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 # Intrigue 1 - San Francisco [terminé]

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Message Sujet: # Intrigue 1 - San Francisco [terminé] Sam 29 Oct - 19:38

Intrigue Une - San Francisco


Nice April Fool !





Vendredi 1 Avril 2016; Bloody Mary
» Les néons énormes clignotent, alternant les couleurs, accrochant l’œil. Vous, citadins de San Francisco, devez bien les connaître, car ils crèvent le ciel presque toutes les nuits pour ceux qui savent où perdre leur regard – au point que même les nouveaux venus ne pourront ignorer la lumineuse invitation qu’elle offre, promettant une nuit de débauches et de plaisirs multiples. Le Bloody Mary est, comme à son habitude, bondé de monde – la queue défilante sur les parvis luisants, les videurs scrutant chaque mouvement de foule, les portiers offrant à eux seuls un spectacle étonnant. Ce n’est point là une boite de nuit comme toute autre, non. Pour y entrer, la tenue de soirée est non seulement de mise, mais le paiement se fait obligatoirement à l’entrée du nightclub, dehors, abritée du vent frais – seul accès possible connu pour entrer à l’intérieur de l’établissement. Les habitués, membres de riches familles, acteurs et chanteurs à la mode se pressent à l’intérieur, la chaleur entourant leur corps, l’excitation pulsant dans leurs veines, les yeux luisants à la vue des richesses qu’exposent les quelques salles mises à disposition. A l’étage, les bureaux du patron de la boite s’étendent, mais vous n’y prêtez guère attention. Non. Tout n’est que fête et réjouissance ce soir, l’alcool coulant à flot, nombreuses étant les proies qui s’offrent à vous.

Pourtant, un intrus s’est faufilé dans cette ambiance si parfaite. Il erre de salle en salle, fin sourire sur ses lèvres, attendant le bon moment, la folie grimpant au fil des minutes qui passent. Il ne danse pas. Ne rit pas. Il contemple le monde tourner, un verre à la main, parfaitement invisible, observant ce fragile maintient qui se brisera lorsqu’il fera l’esclandre. Mais pas tout de suite. Pas maintenant. Sans un mot, il se retire, laissant la musique continuer d’enhardir la foule, déchainer les passions, tandis que les plus mélancoliques se dressent au bar, innocents agneaux destinés au sacrifice certain, trop occupés à enchainer les boissons en se gavant de gâteaux apéros pour comprendre ce qu’il se passe. Peut-être attendent-ils minuit avec impatience, peut-être attendent-ils un foutu miracle ? A moins que ce qu’il ne leur manque maintenant ne soit simplement une montée d’adrénaline brutale, liée à une animation particulière dont vous serez sûrement les instruments d’ici quelques instants … Car vous vous retournez obligatoirement en entendant sa voix claire, fluette et trop bien connue ici – sorte de mélodie merveilleuse qui promettent un plaisir sans fin à ceux qui viennent en goûter la source.
Votre regard préfère désormais fixer l’entrée fracassante de celle qui est déjà reine de cette fête depuis un long moment : magnifique et merveilleuse blonde sculpturale perchée sur hauts talons Dior, habituée des grandes circonstances, sourire colgate et yeux brillants. Le reflet de la lumière semble lui-même lui rendre grâce, accrochant ses iris qui deviennent subitement d’un noir profond le temps d’une fraction de seconde avant qu’elle ne se reprenne, à l’aise en ces lieux dont elle est maîtresse. Saluant avec un plaisir évident sa cour, elle se retourne pourtant pour fixer l’être qui la suit, tendant la main pour agripper le bras de l’heureux élu choisit en cette circonstance pour l’accompagner, le tirant à elle avec un geste possessif et marqué.  Tout ceci n’est bien évidemment qu’une mascarade de plus pour approcher les victimes de ses futures facéties, car voilà déjà qu’elle repousse son ami, un rire sur ses lèvres pulpeuses, sommant le grand Dean Winchester d’aller récupérer des boissons. Allons, allons mes amis. Ne prenez pas garde au danger qui vous prend au corps, oubliez ce long frisson de peur qui parcourt votre échine tandis que les démons s’approchent de vous … car ce soir la musique est bonne, alors … déchaînez-vous.

Informations


Voici l'intérieur du Bloody Mary.


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Message Sujet: Re: # Intrigue 1 - San Francisco [terminé] Lun 31 Oct - 10:40


Intrigue 1 - San Francisco
RP de Groupe

Qu'est-ce que je pouvais bien faire à me trémousser en plein milieu d'une piste de danse habillé comme un pingouin ? Surtout quand on sait que je danse aussi bien qu'une chaise. Bon je n'étais pas habillé comme un pingouin, c'est une expression consacrée, mais j'avais revêtu mon costume noir, celui que je ne sortais que lorsqu'il y avait de grandes occasions comme noël ou quelque chose de ce genre ou...oui, pour les enterrements aussi. Bref, pour comprendre ma présence sur cette piste en ce moment, il faut remonter quelques jours dans le passé. Lorsque je suis allé relever mon courrier, j'ai trouvé, parmi les différentes factures, une lettre provenant de Grégory, vous savez, le type qui tient...enfin qui tenait, ma boutique préférée à quelques rues de chez moi ? Boutique où je n'avais d'ailleurs pas mis les pieds depuis longtemps, et pour cause, à présent, j'étais un homme dont le coeur était pris et je n'avais plus besoin de palliatifs à ma vie sentimentale inexistante puisque maintenant, elle était existante. Bref, j'avais donc trouvé un courrier de Grégory qui me disait qu'il avait déménagé, qu'il était à New-York depuis le mois de février.

Quand j'ai lu ces quelques mots, j'ai ressenti un petit pincement au coeur, parce que bien plus qu'un simple vendeur, Grégory était devenu un ami pour moi au fil du temps, même si je ne lui avais jamais dit le véritable "métier" que j'exerçais et savoir que je ne pourrais plus aller le voir quand bon me semblait m'avait rendu un peu triste c'est vrai et puis, j'aurais bien aimé qu'on se voit une dernière fois avant son départ. Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit que si un jour j'allais sur New-York, il me suffirait de chercher une boutique "Casa Erotica" ou bien "Casa Erotica 2" et je trouverais Grégory derrière le comptoir. Un sourire amusé s'était dessiné sur mes lèvres à cette pensée. J'avais continué la lecture du courrier auquel était jointe une invitation à une soirée. J'avais froncé les sourcils, Grégory savait pourtant très bien que la danse et moi ce n'était pas trop ça, mais il me disait qu'il avait été invité, mais qu'il ne pourrait se rendre là-bas, il me demandait donc d'aller à sa place et de m'amuser pour lui. Il avait indiqué en bas de page la mention "tenue correcte exigée" et en lisant le carton d'invitation, j'avais vu cette même mention. J'avais hésité un instant et puis je m'étais dit "pourquoi pas". J'avais demandé à Declan s'il voulait m'accompagner, mais il n'était pas dispo ce soir-là. Là encore nouvelle déception, mais tant pis, j'allais m'amuser de mon côté. Je l'avais cependant rassuré en lui affirmant que je serais très sage...et qu'il pourrait me punir si jamais il considérait que cela n'aura pas été le cas....rien que pour ça, j'aurais presque envie de ne pas l'être. Bref, je m'étais donc rendu au Bloody Mary, un établissement dans lequel je n'avais jamais mis un seul orteil et je crois que si je n'avais pas eu cette invitation, je n'y serais jamais venu.

