Partagez | .
 

 [Abandonné] I am the wisdom of the fallen ◊ Rayce

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: [Abandonné] I am the wisdom of the fallen ◊ Rayce Mer 5 Oct - 23:52


RP ABANDONNE

SUJET PRIVÉ : FT. Rayce Winston
# TYPE : temps présent
# DATE : mi-mars
# MOMENT DE LA JOURNÉE & TEMPS APPROXIMATIF : tombée de la nuit

# PRÉSENCE DU MJ : Non

# AUTRE : Du drama (c'est Lyov qui a voté).
SHADOW
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: [Abandonné] I am the wisdom of the fallen ◊ Rayce Mer 5 Oct - 23:52


I am the wisdom of the fallen
“The fascination of somebody with original creative gifts is something that's always drawn me. I get attached to them, but I can't call it being in love, because the words are so debased.”  
Fantomatique, Louise s’arrêta dans son cheminement inconscient, ses pieds s’enfonçant dans l’herbe d’une pelouse fraîchement taillée, humide, la grisaille du ciel se mêlant étroitement à celle de la pierre sur laquelle son regard se perdit, quelques secondes. Quelques heures. La notion du temps était devenue quelque chose d’assez étrange, presque flou, depuis qu’elle avait embrassé l’éternité, sa peau figée dans l’étreinte d’une jeunesse qu’elle arborait fièrement, d’ordinaire. Pas aujourd’hui, pas dernièrement, sans doute parce que rien n’était plus ordinaire, rien n’était plus aussi étourdissant, à part peut être ce sentiment désagréable qui lui collait aux talons, qui lui brûlait la poitrine d’un feu ardent, qui consumait le reste d’un organe qu’elle croyait éteint, incapable de vaciller encore. Et pourtant, elle avait cru pouvoir sentir l’organe battre, une unique fois, quand la nouvelle avait résonné dans son crâne, comme irréelle, comme improbable. Pas elle. Pas maintenant. Pas à son insu. La culpabilité, sensation particulière qui avait quitté son vocabulaire depuis le temps de l’orphelinat, lui avait gonflé la poitrine d’une lourdeur improbable, inconnue, inexplicable. Elle trainait le fardeau comme un condamné son boulet, se perdant dans un cimetière froid, derrière la bâtisse, à la manière de ces revenants hantant les lieux de leur dernière demeure. Insensible à la foule qui piétinait, seulement quelques instants avant son arrivée, la terre fraichement retournée d’une parcelle où reposait un nouveau disparu. Isobel n’avait pas eu cette chance, son corps ne reposerait jamais et, par extension, Louise non plus.

De la place qu’elle occupait, un peu plus tôt, elle n’avait pas vu l’intérieur du trou, le cercueil y aillant disparu avant qu’elle s’approche, pourtant elle avait crut ressentir le désarroi des proches endeuillés, brisés par la disparition de la boîte vernis, comme s’il était le sien. Ils allaient et venaient, fourmis affolées, près de la tombe, des regards jetés, accompagnés de poignées de terre sèche. Personne n’avait vraiment remarqué sa présence, mais Louise les observait, à tour de rôle. Les hommes en costumes, les femmes en robes élégantes avec leurs chapeaux et leurs gants. Principalement des personnes âgées. Ils baissaient leur visage vers le sol, se soufflaient des mots qui se devaient tendre et Louise fut frappée par leurs nuques dégagées, si vulnérables. Sa gorge s’était nouée, un peu, prise comme dans un étau par l’ambiance pesante. Personne ne la voyait, mais elle pouvait les observer, prédateur tapit dans l’ombre et l’espace d’un instant, sa vue se troubla, un peu; une gamine la dévisageait. Louise n’y aurait pas prêté attention si la fillette ne lui avait pas collé un étrange malaise, ses traits déformés dans une expression qu’elle reconnut sans trop de difficultés, pour l’avoir si souvent collée à ses lèvres, fut un temps.. Quand Isobel devait la retrouver. C’était l’attente, insupportable, éternelle, dégueulasse.
Il lui fallut un bon moment pour comprendre, pour prendre pleinement conscience de la situation; elle était victime d’une illusion, d’un déraillement de son esprit. Cette fillette, c’était elle. Relevant les yeux, Louise réalisa que la foule s’était dispersée déjà, sans qu’elle ne s’en rende compte, alors qu’elle restait là, dans l’ombre d’une lune sur le point de naître, à patienter.
Isobel ne viendrait pas.

