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 Collègues et amis [ft. Calypso]

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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Ven 24 Mar - 9:03

Collègues et amis


Ft Calypso O'Brien





Si j'avais réalisé plus tôt à quel point la prof de philo est lourde, j'aurais sans doute fait de gros efforts pour éviter de la croiser… Mais le mal est fait, et me voilà avec une admiratrice dont je me serais bien passé. D'autant plus qu'elle est loin d'être discrète et n'a aucune culture malgré ses diplômes… vive l'Amérique ! Je hoche la tête, cachant mon désespoir derrière une façade affable, « Une autre fois, peut-être… En attendant,  » je prends un morceau de papier sur la pile de feuilles de brouillon posée sur la table et note quelques mots dessus avant de le plier et de le tendre à Armelle. « prends ceci » … Les références pour un livre sur Napoléon et ses différentes guerres… On a rarement fait plus plat comme style d'écriture, mais peut-être qu'elle pourra en tirer quelque chose… ou pas. Elle croira peut-être que je lui ai donné mon numéro, je la laisse se rengorger sur le morceau de papier plié et la salue, entraînant Calypso au plus vite à l'extérieur. C'est dingue comme elle aurait tendance à rendre tout le monde claustrophobe, cette fille ! « Bon après-midi ! »Je referme la porte sur nous et marche assez rapidement pour nous éloigner de la salle des profs.

Elle est vraiment infernale ! Il faudra que je remédie à la situation. J'irai consulter les horaires de cette prof et m'arrangerai pour changer les miens – et ceux de Calypso, si elle le désire, afin que nous n'ayons plus à nous croiser dans les couloirs. Je ne connais rien de pire que les gamines trop curieuses et sans gêne. A part les sorciers, bien sûr…  Je nous guide dans les bâtiments, jusqu'à arriver au parking. J'envoie rapidement un message à mon assistant pour le prévenir, alors que je déverrouille ma voiture. Elle peut paraître impressionnante, vue comme ça, mais j'ai besoin de la place offerte par le pick-up. Pour mes chiens, en premier lieu (je veux pouvoir y ranger un ou deux Saint-Bernards et qu'ils y soient à l'aise), et pour la saison de reconstitution médiévale. Un gros véhicule me permet d'éviter d'avoir à promener une remorque pour les bois de tente, armures, coffres, et autres engins de siège en pièces détachées encombrant mon garage. Sans compter la chasse, bien sûr. Un coffre de grande capacité permet de ranger toutes sortes de choses, que ce soient des armes, des cadavres, ou des amis en planque… Et comme mon vieux Dodge est décédé l'année dernière, je me suis fait plaisir avec ce GMC Yukon, un 4X4 qui peut rouler dans toutes les conditions. « Oui, c'est bien pratique. C'est Dan Harker, un élève en doctorat. Il est très efficace. Et tu n'es pas un boulet ! » Je ne veux pas qu'elle pense être un poids pour moi, alors qu'au contraire, elle m'aide beaucoup. Je confirme en souriant, « Pas Olive Garden !, nous sommes bien d'accord ! »

Ma professeur et amie me signale que je risque de me retrouver avec une stalker sur le dos. Fort probable, mais c'est souci pour un autre jour. Je hausse les épaules. Par contre, je suis plus ennuyé à l'idée qu'Armelle importune Calypso, jusque dans le refuge sacré des toilettes… « Je suis désolé. Je trouverai un moyen de la faire changer d'avis. Tu n'as pas un collègue en tête qu'elle pourrait viser à ma place ? » Puis Calypso m'avoue apprécier passer du temps avec moi. Je luis souris, timidement, « Si tu veux qu'on passe plus de temps ensemble, il suffit de le demander, pas besoin de devoir supporter Armelle pour cela... » Les amis, ça sert à ça. Et à la voir, elle en a bien besoin dans l'immédiat. Il va juste falloir que je trouve un moyen de concilier chasse et vie civile… je vais pouvoir réorganiser tout l'appartement… je ne voudrais pas qu'elle tombe sur le petit arsenal que je possède, ni sur la bibliothèque occulte. Déjà avec le document qu'elle a dans les mains, c'est suffisant. J'ouvre ma portière et me place sur le siège conducteur, j'espère qu'elle ne sera pas trop incommodée par les poils de chiens et la légère odeur qu'ils laissent derrière eux. Il faut que je passe l'aspirateur, c'est décidé, je m'en charge ce soir ! Mais je ne peux rien y faire pour l'instant, et c'est malheureusement la période de mue pour les toutous de tous poils… surtout les longs. « Désolé pour les poils… J'espère que tu n'es pas allergique aux chiens. » Elle ne l'est pas dans mes souvenirs, mais on ne sait jamais. Je boucle ma ceinture et démarre le moteur, puis j'appuie sur le bouton pour enclencher le siège chauffant côté passager. La chaleur lui ferait du bien et l'aiderait à se détendre. Je me suis fait plaisir en achetant ce véhicule.

J'enclenche la marche arrière et commence la manœuvre, quand elle me demande des nouvelles d'Anna, Comment va t-elle ? Pas facile à dire. Elle ne me raconte pas tous ses secrets, ni moi les miens. « Elle va bien. Elle a été acceptée pour une fouille au Pakistan, sur un site qui promet d'être intéressant, selon elle. Elles est très occupée à préparer ses bagages. » Une fois la manœuvre terminée, je sors du parking et prends la direction de l'appartement de Calypso. Le trafic est fluide à cette heure, mais je prends garde à ne pas rouler brusquement, pour ne pas relancer ses migraines. « Elle t'en a peut-être parlé ? »



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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Lun 27 Mar - 23:14



Collègues et amis

Ft Matthew W. Graham


Armelle trépignait d'excitation en observant Matthew gribouiller quelque chose à son attention. Caly crut voir cette petite pointe de fierté dans le regard qu'elle attrapa au vol, espérant animer un sentiment de jalousie chez sa collègue. Seulement l'Irlandaise n'en éprouvait aucune la concernant. Comment pouvait-elle l'envier ? Calypso connaissait bien plus de chose le concernant, que la prof de philo elle-même. Pauvre femme. Ne souhaitant pas se rabaisser dans un soucis d’équité, Caly préféra ne rien alimenter. Elle se contenta de les regarder chacun leur tour, attendant patiemment son ami. Une fois que le duo est franchis le seuil de la porte, la voix d'Armelle tonna dans leur dos. Elle venait de déplier le bout de papier frénétiquement, comme s'il s'agissait de son Saint Graal mais la désillusion la frappa en plein visage. « Non mais..  Qu'est-ce que...C'est une erreur... GRAHAM ! »

***
'Et tu n'es pas un boulet' Une simple phrase qui lui décrocha un sourire intimidé. Pourtant elle ressentait cette gêne de devoir le tirer hors de l'Université pour des maux de tête. D'accord, il s'agissait d'une belle migraine mais elle ne pouvait nier que la culpabilité plantait en elle son drapeau. Il était difficile de ne pas le sentir, là, dans ces entrailles. Il lui assura que Dan Harker était qualifié pour le seconder. Un soulagement fut éprouver par la belle Irlandaise bien vite dévorée par ces doutes. Mais après tout, il était avec elle, éloigné de l'autre poison. Et c'est ce qui importait à ces yeux. Avant qu'elle ne disparaisse dans l'habitacle de son énorme caisse, il attira son attention en mentionnant qu'il était désolé, de quoi lui faire arquer joliment son sourcil. Désolé de ? Pour le coup, la brunette ne comprit pas. Il ne lui laissa pas le temps de rebondir qu'il continua en lui proposant une solution de secours : un autre collègue à présenter -sacrifier serait plus juste- à l'appétit féroce de la prof de philo. Calypso sentit sa bouche s'étirer en un sourire amusé, dévoilant sa rangée parfaite de dents blanches. Elle fit mine d'y réfléchir. « J'ai peut-être quelqu'un. Mais à savoir si c'est son style. Difficile de faire mieux que t-... Enfin... Je ...Je verrais. » Qu'elle bredouilla en fin de phrase, fuyant son regard quelques secondes. Elle se mordit le milieu de sa lèvre. Avec un peu de chance, il ne comprendrait pas. Elle n'a pas le temps de trop cogiter qu'il rebondit sur autre chose. Et pas des moindres … Son regard limpide se braqua sur ce visage. Le sien se mit à rougir lentement jusqu'à contaminer ces oreilles. Elle ne savait plus où regarder. Son cœur s'agitait brusquement dans sa prison de chair. Oui, elle aimerait passer plus de temps avec lui. Mais elle n'avait jamais trouvé le courage pour lui demander. Et maintenant que sa vie lui échappait totalement, cette perspective de rapprochement prenait des airs d'éloignement. Et ce n'était pas ce qu'elle souhaitait. Alors elle se contenta de relever son regard timide dans sa direction et hocha simplement la tête de bas en haut, pour acquiescer.

