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 .Calypso O'Brien.

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Message Sujet: .Calypso O'Brien. Mar 14 Fév - 0:10

Calypso N. O'Brien


Jessica Stroup

compétences (polyglotte, possède une arme, etc) ou anecdotes (allergies, goûts ...) concernant votre personnage, 20 max
ANECDOTE UNE ❖ Elle a encore du mal à accepter son rôle de Prophète qu’elle qualifie de fardeau. ANECDOTE DEUX ❖ Un petit Ange en plastique repose sous son oreiller. Un moyen comme un autre de se convaincre qu’il veille sur elle. ANECDOTE TROIS ❖ Calypso est agnostique. ANECDOTE QUATRE ❖ Elle est passionnée par les manuscrits anciens et autres recueils religieux quel qu’ils soient, alimentant sa soif de connaissance. ANECDOTE CINQ ❖ Caly n'a jamais eu le sommeil exemplaire, mais depuis peu elle est devenue quasiment insomniaque. ANECDOTE SIX ❖ La drogue douce ? Elle y a touché dans sa jeunesse. Personne n'est parfait. ANECDOTE SEPT ❖ Ne soyez pas étonnez d’entendre, tard le soir, le chant des baleines chez la Prophète. C’est le seul moyen qu’elle est trouvée pour avoir un sommeil convenable… mieux que les substances douteuses. ANECDOTE HUIT ❖ Elle colle des post it colorés un peu partout dans son appartement pour ne rien oublier, et ça fonctionne. ANECDOTE NEUF ❖ La brunette porte des lunettes de vue lorsque ces yeux commencent à fatiguer après une cession de copie à corriger ou simplement en fin de journée lorsque la migraine pointe son nez. ANECDOTE DIX ❖ Calypso souffre d’aqua phobie. ANECDOTE ONZE ❖ Elle note ces visions dans son carnet à la couverture noire, pour ne rien oublier. ANECDOTE DOUZE ❖Elle pratique le running. Un excellent moyen pour se vider la tête. ANECDOTE TREIZE ❖ Le Lilas Blanc est son parfum. ANECDOTE QUATORZE ❖ La jeune femme se débrouille au piano. ANECDOTE QUINZE ❖ Elle parle avec un léger accent Irlandais. ANECDOTE SEIZE Caly est l'héritière d'une grosse fortune mais ne le crie pas.

CARACTERE
Douce + Débrouillarde + Secrète+ Altruiste+ Impulsive dans l'urgence + Calme + Curieuse + Courageuse + Fataliste + Hypersensible + Méfiante +Délicate + Brillante.
Hello Darling ! Ici O'Brien Calypso, aka Caly. J'arbore fièrement mes 35 années depuis le 22 Août 1981. Si tu fouillais mon dossier entièrement, tu saurais que je suis un(e) Humaine né(e) à Dublin, et que je suis présentement une personne Célibataire ayant une préférence pour les hommes . J'exerce présentement le métier de professeur de Lettres Classiques et accessoirement celui de Prophète, mais qui sait ? Il se pourrait que ça change.

pouvoirs

(Si vous en avez. Ne recopiez que les pouvoirs qui vous intéressent + demandez l'avis du staff si vous voulez en inventer au besoin)

MISSION / DON PRINCIPAL Néophyte La Prophète peut ressentir la présence des Cavaliers de l’Apocalypse à proximité. Ce pouvoir se décline de deux manières.

• Éveillée : Elle peut détecter les Cavaliers dans une zone délimitée autour d'elle, sans pouvoir les localiser précisément, c’est-à-dire qu’elle ressent leur présence sans savoir réellement qui ils sont. Les effets notoires à prendre en compte sont qu’à leur proximité, Calypso peut être prise de migraines, souffrir de vertiges selon la distance qui la sépare des Cavaliers. Avec de la concentration, elle peut étendre légèrement cette zone mais cela lui coûte énormément en énergie vitale, et lui demandera beaucoup de travail avant qu'elle ne s'évanouisse pas directement. Pour le moment, Calypso peut les ressentir sur un périmètre s’étalant à une dizaine de mètres. Plus ils sont éloignés, plus elle devra chercher dans sa propre énergie pour garder le lien et les ‘trouver’. Avec de l’entrainement, la Prophète pourra diminuer les symptômes physique et améliorera ces capacités.

