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 Hernan + des engins comme vous, ça devrait être fourni avec une notice

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Age : 37 ans
Métier : chasseur et babysitter de garou à plein temps
Situation : oiseau migrateur
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Message Sujet: Hernan + des engins comme vous, ça devrait être fourni avec une notice Mer 5 Oct - 0:42


Hernán MARÍA ROWE
Le minotaure c'est jamais qu'une grosse vachette montée sur deux pieds, hein!
C'est pas ça qui va m'empêcher d'dormir !

FT. TRAVIS FIMMEL
# TYPE : Personne inventé (scénario)
# NOM : Rowe est le patronyme de son père d'adoption, d'origine irlandaise. Son nom véritable restera un mystère pour le reste de sa vie.
# PRÉNOMS : Hernando María sont les deux prénoms que lui ont donné ses parents adoptifs; son vrai prénom reste inconnu. En a-t-il seulement jamais eu un ? Et le premier qui rit de son second prénom a intérêt à avoir quelques dents de rechange.
# SURNOMS : Oh, des surnoms, on lui en a déjà affublé un paquet, et pas des plus élégants. Alors faites-vous plaisir !
# AGE & DATE DE NAISSANCE : 37 ans, 2 avril 1979. Cette date étant celle à laquelle il a été trouvé, il est fort probable qu'il soit un peu plus âgé de quelques semaines, voire mois.
# LIEU DE NAISSANCE : Cela reste inconnu encore aujourd'hui. Il a été trouvé dans une ruelle de Houston, Texas.
# RACE : Êtes-vous un poney ? Il en a le crin, en tous cas, mais il n'est qu'humain.
# GROUPE : Chasseurs
# SITUATION MARITALE : Célibataire
# PROFESSION : Chasseur et Babysitter de garou
# ORIENTATION SEXUELLE : Elevé dans un milieu où il valait mieux être attiré par le sexe opposé, il ne s'est jamais vraiment posé la question.
# AUTRES INFORMATIONS : Si cela ne tenait qu'à lui, il vivrait en nomade, avalant la route entre deux villes quand l'envie lui en prend. Mais certaines exigences... logistiques le forcent à rester basé à San Francisco avec Kirk. + Il a grandi un peu partout. Ses parents, en tout cas le couple qui l'a adopté et élevé, l'a trouvé dans une ruelle, à peine âgé de quelques semaines. Ils voyageaient de ville en ville, mais la famille restait le plus important. Il a donc grandi en famille le temps de son enfance et de son adolescence, une époque relativement heureuse qu'il chérit en partie encore aujourd'hui. Il a toujours considéré que si ses parents biologiques l'avaient laissé là pour mourir, c'est qu'ils ne voulaient pas de lui, et a donc résolu de ne pas s'en formaliser davantage. + Une team ? Il va s'occuper de son cas pour commencer, c'est déjà pas mal. Et de celui de Kirk, il y a pas mal de boulot de ce côté-là aussi.
# ANECDOTE 1 : Ses parents, en tous cas ceux qu'il considère comme tels, sont un couple improbable. Une immigrante mexicaine et un Irlandais, naturalisés américains Dieu seul sait comment. Ils ont trouvé Hernán à moitié mort de froid et de faim alors qu'il devait être âgé d'à peine quelques semaines. Sa mère, extrêmement croyante, décida que cet enfant était un signe des cieux, et refusa qu'on le confie aux autorités. Ils le firent passer pour leur. Les autorités râlèrent sur le retard, posèrent des questions, mais au bout d'un long mishmack administratif, il devint officiellement leur fils et contre toute attente, survécut. D'ailleurs, son second prénom est le choix de sa mère, pour remercier cette Vierge qu'elle priait si souvent, et qui lui avait offert un enfant qu'elle n'attendait plus. Pourtant, quelques années plus tard naîtrait la soeur d'Hernán, sans que jamais leurs parents ne fassent de différence de traitement entre les deux. Qui est-il réellement ? Quelle est l'origine de son sang ? Il l'ignore, et il a choisi de n'en avoir cure. Lorsque ses parents lui ont révélé la vérité, il a haussé les épaules. Des parents, ils n'en a que deux. Ceux qui l'ont amené dans ce monde ont cessé d'exister le jour où ils l'ont abandonné sur le pavé pour mourir .

# ANECDOTE 2 : Il n'a pas de diplôme ou d'instruction de haut vol. Il a fini le lycée, et après ça a été tout. Tout ce qu'il connaît d'autre, il le doit à sa curiosité d'autodidacte et sa débrouillardise. S'il est souvent très bon dans tout ce qui requiert ses mains (il excelle en mécanique, demandez à sa Harley), il est aussi un lecteur acharné, bien qu'éclectique. De la philosophie à la chimie en passant par les traités de mythologie, il lit tout ce qui lui passe sous la main et qu'il est capable de comprendre ne serait-ce qu'en partie. Cela n'inclut pas, évidemment, les monographies en codes pour ingénieurs que Kirk ose appeler "manuels".

# ANECDOTE 3 : Hernan est le spécialiste ès plans foireux de dernière minute. Idée soudaine, impulsion à la con, improvisation douteuse ? Ne cherchez plus, vous avez trouvé votre homme. Hernan ne compte plus le nombre de fois où sa débrouillardise légendaire lui a sauvé le lard, bien que des fois, avouons-le, ça sentait un peu le roussi. Bricolages façon MacGyver et négociations sur le fil sont sa spécialité, et il ne se laisse jamais le temps de regretter une idée : elle vient, il la fait, point à la ligne. Si cela lui a apporté du bon, il a failli plus d'une fois y laisser la peau (et celle des autres en bonus), mais il ne peut pas s'en empêcher, c'est comme ça qu'il fonctionne. D'ailleurs même lorsqu'il essaie de préparer son plan à l'avance, les évènements partent toujours en vrille, alors à quoi bon ?