Caly ne regardait pas les détails et ne se permettait pas de juger qui que ce soit. L'habitacle de la voiture avait sa propre odeur. Et cela n'avait rien de désagréable. Bien entendu qu'elle pouvait sentir les chiens et cela ne la dérangeait nullement. Tout comme les poils. Elle ne les craignait pas. C'est un sourire qui illuminait sa bouille en guise de réponse tout en haussant énergiquement ces épaules. « Je ne souffre d'aucunes allergies. J'adore les chiens, je ne t'apprends rien. Tout comme toi. Même si de mon côté, je n'en possède pas. Pour le moment... L'appartement, ce n'est pas très adéquate. » Qu'elle confia en fronçant joliment le bout de son nez. Caly laissa son regard vaguer dans la voiture. Elle sen sentait tellement minuscule, assise là dans ce grand siège. Tout était tellement immense qu'elle dû tendre le cou pour voir la route. La chaleur dans son fauteuil la surprit. Elle n'avait pas cette option dans sa petite citadine et elle dû admettre que l'idée était bonne et agréable. Elle gloussa dans sa barbe tout en profitant de ce luxe, dandinant du postérieur pour bien s'installer. « J'adore ta voiture... » qu'elle murmura plus pour elle-même.

Ils sortirent du parking pour s'engouffrer dans le trafic. Elle dévia la tête pour fixer la route. Elle remarqua qu'il roulait à une allure raisonnable, de quoi la faire sourire d'avantage. Elle aimait bien son petit côté attentionné. Une belle qualité. Le Prophète ne soufflait mot, laissant son crâne se reposer contre l'appuie-tête. La migraine n'était plus aussi virulente -pour le moment-. Il lui confia qu'Anna allait bien et c'est tout ce qu'il lui importait. Son Amie lui manquait. Son rire. Ces étourderies. Elle avait hâte de la revoir mais à écouter Matthew, leur temps était compté. « Une fouille au Pakistan ?... Ah non. Je n'étais pas au courant... » Normal. Depuis combien de temps n'avait-elle pas pris le téléphone pour aller aux nouvelles ? Depuis pas mal de temps... Ne pas se couper du monde... ne pas... Elle ressentit une petite pointe d'amertume raviver Dame Culpabilité à s'en mordre l'intérieur de la joue. Elle se mura dans un silence quelques secondes, le regard baissé sur ces mains qui tenaient la pile de documents sur ces cuisses. Lorsque soudain, elle releva le menton dans sa direction. « Matthew... Emmène-moi chez toi s'il te plaît. J'aimerais voir Anna avant son départ. Caly fixait le profil masculin bien sagement. Une demande qui l'a surprit elle-même. De nature réservée, elle détestait s'imposer chez les Autres, trouvant l'idée déplacée. Elle crut mourir sur place, foudroyée par son audace. « Enfin... Si... Si cela ne te dérange pas. » qu'elle bredouilla timidement avant de rajouter à demi-mot... « ...Je n'ai pas la force de rester seule. Anna sera de bonne compagnie... » Un besoin d'oublier, de ne pas penser à toute cette merde qui lui tombait dessus. Puis... cela lui permettait de rester un peu plus longtemps avec lui.
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Je remets ma vie à... Un plus tard abandonné. Pour simplement vivre. Tenter d'atteindre une humanité. Des lambeaux de terre, me regardaient disparaître. Et parmi les pierres, je vivais et j'espérais, tu sais...


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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Sam 6 Mai - 13:36

Collègues et amis


Ft Calypso O'Brien






Un sourire illumine mes traits alors que je referme la porte derrière moi, et que Calypso réalise que ce n'est pas mon numéro de téléphone que je lui ai donné. C'est peut-être mesquin de ma part, mais au moins j'aurai la paix quelque instants. Quelques semaines, peut-être si j'ai de la chance. Mais il vaut mieux ne pas compter sur trop de chance et je ne traîne pas pour entraîner Calypso vers le parking et ma voiture.

Calypso me lâche qu'elle me trouve très bien... Puis tente de se rattraper. Mais je ne compte pas la laisser s'en sortir si facilement. J'ai de bonnes oreilles, heureusement pour moi. Un soupir, avant de répondre dans un sourire, avec une voix théâtrale, « Ah... je sais... Je suis l'homme parfait... ! » ... Avec une double vie qui ferait pâlir le plus endurci des caïds de la mafia... voire même James Bond lui même! Juste de quoi mettre tous ceux qui m'entourent en danger, et les voir se faire tuer par des créatures aussi diverses qu'assoiffée de sang. « Armelle me remplacera rapidement. » C'est là plus un souhait profond qu'une certitude, mais parfois croire permet de survivre, alors... J'ouvre la voiture et nous nous y installons rapidement, il nous faut fuir devant la menace armellienne. La prof de philo trouvera sans doute un moyen de se venger, il faudra que je veille à ce que mon amie ici présente n'en subisse pas trop de conséquences.

Je tapote très légèrement le genou de Calypso pour la rassurer – bien sûr qu'elle ne me dérange pas ! - avant de démarrer le moteur et de quitter cet endroit, direction la maison de mon amie. Elle m'affirme adorer les chiens et ne pas être allergique... Heureusement parce que sinon le simple fait d'ouvrir la porte la rendrait déjà asthmatique ou couverte de plaques rouges. Il faut vraiment que e passe l'aspirateur. Je hoche la tête, oui les appartements, ce n'est pas pratique. A vrai dire, une maison sans jardin pour un chien, c'est très difficile. Surtout pour quelqu'un comme moi qui a la dogmania et s'évertue à recueillir tous ceux qu'il trouve en rue... Parfois un bichon maltais, mais parfois aussi un fox ou encore un berger quelconque, quand ce n'est pas un bâtard de chien de chasse avec le premier chien de rue qui passe. Et les dernier supportent très mal l'enfermement, je vous l'affirme.

« J'ai de la chance d'avoir hérité de la maison de mon oncle. »
Un QG se doit d'être suffisamment spacieux pour accueillir un chasseur blessé ou en planque, ou pour tenir les assauts d'une troupe de démons ou de sorciers en colère.

Elle avoue adorer ma voiture. Eh, bien en toute franchise, moi aussi. C'est presque devenu un plaisir de faire des planques et de passer la nuit à observer une cible potentielle. Je souris sans rien dire et continue de rouler – prudemment et en prenant garde à ne pas faire de mouvements brusques pour ne pas aggraver son mal de crâne.  

Calypso me demande ce que devient Anna ces derniers temps et je lui réponds qu'elle est sur un projet de fouilles en Asie. D'ailleurs elle a l'air particulièrement excitée à cette perspective. J'espère qu'elle y découvrira des momies, même si c'est peu probable dans cette région du monde. A part en Egypte, dans les Andes ou dans les hauteurs de l’Himalaya, on n'en trouve que très peu ailleurs. Il faut un climat sec pour arriver à ce résultat.  

Je me mêle au trafic, direction l'appartement de Calypso où elle pourra se reposer en paix, jusqu'à ce qu'elle m'annonce vouloir dire au revoir à Anna. Maintenant ?! En plein mal de crâne ?  Ou alors c'est peut-être sa migraine qui la fait déballer ce genre de propos ? Je reste un moment silencieux, alors qu'elle ajoute qu'elle a vraiment besoin de compagnie. Que répondre à cela, à part, « Bien sûr, si c'est ce que tu veux... Mais les chiens ne sont pas une compagnie reposante... » J'ajoute dans un sourire, avant qu'elle ne tente de se rétracter ou ne culpabilise de trop, « Et encore une fois, non, tu ne me déranges pas. » Je les enfermerai dans une pièce, comme ça elle sera tranquille. Je l'espère. Je me fais une note mentale d'aller rapidement les promener pour qu'ils aient eu le temps de se défouler avant que je doive repartir pour le travail. Par contre je dispose de quelques boîtes d'antidouleur qui peuvent parfois se montrer efficaces lors de migraines, même d'origine surnaturelle. Je prends la première route à droite et fais demi-tour, pour retrouver ma maison. J'espère qu'Anna sera là. Elle avait parlé d'aller faire un tour à la bibliothèque pour obtenir des ouvrages sur le site de fouilles et l'histoire locale... Enfin, je suppose que nous verrons bien en arrivant.

