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 [abandonné] Destiny Will Wait

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Message Sujet: [abandonné] Destiny Will Wait Sam 8 Oct - 18:18


RP EN COURS

SUJET PRIVÉ : FT. Annabelle J. Graham
# TYPE : Flashback
# DATE : Janvier 2016
# MOMENT DE LA JOURNÉE & TEMPS APPROXIMATIF : Le soir aux environs de 19h, il fait nuit et il neige quelque peu. Il fait plutôt froid.

# PRÉSENCE DU MJ : Nope !

# AUTRE : Let's Rock baby !
SHADOW


Il faisait nuit. La rue était calme et silencieuse, seulement troublée de temps à autres par la rumeur d'un moteur d'un véhicule de passage. Il faisait froid, et de petits flocons tombaient même du ciel en voletant dans la bise qui soufflait légèrement. Un lampadaire clignotait de manière irrégulière, surplombant un banc enneigé où personne n'était installé. Allumé, éteint. Un riverain signalerait sans doute aux responsables de la ville que cette irrégularité était à corriger, car elle dérangeait la vue depuis sa fenêtre. Allumé, éteint. Quelques clignotements marquaient l'intervalle entre ombre et lumière. Allumé. Une voiture passa devant le trottoir désert et son banc, ses occupants ne prêtant aucune attention à la défaillance de l'ampoule. Éteint. Quelques crachotements d'agonie de l'ampoule avaient précédé l'obscurité temporaire. Allumé. Un homme se tenait désormais sous le lampadaire.
Alariel avait fait son apparition dans le léger bruit d'ailes qui caractérisait l'arrivée des anges. Les mains dans les poches de son manteau noir, il observait une supérette qui se trouvait sur le trottoir d'en face. La nuit était déjà tombée, mais il était toujours tôt. Il en allait ainsi en hiver. La fermeture serait sans doute pour bientôt. Mais l'ange n'avait pas d'emplettes à faire. Encore aurait-il fallu qu'il fasse cas de considérations matérielles. Non, s'il se tenait là, à attendre en silence, c'était parce qu'il guettait quelqu'un. Il avait mis des siècles avant d'accepter à nouveau de se mêler pour de bon des affaires des humains en arpentant la Terre. Il lui avait fallu pour cela se trouver un véhicule, ce qu'il avait fait il y a de longues décennies. Mais il ne s'était à nouveau impliqué qu'à tâtons. Trop écoeuré par ce qu'il avait vu. Trop déboussolé par le chemin que prenait la Création. Peut-être trop perturbé d'avoir la sensation d'être encore le seul de ses frères et sœurs à accomplir l'oeuvre qu'on leur avait originellement confié.

Le séraphin n'avait pas froid. C'était une sensation qui lui était inconnue, et qui lui permettait de se tenir droit et imperturbable là où un humain aurait grelotté. Des flocons s'accrochaient à ses cheveux sombres, mais il n'en avait cure. Son regard bleu observait la supérette, plus particulièrement ce qu'il pouvait distinguer par la large baie vitrée qui portait le logo de la chaîne. Il savait que sa protégée s'y trouvait. Et d'instinct, il avait ressenti le besoin de la contacter de visu, physiquement. Il ne s'était encore jamais présenté à elle depuis qu'il la suivait, et cela faisait de longues années déjà. Lorsque sa première prière d'enfant l'avait touché, il s'était surtout montré curieux. Il n'avait pas encore décidé de la prendre sous son aile, mais il y avait regardé d'un peu plus près. Et les prières avaient continué. Il ne saurait vraiment dire ce qui avait fini par le décider. Sans doute, comme par le passé, un sentiment pressant qui lui indiquait qu'il y avait des choses importantes à faire. Et puisque la jeune fille avait fini par grandir et devenir chasseuse... il n'avait visiblement pas eu tort. Avec les troubles de ces dernières années, il semblait bien que les chasseurs aient plus que jamais à apposer leur marque sur le destin de l'humanité, et bien plus encore.
Alariel n'eut pas le moindre mal à repérer sa protégée lorsque finalement elle sortit de la supérette, un sac en papier sous le bras. C'était étrange de se trouver là, même encore trop loin, mais en sachant que cette fois il serait visible à ses yeux. Jusqu'alors, il s'en était toujours gardé. Parce qu'être un ange gardien c'était une chose, mais se dévoiler impliquait un contact bien plus rapproché. Sa protégée aurait désormais vraiment conscience de son existence. Toutefois, il ne savait pas encore s'il allait se présenter comme celui qu'il était réellement, son ange gardien qui veillait sur elle depuis des années et qui avait eu pas mal de boulot pour la maintenir en vie. Il serait sans doute plus facile, dans un premier temps, d'essayer de donner le change en se faisant passer pour un humain...