# ANECDOTE 4 : Son bien le plus précieux est sa Harley Davidson Sportster 1000 de 1972. Elle le suit partout, tout le temps. S'il doit voyager, il la privilégiera toujours à tout autre moyen de transport - au plus grand désespoir de son ami. S'il voyage en voiture, il la remorquera. Et s'il ne peut vraiment pas l'emmener avec lui, une fois passée de longues heures de protestations marmonnées, il s'assurera qu'elle est en sureté. Il la chouchoute, la nettoie et l'entretient en permanence. C'est son père qui l'a récupérée pour une bouchée de pain quand Hernan avait onze ans. Hernan avait déjà pris l'habitude de trifouiller en mécanique, et avait appris quelques rudiments. Alors son père a acheté ce tas de rouille sur deux roues, et lui a dit qu'il ne trouverait pas de meilleur instructeur. Il y eut beaucoup de moments de solitude, beaucoup d'échecs, mais aussi beaucoup de leçons qu'il n'aurait pu acquérir autrement. C'est avec cette Harley qu'Hernan a tout appris, et il ne s'en séparerait pour rien au monde.

# ANECDOTE 5 : Il est totalement dépourvu de tout sens vestimentaire. Pour Hernán, tant qu'on sait rentrer dedans et que c'est résistant, c'est considéré comme un vêtement. En d'autres termes, il est habillé comme un sac en permanence. Les sweaters informes et les sarouels usés sont son uniforme, et le costume trois pièces est pour lui un concept très lointain, étrange et hautement inconfortable.  Et puisque vous demandez, il est très heureux comme ça, merci bien. Le paradoxe de l'histoire est qu'étant très doué de ses dix doigts, il coud extrêmement bien - le textile comme la peau, d'ailleurs. Au bout d'un moment, le tissu c'est du tissu, hein. - bien que sa fierté un peu macho le pousse à cacher ce talent insoupçonné.

# ANECDOTE 6 : Il n'a plus parlé à sa famille depuis des années. L'adolescence, l'accident de sa soeur et les conséquences tragiques qu'il a eu sur leurs vies ont dégradé violemment la relation déjà violente entre Hernán et son père. Les choses ont finit par devenir intenables quand il avait vingt-deux ans, et il a claqué la porte de la maison avec pour ultime souvenir les supplications de sa mère, la colère de son père et le silence de sa soeur. Il correspond encore épisodiquement avec soeur, par téléphone surtout, et s'enquiert en silence de la protection de sa famille. Pourtant, cette coupure violente et nette reste une des plus grande tristesses de sa vie, et il n'en parle qu'à contre-coeur, voire jamais s'il peut l'éviter.
 


LES DESCRIPTIFS
# QUALITÉS & DÉFAUTS : Hernan est un homme sûr de lui ; beaucoup trop. Son égo lui a déjà joué nombre de tours au fil des années, et son attitude de tête brûlée agace en permanence sa hiérarchie. Un peu trop fier pour son bien, Hernan est toujours la grande gueule du groupe, et sa réputation d’audacieux n’arrange pas son humilité. D’autant que rares sont ceux à pouvoir le faire redescendre sur terre sans provoquer l’une de ses légendaires colères – comprenez, seul Kirk. Et ce petit air de charmeur qu'il se donne n'aide pas. Joli cœur ou connard fini, les appellations varient mais l’idée reste la même : Hernan a du charme, il le sait, il en joue, et sans doute, en abuse parfois. A des fins professionnelles ou simplement personnelles, il a fait du flirt un sport, du panache une marque. Il s’amuse, il joue, sans toujours penser aux conséquences, et plus d’une fois le retour de balancier a été violent.

Pourtant, il y a plus à la personnalité d’Hernan qu’un beau parleur à la belle gueule ; il est intelligent (si, si !), et ce trait est souvent sous-estimé chez lui, ce dont, outre le faite qu'il se contrefiche de l'avis de son prochain, il se sert souvent à bon escient. S'il avait été à l'université, il aurait appartenu sans doute davantage aux philosophes et aux littéraires : dès qu’il en a le temps, il plonge dans un livre quelconque, et il est rare de le trouver sans un ouvrage dans ses bagages, même au fin fond du trou le plus perdu de la planète. Son intelligence, cependant, est plus pratique que théorique. Ne lui parlez pas de physique quantique, mais de données réelles, de variables applicables sur le terrain. Stratège redoutable, ses neurones semblent dépendants du niveau d’adrénaline qu’il a dans le sang, et son intelligence en situation de crise est absolument redoutable. Ce qui explique, sans doute, son addiction aux situations dangereuses, voire désespérées. Hernan ose tout et n’a peur de rien. Les plans les plus improbables, les idées les plus impossibles, les situations les plus désespérées : il fonctionne à l’adrénaline, et aime s’attaquer à ce qui semble sans espoir. Fuite en avant ? Peut-être. Mais aucun danger ne l’a encore fait reculer, et il s’est taillé au fil des années une réputation de tête brûlée, si pas de fou. Impossible n’est pas Hernan ! Et il traverse le tout son éternel sourire moqueur aux lèvres, brisant les moments les plus tragiques de son indécrottable humour de merde. Arrogance ou fragilité ? Les explications vont bon train pour expliquer ce rôle de boute-en-train qu’il s’efforce toujours d’endosser, pour le meilleur comme pour le pire. Une petite réplique pour alléger l’atmosphère, une blague plus lourde qui échoue lamentablement… Hernan aime amuser la galerie. Parfois, sans doute pour masquer d’une pirouette ses propres faiblesses, mais aussi, souvent, pour tenter de redonner le sourire à ceux qui l’ont trop rare.

