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 Collègues et amis [ft. Calypso]

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Message Sujet: Collègues et amis [ft. Calypso] Mar 28 Fév - 8:11

En cours

Sujet privé; ft. Calypso O'Brien

type ❖ normal ?

date ❖ 23 mars

informations spatio-temporelles ❖ dans l'après-midi, le ciel est nuageux mais sans pluie, ce qui n'a pas d'importance vu que nous sommes à l'intérieur de l'Université, dans une salle dédiée aux professeurs

intervention du MJ ❖ Le MJ peut se reposer je crois, il a déjà assez de boulot comme ça

Autre ❖ Merci à ma partenaire d'avoir  accepté de rp avec moi

© HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW


Collègues et amis


Ft Calypso O'Brien






Le printemps était officiellement arrivé, mais jusqu'ici, je n'avais pas vraiment vu de différence par rapport à l'hiver. Nuageux, gris, et pas encore très chaud. Une chose seulement avait changé : l'attitude des étudiants qui devenaient de plus en plus assidus au fur et à mesure du passage des jours. Les examens approchaient doucement et ce n'était pas qu'un stress pour eux, mais pour moi aussi, bien que je ne le leur avouerais jamais. Préparer les questions, essayer que le maximum d'entre eux aient la capacité de passer dans l'année supérieure, vérifier que je n'ai rien oublié, qu'il n'y ait pas de tricherie,... D'un naturel anxieux, cette période n'a rien pour me calmer.

Et pour ne rien arranger, le climat en Amérique est assez électrique. Certains chasseurs annoncent une recrudescence de possessions ou d'activité des monstres, comme si le surnaturel s'était mis d'accord pour ennuyer l'humanité au même moment et au même endroit. Chicago n'est pas épargnée, et cela me fait assez de boulot supplémentaire pour réduire mes nuits déjà fort courtes.

Me voici donc dans la salle des profs de l'université, une farde avec des questions potentielles pour mes étudiants d'un coté, et un dossier sur les anges de l'autre. Les questions d'examens sont là pour cacher le deuxième dossier, bien sûr... j'ai déjà presque tout préparé, et à moins de changer un ou deux éléments de dernière minute, tout se passera comme prévu. Par contre, les feuilles devant moi sont tout sauf claires et précises... Une compilations de rumeurs, peu de preuves, et plusieurs symboles tout sauf  classiques. Lemmy m'avait aidé à monter ce dossier, mais même pour lui,  certaines sources restaient nébuleuses et j'espérais pouvoir les tirer au clair. Pourquoi les anges me demanderez-vous ? Eh bien, Annabelle, ma très chère soeur m'a avoué en avoir croisé un récemment et étant d'un naturel bien plus pessimiste qu'elle, je préfère savoir m'en prémunir et non pas partir sur le postulat que les anges sont bons, puisqu'ils viennent de Dieu... Et puis, même si c'était le cas, je préfère ne pas qu'ils se mêlent de mes affaires. Mais certains passages ne font rien pour me faciliter la vie, je dois l'avouer. Le latin, je connais, mais le grec, c'est autre chose, sans parler de l'hébreu. Je suis en train d'apprendre le grec, et je progresse à un rythme bien trop lent pour moi, hélas. L'hébreu m'est totalement inconnu. Je soupire, fatigué et énervé à la fois.

Je prends la tasse de thé posée à côté de mes dossier et en bois une gorgée, avant de rajuster mes lunettes et de passer mes doigts dans mes cheveux, en un geste machinal. Soit je me suis trompé dans ma traduction, soit j'oublie quelque chose. Mais quoi ?

Je reprends les pages depuis le début, les noms des anges et leur hiérarchie, leurs pouvoirs supposés et attestés, et les passages dont je n'arrive pas à faire sens. Il y est question de sang, mais je ne sais pas si le sang protège d'eux ou est justement une faiblesse humaine face à eux. En gros, je ne sais rien d'utile à leur sujet. Et le premier ange que je croise ne répondra sans doute pas à mes questions poliment...

La porte s'ouvre sans bruit et ce n'est que quand je sens une présence derrière moi que je me retourne, refermant le dossier anges en un geste qui je l'espère passera pour naturel. Je connais bien la femme qui vient d'entrer et se placer à mes côtés.

« Calypso ! Tu n'as pas cours à cette heure ?! Je te pensais avec les troisièmes année ! »



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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Mar 28 Fév - 15:44



Collègues et amis

Ft Matthew W. Graham


L’épais nuage opaque se propage tout autour de moi, rendant l’atmosphère lourde et pesante. La nuit cache les Ombres que je sens se mouvoir en cercle. Mon corps ne peut plus avancer. La sensation d’oppression se fait de plus en plus forte, libérant mon angoisse qui s’enroule sournoisement à mon estomac. Fuir… Fuir loin de cet endroit que je ne reconnais pas. Une forêt ? Un chemin ? L’obscurité m’empêche de voir correctement. Seulement, le désirais-je ? Ma respiration perd en oxygène, ravivant cette trouille qui sommeille en moi, juste . Impuissante. Je ressens le changement. J’étouffe. Cette sensation de ne pas être seule électrise mon échine. Des masses sombres se dirigent vers moi. Lentes. Sournoises. Elles puent la Mort. Je tente de bouger mais mes jambes refusent tout mouvement. Alors que mes rétines s’arrondissent sous cette peur naissante, j’assimile cette Fin avant de me faire engloutir…

Le réveil est brutal, là assise sur son lit. Le front est en sueur. Les narines pleines de sang.
Et la migraine lancinante bien présente.
Une belle journée qui commence.

***

Une nuit qui n’agite rien, c’est une nuit pour rien !
Vraiment ? Calypso ne voyait pas les choses sous cet angle. Du moins, plus maintenant. Tout son Univers basculait dans du ‘sombre’ depuis quelques mois et la brunette se sentait comme Alice au pays des merveilles (si on peut parler de merveilles…) : totalement paralysée par la confusion. Ces visions. Ces sortes de cauchemars qui revenaient lorsqu’elle daignait fermé les yeux lui pourrissaient la Vie. Quelle Vie ? Depuis son accident, elle ne trouvait plus le sommeil, entre autre. Le chant des Baleines avait, parfois, raison d’elle mais cela ne fonctionnait pas tout le temps. Alors elle n’abusait pas de son Joker. Tout comme cette nuit où elle trouva refuge dans les bras de Morphée après s’être fatiguée à jouer quelques heures sur son piano. Tout aurait pu être réparateur. La brunette ne demandait pas la Lune. Juste de quoi reposer l’esprit et le corps… Mais debout devant son miroir à fixer son visage souillé de son propre hémoglobine, elle doutait que ce luxe lui soit de nouveau attribué. Et elle ne comprenait rien. A quoi bon se tortiller les neurones à chercher des réponses qui lui échappaient ?

Ces sourcils se froncèrent sous la douleur languissante de sa fichue migraine. La douche n’arriva pas à la calmer. Un cachet lambda n’avait pas plus d’effet qu’un bonbon. Non. Elle savait qu’elle traînerait cette merde toute la journée. Une pensée qui la fit grimacer. Habillée de son joli tailleur bleu nuit, Caly fouinait dans ces placards le précieux sésame. Il ne s’agissait pas (plus) de drogue, mais bien de sa petite boite où elle gardait les sachets de tisane Made in Elizabeth. Une concoction qui arrivait à soulager cet étau qui compressait son crâne.
Elle se devait de tenter quelque chose avant de commencer la journée à l’Université.

