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 Don't let me be misanderstood || PV Eliott d'Arundel

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Message Sujet: Don't let me be misanderstood || PV Eliott d'Arundel Sam 15 Oct - 1:09

en cours

sujet privé; ft. Eliott d'arundel

type ❖ flashback

date ❖ 21 février 2016

informations spatio-temporelles ❖ Petit matin. Heure inconnue. Très tôt, probablement. On s’en fout en fait. Il faisait moche la veille, le temps est certainement similaire.

intervention du MJ ❖ Non merci

Autre ❖ Ma déesse interne est une salope en manque, mais on ne peut pas lui en vouloir. Il s’agit d’un connard sexy arborant fièrement des lunettes et un scotch.  Certaines choses devraient être interdites pour le bine de ma santé mentale

© HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW




Don’t let me be misanderstood
« I think I need a tequila shot. Right now. »
Si l’on vous demande ce que je fiche à l’heure actuelle, la réponse est simple. Je n’en sais fichtrement rien. Il me semble flotter mais je n’en suis pas sûre – pour tout dire, je ne suis pas non plus foutue de savoir où se trouvent mes orteils au moment où je vous parle. Il faut avouer que je n’ai pas vraiment un bon souvenir de la dernière situation : je veux dire, je suis irrémédiablement dans la merde, ça, je n’en ai aucun doute. Mais à quel stade, cependant ? Ma conscience me chuchote le dernier, mais je préfère faire la sourde oreille et me concentrer sur les ressentis – pauvres – que je peux avoir à propos de ma personne. Je crois réussir à froncer les sourcils en plus du nez : moue que j’aborde souvent lorsque quelque chose me frustre, mais je n’en suis toujours pas sûre à cent pour cent. Je dois certainement dormir, après mûre réflexion. Ça expliquerait pourquoi le monde est encore sombre, avec quelques nuances brunes, faiblement éclairées par des ombres aux couleurs sableuses. Mhm. Ce que je dis n’a aucun foutu sens. Qu’importe. Le plus important reste de savoir qu’il s’agit là d’une sensation similaire – mais désagréable - : un corps lourd à manier et difficilement discernable. Bon. C’est au moins ça. Néanmoins, au bout de ce qui me semble être plusieurs longues minutes, j’arrive tout de même à distinguer une sorte de picotement dans mon corps, comme si il était engourdit. Ne reste plus qu’à savoir où cela se situe avec précision – est-ce mon coude, puisque je dors souvent recroquevillée sur le coté ? J’ai l’impression d’être ankylosée, à moins que je ne sois en train de me retourner en grognant quelque chose - c’est probable. Jack dit que je parle en dormant, mais là encore il doit exagérer. Jack. Si vous ne le saviez pas, il s’agit de mon fils, mon puppy adorable de sept … non, huit ans. Tiens d’ailleurs où est-il ? Dans ma rêverie digne d’Alice in Wonderland avec les paillettes colorées et les lapins en tricots, je me mets à froncer les sourcils pour de bon – à moins que ce ne soit dans la réalité, qu’en sais-je ? – avant d’essayer de recaler tous mes neurones au même niveau pour avoir une bonne connexion. Se souvenir. Où est mon fils ? Et le bouton pour allumer la lumière au fond de mon cerveau ? Je tâtonne. Une fois. Deux fois. Trois F … BORDEL DE MERDE. « JACK ! » « Connexion réussie, chef. Cerveau opérationnel. Le reste, par contre ... »