Car au-delà de ses allures arrogantes et un peu brute de décoffrage, il est avant tout un être profondément gentil, avec cette tendance, dangereuse sans doute, à prendre trop à cœur les malheurs d’autrui. Samaritain insoupçonné, il voudrait pouvoir toujours aider davantage, et doit souvent réprimer l’envie de venir au secours de la veuve et de l’orphelin. D'ailleurs, ceux à qui il s’est réellement attaché connaissent sans doute ce trait fondamental de sa personnalité : Hernan ne supporte pas que du mal soit fait aux très rares personnes à qui il accorde sa confiance et son affection totales. Naturellement protecteur envers ceux qui ne peuvent se défendre, il l’est à un point excessif envers les rares personnes auxquelles il tient, et sans doute Kirk pourrait-il en témoigner. Ce trait est encore accentué par le souvenir marquant de celle qu’il n’a pu protéger…
 
Inutile de se voiler la face, Hernan est extrêmement nerveux, un peu trop arrogant et très susceptible... Alors forcément, il en faut peu pour que toute cette énergie accumulée se déchaîne dans une bonne bagarre libératrice. Mais pour goûter du crochet gauche d'Hernan, il ne faut pas nécessairement attaquer sa personne: il a fait des bullies ses punching-balls favoris. Et surtout, surtout, ne touchez jamais à Kirk. Hernan est une tête brûlée, tout le monde le sait. Irrévérencieux à l'excès, la hiérarchie lui a toujours paru un concept très flexible, et il serait mis à pied plus souvent s'il n'était pas un asset précieux et un coéquipier nécessaire. Il a la colère facile et le poing volant, et n'a jamais été doué pour apaiser les tensions qui se forment. Il n'aime pas obéir, il n'aime pas plier, il n'aimer pas céder. Et ça ne risque pas de changer.  Hernan fonctionne à l'adrénaline et à l'instinct. Il n'est pas idiot, loin de là, mais il fera toujours plus confiance à son instinct premier qu'à une longue réflexion. Il fonce tête baissée, et gère les conséquences de ses impulsions plus tard, bien que plus d'une fois cette capacité de réaction lui ait sauvé la vie. Plus encore que ses décisions, c'est toute sa personnalité qui réagit au quart de tour. Un mot de travers, un coup de sang, et tout peut vite partir en vrille. Pourtant, s'il est impulsif, Hernan est aussi excellent stratège. Derrière les coups de sang se cache une véritable intelligence, et il calcule toujours les risques alors qu'il se lance à corps perdu dans une bataille - histoire de savoir ses probabilité d'en réchapper. Hernan sait se montrer opportuniste, prendre des risques mesurés et agir dans le seul but d'obtenir un résultat; c'est d'ailleurs ce qui fait de lui un excellent élément. Colérique, peut-être, mais idiot, certainement pas.





# POUVOIRS : A part celui de pouvoir engloutir des quantités relativement prodigieuses de nourriture et d'alcool sans faiblir rapidement... celui de l'humour de merde, peut-être.


# ARMES : Hernán est chasseur depuis maintenant presque dix ans, apprentissage inclus. Alors forcément, il a amassé deux-trois bibelots pas dégueu. On ne va pas lister entièrement ici, sinon il faudrait un rouleau de PQ pour écrire et on y passerait la nuit, mais il possède toute la panoplie en règle: arme à feu, armes blanches, trucs bizarres pour toutes sortes de bestioles diverses et variées. Pour être honnête, Hernán n'est pas exactement le plus ordonné des hommes, alors quand il lui faut un truc, il plonge dans son coffre et prend ce qui lui tombe sous la main et qui peu convenir. Ah, et l'avantage d'être en duo de choc avec un ingénieur brillant, c'est que Kirk leur conçoit plein de petits gadgets sympas, pour la plus grande joie d'Hernán qui reste un grand gamin.

SHADOW
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Message Sujet: Re: Hernan + des engins comme vous, ça devrait être fourni avec une notice Mer 5 Oct - 0:44


Historique du personnage
Alors, si vous êtes plus à l'aise avec les notions concrètes,
je peux vous proposer mon pied dans les noix !