• Dans son sommeil : Caly a des visions qu'elle ne contrôle pas. Elle subit les images que son esprit lui impose, ce qui pourrait lui permettre de les localiser, à condition de reconnaître les lieux. Ce qui rend la tâche un peu plus fastidieuse. La vision est rapide mais pas sans effets secondaires. La Prophète se sent vidée d’énergie à son réveil brutal, souvent le nez en sang et avec une migraine qui l'handicape au moins pour la journée.

Le secondaire /ImmunitéNéophyte Elle est insensible aux pouvoirs des Cavaliers de l’Apocalypse. Cette immunité reste un énorme avantage mais cela ne signifie pas qu’elle ne peut pas être tuée de leur main. Elle reste humaine, donc fragile.

Connaissance des Langues MortesNéophyte Calypso a la faculté de pouvoir les lire et les écrire dans un premier temps. Avec énormément de travail et de persévérance, elle sera capable dans l'avenir de pouvoir les comprendre oralement pour ensuite les parler.


Asylum

Connue sous le pseudonyme de El, j'ai présentement X pommes depuis le 08 décembre. J'ai connu SH grâce à Top site et j'ai pris connaissance du règlement. La preuve Palou valide .

Je crédite Tumblr. Pinteres. Fizwizbizt pour mon avatar, Tumblr pour mes gifs & Tumblr pour mon icon.

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Message Sujet: Re: .Calypso O'Brien. Mar 14 Fév - 0:11

Story of your life


La Lumière est invisible à ses yeux

à savoir:
 

Première séance. Premières confidences sur divan (ou presque).

Depuis combien de temps suis-je assise sur ce fauteuil, à fixer ce bureau ? La notion du temps me semble toute relative lorsqu’on patiente. J’ai tout le loisir de décomposer les lieux, m’attardant sur des détails. Je dois admettre qu’il est méthodique et soigné… Sans doute un trait de caractère qui lie les thérapeutes. Je n’en sais rien. Il s’agit de ma première fois. Cette angoisse qui serpente et s’enroule autour de mes entrailles ne présage rien de bon. Mes jambes croisées m’empêchent de claquer nerveusement mes talons contre le parquet ciré. La lumière filtre les fenêtres légèrement fumées, armées de leur rideau beige. Sans doute dans l’idée de rendre l’endroit plus cosy… pour mettre en confiance… Mais il va m’en falloir beaucoup plus pour y arriver. La porte se ferme dans mon dos. J’incline légèrement mon profil vers les mouvements qui se mouvaient dans la pièce. J’entends ses chaussures grincer. Mes phalanges se crispent sur les accoudoirs de ce fauteuil hors de prix. Je relève mon menton et le regard suit cet homme âgé d’une cinquantaine d’année prendre place derrière son bureau. Ces lunettes rondes sur le nez. Il m’accueille avec un sourire. Le miens est fermé. Ses mains se joignent devant lui, sur un dossier. Mon dossier médical semble-t-il. Il ne l’ouvre pas et continue de me fixer. Je dois avouer que je ne me sens pas très à l’aise, et le silence n’arrange rien.

« Mademoiselle O’Brien. Je suis le Docteur Connors. Vous connaissez la raison de votre présence ici. Votre médecin… »
« Mon médecin est un parfait idiot. Il ne sait rien. Il ne comprend rien.»