J’ouvre les yeux subitement, sursautant dans un même temps et manquant de me casser la gueule – j’ai au moins le reflexe et de tourner de l’autre coté au bon moment, signe que je ne suis pas encore totalement foutue et que j’ai  encore tous mes membres. Ma tête tourne et je grogne pour de bon un mot qui n’existe pas théoriquement pas dans notre langue, ma nuque me lançant affreusement. « Mais qu’est-ce que … » mon souffle, pâteux et rauque, brûle ma gorge tandis que ma main gauche s’en va se poser avec quelques difficultés à l’arrière de mon cou sensible. Bon dieu de merde. Que m’est-il encore arrivé ? Bon. Okay. Inspirer, expirer. Là. Tout va bien. Je crois. Ne pas paniquer surtout. Ca ne servirait à … rien. Je cligne des yeux une fois ou deux, me stabilisant en quelques secondes, avant de regarder ce qui m’entoure – ou essayer. Qu’est-ce que c’est que ce foutu bordel encore ? Il me semble être dans un bureau – où en tout cas ça y ressemble. « Au moins je ne suis ni nue ni attachée. » je marmonne bougonne et absolument pas réveillée, remarquant que j’ai encore mes vêtements, avant de tenter d’y voir plus clair. Pas que la luminosité manque, juste que j’ai la tête dans le cul et le cul dans le potage – pour m’exprimer familièrement. Je grimace en tentant d’observer à nouveau les lieux, remarquant une bibliothèque et des sièges, des tableaux informes pour le moment, m’arrêtant dans ma recherche car ma nuque me lance. Vue la douleur … Sweet Jésus. Quel est le con qui m’a assommée ? J’inspire à fond à nouveau, passant ma langue sur mes lèvres sèches, avant de reprendre mon examen, survolant la pièce immense et digne d’une foutue salle de réception à ma connaissance … jusqu’à tomber sur LE détail gênant de la situation.

Car tout se remet en place naturellement lorsque je le remarque enfin, sa silhouette se découpant grâce aux ombres et jeux de lumières artificielles. Lui. Ce type. Celui de … d’avant. Hier. Maintenant. Je ne sais plus. Je ne sais pas. Bref. Le mec qui m’avait coincée quelques temps plus tôt contre ma voiture, et à qui j’aurais rêvé d'offrir gratuitement un ravalement de façade jusqu’à ce que ... « Putain qu’il est sexy ! » Ma voix interne hurle et je me fige, surprise par ma propre pensée, ou plutôt celle de ma déesse intérieure qui vient de se réveiller en sursaut pour de bon – la seule différence entre elle et moi est qu’elle n’a pas besoin de café pour être cohérente et chiante dès le matin. La ferme, conscience. « Non mais regarde enfin ! » Elle reprend et je me concentre sur le type qui me fait face, sorte d’apollon à la manque, tellement d’ailleurs que je crois buguer complètement, mes yeux vissés sur sa stature comme une junkie en manque. « Vrai que tu as une sale trogne. Attends. C’est quoi qu’il tient, là ? Un verre ? Vue la couleur on dirait du whisky. Ou du scotch. Et ses lunettes. Non mais mate-moi ça Bailey ! Tu aurais pu tomber sur plus moche … » Je secoue la tête pour m’enlever ses pensées monstrueuses. Ressaisie-toi. Concentre-toi sur ce qui s’est passé la dernière fois. « Oui. Son corps musclé contre le tien … C’était chaud ! Dommage qu’il ait éteint la lumière ensuite, j’aurais voulu voir les détails » « La ferme » Je marmonne à moi-même et elle hausse les épaules, avant de reprendre minutieusement son examen tandis que je détourne le regard, subitement gênée – merde, je dois être pivoine à l’heure actuelle. Comme si j’avais besoin de ça. « Hrm. » C’est ça. Reprends-toi. Et ne pense surtout pas à ses fesses ou autre partie de son anatomie qui semble être parfaite. … Raaaaah ! « Vous m’avez assommée. » C’est bien Bailey, tu progresses. Je fronce les sourcils, tournant à nouveau mon regard vers … L’inconnu, pour le fixer dans les yeux, l’air peu amène mais toujours aussi groogy – très certainement. « Où sommes-nous ? » Pathétique. Peut mieux faire. « Où est Jack ? » Mieux, bien qu'il me semble avoir déjà formulé cette question autrefois. Qu'importe. Je ne me souviens plus de la réponse. Mon fils est censé être ma foutue priorité et le moins que l’on puisse dire c’est que je ne perds pas le nord. Point positif. Surtout que de ce que je me souviens, le type qui me fait face est un putain de vampire. … Attendez. Quoi ?! « Il peut être ce qu’il veut ma vieille. Il n’empêche que, il reste sacrément sexy et que j'en ferais bien mon quatre heures. » .... Pitié, Dieu.. N'importe qui. Juste. Sortez-moi de là - avec mon fils - ?