L'ange poussa un soupir avant de se mettre en mouvement. Il traversa la route tout en déplorant mentalement que les choses ne soient pas restées aussi simples qu'elles pouvaient l'être au Moyen Âge. Aborder les humains était alors facile, sans parler de se présenter comme étant un envoyé de Dieu. On le regardait alors comme ce qu'il était, et non comme un illuminé ou un monstre. Cela ne lui était pas arrivé si souvent... Mais depuis ces derniers siècles, certains de ceux avec qui il était entré en contact avaient fini par croire qu'ils devenaient fous. Les croyances se perdaient...
Les mains toujours enfoncées dans les poches, Alariel était arrivé sur le parking. Il ne quittait pas sa protégée des yeux, sans qu'elle semble avoir pris conscience de sa présence. Le reste des événements ne le surprit guère. Elle trébucha et laissa échapper le sac de courses qu'elle portait, dont une partie se répandit sur le sol humide. Bon, ce n'était pas exactement comme ça qu'il s'était représenté les choses, mais cela lui laissait une ouverture parfaitement normale pour une première approche physique. Pallier à sa maladresse. C'était du Annabelle tout craché. Il la rejoignit en quelques enjambées, se composant une expression affable et serviable, un petit sourire sur les lèvres. Généralement, son véhicule avait un effet très positif sur la gent féminine. Il n'avait pas choisi au hasard, dans cet hôpital en 1917... Une chance pour lui qu'un véhicule compatible ait en plus été dotés d'atouts utiles. Au moment de l'aborder, il s'accroupit pour l'aider à ramasser ce qui avait chuté à terre.

« Attendez, laissez-moi vous aider. »
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Message Sujet: Re: [abandonné] Destiny Will Wait Lun 31 Oct - 13:54

Il n’y a plus de thé. Il n’y plus de thé. Il n’y a plus de … Ceci est la constatation dramatique de la soirée lorsque j’ouvre les placards – tous – sentant peu à peu l’effroi enserrer mon cœur, compresser mes poumons, écraser mon estomac, mes yeux s’écarquillant dans l’horreur de la situation. Plus de thé. Plus de thé, du tout, nulle part. Par Saint Paul. Matthew Graham, tu vas m’entendre !

Pour ceux qui ne sont pas au courant, je suis rentrée il y a deux jours d’un affreux voyage en Egypte. En soit, cela faisait bien cinq ans que je n’avais pas fichu les pieds là-bas : depuis le décès de mon oncle, si vous souhaitez la date exacte – et j’ai mis un certain moment avant d’accepter. Cependant, avec les bons arguments, ils – mes anciens collègues - ont finit par m’avoir. Mais là où je ne pensais partir que quelques jours, trois semaines se sont écoulées. Trois semaines depuis le 27 Décembre, alors que je comptais pour une fois profiter du peu de temps que j’avais avec mon frère. Quoi ? Oui, je suis archéologue. Et chasseuse. Et femme de lettres. Et alors ? J’ai déjà eu le cas de momies encore vivantes, figurez-vous. Mais qu’importe, là n’est pas la question. Le problème a été réglé assez rapidement, ce qui ne fût pas le cas de mon retour. Tempête de neige. Vols pour les Amériques suspendus. Enfin tout de même, Chicago, ce n’est pas New York ! Pas moyen de rentrer, même en bateau ? J’ai patienté une semaine. Une semaine au Caire, à râler, criser, me tourner les pouces en apprenant les nouvelles. Boire du thé. Bon, je l’avoue. J’en ai profité pour tuer une goule – et pour une claustrophobe, ce ne fut pas une mince affaire. Jusqu’à ce qu’on me rappelle. Bien. Miracle. Les avions circulaient à nouveau, bien qu’un vol sur trois restait annulé. Qu’importe. Rentrer. Home sweet home. Vingt-sept heures de vol au compteur – tout du moins, trois heures pour faire Le Caire – Qatar et quinze pour rallier Qatar à Chicago par la suite : soit neuf heures d’escale, oui parfaitement. Je n’ai presque pas dormi, n’ayant qu’une hâte : retrouver mon frère et mon lit chaud ; car si au Caire la météo affichait avec un bonheur évident les 20 degrés, Chicago préférait osciller entre -3 degrés et 2 degrés, la neige ruisselant doucement sur les corps gelés de ses habitants. Bien. Ceci était l’état des faits il y a deux jours. Actuellement …. Actuellement je suis en train de maudire de mon frère ainé, car il a oublié d’aller racheter la boisson essentielle à nos deux vies avant de partir je ne sais où pour je ne sais combien de temps – d’autant plus maintenant que j’ai pris froid.
Car je pensais mettre assez couverte, mais le vent glacé m’a prise de court, une énième fois. Par les Saints que je déteste être malade – la preuve étant que je viens de me réveiller, groogy, après avoir dormi neuf heures d’affilé, ce qui est loin d’être une habitude.

