je n'en parle jamais et que cela fait un bon bout de temps que j'ai arrêté les séances d'entraînement.

L'Irlandais se décide à me donner un prénom, est-ce parce qu'il apprécie lui aussi l'histoire ? Ou parce qu'il y pense seulement maintenant à travers les fumées d'alcool ? Je lui tends ma main et serre la sienne d'une poignée ferme et franche. « Matthew. Mais vous deviez déjà le savoir, n'est-ce pas ? Enchanté de faire votre connaissance... Vous travaillez dans un hôpital o bien en tant qu'indépendant? » C'est toujours utile de connaître une personne du service médical... On ne sait jamais quand on peut avoir besoin de se faire rafistoler par quelqu'un qui vous connait et ne posera pas trop de questions...

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