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Message Sujet: Re: Don't let me be misanderstood || PV Eliott d'Arundel Mar 7 Fév - 15:04

La pâleur aurorale pénétrait peu à peu les volets résolument clos du lieu. Il y avait quelque chose de presque tragique à la manière dont ces maigres parcelles de lumière tentaient de se faire une place au creux des interstices offerts à elles par les circonstances. Il releva son regard une seconde, permettant à ses prunelles de saisir les moindres éclats de poussière laissées derrière elle par la douceur de l'astre solaire. Il était presque étrange qu'après trois siècles encore, il parvienne à y trouver une beauté. Dans le flot, dans le mouvement, dans l'aisance avec laquelle ils volent sans perception, victimes inaltérables d'un phénomène scientifique millénaire. Vivantes et mortes, ressuscitées alors même qu'il respirait encore, plus par habitude et commodité d'apparence que par réelle nécessité. Il cessa une seconde, les paupières closes. C'était déconcertant sans être inconfortable. L'une des précieuses particularités qui faisait sa condition. Un sourire passa. Son regard revint sans y penser sur les multiples objets de son attention. Ces chiffres n'avaient que peu de sens en somme. Ils n'étaient que des listes infinies, des combinaisons ineptes, du simple noir sur de l'écorche blanche. Précieux sans vraiment l'être. Quelle importance pouvaient-t-ils réellement posséder ? Il avait connu l'un sans l'autre, l'opulence comme la désespérance. Parfois elle l'ennuyait cependant. Son intérêt se fanait et son esprit naviguait alors vers des horizons plus providentiels, plus fascinants. Il était toujours étrange d'observer à quel point l'attention pouvait être modulable, changeante, presque versatile. Comment la lassitude pouvait naître avant d'offrir des aspects plus appréciables, plus intrigants. Les semaines précédentes avaient offert leur lot de vivacités, de changements infimes comme inéluctables mais si présents. Ils n'étaient pas désagréables en somme. Parfois exaspérants mais ils faisaient le sel d'une existence d'avis trop longue. Elle venait pourtant d'offrir la preuve qu'elle ne l'était pas encore. Que la fatalité n'en avait pas terminé encore, qu'elle avait d'autres atouts dans sa manche. Plus plaisants cette fois qu'auparavant. Du moins pour l'heure. Le nouvel atout venait d'apparaître et il n'avait pas encore décidé s'il était de bonne augure ou s'il allait offrir quelques désagréments encore. Sa jeune création s'était montrée étonnamment discrète sur la question. Elle savait ce qui l'attendait pourtant. Il n'avait pas encore pris de décision la concernant néanmoins. Il manquait de réponses. Et il espérait bien les obtenir sous peu. La menace était pour l'heure toujours bien réelle. Nonobstant, elle ne l'effrayait pas outre-mesure. Qu'était une pauvre humaine sans défense après tout ? Qui noterait véritablement son absence ? Il n'aurait qu'à mentir à l'enfant. Il finirait par accepter l'idée, un jour, peut-être, avec du temps. Il ne lui avait rien promis encore. Il y avait veillé. Il n'appréciait pas particulièrement d'avoir à briser quelques paroles. Question de principes. L'âge comme la nature n'y changeaient rien. Il était encore de ce monde pour une bonne raison. Il en maîtrisait les codes et ne prévoyait pas d'en changer. Il avait déjà en tête toutes les remarques que son illustre aîné allait pouvoir