La matinée fut éprouvante bien que l’infusion eut rempli son rôle en diminuant l’élancement qui se fracassait contre ces tempes. Charmant. Calypso réussissait à donner ces cours tant bien que mal. Une présence physique en majeur partie alors qu’elle luttait à garder son calme pour ne pas se briser le front sur le premier mur rencontré. A midi, la brunette dégaina un autre sachet de tisane et l’avala tout rond. L’après-midi arriva bien trop vite. La petite silhouette s’était réfugiée dans les toilettes réservées pour le corps enseignant. Elle n’était pas fière.  Adossée contre le mur blanc, ses cours posés sur le lavabo, Calypso bascula sa tête en arrière jusqu’à toucher la paroi froide. Ces paupières se fermèrent un instant. Et se fut pire… Les vertiges accentuaient le tambour. Elle se crispa, n’écoutant pas la porte se fermer et les pas allant dans sa direction.« Tu as une sale mine Caly. Nuit agitée ? »  Demanda Armelle d’une voix trop aiguë pour l’ouïe sensible de la Prophète. La brunette échappa un rire de gorge. Amer. « On peut dire ça Armelle. » Ces paupières s’ouvrir de nouveau sur la silhouette rondelette du professeur de Philosophie. Cette dernière eut le sourire qui s’élargissait jusqu’aux oreilles, persuadée d’obtenir des confessions piquantes. « Oh ? Agitée du genre… Toi et un mec sexy ? » Caly remarqua que la commère s’était rapprochée d’elle, comme si la confidence allait nourrir son fantasme. Elle va être déçue. « Du genre migraine. J’aurai bien aimé cela dit être en meilleure compagnie. »  Sa bouche s’étira en un doux sourire. Quant au visage d’Armelle, il se tordit en une sorte de moue qui trahissait sa déception. « Prend un cachet. » Qu’elle lui balança comme une évidence. Caly préféra ne pas répondre. A quoi bon ? Armelle était ce genre de personne qui pensait tout savoir, tout connaitre. Et elle ne se sentait pas la force d’argumenter une plaidoirie pour un gros mal de crâne. Non. Autant garder son énergie. Alors Calypso se décala de son mur et tendit le bras pour chercher sa pile de dossiers. Des cours. Des brouillons. Un geste qui fit légèrement reculer Armelle. « Tu sais qui j’ai vu dans la salle des profs ? »  Comme s’il s’agissait du scoop du siècle. « Des profs je suppose… » Caly et son humour… Armelle se mit à glousser et lui donna un petit coup de coude dans son flanc. La Prophète ravala un juron. Politesse et courtoisie ! « Que tu es hilarante ! Bien sûr ! …Mais là j’te parle de Graham. Diantre, j’en suis encore toute retournée ! Ce type là… Graou ! » Alors comme ça il crèche dans la salle des profs. Son regard clair dévia un instant vers la porte avant de chuter de nouveau sur le visage rond de sa collègue… Elle rêve où Armelle se tape une absence. « Euh Armelle ? Tout va bien ? » Sa voix se fit plus douce. La prof de Philo cligna des yeux avant de s’agiter comme si quelque chose l’avait piqué. « Oui oui ! Je t’ai dit, j’en suis encore toute retournée. » Calypso la fixa en haussant hautement ces jolies sourcils et ne manqua pas de retenir un rire. Cet échange eut du bon finalement, elle en oublia presque sa migraine qui grattait contre ses tempes. Caly ramena ces dossiers contre son buste et commença à prendre  la direction de la sortie, sous l’œil observateur de la commère de service. « Dans la salle des profs… » Armelle souriait dans son dos, Caly pouvait le sentir. Elle préféra l’ignorer tout en tournant la clenche de la porte et disparaître de son champ de vision.

La salle des professeurs.
Calypso s’y rendait souvent, comme n’importe quel collègue. Un endroit où le calme trônait en Roi si sa fréquentation était appauvrie. Sans Armelle surtout, cette pièce frôlait le sanctuaire. Ces talons s’immobilisèrent devant la porte. Sa mâchoire se contracta nerveusement tout en cherchant l’air pour ses poumons. Un besoin de s’oxygéner avant d’entrer. Elle garda ses cours contre sa poitrine et entra doucement. D’un regard circulaire, la brunette balaya la salle et remarqua que Matthew était seul. Une bonne chose en soit. Bien qu’elle craignait de voir débouler Armelle d’une minute à l’autre. La démarche fluide et légère, Caly rejoignait la table où s’était réfugié son ami. Il ferma un bouquin (auquel la brunette n’y prêta aucune attention) et s’adressa à elle. Caly ne put s’empêcher de lui sourire doucement et se pencha vers Matthew. Une bise contre sa joue pour le saluer puis elle se redressa en tirant une chaise. « Je devrais. » Qu’elle lui répondit en asseyant son postérieur sur l’assise. Ces cours posés sur la table. « J’ai été contrainte d’annuler… J’ai… J’ai une belle migraine. » Honteuse, elle baissa un instant les yeux. Ce simple geste ranima les effets néfastes de cette belle merde, de quoi lui faire froncer brusquement les sourcils. Calypso n’est pas du genre à se plaindre. Il le sait. Alors elle poursuit, comme si de rien n’était en inclinant son visage pâle dans sa direction. « Et toi ? Que fais-tu ici ? »  Elle avait remarqué ces dossiers. Sa tasse de thé fumante. Il était sûrement en pause. Un léger sourire aux lèvres, Caly le regardait, essayant de paraître le plus naturelle que possible. Difficile avec le tambour qui labourait son cerveau à grand coup de bâton. Tout comme elle se garda bien de lui dire qu’elle venait de croiser Armelle dans les toilettes, la bouche en écume rien qu’en parlant de lui. Peut-être parce que la Prophète se sentait piquée.

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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Mer 1 Mar - 21:29

Collègues et amis


Ft Calypso O'Brien






La salle des profs n'est peut-être pas l'endroit le plus calme pour faire des recherches, mais il a l'avantage d'être inaccessible (ou presque) aux étudiants. Le problème, c'est que les profs, eux, y ont accès, et que certains sont pires que les gosses qu'ils sont chargé de surveiller... Mais à cette heure de la journée, je suis pratiquement certain d'y être seul. D'ailleurs, jusqu'à l'arrivée impromptue de la prof de philo, j'étais tranquille, j'étais peinard, comme le dit la chanson. Je l'ai ignorée royalement, me plongeant dans mon travail (les questions d'examens, cette fois) pour éviter de devoir faire la causette à cette excitée. Pour une prof de philosophie, je la trouve bien épicurienne... Je me demande sa réaction si elle savait ce que je fais de mes vacances... Je la salue d'un geste vague de la main quand elle quitte la pièce après avoir emporté quelques papiers, et je me concentre sur mes vraies recherches : les anges.

