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 get down on it (ft castiel)

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Message Sujet: get down on it (ft castiel) Mer 8 Mar - 15:41

Statut du rp

sujet privé; ft. CASTIEL

type ❖ flashback; même si ça reste récent

date ❖ Lundi 7 mars 2016

informations spatio-temporelles ❖ à l’aube, environ 6h30 du matin, sur le chemin qui le mène à son appartement… il vient de terminer sa nuit à l’hôpital… quelques nuages, il fait frais (3°C/37,4°F) et la ville commence à se réveiller (pour ceux qui dormaient), astre solaire inclus !

intervention du MJ ❖ ce sera pas nécessaire (:

Autre ❖ Merci à Cas’ d’avoir accepté ce RP… car il va devoir me supporter un peu  

© HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW





❝get down on it❞
ciaran — castiel
Ce n’est qu’une fois le seuil des portiques dépassé qu’il ôta sa couverture professionnelle pour relâcher les muscles de son trapèze. Enfin.

L’homme soupira longuement — inspire par la bouche, la referme pour libérer l’air alors coincé dans ses poumons centenaires. Ce n’est pas l’anxiété qui pointe le bout de son nez, même si les quelques sensations physiques, le ressenti même semble s’y apparenter. Sa tête avait un peu basculé en arrière alors qu’il s’était arrêté sur les premières marches qui descendaient jusqu’à la rue. L’air est frais, il revigore, emporte avec lui son lot d’odeurs. Tantôt familières, tantôt étrangères. Toutes lui avisent que Chicago se lève, bien que pour certains, elle ne se soit jamais vraiment endormie.
Il doit être de retour à la maison avant que Luis ne s’en aille, avant qu’Enat ne s’éveille à son tour. Il ne pouvait décidément pas la laisser seule - mais il avait encore du temps devant lui pour arriver à l’heure limite qu’il s’était posée. Ciaran parvient alors à traduire cette sensation, qui se transforma bel et bien en anxiété. Elle le pique, c’est parce qu’il a, depuis des mois, la crainte machinale qu’il ne la découvre sans vie à un de ses retours.


Ça suffit.


Il enfonça ses écouteurs dans les oreilles, brassant du regard les environs. Un nouveau soupir avant de dévaler les escaliers d’un pas rapide et habile, le sac à dos contre sa colonne. « Vous devriez accepter ces quelques jours, » se souvient-il. La voix de cette Olivia, insistante, et dont la bienveillance ne parvint pas à dépasser la douleur frustrante d’avoir perdu un être cher. Accepter ces quelques jours, ne pas être payé, se laisser mourir ? Hors de question. « Je n’ai pas besoin d’être materné par l’administration, Olivia… » avaient été ses mots la veille au soir, à la prise de son service. Elle ne cessait de vouloir lui soutirer des informations, de le voir se confier. Il pensait déjà suffisamment à ce qui s’était passé le 19 février dernier pour avoir envie d’en reparler à une tierce personne, aussi charmante puisse t-elle être. D’autant que ce n’était pas les premières blessures qu’il avait pu connaître dans sa vie. Il y en avait bien d’autres, non pas oubliées mais camouflées — et acceptées pour la plupart.

L’itinéraire qu’il prit évitait volontairement les grands axes (à pied qui plus est, c’est bon pour son cœur), quitte à mettre plus de temps à l’ouvrage. Sur le trajet, il se laisse emporter par la musique qui joue dans ses écouteurs (cette invention, comme le cinéma, l’avaient toujours fasciné). Tellement fasciné qu’il ne se gênait pas de faire vibrer ses cordes vocales en pleine rue alors qu’il était le seul à entendre l’instrumental. Ceci dit, outre son chant aussi surprenant qu’agréable en cette matinée, on sut reconnaître le morceau qu’il délivrait à un public parfois non-réceptif. L’heure, très certainement. En pleine immersion musicale, il balaya de lui-même les pensées toxiques.