# Quelle relation entretenez-vous avec le surnaturel ? Y croyez-vous, et si oui comment cela se manifeste t-il ? : Une relation ? Parce que vous appelez ça une relation, vous ? La seule relation qu'il entretient avec le surnaturel, c'est qu'il consacre sa vie à l'éliminer. Shoot first, ask later.. Ouais, enfin, ça c'était avant que son meilleur ami serve de jouet à mâchonner à un garou, pour être honnête. Maintenant disons que sa ligne de conduite sur le sujet est plus... floue. La vérité, c'est que son histoire avec le surnaturel a commencé assez tôt, et sur de très mauvaises bases. Hernán a toujours été curieux - trop. Il lisait beaucoup, s'amusait des vieux mythes, se moquait des superstitions. Il était comme tous les garçons de son âge: persuadé que le monde lui appartenait et se pliait à ses règles. Sa soeur était plus prudente, toujours un peu effrayée par ces histoires de fantômes. Mais elle admirait son frère, et leur entente était sans faille. Alors un jour, par défi et par orgueil, Hernán la poussa à le suivre lui et sa bande de copains pour aller visiter une maison abandonnée de son quartier, réputée hantée. Lui n'y croyait pas un seul instant: un escalier qui craque, c'est le bois qui moisit, une porte qui claque, c'est le vent qui s'engouffre par les fenêtres béantes. Mal lui en a prit. Un fantôme hantait bien cette maison, et la bande de gamins terrifiés qu'ils étaient ne durent leurs vies qu'à la présence salvatrice d'un chasseur qui surveillait l'endroit. Ils en sortirent, mais pas tous indemnes. Valentina passa par dessus la rambarde du grand-escalier de l'ancienne maison de maître, et alla se briser les lombaires sur le parquet moisi du rez-de-chaussée; et depuis ce jour, elle n'a plus fait un pas. Voir sa soeur en chaise roulante par seul et unique péché d'orgueil de sa part est la plus grande culpabilité d'Hernán - et aussi ce qui l'a motivé à poursuivre cette vocation de chasseur. Il a claqué la porte de la maison, cherché des années un mentor; il a été accueilli et formé par un groupe de chasseurs, une bande, une meute, qu'il considérait comme sa famille et à qui il doit tout, dont plusieurs fois sa vie. Il voulait devenir comme cet inconnu qu'il n'avait croisé qu'une fois à l'aube de son adolescence, il voulait empêcher d'autres fillettes de payer les erreurs de leurs frères. La voilà, sa relation avec la surnaturel. Une vieille rancune, amère et coupable, qui se voit soudain remise entièrement en question parce qu'un foutu chien a mordu son meilleur ami.

# Croyez-vous en un Dieu en particulier, si oui le(s)quel(s) ? Pourquoi ? : Hernán doit ses croyances à sa mère, ce qui les rend un peu particulières. Sa mère était d'origine mexicaine; c'est d'ailleurs elle qui les a élevé, sa soeur et elle, et pourquoi tous les deux parlent espagnol malgré un père irlandais. Mais leur mère était avant Romani, de sang et d'esprit. Elle vénérait la Vierge, parce que des siècles de catholicisme étaient passés par là. Mais celle vers qui les prières de sa mère s'élevaient vraiment, celle à qui elle rendait scrupuleusement hommage et dont elle a enraciné la foi dans l'esprit de ses enfants, c'est Sara la Noire, Sara-la-Kali, Sara-Kâlî, au visage sombre, aux colères brûlantes mais au coeur compatissant, à l'image de ce peuple nomade qu'elle protège. Les chrétiens ont changé son apparence, ont donné un nom de Sainte à cette déesse empruntée à des terres considérées comme païennes, mais il faut plus que de la broderie et du latin pour déraciner une déesse plus ancienne que le catholicisme elle-même. L'essence reste la même. Vers qui montent vraiment ses prières ? Il ne saurait le dire. Il ne s'est jamais posé la question. Mais cette croyance est si profondément ancrée en lui, que dans les pires moments de sa vie, ce sera toujours vers Sara-Kâlî, protectrice de ceux que l'on appelait injustement les gitans, et celle en qui sa mère n'a jamais cessé de croire, que monteront ses suppliques.

# Êtes-vous optimistes quant au devenir de l'humanité ? Quels sont vos projets pour l'avenir ? : Le devenir de l'humanité ? V'là aut' chose. Il va commencer par s'occuper de son cas et de celui de Kirk, ce serait déjà un bon début. Si pour l'instant les choses se sont à peu près stabilisées, Hernán a vécu assez longtemps sur ce gros caillou flottant dans l'espace pour savoir que le retour de karma te revient toujours dans la tronche tôt ou tard. Bon, avouons, ces derniers temps ils ont eu leur dose de mauvais karma, alors un peu de chance, tout ça, ce serait pas mal. Voilà ses projets d'avenirs: survivre, et aussi éviter que le premier péquenot venu décide de faire la peau à Kirk. Non parce qu'apparement, certains sont un peu tatillons sur le côté transformation à la pleine lune, tout ça. Pour le reste... Il continuera de faire ce qu'il fait depuis des années: nettoyer la surface terrestre de ce qui ne devrait pas s'y trouver. Ne nous emballons pas, il ne se croit pas dans un sorte de mission divine et supérieure, on calme sa joie tout de suite. Hernán applique au surnaturel ce qu'il a toujours appliqué au reste de sa vie: il se mange les emmerdes une par une; ça divise le travail, et ça évite de se faire submerger. Une partie de lui espère toujours une sorte de... miracle, probablement, pour son ami. Mais il sait très bien que c'est un rêve qu'il ne se permet que pendant les trois nuits par mois où il s'évanouit par comas de dix minutes alors qu'il veille non-stop. L'avenir, chez quelqu'un d'immédiat et d'instinctif comme Hernán, c'est toujours un peu flou. Mais il ne se fait pas de souci: il sait que la grande roue du destin a encore un bon paquet d'emmerdements à leur balancer à la tronche.