Mais très bientôt, a porte s'ouvre sur une autre collègue, que je ne m'attendais pas à croiser : Miss O'Brien. Un coup d’œil à la pendule murale m'indique qu'elle ne devrait pas se trouver ici à cette heure, et elle m'explique rapidement pourquoi.

Je fais la moue, compatissant quand elle me dit avoir mal au crâne. Je ne connais que trop bien ce genre de mal... généralement il arrive après une vision d'avertissement, et avant de quelqu'un de ma connaissance (ou pire, de ma famille) se fasse tuer... Joyeux. J'opte donc pour une voix douce et un volume sonore adapté pour lui répondre,

« Si tu as une migraine, tu ferais mieux de te reposer, à la maison, dans le noir et au calme plutôt que dans des couloirs où résonnent les cris de gamins en rut... » Le printemps n'a pas que des avantages... Le retour des mini jupes et des tops moulants n'aide pas au calme et à la concentration, même dans une université renommée... Si elle a annulé, c'est qu'elle est vraiment mal, elle ne se plaint jamais de rien. Les médicaments ne font rien pour guérir ça dans la majorité des cas. Seul le temps aide. Mais il parait bien souvent horriblement long. J'espère ne pas passer pour le paternaliste  de la journée, mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Je recule ma chaise et m'étire avant de lui proposer, « Un thé ? » L'eau est encore chaude dans la bouilloire, et j'ai ma propre réserve sur moi pour cet après-midi, autant partager.

Je repousse ma chaise (en prenant garde à ne pas faire traîner les pattes au sol pour éviter le bruit) et  me lève pour être prêt à lui servir à boire si elle en veut, et je fais glisser les documents angéliques dans sa direction. J'ai besoin d'aide pour la traduction, et n'en déplaise à Lemmy, non, ce n'est pas toujours plus clair ni précis en VO... « Je passe le temps jusqu'à ma prochaine heure de cours... » J'appuie une hanche contre le meuble qui sert de cuisinière dans la salle, et croise les bras avant de me lancer, « Je suis en train d'essayer de décoder ça... Tu maîtrises toujours le grec ancien ? »

J'ai peut-être trouvé mon décodeur sans devoir attendre mon retour à la maison pour avoir accès à mon pc... une fois que j'aurai fini de le réparer. Dommage qu'il y ait si peu d'informations au sujet des anges, alors qu'il y en a pléthore sur les démons. Bien sûr, les démons, je n'ai guère besoin de lire des documents sur leur mode de vie... Mais tout de même, les anges semblent passer inaperçus. Est-ce parce qu'ils préfèrent nous laisser nous démerder seuls, ou bien est-ce par rétention d'informations (et potentielle élimination de témoins gênants) ? Je suis peut-être pessimiste, et Annabelle m'a affirmé que celui qu'elle a rencontré semble être un type correct, mais je ne suis pas complètement rassuré pour autant.

« Je me trompe ou bien tes maux de tête deviennent de plus en plus fréquents ? » ... et de plus en plus sévères... Je ne me trompe pas, j'ai bien remarqué qu'elle avait souvent l'air fatigué ces derniers temps, mais est-ce à moi de lui dire d'aller passer une batterie d'examens pour vérifier qu'elle n'a pas une tumeur au cerveau ou une autre saleté du genre ? C'est tout de même délicat, comme question, je ne voudrais pas l'inquiéter pour rien.  


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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Jeu 2 Mar - 15:11



Collègues et amis

Ft Matthew W. Graham


La migraine prenait tout son crâne, broyant tout sur son passage. De quoi la fatiguée d’avantage. Elle avait un peu de mal à rester concentrée quelques minutes sur quelque chose, ou en l’occurrence sur quelqu’un. Matthew était son ami de longue date. Elle appréciait énormément sa compagnie, mais elle ne s’était jamais confiée à lui. Non pas par crainte d’être jugée mais parce qu’elle ne savait pas faire. Depuis toute gamine, Caly avait appris a refoulé ces sentiments. Ces émotions. Certaines personnes qui ne la connaissaient pas peuvent penser qu’elle est froide et introvertie. Une chose totalement fausse. Seulement fallait-il gratter un peu sa carapace. Assise, les coudes sur la table, elle prit sa tête à deux mains en écoutant son ami et ces précieux conseils. Il n’avait pas tort. Ce fut une erreur de se rendre à l’Université avec ce genre de maux qui la paralysait. La tisane d’Elizabeth semblait loin. Son efficacité ne la soulageait plus. Elle fronça les sourcils. « Tu as raison. Je n’aurais pas dû venir pourtant… pourtant je me sentais assez forte pour tenir le coup. » Elle eut un petit rire amer. « Visiblement, je me suis surestimée. » Qu’elle lâcha en relevant le nez. Ces mains glissaient jusqu’à sa propre nuque. « Je veux bien un thé, s’il te plait » Elle dévia ces perles claires sur Matthew et retrouva son faible sourire.

Elle le suivit des yeux jusqu’à le voir debout. Un geste simple qui raviva la douleur. Elle crispa sa mâchoire. Bordel de merde. Ce truc est violent. Elle l’écouta tout en l’observant. Donc Caly avait vu juste. Il était en pause. Et il trouva le moyen de s’occuper avec de la documentation qu’il glissa vers elle. Elle arqua l’un de ces sourcils en coulant son regard fatigué sur les documents Angéliques. De quoi piquer sa curiosité… Qu’est-ce qu’il pouvait bien faire avec ce genre de chose ? Une conversion quelconque ? A y réfléchir, Calypso ne savait pas s’il était partisan d’une religion… Le fait qu’il se plonge dans cet Univers souleva quelques questions. « Oui je maîtrise toujours le Grec Ancien. Tu sais que ça va te coûter cher ! Je ne savais pas que tu te passionnais pour l’Angélologie. » Elle eut un rire doux avant de le taire en se mordillant le coin de sa lèvre. Elle ferma un instant les yeux et baissa le menton. Caly inspira profondément avant de reprendre à demi mot. « Je peux te les emprunter ? Je te traduis ça rapidement… quand je n’aurais plus les neurones torturés.»  Ces paupières s’ouvrir lentement, comme si l’effort était surhumain. Honnêtement, elle pouvait à peine lire les premières lignes sans avoir un rappelle de tambour. De quoi être frustrée. Elle posa doucement ces mains sur le premier document qu’elle feuilleta rapidement.