Plus de thé. Comment voulez-vous que je me soigne ? Inspirant doucement, frissonnante à la montée de fièvre, je repars d’un pas traînant dans ma chambre pour m’habiller correctement. Fort heureusement, je n’ai pas encore trop de température, je peux donc sortir acheter de quoi ravitailler la maison. Cependant, vu l’heure, je doute que le magasin spécialisé soit encore ouvert lorsque je m’y présenterais … Tant pi. Supérette ce sera. Ils n’ont pas mes préférences, mais cela ira pour dépanner.
Il est dix neuf heures lorsque je me présente, un brin chancelante, devant la caissière. Le nez rouge, noyée sous la couche improbable de vêtements chauds, je lui tends les billets avant d’attraper mon sac remplit à ras bord de boite de thés (et de soupes) et sortir en essayant de paraître digne, malgré ma démarche vacillante. Le froid s’engouffre dans le magasin quand mes bottes fourrées mordent la neige, et me voilà à éternuer une fois, deux fois, trois fois, manquant de rentrer dans quelqu’un.
« Désolée » je croasse à cette personne qui grogne, avant de fouiller dans mes poches jusqu’à trouver un mouchoir et bruyamment l’utiliser, mon bonnet glissant quelque peu de ma tignasse désordonnée (je n’ai pas vraiment pris la peine de me coiffer en sortant). Je lève ensuite les yeux, regardant les alentours, sans réellement prêter attention aux détails. Le peu de gens sortis ce soir continuent leur petite vie bien réglée, et il va me falloir faire pareil – cela commence invariablement par traverser le parking pour rentrer chez moi. Je soupire, rentre le mouchoir dans ma poche et c’est d’un pas correct que je reprends mon chemin. Sauf que. Il fallait que la neige recouvre une légère couche de glace, bien sûr, et que je termine en un cri très bref étalée sur le sol froid, dur et humide, la majorité de mes courses répandues autour et devant moi, mon bonnet lui-même s’envolant avec mes boites de thé. Bon sang. Je déteste l’hiver. Je déteste être malade. Je déteste devoir me « Atchoo ! » Mon nez se trouve à nouveau dans la poudreuse tandis que je cligne des yeux avant de couiner. Reprends-toi Anna. Tu ne vas pas rester là, allongée sur le sol sale. Je me redresse donc comme je peux, mes mains gantées s’appuyant sur le verglas pour tenter de me remettre d’aplomb, consternée une énième fois par ma maladresse. Cependant, alors que je me sens glisser à nouveau, une lueur vient éblouir mes yeux, déchirant la noirceur du ciel comme une comète luisante, irradiante de chaleur et de lumière, me statufiant sur place. Un homme. « Attendez, laissez-moi vous aider. » Hu. Je cligne des yeux, la bouche grande ouverte tel un poisson hors de l’eau. Non. Cela ne se peut. Le temps s’arrête, mon cœur loupe un battement. Ou deux. Devant moi, un être spectaculaire se trouve, doté d’ailes somptueuses, son aura douce l’enveloppant comme … Excusez-moi. Je n’ai pas de comparaisons assez fortes pour décrire la réalité des faits. Est-ce que je rêve, pour autant ? « Je … Vous … Vous êtes … Je veux dire … Oh mon dieu ! » J’inspire l’air frais, oubliant totalement ma position, mes joues devenant cramoisies. Oh mon dieu. Un ange. Devant moi. C’est pas possible. Je cligne des yeux à nouveau, ayant l'air abrutie au possible alors que l'être tente gentiment de ramasser mes courses. Un ange. Ramasser mes courses. Mon thé. Mes soupes. Jésus Christ ! « Je … Hm ... Ne vous donnez pas cette peine, je vais ... je vais le faire. » Je couine, m'étranglant presque tandis que j'essaie d'attraper une boite - la plus proche de ma main. Un ange du Seigneur n'est pas censé faire cela, en théorie. Si ? Non ? Je demanderais à Matthew lorsque je le verrais, après lui avoir passé un savon. Il me dira sûrement que je délire. C'est peut-être le cas en ce moment d'ailleurs. C'est ça. C'est la fièvre. J'éternue à nouveau comme pour me donner raison, mais rien à faire, les ailes et l'aura blanche du type sont toujours là, présentes, me narguant, m'enveloppant presque, et je ne peux m'empêcher de dire tout haut ce que je pense tout bas. « Est-ce que je suis morte ? »



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Message Sujet: Re: [abandonné] Destiny Will Wait Mar 1 Nov - 19:22