Histoire
« Hernan ! Hernan, regarde-moi ! Regarde-moi quand je te parle ! » Mais le gamin ne veut pas le regarder. Il fixe obstinément le sol, tentant vainement de discerner à travers le flou de ses larmes les points noirs sur le carrelage blanc. L’odeur de Dettol lui pique le nez, empirant les larmes qui coulent déjà sur ses joues. Ou bien est-ce la main large et calleuse de son père serrée impitoyablement autour de son bras ? Il veut juste que ça s’arrête. Revenir en arrière. Ne pas se fâcher. Ne pas s’énerver. La ramener. Et son père qui tonne de sa grosse voix ce nom amoché, avec cet accent irlandais épais comme la mousse d’une Guinness. Il n’a jamais su prononcer les noms hispaniques que sa mère a choisi, alors il l’a toujours appelé Hernan, et son accent venu tout droit du Nord de l’Irlande donne à ce prénom une saveur qui avait toujours rendu fier le gamin. Mais pas aujourd’hui. Cette nuit ce nom qui vrombit à travers les cordes vocales paternelles semble étrangement menaçant, et le jeune Hernan, luttant contre la prise de son père qui se resserre sur son bras, sent la main griffue de la peur l’emprisonner un peu plus à chaque syllabe. « HERNAN ! Regarde ton père quand il te parle, fils ! » Et les sanglots se transforment soudain en hurlements terrifiés, en un flux interrompu et insensés de mots qui se suivent mais n’aboutissent à aucun sens, d’excuses et de suppliques jetées au visage de son père dans une tentative semi-consciente de se faire pardonner, et d’éviter ce qui va suivre.

PLAF. La large paluche de son père s’abat sur sa joue dans un claquement mou, et soudain la peau lui brûle là où la paume cornée a rencontré la chair que l’enfance rend encore tendre. Il s’est arrêté de pleurer, et reste prostré là, dans un silence choqué. Il connaît les baffes. Il en a déjà reçu. Ça fait partie de la vie. Chez eux, on est élevé comme ça. Mais son cerveau est vide. Son esprit d’enfant est épuisé par une journée trop longue d’émotions et de larmes. Soudain son père se relève de sa position accroupie, longue carcasse maigre d’un mètre nonante. Son père lui a toujours inspiré ce mélange doux-amer de crainte et de respect. Mais là… C’est la terreur qui lui serre le ventre alors que son père baisse sur lui ses yeux clairs d’Irlandais. Et sans un mot de plus, la large main qui n’a pas lâché son bras le tracte vers la porte de la chambre d’hôpital, puis dans la chambre. La porte se referme derrière eux en silence, et Hernan garde les yeux baissés, car il ne veut pas voir, jamais, par pitié, ce qu’il sait qu’il va voir. « Monsieur ! Les enfants ne sont pas aut– » L’infirmière est condamnée au silence par le regard furieux que lui lance son père. Même elle, instinctivement, sait qu’il ne faut pas contrarier un homme dans cet état. « Tu ne veux pas parler ? Eh bien alors, regarde ! » Et soudain l’autre main se resserre sur son menton, les doigts calleux s’enfonçant dans ses joues, et le force à relever la tête. « Regarde ! Regarde ce que tu as fait à ta sœur ! »

Et il voit. Il voit le petit corps de sa sœur, sous les couvertures. Cette carcasse trop frêle qui s’est brisé comme une brindille au pied du grand escalier branlant alors qu’il tendait désespérément la main vers elle. Il voit les tuyaux et les fils, qui relient à la vie ce corps qui ne devrait plus l’être. Il voit la main, posée sur le matelas, cette main qu’elle tendait vers lui dans un geste désespéré. Puis soudain il croise le regard rougi de sa mère. Et alors, son cœur d’enfant s’arrête, rate un battement, puis repart dans une course folle. Parce qu’en plongeant dans les iris sombres de sa mère, il comprend qu’il a brisé quelque chose qu’il ne pourra jamais réparer. Elle l’aimera toujours, et il ne le sait pas encore, mais les années à venir lui prouveront que sa mère ne lui reprochera jamais « l’accident » de sa sœur. Mais il sait, instinctivement, qu’il a porté sans le vouloir un coup dont sa mère ne se remettra pas. Il sait. Et la culpabilité s’alourdit encore, s’ajoutant à celle de ce qu’il a fait à Valentina, et elle s’insinue dans chaque fibre de son être. Et cette culpabilité est de celles dont on se défait jamais vraiment, jamais totalement, jamais pleinement. De celles qui vous suivent une vie entière, vous rongent et vous minent. De celles dont il faut apprendre à vivre avec, à supporter, à accepter. Sous peine de les voir vous absorber complètement