Il pointa du doigt ces migraines à répétition. La belle se crispa. Alors il avait remarqué qu’elle en souffrait de plus en plus. Ce n’est pas faute de tenter de les dissimuler. Comme ce n’est pas faute de vouloir travailler malgré tout. Mais c’était totalement stupide de sa part car elle se retrouvait impuissante et inapte à faire quoique ce soit, même une traduction pour son ami. La belle blague. Et tout ça, pour quelque chose qu’elle ne comprenait pas. Calypso n’osa pas le regarder pour le moment. Elle se contenta de fermer le document d’un geste lent. Elle se trouvait sur une pente glissante. Et si elle s’ouvrait à lui ? Qu’elle en discutait tout simplement ? Peut-être qu’il… Non. Il ne saurait pas. Personne ne pouvait l’aider… Même pas ce thérapeute en mousse. Alors elle inclina sa bouille en direction de Matthew. Elle resta muette à le fixer quelques secondes (secondes qui lui parurent des heures), à peser le pour et le contre… Peut-être qu’elle devait prendre cette perche qu’il lui tendait…  Elle hésita. Puis Caly brisa le silence. « J’ai des visions. » Qu’elle lâcha comme une bombe. Caly se raidit sur sa chaise. Elle n’en parlait à personne, de quoi être la première surprise. Et la confession était délicate. « S’il te plait, ne me juge pas. Ne me prends pas pour une folle ou je ne sais quoi. C’est assez dur d’en parler. » A son tour elle glissa sa chaise en arrière sans un bruit. Et la Prophète se leva. Un besoin de bouger. Restée assise en abordant le sujet n’était pas compatible. Elle soupira en ramenant ces bras croisés contre sa poitrine, le regard déviant vers la fenêtre. Caly lui offrit son profil délicat. « Aussi bien de jour comme de nuit. Pour preuve cette migraine qui me paralyse depuis ce matin… On s’y fait à la longue mais… non c’est faux. Je n’arrive pas à m’y faire. J’ai peur de fermer les yeux, comme j’ai peur de les ouvrir. C’est compliqué Matthew. » En soufflant son prénom, Caly ramena sa bouille dans sa direction. Elle semblait si fragile et désemparée. Qui ne le serait pas ?

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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Dim 5 Mar - 20:29

Collègues et amis


Ft Calypso O'Brien






Je suis heureux que Calypso ne prenne pas mal ma remarque lui disant qu'elle aurait dû rester au lit. Et son explication est plausible, car c'est probablement ce que j'aurais fait moi aussi si cela avait été mon tour d'avoir mal au crâne... A se demander parfois si les élèves méritent des profs comme nous... Ou bien aussi pourquoi nous aimons nous torturer ainsi... La conscience professionnelle n'explique pas tout... Je hoche la tête en signe de commisération et me lève -doucement- pour préparer un thé pour mon amie et renouveler ma tasse à moitié pleine. Je m'affaire à lui préparer la boisson chaude, en espérant que cela aide à sa migraine.

« Je te prépare ça au plus vite. » Pas sûr qu'un thé aide mieux qu'un comprimé médical, mais à défaut, la chaleur lui ferait du bien.

Elle me demande à quoi je m'occupe et j'hésite une fraction de seconde avant de lui avouer la vérité : je lis (ou plutôt je décode) un ouvrage au sujet des anges... Même si j'ai beaucoup de mal à avancer à une vitesse correcte au vu de mon caractère de débutant en matière de grec ancien. Le latin, je maîtrise, la plupart des rituels d'exorcisme classique se font dans cette langue, ainsi que certains de sorcellerie également, mais le grec est plus complexe, en ce qui me concerne. Une question d'habitude, je pense. Je prépare la tasse de thé en lui répondant,

« Angéologie, démonologie, la mythologie et le surnaturel en général est une de mes marottes... Mais j'avoue que le grec reste un peu complexe pour le néophyte que je suis... » Je fais une courte pause en souriant brièvement comme un playboy avant de lui faire un clin d’œil, et de lui demander « Combien cela va t-il me coûter ? »  Je suis assez pressé de savoir ce que contiennent ces pages et si elles peuvent s'avérer utiles pour apprendre à se défendre contre les anges ou à défaut savoir comment ils fonctionnent afin de réagir a mieux en cas de rencontre, moi ça me va. Même si ça me fait passer pour un original. Il faut que j'en apprenne le plus possible. Je hoche la tête, et m'approche pour poser la tasse de thé prête à côté de mon amie,

« Prends-les. Merci pour ton aide. » J'observe Calypso qui feuillette les pages rapidement, et me dis que c'est fort dommage qu'elle ait une migraine aujourd'hui... En espérant que demain soit un autre jour et que la traduction me revienne rapidement.

Je lui demande si ses migraines sont de plus en plus fréquentes, et au lieu simplement de me répondre oui, elle m'annonce qu'elle a des visions. Mon visage doit refléter ma surprise, je ne m'attendais vraiment pas à ça. Je bois une gorgée de ma tasse pour faire passer la surprise et réfléchir à la suite. Des visions ? D'accord. Quel genre ? Du genre des gens qui meurent en rêve et ensuite en vrai, comme c'est mon cas, ou bien autre chose ? Est-ce bien sage de lui parler de mon cas ? Pas sûr. Mais cela pourrait peut-être lui remonter un peu le moral, à défaut de faire passer son mal.

« Je ne te juge pas. Et je ne te pense pas folle non plus. »
Sinon, elle ne parlerait pas de visions, mais de faits réels. Encore que dans ma vie, le réel puisse passer pour de la folie... « Que te montrent tes visions ? » J'espère pour elle que ce ne sont pas les mêmes que les miennes... Mais si ça l'empêche de dormir par peur de ce qu'elle va voir, ça ne doit pas non plus être le dernier Fifty Shades of Grey...

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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Mar 7 Mar - 14:54



Collègues et amis

Ft Matthew W. Graham


Le thé fut posé sur la table.
Calypso ne le remarqua pas. Bien trop perdue dans ces pensée et à lutter contre cette migraine qui prenait de plus en plus de proportion. Elle n’avait plus de sachet miraculeux sur elle. Une belle erreur. Elle ne pourrait pas tenir toute l’après-midi comme ça. Le faite d’être debout lui demandait un effort surhumain pour ne pas renvoyer tout le contenu de son estomac. La nausée, perfide, jouait du yoyo dans son œsophage. Ce n’était pas raisonnable d’être aussi têtue. Et dire qu’elle était venue en voiture.

Matthew venait de lui confier qu’il étudiait l’Angéologie. La démonologie. La mythologie et le surnaturel… Le surnaturel ? Les sciences occultes ? Les fantômes ? Toute une panoplie de terme qui lui fit froncer ses sourcils et le bout de son nez. Comment pouvait-il se pencher là-dessus ? Il se défendit en mettant en avant qu’il s’agissait d’hobby. Un hobby bien ciblé à ces yeux. D’autant plus que les documents qu’il avait en sa possession semblaient anciens. Que recherchaient-ils au juste ? De la connaissance pour gonfler ces sujets de discussion lors de soirée mondaine… ? Juste de la curiosité ? Pourtant la Démonologie était quelque peu particulière et s’y intéresser n’était pas anodin. Comme le reste d’ailleurs. Mais Caly ne voulait pas le juger. Il avait ces passions après tout… Elle ne pouvait que l’aider et l’accompagner dans ces recherches. N’était-ce pas son rôle d’Amie ? Elle lui adressa un bien maigre sourire et pourtant si chaleureux. Matthew était l’un des rares de son cercle amical à lui apporter un peu de soleil dans son ciel morose. Elle l’appréciait beaucoup. Peut-être trop.