lui offrir sur le sujet. Il était bien moins compliqué que lui en fin de compte. Plus certain, plus âpre. Il ne saurait dire si cela était du à sa position, à son âge ou à son caractère. Peut-être étaient-ils juste discordants. Ça n'était pas forcément une mauvaise chose. Peut-être était-il un optimiste au fond. Encore un naïf, croyant à cette faible et pitoyable humanité. Peut-être était-il le pitoyable en définitive. Un nouveau sourire passa sur ses lèvres et s'autorisa une nouvelle gorgée ambrée qui lui brûla la gorge presque assoiffée. Il patienterait toutefois. Il avait bien plus urgent, bien plus à faire. Il laissa son regard se perdre sur elle, sur cette silhouette. Il tenta de noter les traits qu'il pouvait reconnaître, d'appréhender ce qu'il avait bien pu prendre d'elle plutôt que de lui. Elle avait besoin d'apprêter mais elle était plutôt belle pour une humaine, sans la fatigue et l'anxiété pour ruiner ses traits. Sans doute ferait-elle un beau modèle. Mais il était trop tôt pour le décider. L'important pour l'heure était surtout de savoir s'il devait la laisser vivre. Elle était intrigante, dans un sens presque inédite. Et elle l'amusait. Si elle acceptait les règles du jeu peut-être pourrait-elle ne pas détonner dans les lieux. L'enfant, c'était certain, en serait soulagé. Mais il ne pouvait ignorer ce qu'elle représentait. Le clan passait avant le reste, avant la survie d'une aussi simple et élémentaire créature. Il se détourna après un temps, revenant à ses affaires, la concentration volatile mais l'esprit bien présent.
La silhouette au loin finit quelques heures plus tard par reprendre vie. Il percevait ses mouvements, ses gestes. Sa respiration et les battements appréciables et presque affolés de son organe vital. Il se retint de sourire, prit une autre gorgée de son verre. La suite rendit encore plus compliquée sa décision de garder un visage neutre. Il ramena ses lunettes sur l'arrête de son nez, prétendant être concentré ailleurs. Quand elle s'adressa à lui, cependant, il eut du mal à l'ignorer et le sourire apparut sur ses lèvres, amusé, bien malgré lui. Il pouvait presque suivre la logique de son questionnement et finit par se concentrer sur elle. Relevant le regard, il décida que oui, elle était amusante.
"Bien dormi ?"
Que ce soit le cas ou non, elle paraissait déjà plus en capacité de ses moyens qu'auparavant. Peut-être pourrait-il lui faire comprendre alors plus aisément que c'était lui qui faisait les règles et qu'elle allait devoir s'y faire, si elle désirait obtenir quoi que ce soit de son gré. Pourquoi l'avait-il accepté de la laisser respirer déjà ?
"Jackson est en sécurité et se porte comme un charme"
Oh oui, c'est vrai. Par égard pour l'inhabituel petit humain dont elle était la génitrice. Il se tourna définitivement vers elle, l'accaparant de toute son attention, une lueur dans le regard.
"Que je puisse affirmer la même chose pour vous ne dépend que de votre fait."
Il fit tourner le cristal presque vide entre ses doigts, reprenant son étude.
"Combien en savez-vous exactement ? Et je vous conseille de me répondre avec la plus grande franchise, autrement, je le saurais et vous pourrez dire adieu à l'idée même de revoir votre fils un jour"
Le sourire n'avait pas quitté ses lèvres mais le ton de ses prunelles ne mentait pas, pas plus que celui de sa voix qui malgré le volute n'en demeurait pas moins parfaitement clair.