Je ne voulais pas paraître impolie. Si je suis assise ici, ce n’est certainement pas par plaisir. Bien sûr que nous avons le choix, mais le miens ne me semblait pas très équitable. Alors peut-être que ce Docteur Connors m’apporterait des solutions, des réponses à ce qui me tourmente depuis peu ? Des raisons valables pour me laisser convaincre d’y aller.

Je me tortille un peu sur mon fauteuil, ce qu’il remarque. Son sourire n’a pas quitté sa bouche. Il est très déstabilisant. Nos têtes à têtes avec mon médecin finissaient souvent par des éclats de voix et claquement de porte. Nous ne nous comprenions pas. C’est lui qui me conseilla d’être ici afin de discuter de mes ombres avec son compère… Vraiment ? Je n’étais pas certaine que de déballer ma vie à un inconnu m’aiderait à mieux dormir. Il devait y croire pour nous deux puisque je me retrouve assise sur ce fauteuil. Je me pince les lèvres. Signe de nervosité naissante. Docteur Connors se contenta de m’observer de longues minutes avant de mettre un terme à mon calvaire.

« Si je reprends depuis le début, vous êtes ici parce que vous souffrez de trouble de sommeil mais pas que visiblement. Comprenez bien Mademoiselle O’Brien, je suis ici pour vous aider. Vous ne craignez rien. Et si vous alliez vous allonger sur le divan afin de commencer la séance. » Qu’il me propose de sa voix calme et posée. Un timbre censé me rassurer. Mes perles claires ne le quittent pas. Je me méfie de ces personnes mielleuses. A tort peut-être. Et je ne bouge pas.
« Très bien, Mademoiselle O’Brien. La séance peut se dérouler de cette façon si vous préférez. Je veux simplement que vous vous sentiez à l’aise. » Là encore il sourit. Je racle légèrement mon larynx. Pourvu que tout se termine et vite. Je ne sais pas ce qu’il attend de moi. Des confessions ? Je ne suis pas du genre à m’ouvrir aussi facilement. Il le ressent. Je le vois dans sa manière de m’observer. Parfait petit cobaye que je suis. Docile. Il ramène ces mains vers lui. Je me raidi.

« Parlez-moi de vous Calypso. Je peux vous appeler Calypso ? » Qu’il me demande en ayant déjà pris cette liberté. J’hoche doucement ma tête pour le conforter. Avais-je le choix ? Pas à mes yeux.
« Parfait. Alors, j’aimerais que nous parlions de votre enfance » L’une de ces grandes mains glissa vers son carnet de note, la seconde s’arma de son stylo. Nous y sommes. Il veut disséquer mon passé… Très bien. Je ne suis toujours pas à l’aise ceci-dit. Il y a des choses qu’on aimerait oublier. Ma bouche s’assèche alors que j’entends ma voix s’élever à demi-mot.

« Je m’appelle Calypso Nokomis O’Brien. Je suis née un vingt-deux Août mille neuf cent quatre-vingt-deux à Dublin d’un père Irlandais, James O’Brien et d’une mère Amérindienne, Nokomis O’Brien. » Ma bouche se mit à sourire tristement. « A croire qu’il était écrit que notre petit cocon familial devait voler en éclat. Le premier malheur frappa ma mère qui perdit la vie en m’offrant la mienne. Mon père a longtemps souffert de son absence. Il m’en parlait tous les jours de cette femme courageuse fuyant l’Amérique pour se donner une chance, un avenir et un cadre de vie meilleure. Ils s’étaient rencontrés par le biais de connaissance et tombés amoureux au premier regard. » J’en avais déjà trop dis. Je frotte nerveusement mes paumes contre mes cuisses. Il griffonne des notes en hochant de temps en temps son crâne. Ma mâchoire se contracte.