L’irlandais s’arrêta au niveau d’un kiosque où il acheta le Chicago Tribune du jour ; et aussi le premier sourire en cette fraîche journée. Journal qu’il lirait après qu’Enat l’aie fait, comme d’habitude. « Comment ça va aujourd’hui ? », avait dit le commerçant alors que Ciaran se battait avec le fond de sa poche pour en dégotter une pièce d’un demi dollar. Malgré la musique, il avait eu les yeux sur le vieux bonhomme et avait comprit le message. Son sourire s’était raffermit. De circonstances. Il se cachait toujours derrière, mécanisme de défense inconscient dont il usait depuis bien longtemps. « Les oiseaux chantent en choeur avec moi et j’ai toujours pas reçu de tomates, je crois que ça va ! Et vous ? » Cet homme est aimable et pas méchant. Du moins, il n’en a pas l’air à première vue. Ça fait un moment qu’il achète ici son journal chez lui, et même s’ils n’échangent que des banalités de manière générale, cela suffit au renard pour être enchanté. Ce brave George a l’air de l’être aussi à cet instant précis. Ça change des autres citadins qui étaient fermés comme des huîtres à longueur de journée… le ‘jeune’ irlandais avait parfois l’enjouement contagieux. Au moins, concernant cet homme-là, c’était clair comme de l’eau de roche. Pour d’autres en revanche, il pouvait tout aussi bien être agaçant. Ou juste épuisant. « Oh, ma foi, il fait un peu frais ce matin. J’me demande si je n’aurais pas mieux fait de prendre une autre laine, la journée va être longue. » « Vous voulez que j’aille vous chercher un café ? » L’homme bafouilla alors que le renard avait déjà trouvé un coffee shop à proximité. Il semblait dire que ce n’était pas grave, qu’il attendrait que le temps se réchauffe en journée. Ciaran avait déjà filé dans le shop avant qu’il ne puisse le retenir. Deux minutes et quelques et le familier ressortit, le café chaud entre les doigts. Il était emprisonné dans un réceptacle en simili-carton, qu’il tendit au septuagénaire, qui le remercia plusieurs fois. « Vous pouvez prendre quelque chose en plus Ciaran, ça remboursera ! » « On verra ça demain, bonne journée ! », avait-il jeté avec un clin d’œil. L’instant d’après, il a déjà filé, le journal sous le bras. À peine quelques mètres de fait et il se stoppa… avant de faire un demi-tour en marche arrière, sans se préoccuper des gens qui pouvaient arriver par derrière. En fait, il se prit quelqu’un dans l’épaule et avait jeté un « Pardon, » plus instinctif qu'autre chose, avant de reporter son attention sur son intérêt principal. (D’ailleurs, cette dernière avait soupiré avant de reprendre sa route. Son odeur s’était éloignée.)
Là, dans les yeux du familier, une attention particulière. Il n’y a plus réellement de sourire sur ses lèvres, la question y est pour quelque chose. « Dites, vous ne souffrez pas d’arythmie cardiaque ou d’autre chose du genre ? » Abasourdi de le revoir aussi vite, et surtout pour lui dire une telle chose, George baragouina… « Euh… non, non, pas du tout ! Pour- » Sourire dont il se rhabilla aussitôt les paroles bues, lui coupant la parole par mégarde. « Ok ! » Rassuré, il repartit à nouveau, après avoir fait un bref signe de la main.