Alariel ne pensait pas que son arrivée allait causer une telle surprise. À peine s'était-il accroupi pour ramasser ce qu'Annabelle avait fait tomber que celle-ci lui avait donné l'impression d'avoir été frappée par la foudre. Il tourna son regard vers elle, un instant, suspendant son geste alors qu'il allait attraper une boîte de thé. Elle avait l'air pour le moins misérable, les vêtements humides et maculés de neige, les yeux rendus larmoyants par la maladie, le nez rougi... Mais il fallait ajouter à cela un air hébété comme si elle venait de voir un mirage. Cette attitude amena un léger froncement de sourcils chez l'ange, qui se demanda ce qu'il pouvait bien y avoir de si exceptionnel dans cette situation. Il n'avait rien fait qui puisse amener une telle réaction, et si son véhicule avait tendance à induire des réactions positives chez les humains qu'il abordait, en particulier les femmes, ce n'était certes pas une raison suffisante...
Alors qu'il recommençait à rassembler les affaires éparpillées, son esprit tournait à plein régime. Si la chasseuse avait cet air de poisson sorti hors de l'eau, cela devait être pour une bonne raison. En y repensant, il se rappela qu'elle avait la capacité de voir la véritable apparence des démons. Il en avait été témoin lorsqu'il la surveillait de près tout en restant invisible à ses yeux. Se pouvait-il qu'elle ait la même capacité en ce qui concernait les anges ? Il n'en avait pas connaissance, mais cela semblait être fort probable. Lorsqu'elle balbutia quelques paroles stupéfaites, prononçant notamment le nom de Dieu, un petit sourire amusé s'invita sur les lèvres de l'ange.

« Je n'irais pas jusque là...

Quelque part, cela lui faisait penser aux réactions qu'il avait pu susciter par le passé. En faisant des apparitions devant les humains en leur dévoilant qui il était, certains lui avaient adressé le même genre de paroles, le prenant pour Dieu en personne. Surtout s'il leur faisait voir l'ombre de ses ailes. Il avait à de rares occasion connu des humains qui pouvaient le voir et l'entendre, et leur réaction avait été semblable à celle d'Annabelle ce jour-là. Le séraphin ramassa le bonnet de la jeune femme qui s'était envolé en même temps que le reste durant sa chute, et il le lui tendit. Bon, sa couverture avait de fortes chances d'avoir été éventée. De toute façon, il en aurait le cœur net assez rapidement. Elle n'avait pas encore l'air remise de ses émotions, allant même jusqu'à lui demander si elle était morte. Avant de lui répondre, il prit la peine de se redresser, n'ayant plus rien à ramasser, essuyant machinalement la paume de ses mains sur son manteau en se relevant.

- Pas à ma connaissance, non. Je me suis donné assez de mal pour ça toutes ces années.

Et c'était peu dire. Alariel l'observa, toujours étendue par terre avec ce même air abasourdi. Prenant une inspiration, il se pencha très légèrement en avant et lui tendit la main pour qu'elle puisse la saisir et qu'il l'aide à se relever. Le contact de sa main dans la sienne lui révéla qu'elle avait froid aux doigts, tout au contraire de lui qui avait les mains chaudes comme s'il ne faisait pas froid et humide. L'ayant remise d'aplomb, il glissa à nouveau ses mains dans ses poches, machinalement. Son visage avait repris une expression sérieuse, alors qu'il se faisait dévisager. Il resta là, sans ciller, muet, attendant Dieu sait quoi. Puis, finalement, il s'éclaircit légèrement la gorge avant de prendre la parole.

- Si j'ai bien compris tu peux... me voir. Au-delà de tout ça.

Le séraphin désigna d'un geste vague son véhicule. Histoire de dire qu'elle pouvait voir sa vraie forme. Il n'en doutait pas, car un tel émoi n'aurait pas été causé simplement par la présence d'une bonne âme venue l'aider à ramasser les courses qu'elle avait fait tomber. Alariel leva la tête pour suivre du regard un passant, attendant qu'il disparaisse avant de poursuivre. Les humains avaient cette mauvaise habitude de faire preuve d'indiscrétion et de tendre l'oreille vers des choses qui ne les concernaient pas... Et pour tout dire, il n'avait pas forcément envie de discuter de tout cela là où on pouvait les entendre. Sans oublier que si lui-même n'était absolument pas gêné par le froid, ce n'était pas le cas de sa protégée, qui en plus d'être malade grelottait devant lui comme un agneau pris de court par une gelée tardive. Haussant les sourcils en observant le visage de la jeune femme, il reprit la parole.

- On devrait aller dans un endroit tranquille. Histoire de pouvoir... discuter. Mais avant ça...

Alariel sortit une main de sa poche et posa deux doigts sur le front d'Annabelle. En l'espace d'un battement de cils, il venait de faire disparaître son état grippal. Adieu nez qui coule, éternuements, froid, fièvre et tout ce qui allait avec. Cela n'avait vraiment rien de compliqué pour un séraphin, mais c'était néanmoins un vrai miracle du point de vue d'un humain. Alors qu'il voyait ses yeux s'agrandir encore sous le coup de la surprise, il la coupa avant qu'elle commence à s'extasier. Il n'aurait plus manqué qu'elle crie sa surprise sur tous les toits...