Ainsi donc, j'étais sur la piste de danse, à mi-chemin entre le bar, où j'étais allé me chercher un soda en arrivant, et l'entrée d'une autre salle. J'ignorais ce qui allait se passer par la suite, allait-on avoir droit à un spectacle quelconque ? Peut-être, enfin, je verrais bien. Je n'avais pas pu m'empêcher d'envoyer un sms à Declan pour lui dire qu'il me manquait. Bah quoi ? Cela peut vous sembler pathétique, mais je l'aime comme un dingue, j'ai l'impression de revivre ce que j'ai vécu avec Erik et j'avoue que cela m'effraie un peu parce que je ne voudrais pas que cela se termine de la même manière. Si jamais il arrivait à Declan la même chose que ce qui est arrivé à Erik, je deviendrais complètement cinglé, j'en suis certain.  

Soudain, une magnifique femme fit son entrée, elle semblait irradier. Elle semblait également la maîtresse des lieux comme on dit. Je la regardais pendant un instant, je ne la fixais cependant pas, mais j'avais des yeux, ils étaient fait pour regarder. Un homme la suivait, tout cela semblait être une mise en scène, cela commençait à m'ennuyer un peu, alors je me désintéressais de la scène et repris ma danse, enfin si on peut appeler ça comme ça. Une petite voix au fond de moi me disait que je n'allais pas aimer la suite des événements, mais je la fis taire, je n'allais pas me mettre à soupçonner chaque instant de ma vie, tout n'a pas de relation avec le surnaturel et puis ce soir je n'étais pas Jonas le chasseur, non, j'étais Jonas, l'être humain qui ferait bien de prendre des cours de danse s'il ne veut pas continuer à être ridicule de la sorte.

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Message Sujet: Re: # Intrigue 1 - San Francisco [terminé] Mar 1 Nov - 20:40


Intrigue
« Oh my fucking little Jesus. ... Christ. »
«Un whisky s’il vous plaît. » Ma voix douce va aguicher le barman, qui me tend mon bien avec un léger sourire en l’espace de quelques secondes. Bien. Simple, rapide, efficace. Tout ce que j’aime – et il me faudra au moins bien ça pour me dérider. Allons, Bai. Ton fils est couché. Il dort à poings fermés. Que risques-tu ? N’es-tu point ici justement pour montrer à tous ces petits cons que tu sais lâcher prise de temps en temps ? A cette pensée saugrenue, mon regard s’envole vers les étages, s’ancre sur l’antre du maître des lieux, sans pour autant le chercher. Un éclair de défi traverse mes pupilles, un sourire plus grand défigure mon visage, et me voilà à boire une longue gorgée de ma boisson préférée, savourant ses saveurs acres et mordantes, laissant le liquide ambré réchauffer mon corps de statue apprêtée. Le ramener à la vie. Le brûler de l’intérieur tandis que peu à peu mes barrières se fendillent pour laisser la bête sauvage s’approcher. La déesse intérieure prendre le contrôle.

Si vous fermez les yeux en cet instant, que ressentez-vous au plus profond de vous-même ? Entendez-vous les pulsations de votre organe interne ? Percevez-vous le sol trembler au rythme effréné de la musique – guitare, basse et batterie entremêlées ? Sentez-vous les corps en mouvement tournoyer autour de vous ? Suivez-vous le flux ou à contrario restez-vous caché ?
Pour ma part, j’observe encore le monde se déchaîner, craquer, danser, accaparant la piste comme une seule et unique entité sauvage. Je regarde les néons caresser les corps et leur donner mille et une couleurs, absorbant de là où je me trouve l’énergie débordante de la foule sans oser bouger – paralysée par la peur. Mon verre dans ma main valide, l’autre étant calé sous ma poitrine à supporter le poids de mon plâtre, j’en viens à envier ces êtres décomplexés qui vivent ce soir à fond et sans attendre quoi que ce soit d’un hypothétique lendemain. Ce que je fiche ici ? Ma foi, je pense encore me le demander. A vrai dire, je ne devrais pas me trouver là, ainsi juchée sur des talons vertigineux, ainsi vêtue comme l’une de ces filles qui me font face – ces starlettes bourrées de fric qui se fichent pas mal de l’identité de ceux contre qui elles collent leurs formes sans vergognes. La différence est simplement que je ne suis pas habituée à tout ça, et cela se voit sur mon visage – mon propre corps trahit mon angoisse de façon flagrante. Bailey, la prochaine fois, tu réfléchiras peut-être avant d’accepter un pari. Ou pas. Un sourire fugace étire mes lèvres rougies pour l’occasion et je termine ma boisson cul sec pour me donner contenance. Allons. Je suis ici parce que je l’ai voulu, d’une certaine façon, et il serait impoli de gâcher la fête – même si déjà à moitié fait. Si j’avais eu plus de cran plus tôt, je n’aurais pas besoin de boisson. Non. Si j’étais réellement courageuse, j’aurais fais comme cet homme qui se déhanche présentement sur scène – vision qui me fait sourire, me réconfortant. Il n’a pas l’air plus à l’aise que je ne le suis, mais lui au moins, il a des couilles – sans mauvais jeu de mots. Inspirer, expirer. Ne mérite t’il pas les applaudissements du public ? Ma langue passe sur mes lèvres à l’idée, joueuse, rieuse, faussement insouciante. J’ai promis de rester tranquille. Vraiment ? Non. Ce soir je veux être vilaine. Ce soir, je veux envoyer la peur et l’angoisse se faire foutre royalement. Je veux juste … Vivre. Un instant. Une seconde. M’oublier, comme tous ces gens. Juste être moi. Tenter de le devenir. Ah … Cessons les palabres et dansons maintenant.

Les éclairs de lumières colorées se succèdent derrière mes paupières mi closes, après que j'ai finalement reposé mon verre pour rejoindre à mon tour la piste bondée. Si c’est au départ difficile, je finis par laisser la musique m’envahir et bouger en rythme, et qu’importe si je me rends ridicule – je me trémousse avec un bras plâtré, nom de dieu. Mais à l’heure actuelle … je m’en fiche. L’énergie qui coule en moi à besoin de circuler librement, et c'est presque avec bonheur que je libère enfin de son carcan trop longtemps imposé par ma conscience mon corps rigide, désormais alcoolisée sans toutefois en être inconsciente. Juste un peu plus téméraire. Un peu plus … Intrépide. Bon sang. Si un mec mignon m’aborde, il se pourrait peut-être que je l’embrasse. Ou pas. Jeu dangereux, mais j’ai besoin d’action. En parlant d’action d’ailleurs, je bouscule sans le vouloir quelqu’un – et c’est avec stupeur que je me retourne, la tension redescendant soudain, l’embarras se lisant sur mon visage malgré un fou rire qui manque de pointer son nez. Fou rire qui laisse place à la surprise totale, puis à l’incrédulité, avant que la peur ne reprenne ses droits subitement. Car je n’ai pas vu la foule s’écarter devant le cortège magnifique. Je n’ai pas prêté une seconde d’attention à la sublime femme qui vient de faire son entrée, pas plus que je ne le fais à présent qu’elle me fusille du regard car j’ai bousculé son compagnon. Compagnon que je connais. Et que je pensais ne plus jamais revoir.
« Dean fucking Winchou ! » L’éclat de ma voix me parait aussi irréaliste que sa présence, à l’image même de l’ascenseur émotionnel qu’il m’offre sans le vouloir - et je cligne une nouvelle fois des yeux, bouche bée, avant de le détailler de haut en bas. Est-ce que je rêve ? Merde, je ne crois pas. Et en moi la bataille fait désormais rage. Car si j’aurais été habituellement fort heureuse de voir un visage connu, ce qu’il représente me gèle également sur place. « Bordel de merde. Qu’est-ce que tu fous là ? » Oui. Cela tient pour un excuse-moi. Et un bonsoir au passage. Et pardonnez mon langage, moi qui tenais à faire un effort, mais il s’agit tout de même d’un putain de chasseur … dans un repaire où quelques vampires se trouvent à l’étage. Quel était le pourcentage de chance ? Et d'ailleurs, où est son frangin ? Oh god. Empalez-moi si vous le voulez, laissez-moi danser cinq heures supplémentaires et ininterrompues sur ces maudits talons aiguilles si ça vous chante, mais par pitié ... Dites-moi qu'il n'est pas là pour venir buter ce que mon fils prend pour ses nouveaux super héros préférés. Parce qu'entre nous et en mon âme et conscience ... Je n'y survivrais pas.

code by ORICYA.