Le visage de l’irlandais est marqué par la fatigue mais il n’y songe pas. (Il a apprit à ne pas croire les miroirs.) Cela étant, il commence à avoir faim et hésite à prendre quelque chose à la boulangerie. Oui ? Non ? Il bifurqua dans une ruelle qui débouchait sur la rue où se trouvait le commerce qu’il cherchait. Encore une fois, un morceau particulier lui allège la conscience et chante délicieusement en ondulant un peu dans sa marche modérée. « The ringing of your laughter, it sounds like a melody — to once-forbidden places we'll go for a while… » C’est une odeur familière qui va cependant lui faire ralentir la cadence, ainsi que l’amplitude sonore du chant. Une odeur qui remontait à… loin. Le terme « loin » étant plutôt relatif dans ce cas de figure. Sans crier gare, il fit volte-face vers son épicentre et tomba nez à nez avec la silhouette d’un homme drapé dans son trench-coat. Un homme qu’il avait déjà vu. Les sourcils froncés, il avait ôté un de ses écouteurs en catastrophe avant de lâcher impulsivement, le pointant brièvement à bout de journal torsadé… « Qu’est-ce que vous foutez là, vous ?! » Avant d’ajouter aussitôt, replaçant un seul des écouteurs et regardé par dessus son épaule, aux aguets. « Vous vous changez de temps en temps au moins ? », balança t-il sur le coup de l’émotion. (Rien à voir avec son odeur, rassurez-vous.) Il avait remarqué qu’il avait les mêmes vêtements que la dernière fois, à croire qu’il passait son temps ainsi accoutré… ce qui ne l’empêchait pas d’avoir la panoplie complète en différents exemplaires, il est vrai.

Ciaran laissa échapper un soupir bref et prononcé, (une fois n'est pas coutume), relâchant un peu la tension — son cœur déjà affolé en temps normal venait de prendre un petit coup de jus supplémentaire. Parce que oui, même s’il n’irait pas l’avouer d'emblée, ça faisait quelque chose de voir quelqu’un débouler derrière soi presque comme par magie. (Du moins, c’est ainsi qu’il l’avait ressenti.) Quelqu’un qui l’avait aidé par le passé, certes, mais l’effet escompté restait le même. En tombant sur une telle expression faciale venant de son interlocuteur, l'irlandais à l'accent prononcé tenta d'évacuer la culpabilité naissante de lui avoir balancé certaines choses potentiellement blessantes au nez. « Oui, bon, désolé, mais la diversité vestimentaire ça vous aiderait sans doute à être plus discret… », en se frottant l'arrière de son crâne couvert de mèches sombres. Restait à savoir ce qui l’amenait… et s’il allait bien vouloir répondre à ses questions… car il y en avait pas mal qui fusaient dans son esprit, là, tout de suite.


© Pando


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Message Sujet: Re: get down on it (ft castiel) Sam 11 Mar - 15:35




Get down on it

Ciaran feat Castiel

Quand j'étais aux ordres du Paradis, on m'assignait parfois un ou plusieurs humains que je devais protéger. Je le faisais par obligation, parce que c'était un ordre et étant un bon petit soldat, j'y obéissais aveuglément avec plus ou moins d'enthousiasme. Aujourd'hui que je suis parti du Paradis, que je ne prends plus mes ordres d'eux, je peux veiller sur n'importe quel humain si je le souhaite. Je ne sais pas si citer Sam et Dean comme exemple est approprié dans ce cas puisque, avec eux, c'est une situation différente. Au départ, je devais simplement aller chercher Dean en Enfer et l'instruire des plans que nous avions pour lui puis espérer que tout se passe pour le mieux, cependant tout ne se déroula pas vraiment comme prévu. Jamais les miens n'avaient imaginé, en m'envoyant chercher Dean, qu'ils finiraient par me perdre, que je défendrai les intérêts des humains envers et contre tous, même contre eux. Non, ils ne l'imaginaient certainement pas et pourtant, ce fut ce qui se produisit. A présent, il m'arrive de m'attacher à d'autres humains, j'apprends tous les jours à leur contact, la compassion est ce qui me demande le plus d'effort, j'ai encore un peu de mal avec cela, mais j'y travaille, oui, je ne suis pas vraiment doué pour réconforter les gens. Le point positif, c'est que maintenant, j'arrive à serrer quelqu'un dans mes bras comme preuve d'affection sans que cela ne me semble étrange. C'est un énorme progrès pour moi qui ignorais jusqu'à l'existence d'une telle façon d'agir. Entre nous, nous n'en ressentons pas vraiment le besoin, l'amour, l'amitié, tout cela c'est un concept abstrait, nous n'avions pas été "programmés" pour cela. A présent, je ressens ces émotions et parfois c'est douloureux, mais parfois cela fait du bien.