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Message Sujet: Re: Don't let me be misanderstood || PV Eliott d'Arundel Dim 19 Mar - 18:04


Don’t let me be misanderstood
« I think I need a tequila shot. Right now. »
L'affrontement qui fait rage en moi est d'une violence inédite. D'un coté, l'envie de sauter sur l'homme qui me fait face pour lui coller mon poing dans la figure gagne en force, de l'autre, c'est l'envie de me rapetisser et me planquer sous le canapé qui prime. Que faire ? « Saute lui dessus, embrasse-le, frappe le et tire toi. » Si seulement. Je roulerais bien des yeux à cette pensée idiote, mais je suis présentement trop concentrée sur le vampire qui me fait face pour réellement bouger d'un iota. Sa présence est ... écrasante et si il y a bien quelque chose que je déteste en ce monde, c'est le fait de me sentir diminuée par un connard - qui semble fortement s'amuser de la situation qui plus est. Je ne lui en veux pas vraiment pour cela, ceci. Je serais à sa place, je rirais également de la situation : l'histoire absurde de la fourmi qui se rebelle contre la botte. Seulement, il ne sait pas encore que je suis une fourmi rouge - c'est peut-être là la différence. Je me suis battue toute ma vie, ce n'est pas maintenant que je vais abandonner. Je fronce les sourcils à sa question, tentant de rester calme, tandis que son sourire se renforce. Est-ce qu'il se fiche de moi ? « Faut croire que tu es tombée sur un vampire qui aime faire de l'humour. » Je claquerais bien la langue pour dire à mon cerveau de se taire, mais ma nuque me lance à nouveau et je grimace imperceptiblement, avant de plonger mes yeux dans ceux de mon ... ravisseur, ma voix se faisant quelque peu railleuse pour la réponse qui ne tarde pas.
« Très bien, je suppose. Merci pour la sieste. Cependant, la prochaine fois, il serait peut-être préférable de ne pas assommer vos victimes, histoire que le réveil soit moins difficiles pour elles. » Just sayin'. Comme si il en avait réellement quelque chose à foutre de toute façon. Enfin. Est-ce que je suis vraiment en train de déconner avec un vampire ? Il semblerait bien. Je soupire ensuite, regardant quelque peu autour de moi, retrouvant enfin tous les éléments de mon cerveau, bien que restant sur la défensive. La fatigue est encore présente, mais elle est liée à la tension accumulée depuis les deux derniers mois et la méfiance étant logée dans chaque fibre de mon corps, je reste tendue comme un arc.