Come stop your crying, it will be alright ; just take my hand, hold it tight. I will protect you from all around you, I will be here, don't you cry; my arms will hold you keep you safe and warm. This bond between us can't be broken Cause you'll be in my heart from this day on now and forever more.

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Message Sujet: Re: # Intrigue 1 - San Francisco [terminé] Sam 5 Nov - 15:48

Intrigue #01
Les dernières semaines que j’avais passées avaient été toutes plus ou moins distrayantes les unes que les autres. Il faut dire que je me délectais de cette vie de chevalier de l’enfer avec délice et je vivais mes journées comme je l’entendais. Enfin journées, le temps était devenu un concept tellement fluide pour moi que j’en oubliais parfois son utilité. Lorsque les contraintes humaines ne font plus parti de notre quotidien nous avons tendance à oublier un bon nombre de choses qui avaient eu l’habitude de rythmer ma vie auparavant. Maintenant que toutes ces contraintes étaient loin de moi je faisais ma vie comme je l’entendais. Quelques petites tueries par ci par là, de multiples nuits de débauches et du tourisme version démoniaque. Bien que mes nouveaux loisirs occupent une grande partie de mon temps je n’en reste pas moins obsédé par un petit détail que je souhaite régler au plus vite. Caïn. Le fait que ses pieds puissent encore être capables de fouler le sol est un véritable problème que je compte régler au plus vite. Cela m’assurera enfin une sérénité assez particulière mais hautement appréciable. Plus les semaines avançaient moins ma patience faisait effet, je voulais savoir où il se trouve afin de pouvoir mettre fin à toute cette mascarade.

La pêche aux informations avaient toujours fait partie de mes compétences, j’avais toujours plus ou moins excellé dans la torture des démons et je prenais encore plus de plaisir à le faire maintenant. La différence entre avant et maintenant ? Oh rien de bien important, le simple fait de ne pas faire face à un humain mais face à un démon capable de le supprimer de la surface de l’enfer en un claquement de doigts.. ou presque.  La tâche fut assez longue, beaucoup trop n’avaient pas été capables de satisfaire mes attentes et, ce qui est « malheureux » c’est que là où ils sont ils ne pourront plus décevoir personne. Certains avaient essayés de sauver leur misérable sac d’os en me donnant de vagues informations pour la plupart fausses et avaient donc rejoints par la même occasion les autres démons. Plus les jours avançaient plus l’impatience grimpait en moi. Je désirais une seule et unique chose. Savoir où j’avais les chances de mettre la main sur cette ordure. Bien que je fusse exigeant, la moindre petite information aurait satisfait mes désirs et j’aurais pu ... en période de grande bonté, épargner la vie du démon qui m’aurait donné cette piste. A force d’acharnement j’étais arrivé à un résultat plus ou moins correct, je devais prendre le large en direction de San Francisco.

Une fois sur place j’avais continué mes petites recherches souhaitant avoir un peu plus de renseignements. Non pas que San Francisco soit une grande ville mais presque, autant chercher une aiguille dans une botte de foin que de tenter de retrouver une personne parmi toutes les autres. Même si cette personne n’est pas toutes les autres. Durant mes quelques jours de recherches j’avais rencontré une démone qui pour une fois ne m’avait pas donnée envie de la faire hurler de douleur jusqu’à ce que mort s’en suive. Si je l’avais faite crier, ce n’était pas pour les mêmes raisons, mais je m’égare. Je ne saurais dire quelle est la raison exacte de pourquoi elle n’avait pas suivi les autres mais le fait était là, ce soir là elle m’accompagnait. Elle était à mes côtés comme un joli petit bijou que j’étais fier d’avoir au bout du bras. Une blonde magnifique, un regard aussi envoutant et sombre que son âme,  un décolleté  généreusement bien rempli qui rendrait un bon nombre de demoiselles jalouses et un sourire à en faire craquer plus d’un. Démon ou pas j’en restais pas moins un véritable accro aux jolies femmes, démones ou non. Quoi qu’il en soit, elle avait réussi à me mettre dans d’excellentes prédispositions pour la soirée, j’avais eu un adorable petit « cadeau » avant de me rendre à ce bar bien animé. J’avais d’ailleurs un peu de mal à croire que Caïn ai été aperçu ici, c’était bien clinquant comme endroit pour un type qui souhaitait passer inaperçu. Mais bon c’était un peu trop tard pour faire demi tour, ce n’était pas maintenant que j’avais enfilé ce costume que j’allais rentrer. D’autant plus que je pensais pouvoir m’amuser un peu ce soir.

Mon bras placé autour du superbe corps de la démone j’errais un peu dans cet endroit, posant mon regard sur à peu près tout ce qui bougeait, guettant le moindre signe sur une éventuelle porte de sortie. Les néons colorés éclairaient la pièce bien alourdie par la musique ambiante, beaucoup se trémoussaient sans grande pudeur sur la scène pendant que d’autres sirotaient calmement un cocktail sur l’un des sièges du bar. Alors que mon regard divaguait sur un peu tout autour de moi, je laissais les lèvres pulpeuses de ma démone d’accompagnatrice aller dévorer mon cou, comme pour confirmer le fait que j’étais venu avec elle. Oh, je lui avait pourtant bien dit que si je devais aller m’amuser je le ferais, mais j’aimais bien cette sensation. Mon attention fut rapidement reportée sur une personne qui m’avait bousculé. A vu de nez elle était perchée sur une bonne dizaine de centimètres,  me laissant une vue plus qu’agréable. *merde ... elle me connaît ... c’est qui déjà.* Je me sentis relativement con sur le cou, bien que rien ne transpercerait sur mon visage, j’étais assez confus. *Dean Win..chou ? Mais qu’est ce que c’est que ce bordel... * Je senti alors la pression de la démone se renforcer contre moi me faisant par la même occasion lever les yeux au ciel d’un air légèrement blasé.

« Bonsoir ... et bien tout comme toi je suppose que je viens passer une bonne soirée. » J’étais censé lui répondre quoi moi ? J’ai même plus son prénom qui me revient et me souvenir d’une humaine est loin d’être un objectif super important pour cette soirée. Soudain, un souvenir me revint comme un retour de boomerang, son prénom je l’ai. Oh merde elle était une connaissance que j’appréciais et elle ne sait pas non  plus que son très cher « Winchou » est loin maintenant. Bon espérons qu’elle ne pose pas de questions trop embarrassantes et espérons aussi que le pot de colle aux cheveux longs et que l’ange colle fesses ne soient pas dans le coin, j’avais clairement pas envie de m’emmerder avec ça.