Ciaran O'Flaherty était un jeune homme, enfin un familier, que j'avais décidé de suivre et de protéger. Il fait partie de ceux que je protège parce que je le veux, non parce qu'on m'a obligé à le faire. Pourquoi est-ce que je le veux ? C'est une excellente question et à dire vrai, je ne saurais y répondre moi-même. Cela fait un moment que je ne l'ai pas vu, j'ai été relativement occupé ces derniers temps et quelque chose me dit que le pire est à venir, c'est pourquoi je dois absolument m'assurer qu'il va bien. Sa fille est encore en vie, mais il ne lui reste vraiment pas beaucoup de temps. Il faut qu'il trouve la force de la laisser partir, mais ce n'est pas une chose facile, il lui est tellement attaché. C'est compréhensible bien sûr, malheureusement, il en doit en passer par là. Vous vous demandez certainement pourquoi je n'interviens pas, pourquoi je ne guéris pas sa fille ? Tout simplement parce que cela ne doit pas être fait. Je sais, cela peut vous sembler injuste et cruel, mais croyez-moi, si le Destin de cette petite fille avait été de vivre, alors elle aurait survécu à sa maladie. Lorsque quelque chose comme cela est programmé, aussi triste que cela semble être, dites-vous que personne ne peut rien y faire. Vous avez vu ce que ça a donné lorsqu'avec Balthazar, nous avons empêché la catastrophe du Titanic de se produire ? Cela ne fut pas une réussite, cela bouleversa l'ordre des choses de manière drastique. Oh bien sûr certains amis étaient de nouveau en vie, Bobby, Ellen et Jo Harvelle...et bien d'autres encore, mais cela a perturbé la balance entre la vie et la mort. Il faut un équilibre parfait pour que le chaos ne règne pas. Ce n'est pas à moi de décider qui doit vivre ou mourir, mais pour une naissance, une vie doit se terminer, c'est ainsi. Peu importe la durée de la vie qui s'arrête. Voilà pourquoi je ne peux pas changer le cours des choses, même si j'en ai pourtant une grande envie, les conséquences seraient catastrophiques.

Je m'étais rendu invisible aux yeux des humains et j'avais décidé de suivre Ciaran toute la journée. Je me doutais bien qu'il pouvait sentir mon odeur, mais je comptais sur la multitude d'odeurs l'entourant pour camoufler un peu la mienne et puis, je n'étais pas collé derrière lui, je le suivais à bonne distance. Sa journée à l'hôpital fut semblable à toutes les autres, il se noyait dans le travail pour ne pas penser à sa situation. Les humains avaient vraiment de curieuses façons d'évacuer leur chagrin, soit ils pleuraient tout leur saoul, soit ils se plongeaient à corps perdu dans le travail. Je ne savais pas vraiment quelle solution était la bonne et à vrai dire, je ne m'étais pas vraiment posé la question. Lorsque je ressentais du chagrin, j'avais envie de hurler, parfois, je le faisais, parfois non.

À la fin de sa journée de travail, un nouveau jour se levait presque. Il avait des horaires un peu particuliers, mais cela semblait lui convenir. J'observai d'un œil attentif son échange avec le vendeur de journaux. Ils semblaient se connaître, enfin disons que ce n'était pas la première fois qu'ils parlaient l'un avec l'autre. Ciaran s'éloigna puis fit demi-tour, je fronçais les sourcils face à ses paroles. Pourquoi posait-il une telle question à cet humain ? Il ne devait pas laisser deviner qu'il avait des aptitudes particulières. Heureusement, il dissipa rapidement le malentendu et reprit sa route.