« D’accord Calypso. Donc vous êtes Irlandaise. J’avais bien remarqué votre accent, c’est charmant. » Il releva le nez dans ma direction. Je sens mes pommettes prendre de la chaleur. Mon sourire se fane. Il reprit en ramenant son attention sur son carnet.
« Vous parlez de malheur. D’un premier malheur. En souffrez-vous encore de cette disparition ? » Mes sourcils se froncent. Où souhait-il aller comme ça ?
« Je n’ai jamais connu ma mère. Je ne peux pas dire que j’en souffre. Comme je n’ai jamais ressenti de manque si c’est ce que vous pensez. Ma mère est morte à ma naissance. Point. » Non, je n’aime pas parler de la mort. Elle me dérange et m’empoisonne. Alors si je peux contourner le sujet, j’en suis bien heureuse. Mais c’est sans compter sur la détermination du thérapeute.
Il continue d’étaler des mots de son écriture illisible. Je soupire faiblement.
« Pourquoi avoir quitté Dublin ? Je suppose que votre père ne voulait pas fuir cette ville natale, qui plus est avec sa femme reposant dans ces Terres. Du moins sans raison valable» Il m’observe. Je tressailli.
« Je n’ai jamais dit que cela serait facile Calypso. Mais j’ai besoin de toutes ces informations pour vous aider. Vous comprenez ? » J’hoche encore le crâne en parfaite automate. Oui je comprends que trop et je commence sérieusement à regretter d’être ici. Je ramène mes mains jointes sur le haut de mes cuisses. Parce qu’il faut que je bouge un peu.
«Mon père a fait fortune. Honnêtement. Et la réussite attire des jalousies ou attire les plus véreux. Il eut les deux. J’avais dix ans lorsque nous avons eu cet accident de voiture. Il m’emmenait à l’école. Par chance, nos blessures furent superficielles. Après examen de l’Audi, il s’avérait qu’on l’avait trafiqué. Quelqu’un cherchait à nous tuer. Du moins, à tuer mon père. Alors il me confia à son frère Peter, vivant à Chicago. Ne me demandez pas pourquoi Peter à migrer aux Etats-Unis, je n’en sais rien. Quand à mon père, il décida de rester à Dublin pour arranger les choses.» Je baisse mes yeux une seconde. « Son plan était de me rejoindre par la suite… »
« Et il n’est jamais venu ? »
« Non… »
« Il vous manque ? » Mon regard noir se braque dans le sien. Comment peut-il poser une question aussi stupide ? Je malmène mes doigts en les tordant contre mes cuisses.
«A votre avis ? Avec les années, j’ai appris à vivre avec son absence. Mais un vide demeure toujours présent. Je suppose que c’est humain de ressentir ce genre de chose, non ? »
« Je ne fais que vous posez des questions Calypso. » Mon regard dévie sur mes mains.
« Est-il toujours en vie ? »
« Non. » Il griffonne encore.
« Comment s’est passé votre intégrité à Chicago ? Nouvelle ville. Nouvelle maison. Nouvelle école. Vous étiez quel genre d’enfant ? » Je sens mon rictus crispé relever le coin de ma bouche. Toutes ces questions commençaient à me mettre une certaine pression. Je tortille encore mes doigts.
« Ce fut difficile. Mon oncle Peter n’a pas la fibre paternelle à vrai dire. Vous savez cette sensation désagréable lorsque vous avez un caillou dans votre chaussure ? Cela résume plutôt bien notre relation. J’étais ce caillou. Et croyez-moi que j’ai connu mieux comme chaussure. » J’ai ce rire amer qui s’échappe de ma gorge. Je le contrôle rapidement en le voyant me dévisager. Il attend sûrement la suite.
«J’étais une enfant sans histoire. Bien que m’intégrer au sein d’une nouvelle école fut un brin compliqué. Vous savez comment sont les enfants entre eux. Mon métissage n’a pas été bien vu. Je vous passerais les insultes et surnoms désagréables… Ah les Américains… » Mes mots filent de ma bouche sans trop réfléchir. Il ne relève pas cependant. Je poursuis.
« Mon oncle ne m’aidait pas. J’ai dû apprendre à me débrouiller comme une grande et rapidement. Heureusement j’assimile vite et je retiens facilement. Un avantage certain pour une jeune Irlandaise qui a dû se faire à votre accent et tournure de phrase. Oh je ne critique pas. Je parle à présent comme vous, bien que mon accent soit tenace. »
« J’avoue que notre syntaxe laisse parfois à désirer. »
« Et votre articulation ! » Je me vois lever les yeux au ciel en souriant légèrement. Au moins, nous sommes d’accord sur une chose. Les Américains parlent le chewing-gum.  
« Ne nous éparpillons pas. Et votre adolescence ? » Ah. Mon sourire se fane aussitôt. Il faut vraiment parler de cette période délicate ? Il me voit me tortiller de plus belle, ne sachant comment me positionner.
« Nous pouvons passer sur le divan si vous préférez ? » Il insiste. Mais je refuse une seconde fois. M’allonger sur ce truc, hors de question ! Fierté Irlandaise.
« Très bien. » Il note encore. Oh tu peux le noter que je suis têtue, cela ne changera rien. Je me sens obligée de poursuivre.
« Mon oncle Peter n’a plus été le même depuis que mon père avait coupé ces vivres pour mon éducation. Alors mon adolescence, je l’ai passé principalement dans la rue. Je n’ai pas toujours fréquenté les bonnes personnes. Je fuyais l’appartement dès que je le pouvais. Je ne supportais plus de l’entendre m’insulter à longueur de journée dans l’espoir que je prenne la décision de partir… Vous comprenez, il ne voulait pas éprouver la moindre culpabilité de mettre à la porte son unique nièce. Comme s’il avait une once de compassion… » Là encore je sens mon rictus au coin de ma bouche.
« Vous n’aimez pas votre oncle ? » C’est une question piège ? Je braque mes prunelles clairs dans les vitreux. Non, je ne baisserais pas les yeux.
« Aimer. Vous parlez de ce sentiment qu’on enjolive lorsqu’on parle de famille ? En toute franchise, Docteur Connors, je ne dirais pas que je l’aime. Mais je ne le déteste pas non plus. C’est une figure de mon enfance. Rien de plus. Je dirais que j’éprouve une totale indifférence pour cet individu. » Et il gribouille encore sur son fichu carnet. Je laisse échapper un soupire en déviant mon regard vers sa drôle de lampe de bureau. Je ne saurais dire s’il s’agissait d’un champignon ou d’une demi-sphère. Connors revient à la charge… Punaise, cette heure n’a donc pas de fin ?