- Où veux-tu te rendre ? Chez toi ? »


L'ange l'interrogea du regard, sa main libre tendue à mi-hauteur, prête à se poser sur son épaule. C'était la soirée des nouveautés, et il pourrait les transporter quelque part en un clin d'oeil. Bon, s'ils procédaient de la sorte, elle allait devoir revenir chercher son véhicule. Mais il n'était pas certain que la laisser conduire serait une bonne idée si elle n'avait pas les idées claires. Pour l'heure, il attendait sa réponse.
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Message Sujet: Re: [abandonné] Destiny Will Wait Sam 17 Déc - 11:08


Définitivement, c’est la fièvre. Bon, il est vrai que je cauchemarde depuis toute petite. Et qu’il m’est arrivée de croiser un démon ou deux. De vrais démons. Très moches. Ultra laids. Immondes. Horribles. Griffus, cornus, le corps décharnés. L’un d’entre eux était aussi bleu et violacé qu’un cadavre, les traits émaciés et en guise d’yeux des orbites vides et cernées. En fait, mieux faudrait-il que je vous les dessine. Et encore. J’en tremble encore, rien qu’à la pensée de … Il n’y a aucun mot assez fort pour décrire l’horreur. C’est pour cela voyez-vous ? Je n’ai jamais vu d’ange de ma vie. Qui le pourrait ? Cependant, puisque les démons existent, les autres créatures du Seigneur également. Je les entendais à une époque. Cela me semble si loin maintenant. Et si Matthew devait me penser folle, tous les chuchotis se sont pourtant avérés exactes. Concernant les Winchester tout du moins. Mais cela ne restait qu’une fréquence radio comme une autre. En voir un, bien réel, bien vivant devant moi …. C’était un peu comme me lancer au visage un cadeau de noël avec une bombe à l’intérieur. Je pouvais d’ors et déjà entendre le décompte agaçant. Pourquoi était-il ici ? Pourquoi maintenant ? M’étaler dans la neige était une chose habituelle, étant fortement maladroite. A moins qu’il ne venait pour m’emmener ? Mais je ne voulais pas mourir tout de suite ! Pas maintenant ! Pas comme ça ! Enfin comme ça … J’espérais juste ne pas me faire écraser par un camion. J’aurais aimé un truc un peu plus classe, mais après tout, vu mon coté maladroit, encore une fois … C’était peut-être tout moi au final.
« Buis-je au moins enguirlander bon frère abant de deboir bous suibre ? » Je demande, toujours dans mon délire, et surtout très enrhumée. C’est peut-être le dernier truc que j’aurais l’occasion de faire, j’aimerais autant le faire correctement.
Pour le coup j’en oublie mes courses, tiens. Oh par nos ancêtres les Gaulois. Attendez que la connexion neuronale ne se fasse correctement. S’il m’aidait à ramasser mes courses … peut-être n’était-il point là pour m’emmener au final ?! Et sa voix termina de me donner raison à ce sujet. Il n’était pas là pour … Attendez une minute. « Que boulez-bous dire bar là ? » Sourcils à présents froncés, je serre automatiquement mes maigres provisions contre ma poitrine, légèrement sur la défensive. Est-il en train de me dire qu’il veille sur moi depuis un temps ? …. Non. C’est une blague. Si ? Alors le fait que Danny le bad boy se soit mangé littéralement le râteau le jour où il a tenté de m’embrasser au collège … C’était lui ? Est-ce que je dois aussi le remercier pour le fait que le siphon du lavabo fonctionne à nouveau miraculeusement depuis trois jours ? Oh par les cornes du casque de Sauron. Et à présent, il reste stoïque, à me tendre mon bonnet, comme si de rien n’était. Je dois ressembler à un écran d’ordi datant de 98. Complètement bugué, avec un beau ERROR 404 NOT FOUND inscrit au milieu du visage, me mangeant le nez.
« Je … excubez-moi … De … Debuis combien de temps est-ce que bous … ? » Même pas fichue de dire une phrase correcte. A ma décharge, il continue d’éblouir tout le quartier, et j’en aurais presque cherché mes lunettes de soleil. Mon dieu. Ses ailes. Je vois encore ses ailes. … Je n’ai jamais consommé de drogues, mais je crois que même avec du LSD ou du Cannabis dans le sang, je n’aurais jamais aussi bien plané de toute ma vie.