C'est tout de même étrange qu'elle ne puisse se passer de compagnie. Dans mon cas, je préfère m'enfermer dans une pièce au noir complet, avec pour seule compagnie mon canapé. Moi qui ai toujours imaginé Calypso comme une femme forte et indépendante, je me rends compte que je me suis sans doute bien trompé. Ou bien était-ce la façade qu'elle me montrait tous les jours et que la douleur avait fissurée, laissant voir derrière une demoiselle bien plus fragile qu'il n'y semblerait ? Autre hypothèse : ses visions sont tellement horribles que rester seule n'est plus une option. Rien de tel qu'un joli film d'horreur qui passe en boucle à l'arrière de ses paupières pour vous empêcher de dormir, je le sais fort bien.

« J'ai quelques tisanes et des antidouleurs qui devraient t'aider. »
Je ne sais pas si elle se sentira mieux chez moi que chez elle, mais au moins elle ne sera pas seule. « Je ne sais pas si Anna sera à la maison à cette heure, elle avait parlé d'aller à la bibliothèque pour consulter quelques ouvrages... » Je comptais bien rester à ses côtés jusqu'à l'arrivée de ma sœur pour prendre le relais. « Si tu le veux, je pourrai te montrer ma petite collection de livres... Je possède pas mal de classiques. » Et de nombreux autres qui le sont beaucoup moins...  Mais ces derniers l'effraieraient sans doute un peu trop. Déjà qu'elle est à bout de nerfs, je ne vais pas ajouter à son stress alors qu'elle a besoin de repos.
_____________________________________

Au bout d'une petite quinzaine de minutes j'arrête la voiture devant ma maison, une bâtisse datant du début du siècle dernier, et au style très anglais dans une ville pourtant résolument américaine. C'est certain, j'adore cet endroit, c'est mon refuge, l'endroit où je me sens le plus en sécurité.

La caméra planquée dans un pot de fleurs filme notre arrivée et la plaque de la voiture... J'aime savoir qui vient chez moi. Un peu parano, peut-être, mais c'est plus difficile de se cacher quand on habite en ville qu'à la campagne, où les voisins les plus proches sont à des centaines de mètres, si pas à des kilomètres de sa demeure. J'ai donc installé le système de surveillance afin de ne jamais être pris au dépourvu. J'aide Calypso à descendre de voiture, puis je me dirige vers la porte d'entrée. A peine sur le perron, un concert d'aboiements salue notre arrivée. J'ouvre la porte après avoir verrouillé la voiture d'un clic de clé, et écarte la meute, qui sur un ordre, s'assoient tous en ligne attendant leurs câlins. (Cela ma pris un bon bout de temps pour le leur apprendre, mais le résultat est impressionnant, je trouve. Si seulement je pouvais faire de même avec mes élèves...) Je m'écarte pour laisser passer Calypso. « Entre, sois la bienvenue. » Je la suis avant de la débarrasser des documents qu'elle porte et de lui ouvrir la porte sur le salon, une pièce confortable, au centre de laquelle trône un énorme canapé, et dont les murs sont recouverts d'étagères croulant sur les livres. Bien sûr rien de surnaturel dans ces étagères, seulement des classiques.  La bibliothèque spécialisée était enfermée dans ma chambre, alors que les ouvrages récupérés chez des sorciers, grimoires et autres objets maudits, ainsi qu'une copie de mon hard drive de chasseur étaient rangés dans un coffre prévu à cet effet et couvert de glyphes de protection, à la cave, derrière la chaudière. La chaleur n'est pas recommandée pour l'informatique mais dans un container spécialement isolé, il n'y a que peu de risques de perte des données. Je laisse ensuite les chiens m'approcher et faire la fête, six pour l'instant, du jack Russel au labrador, en passant par un husky aux yeux vairons et un dogue argentin éclopé. Ajoutez-y deux chiens des rues probablement croisés avec des bergers et vous aurez le compte.

Je laisse Calypso s'installer dans le salon, et y jette un œil, « Fais comme chez toi. Je vais aller faire chauffer de l'eau pour le thé. » Un tic, parmi d'autres, je sais. « As-tu envie de quelque chose ?» Je dépose les documents sur la table basse du salon avant de sortir. Je vais ouvrir la porte du petit jardin à l'arrière de la maison et laisse les chiens se défouler. Je vérifie les gamelles, eau et nourriture en suffisance, c'est bon, puis je vais faire chauffer de l'eau avant de retourner jeter un œil à mes toutous. Quand l'eau est chaude, je prépare un plateau avec théière (non pas une de celles d'Anna, une des miennes, en porcelaine, datée de la fin du XIXème siècle, et récupérée sur une brocante pour une bouchée de pain) accompagnée de deux tasses, de boules à thé et de trois pots contenant des thés différents – bien que tous d'origine anglaise. Quelques biscuits complètent le plateau. Je file à la salle de bains pour y chercher les antidouleurs dont je me sers en cas de migraine et me dirige vers le salon.  

J'entre dans la bibliothèque « Voilà, c'est prêt ! »

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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Mar 16 Mai - 15:35



Collègues et amis

Ft Matthew W. Graham


Il lui tapote le genou. Un geste anodin qui se veut rassurant. Pourtant du côté de Caly, elle se sent électrisée de la nuque à la plante des pieds. Et c’est déroutant. A cette sensation, elle s’insulte intérieurement de tous les noms d’oiseaux en essayant de ne pas rosir bêtement. D’ailleurs, elle remet une mèche de cheveux derrière son oreille tout en baissant les yeux sur la pile de document. Matthew lui a toujours fait de l’effet… peut-être plus avec le temps. Il fait partie de ces hommes auquel on s’attache pour une éternité. La brunette l’a toujours regardé en tant qu’ami, sur la réserve. Jamais un mot qui trahirait ses intentions bien que ces derniers temps, elle semble complètement à côté de la plaque. Elle agit étrangement. C’est une femme très organisée, avec la tête sur les épaules… mais l’accident a tout chamboulé.

Elle ressert instinctivement ces cuisses et n’ose plus le regarder. La circulation est un spectacle qui capte son attention, en plus des maux de tête qui se réveillent doucement. Comme si elle a besoin de ça maintenant. Un soupir est expiré par le nez. Sa main à reprit place calmement sur les dossiers. Il lui parle de la maison. De sa maison, héritage de son oncle. Un détail qu’elle ignorait jusqu’à ces quelques secondes de révélation. Elle reste silencieuse, écoutant Matthew qui se montre prolixe pour son plus grand bonheur. A y réfléchir, elle n’a jamais mis les pieds chez lui. Même pour rendre visite à Anna. Une première qui la dérange sur le coup. Depuis quand s’invite-t-on comme ça chez les gens ? Caly sent la culpabilité de ses paroles la submerger. Elle n’aurait pas dû. Ce n’est pas poli… La gêne lui sert la gorge alors qu’il tente de la rassurer en lui disant qu’elle ne dérange pas. La brunette tourne un instant sa jolie bouille dans sa direction en arquant un sourcil. La surprise plantée dans les rétines. Quoi ? Comment a-t-il deviné ?! Elle se pince doucement les lèvres et se met à sourire. Discrète. Et son regard limpide se détourne vers le trafic. Matthew fait demi-tour…

Les chiens ? Honnêtement Calypso apprécie leur compagnie. Même si avoir un chien c’est synonyme de poils, de bave, de promenade quotidienne… mais c’est un excellent ami. Elle a déjà pensé à en adopter un. Mais l’appartement est un frein. Surtout que la demoiselle ne se voit pas avec une petite boule de poils mais bien avec un Bouvier… et ce n’est pas dans ces petits mètres carrés qu’elle le rendra heureux. Une évidence qui la frappe alors que ces billes claires scrutent à nouveau le paysage.

Perdue dans ses pensées, la voix de son ami la sortie de son égarement, la ramenant à lui de son magnétisme qu’elle adore. Et sa gentillesse découle une fois de plus de sa bouche, étirant la sienne en un chaleureux sourire.  « C’est très gentil de ta part. » Elle n’est pas contre une autre tisane aux vertus apaisantes. Son mal de tête est gérable mais il peut vite se raviver et lui rendre les heures insupportables. Elle se raidit un peu. Anna revient dans la conversation, de quoi lui faire piquer un fard. L’embarras encore et toujours. Le rouge aux joues, Caly se sent de nouveau comme de trop. Sa présence qu’elle a imposée dans cette maison semble se retourner une fois de plus contre elle. Alors oui, il l’a déjà rassuré mais elle n’arrive pas à se défaire du poids de culpabilité qui trône en Roi dans son estomac. Le sourire qu’elle offre est serré. Elle se racle un peu la gorge. « Tu sais… je ne resterais pas longtemps… Et si elle n’est pas là, je rentrerais en taxi. Tu as autre chose à faire que de m’escorter à droite à gauche. Son regard se dérobe.   « J’abuse un peu trop. » Qu’elle murmure plus pour elle-même qu’autre chose. Mais il lui propose de lui montrer ces livres. Une fascination qu’ils ont en commun. La Belle ouvre ces perles rondes, le scrutant de nouveau. Un profil qu’elle connait par cœur. « OUI! » Un simple mot qui résonna dans l’habitacle comme un cri de triomphe. Caly reste silencieuse deux seconde, réalisant que sa spontanéité est trop démonstrative. Ces yeux se baissent. Elle se reprend aussitôt d’une manière bien plus calme et sereine. « Je veux dire, oui avec plaisir. » C’est mieux non ?