« Un peu de musique pour vous détendre ? » J’hausse les sourcils. De la musique ? Il semble sérieux derrière ces lunettes. Quoi ? Il pense que cela va me détendre…
« Non, merci. » Je refusais bêtement comme on refuse un verre d’eau. Il le note dans son carnet. Je lève un instant les yeux au plafond. Oui, il m’oppresse avec cette manie de tout écrire. Je me demande encore ce que je fiche ici.
« Et vous êtes professeur de Lettres Classiques. Un cursus exemplaire d’après mes fiches. » Quelles fiches ? Je me redresse un peu non sans froncer mes sourcils. Il remarque mon interrogation dans le regard. Il sourit de plus belle.
«Calypso, je me suis renseigné un minimum sur votre compte. N’y voyais pas là une intrusion dans votre vie privé. (Un petit peu tout de même !) Si nous devions continuer à nous voir, autant que j’en sache un maximum sur votre vie. » Je me mordille la lèvre inférieure, prête à quitter ce fauteuil et ce gusse à lunettes mais il me coupe l’herbe sous le pied.
« Pourquoi cette profession ? Vous aimez transmettre votre savoir dans quel but ? Pour vous valoriser auprès de la société ? Ou de votre oncle peut-être ?» Je bascule légèrement mon visage en avant, libérant l’une de mes mèches au passage. J’ai l’impression de subir l’inquisition. J’inspire profondément.
« Mon oncle ne possédait pas grand-chose de bien intéressant. C’est un type modeste. En revanche, il a une collection impressionnante de vieux bouquins, de manuscrits et de recueils religieux qu’il garde précieusement en vitrine. Je ne sais pas par quel moyen il a ce genre de trésors chez lui, mais il m’autorisait à les lire. Ma passion des mots est venue tout naturellement, page après page. Et si je fais cette profession, c’est par passion. J’enseigne une matière qui me tient à cœur. Alors non, il ne s’agit pas d’orgueil mal placé ou de volonté d’exister aux yeux d’un homme qui ne me parle plus. Je le fais car j’aime ce métier et tout ce qu’il représente… » Je commence à être las de ces propos, de ces allusions. Je ne sais pas ce qu’il cherche à me faire dire, mais je n’aime pas ça.
« A présent que vous connaissez les grandes lignes de mon passé, de ma vie toute entière, je pense qu’il est temps de mettre fin à cette séance. J’ai l’impression de perdre mon temps. » Je tends mon bras pour récupérer ma pochette posée sur le coin de son bureau, mais il me prend doucement le poignet. Nos regards se croisent, se jaugent.
« Restez assise s’il vous plait, Mademoiselle O’Brien. Nous n’avons pas entamés les choses sérieuses. Laissez-nous encore quelques minutes.» Il me relâche. Je laisse ma pochette là où elle repose et mon dos se colle de nouveau contre le dossier du fauteuil.
« Parfait. Maintenant, j’aimerais aborder le sujet de votre insomnie, ainsi que de vos rêves. » Cette fois je me fige. Mon visage se décompose, je le sais. Il semble ne pas être affecté par mon changement d’humeur. Il doit être habitué avec ses patients. Sauf que je n’ai aucune envie de faire partie de cette petite assemblée. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas malade. Pourtant il me renvoie un regard qui ne me plait pas du tout.
« Quand cela est-il arrivé ? Vous vous souvenez de quelque chose… un déclencheur ? Comme je dis souvent, il n’y a pas de fumée sans feu. » Oh vraiment ? Je remets ma mèche derrière mon oreille. Mes yeux chutent sur mes mains de nouveau jointes. Remuer les souvenirs… Ce n’est pas plaisant. ‘Je n’ai jamais dit que ce serait facile’. Ma bouche s’assèche.
« Si je vous en parle, vous me promettez de ne pas me juger ? »
« Je ne suis pas ici pour ça Calypso. Mon rôle est de vous aider. Je vous écoute. » J’inspire profondément. Je déteste parler de moi… C’est comme me mettre à nue devant un parfait inconnu. Je ne me sens pas à l’aise. Et pourtant une petite voix me souffle que tout ceci est un mal nécessaire.