♠︎


« Hernán ? Tu es là ? » Il sursauta légèrement ; secoua la tête, se concentra de nouveau. « Oui, oui, je suis là. » Il entendit un léger soupir mais ne commenta pas. « Tu m'as manqué, tu sais. » « Je sais. Toi aussi tu me manques. Mais je n’avais plus le choix. » « Je sais. » Evidemment qu’elle savait. La vie était devenue intenable, et elle en était la première victime. Lui et sa culpabilité étaient de trop dans cette maison. Il brûlait de partir, de découvrir le monde, de lutter pour réparer son péché d’autrefois. Mais au fond de lui brûlait une culpabilité plus grande encore. Il aurait du appeler plus tôt. Depuis combien d’années n’avaient-ils plus parlé ? « Tu vas bien, vraiment ? » Il y avait une pointe d’inquiétude dans sa voix, une tendresse qui réchauffa le cœur d’Hernán. « Oui, je t’assure. J’ai… J’ai rencontré des gens. » Un silence lui répondit ; il se sentit obligé de justifier. « Ce sont des gens bien, Valentina. Ils te plairaient. » Ils l’avaient ramassé au fin fond d’un bled oublié des USA, voyant assez de potentiel dans ce grand adolescent bagarreur et abimé pour décider de le prendre avec eux. Quatre années de vagabondage avaient laissé des traces. Mais il avait appris. S’était racheté une conduite, avait jeté sa rage contenue dans la chasse. Il avait trente-trois ans à présent, et il allait mieux qu’il aurait jamais pu le croire. « Je vais bien, Vali. Je vais mieux. » Il y eut un autre silence. « Je suis contente, Hernán. Parle-moi d’eux ? » Il y avait de la joie et de la tendresse dans sa voix. Peut-être qu’elle avait entendu, à travers le grésillement du fil, l’assurance retrouvée dans sa voix grave. Il était plus posé. Plus sûr. Plus droit. « Je ne sais pas ce qu’ils ont vu en moi, Vali. Mais je leur dois beaucoup. Ça va mieux, maintenant. Madre mía, ça va tellement mieux. Je fais enfin ce que j’ai toujours voulu faire. Je sais que tu n’approuverais pas, Vali ; pas ce que nous faisons. Mais on aide les gens. » Il aurait tellement voulu la convaincre, lui montrer la vérité de ce monde, lui montrer que ce qu’ils faisaient était bien. Mais Valentina avait toujours profondément chaque créature existant sur Terre, et n’avait jamais eu la même conception du Bien et du Mal que lui ; là où il voyait le Mal, elle voyait de la douleur. Elle croyait que chacun avait le droit à exister, qu’il y avait une raison pour tout. Il l’avait toujours admirée pour ça ; il en était incapable. « Je suis juste heureuse de te savoir en vie et entouré, Hernandino. » Il sourit en entendant ce surnom que sa mère lui donnait toujours, et qu’elle aussi avait fini par adopter. « Où es-tu ? » Il soupira, son sourire disparaissant. « Je ne peux pas te le dire. » Un bref silence, puis elle ajouta, dans un murmure, soudain timide, soudain hésitante. « Peut-être qu’un jour tu pourrais… passer ? » Il sentit un long frisson lui glacer la colonne vertébrale. « Mama demande souvent après toi. Elle n’est plus la même tu sais. » Hernán ne répondit pas, pas tout de suite. « Et le padre ? » Vali hésita. « Il n’est plus le même. Il regrette, souvent. Mais tu sais comment il est, il est fier, Hernán. » Il ne répondit rien, mais il savait. Il était fier. Comme lui. Son respect mêlé de crainte envers son père n’avait pas disparu parce qu’il avait décidé de claquer la porte. « J’essaierai, Vali, je te le promets. Je dois partir, maintenant. » Un petit couinement déçu la trahit. « Sois prudent, Hernán. Appelle-moi bientôt... N’attends plus si longtemps, Hernán, cela fait des années. Ne m’abandonne plus. Y Santa Sara te bendiga, Hernando. » Sa main se porta instinctivement à la médaille en or qu’il portait toujours autour du cou. « Toi aussi, hermanita. Toi aussi. Et c’est promis. Le silence est fini. »

Il raccrocha le téléphone, paya le type sinistre qui lisait son journal derrière son comptoir, et s’extirpa du petit magasin qui longeait cette longue route déserte. Les autres l’attendaient, les moteurs des deux vieilles voitures ronronnant déjà. Leur leader et mentor releva la tête, un léger sourire aux lèvres, tandis que quelques autres lançaient des ‘enfin’ faussement soulagés. « Prêt ? » Hernán hocha brièvement la tête. « Où va-t-on ? » Ce fut Jay qui lui répondu, le ton moqueur de sa voix cachant encore mal sa jeunesse. « On a trouvé un Kistune dans le coin. Apparemment il a un type aux fesses, mais le gars n’a aucune idée de ce qu’il fait. » Hernán retint un roulement d’yeux. Le nombre de gars qu’ils sauvaient parce qu’ils essayaient sans savoir. Et le nombre qu’ils ne sauvaient pas parce qu’ils arrivaient trop tard. « Alors allons-y, avant que cet idiota ne lui serve de repas de midi. » Hernán bondit dans la place du conducteur, et le moteur rugit alors qu’il enfonçait l’accélérateur. La voiture s’élança sur la route, l’autre le suivant de près, chargées de ceux qu’il considéreraient aujourd’hui et à jamais comme sa famille.