« Tu prendras bien un verre Bailey ? » Dis-je en me délectant de l’air jalouse  qui avait déformé le si joli visage de la démone m’accompagnant.




ps : J'espère que ça ira >x<  
En gros  :
Spoiler:
 


- crooner curves
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Message Sujet: Re: # Intrigue 1 - San Francisco [terminé] Mar 29 Nov - 0:57

Intrigue Une - San Francisco


Bad Girl






» Vous vous amusez. Que vous dansiez, buviez, draguiez, tout est source d'amusement et de facilité. Soudain pour autant, quelque chose change. Vous ne savez si c'est l'atmosphère ou bien l'alcool ingurgité mais vous vous sentez épiés. La sueur coule le long de votre nuque, un regard perçant transperce vos vêtements pour toucher votre âme, vous faisant frissonner. D’où cela peut-il provenir toutefois ? Nul ne saurait le dire.
De son perchoir, il observe le monde tourner avec un sourire froid, calculateur. Il observe les convives rire, s’amuser, cherchant deux proies particulières – du sang à verser. L’homme et la demoiselle rousse sont deux de ses descendants, et pour cela, ils doivent payer : voilà pourquoi il se trouve ici, pour tout dire. Il ne remarque pas encore qu’il a été suivit, trop préoccupé par sa sanglante mission et, après avoir enfin trouvé ce qu'il cherchait, il disparaît à nouveau sans plus un regard. Suite à ce mouvement imperceptible, en vous la tension s’apaise instantanément, bien que vous n’ayez pas compris la menace qui rôde proche. Si proche de vous que vous pourriez presque la goûter.

Au milieu de la piste, un autre danger menace la foule toutefois. La belle diva claque ses talons Dior sur la table, visiblement agacée par l’échange que Dean Winchester peut avoir avec cette misérable, futile humaine. La blonde la dévisage d’ailleurs de haut en bas avec un claquement de langue non feint, et écarquille un brin les yeux lorsque Dean lui répond – pire lui propose de prendre un verre. Qu'est-ce ? Il n'est pas sérieux, n'est-ce pas ?
« Je ne savais pas qu’ils acceptaient les SDFs dans cette boite, c’est nouveau. » Sa voix froide sort subitement, assassinant sur place Bailey de par sa cruelle remarque. Un de ses sourcils élégants se hausse dédaigneux, puis elle se détourne à moitié pour pouvoir fixer Dean avec un sourire ultra bright, posant sa main sur les fesses de ce dernier, aussi possessive que l'Enfer. « Tu ne devais pas aller nous chercher les boissons, darling ? » Elle papillonne ensuite des yeux, cherchant à le séduire, se pressant légèrement plus contre lui avant de s'écarter, une moue sur ses lèvres parfaites et aguicheuses. « Je pense que je vais aller chercher le patron. C’est tout bonnement inadmissible que personne ne nous ait encore servi le champagne, sans compter que la réputation de ses lieux se dégrade ... » Elle lance un nouveau regard méprisant envers Bailey, et d’un geste capture les lèvres de Dean avant de se détourner et partir à grand pas vers les escaliers.

Cependant, cela ne s'arrête point là. Dans son élan furieux, elle bouscule quelque peu Jonas, traversant la foule qui s’écarte pour la laisser passer – sauf lui semble t’il. Elle lui jette alors un regard noir – un regard que certains pourrait qualifier de démoniaque par ailleurs, avant de reprendre son chemin en pestant. « Décidément, cette boite n’est plus ce qu’elle était ! »
Fort heureusement, Jonas n’est plus seul. A présent que la démone grimpe les escaliers, la foule reprend d’assaut la piste, et voilà le jeune homme bien entouré. En effet, un homme de haute stature semble l’avoir repéré, et le voici à présent presque collé serré contre le chasseur – qui ne se doute pas un instant que son partenaire est en réalité un vampire … vampire qui lui tend un verre par ailleurs. Quel galant personnage.
Mais alors que de votre coté vous reprenez vos conversations - ou pas -, un cri perçant trouble l’agitation habituelle des lieux. Une jeune femme d’une trentaine d’années vêtue comme les serveuses de l’établissement sort des toilettes, affolée et tremblante, manquant par ailleurs de se casser la figure de ses hauts talons.  Sous le choc, elle balbutie des incohérences, mais ce n’est peut-être pas ça que vous regardez à présent, non. La jeune femme, Britanny de son prénom d’après son badge, est couverte de sang.

Mais où est donc le patron dans ce genre de moments ?

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Message Sujet: Re: # Intrigue 1 - San Francisco [terminé] Mar 29 Nov - 13:40


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Ce n'était pas que ce qui était en train de se passer ne m'intéressait pas, quoi que si, un peu, mais le fait est que j'étais en train de danser, je ne sais pas si vous vous rendez compte de l'effort que ça demande de ne pas passer pour une tarte quand on danse en public. Bon bien sûr, vous me direz que je ne suis pas non plus obligé de danser, je peux très bien rester près du comptoir et consommer. Possible sauf que je ne bois pas d'alcool, donc je ne suis pas un client "intéressant" et puis, sincèrement, je préfère bouger que rester accouder à un comptoir, ça semble beaucoup trop glauque. Je ressens une sensation vraiment très étrange, j'ai l'impression d'être observé. Ouais, bon on ne peut pas dire que je sois seul dans la boîte, c'est sûr, mais... je ne sais pas, c'est quelque chose que je n'arrive pas à définir. Enfin peu importe, je n'y prête pas vraiment attention et continue de me trémousser, sans plus accorder de regard à qui ou à quoi que ce soit. Je pense à Declan, j'aurais tellement voulu qu'il soit avec moi ce soir. Je sais qu'on se ratrappera, mais tout de même.

Je vois tout de même la jeune femme arriver. Il faut dire qu'elle fait tout pour qu'on la remarque. Je ne sais pas qui elle est, mais c'est comme si le club lui appartenait. C'est peut-être vrai, après tout qu'est-ce que j'en sais, je n'avais jamais mis un pied dans cet endroit jusqu'à aujourd'hui. Tandis que je continuais de danser, je suis soudain bousculé. Je tourne la tête pour croiser un regard qui, je dois l'avouer, me fait déglutir. J'esquisse un petit sourire.

- Désolé.

Non, mais sérieusement, si tu n'as pas assez de place pour passer, je n'y peux rien moi. Enfin, je ne suis pas là pour faire du raffut, je préfère donc m'excuser, même si je ne suis pas en faute. Une fois qu'elle s'est éloigné, je ne suis pas seul pour autant, un type s'est approché de moi, il est un peu trop proche d'ailleurs et alors que j'allais lui en faire la remarque, il me tend un verre.

- Oh euh...merci. Par contre, si ça ne t'ennuie pas, on va respecter la distance de sécurité. Ce n'est pas que tu ne me plaise pas, bien au contraire, mais...j'en connais un qui risque de faire la tronche si jamais...enfin bref et puis merci pour le verre, mais je ne supporte pas l'alcool et...

J'allais continuer lorsqu'un cri retenti, un cri qui glace le sang. De ce fait, le "Jonas danseur du dimanche" s'efface pour laisser place au "Jonas chasseur du dimanche"...oui, je sais, pas sûr que vous gagniez au change. Je redonne le verre au type et me précipite vers la fille.