« Il y eut cet accident avant noël. C’était en deux mille quinze. Je partais avec une amie en vacances. Un schéma classique. Il était tard. La pluie avait rendu la chaussée glissante. Amy conduisait. Je crois qu’elle s’est assoupie peu de temps après moi. Notre voiture quitta la route pour se jeter dans un lac. Je ne me souviens plus spécialement des détails… » Je marque une pause, encore ébranlée par ce douloureux souvenir qui remuait le chagrin que je gardais enfoui quelque part dans un coin de mon cœur. Je ne veux pas continuer… Mon regard se fait plus insistant. Comme si cela allait affecter Connors.
« Poursuivez. » Qu’il souffle sans relever son nez. Je me tortille de nouveau. Je sens cette fichue angoisse me remonter le cœur. J’ai du mal à trouver mes mots…
« Je me suis réveillée peu de temps après… mais je… je n’étais plus moi. » Il leva ces billes fatiguées dans ma direction. Je cligne des yeux.
« C’est-à-dire ? » Nous y sommes… J’inspire de nouveau.
« J’étais plus en moi, voyez-vous. Je me voyais au-dessus de mon corps, comme flottant dans les airs. Je voyais les secours s’affairer autour de nos deux corps. Le miens gorgé d’eau… Et je… je suis revenue. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais j’ai réintégré mon corps.» Je m’arrête. Je fronce des sourcils et le fuis un instant. Ce souvenir me paralyse. Il écrit au fur et à mesure que je délivre mes ressentis.
Je déglutis.
« Ce que vous avez vécu se nomme une EMI Calypso. Une Expérience de Mort Imminente. » Je secoue doucement mon visage pour confirmer, un peu hagard par la confidence.
« Oui, je sais. »
« Et vos insomnies ont commencées à partir de cette expérience ? »
« Il me semble. Peu de temps après je n’arrivais pas à trouver le sommeil… C’est compliqué d’essayer de dormir alors que votre tête en a décidé autrement. » Je soupire en le regardant de nouveau. Il me sourit de nouveau.
« Vous suivez un traitement ? »
« Non! Je me contente du chant des baleines… C’est nettement plus efficace et moins nocif que vos médicaments. » Il est surprit et n’insista pas à mon grand soulagement.
« Vraiment ? Remarquez, si cela fonctionne… Et lorsque vous arrivez à trouver le repos, que se passe-t-il ? » Oh tu le sais très bien ce qu’il se passe mais tu attends que je le dise par moi-même. Je me mords l’intérieur de ma joue. Il voit ma réticence.
« Calypso, je suis là pour vous aider… Ne craignez rien. »
« … Ce n’est pas vous que je crains. » Je suis tendue. Je me sens de plus en plus mal à rester inactive sur ce fichu fauteuil. Je ne sais pas si je veux en parler. Mes lèvres se pincent fortement l’une contre l’autre. Connors se rapproche un peu de son bureau, accessoirement de moi. Son regard par-dessus ces lunettes rondes m’observe.
« Que craignez-vous alors ? » Il commence à me taper sur les nerfs. Je gonfle légèrement mes joues, ravale ma pulsion tout en me penchant vers lui. J’ai les mains moites.
« Ne sentez-vous pas des changements ? Des changements tout autour de vous ? Des gens qui perdent la raison ? Le temps qui s’affole ? Le monde qui ne tourne plus rond ? Ne sentez-vous pas comme une oppression lorsque vous marchez dans la rue ? » Il me fixe de ces yeux ronds. Visiblement, il ne comprend pas. Je soupire.
« Je les ressens au plus profond de mon Être. Et mes nuits, Docteur Connors, sont ponctuées de visions plus effrayantes les unes que les autres. Parfois elles me frappent la journée sans prévenir » J’ai le visage serré. Il semble fasciné.
« Et que voyez-vous Calypso dans ces visions ? » Je sens presque son excitation me traverser. Pas une excitation physique, mais purement professionnelle. Je suis le sujet parfait pour ce genre d’expérience. Je le sais. Il le sait. Alors je soutiens son regard en inclinant légèrement la tête sur le côté.
« La Mort. »