« Ne me remercie pas. Tu sais bien que cela me fait plaisir. » Qu’elle ajouta en le regardant, debout à cette fenêtre. La brunette et le Grec Ancien. Une histoire d’Amour, ou presque. Elle aimait bien cette langue qu’elle trouvait douce aussi bien à l’écouter qu’à parler. Tout comme le Latin. Alors passer du temps sur ces documents ne la dérangeait nullement. Seulement, il lui faudrait une nuit pour tout faire… Migraine évaporée comprise. Vu ses insomnies, elle avait du temps à tuer la Prophète. « Si tout se passe bien, je te les rapporterais demain. » Un sourire étira sa bouche alors qu’elle resserrait ces petits bras contre sa poitrine. Tout aurait pu se terminer ici. Du moins, Caly aurait sûrement rebondi sur autre chose que ces visions. Il lui posa une question qui était tout à fait légitime. Seulement, était-elle prête à lui confier la vérité ?

Calypso se déplaça de la fenêtre de sa démarche fluide et légère, jusqu’à la table. Elle baissa un instant ses perles claires sur la tasse fumante. L’odeur qui s’en échappa était délicieuse. Différente de celui qu’elle avait l’habitude de prendre pour se soulager. Et son mal de tête reprit de plus belle, l’avertissant qu’elle était toujours là. Difficile d’oublier les tambours qui cognaient contre ces tempes. Son front se plissa. Elle déglutit difficilement. Matthew continua de parler, l’assurant qu’il ne la jugerait pas ou mieux, qu’il ne la prendrait pas pour une folle. Pourtant, elle avait bien cette impression de sombrer dans la folie. De jours en jours. Caly savait qu’une vision pouvait la frapper à tout moment. Ici, dans cette salle de professeurs. Et que ferait-il en la voyant paniquer, recroqueviller dans un coin de la pièce en train de se tenir la tête en pleurant ? Caly craignait que d’en parler lui déclenche une autre satanée vision. Elle n’aurait pas la force de la supporter aussi bien physiquement que moralement. Perfide. La belle se pinça les lèvres et tendit la main pour prendre sa tasse par l’anse. Elle était chaude. Une chaleur qu’elle apprécia pour le coup en posant ces petites paumes sur la céramique réchauffée. Caly souffla sur la fumée puis se tourna vers Matthew. Son regard fatigué se leva lentement sur lui. Elle imposa quelques secondes avant d’ouvrir la bouche. « La mort. La désolation. La souffrance. Beaucoup de souffrance… Rien de bien réjouissant. »  Elle eut le sourire triste. Caly préférait rester vague. Il n’avait pas besoin de connaitre les détails. L’horreur, elle se le gardait pour elle. Caché quelque part dans son subconscient. Elle évitait d’y repenser trop souvent. « Le pire est cette sensation que tout est bien réelle. Que cela va se produire et je me sens impuissante… Bref. Chacun ces démons, non ? » Son regard le fuyait pour se perdre dans le liquide ambré. Elle ferma à demi les yeux et avala une longue gorgée. Le thé la réchauffa instantanément. Mais la migraine ne s’estompa pour autant. « Excuse-moi. Je te dérange en pleine pause pour discuter de choses sans importance.  Alors je vais prendre tes documents et je vais partir me reposer. » Caly avala encore une gorgée et s’arrêta là. La tasse n’était pas importante mais elle ne pouvait plus avaler une autre rasade de thé. Non pas qu’il n’était pas buvable, mais la nausée qui campait dans son estomac s’amusait encore à la torturer. Mieux valait jouer la prudence. Caly déposa la tasse sur la table et rassembla tous les dossiers, documents en une seule pile. Puis elle ramena tout contre son buste.

Caly rejoignait déjà Matthew, le visage pâle. Non, elle n’allait pas bien. Même si elle s’évertuait à lui sourire. Elle se planta devant lui de sa petite hauteur et releva le nez dans sa direction. Ces prunelles claires se braquèrent dans les siennes. Malicieuses. « Un diner. » Qu’elle lâcha de bout en blanc en inclinant la tête sur le côté sans baisser les yeux. « Et puisqu’il y a pas mal de boulot, je dirais restau et ciné. Je t’offrirais le dernier verre à la maison. » N’avait-elle pas sous-entendu que cela lui coûterait cher ? Elle se pinça les lèvres en attendant sa réponse. Elle espérait que son audace allait lui faire oublier ces histoires de vision… ne serait-ce que quelques minutes.


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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Mer 15 Mar - 22:37

Collègues et amis


Ft Calypso O'Brien





Parfois c'est bien pratique de travailler dans une école. Là par exemple, je n'ai pas à chercher après un traducteur spécialisé, j'en ai une sous la main, et qui sera certainement beaucoup plus rapide  qu'un illustre inconnu que j'aurais payé pour faire le même travail... à condition que je l'ose, bien entendu... J'espère ne pas passer pour un fou à ses yeux. C'est vrai que mon « hobby » est particulier et pourrait faire croire que je fais partie d'une secte sataniste ou ce genre de choses... Et je n'ai pas envie que Calypso le pense, de un parce que c'est faux, et de deux parce que c'est une bonne amie et je m'en voudrais de la perdre pour quelque chose d'aussi trivial. Mais je ne peux pas non plus lui avouer tout ce qui se trame dans l'ombre. Elle dort déjà assez peu comme cela.

« Merci beaucoup quand même. Tu ferais mieux de te reposer que de travailler sur un document. » Même si je suis assez pressé de connaître le contenu dudit document... Si Annabelle fréquente des anges, je préfère de mon côté m'en méfier. Et plus j'en saurai à leur sujet, mieux je pourrai me défendre.

Calypso hésite un instant, avant de me parler de la raison de ses migraines. Pas si différentes des miennes que cela tous comptes faits. Je ne peux que compatir à sa situation. Si mes parents ne m'avaient pas élevé avec la connaissance du surnaturel, j'aurais sans doute été aussi dépassé qu'elle, à ne plus savoir ce qui est vrai ou faux, et à craindre le sommeil. Bon, pour ce point, je n'ai toujours pas pu m'améliorer, mais au moins j'avais quelqu'un à qui parler sans me faire prendre pour fou... Même s'il a fallu la mort de mes parents, de Kate et d'Oncle Albert pour que finalement on finisse par me croire...

Je hoche la tête quand elle mentionne que nous avons tous nos démons... Malheureusement certains sont plus réels et coriaces que d'autres. « Si tu as besoin de parler, je suis relativement doué pour écouter, et encore plus pour me taire. » J'espère sincèrement que ses visions n'ont rien en commun avec les miennes. Je suppose que seul le futur me le dira.

Calypso a l'air de ne pas tenir sur se jambes peut-être devrais-je la raccompagner afin d'être  certain qu'elle ne fasse pas de malaise dans sa voiture ? En espérant qu'elle ne pense pas de moi que je deviens trop envahissant...

J'ouvre la bouche pour le lui proposer, quand elle me lâche « un dîner ». Je reste un instant interdit, en me demandant de quoi elle parle, puis je me souviens qu'elle avait parlé de prix. Je souris quand elle y ajoute restau et ciné. Bien sûr !

« Avec plaisir ! » Je commence déjà à réfléchir à l'endroit où l'emmener et au film à regarder... Pour ça il faudra que je vérifie les programmes sur le net, cela fait un bout de temps que je n'ai pas été dans une salle obscure... Mais ! Elle avait parlé de verre à la maison ! Est-ce qu'elle veut juste parler d'un verre ou de plus ? Mon cerveau commence à tourner à plein régime, alors que je cherche le sens premier de sa proposition... Le pire étant qu'elle l'a peut-être dit juste pour me mettre dans cet état... « Quand tu iras mieux. » Je termine ma tasse de thé et la nettoie rapidement dans l'évier Avant de la ranger à sa place dans la petite armoire attenante. Si je la raccompagne, je préfère laisser un endroit propre derrière moi.