La suite à au moins le don de me couper le souffle, me figeant net. Je ne m'y attendais pas. Pas du tout. « Merci mon dieu. » Le souffle passe à travers mes lèvres malgré moi, et une rafle d'espoir emballe mon coeur dans une remontée vertigineuse. Jackson va bien. Il est en vie. Je reprends ma respiration, la nouvelle douloureuse me donnant presque le tournis tandis que que je sens les larmes me monter aux yeux - que je chasse pourtant en moins de temps qu'il n'en faut pour dire cheesecake. J'ai désormais l'impression de me transformer en coton, me détendant imperceptiblement tandis que cela tourne en boucle dans ma tête. Il va bien. Il est en vie. Il va bien. Je ferme même les yeux quelques secondes, soulagée, mes mains tremblants quelque peu, inspirant à fond. C'est ok. Calme-toi, Bailey. C'est ok.
Il me faut bien une minute pour assimiler les faits - car entre l'espérer et en avoir la certitude ... Je me redresse pourtant, rouvrant les paupière pour plonger mes iris dans celle du vampire, cherchant une quelconque trace de mensonge. Cela me tuerait si c'était le cas. Cependant, c'est avec surprise et gratitude que je comprends qu'il n'en est rien. Il ne ment pas. Ce n'est peut-être pas un salopard à 200% finalement. Qu'est-ce que cela lui apporterait, après tout ? Cependant de nouvelles questions fourmillent que je repousse à plus tard pour pouvoir me concentrer sur la suite de ses mots - et sourire. Oui, sourire. Cela me ferait presque rire, d'ailleurs. Mon sort, hu ? Comme si cela m'importait vraiment. Je balaye ses questions d'un haussement d'épaules, avant de m'approcher de lui, après un instant d'hésitation. Il joue avec moi, pourquoi ne pourrais-je pas faire de même ? « Je savais que tu étais cinglée, mais pas à ce point. » La ferme, conscience. Je m'approche ainsi lentement, jusqu'à pouvoir me planter devant lui, à seulement quelques centimètres, le scrutant - et retenant mon souffle car la lumière artificielle ne lui rend pas justice. C'est la première fois que je vois un vampire de près et, si je sais et sens au plus profond de mes cellules qu'il est dangereux, je décide de passer outre cet avertissement pour le moment.« Merci. Je ne sais pas si c'est à vous que je le dois. Mais merci. » Pour avoir pris soin de Jack. Je ne le lâche plus des yeux, à présent, inscrivant dans mon esprit ses traits, comme pour les apprendre par coeur. « Combien j'en sais ? A quel sujet au juste ? » J'arque un sourcil, mon regard dérivant sur son verre, et un soupire sort à nouveau entre mes lèvres, la sensation de soif commençant à me brûler la gorge tandis que je reprends, virant les instincts primaires aussi rapidement que je muselle ma déesse intérieure.Let's the game begins.
« Vous êtes un vampire. Ce serait plutôt à moi de poser des questions à votre sujet, vous ne croyez-pas ? » Je lui lance un sourire mi figue mi raisin, avant de secouer la tête, croisant les bras. « Combien j'en sais ... Et bien tout dépend du sujet ? Si il s'agit des vampires, vous semblez être un agréable mélange de Lestat et Dracula, cependant les légendes naissent bien de quelque part. Je serais affreusement déçue si vous m'avouez briller au soleil, votre classe en prendrait un sacré coup. » J'ose lui offrir un sourire lumineux, me fichant ouvertement de lui à présent bien que je pense chaque mot, avant de pencher la tête et reprendre mon examen minutieux de sa personne, redevenant sérieuse quelques secondes. « Si cela vous concerne vous en tant qu'individu ... J'opterais pour control freak. Dangereux. Charismatique. Arrogant. Certainement têtu. Je suppose que vous êtes cependant de nature curieuse, sinon je serais déjà morte à l'heure actuelle, right ? » Je fronce les sourcils à cet état de fait, avant de finalement m'approcher encore, posant mes mains sur les accoudoirs du luxueux fauteuil, mon visage se retrouvant à seulement quelques centimètres du sien. Quitte à être masochiste et suicidaire, autant l'être jusqu'au bout. « Ecoutez-moi, bien monsieur le vampire. Je me fiche de ce que vous êtes. De qui vous êtes ou encore de ce que vous faites. Tout ce que je souhaite, ici, maintenant, c'est retrouver mon fils et rentrer chez moi. Si je peux en prime frapper le ... L'énergumène que me l'a enlevée il y'a deux mois, de préférence avec une batte de baseball, se serait cadeau bonus. Si ce n'est pas possible, qu'importe. Jack est tout ce qui m'importe, le reste - que se soit votre place ou la mienne dans la chaîne alimentaire, par exemple - est aussi inutile que superflu à mes yeux. » Ceci étant dit, je lui offre un nouveau sourire, que l'on pourrait qualifier de charmeur, la tension dans mes épaules étant pourtant de retour, tout comme la colère. Je mérite un oscar pour cette performance, et si je m'en tire, une bouteille whisky ayant mon âge. Je me recule ensuite, pour simplement mieux me redresser et croiser à nouveau les bras, une lueur déterminée dans le regard. « Je réitère donc ma question, si vous n'y voyez pas d'inconvénient. S'il vous plaît. Où se trouve mon fils ? Et ... Je préfère vous prévenir. Je suis du genre têtue, au moins autant que vous. De ce fait, à moins de me tuer maintenant pour vous éviter des migraines, si toutefois votre nature vous permets d'en avoir, je vous conseille d'être aussi honnête que je puisse l'être car si mentir n'est pas dans mon intérêt, je n'aime pas qu'il y ait deux poids deux mesures. Sans vouloir vous commander, bien sûr. »

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