- Mademoiselle...euh Brittany...Brittany, regardez-moi...calmez-vous et regardez-moi...que s'est-il passé ?

Seigneur, la pauvre est couverte de sang. Je lance des regards éperdus autour de moi, espérant obtenir une aide quelconque, je ne suis pas vraiment doué pour rassurer les gens moi. Son prénom ? Non, je ne le connais pas, mais je le devine, elle a un badge où il est écrit "Brittany" et je sais lire, c'est beau, non ?



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Message Sujet: Re: # Intrigue 1 - San Francisco [terminé] Mar 29 Nov - 15:28


Intrigue
« Goddamit. It’s a nightmare. »
Merde. Merde, merde, merde. Merde. Meeeeeeeeeeeerde(uh). En un mot comme en dix. Et non je n’ai pas d'expressions plus classes. Bon. Soit. Il est vrai que j’exagère un brin. Je veux dire, je pourrais toujours trouver autre chose, comme pine à chiotte par exemple, mais ce serait moins approprié. Et puis ça ne veut rien dire. Mais qui s’en soucierait ? Inspire, expire Bailey. Ce n’est pas comme si tu avais en face de toi un démon venu des profondeurs des enfers. C’est ton pote, après tout. Ou tout du moins, il l’était la dernière fois. Je fronce les sourcils à ce sujet d’ailleurs. Il n’a pas l’air de se souvenir et honnêtement je pourrais très mal le prendre. Quoi que. Enlevez le « pourrais ». Je le prends mal. Je suis par ailleurs tellement surprise de sa réaction que je ne fias pas attention au frisson qui parcourt soudainement mon corps – ignorant les signes d’alerte imminent qu’un danger approche. Non. Je suis trop obnubilée par Dean pour le moment. J’ai tout de même laissé son frangin et son petit cul moulé dans un jean rentrer dans ma vie – et celle de mon fils – de mon plein gré, c’est dire. La dernière fois ils chassaient je ne sais plus quelle créature affreuse – je ne veux pas me souvenir des détails. La dernière fois, mon gamin les écrasait à Mario Kart, tandis que je me défendais comme je le pouvais au billard, entre deux gorgées de whisky. La dernière fois, je leur montrais la salle de bain et la trousse à pharmacie, après les avoir menacé que si jamais je les voyais chercher mes sous vêtements en revenant, je les émasculais tous les deux. Hé. On s’amuse comme l’on peut. A présent … Et bien. Un soupire résigné, déçu, sort d’entre mes lèvres. Je pensais qu’on était assez proche pour qu’il me garde dans un coin de sa tête, mais semble t’il que je reste comme la majorité de ses gens qu’il ne croise qu’une fois dans toute sa vie : souvenir flou, éventé, direction la poubelle. Tant pi pour moi. Quoi que ?

« Jésus, ça y’est, le grand Dean remet un prénom sur ma carcasse. Trop d’honneur. » Je raille, roulant des yeux. Oui, je me fiche de lui. Excusez-moi d’être légèrement blessée dans mon égo – comme semble l’être la blondasse qui l’accompagne. T’inquiète chérie, je ne chasse pas le même genre de type que toi. Le mien est plutôt … plus vieux. Plus chiant. Plus sexy. Plus … mort aussi – enfin, d’après ma déesse intérieure. Mon esprit conscient les préfère grands, virils et blonds. Et foutez-moi la paix sur le fait que je ne suis pas objective. Je nie d’accord ? Laissez-moi rêver. « Passer une bonne soirée ? » Le sourire sur mes lèvres s’agrandit d’ironie non feinte. « C’est comme ça qu’on dit maintenant ? Tu m’en diras tant. » J’espère juste qu’ils ne comptent pas s’envoyer en l’air dans ce nightclub, ou tout du moins, j’espère ne pas être là pour y assister si cela se fait.
Je secoue la tête par la suite, redevenant un brin plus douce avec lui – bien que toujours aussi joueuse : les habitudes ont la vie dure. « Si tu passes une soirée aussi bonne que la mienne, j’espère que tu vas te faire vite rembourser. » Je lance un coup d’œil à la blonde qui me dévisage avec un air dédaigneux, avant de hausser les épaules à sa proposition. « Un verre … Ouais, pourquoi pas. Il n’y a que l’alcool pour adoucir tout ça. » Je regarde ma tenue, décolleté outrageant – avant de soupirer. Dans quoi me suis-je embarquée ? Cependant, garder l’œil sur Dean me permettra au moins de le tenir à l’écart des d’Arundel, et c’est là tout ce qui compte - même si, ok, je suis aussi curieuse sur ce qu'il a pu devenir, depuis tout ce temps.
« Tu prends toujours la même chose ou tes habitudes ont changé ? » J’hausse un sourcil, le questionnant tout en fixant à nouveau la démone. Son goût pour les femmes est toujours aussi douteux, mais je ne dirais rien à ce sujet. Où a-t’il déniché ce top-modèle ? Top-modèle qui vient de m’insulter en plus. Attendez. Quoi ? Vient-elle de me traiter de poubelle ? Après le temps que j’ai passé à avoir l’air présentable pour faire plaisir à Eliott ? ... Sérieusement ?! Nom de Dieu ! Laissez-la moi deux minutes, j’vais la bouffer c’te sale morue ! « Pas plus qu’ils n’acceptent les gagneuses professionnelles de la danse à l’horizontale habituellement, mais c’est gentil à vous de vous proposer pour les sortir. La porte est au fond à droite. Faites juste gaffe à votre manucure, au prix où vous devez vous payer vos faux ongles je m’en voudrais que vous vous les cassiez. » Je rétorque donc au tac au tac, sans réfléchir avant de lui renvoyer son sourire ultra brigh. Vous aussi vous trouvez que j’aurais dû la traiter de pute de façon plus ouverte ? Mhm. Pour une fois que je suis d’accord avec ma déesse intérieure … Mais le deal est là. J’ai promis d’être sage (Melchior pourra être fier de moi pour l'espace de trois secondes) ... Donc, tant que je ne lui envoie pas mon poing valide dans la tronche et que je ne fais qu’insinuer qu’elle est une salope, tout restera sous contrôle. Au besoin, si je craque, je rétorquerais simplement que nous faisons juste connaissance. Tout du moins elle. Avec mon uppercut droit.
Je lève ensuite les yeux au ciel à la suite de ses remarques – il est vrai qu’Eliott sera ravi de voir cette greluche. Quoi que ? Si ça se trouve il l’apprécie. Merde. Je n’espère pas. Il baisserait dans mon estime. Pitié, quelqu'un pour la tuer maintenant ?