« Veux-tu que je te raccompagne ? La migraine au volant, je sais ce que c'est, et c'est loin d'être agréable. » ... tout comme je sais aussi ce que c'est que de subir une vision malvenue en plein trafic et de ne plus rien voir de ce qui se passe autour de soi. J'attends sa réponse et me prépare à porter les livres et cours si elle accepte mon aide.


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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Mar 21 Mar - 14:58



Collègues et amis

Ft Matthew W. Graham


'Si tu as besoin de parler, je suis relativement doué pour écouter, et encore plus pour me taire.' Elle n’en doutait plus. Ils se connaissaient depuis des années. Matthew était un homme bien et de confiance. Calypso lui confierait sa vie les yeux fermés. Pourtant les confidences, ils n’étaient pas très doués pour les confier. Un premier pas pour la brunette qui ne savait pas vers qui se tourner. Tout son monde s’écroulait depuis son accident et elle y assistait en spectatrice. Aussi bien impuissante qu’impliquée dans des visions qui s’imposaient à elle sans crier garde. A un moment, elle avait même hésité à reprendre son activité professionnelle. Mais son médecin lui avait déconseillé… Rester enfermée entre quatre murs, Caly ne l’aurait pas supporté… Sombrer dans la folie était tellement facile. Chuter dans l’oubli… Dans cette obscurité qui semblait l’envelopper qu’elle soit éveillée ou non. Un cauchemar… Alors c’est avec une profonde gratitude qu’elle garda sa proposition dans un coin de son crâne. Mais pas ici. Pas au sein de leur lieu de travail. Ils pouvaient être interrompu ou même écouter à leur insu. Armelle n’était jamais loin ! Caly lui adressa un doux sourire.   « Matthew t’es adorable. J’en prends bonne note mais… mais pas comme ça. Pas ici. Nous aurons bien l’occasion d’en discuter une fois à l’extérieur. Je n’aime pas étaler ma vie privé entre ces murs. Tu sais tout comme moi que parfois, ils ont des oreilles. » Sa voix se fit plus basse. Son regard vrilla un instant vers la porte close avant de glisser à nouveau sur son Ami.

Elle tente de garder bonne figure mais elle ne supporte plus ce tambour qui résonne dans son crâne. Ni la lumière du jour. Elle en fronce légèrement ces fins sourcils. Matth acceptait son invitation. Calypso ressentit une sorte de soulagement l’envahir. Peu importe le lieu ou le film, elle souhaitait vraiment passer un peu plus de temps avec lui, en dehors de l’Université. Depuis qu’il lui arrive ces visions cauchemardesques, la prophète s’était presque coupée du monde. Elle ne voyait quasiment personne. Son cercle d'amis commençait à perdre du volume, lui restait les plus fidèles. Matthew en faisait partie. Caly ne voulait pas le perdre. C’était inconcevable. Elle eut du mal à cacher son soulagement. Son sourire prit de l’ampleur, illuminant sa jolie bouille. « Parfait ! J’en suis heureuse. » Qu’elle souffla sans le quitter des yeux. Et son regard clair eut une drôle expression, comme une absence qui marqua le visage du professeur d’histoire. Venait-elle de dire une bêtise ? Elle china… reformula sa demande dans sa petite tête douloureuse jusqu’à trouver le déclencheur. Sa proposition de boire un verre. Elle réalisa son audace et ne put s’empêcher de rougir. Bien sûr qu’il n’y avait aucune arrière-pensée… (ou presque !) Un verre entre amis. Tout simplement. Tu sais que tu veux plus Caly… Tais-toi. Il la happa dans le présent, éclatant sa bulle de réflexion en lui assurant qu’il le ferait, une fois qu’elle irait mieux. Elle planta ses dents dans le milieu de sa lèvre inférieure, hochant doucement la tête en guise d’approbation.

Calypso le regarda s’affairer à nettoyer sa tasse. Elle comprit que la sienne était toujours posée sur la table. Elle avait complètement oublié de faire de même. Réfléchir, un exercice périlleux avec une saloperie de migraine. La voilà bien embêtée, plantée comme un piquet les bras chargés de document, de bouquins et de cours. La brunette tournait les talons pour rattraper son oublie lorsqu’il coupa l’herbe sous le pied, lui proposant gentiment de la ramener chez elle. Son sang ne fit qu’un tour, ranimant le rouge à ses pommettes. Ces yeux clignèrent un instant. « Mais tu… ton cours ? Tu n’auras pas le temps de faire l’aller-retour. Je ne veux pas te mettre dans une mauvaise posture. » La Prophète et son angoisse naissante. Il était hors de question qu’il ‘sèche’ un cours par sa faute. Juste pour une migraine… migraine qui la rendait de plus en plus fébrile. Elle tenta de sourire mais sa bouche refusa d’obéir. « D’en d’autres circonstances j’aurais probablement dis oui mais là, ça m’embête pour toi… » « Oh chérie ! Tu t’inquiètes pour pas grand-chose ! » Armelle déboula dans la salle des professeurs en agitant ses larges hanches de droite à gauche, claquant ces talons pour bien qu’on l’entende. Le regard rond de Caly chuta sur sa collègue qui arrivait droit sur eux, le sourire jusqu’aux oreilles. Depuis combien de temps était-elle derrière la porte ? La Prophète connaissait bien le phénomène et ce n’était pas la culpabilité d’écouter au porte qui allait l’étouffer. Elle adorait s’immiscer dans la vie des autres. Le regard mutin d’Armelle se braqua sur Matthew, le dévorant quasiment des yeux. « Si tu tiens tellement à ramener quelqu’un Matthew, je suis candidate ! J’ai mal moi aussi. J’ai besoin qu’on m’emmène loin d’ici ! Ces gosses me donnent la nausée. » Charmant. Calypso jeta un regard en biais à Matt, consternée par l’audace et son manque de délicatesse de leur collègue respective. « Armelle… Je… » Mais cette dernière lui coupa la parole tout en balayant l’air devant son propre visage.  « Caly chérie, chut ! J’ai compris. Tu n’es pas prête à me céder ta place. Comme je te comprends. Faut dire qu’il est à croquer ! Graou ! » Armelle se colla quasiment contre le bras masculin en minaudant. La Prophète roula des yeux vers son Ami. La patience avait ces limites, surtout avec le mal de crâne qu’elle avait. Cette femme commençait à lui taper sur le système. Matthew n’était qu’un morceau de viande aux yeux de la rondouillette. Un numéro de plus à afficher à son tableau de chasse. De quoi agacer Caly. Elle resserra nerveusement ces dossiers contre elle.  « Oh du thé ! Tu aurais pu finir Caly. Tant pis, il est pour moi ! » Comment savait-elle que… bref. La prophète souffla par le nez et contracta sa mâchoire. « Finalement, je ne suis pas contre que tu me ramènes. » La brunette s’adressait directement à Matthew, ignorant le regard amusé qu’Armelle pouvait bien leur lancer. C’était ça, où elle risquait de faire un carnage.