Heureusement pour moi, et pour lui, je finis par me reprendre. D’instinct, je finis par sortir de mon manteau un simple mouchoir, non pas pour l’utiliser cette fois mais pour lui tendre – simplement car le sol est sale et … et bien c’est un ange. J’aimerais éviter qu’il salisse pour moi …. Ce serait déplacé. Mais il vient tout de même de remettre ses mains dans ses poches, alors ai-je de nouveau l’air d’une idiote avec mon mouchoir tendu, tanguant légèrement une fois remise sur pied. Son contact est réel. J’ai senti sa peau. Enfin … la peau de l’homme qui se présente devant moi. C’est très étrange. Comme voir une image en décalé. Je vois le corps humain qu’il utilise, mais je vais également sa vraie forme rayonner autour. A se demander comment il entre à l’intérieur.
Je cligne à nouveau des yeux alors qu’il m’adresse la parole. Reprends-toi Anna. Il va te prendre pour une cinglée. Quoi que s’il veille sur moi depuis tout ce … Oh mon dieu. Est-ce qu’il me regarde aussi quand je suis sous la douche ? J’espère que non !
« Je … Oui ? Bous ... Bous êtes ... Magnibique. » Je rougis et secoue la tête. Je n'ai jamais dit ça à qui que ce soit. J’évite cependant de lui dire que je peux aussi l’entendre. Cela lui ficherait peut-être la trouille. J’inspire doucement l’air froid qui me gèle sur place, reprenant conscience de la réalité qui m’entoure. Si je ressemble à un chat mouillé, il semble parfaitement à sa place et n’a pas l’air de craindre le froid. Tant mieux quelque part. Comme les démons, je peux d’ors et déjà distinguer nos différences. Il n’est faible. La suite en revanche me laissa perplexe. Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, un ange qui apparaît comme ça, boum, et qui vous aide à ramasser votre thé, ce n’est pas commun alors un ange qui semble vous … inviter quelque part ensuite … J’ai presque envie de rire, le style de rire hystérique, paniqué, incrédule. Mais je ne le fais pas. Je suis trop occupée à écarquiller yeux alors qu’il touche mon front. Je n’ai pas le temps de dire ordinateur ou physique quantique qu’une chaleur s’empare de moi et … et j’ai à nouveau la tête claire. Les courbatures ont disparu. Je me sens légère, pire que tout, en pleine forme. Je cligne des yeux à nouveau.
« Merci. » Je murmure, sous le choc, avant de secouer la tête pour me reprendre définitivement. Ok. Il va perdre patience et j’ai des choses à ranger – les boites de thés s’humidifient et ce n’est pas bon pour le miracle qu’elles contiennent. « Chez moi ! » Je lance avec aplomb, remarquant sa main. Que va-t-il faire ensuite ? Nous téléporter ? J’espère que je supporte ce genre de choses. J’aurais préféré marcher, n’ayant pas la permis (et heureusement !) mais soyons lucides : le thé ne sera jamais sec à temps si nous rentrons à pied, et il a l’air assez … gêné / coincé / rigide comme ça. Je ne voudrais pas l’embarrasser plus que cela. Allons. « Je suppose que vous connaissez l’adresse, de ce fait … Après vous ? » Je demande, incertaine, avant qu’une soudaine idée me vienne en tête. « Oh, au passage, mon frère est absent ! Est-ce que vous aimez le thé ? Je n’ai plus que ça. A ce propos … Puis-je vous être utile pour quelque chose ? Je n’ai pas l’habitude de … Enfin vous voyez. » D’accueillir un ange chez moi. Heureusement que la maison est propre … Attendez. Ai-je pensé à ranger le linge sec ce matin ? Il ne manquerait plus qu’il tombe sur des petits culottes en train de sécher !



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Message Sujet: Re: [abandonné] Destiny Will Wait Mar 10 Jan - 1:17

Les humains avaient beau être le chef d'oeuvre de Dieu et avoir de nombreuses qualités, ils avaient un nombre incalculable de défauts qu'on apprenait à voir de plus au plus à force de les côtoyer. Alors que dire lorsque cela faisait des millénaires que la cohabitation existait... Dans le cas d'Annabelle, il était surtout question de parler. De trop parler même, en l'occurrence. Il aurait suffi de simplement indiquer la destination, mais non, il fallait se perdre en bavardages... Alariel retint un soupir qui avait tout du réflexe, puisqu'il n'avait absolument pas besoin de respiration pour vivre. Il avait au moins retenu l'essentiel de ce qui s'était dit. Chez elle. C'était ce qu'il avait l'intention de faire, à la base. Il serait en terrain connu, car oui, il avait visité les lieux à de multiples reprises au cours des années qui s'étaient écoulées. Ce n'était pas parce qu'il n'avait pas désiré être vu qu'il avait été absent pour autant.
Finalement, l'ange posa sa main sur l'épaule de sa protégée. Dans un bruit semblable à un froissement de plumes, ce qui les entourait disparut soudain, comme aspiré par le néant. C'était encore une sensation différente de celle d'un décollage comme le ferait un oiseau ou un avion. C'était plutôt comme s'ils changeaient de plan. Le temps d'un battement de cils, quelques fractions de secondes seulement, et leurs pieds reprenaient à nouveau contact avec le sol, sans même que la sensation de l'avoir perdu puisse se faire sentir. L'humidité et le froid avaient disparu, pour laisser la place à l'atmosphère plus douce et accueillante d'une maison. Pour le séraphin, cela ne faisait pratiquement aucune différence. Il n'était pas sensible aux variations de températures.