Ce fut ce moment que je choisis pour me rendre visible aux yeux de n'importe qui. J'étais apparu dans le dos de Ciaran, si bien qu'il se retournât et me pointât avec son journal. Je ne voulais pas l'effrayer, mais il est certain que je ne m'y étais pas pris de la bonne manière. J'affichais un air un peu coupable et le laissais continuer à parler. Lorsqu'il me demanda s'il m'arrivait de me changer, je penchais un peu la tête sur le côté, fronçant les sourcils. Je n'éprouvais pas le besoin de me changer, ce véhicule étant "mort", il ne transpire plus, toutes ses fonctions, tout ce qui fait l'inconfort d'un humain n'existe plus, alors pourquoi se changer ?

- Non, pas vraiment.

Avec un peu de chance, il croira que j'ai beaucoup d'exemplaires du même vêtement, sinon je risquais de passer pour quelqu'un qui se négligeait.

- J'essayerai. Désolé, je ne voulais pas vous effrayer.

Comment pourrais-je lui expliquer ma présence devant lui ? Il ne savait pas que j'étais un ange, ne savait pas non plus que je pouvais le suivre sans qu'il le sache et heureusement parce que sinon il me prendrait probablement pour un être un peu dérangé...même si l'opinion qu'il avait de moi actuellement ne devait pas être très fameuse.

- J'étais...je me promenais et je vous ai reconnu, alors je me suis dit que j'allais venir vous voir, savoir comment vous alliez ?

Oui, c'était un pieu mensonge, mais quand on y réfléchissait bien, je ne mentais pas vraiment, je voulais vraiment savoir comment il allait.

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Message Sujet: Re: get down on it (ft castiel) Mer 15 Mar - 13:35



❝get down on it❞
ciaran — castiel
Contrairement à la grande majorité des habitants de Chicago, sa journée ne commençait pas, elle se finissait. Ciaran avait beau être vif et prompt à s’activer à diverses tâches, il se fatiguait comme tout le monde et son état de nervosité n’était pas dû au hasard. Un cumul. La nuit n’avait pas été particulièrement calme en prime… en soi, ça ne l’était jamais vraiment ici.
C’est sans doute pour cela que la surprise lui valut certaines réactions impulsives. Son cœur épuisé s’était naturellement joint à la fête. Il a d’ailleurs un geste machinal et auquel il ne pense même pas : sa main se porte à sa poitrine un bref instant, alors qu’il cherche à réguler la profondeur de son expiration. Un geste paraissant anodin dans une telle situation, mais qui n’échapperait sans doute pas à son protecteur. Ce dernier était justement en train de s’expliquer - du moins, il tentait. C’était juste après des excuses que l’irlandais accepta, pour le moment, assez facilement. Il était bien trop gentil pour en vouloir à quelqu’un qui n’avait fait que le surprendre.
Par contre, le fait qu’il lui dise qu’il ne changeait pas vraiment de fringues…
Ciar fit une moue étrange, l’air un peu suspicieux. La question avait même eu l’air de l’étonner !

D’ailleurs, la brise légère lui apporte l’odeur de son interlocuteur. Toujours la même. Pas vraiment de nuances… sauf l’absence de sueur, même légère. Le temps n’y aurait rien changé s’il avait suffisamment marché. Depuis combien de temps se promenait-il pour être aussi… sec ? D’ailleurs, n’avait-il pas froid, là, son cou découvert ? L’esprit vif du renard s’en inquiète. (Lui, il a une écharpe autour du cou - et il n’est pas le seul dans la rue à en faire autant.) « Mais… vous n’avez pas froid comme ça ? », s’enquit-il, fronçant légèrement les sourcils. L’homme n’avait pas bougé, se tenant toujours à une distance jugée raisonnable.