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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Mar 21 Mar - 21:39

Collègues et amis


Ft Calypso O'Brien





J'acquiesce à sa marque de confiance, mes yeux suivant le regard de Calypso en direction de la porte. Elle me parlera, mais dans un lieu discret. Je ne peux qu'approuver sa prudence. L'université n'est pas le meilleur endroit pour garder un secret. Radio couloirs est très rapide et a l'ouïe fine. Pratique pour certaines choses, mais pour d'autres… simplement horrible. A se demander d'ailleurs commet certains él èves ne sont pas au courant de mes activités nocturnes. Bien sûr, je suis très prudent et le plus discret possible, mais un jour ou l'autre ma couverture risque de sauter, et mon gagne-pain avec. Je pourrais toujours me reconvertir dans le hacking professionnel pour gagner ma vie, mais je préfère rester légal aussi longtemps que possible. Moins de problèmes, et en plus cela me permet de ne pas devoir vivre dans un motel ou à l'arrière d'un pick-up. Et où est-ce que je rangerais ma collection de livres occultes en version originale, si cela devait se produire ?! Sans compter le reste du matériel ! Enfin, là n'est pas la question, pour l'instant, je suis avec une collègue, plus ! Une amie ! En difficulté et je compte bien être là pour elle autant que je le peux. J'ai si peu de contacts hors des chasseurs que ça fait du bien d'avoir quelqu'un d'extérieur, pour me rappeler ce pour quoi nous passons des nuits blanches, pour montrer que cela vaut la peine de voir certains amis ou parents se faire déchiqueter par des monstres, que nous travaillons pour un monde meilleur. Même si pour ma part, la curiosité a depuis un certain temps déjà fait place à la vengeance, puis à la routine dans une certaine mesure. Je fais ce que je fais parce que c'est la bonne chose à faire et que je suis un des seuls à pouvoir le faire. Mais les chasseurs seront toujours en sous-nombre par rapport aux créatures qu'ils traquent. Et je sais depuis bien longtemps que je ne mourrai pas centenaire dans mon lit… Alors, il est des jours comme ici, où je dois sauter sur l'occasion et profiter du moment présent. Comme par exemple une sortie avec Calypso… Bien qu'elle risque d'être en danger si elle me fréquente trop. Je dois faire attention à ne pas la faire devenir une cible pour mes ennemis. Une sœur à protéger, c'est suffisant.

Mais voir le sourire de Calypso quand j'accepte sa proposition de paiement vaut bien le risque encouru. Tant que je reste prudent. Et elle peut m'aider dans mes recherches, ce qui est non négligeable. Pourquoi cela sonne t-il comme une excuse pour accepter cette sortie ? Peu importe. Mais pour l'instant, il y a plus pressé. La demoiselle a besoin d'aide et en bon chevalier servant que je suis, je compte bien ne pas l'abandonner sur le bas côté. Je lui propose donc de la raccompagner chez elle ; les migraines et visions c'est un cocktail absolument horrible dont je connais les conséquences… ayant moi-même failli être renversé par un véhicule alors que j'avais arrêté de marcher en proie à une vision en plein trafic routier.

Elle refuse, sous prétexte que j'ai cours. Bien sûr j'ai cours. Mais à l'approche des examens, les élèves seront heureux d'avoir une heure ou deux d'étude pour réviser ou aller se dorer la pilule en terrasse pour profiter des premiers jours de température clémente. Je ne me fais pas d'illusions quant à leur intérêt pour mon cours – à part pour un ou deux mordus, bien sûr.

J'allais répliquer que cela ne me dérange pas quand Armelle, la prof de philo tout sauf discrète, elle, fait une entrée remarquée dans le local. Combien en a t-elle entendu ? Beaucoup, apparemment. Je placarde un sourire sur mon visage, en espérant qu'elle ne remarque pas combien il est faux. Elle ne le verra pas, bien sûr, mais jouer la comédie pour les cruches dans son genre est usant. Je me retiens de peu de lever les yeux au ciel. Je déteste la façon dont elle se moque de Calypso. Cette femme n'a t-elle aucune empathie, aucune gêne ?! Ah, ces Américains ! La plupart ont oublié que tout n'est pas que superficiel, merci Hollywood et le rêve californien ! Une vraie tornade, et sans scrupules ni gêne celle-là. Jolie à regarder, oui, mais sans la connaître. Parce que dès qu'elle ouvre la bouche… Impossible de la lui faire fermer. Et la voilà qui vient presque se coller à moi ! Mal à l'aise, je recule d'un pas, sans lâcher mon sourire, et lui demande, à brûle pourpoint, « Armelle dis-moi, quel est ton restaurant préféré ? » J'espère que cela détournera son attention… « Olive Garden, pourquoi ? Tu veux m'y emmener ? » Armelle lance un clin d’œil en direction de Calypso pour lui dire, tu vois, c'est comme ça qu'on séduit des hommes… Dans tes rêves, ma chère ! Ou dans mes cauchemars, plutôt !

« Peut-être… Mais d'abord, je voudrais que tu imites ce cher empereur français Napoléon, lors de sa guerre en novembre 1812… » La retraite de Russie, sur les rives de la Bérézina...  Je sais maintenant quel endroit éviter pour emmener Calypso. Un instant d'hésitation, qui est suffisant pour que je m'éloigne d'un pas. Elle note la tasse de thé que j'ai préparée et annonce qu'elle va la boire… *Sers-toi, tant que tu nous laisses en paix… ! * J'acquiesce rapidement et contourne Armelle quand Calypso finit par accepter que je la ramène. « Comme tu voudras. »

J'ouvre la porte à Calypso, attends qu'elle franchisse le seuil pour refermer derrière elle et moi. Je regrette d'avoir laissé la tasse de thé en désordre sur la table, cela va me bouffer la conscience tout l'après midi. Mais c'était ça ou dire ses quatre vérités à la prof de philo. Je guide Calypso vers la sortie et le parking des professeurs, je sors mon téléphone de ma poche et me dépêche d'envoyer un message à mon TA pour qu'il prenne la classe en charge le temps de ma course. « Ne t'en fais pas, mon assistant va s'occuper des élèves. » Après quelques instants, j'ajoute, pour clarifier « Je sais donc déjà que je ne t'emmènerai pas au Olive Garden pour notre dîner… » J'ajoute dans un sourire, un peu taquin « Sauf si tu le désires... »


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Message Sujet: Re: Collègues et amis [ft. Calypso] Mer 22 Mar - 14:59



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Ft Matthew W. Graham

Olive Garden. Voilà un nom de restaurant qu’elle compte rayer de sa liste de lieu fréquentable. Autant mettre toutes les chances de son côté pour éviter de croiser la tornade Armelle en dehors de l’Université. Caly n’aimait pas avoir ce genre de comportement vis-à-vis d’autrui, mais la prof de philo tenait une grosse couche de sans gêne qui mettait mal à l’aise le prophète. Moins elle la croiserait, mieux elle se portera. Puis ce n’était pas comme si elle la voyait cinq jours sur sept ! C’était déjà beaucoup. Vraiment beaucoup à la regarder se pavaner autours de Matthew pour tenter d’arriver à ses fins. Combien de professeurs lui étaient passés dessus ? Une bonne partie. Oh ne pensez pas que Caly soit langue de vipère, il ne s’agissait pas de rumeurs puisque la concernée se vantait auprès de Calypso de ces exploits avec ces collègues ou les hommes en général… Sous-entendant une sorte de compétition. Caly ne mangeait pas de ce pain-là. Et encore moins avec des hommes mariés. Armelle ne s’arrêtait pas à ce genre de détail. Elle voulait Matthew. Peu importe le temps que cela lui prendra. Armelle arborait fièrement une patience à toutes épreuves au grand désespoir de la brunette qui se passerait bien de ces confidences dans les toilettes de l’Université.  