***************************************


La voiture ralentit aux abords d’une maison de style ancien, peut-être de l’époque victorienne. La brunette ne sait pas trop… et n’ose pas dire de bêtise. L’architecture est fascinante mais complexe. Alors elle préfère tourner sept fois sa langue dans la bouche que de sortir une énormité. Elle salue cependant la beauté du lieu. Tout à l’air si tranquille. Elle colle sa tempe contre la vitre et continue d’admirer la propriété. Captivée. L’endroit n’a rien à voir avec son minuscule appartement. Il se gare. Elle déboucle déjà sa ceinture lorsqu’il ouvre la portière et lui propose son aide. Elle lui souffle un merci, un peu gauche avec tous ces dossiers qu’elle traine sous le bras. Docilement, Calypso suit Matthew en direction du perron non sans jeter un regard conquis sur les alentours.  « J’aime beaucoup. » Qu’elle a le temps de lâcher avant d’écouter les aboiements ravis de la meute de son ami. De quoi étonner la Miss. Elle le savait accro des bêtes à poils mais ne pensait pas qu’il en avait adopté autant. Quelle est sa surprise en les voyant (aussi nombreux) si obéissant. Elle a la même pensé que son collègue. Dommage que les étudiants ne soient pas aussi disciplinés ! Caly ressert les documents contre elle tout en observant les chiens bien sagement assis, attendant que leur maitre distribue caresses et mot gentils. Elle se mord le milieu de sa lèvre en souriant. Attendrie. « Tu as fait un travail de Titan avec eux. Ils sont trop adorables ! » Qu’elle confie en caressant au passage la tête du labrador. « Merci » Après s’être déchaussée, Caly laisse son regard voguer sur les alentours pour se pose sur Matthew qui la débarrasse de la paperasse qu’elle gardait comme un bouclier. Un sourire échangé avant d’entrer dans le salon.

La silhouette féminine pénètre dans la pièce non sans pousser un cri d’admiration. Elle fait un petit tour sur elle-même, le nez levé vers la bibliothèque. « Wow… Tu as une collection impressionnante ! » qu’elle finit par dire, l’excitation bien cachée dans sa voix. « Je ne savais pas que tu possédais autant d’ouvrage… » Une réflexion qui lui arrache un petit rire doux. « Je saurais où aller pour bouquiner ! Matthew, cet endroit est … magique » Des étoiles dans les yeux, elle regarde de nouveau son ami sans perdre une once de son sourire étincelant. Il est entouré de ces chiens. Son cœur s’enveloppe de chaleur. Une sensation étrange qui lui dévie le regard vers le canapé pour cacher sa gêne. Elle s’installe à l’extrémité, posant le coude gauche sur l’accoudoir. Lorsqu’elle sentit quelque chose d’humide sur son pied. Le regard baissé en direction du Jack Russel qui lui renifle la peau, Caly sourit de plus belle. Elle glousse en essayant de le caresser sauf que ce dernier s’enfuit dès que son maitre ouvre la porte du jardin. Matthew n’est plus dans son champ de vision. « Oui, je veux bien un thé ! » La voix assez forte pour qu’il l’entende. Cette maison a l’air confortable, aussi bien par son mobilier que la grandeur des pièces. Ils ont beaucoup de chance.

Si elle avait envie d’autre chose ?
Non, juste de sa présence…


Le mal de tête est là. Bien qu’ignoré.
Planté comme une graine qui germe.
Encore et encore.
Développant sa douleur dans tout le crâne.
Une prémices ?
Non, il ne faut pas…

Elle se crispe, les phalanges sur le bout de l’accoudoir. Le regard se plisse un instant lorsqu’il entre de nouveau dans le salon, armé de son plateau. Calypso tente de faire bonne figure en essayant de lui sourire. Lamentable échec. Ces visions peuvent s’enchainer dans la journée comme l’oublier pour quelques jours. Cependant, les maux de tête qui l’accompagnent sont de plus en plus violents, selon ce qu’elle voit. Ces rétines s’arrondissent… La belle lutte. Sa tête chute en avant, essayant de respirer calmement… « C’est parfait. » Qu’elle grince entre ces dents. La mâchoire complètement serrée, tout comme ces doigts sur l’assise du canapé. « Matthew… » C’est murmuré, la voix froissée. Elle le sent… c’est en approche. Calypso lutte tant qu’elle peut mais tout s’impose à elle, comme la pire des fatalités. Ses orteils se rétractent subitement. « Elle revient… » Qui ? Quoi ? Elle se tortille de douleur sur ce canapé et se met à trembler comme une feuille. Pas de cris. Pas d’hurlement. Juste sa tête qui se bascule aussitôt en arrière comme si une main invisible lui tirait brusquement les cheveux. Elle s’agrippe à qu’elle trouve. Ses yeux grands ouverts sur le plafond ne sont plus que deux orbites dorés. Prise de spasmes incontrôlés, elle subit la vision. Intense mais brève. Et tout s’évapore, comme un mauvais rêve. Cette lueur étincelante se meurt lentement, relâchant ce corps tordu par la souffrance. Calypso reprend l’oxygène, alimentant ces poumons tout en ramenant sa tête vers l’avant. Tout va si vite…

Son visage se redresse avec lenteur, cherchant Matthew.
Ces yeux pleurent en silence. Son nez souillé de sang.
« Aide-moi… » Seuls mots prononcés avant de révulser ces rétines et sombrer dans l’abime. Poupée désarticulée… meurtrie.

Ces quatre ombres…
Je les vois. Les ressens…
Je sens cette mort…
J’ai peur.


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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Ven 19 Mai - 9:36

Collègues et amis


Ft Calypso O'Brien





« Je m'en voudrais s'il venait à t'arriver quelque chose et que je ne suis pas là pour t'aider... » Voilà. Motivations purement égoïstes, j'espère que cela fera taire sa culpabilité. Elle a vraiment l'air à bout de nerfs, fatiguée. Je lui propose ma bibliothèque et Calypso parait enchantée à l'idée de la découvrir, ce qui me fait sourire discrètement, sans que je quitte les yeux de la route, afin d'éviter toujours les a coups. Elle parait à la fois gênée et ravie de venir chez moi. Si je ne la connaissais pas mieux, j'aurais dit qu'elle avait l'allure d'une lycéenne lors de son premier rencart amoureux... Ce qui est ridicule, puisque nous nous connaissons depuis un bon moment déjà. Je ne l'avais jamais invitée à la maison jusque-là, parce que j'aime mon indépendance, et aussi qu'elle ferait une drôle de tête et partirait en hurlant si elle découvrait quelques pièces bien particulière de ma demeure. Mais aujourd'hui... Je ne peux pas la laisser dans l'embarras, elle a l'air bien trop mal en point pour cela.

__________________________________________

Je lui ouvre la porte de la maison et l'accueille aussi chaleureusement que faire se peut, sourire un peu fier aux lèvres quand elle annonce qu'elle aime l'endroit et les chiens bien dressés. Je hausse les épaules. « J'aime les chiens. Ils sont moins compliqués à comprendre que les humains. » Je la soulage de ses dossiers et retourne m'occuper de mes toutous un instant. Je n'ai pas l'habitude d'avoir des filles à la maison, à part pour Annabelle. La plupart de ceux qui franchissent le seuil sont des chasseurs, et ils ne sont généralement pas très à cheval sur l'étiquette. D'ailleurs le plus souvent, ils ne pensent à rien à part leurs blessures ou leur proie... quand ce n'est pas à un collègue décédé. Ou les trois à la fois...