(Aucune remarque sur ses précédentes excuses.)

Le simili-étranger s’explique mais sa moue - qui commençait alors à former une légère grimace - forcit, figeant ses traits dans une expression non moins chargée de perplexité. « Le mensonge en moins ça donne quoi ? » avait-il lâché d’emblée, là aussi sous le coup d’une émotion stagnante, omniprésente. La nervosité ne se dissipait pas aussi facilement, et son cœur, même s’il continuait de cogner contre sa poitrine, s’était plus ou moins calmé. (Il avait beau rester à une certaine distance, il n’était pas immobile pour autant. Au contraire, ses extrémités tremblaient un peu et il faisait quelques pas çà et là.) Le renard se fiait tantôt à son instinct, tantôt à sa raison. Il ballottait entre les deux et son discours en témoignait à sa manière.

Un soupir nasal, puis quelques mots, alors qu’il relève les yeux dans sa direction. « D’accord… supposons que ce soit vrai, » il eut l’air de réfléchir l’instant d’après, puis murmura pour lui-même en pressant sa paume contre sa tempe, « Si on suppose que c’est vrai, c’est vachement gentil de sa part… » lui avait hurlé son for intérieur, allant jusqu’à franchir la barrière de ses lèvres. Le soignant pesta, s’éclaircit la voix en entremêlant ses bras contre son torse. Bras dont les muscles étaient bien tendus sous ses couches de vêtement. « Bon… je vous suis vraiment reconnaissant de m’avoir aidé la dernière fois. C’est vrai, sans vous je… », il balaya la fin de sa phrase d’un geste de la main - qui était toujours armée de son journal torsadé. Ses limites ? Pas besoin de les énoncer, c’était déjà assez gênant comme ça de se souvenir d’une scène pareille. « Enfin bref, merci. » Un mouvement de la tête, il lui avait même offert un sourire en guise d’accompagnement à son regard.

Il ne voulut pas passer sur la raison pour laquelle l’étranger s’était arrêté - à savoir pour prendre de ses nouvelles. Le meilleur moyen qu’il trouva pour abréger fut de mentir, et de garder un sourire accroché à ses traits. C’était toujours mieux de se voiler la face. « Et depuis ça va mieux, merci de vous en inquiéter. » De toute façon, il n’était pas sensé être au courant. De rien… et pourtant ?

Ciaran rebondit aussitôt sur autre chose, tentant là aussi d’échapper à des questions ou autres remarques. Pas sûr que ça marche avec lui, mais la vivacité du familier savait y faire, au moins pour la première phase. « Et mis à part le fait que vous grelottez pas à 37°F - ou que j’ai vraiment l’impression que vous me suiviez… c’est quoi votre nom ? » Parce que non, il ne se souvenait pas qu’il se soit présenté le jour où il lui était venu en aide. De toute façon, il avait été en pleine crise et il n’aurait certainement pas fait attention à un détail pareil. C’était déjà beau qu’il se souvienne de son visage, de ses fringues… ou de son odeur. De lui tout court, en fin de compte.


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Message Sujet: Re: get down on it (ft castiel) Mer 21 Juin - 13:44




Get down on it

Ciaran feat Castiel

J'étais debout devant Ciaran, le froid qui régnait dehors ne me perturbait pas le moins du monde, je suis hermétique aux températures extérieures, je pourrais très me promener nu que cela ne me dérangerait pas, mais ce n'est pas convenable, n'est-ce pas ? Quoi qu'il en soit, Ciaran semblait avoir accepté mes excuses, mais ma justification ne paraissait pas lui convenir. Je n'avais pas complètement menti, je voulais vraiment savoir comment il allait. Bon certes, je ne me promenais pas par hasard comme je le lui avais dit, mais il n'y avait que cela qui était un peu...modifié par rapport à la vérité. Bien avant cela, le fait que je ne change pas de vêtement ne sembla pas très bien passer non plus, j'aurais dû m'en douter. Ce n'était pas très grave, j'allais inventer quelque chose, espérons que mon "invention" passera mieux que l'autre. Je secouais négativement la tête.