La sonnerie de son téléphone retenti dans son bureau, preuve que la séance touchait à sa fin. Je ressentie une sorte de soulagement me transpercer. Mon calvaire prenait fin. Connors se racla le larynx tout en fermant son carnet. Je tendis le bras pour récupérer ma pochette échouée sur le coin de son bureau. Mon postérieur se leva de l’assise, légèrement engourdi. La belle idée de rester assise pendant une heure sur ce truc. Je ne dis pas un mot.

« On se revoit la semaine prochaine… j’aimerais approfondir vos visions, Calypso. » Il se leva à son tour tout en retirant ces lunettes de son nez. Il me dépassait d’une bonne tête. Je redressais le menton pour croiser son regard.
« J’en doute Monsieur Connors. » J’omets volontairement de l’appeler Docteur. Son visage se crispe. Il ne va pas me ligoter sur son fauteuil pour me cuisiner. J’ai fait l’effort de me rendre à ce rendez-vous. Et l’expérience fut très désagréable. Je ne manquerais pas d’en parler à mon médecin. Je lui tends la main. Il la sert en douceur.
« Je laisse le règlement à votre secrétaire. Bonne journée. »
« Nous nous reverrons Calypso… Nous nous reverrons... » Il insiste. Je me permets un sourire charmant avant de tourner les talons. Je quitte ce bureau sans me retourner… mais pas moins chamboulée. Quelque chose m’obsède. Je ne sais pas ce que c’est, ni pourquoi je reçois ce genre de message… mais une chose est certaine, je ne suis pas prête à arrêter le chant des baleines…