Isobel ne viendrait plus.
La réalité de cette pensée la frappa et aurait certainement eu pour effet de lui couper le souffle, si c’était encore possible. Âme brisée, perdue, Louise arpenta à nouveau le cimetière, des branches craquant sous le poids de sa démarche lourde de douleur, son corps désarticulé, ses traits éteints dans une expression de peine infinie. Seule, abandonnée, elle se rapprocha de la pierre grise, neuve, encore propre, encore intacte, la mousse ne viendrait que plus tard, quand on oublierait l’absent. Le nom ne lui apporta pas grand chose, mais elle se pencha malgré tout pour observer le fond, une moue étrange sur ses traits avant de quitter les lieux, de contourner le muret délimitant l’hôtel des morts pour rejoindre l’entrée de l’église. Des gouttelettes d’eau s’échappaient des pierres et Louise eut la sensation terrible de regarder la paroisse pleurer des larmes qui ne lui venaient pas, comme compatissante à un chagrin d’une ampleur qu’il ne lui semblait n’avoir jamais connu. Sans doute parce que jusqu’ici, elle n’avait jamais perdu de mère. Avec ses vitraux scintillants sous l’éclat lunaire, elle eut l’impression que le prénom d’Isobel y était écrit, que toute l’imposante demeure de Dieu appelait « Isobel ! Isobel ! »

Hypnotisée par les gouttelettes perlant du toit, Louise mit un moment à réaliser que les portes s’étaient ouvertes et qu’une silhouette se détachait dans l’encadrement. Elle resta interdite, âme perdue au pied des marches menant au salut, dominée par l’homme. « Vous restez bien tard… » Levant les yeux, Louise se fascinant pour le bleu pâle de son regard; les jolies choses la captivait avec une facilité déconcertante.. Ce même si la posture de l’individu face à elle parvenait à la déranger plus qu’autre chose, parce qu’il était bon, il se devait de l’être vu son rang. Qu’il était une âme pure, quand la sienne laissait un vide au creux de ses entrailles. « Vous ne craignez jamais que de mauvaises personnes profitent de ces portes que vous ne fermez pas.. ? »
(c) AMIANTE


Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: [Abandonné] I am the wisdom of the fallen ◊ Rayce Jeu 6 Oct - 22:35


❝ I am the wisdom of the fallen ❞Louise
+
Rayce
Ne pas abandonner, c'était le seul mot d'ordre et pourtant, c'était bel et bien celui que Rayce avait laissé de côté en premier. Lui qui avait voulu faire croire qu'il était fort, voire même invulnérable, il n'était pas moins humain que les autres. Il avait juste voulu protéger sa mère du mieux qu'il pouvait mais qu'est ce qu'un gamin comme lui pouvait faire face à la fatalité de l'existence? Pas grand chose, au bout du compte. Rayce avait grandi du mauvais côté de la barrière, il était mort sans l'être véritablement depuis des années et il n'y avait rien qui pouvait ramener ses pieds sur la terre ferme. Finalement, il y avait pire que la mort, il y avait cet état dans lequel Rayce demeurait depuis son adolescence, perdu entre deux eaux qu'il était. Il n'avait plus d'existence propre parce qu'il s'était donné à Dieu et qu'il avait oublié ce que c'était que de vivre pour soi, d'avoir des rêves et des espoirs. Tout ce qu'il lui restait, c'était une enveloppe charnelle, quelques pensées qui ne lui appartenaient plus vraiment, le reste n'était que du vent. Rayce n'était plus qu'un fidèle serviteur du Seigneur, dans sa tête, plus rien d'autre n'avait d'importance et c'était bien mieux comme cela selon lui. Il y avait bien trop de souffrances dans son coeur pour qu'il puisse y faire face, seul tout du moins. Rayce ne pouvait pas se fier aux autres, il ne se sentait plus assez légitime pour oser parler de lui à autrui, il était seul dans ce purgatoire qu'il s'était créé. Enfermé dans son propre enfer, Rayce n'ouvrait plus les yeux sur la réelle beauté de ce monde. Pourtant, elle était partout autour de lui s'il prenait la peine de la détailler dans toute sa splendeur. Pour une fois dans sa vie de reclus, il avait osé sortir de ce purgatoire douloureux, rien qu'une heure pour aller s'asseoir dans le jardin et s'amuser avec quelques bouquets de lilas et de jonquilles. Il ratait tout cela au quotidien, la beauté la plus simple et la plus fraîche, celle qui ne fanait que dans sa mémoire parce qu'elle était partout, elle l'entourait et Rayce aimait cela. Qu'il était idiot de croire que la solution à son mal être intérieur se trouvait dans un confessionnal ou dans un livre saint qui ne comportait que des règles générales qui ne s'appliquaient plus à un monde comme le leur. C'était la seule alternative qui semblait avoir encore un peu de sens parce que s'il ne s'accrochait pas à ces centaines de pages, les pensées de Rayce dérivaient vers son enfance, vers ces cicatrices qui le brûlaient jusqu'aux entrailles. Il en avait assez de souffrir, de se sentir s'enflammer dès que son père se retrouvait dans les parages, Rayce ne voulait plus jamais se sentir aussi impuissant alors, autant ne rien ressentir du tout. La solution était très probablement radicale mais c'était la meilleure qu'il ait trouvé pour survivre à la cruauté de ce monde. Rayce, le philanthrope, ne voulait pas disparaître au profit d'un être sombre. Il voulait continuer à être cet homme de foi qui croyait en la beauté de l'âme humaine. Il le voyait partout, chez tout le monde, parce qu'il avait cette bonté qui le poussait à toujours voir le meilleur. C'était pour cela qu'il n'arrivait pas à mépriser réellement son père, il sentait que c'était son malheur qui l'avait rendu si violent et il n'y avait pas de remède miracle contre cela. Si Rayce avait été la victime, il tâchait de l'oublier et il y arrivait en contemplant la simple beauté qui s'étalait sous ses yeux, rien qu'une heure avant de retrouver les couloirs froids et humides de son église. Le silence le tuait, c'en était aberrant.