Il relâcha lentement sa prise sur l'épaule de l'humaine, laissant son bras retomber le long de son corps. L'environnement autour de lui ne le surprenait pas, il était déjà venu trop souvent pour cela. La seule différence, c'est que cette fois il avait fait le choix de se matérialiser, de se rendre visible aux mortels. Bien loin de réfléchir aux questions qui lui avaient été posées quelques secondes auparavant concernant ses goûts et ses désirs en matière de boisson chaude, il parcourait plutôt les alentours d'un regard bleu, vif et aiguisé, en quête d'un quelconque signe de menace. Généralement, on ne rentrait pas aussi facilement dans le foyer d'un chasseur. Ou de deux, dans le cas présent. Mais tous étaient loin de penser à mettre des protections contre les anges. Ses frères et sœurs savaient se faire plus discrets que les démons. Moins nuisibles aussi sans doute. En quelques secondes seulement, il fut assuré qu'aucun fils ne l'enfer n'allait décider de leur tomber dessus à l'improviste. Il put se relâcher imperceptiblement, ses épaules se détendant à peine.
Alariel se retourna vers sa protégée qu'il considéra sans mot dire depuis la haute taille de son véhicule. Si on comparait cela à l'échelle de sa véritable forme, c'était une hauteur tout bonnement ridicule, mais... pour un humain, son enveloppe était déjà plutôt respectable. Annabelle avait l'air de quelqu'un à qui on vient de brutalement arracher quelque chose. Pourtant, en tant que chasseuse et compagnie, elle aurait depuis longtemps dû arrêter de s'étonner des choses qui sortaient de l'ordinaire. C'était à croire que l'esprit humain se bornait à refuser la nouveauté, et se complaisait dans l'ignorance. Tout bonnement risible. Craignant qu'elle reste encore là bouche bée pendant les heures qui suivraient, le séraphin dut mobiliser ses connaissances sur les humains et les coupler à la discussion qui venait à peine de se finir pour se fendre d'une phrase propre à le remettre doucement sur les rails.

« Va pour du thé, alors. Ça m'ira très bien.

Du thé ou autre chose, il s'en moquait à vrai dire. Au moins pouvait-il boire. La nourriture avait encore moins d'intérêt pour lui et ses semblables. Pour le coup, il ferait l'effort d'apprécier ce qui lui serait servi. Une maigre distraction. Le fait que cette phrase puisse être en décalage total avec une première téléportation ne lui avait même pas effleuré l'esprit. Il était partisan de la méthode apprendre sur le tas. Il fallait que les humains se secouent un peu les puces. Ils avaient une vie si brève, et pourtant ils aimaient tellement perdre leur temps... c'était effarant. Même lui, avec l'éternité devant lui – et pratiquement derrière également, si on y réfléchissait – aurait trouvé insupportable de rester les bras ballants à attendre une révélation.
Alariel n'avait pas envie d'attendre plus longtemps que les choses se passent. On lui avait proposé une boisson, il avait fait l'effort de répondre à la politesse par l'affirmative, maintenant il était temps d'entrer dans le vif du sujet. S'il avait choisi de se faire connaître à présent, et non pas de rester dans l'ombre peut-être jusqu'à la fin de la vie de sa protégée, c'était pour essayer d'agir sur les événements qui bouleversaient le monde actuellement. Tout le monde surnaturel semblait en ébullition, et tout se précipitait comme cela avait rarement été le cas dans l'histoire. Il y avait de quoi titiller un être aussi ancien que lui. Et il foulait la Terre depuis un moment déjà...

- Je suppose que tu as remarqué que les choses tournent mal en ce moment. Qu'il y a un peu d'agitation dans le monde... surnaturel. C'est pour ça que je suis ici. Tu fais partie des humains qui peuvent changer les choses.

Nul besoin de s'installer ou d'entamer la discussion par quelques fioritures d'introduction. Non, l'ange était là pour aller droit au but. Même s'il avait appris pas mal de choses au contact des humains depuis la première fois qu'il avait été amené à les fréquenter, il y avait certains points de sa personnalité qui semblaient immuables et hermétiques au changement. Sans doute était-il un peu trop direct. Lorsqu'il vit l'air qu'elle afficha, il eut un étrange sourire dénué de toute forme de joie. On aurait plutôt pu prendre ça pour un rictus résigné.

- Laisse-moi deviner. Tu es encore bloquée sur le chapitre « je suis un ange », c'est ça ? »

Le séraphin songea que certains de ses frères et sœurs lui auraient demandé où est-ce qu'il avait acquis un tel langage. D'ordinaire, il était un peu plus châtié que cela. Mais au moins, la métaphore peu subtile serait parfaitement comprise par Annabelle. Et peut-être que cela l'inciterait à remettre son cerveau en bon état de marche.
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Message Sujet: Re: [abandonné] Destiny Will Wait Lun 23 Jan - 22:51