Je lui désigne la bibliothèque et Calypso se montre agréablement surprise, ne cachant pas son admiration pour l'endroit. Je cache ma gêne en caressant le dogue quand elle affirme qu'elle reviendra pour bouquiner dans le futur. Je la laisse un instant pour aller sortir les bêtes et préparer le thé – nous en avons tous deux besoin, je crois. J'y ajoute quelques pilules qui pourront se monter utiles pour lutter contre les maux de tête.« Voilà, c'est prêt! » Quand je franchis le seuil de la pièce, Calypso est installée sur le canapé, mais elle n'a pas l'air très en forme. Elle est accrochée à l'accoudoir du siège, et le temps que je pose le plateau pour m'approcher et lui venir en aide, elle se raidit, alors que sa tête bascule en arrière et que ses yeux virent au doré, puis elle elle est comme secouée de spasmes... Mon premier réflexe avait été de l'aider, mais la couleur de ses yeux me fait changer d'avis. Je recule et me dirige à reculons vers le bureau trônant dans un coin de la pièce, sans la quitter des yeux. La crise finit par passer, me laissant complètement perplexe et alarmé. Je n'ai jamais entendu parler que d'une sorte de créature aux yeux jaunes... et ce n'est pas bon du tout. Le démon Azazel était réputé pour cette couleur d'yeux. Et j'espère sincèrement ne pas avoir invité son successeur dans ma maison. Calypso (si c'est bien elle) m'appelle à l'aide d'une voix faible avant de perdre connaissance. Mais fait-elle semblant ou non ? Que se passe t-il exactement ?  

Si elle est un démon, elle aurait dû rester piégée à l'entrée de la maison, là où Oncle Albert a sculpté les symboles d'un piège sur le dallage... même si un paillasson en recouvre le dessin. Mais alors ? Je n'ai pas rêvé, j'ai bien vu cet éclat doré dans son regard. Par précaution, je vais chercher une petite fiole  qui autrefois contenait du whisky et est maintenant emplie d'eau bénite. J'en verse un peu sur le poignet de Calypso, sans qu'il y ait de réaction aucune.

Donc, a priori, pas un démon. Mais dans ce cas, quoi ?! Je vais chercher le coupe papier en argent rangé dans un tiroir d'une armoire contenant aussi des verres et de la liqueur à profusion. Je reviens vers elle et dépose la lame sur son poignet. Je n'ai pas envie de la couper, si elle est allergique à l'argent, sa peau deviendra rouge, pas besoin de trancher dans le vif. En plus, ça la réveillerait et j'aurais l'air fin avec un couteau ou assimilé en main et elle du sang sur elle... Elle ne semble pas être un shifter ni un loup garou non plus. Je range la lame sous le canapé – à portée de main, on n'est jamais trop prudent, puis j'installe Calypso un peu plus confortablement. Je regrette ne pas l'avoir fait plus tôt, mais il y a des priorités... et une créature inconnue dans mon QG en est une. Je vérifie qu'elle n'a rien de plus grave qu'une perte de conscience, en remerciant le ciel pour le stage de remise à niveau de premiers secours de l'université.

Je sers un verre d'eau mélangé à l'eau bénite à la professeur de Lettre, pendant qu'elle est toujours KO. « Garde tes amis près de toi, et tes ennemis encore plus proches... » Je ne compte pas la perdre des yeux bien longtemps dans les jours à venir. Je vais me renseigner auprès d'autres chasseurs, afin de savoir s'ils ont déjà rencontré des créatures qui pourraient correspondre à ce profil. Ou bien c'est seulement une hépatite ? Ce dont je doute. Elle commence à bouger, signe quelle se réveille.

Je m'accroupis à côté du canapé, et prends une de ses mains dans la mienne... L'autre non loin du coupe-papier. Quand elle ouvre les yeux, je lui demande d'une voix douce, « Calypso. Je suis là. C'est fini. Respire doucement. Veux-tu boire un peu d'eau ? » Si j'avais cru que ses migraines étaient naturelles, je n'en suis plus du tout convaincu. Mais qu'est-ce que ça peut être ? Une chance qu'elle ait insisté pour rester à mes côtés. Il faut que je sache !

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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Ven 19 Mai - 11:54



Collègues et amis

Ft Matthew W. Graham


Je ne sais où me diriger dans tout ce noir. Quelque chose s’approche pourtant et tente de me happer la taille. J'essaie de fuir. Impossible. Je crie. Mais aucun son ne sort de ma bouche si ce n’est qu’une envolée de papillon noir. J’ai peur. Ma respiration est lourde, tout comme l’atmosphère où je me trouve. Je sais que je marche pour sentir mes pieds s’enfoncer dans quelque chose de gluant. Ou de moue. Peut-être les deux. J’ai froid. Punaise que j’ai froid. Et mes bras restent le long de mon corps. Mon cerveau ordonne, les gestes ne suivent pas. L’obscurité s’estompe progressivement. Ma tête se baisse vers mes pieds. Je suis immobile. La peur se fraye un chemin dans mon estomac. Je remarque avec horreur que j’ai les orteils sur un cadavre. Ma colonne se crispe. Du rouge. Du rouge partout. L’odeur âpre de ce liquide vermeille me file la nausée. Je commence à m’affoler en remarquant qu’il y a des corps mutilés partout. J’hurle aussi fort que je peux mais personne ne m’écoute. Personne ne vient à mon secours…Seule… Définitivement seule…


********************


Le réveil est similaire à une gueule de bois.
Elle a la tête dans un étau et la nuque lui fait mal. Une sensation d’être dans un brouillard opaque qui se disperse peu à peu, où elle s’accroche à la seule chose qu’elle reconnait : La présence de Matthew à ces côtés. Les sourcils se froncent légèrement alors qu’elle tente de bouger vainement. Son corps est lourd, comme à chaque fois qu’une vision la paralyse. Déjà bien fragilisée par son état de santé douteux, Caly peine à revenir. La chaleur d’une main contre la sienne ravive sa volonté et c’est avec toutes les peines du monde, qu’elle ouvre enfin les yeux. Ces perles redevenues limpides glissent sur son ami. Il peut y lire un embarras bien ancré dans son regard. C’est la première fois qu’elle essuie une vision en présence d’une personne… Et elle craint qu’à présent, il la voie comme une étrangère… ou pire. Sa gorge est nouée pour le moment. La belle est incapable de prononcer quoique ce soit. Elle n’est pas en position de force, là maintenant. Mieux, la sensation désagréable de passer pour un monstre lui traverse l’esprit. Son regard le fuit aussitôt.

Matthew prend une voix douce et tente de la rassurer. Elle suit son conseil en reprenant une respiration plus profonde et contrôlée. Les spasmes ont disparus. Quant à sa main, elle s’agrippe subitement à la sienne. Un contact dans le réel… elle ne demande pas grand-chose. Juste de se sentir vivante. Elle peine à avaler sa salive, cherchant des yeux de quoi se raccrocher. Combien de temps cela a-t-il duré ? A en voir le thé encore fumant, sans doute quelques minutes. Elle déglutie nerveusement. Il lui propose de l’eau. Elle accepte en hochant simplement la tête comme une poupée de chair. Elle ne le lâche pas. Pas encore. Quant aux larmes, elle essaie de les ravaler comme elle peut. Au bout du rouleau… Caly n’a plus rien à voir avec cette femme forte et pétillante qu’elle était dans le passé. C’est presque morose qu’elle vient enseigner. Le corps affaiblis et le moral… mieux vaut ne pas en parler. Elle est complètement paumée. Sa main tremblante se tend, tout comme le haut de son corps en avant pour en saisir le verre d’eau. Elle le porte à sa bouche et se l’enfile d’une traite (et rien ne se passe monsieur le chasseur !). Il reprend sa place sur la petite table, et son dos épouse le coussin du canapé. Elle n’ose pas croiser son regard, de peur d’être jugée. Seuls quelques doigts hésitants essuient maladroitement ce sang sous ces narines. Et sa main reste accrochée à la sienne « Matthew… Je suis tellement désolée. » Des excuses pour s’être évanouie chez lui… elle le pressentait en réalité… Ses perles limpides fixent avec horreur l’extrémité rougeâtre de son index et majeur. Elle soupire par le nez, baisse le menton et referme ses phalanges en un petit poing qu’elle ramène sur sa cuisse. « Pardon… » Parce que ce n’est pas naturel. Parce que les visions ne sont pas belles et moins agréable pour celui qui est étranger. Elle ignore que ces yeux luisent pendant qu’elle l’a subit puisqu’elle fait tout pour se cacher des Autres. Pour elle, il s’agit de tremblement et d’une perte de connaissance. Ça peut effrayer. Ça peut angoisser. Et c’est la dernière chose qu’elle souhaite faire subir à Matthew. Leur amitié est profonde et sacrée… Elle renifle tout en relevant les yeux sur lui. « Je n’aurai pas dû venir ici… » qu’elle amorce à voix basse avant de poursuivre, la gorge serrée. « … Je ne sais plus où j’en suis. » Les cils se mouillent. Caly fuit de nouveau son regard en se pinçant la bouche. En réalité, elle a de plus en plus de mal à rester seule. Les visions l’a bouffent petit à petit et la crainte de ne plus se réveiller la paralyse. Mourir dans son appartement… elle a rêvé mieux comme fin… Ces doigts souillés glissent de nouveau sur sa pommette pour essuyer une larme silencieuse. Elle n’a toujours pas lâché la main de Matthew. « J’ai peur de rentrer chez moi. » qu’elle avoue enfin. Penaude. Mais elle n’a pas le choix. Après avoir délicatement reniflé « Je vais te laisser. J’ai déjà trop abusé. » Fuir, une solution comme une autre pour ne pas être juger. Seulement son corps est bien trop affaibli pour se supporter. Elle le sait. Mais la bornée ne s’avoue pas vaincue. Ses jambes se déplient avec une lenteur désespérante. Sa main quitte la sienne un instant, une fois debout. Elle chancèle un peu et se rattrape à l’épaule masculine. Comme elle se déteste d’être aussi faible. D’être aussi perdue. D’être aussi… Elle sert fort sa mâchoire tout en retrouvant son équilibre. Une vraie calamité…