La nuit tombait, le temps s'arrêtait dans la lumière feutrée des bougies qui berçaient l'iris bleuté des yeux de Rayce. Il était encore là, à arpenter la nef, à la recherche d'un but, de quelque chose qui pourrait le sauver des ombres qui l'assaillaient, celles qui n'étaient que siennes. Il avait oublié la beauté qui occupait son esprit lorsqu'il était dans le jardin, il avait oublié qu'il était heureux dans son mensonge, il avait tout oublié. C'était ainsi qu'il était la nuit, plus troublé, comme si des ombres venaient le happer, mais peut être que son instinct n'avait pas si tort que cela. Rayce n'avait aucun réel moyen de le savoir, tout ce qu'il était encore à même de faire, c'était sortir d'ici, trouver le moyen de respirer de nouveau avant que les images ne lui reviennent à l'esprit. Il voyait les cigarettes qui s'écrasaient contre sa peau d'ange, les démons qui s'abattaient sur ses os et sa chair qui brûlait sous les assauts de la haine. Il voulait s'en débarrasser, il voulait se laisser mourir dans sa quiétude habituelle car, oui, il y avait pire que la mort, il y avait cette vie décharnée que Rayce vivait. Alors, il s'échappa des murs de l'église, poussant la large porte en bois pour se retrouver nez à nez avec ce qu'il avait oublié. La beauté. La fraîcheur. Il aurait pu ne pas s'en rappeler mais l'odeur de jonquilles et de lilas envahissaient ses narines parce que Louise avait ce parfum de bonheur qui enivrait ses sens. Le monde était beau et finalement, Rayce pouvait s'en souvenir alors qu'un léger sourire courait sur ses lèvres pendant qu'il fermait à clé la porte de son antre de fortune. "C'ma maison, j'suppose que c'normal..." Clairement, il n'y avait rien de plus normal que de dormir sur une paillasse dans le fond d'une église, alors qu'il faisait froid l'hiver et une chaleur démentielle l'été. Rayce était fou, il l'était devenu par la force des choses et il n'arrivait pas à regarder la vérité en face, pas de la manière dont il coinçait son regard dans celui de Louise. "Et qu'est ce que ces mauvaises personnes viendraient trouver dans mon église? La seule chose qui fait peur, c'de ne pas croire en la bonté humaine... Je n'ai rien d'autre à perdre, Louise." Il souriait encore en descendant les marches de pierre pour se poser à côté d'elle, portant ses mains dans ses poches comme s'il vivait dans ce monde depuis toujours. Ce soir, Rayce n'était plus un homme d'église, il était une ombre comme les autres et l'idée lui plaisait. "Vous vouliez une confession peut être? Faire une prière? J'vous ai un peu fermé la porte au nez pour l'coup... Mais pourquoi venir si tard dans les environs autrement?" Le mystère de cette beauté naturelle enivrait ses pensées autant que ses sens et Rayce n'essayait pas de le saisir, autant le vivre, c'était bien plus parlant.
© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Age : Inconnu
Métier : Platypus de compagine
Situation : Mère (Célibataire) de tous les platypus
Localisation : Heaven, chambre de Gabriel
Feat. : Platypus
Copyright : Shadow & TUMBLR
Je suis aussi : //
Date d'inscription : 10/11/2015
Messages : 536

Message Sujet: Re: [Abandonné] I am the wisdom of the fallen ◊ Rayce Dim 5 Fév - 15:33

RP Abandonné




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: [Abandonné] I am the wisdom of the fallen ◊ Rayce

Revenir en haut Aller en bas
 

[Abandonné] I am the wisdom of the fallen ◊ Rayce

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Enfant abandonné à Morne Calvaire dans un champ de mais
» Enfant abandonné ou tué devant Food for the Poor- Attention photos sensibles
» PACHA petit lhassa apso 9 ans abandonné (62)
» Rufus, caniche abricot de 4 ans, abandonné 2 fois ! (dép56)
» Fallen Galaxy

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Solemn Hour :: Rps-