Je soupire presque de soulagement en la regardant s’éloigner néanmoins, me mordant la lèvre pour ne pas rire en remarquant le danseur de tout à l’heure se faire aborder par un homme – le pauvre n’a pas l’air à son aise. Je tourne ensuite la tête vers Dean, dépitée, avant de grimacer avec un écœurement certain. « Elle est toujours comme ça ? Dieu que je te plains. J’espère pour toi qu’elle n’est qu’une foutue passade, le fait qu’elle soit bonne au lit n’excuse pas tout. »  Je termine par un sourire, ramenant mon bras plâtré contre ma poitrine, jusqu’à ce que soudain un cri retentisse. Comme tous les autres je tourne la tête pour voir ce qu’il en est, et c’est l’horreur qui fige soudain mes traits, prenant en otage mon sourire et l’envoyant tout droit là où le soleil ne brille jamais. God Dammit. Je déconnais, pour le meurtre ! La femme qui vient de sortir, ensanglantée, est très vite rejoint par le danseur de tout à l’heure et je jette un coup d’œil peu rassurée à Dean. S’il y avait peu de chances pour qu’il mène lui-même l’enquête ce soir, c’est à présent foiré, et ma tachycardie augmente subitement. Dieu. Par tous les Saints. Pitié. Faites qu’ils aillent bien. Faites que les vampires ne soient pas impliqués.
Et je n’ai plus qu’une envie désormais : celle de me tirer, monter quatre à quatre les escaliers pour vérifier que les d’Arundels vont bien, et surtout rentrer. Mais non. Non bien sûr. Car si je m’en vais, qui pourra garder un œil sur l’ainé des Winchester ? Et j’en viens définitivement à prier pour que Sam ne soit pas ici et mieux encore, qu’Eliott comme Melchior restent dans leur foutu trou, bien que cela soit parfaitement utopique. Après tout, la jeune femme sous le choc se trouve être une de leur serveuse. Et merde !

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Come stop your crying, it will be alright ; just take my hand, hold it tight. I will protect you from all around you, I will be here, don't you cry; my arms will hold you keep you safe and warm. This bond between us can't be broken Cause you'll be in my heart from this day on now and forever more.

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Message Sujet: Re: # Intrigue 1 - San Francisco [terminé] Dim 11 Déc - 14:36

Intrigue #01
La soirée s’annonçait assez différente de ce que j’avais imaginé. Moi qui était simplement venu dans le but de retrouver l’autre ordure et de le rayer définitivement de la surface de la Terre ou de celle de l’Enfer je me retrouvais face à une amie de mon ancien moi humain. Super ... je pense que la discrétion est définitivement enterrée, tant pis je trouverais sûrement une autre parade. Il était juste hors de question qu’elle freine mes plans, mais bon passons, il est temps de la jouer un peu plus fine. Moi ... la jouer fine. Bordel de merde je suis tombé bien bas, mais bon il faut ce qu’il faut.  « Je suis désolé beaucoup de choses se sont passées entre temps ... ma mémoire est parfois quelque peu défaillante. »

Oui bon, quelque peu défaillante ? C’est tout ce que tu trouves à dire ? Crétin. Oui tu avais oublié le prénom qui collait avec ce joli visage et cette sublime poitrine. Après il était un peu difficile de mettre un nom sur toutes les paires de seins que j’ai croisé avant, enfin bon ça va elle ne semblait pas m’en vouloir plus que ça. Enfin si elle ne m’en voulait pas, ma partenaire de soirée quant à elle n’appréciait pas vraiment que je fricote avec une humaine. C’est dommage chérie ... mais j’aime jouer avec le feu que veux-tu.

«Pour le moment je n’ai pas à demandé de remboursement,  bien que le début soit différent de ce que j’avais prévu je vais composer avec ça .. Pour quelqu’un qui passe une mauvaise soirée tu ne sembles pas si enjouée que ça de revoir une vieille connaissance.  On dirait que tu as vu un monstre en me voyant, ce n’est que moi Bai. »

J’avais souris en disant cela, je n’étais pas vraiment dans l’optique de lui dévoiler qui j’étais maintenant et encore moins ici. Mon sourire s’était accompagné d’un petit rictus de ma jolie démone. Si elle fait capoter quoi que ce soit je la butte, joli cul ou non. D’ailleurs en parlant de fesses, je sentis une de ses mains agripper les miennes. Un léger battement de cils anima mon visage. Je rêve ou .. elle me pelote devant tout le monde juste pour rendre Bailey jalouse ? Et cela ne s’était pas arrêté là, non je rêve. Elle croit que c’est parce que j’ai couché avec elle deux ou trois fois que je suis à elle. Quelle blague ... je ne suis à personne et encore moins à une pauvre démone qui vend son cul au premier démon venu. « Hey on se calme toutes les deux ... que ce soit clair pour toi chérie » dis-je en m’adressant à la blonde qui semblait vouloir marquer son territoire comme un animal possessif « Si tu es encore là aujourd’hui c’est parce que je le veux bien, ne t’approprie pas les choses que tu ne peux pas atteindre » C’était peu élégant mais elle devait se souvenir que si elle était toujours vivante c’était parce que je le voulais bien et qu’elle m’était encore utile durant cette soirée.

« Non darling je n’irais pas chercher de boissons pour l’instant, je parle avec une amie. » Appuyant sur le fait que malgré ce que la blonde pouvait penser, elle n’avait strictement aucun pouvoir sur moi et mes envies. Elle était jalouse d’une simple humaine ? Ce n’est pas mon problème si son petit égo de démone en prenait un coup. De toute façon je ne lui avait fait aucune promesse, je ne voyais pas ce qu’elle attendait de moi, sachant qu’actuellement sa plus belle récompense était d’être encore vivante.

« Bailey voyons tu es bien trop belle ce soir pour dire des choses aussi sales. Sache qu’elle n’est pas la seule à maîtriser la dance horizontale et que malgré ce qu’elle peut penser elle ne sera pas la dernière à la faire avec moi » La classe ? Je l’avais définitivement enterrée. « Sinon pour répondre à ta question oui je prends la même chose que d’habitude, certaines choses ne changent pas. » confirmant par cette simple phrase la commande d’un bon verre de Whiskey.  

Je ne tenais pas spécialement que l’une des deux n’en colle une à l’autre. Déjà que j’avais été repéré par de nombreux clients de part mon accompagnatrice je ne souhaitais pas du tout que les propriétaires me mettent dehors à coup de pied au cul pour avoir dérangé les autres clients. De plus je le prendrais très mal d’être mis à la porte comme un vulgaire sac poubelle si l’on tient à revenir aux charmantes comparaisons que les demoiselles s’étaient faites entre elles.  Ma démone avait fini par mettre les voiles quelques instants me laissant seule avec la jolie rousse. « Oh on se connaît que depuis quelques jours, elle pense que le fait d’avoir couché avec moi lui donne des droits sur tout. C’est très naïf de sa part. Et sur le fait qu’elle soit bonne au lit est une chose mais elle n’est pas la seule à l’être, elle a juste beaucoup beaucoup d’années d’expérience c’est tout. » Par beaucoup je voulais dire une bonne centaine d’années, mais à part être un bon coup elle n’était rien de plus qu’un passe droit pour cette soirée dans ce club très VIP.

Alors que je portais ma main sur mon crâne pour me gratouiller les cheveux je fut assez surpris par un silence collectif. Mon regard suivi presque instantanément celui de Bailey.  Génial .... Absolument fantastique. Manquait plus que ça. « La bonne soirée est définitivement morte je crois. » J’ignorais ce qui était le plus dramatique entre mon manque de réaction flagrant face à une jeune femme ensanglantée ou bien le fait que j’étais censé faire quelque chose. L’ancien Dean aurait sûrement paniqué et réagit en conséquence en allant voir cette femme pour la rassurer et comprendre ce qu’il venait d’arriver. Mais voilà, ce Dean là est mort.  Même si je l’avais voulu je n’aurais pas bougé, cela ne me concernait pas plus que ça et j’allais devoir composer avec l’air effrayé et paniqué que mon ancienne amie affichait. *Oh un type y va ... bon... bouge ton petit cul fait comme si .. un minimum*

Après m’être fait violence j’avais décidé de prendre les devants et de réagir le plus « humainement » possible pour ne pas passer pour le monstre que je suis aux yeux des autres. Je me dirigea alors sur les lieux de cette scène improbable, me mettant aux côtés de l’homme qui se trémoussait quelques minutes plus tôt sans dire un mot, me contentant d’observer la jeune femme avec du sang partout. Je ressentais plus de satisfaction et d’excitation qu’un autre sentiment humain beaucoup plus compatissant.