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Message Sujet: Re: .Calypso O'Brien. Mar 14 Fév - 0:18

Welcome home darling :7: Je ne sais absolument pas ce que tu nous réserves mais j'ai hâte de le savoir :amour:
Tu as désormais sept jours pour remplir ta fichette, mais si tu as besoin d'un délai ou diverses questions, surtout n'hésite pas à venir nous voir ♥️ Love et paillettes sur toi, et je te dis à très vite Courage pour la rédac ! :28:





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Message Sujet: Re: .Calypso O'Brien. Mar 14 Fév - 0:20

Bienvenue parmi nous mademoiselle :amour:





I'm a big bro. I've thousands of brothers and sisters. But he's my favorite, my weakness. And one day Lucifer abandoned me, he broke my heart. I love him. I hate him. But he still my little bro.

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Message Sujet: Re: .Calypso O'Brien. Mar 14 Fév - 0:27

Hellcome Darling ♥
J'aime beaucoup ton avatar, j'attend d'en voir plus avec impatience...
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Message Sujet: Re: .Calypso O'Brien. Mar 14 Fév - 0:29

:52: Merci à vous ! Je suis un petit peu stressée :)


Je remets ma vie à... Un plus tard abandonné. Pour simplement vivre. Tenter d'atteindre une humanité. Des lambeaux de terre, me regardaient disparaître. Et parmi les pierres, je vivais et j'espérais, tu sais...


Elle prédit en #D79F68
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Message Sujet: Re: .Calypso O'Brien. Mar 14 Fév - 0:37

Mais non il ne faut pas :v: On ne mord pas ♥️ (enfin pas souvent #SBAF)
N'hésite pas à passer en CB au besoin :42:





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Message Sujet: Re: .Calypso O'Brien. Mar 14 Fév - 0:39

Bienvenue par ici

J'ai hâte de lire ce que tu nous réserves, et n'oublie pas, au moindre souci ou doute, le staff est là. Je ne mords pas, et j'offre des chocolats :laught: On gueule parfois, mais on ne mord jamais !

Bon courage pour ta rédaction, et au plaisir de te lire très bientôt :v:
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Message Sujet: Re: .Calypso O'Brien. Mar 14 Fév - 0:42

:52: Merci beaucoup pour votre accueil et votre gentillesse !
J'essaie de terminer au plus vite. :21:


Je remets ma vie à... Un plus tard abandonné. Pour simplement vivre. Tenter d'atteindre une humanité. Des lambeaux de terre, me regardaient disparaître. Et parmi les pierres, je vivais et j'espérais, tu sais...


Elle prédit en #D79F68
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Message Sujet: Re: .Calypso O'Brien. Mar 14 Fév - 0:55

Roh mais personne ne mord enfin pas trop weed





I'm a big bro. I've thousands of brothers and sisters. But he's my favorite, my weakness. And one day Lucifer abandoned me, he broke my heart. I love him. I hate him. But he still my little bro.

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Message Sujet: Re: .Calypso O'Brien.

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.Calypso O'Brien.

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