♠︎


 Hernan s’affala dans le fauteuil le plus proche, à bout de forces, ses iris claires plantées sur le plafond alors que son esprit lui semblait soudain vide, si vide. Comment cela avait-il pu arriver ? Quelle partie foireuse de ce plan à la con avait bien pu merder plus que les autres au point que son ami, son partenaire, son frère se retrouve avec le flanc ouvert par une gueule de loup-garou ? Un cri de rage soudain monta de ses poumons qui se heurta au plafond blafard, accès de rage inutile que l’impuissance avait allumé. Il ne pouvait rien faire. Il ne pouvait plus rien arrêter. Il savait ce qui arriverait quand la fièvre et la douleur seraient passées. Il en aurait pleuré. De rage. D’impuissance. De tristesse. « On sait tous ce qui doit être fait. » La voix grave de celui qui avait toujours été leur leader arracha Hernán à son apathie. Il releva soudain la tête sur le visage impassible de cet homme qui lui avait tout appris. Et il sentit monter en lui une rage irrépressible contre le calme qu’il affichait, contre l’absence d’émotion sur ce visage que le temps et les chasses avaient marqué. La panique lui serra brutalement le cœur alors que son cerveau commençait à comprendre, et ses yeux bleu ciels cherchèrent désespérément dans le regard des autres un signe, un soutien, une amitié. Mais rien. Juste des amitiés qui se brisaient à chaque regard qui se détournait. Ils étaient une famille. Une famille n’abandonnait pas les siens, pas dans la difficulté, pas maintenant. C’était impossible. Il cligna des yeux, un sourire incrédule placardé sur le visage, puis baissa le regard. Son t-shirt était encore imprégné de longues traînées brunâtres, et une nausée soudaine le prit. C’était impossible. Il était là, le cœur en vrac, les vêtements encore maculés du sang de son meilleur ami inconscient qu’il avait porté sur ses épaules, et ils lui parlaient de… « Fai… faire ?! » Le silence lui répondit, brisé par le soupir las de son – ancien – mentor. « Ne rends pas les choses plus difficiles, Hernán. Je m’en chargerai si tu en es incapable. » Ce fut le mot de trop. En une détente sèche, Hernán était sur ses pieds. Clic. Le canon de son arme de poing se posa sur le front de celui face auquel, l’instant d’avant, il aurait baissé les yeux. « Dis-le. » Le regard dur de son ancien mentor croisa le sien, qu’il découvrit avec surprise être embué de larmes – de rage. « Hernán… » Il appuya plus fort l’arme, ignorant le silence de mort qui s’était fait dans la pièce, et les armes pointées dans son dos. Alors c’était ça, la famille. « Dis-le. Je veux t'entendre le dire, parce que je n'arrive pas y croire. » Leur leader fit signe aux autres de baisser leurs armes, et un concert de clics lui obéit. « Il doit être éliminé, Hernán. D’ici quelques heures, il ne sera plus lui. Et tu le sais très bien. » Hernán désamorça l’arme et baissa doucement la main. Un instant, la partie rationnelle de son cerveau donna raison à ce raisonnement froid. Puis il comprit. Un regard autour de lui fit comprendre à son instinct que ce qui avait été sa famille, sa meute, son univers, s’était soudain retourné contre lui. Et l’instant d’après il avait plongé sur l’homme face à lui, son arme glissant sur le parquet, les coups s’abattant sans pitié dans un accès de rage pure et incontrôlée. « TU NE LE TOUCHES PAS, TU M’ENTENDS ? ESSAYE. ESSAYE SEULEMENT POUR VOIR, TRAIDOR ! » Deux paires de bras l'arrachèrent à sa proie, puis deux autres paires de bras durent s’y mettre alors qu’il se débattait comme un fauve. Il entendait leur voix, leurs tons désolés, compatissants, alors qu’ils tentaient de lui faire entendre raison. L’autre se releva, la gueule en vrac et le regard dur. « Je vais te laisser te calmer. Je sais que c’est ton meilleur ami, mais tu sais très bien que j’ai raison. Quand tu te seras calmé, fils, tu comprendras. » Hernán s’immobilisa. fils. Il se dégagea d’un geste sec de l’étau de bras qui se relâchait, et s’approcha lentement de son mentor. Sa rage soudain s’était transformée en une colère froide, déterminée, mortelle. Ses iris vrillés dans ceux de l’homme à quelques centimètres de lui, il ajouta dans un murmure qui fit trembler la pièce plus que ses cris ne l’avaient fait la minute d'avant. « S’il lui arrive quoi que ce soit cette nuit… la moindre égratignure, le moindre geste menaçant, le moindre maldito morceau d’argent… Je m’occuperai de ton cas, padre. » Et dans un dernier regard mi-menaçant, mi-enragé lancé à cette meute de charognards, il ramassa son arme et quitta la pièce ; laissant une seconde fois une famille, comme, des années plus tôt, il avait tourné le dos à la sienne.

♠︎


Il se réveilla en sursaut, le cœur battant, ses yeux clairs scannant la pièce allumée autour de lui. Lorsque la panique retomba, l’épuisement lui serra de nouveau le cœur, et il ravala la nausée d’une grande gorgée de café. Le réveil à côté de lui tiquait légèrement à chaque seconde. Il haïssait ce réveil. Le reste du mois, il était oublié au fond de la cave, caché à sa vue. La simple évocation de ce foutu réveil lui donnait des haut-le-cœur. Il ne le sortait du sous-sol que trois jours par mois, trois foutus jours où il refusait de fermer l’œil, où il veillait sans faiblir, où il poussait son corps au bout de ses forces. Il mangeait à peine, s’évanouissait de temps en temps, par comas de dix minutes, le temps que sn cerveau reconnecte. Il tourna la tête, son regard rendu flou par trop d’heures éveillé plongeant à travers la vitre de la fenêtre. L’aube pointait. Sous ses pieds, la folie serait bientôt finie. Il en aurait pleuré de joie. Il pleurait, parfois, rarement. De désespoir, de joie, d’ironie. De fatigue, surtout.

Il se souvenait encore de cette nuit fatidique. De cette nuit où il avait compris que ceux pour qui il aurait sacrifié sa vie étaient prêt à la lui prendre, parce qu’il avait décidé de protéger son meilleur ami. Cette appellation ne recouvrait même pas l’étendue de ce qui les liait, mais qu’importe. Il fallait bien un terme. Meilleur ami, frère d’arme, ou n’importe quoi d’autre. Il ne pouvait pas le laisser mourir. Tout ce qu’il avait jamais appris lui hurlait de mettre deux balles en argent dans son arme et hasta la vista. Mais il ne pouvait pas. Ça avait été un choc. Une remise en question profonde et inattendue de tout ce en quoi il avait cru. Son meilleur ami était un monstre. Mais il était avant tout un homme. Alors Hernan avait fait ce qui lui avait semblé le plus juste, le plus vrai, le plus instinctif. Il avait ramassé ses armes, ses loques et sa moto, accroché le tout à une voiture. Et puis il avait été réveiller son ami au beau milieu de la nuit avec du plomb dans l’estomac parce qu’il pouvait voir sur ses traits la douleur, la fièvre, l’incompréhension. Il n’était pas en état de bouger. La plaie s’était ré-ouverte, la douleur était revenue. Alors Hernan avait fait ce qu’il savait le mieux faire : improviser. Il avait mis une droite historique à Kirk, et avait hissé sa carcasse inconsciente sur ses épaules. Quinze minutes après, ils étaient sur les routes, filant aussi vite qu’ils le pouvaient vers une destination inconnue. Il fallait partir. Loin, vite. Mais où ? Ils avaient fait des sauts de puce. D’abord soigner Kirk. Le laisser récupérer. Puis penser à l’avenir. Aux conséquences.