« C’est bon ... elle n’est pas morte ... pas comme ce qui semble lui avoir explosé au visage. » dis-je bien trop naturellement pour me rendre compte que cette réplique était dénuée de toute compassion et d’inquiétude.

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Message Sujet: Re: # Intrigue 1 - San Francisco [terminé] Ven 23 Déc - 17:26

La nuit était déjà bien entamée, sombre, brumeuse mais étrangement douce pour une première d'Avril. A sa manière, elle ramenait au travers de l'air des échos incertains, des perles de vent qui s'envolaient sans destination particulière et que l'on pouvait saisir du regard si tenté que l'on y prête attention. Il y avait toujours quelque chose de fascinant de cette vision du monde, dans cette perception précise, presque chirurgicale des éléments qui entourent, des lieux qui apparaissent. La prunelle tristement mortelle n'observait bien souvent rien de tout cela, bien trop obnubilée par les éclats des lumières criardes et fluorescentes. Il fut un temps où il n'y prêtait plus tant attention lui-même. Le temps de son humanité était bien loin pourtant mais il était parfois des événements, des lieux, des hommes qui pouvaient détourner le regard, l'attention, l'amener ailleurs pour se concentrer sur d'autres horizons. C'était un temps où il était regardant pourtant, où il observait tout, sans cesse, perdu sur le moindre détail pour atteindre une certaine forme de perfection qui n'avait rien d'humaine. Mais il ne l'était pas après tout alors à quoi bon se limiter aux simples barrières anthropoïdes quand la nature même offre la possibilité de les repousser sans vergogne. Il suffisait de peu parfois, d'un simple grain, d'une simple idée, d'une pensée toute ordinaire qui pouvait rapidement en devenir une bien plus grande. C'était un temps particulier, indéniable. De celle où les humains trouvaient grâce dans leur presque attachante imperfection. De celle où ils parvenaient à ne pas être que simples pions négligeables et si aisément remplaçables tant ils étaient malléables. Les talents des uns, les visions des autres. C'était une autre époque. Elle était bien enterrée désormais, à l’ère où l’éphémère avait bien plus de valeur. S'il n'était pas si certain de sa propre valeur, il trouverait cela presque offensant. Mais au fond, pouvait-il leur en vouloir. Ils étaient bel et bien éphémères; primitifs parasites parfois tout juste divertissants. Il était encore quelques exceptions bien sûr, l'espoir dangereux sentiment s'il en était, faisait bien vivre comme on le disait. Cela ne rendait pas forcément les patentes plus acceptables mais elles en devenaient certainement plus tolérables. C'était déjà une bonne annonce. Mais ce temps-là, oui, ce temps-là était bien loin, bien effacé, bien inhumé comme tout le reste. Il n'y aurait guère imaginé les événements des dernières semaines. Peut-être s'était-il adouci au fond, dispersé, laissé saisir par l'imprévu alors qu'il le supportait à peine. Il s'était laissé distraire. Il le savait pourtant. Le pouvoir n'était rien d'aisé, à quoi avait-il bien pu penser. A croire qu'il n'avait point réfléchi justement, l'esprit obnubilé par ailleurs, par des ingratitudes, par de vains espoirs. La situation s'était jouée de lui. Mais pas cette fois, non, pas cette nuit. Le temps reprenait son cours, sa tragique symphonie. Il n'en pleurait guère, à quoi cela pourrait-il bien servir mais la musique n'en était pas moins saturnienne. Les prochaines nuits seraient la bonne occasion, le bon accord pour remettre en marche la partition, précise, affûtée comme sur le papier à musique. La fin des temps pouvait servir encore, sinistrement ironique. Les prunelles de verre perdus sur l'horizon, il laissa ses réflexions se disperser, son esprit voguer par ailleurs. Il n'était pas un nostalgique pourtant. Il y avait comme un aveu de faiblesse à regretter le tout, tout le temps, de l'ancien temps. Mais l'apathie n'était pas encore sienne. Peut-être vieillissait-il cependant. C'était une immuable réalité, non que l'âge ne se ressente sur ses traits mais son âme, elle, enveloppait tout, conservait sans cesse pour parfois ne jamais y revenir. Une part alors refusait le retour en arrière, redoutait sans équivoque ce qu'il pourrait évoquer, ce qu'il pourrait amener. Les pensées seules se guidèrent, s'envolèrent, voyagèrent. La nuit était là mais elle n'était pas froide. La lumière partielle de l'astre lunaire éclairait avec quelque peine le paysage à ses pieds mais il n'en avait nul besoin tout comme il n'avait nul besoin d'observer pour connaître, pour savoir ce à quoi il faisait face, ce que ses pas et ses iris connaissaient depuis un peu trop longtemps mais les ans n'allaient pas en s'arrêtant. C'était bien l'une des rares constances. Peut-être même la seule, cette nuit-là sembla-t-il. Intérieurement, il maudit l'imprudent qui osait. Ils savaient, sans savoir, mais ils savaient. Ces nuits-là ne leur appartenaient guère mais c'était justement là qu'il fut intrigué. Pour quel risque le dérangement pourrait-il bien valoir la peine ? Avec un soupir presque théâtral, il finit par saisir du bout des doigts l'objet de son désagrément. Le nom qui s'affichait sur la surface lisse n'avait rien de bien rassurant. Les demi-secondes passeraient à une nouvelle vigueur et les scénarios se bousculèrent soudainement, le temps d'un geste. Il n'eut nul besoin de mot. Le grain de la voix, l'intonation, les sons en arrière plan, le silence, ce silence qui n'avait aucune raison d'être, suffirent à lui en apprendre. Le soupir chevillé à son palpitant qui avait cessé d'en être un depuis bien longtemps, il se détourna sans un regard vers l'arrière. Il n'était pas réellement surpris au fond. L'importance des éléments avait perdu de sa valeur depuis une période tragiquement avancée. Il laissa son instinct le guider tandis que le flot de ses réflexions revenait à la surface. Il lui fallut bien peu de temps mais il était encore bien insuffisant pour saisir l'ampleur.
Il était rentré par l'arrière, ses sens attrapant la moindre parcelle de réponse. Les odeurs étaient âpres, fleurissantes, sans être incommodantes, surprenantes cependant. Que faisait-elle là ? Les sons furent, eux, plus éreintants. Les palpitations résonnantes sans cesse, presque désagréables. Il ne lui restait qu'à voir. Il était à l'étage, toisait l'assemblée sous ses pas, furtif encore, insaisissable. Il reconnut Brittany au centre de la pièce, l'une des fraîches. La fragrance le perturbait. Il aperçut les deux hommes, avancés vers elle mais il n'était pas sûr d'apprécier. Quelque chose le dérangeait, singulièrement et c'était bien plus que la présence d'une employée couverte de sang au sein de son établissement. Il couvrit des iris le reste des lieux. La foule, les individus. Les inconnus comme les autres. Son regard s'arrêta une seconde sur Bailey. Ce qu'elle faisait là bien mieux vêtue qu'à l'ordinaire relevait du mystère mais ça n'était pas le plus important de l'heure. Se composant un masque bien plus humain qu'à l'ordinaire, il finit par s'avancer, quittant l'étage et la vue qu'il offrait pour rejoindre le cœur de la scène. Il jeta un regard à ses employés un par un sans pour autant parvenir à obtenir des explications. Le tout dura à peine quelques secondes mais c'était déjà bien assez. Il finit par se rapprocher de son employée bien que son instinct paraissait vouloir l'attirer plutôt vers les sanitaires. Peut-être valait-il mieux l'entendre cependant ou serait-il plus prudent de la faire taire ? Il allait avoir besoin de raison, d'excuse et rapidement. Il cessa d'hésiter au bout d'une demi-seconde et se tourna finalement vers la jeune femme et les deux hommes qui s'étaient rapprochés d'elle.