‘Peut-être…’ Peut-être ? Calypso fit les yeux ronds à son Ami. Venait-il de lui entrouvrir une porte ? Elle espérait qu’il savait ce qu’il faisait. A moins que… qu’il soit intéressé par Armelle. La brunette se sentit piquée par cette pensée. Ridicule. Elle contracta sa jolie mâchoire nerveusement en resserrant ces dossiers contre elle. Une sorte de bouclier pour parer les attaques mielleuses de sa collègue. Hou comme elle aimerait lui faire fermer son clapet à cette petite chieuse. Cinq minutes qu’elle s’était incrustée et déjà elle amplifiait la migraine ! Mais cette femme ne sait donc pas se taire ! Et comme si cela ne suffisait pas, Matthew venait d’attirer l’attention d’Armelle (il ne lui fallait pas grand-chose) cette dernière minaudait déjà en lui lançant un regard fiévreux, le sourire à s’en décrocher les maxillaires.  « Oh vraiment. Napoléon ? Celui qui gagnait toutes ces guerres à coup de cheval de Troie… Tu veux que je l’imite en te ciblant comme une Terre à conquérir. Oh Matthew. J’ai bien saisi… Alors je vais revêtir mon armure scintillante pour toi Trésor. » Elle ronronnait presque, avançant d’un pas lorsque Matthew reculait sous le regard médusé de Calypso. Trésor ?... Donnez-moi la poubelle que je vomisse ! Hormis le fait que la prof de philo était une inculte en Histoire, elle semblait ne pas avoir saisi le message qu’il tentait de lui faire passer. Calypso se pinça les lèvres pour ne pas sourire devant une Armelle qui s’affichait bêtement. La brunette se racla le larynx pour lui faire remarquer qu’elle était toujours présente. Armelle tourna sa tête en direction de sa collègue, affichant un sourire ravi agrémenter d’un second clin d’œil. Comme si l’affaire était déjà conclue. Serait-elle en train de la narguer en prime ? Ok. Rouge. Cette fois Calypso voyait rouge. « Oui, le thé. Je suis toute retournée ! Ou avais-je la tête ! » Ne lui réponds pas Caly. Surtout, ne lui répond pas. L’air inspiré par le nez lui procura une sorte d’apaisement vital. Matthew eut la bonne idée de mettre un terme à leur calvaire en se dirigeant vers la porte, sans attendre une minute de plus. Caly était tout aussi pressée que lui de partir de cette salle.

Pas un mot échangé. Pas un regard en arrière. Le prophète sentait le regard plissé de sa collègue dans son dos et c’était suffisant pour accélérer le pas. Calypso remercia Matthew dès le seuil franchis. L’atmosphère du couloir était bien moins étouffante. Elle en soupira de soulagement. De sa démarche souple, elle suivit son Ami dans l’Université. Souriant à quelques élèves au passage. La migraine avait ses pics. Elle semblait diminuer. Un répit qui apaisa la jeune femme. Le parking pointait le bout de son nez. Un simple parking où les voitures reposaient en bataille. La citadine de Caly était garée plus loin. Elle dormirait ce soir à l’Université pour une fois. Sa tête bouillonnait pour trouver la meilleure des solutions, et celle qui lui percuta l’esprit –et la plus évidente- : se contenter des transports en commun demain matin. Un petit bain de foule n’a jamais tué personne. Elle perçut du mouvement à ces côtés, la harponnant dans le moment présent. Matthew sortait son téléphone et la rassura en précisant que son assistant prendrait le relais. Un réel avantage que la brunette n’avait pas réfléchi. (Elle avait toujours refusé d’en avoir un… de quoi la faire changer d’avis) « C’est parfait. J’oublie que tu as quelqu’un pour te seconder. C’est bien pratique lorsque tu as des urgences. Ou un boulet en guise d’amie ! » Elle lui adressa un charmant sourire en haussant ces frêles épaules. Mutine. Ils s’arrêtèrent devant la voiture de Matthew. La petite silhouette fit le tour pour rejoindre le côté passager, lorsqu’il fit allusion au restaurant d’Armelle. Calypso redressa le menton dans sa direction et ne put s’empêcher de pouffer de rire. « Tout ce que tu veux, mais pas au Olive Garden. » Le regard qu’elle lui lança était doux. Complice. Au moins, ils étaient d’accord sur ce point-là. Pas d’Armelle dans leur soirée. « Tu sais que tu vas l’avoir un moment sur le dos. Elle croit dur comme fer que tu vas la trainer là-bas. Armelle est très tenace. Ça m’ennuie pour toi. Heureusement que nous sommes partis parce que je… je… rha ! Elle m’exaspère parfois. Le pire, c’est qu’elle va me coincer dans les toilettes pour me soutirer des informations te concernant. » Elle fronça joliment son nez en dandinant sa tête, l’air faussement embêté.  « Ça risque de te coûter tout ça. » Elle échappa un rire délicat sans le quitter des yeux.  « Matt, je te taquine. J’essaie de trouver des excuses pour passer plus de temps avec toi. Je sais, c’est moche d’utiliser Armelle mais là, maintenant, je n’ai aucun scrupule à le faire. » Ses pommettes prirent de la couleur. Gênée. Elle ouvrit la porte pour disparaitre rapidement dans l’habitacle.

Caly se glissa d’un geste élégant sur le fauteuil passager. Elle ramena tous les documents en une même pile sur le haut de ces cuisses et s’assura qu’ils tenaient un minimum pour tendre la main gauche en direction de la ceinture de sécurité qu’elle boucla dans la foulée. Sans faire tomber quoique ce soit. Pendant que Matthew prenait place derrière son volant, la jeune femme bascula son crâne en arrière jusqu’à heurter en douceur l’appuie-tête. L’Irlandaise ferma les yeux quelques secondes. L’obscurité lui fit un bien fou. Le calme aussi. Elle savait que sa migraine la tiendrait jusqu’à cette nuit, mais les maux étaient bien moins violents. Mais pour combien de temps ? Une fois qu’il fut installé, elle inclina doucement son visage vers lui et ne pût s’empêcher de sourire. « Comment va Anna ? Je n’ai pas eu de nouvelles récemment. » Comment noyer le poisson, en rebondissant sur autre chose bien entendu ! Et puisqu’ils allaient être ensemble et coincés toute la durée du trajet, autant lancer un sujet de discussion plaisant.

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Collègues et amis [ft. Calypso]

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