Hernán releva les yeux vers le rond pâle dans le ciel, qui malgré l’aube, étalait encore ses contours. Il avait parfois l’impression que la lune se moquait d’eux. Il avait fini par haïr ce rond blanc, parfait, insolent et cruel. Bientôt tout serait fini. Le calendrier repartirait à zéro. Hernán s’emittouffla davantage dans le plaid autour de ses épaules, et baissa les yeux vers l’arme posée sur ses jambes étendues. Ils n’en parlaient pas. Mais ils savaient, tous les deux. Ils savaient la nature des balles engoncées dans le magasin. Hernán savait ce qu’il devait faire, mais il ne savait pas s’il en était capable. Il soupira. Avala une autre gorgée de café froid. Jeta un œil au réveil. Plus que quelques heures. Trois, peut-être quatre. Bientôt Kirk émergerait du fond de la cave, et Hernán se traînerait jusqu’à la cuisine, suivant aveuglément l’odeur délicieuse qui en émanerait. Puis il irait dormir vingt-quatre heures. Le sort avait imposé sur eux des habitudes, ils en avaient créé d’autres. Tandis qu’Hernán s’endormirait à moitié sur ses pancakes, il jetterait un regard aux poignets à vif de Kirk, et celui-ci ferait semblant de ne rien voir. Et quand les balles inutilisées de son arme tinteraient, intactes, sur le plan de travail, ils feraient tous les deux semblant de ne rien entendre.

Et quand, dans un mois, la lune serait de nouveau sur le point de monter dans le ciel, glorieuse et fatidique dans sa plénitude, Kirk descendrait à la cave, et Hernán s’installerait en face de la porte, assis par terre, son arme sur les genoux, un plaid sur les épaules. Ils s’engouleraient, peut-être, comme parfois. Kirk serait agressif, peut-être, comme souvent. Mais Hernán pardonnerait, comme toujours.

Et la vie continuerait.



TOI, TA LIFE


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# Fréquence de connexion : ... What a Face
# Ta route jusqu'ici : j'ai vu de la lumière, je suis entrée, toussa.

# Code de validation : marry me.
# Schizophrénie : ohlala. ohlalalalala.

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Message Sujet: Re: Hernan + des engins comme vous, ça devrait être fourni avec une notice Mer 5 Oct - 1:03

Je t'aime What a Face tu connais la maison, tout ça, j'veux des liens, du sang, des larmes, du drama, je ship.

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Message Sujet: Re: Hernan + des engins comme vous, ça devrait être fourni avec une notice Mer 5 Oct - 1:28

Il est supra cool o/
J'approuve ce que j'ai lu, je veux la suite! Il a tellement la tête de l'emploi!
King Approuved!
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Message Sujet: Re: Hernan + des engins comme vous, ça devrait être fourni avec une notice Mer 5 Oct - 6:14

Re-bienvenue...et tout le reste What a Face


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Message Sujet: Re: Hernan + des engins comme vous, ça devrait être fourni avec une notice Mer 5 Oct - 7:49

re-bienvenue! Joli perso que tu as là!



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Message Sujet: Re: Hernan + des engins comme vous, ça devrait être fourni avec une notice Mer 5 Oct - 7:49

Hernaaaaan :7:

Re-bienvenu donc.

*lui saute dessus quand même*



So what if you can see the darkest side of me? No one will ever change this animal I have become. Help me believe, it's not the real me. Somebody help me tame this animal. Somebody get me through this nightmare, I can't control myself! (by anaëlle)
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Message Sujet: Re: Hernan + des engins comme vous, ça devrait être fourni avec une notice Sam 8 Oct - 18:17


HELL YEAH !

Welcome to the family ~


OMFC  :7:  J'adore, it's so perfect  :21:  Je veux des liens avec Hernan  :12:  Si un jour tu veux que la soeur d'Hernan débarque sur le fo, fais-moi signe  :17:

Tout ça pour dire que, avec l'accord de Kirk (bah oui parce que je lui ai quand même demandé son avis vu que c'est son scénario si j'ai tout capté  :1: )

Félicitations, tu es Validé !  :7:  :43:  :amour:

Tu peux désormais participer aux intrigues en cours, poster et demander des rps à gogo, et tenter en prime de botter le fessier de Chuck !  :98:

Cependant, n'oublie pas de recenser ton avatar pour garder le monopole de l'acteur et recenser ton métier (ou créer ton entreprise).

Ceci mis à part, tu peux de même poster dès à présent ton journal intime pour décrire à quel point être pote avec des fous c'est génial, faire ton journal de bord pour demander des liens supplémentaires, ou encore poster ton propre carnet de route qui te permettra de rester à jour dans tes rps.

Pense enfin à voter de temps à autre sur les top-sites, mais surtout ... Amuse toi bien !  :bwah:  :chuck:  :36:

SHADOW


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Hernan + des engins comme vous, ça devrait être fourni avec une notice

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