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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Mar 23 Mai - 13:15

Collègues et amis


Ft Calypso O'Brien





Je sors un mouchoir – propre – de ma poche et le lui tends. « Tu n'as pas à t'excuser, voyons. » Je lui lance sur un ton taquin, « Je suis presque certain que tu n'as pas fait exprès de t'évanouir sur mon canapé. » Ciaran avait dit qu'elle est intéressée... Mais elle n'a pas feint de s'évanouir, j'en suis sûr. Sinon, elle aurait bougé quand je me suis approché avec le coupe-papier... Mais que se passe-t-il ? J'aimerais beaucoup avoir la répons à cette question.

Je ne retire pas ma main de la sienne, elle semble avoir besoin du réconfort. Elle tente de se lever et parvient à peine à tenir sur ses jambes. Elle dit vouloir rentrer chez elle. Mais dans son état, surnaturel ou pas, elle ne peut rester seule et mon cœur se serre en pensant ce qui lui arriverait si un de ces malaises se passait en rue. J'attrape ses bras pour la supporter et la faire se rasseoir doucement. Elle est vraiment faible. « Je... Je pense que tu ne devrais pas rester seule. Au moins quelques jours. » Debout à côté du canapé, je l'observe un instant en silence, pour reprendre dans un soupir, « Quand as-tu mangé ou même dormi plus de quelques heures pour la dernière fois ? » Les migraines coupent l'appétit, mais il faut bien manger, sinon, elle risque l'hypoglycémie en plus du reste. Elle a d'ailleurs les traits tirés. Je me maudis intérieurement. J'aurais dû le remarquer plus tôt. Ou prendre des nouvelles, simplement. Je fais un bien piètre ami !

J'hésite à retourner à la cuisine le temps d'aller chercher de quoi la sustenter. Elle ne semble pas vouloir rester seule, mais je n'ai pas pensé aux cookies sur mon plateau. Dans le doute, je lui sers une tasse de thé, que je pose sur la petite table à côté de l'accoudoir. Vu comme elle tremble, pas sûr que lui laisser tenir la tasse soit des plus malin. Ainsi, elle pourra la prendre quand ses nerfs se seront un peu calmés.

Mais j'ai peut-être la solution sous la main ! J 'émets un sifflement bref, et les chiens font leur apparition dans la bibliothèque à peine quelques instants plus tard. Je lève un doigt. « Gardez Calypso ! » Les chiens ne tardent pas à s'installer à ses pieds, sur le canapé à ses côtés et à côté de la porte, alors que Sphinx, le Jack Russel fait le tour de la pièce. « Je ne serai pas long. » Je laisse mon amie aux bons soins des chiens et vais chercher une boîte de cookies au chocolat (maison, bien sûr!).

Je reviens rapidement à ses côtés et repousse le labrador pour pouvoir m'asseoir à côté de Calypso. Je lui tends la boîte, « Cookie ? » Pas vraiment une question, plutôt un ordre caché : mange ! Je m'en prends un aussi et le grignote distraitement après avoir reposé la boîte sur la table. Je caresse doucement la tête de Boss, le dogue argentin. Sans la regarder, je remarque à voix haute, « Ce ne sont pas de simples maux de tête n'est-ce pas ? » J'hésite cependant toujours à lui avouer que je souffre moi aussi de certains maux de tête fort désagréables. Elle pourrait me prendre pour un fou et c'est bien la dernière chose dont j'ai envie. Mais si elle est possédée ou bien si elle est autre chose, c'est peut-être l'occasion pour moi d'en apprendre plus. Je me prépare une tasse de thé le temps de réfléchir à la suite. Vie privée personnelle contre la santé de Calypso. Je finis par hausser les épaules mentalement et me préparer au pire. Je bois une gorgée et repose la tasse sur la table basse. Par où commencer pour ne pas l'effrayer encore plus ? « Il m'arrive de souffrir de migraines, moi aussi. Pas souvent, heureusement. Quand j'ai une crise... » J'inspire avant de continuer, « eh bien... Je vois mes proches mourir... J'ai su que mes parents étaient morts avant qu'on ne vienne me l'annoncer... Il y en a eu d'autres... Je vois le danger, je sais ce qui va arriver mais je ne peux pas dire quand, ni où. » Je la regarde avec un sourire triste. « Je ne suis qu'un spectateur, et même en essayant d'avertir les gens... Je n'ai jamais pu en sauver un seul. Mais une chose est certaine, après ça, j'ai toujours l'impression d'avoir la tête qui va exploser. » Je me concentre sur Boss, qui me réclame à nouveau des caresses. Bon chien ! Je soupire, et finis par chercher son regard, « J'espère que tu ne me prends pas pour un fou... Enfin... Pas plus fou qu'à l'ordinaire... » Et surtout, j'espère qu'elle ne souffre pas du même problème que moi...

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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Dim 28 Mai - 15:59



Collègues et amis

Ft Matthew W. Graham

Caly le remercie et prend le mouchoir qu’il lui tend, un peu confuse par ce qu’il dit. Bordel, c’est elle où ses joues s’empourprent ? Le fait de s’être évanouie sur son canapé est déjà très gênant. Son regard clair se baisse un instant sur le kleenex et le porte à son nez. Elle essuie le sang sous ses narines en espérant tout retirer, puis le chiffonne en une petite boule qu’elle garde dans le creux de sa paume. Son esprit est encore dans le flou. Elle veut fuir mais il la retient gentiment. Sans résistance (elle n’en a pas la force) la prophétesse retrouve le moelleux du canapé. Elle n’ose dire un mot ou protester quoique ce soit. Son état est si faible. Il avance qu’elle ne devrait pas rester seule. Une pensée qui lui comprime le cœur. Son regard se lève lentement sur son visage. C’est compliqué… Elle ne veut pas être un fardeau pour qui que ce soit. Ciaran… Il traverse sa pensée. Il a déjà assez à faire de son côté, pas besoin d’un boulet supplémentaire. Calypso expire un soupire en ramenant son attention sur son mouchoir froissé. « Je n’arrive plus à manger convenablement. » Confie-t-elle d’une petite voix. Honteuse de l’admettre. Quant à son sommeil… Une légende. Elle ne se prononce pas dessus, car il n’est pas glorieux. Elle se mord la lèvre, coupable du plus gros délit de la terre.

Renfermée dans son mutisme, la brunette observe Matthew. Il bouge. Remplit une tasse de thé qu’elle devine pour elle, tout ça sans qu’elle ne puisse lever le petit doigt. Son cerveau ordonne mais le corps ne suit pas. Seule sa tête se détourne pour le suivre. Il a raison sur une chose, les nerfs la font légèrement trembler. Elle sert son mouchoir dans sa paume. Elle déteste être faible. Surtout devant un ami. Devant Matth. Caly souffle un ‘merci’ une fois la tasse déposée sur l’accoudoir mais elle n’y touche pas. Son estomac boude, mieux il se tord sous les assauts d’une nausée naissante. Les nerfs. L’anémie. Elle ne sait pas trop… Tout ce qu’elle comprend, c’est qu’elle est épuisée. Physiquement. Moralement. Sa Vie est un champ de ruine… de pierre… de visage ensanglanté… enveloppé d’un manteau vermeille. Qui peut la comprendre ? On la penserait folle… Elle se raidit un peu à cette pensée.

Je suis tellement désolée Matthew… Je fais une bien mauvaise amie. Un boulet.

Poc ! Son sifflement éclate sa bulle de lamentation. Elle redresse son petit nez dans sa direction et regarde stupéfaite, les chiens lui obéir. Il est impressionnant avec sa meute ! Un sourire arrive à étirer joliment ces lèvres alors qu’elle acquiesce d’un mouvement de tête. Il part, la laissant au bon soin des chiens. Caly sert un peu des cuisses en se collant complètement ver l’accoudoir, laissant un peu plus de place au labrador qui s’étale de tout son long à ces côtés. Elle caresse doucement entre les deux oreilles de ce dernier. Il semble apprécier au vue du regard qu’il lui lance. Trop chou.