- Non, je n'ai jamais été très frileux. J'ai été habitué à des températures très froides. Ici, ce n'est rien.

Il doit percevoir les températures encore un peu plus intensément qu'un humain lambda je suppose. Sa phrase "le mensonge en moins ça donne quoi ?" me fit froncer les sourcils et pencher la tête sur le côté d'un air perplexe. Pourquoi quelqu'un ne pourrait-il pas s'inquiéter pour lui ? Est-ce si étrange que cela ? Je sais bien que Dean ne s'imaginait pas du tout avoir le droit d'être sauvé, mais entre être sauvé et voir quelqu'un s'enquérir de votre santé, de votre bien-être, il y a tout de même une grande différence, non ? Je continuais de le fixer, cherchant à le sonder un peu, puis, me rappelant qu'il ne connaissait pas ma véritable nature, je me contentais de hocher la tête.

- Pourquoi pensez-vous que je mentes ? Est-ce que quelqu'un n'a pas le droit de s'inquiéter pour vous ? Est-ce si étrange que cela de voir une personne prendre de vos nouvelles ? Surtout après ce qu'il s'est passé lorsque nous nous sommes connus.

Bien sûr je n'allais pas lui dire que, lorsque j'avais provoqué notre rencontre, cela faisait déjà longtemps que je le suivais, parce que quelque chose me dit que ce genre de confession ne serait pas dans mon intérêt. Il finit ensuite par se rendre à mes explications, même s'il n'en avait pas l'air convaincu. J'esquissais un petit sourire en entendant les mots qu'il murmura. Il me remercia également pour ce que j'avais fait pour lui la dernière fois. Il est bien évident que si je n'étais pas intervenu, il ne serait plus de ce monde aujourd'hui, mais je ne pouvais pas le laisser faire, je n'en avais pas le droit. J'esquissais un petit sourire.

- Ce n'est rien. Je ne suis pas venu vous voir pour des remerciements.

Ensuite, il m'annonça que depuis il allait bien. Je plongeais mon regard dans le sien, et ne fut pas spécialement d'accord avec ses paroles. Je vous ai déjà dit que j'essayais de copier les humains dans certaines situations, j'apprenais à leur contact. Une chose que j'ai apprise également, mais qui est assez difficile à manier, c'est le sarcasme. Je suis du genre à tout prendre au pied de la lettre, alors naturellement, j'ai un peu de mal à être sarcastique, néanmoins, parfois je sens que le moment serait idéal et c'était le cas actuellement. Un sourire léger sur les lèvres, je ne pu m'empêcher de répondre les mots qu'il avait dit lui-même tout à l'heure.

- Et le mensonge en moins, ça donne quoi ?

Ah c'est vrai, je ne m'étais pas présenté, que pouvais-je lui dire ? Si je lui disais que je m'appelais juste Castiel, il ne me croirait probablement pas, un humain a toujours un nom de famille avec son prénom. Je décidais donc d'utiliser celui de Jimmy.

- Oh c'est vrai, j'ai oublié de me présenter la dernière fois, je me nomme Castiel Novak...et je vous assure que je ne vous suis pas du tout, c'est le hasard qui a voulu que je vous trouve ici.

Bon Castiel, tais-toi, n'en dis pas trop sinon tu risques de t'empêtrer dans tes paroles. A la réflexion, j'aurais peut-être dû utiliser également le prénom de Jimmy, parce que rares sont les mères humaines qui appellent leur enfant "Castiel". Je regardais et Ciaran.

- Est-ce que vous voulez que nous marchions un peu ? Peut-être rentriez-vous chez vous, je pourrais faire un bout de chemin avec vous si vous êtes d'accord.

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