Trop d’interrogations vrillent mes tympans, et je suis certaine que l’ange doit voir de la fumée sortir de mes oreilles tandis que je me fais un torticolis aux synapses. Allons Annabelle, reprends-toi ! Il va finir par te penser idiote, ou incapable de penser correctement et de façon claire. Quoi que si jamais il m’observe depuis déjà un moment … Je suis mortifiée à l’idée. Cela signifie qu’il a assisté à chaque bourde monumentale ? Oh doux Jésus. Mais alors que je te tente de me calmer, le voilà à présent à me toucher, posant familièrement sa main sur mon épaule, et je manque de m’étrangler. D’une part car son contact est aussi léger qu’une plume. D’autre part car tout ce qui m’entoure disparait soudain, comme aspirée, et je sens l’univers se tordre – oui parfaitement, l’univers – et tout aspirer. Qu’est-ce que ? Mais je n’ai pas le temps de couine, flancher, m’agripper que hop, me revoilà soudain chez moi, zouip, pouf, magique. C’est donc ça la téléportation ? Je m’attendais à ce qu’on ait la tête qui tourne, des vertiges … La seule chose que j’ai, c’est mal à l’estomac, un peu comme lorsque je débarque sur un bateau. Heureusement, je n’ai pas le mal de l’air, ni de mer, même si les sensations sont … A couper le souffle. Je termine donc de suffoquer au milieu du salon, tentant de reprendre mes esprits, tout en serrant mes courses contre moi. Je ne m’attendais pas à ça.
« Woah. »
Je souffle puis cligne des yeux, histoire de me faire au nouveau décor – chez moi, avant de lui jeter un coup d’oeil craintif puis finalement faire quelques pas maladroits vers ma cuisine et déposer mes courses. Je me doutais bien que les créatures célestes étaient puissantes, mais au point de se téléporter là où ils veulent ? J’ai vraiment intérêt à faire bonne impression si je ne veux pas finir au Kilimandjaro. Quoi que des vacances seraient appréciables … Focus Anna.
« Bienvenue chez moi ? »
Je marmonne, tentant de ne pas rire nerveusement, tout en me faisant à la température ambiante. Je reviens d’ailleurs pour enlever mon manteau et mes chaussures, que je range par automatisme – Matthew criserait si je laissais ça au milieu du passage. A vrai dire, je suis loin de m’imaginer qu’il est en train de scanner toute la baraque à la recherche d’un détail qui pourrait clocher – la maison est trop bien protégée, grâce aux sortilèges mis au point par nos ancêtres les hommes de lettres. Pour ma part, j’évite de trop le regarder, pour ne pas restée bloquée sur sa véritable nature. Il est … Et bien il est immense. Enfin sa Grace l’est. Enfin, il n’atteint pas non plus le plafond, mais sa radiance est chaude et ses ailes … Qu’est-ce que je voulais faire déjà ? Oh c’est vrai, du thé. Je me secoue pour repartir en direction du placard et mettre la bouilloire en marche. Une très bonne invention, la bouilloire. Ensuite, je sors deux grands mugs, et la boite énorme de thé – que je manque de renverser par mégarde lorsqu’il passe aux choses sérieuses – à savoir, ce qu’il vient faire ici. Evidemment, il n’est pas là pour faire coucou. Heureusement pour moi, je la rattrape et je pose le tout sur la table. Soufflant, j’ouvre ensuite la boite à thé, tout en réfléchissant à ses propos et aux goûts qu’il peut avoir. Il doit être le style Earl Grey. Classique, indémodable, strict. Je prends deux sachets, que je pose dans les mugs, avant de me retourner pour prendre le lait dans le frigo. J’aime avoir un nuage de lait dans mes boissons. Je me fige cependant quand sa voix retentit à nouveau, agacée, et je me ratatine un brin.

« Non. » Je marmonne, avant de me reprendre, et verser l’eau bouillante dans les mugs. Je les prends ensuite pour aller les poser à table, en prenant garde à ne rien renverser. Ensuite, je m’autorise à le regarde, juste un coup d’œil, avant de froncer le nez et me reconcentrer sur mes tasses. « Je ne vois juste pas en quoi je peux être utile. Je n’entends plus vos murmure depuis un moment et … » Je m’arrête, avant de le fixer, soudain sérieuse, mon cerveau entrant en surchauffe. « Les choses n’ont jamais été bonnes. Nous nous efforçons de faire de notre mieux, mais cela ne sera jamais bien, j’en ai conscience. Néanmoins … Comment pourraient-elles empirer ? Je suppose que vous avez plus de … D’informations que moi à ce sujet. » Je soupire, avant de m’assoir et attraper ma tasse, baissant les yeux. « Excusez-moi si je vous semble irrespectueuse, c’est la première fois que je vois un ange, je ne sais pas quelles … formalités utiliser. » J’ose boire une gorgée, contrariée, avant de rougir quelque peu et regarder une photographie – celle de mes parents – accrochée au mur. « Je dois vous paraître lente et stupide je suppose. Vous auriez mieux fait d’aller voir mon frère. »



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[abandonné] Destiny Will Wait

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