Et Matthew revient, armé d’une boite. Les mains jointes sur le haut de ces cuisses, elle le regarde venir à elle, enlevant la grosse boule de poils qui aimait les caresses. Il lui tend les cookies, l’ordre bien caché dans sa voix. Caly n’est pas du genre à refuser. L’impolitesse ne fait pas parti de son éducation, bien que son oncle ne soit pas une référence en la matière. La belle prend un gâteau maison qui sent bon le chocolat. Elle le porte à ses lèvres en regardant Matthew.  Une bouchée en appelle une seconde. Il est très bon. Alors elle prend le temps de le déguster sans lâcher son ami du regard. Lui en revanche la fuit. Pourquoi ? La réponse ne tarde pas à venir… Elle se penche un peu en avant afin de se rapprocher de Matthew. Le cookie déjà englouti. (Son estomac le remercie) Il pose sa question. « Non… » Qu’elle répond dans un murmure en déviant son regard vers la tasse de thé qu’il venait de poser. La confidence est dure… et elle ne tarde pas à être partagée, mais ce n’est pas Caly qui ouvre le bal, mais bel et bien Matthew, de quoi surprendre la jeune femme. Silencieuse, elle l’écoute se confier. Plus il avance dans ses révélations, plus le cœur de la prophétesse se sert. Alors lui aussi subit ce genre de vision. Lui aussi voit la Mort… La Mort de ses proches. Son mouchoir est lâché. Sa main va chercher la masculine pour la serrer doucement entre ces doigts gelés. Leurs regards s’accrochent. Caly lui rend un sourire tout aussi pâle. Elle sait à quel point il est difficile de s’ouvrir… Il vit quelque chose de lourd, de puissant et d’horrible. Elle comprend parfaitement qu’il ne lui en a pas parlé plutôt. « J'espère que tu ne me prends pas pour un fou... Enfin... Pas plus fou qu'à l'ordinaire... » Elle secoue doucement la tête de droite à gauche en gardant son sourire chaleureux. Sa seconde main s’abat en douceur sur sa joue piquée de barbe. Ses yeux ancrés dans les siens vacillent. « Non. Bien sûr que non, Matthew. On se connait depuis tant d’année, jamais j’irais penser une chose pareille te concernant. Tu es une personne avisée avec la tête bien plantée sur les épaules. Jamais je n’irais te juger. Certainement pas sur ‘ça’ » Caly approche son visage du sien. Sa tête s’incline sur le côté, grignotant une proximité quasi inexistante et dépose un baiser furtif sur sa joue. Elle sourit doucement avant de reculer, glissant ses doigts de cette pommette pour ramener bien sagement ses mains sur ses propres genoux. Son regard se détourne à son tour vers le thé, offrant son profil délicat. « Je vois aussi des choses quand j’ai… j’ai ces absences. Et je ne sais pas ce que cela signifie. A l’inverse de toi, je ne connais pas tous ces gens que je vois étendus en masse sur le sol, morts… Ni même ces présences malsaines qui rodent autours de moi. Je sais juste qu’il y a un danger… un puissant danger qui nous guette tous… Et je ne comprends pas. Rien à tout ceci. » Elle soupire doucement en relevant le bout du nez dans sa direction. Un sourire doux. « Je suis juste désolée de te faire subir tout ça, Matthew. Je vois que tu as aussi tes fardeaux de ton côté. » Et elle ne veut pas rajouter les siens en plus. Tout ce qu’elle obtient de la confidence de son ami, c’est qu’elle n’est pas seule à souffrir de vision. Et mine de rien, elle est soulagée de l’apprendre. Elle n’est pas folle. Il n’est pas fou. Alors qu’est-ce qu’il se passe bordel ?!


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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Lun 12 Juin - 12:42

Collègues et amis


Ft Calypso O'Brien





J'aurais dû le remarquer plus tôt.  C'est ma première pensée et celle qui me taraude le plus. Je me maudis intérieurement. Je suis bien trop pris par mes propres inquiétudes pour m'occuper des autres, et c'est un tort. L'histoire d'anges d'Annabelle me rend méfiant, je préférerais savoir comment me (et la) défendre en cas de besoin, même si elle ne pense pas que cela soit pertinent. Mais ce n'est en aucun cas une excuse valable pour en oublier les autres qui constituent ma vie.

Il est grand temps de réparer tout cela. J'aide Calypso à s'asseoir dans le canapé, et l'abandonne un instant après lui avoir versé une tasse de thé, le temps d'aller chercher de quoi lui remplir l'estomac, et remédier à son problème de nourriture. Même si elle n'a pas faim, elle doit se nourrir, sinon, elle ne tiendra pas le coup bien longtemps. La douleur fatigue, et la fatigue coupe l'appétit, ce qui empêche de reprendre des forces. C'est un cercle vicieux que je peux peut-être l'aider à briser au moins aujourd'hui. Quand rien ne va plus, il n'y a pas de meilleur remède que des cookies au chocolat. Maison qui plus est. Heureusement qu'Anna n'a pas tout mangé. Je siffle pour appeler mes chiens, ils lui tiendront compagnie et viendront m'avertir en cas de besoin.

Trouver la boîte ne me prend pas bien longtemps, et je suis rapidement de retour aux côtés de mon amie mal en point. Je l'oblige un peu à manger, mais c'est la première bouchée la plus difficile, je le sais. Personne ne peut résister à mes cookies. Pendant qu'elle mâche, je réfléchis à toute vitesse. Migraines, perte momentanée des repères ou de connaissance, manque de sommeil, perte d'appétit, je connais moi aussi ces symptômes. A part pour le fait d'avoir les yeux qui virent au doré. A ma connaissance, du moins. Assis à ses côtés, je finis par me résoudre à dévoiler un secret, dans l'espoir qu'elle partage un peu des siens. Et pour la rassurer sur sa santé, si je le peux. Elle avoue savoir que ses maux de tête ne sont pas aussi anodins qu'elle a pu le prétendre.

Je lui conte alors mon expérience malheureuse avec les migraines. Une histoire de fous. Ou du moins de dérangés. Je lui avoue ce que je n'ai dit qu' à très peu de personnes : Annabelle, Oncle Albert et Karen de leur vivant et Lemmy. Je suppose que tous les chasseurs auraient droit à un internement s'ils racontaient ce qu'ils savent et ont affronté ; mais même à mes collègues, je n'ai jamais révélé mes visions. Ils savent que je souffre d'insomnie et c'est tout. Je le préfère ainsi, d'ailleurs. Calypso me rend un sourire fatigué. Son regard me confirme qu'elle me croit, alors qu'elle affirme que je ne suis pas fou... Parfois, j'en douterais moi-même à vrai dire. Je lui lance un sourire reconnaissant alors qu'elle glisse une main sur ma joue, et m'embrasse ensuite sur l'autre, avant de reprendre une position plus sage. Je cligne des yeux, ne m'attendant pas du tout à cette réaction suite à mes révélations. C'est bien la première fois que cela a cet effet, d'ailleurs. Elle doit être épuisée pour se laisser ainsi aller sans penser à la bienséance.

Une chance que ma légère barbe cache en partie le rouge de mes joues... Je passe une main dans mes cheveux, un vieux tic nerveux dont il faudra un jour que je me débarrasse, « Euh... Eh bien, merci. » Je ne suis pas vraiment à l'aise. Je n'ai pas l'habitude des contacts humains, même avec ma sœur, nous restons tous deux à distance, malhabiles et maladroits, l'un comme l'autre dès qu'il s'agit de dévoiler nos sentiments. Et ici... Calypso et moi nous connaissons depuis plusieurs années et tout à coup, elle se met à m'embrasser ?! Je ne comprends rien aux femmes, c'est un fait certain. J'en suis toujours à réfléchir au pourquoi du comment de son geste quand elle finit par me conter sa version des maux de tête. A mon tour de l'écouter attentivement. La même chose, mais différent. Elle ne connaît pas les personnes présentes dans ses visions, et elle parle de morts en masse, pas d'une personne seule. Je soupire doucement en l'écoutant. Ce qu'elle déclare n'annonce rien de bon, même si je ne peux l'aider avec si peu de détails. Juste lui assurer de mon soutien. Je me penche pour récupérer la boîte de biscuits et la lui tendre.