"Brittany ? Qu'y-a-t-il ? Qu'avez-vous vu ?"

Il n'aurait su dire pourquoi il orientait ses interrogations de la sorte mais il y a quelque chose, quelque chose qui n'allait pas. Le fumet de l'hémoglobine avançait peu à peu l'atmosphère mais il ne pouvait y prêter attention, pas encore.



Spoiler:
 



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Message Sujet: Re: # Intrigue 1 - San Francisco [terminé] Mer 28 Déc - 3:22

Intrigue #01
(Collectif)

Sam avait réussi à se faire discret jusqu’à présent – ce qui avait été loin d’être gagné. D’habitude, sa taille jouait contre lui mais dans un endroit aussi bondé, avec toutes les mirettes braquées sur la scène digne d’un soap opéra brésilien de mauvaise qualité qui se déroulait au centre de la boîte de nuit, un type de presque deux mètres qui rasait les murs avec l’air de vouloir être n’importe où sauf ici n’offrait pas grand-chose de passionnant à la foule des curieux. Ce qui l’arrangeait bien, en fin de compte.

Pendant un court instant, il avait cru que De – non, pas Dean, pas son frère, cette chose qui se pavanait au centre de la salle avec une putain à son bras et un sourire torve aux lèvres n’était pas son frère – le démon l’avait repéré. Si c’était effectivement le cas alors De- la chose ne tenait pas plus que ça à le confronter et encore moins à lui faire savoir qu’il avait été démasqué. Ce désintérêt apparent de la créature pour sa personne rendait le chasseur nerveux : impossible de dire avec certitude s’il ne s’agissait pas là d’un jeu psychologique subtilement mené ou si son plan pour rester discret fonctionnait réellement. Connaissant son frère – ou plutôt le monstre qu’il était devenu – cela pouvait être l’un comme l’autre.

Quoi qu’il en soit, même s’il était effectivement parvenu à rester inaperçu, le démon conservait son avantage en restant bien en vue et au milieu de la foule. Sam était plus réticent à attaquer de front au milieu de cette foule, même s’il n’était pas certain du pourcentage exact d’innocents badauds et de démons déguisés disséminés à travers la masse de corps grouillant et se déhanchant au son d’une musique lascive – il suffisait d’un coup perdu pour créer des tragédies et ça n’était pas le but recherché. Et même s’il parvenait à isoler Dean dans un coin, il était stupide d’imaginer son frère en train de le suivre comme un bon petit chienchien : c’était un coup à se recevoir un nouvel œil au beurre noir.

Et Sam avait déjà donné, merci bien.

En plus, en plus du démon qui le narguait depuis sa place de choix et de sa pute qui semblait déterminée à se donner en spectacle –  « c’est ça, pouffiasse, grogna le chasseur entre ses dents, fais-toi voir un peu plus, je crois qu’il y a encore deux personnes dans le fond de la salle qui ne t’ont pas entendue jacasser » – en plus de ça, il avait un autre problème à gérer.

Un problème qui avait pris corps dans la personne de la jeune femme qui était visiblement en train d’échanger des mots vifs – et incompréhensibles – avec la connasse face à elle.

Sam soupira profondément.

Il avait avalé de travers et manqué de s’étrangler lorsqu’il avait reconnu le visage de Miss Johnson parmi les femmes qui papillonnaient autour du bar. D’ordinaire, il ne leur en fallait pas beaucoup pour oublier les noms et les visages des gens qu’ils croisaient (à force, ils avaient déjà traversé l’Amérique plusieurs fois et rencontré plus de gens en deux ans que certaines personnes en rencontraient dans une vie entière) mais quand on finissait les rencontres par des rafistolages à la hâte dans la salle de bains de ladite personne rencontrée (« Putain, Dean, fais gaffe où tu saignes, t’en fous partout. ») ou qu’on passait assez de temps avec son gamin pour se refaire au moins quinze fois battre à plate couture sur la Rainbow Road, forcément, ça créait des liens.

Tout aussi ténus qu’ils soient aujourd’hui.

Sam se mordilla la lèvre, indécis quant à ce qu’il devait faire à présent. La vague de nostalgie qui venait de le frapper n’atténuait en rien son appréhension, désormais renforcée par la présence de la jeune femme sur le terrain. Miss Johnson était loin d’être une écervelée mais cela faisait longtemps qu’elle les avait vu (enfin, cela faisait longtemps qu’elle avait vu Sam, il ne pouvait pas être sûr de la date de la dernière visite de son frère) – est-ce qu’elle allait se rendre compte que quelque chose clochait dans le tableau ? En tous cas, elle semblait déterminée à ne pas se laisser démonter par la présence de la catin qui la haranguait. Cette dernière avait décidé de s’éclipser telle une furie après une dernière salve de mots échangés avec le démon, laissant ses deux interlocuteurs derrière elle avant de se fondre dans la foule, bousculant quelques danseurs au passage.

Miss Johnson : 1 – Pouffiasse : 0

— Bien vu, marmonna Sam en laissant un petit sourire déformer le coin de ses lèvres.

Il n’était pas enchanté de la savoir seule avec le démon mais après tout, peut-être n’avait-elle pas besoin de son aide pour se tirer de ce mauvais pas toute seule. Sam imaginait mal ce que la chose pouvait vouloir à Bailey Johnson – et à dire vrai, il ne préférait pas y réfléchir trop longtemps – mais elle était assez gaillarde pour lui échapper avant que le chasseur intervienne.

Peut-être que s’il se rapprochait discrètement, en faisant attention de rester dans le dos de la créature…

Un cri perçant mit fin prématurément à son plan. Une jeune femme couverte de sang venait de sortir des toilettes en poussant de grands cris entrecoupés de sanglots. De là où il était, Sam ne parvenait pas à distinguer davantage que sa silhouette et déjà deux personnes s’étaient précipitées au côté de la demoiselle en détresse et – une minute, ce profil… est-ce que c’était Jonas ?

Le gus qui avait failli lui démonter la tête avec une flèche ? Le lecteur de Carver Edlund ? Ce Jonas-là ?! Si ce n’était pas lui, il lui ressemblait fortement.

Sam jura entre ses dents.

— Mais c’est pas vrai, bordel, y a qui encore qui traîne dans cette boîte ? Métatron ?

Hm, maintenant qu’il y réfléchissait… il devait dire qu’il ne serait pas contre recroiser la route de l’assassin de son frère, à l’occasion. Il avait son lot de coups de poing à distribuer et le scribe de Dieu n’était pas en reste.

Mais d’abord… s’occuper du démon.

Lentement, toujours en rasant les murs de près, Sam s'approcha.

Trop long, j'ai pas lu:
 

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# Intrigue 1 - San Francisco [terminé]

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