« Ne t'en fais pas pour moi, j'en ai vu d'autres. Et je sais ce que ça fait de ne pas pouvoir en parler, de peur de ne pas être cru. J'espère que tes visions n'ont rien à voir avec les miennes. » Même si j'ai peur pour elle que ce soit le cas. Je ne sais combien de fois j'ai maudit Dieu quand j'ai compris que rien de ce que je pourrais faire ne changerait le résultat des visions : la mort, encore et toujours. Et en même temps, je ne peux m 'empêcher d'essayer, chaque fois qu'elles se produisent. Comment pourrais-je rester en retrait alors que la vie de ceux que j'aime est en danger ? « Je n'ai pas encore compris pourquoi j'ai ce don, ou cette malédiction, si c'est pour ne rien pouvoir y changer. Je croyais que je tenais ça d'un héritage familial un peu étrange... J'ai appris à vivre avec, en quelque sorte... et je dispose de prescriptions pour quelques excellents somnifères. » La dernière phrase est dite avec un sourire. Si elle en a besoin, je dois bien avoir de quoi l'aider à obliger son corps à se reposer, sans cauchemars.

« Quand est-ce que ça a commencé ? » Je caresse à nouveau distraitement Bos, le contact avec les chiens me calme et me rassure. Je sais qu'ils sont là pour me protéger, et qu'ils ne me jugeront pas. Il en est de même avec Calypso, du moins, cela semble être le cas. Sauf que c'est à moi de la protéger. Contre quoi, c'est là le mystère, mais je ne peux décemment pas la laisser seule sans aide.  


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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Ven 16 Juin - 14:10



Collègues et amis

Ft Matthew W. Graham


…Les confidences sont lâchées…
Serait-ce du rouge à ses joues ? Calypso le remarque mais dévie rapidement les yeux droits devant elle. La brunette ne veut pas paraitre trop insistante et surtout impolie. On ne dévisage pas les gens. Même si celui qui est à ses côtés fait partie de sa vie depuis des années. Elle-même s’est surprise de son geste. Lui embrasser la joue ! Où avait-elle la tête ? Calypso peut être réservée sur certaines choses, mais c’est quelqu’un d’assez démonstrative. Pourtant, ce n’est pas avec son cher oncle qu’elle a appris à enlacer les personnes qu’elle apprécie. Sans nul doute un héritage paternel. Peu importe, elle venait de le faire et une petite gêne piqua aussi le bout de ses oreilles. Rapidement estompé lorsqu’elle prit la parole pour expliquer ces visions. Là encore, elle marchait sur des œufs. Mais Matthew l’écouta. Une fois n’est pas coutume, il ne l’a déçoit pas. Compatissant même dans ses propos, de quoi rassurer un peu plus la jeune femme qui lui répondit par un bien maigre sourire. Il lui tend la boite de cookies. Son regard chute sur les biscuits, comme si elle hésitait à se resservir. Son estomac avait pourtant apprécié le premier. La nausée s’était même calmée… Pourquoi ne pas céder une seconde fois ? D’autant plus qu’ils sont excellents. « Merci. » Qu’elle laisse fuir de sa bouche en emmenant le biscuit à ses lèvres. Son regard limpide se relève lentement sur Matthew. Elle l’écoute tout en essayant de mâcher le plus discrètement que possible… Comment ça ne pas s’en faire ? C’est trop tard. Caly s’inquiète déjà de ses horribles visions qui le font souffrir. Elle est bien placé pour savoir qu’il est compliqué de ne pas céder à la panique. Tout est incontrôlable. C’est bien ce qui est le plus dangereux… Ca ne prévient pas. Ca frappe quand on ne s’y attend pas… Alors ne pas être anxieuse pour son ami, c’est trop lui demander. Son petit cœur se sert. Elle avale doucement sa bouchée avant d’attaquer la suivante. Le pauvre à l’air dans le flou total également… et elle ne peut pas lui apporter de réponse concrète. Elle se sent complètement inutile. Cette pensée lui arrache un soupir. Son regard clair dérive vers la table. Caly semble songeuse un instant… Elle pense beaucoup de son côté. Comment l’aider ?

Sa dernière phrase happe son intention, ramenant ses prunelles dans sa direction. Elle remarque ce sourire qui campe ses lèvres à l’énoncé des somnifères. Le biscuit quasiment terminé, reste coincé entre ses doigts. Oh elle ne juge personne, la brunette. Chacun tente de dormir, de trouver le repos à sa manière. Son avant-bras se pose sur son genou, laissant sa main pendre dans le vide. Cookie au bout. « La solution médicalisée… Oui, pourquoi pas… Je ne suis pas très friande de ce genre de chose mais je suppose que quelque part, ton corps doit avoir ce besoin de se reposer. » Caly sourit à son tour. Un sourire doux. « Tu vas sûrement rire, mais j’arrive à trouver le sommeil en écoutant… le chant des baleines… » Elle sent ses pommettes rosir. Il n’y a pas de mal dans cette méthode… C’est simplement peu commun. Et la jeune femme en a absolument conscience. Ce n’est pas quelque chose qu’elle confit… Seul Ciaran est au courant, pour l’avoir prise en flagrant délit. « Bien entendu, cette petite confidence reste entre nous ! » Taquinerie car Matthew n’est pas du genre à baver dans le dos des gens. Caly le sait. Elle lui donne un petit coup de coude contre son bras, complice… Et finit son biscuit en affichant son sourire doux.

Matthew rebondit avec une autre question, pas des plus faciles. Ce fragment de passé qu’elle tente tant bien que mal d’enterrer à coup de pelle. Le voilà qui gratte dans son amas de terre. Ce n’est pas de sa faute. Il ne sait pas. Calypso n’avait pas souhaité que son accident s’ébruite au sein de l’université. Du moins, les détails. Cette journée-là fut la plus horrible de toutes, après le décès de son père. Son cœur se comprime douloureusement. Son sourire se fane… tout comme son visage qui se décompose progressivement. Sa tête revient face à la table, offrant son profil délicat. Elle frotte un peu ses paumes l’une contre l’autre, puis fait de même sur ses cuisses. Nerveuse. Son menton se baisse. Elle soupire. « C’est arrivé peu de temps après mon accident. » Elle se mord la lèvre, peu certaine de vouloir poursuivre. C’est difficile d’en parler… La mort d’Amy y est pour beaucoup. Mais là n’est pas la question. Elle redresse son adorable petit nez dans sa direction. L’air sérieux et grave. « Je ne l’ai dit à personne car je ne voulais pas être montrée du doigt comme un phénomène de foire… » Caly va chercher de l’air en inspirant profondément. « J’ai vécu une EMI. Tu sais… quand tu es cliniquement mort mais tu reviens à la vie… » Elle sourit tristement. Non, ce n’est pas génial comme expérience… Elle se souvient de peu de chose en réalité. Juste du corps sans vie d’Amy à ses côtés et l’expression de son visage figée et gravée dans un coin de sa tête. Le voile du chagrin brouille son regard. Sa voix devient fébrile. « Depuis… Depuis tout à changer. » Caly se trouble à nouveau. « Ma vie est devenue un enfer. Je suis en train de décliner Matthew, et je ne sais pas comment faire pour me sortir de tout ça. Je ne dors plus. Je ne mange quasiment plus. J’ai cette sensation constante qu’on va tous mourir. Cette Mort qui ne me quitte jamais…. Parfois, je me dis que j’aurais mieux fait de ne pas me réveiller. Et personne ne peut m’aider. Personne n’a de réponse concrète et … et réaliste. Je ne sais plus qui je suis. Et ça me ronge petit à petit… » Punaise. Elle sent comme un poids s’élever de son cœur, le rendant aussitôt moins lourd et encombré. Caly n’est pas du genre à parler d’elle. De s’ouvrir aussi directement. La brunette préfère tout garder dans son jardin secret mais là, face à Matthew, quelque chose se passe. Une personne daigne lui porter une once d’attention. Son bouclier se fêle légèrement. Elle se libère de ses chaines, de ce boulet qu’elle a traine depuis des mois. Ses cils sont mouillés mais aucunes larmes ne coulent. Elle ravale le tout et offre un sourire partagé entre le doux et l’amertume. « Mais je vais bien. J’essaie d’aller bien. » Qu’elle clôture, comme pour se persuader plus qu’autre chose. Quelques doigts caressent la tête du labrador qui avait pris place sur ses cuisses. Son regard chute à présent sur l’animal, s’enveloppant d’un mutisme. Elle n’est pas aussi prolixe en temps normal. Caly ne sait même pas pourquoi elle lui a dit tout ça. Un besoin plus qu’une envie. Mais ce qui est dit est dit…

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Je remets ma vie à... Un plus tard abandonné. Pour simplement vivre. Tenter d'atteindre une humanité. Des lambeaux de terre, me regardaient disparaître. Et parmi les pierres, je vivais et j'espérais, tu sais...


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Collègues et amis [ft. Calypso]

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