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 [Abandonné] Tear in my heart ◊ Melchior

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Message Sujet: [Abandonné] Tear in my heart ◊ Melchior Dim 2 Oct - 19:44


RP ABANDONNE

SUJET PRIVÉ : FT. Melchior d'Arundel
# TYPE : temps passé
# DATE : mi-octobre 2015
# MOMENT DE LA JOURNÉE & TEMPS APPROXIMATIF : Fin de journée fraîche et grisonnante.

# PRÉSENCE DU MJ : Non

# AUTRE : De la douleur, des larmes et de la colère.
SHADOW
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Message Sujet: Re: [Abandonné] Tear in my heart ◊ Melchior Dim 2 Oct - 19:44


Tear in my heart
“Depression is the flaw in love. To be creatures who love, we must be creatures who can despair at what we lose, and depression is the mechanism of that despair.”  
Une main sur la hanse de son sac, le menton haut, le cou dégagé par ses cheveux emmêlés par un élastique usé, Louise jeta sa veste sur son épaule à la manière de ces mannequins qu’elle avait tout le loisir d’observer sur le petit écran de télévision qui habillait son salon, en Grèce. Mimant les gestes, dégageant une fierté horripilante, la jeune femme tourna légèrement son visage vers la rue, glissant ses lunettes sur le bout de son nez froncé, regard perdu sur le décor qui s’offrait à elle. Ses orteils, ses mollets, étaient de pierre après le parcourt qu’elle venait de faire et si son coeur se devait d’être de glace, elle sentit tout de même une pression s’exercer sur sa poitrine, soulevant celle-ci à intervalles réguliers, mesurant chaque espacements de sa respiration factice. Autour d’elle, le vent secouait timidement les branches, caressant le bitume et le tissu de sa robe, collant la fripe à sa peau d’ivoire, glacée par le temps ou par sa seule présence ici. Bottines tapant le sol, Louise s’obligea à reprendre son chemin, traversant une allée que ses souvenirs n’avaient pas altéré, identique en tout point à celui de son passé, qu’elle avait arpenté lors de ses quelques courts retours. Jusqu’à ne plus revenir, séduite comme elle avait été par la Grèce, par sa situation, par la vie qu’elle y menait, se découvrant capable de vivre sans ceux qui avaient été un point central de toutes ses existences.
La bâtisse se dressait devant elle, puissante, écrasante du poids des souvenirs, lui rappelant à quel point elle n’était qu’une minuscule petite chose. Elle avait beau être chez elle, cette brique rouge lui faisait toujours le même effet, celui d’une forteresse inattaquable, unique lieu où elle s’était toujours sentie à sa place, protégée, chez elle. Isobel avait du goût, c’était indéniable et Louise s’était amourachée pour cette demeure que sa mère avait choisi. C’était surement pour cette unique raison que la maison qu’elle s’était offerte, à Rhodes, avait quelques notes lui rappelant cette bâtisse familiale.

Recueils de moments d’intimités avec les trois seuls êtres qui avaient constitué, pendant des siècles, sa famille. Qui lui avaient offert un sens à ce terme qui, longtemps, lui avait échappé. C’était terrible. Elle avait beau connaître les lieux, savoir qui elle y retrouverait, Louise se sentait toujours prise d’un étourdissement quand elle pénétrait les lieux, retrouvant le nid douillet des entrailles qui l’avaient accueilli. Si ses parents ne l’avaient pas vu naître, au sens premier du terme, ils avaient eut droit aux premières loges de sa renaissance et entre ces murs, elle avait tant connu, tant découvert. Ce n’était pas une sentimentale, pas comme beaucoup l’entendrait, mais être ici lui laissait toujours un étrange sentiment d’attachement, provoquant en elle, par la suite, des difficultés certaines à s’éloigner à nouveau. Revenir au bercail, pour n’importe quel enfant, c’était à la fois une merveille et une terreur, parce qu’elle devinait déjà l’ambiance qu’elle y retrouverait. Isobel l’accueillerait comme l’enfant roi, Melchior serait heureux, lui aussi, mais ils finiraient fatalement, tous les deux, par se prendre le bec sur un sujet quelconque dont ils oublieraient l’origine à peine quelques secondes après le début de la bagarre.
Les habitudes reviendraient, sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte et elles recommençaient déjà.

Sans frapper, Louise passa la porte, ses propres clefs dans la main, déposant ses affaires dans le hall sans prendre le temps de les placer dans un coin, les plantant là, au centre. Parce qu’elle était là, qu’il fallait qu’on la remarque, qu’on le sache, qu’on l’entende aussi. Ses talons claquèrent le parquet, démarche légère, presque sautillante alors qu’elle arpentait le salon, ses doigts effleurant le mur dans une caresse tendre. Personne ? Elle se vexerait presque. Elle menaçait même de prendre la mouche si du mouvement, dans son dos, n’attira pas son attention. Et Melchior apparut sous ses yeux clairs, uns sourire fugace fendant ses lèvres carmins, ses doigts fins dégageant une mèche de cheveux blond venue se planter sur son visage. « Et la fanfare ? » Du plat de la main elle présenta la tristesse de la pièce, déçue de ne pas être reçue plus dignement, déjà qu’elle comptait bien se plaindre, à Melchior, de sa missive l’enjoignant expressément de le rejoindre. Il aurait au moins pu faire l’effort, pour elle. Louise n’était pas n’importe qui et son ego semblait touché par le manque d’effusions.
(c) AMIANTE


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Message Sujet: Re: [Abandonné] Tear in my heart ◊ Melchior Lun 3 Oct - 10:08


Tear in my heart
(c. h. Krueger) ▽ “She heard him speak, but did not recognise the problem in his voice – only later did she realise it was that thing he’d been concealing – known as guilt.”  
Il avait essayé. De toutes ses forces. Il avait fait ouvrir la maison, enlever les bâches, raccrocher les portraits. Il avait essayé de vivre de nouveau dans cette maison qui avait été tout pour eux, qui avait été le début, mais pas la fin. La fin avait été plus sordide, plus brutale, plus atroce, noyée dans le cœur bouillant de San Francisco. Cette maison, elle, était restée intacte, immaculée, épargnée, nichée dans l’écrin de paix de ce quartier historique de la périphérie. Cette maison représentait tout ce qu’ils avaient été, et qu’ils ne seraient plus. De leur gloire et de leur bonheur passés, il ne restait plus aujourd’hui qu’un souvenir froid et douloureux. Il avait essayé. Essayé de vivre là de nouveau, de chercher dans le fantôme de leur existence révolue la paix que son âme en éclats ne trouvait plus. Il avait essayé. Il avait échoué. Cette maison l’engluait, l’étouffait, l’engouffrait. Il cherchait inconsciemment, au détour de ces pièces tant de fois arpentées, le fantôme d’une présence qui n’existait plus. Cette hantise silencieuse grignotait ce qu’il restait de lui, et il ne pouvait endurer davantage de vivre dans les cendres de ce passé de briques et de lambris. Il avait essayé, et il abandonnait.

Son regard caressa une dernière fois la toile peinte posée délicatement contre le mur. Il connaissait ces traits par cœur. Un expert en art aurait pu dater l’œuvre comme un authentique portrait de famille français du XIXe, et pourtant c’étaient trois visages familiers que les pigments gardait figés dans le temps. Le tissu sombre et épais qu’il tenait entre ses doigts glissa en cascade le long du tableau lorsqu'il le lâcha, couvrant silencieusement le dernier souvenir de son visage. Il jeta un regard autour de lui. La maison n’avait pas bougé. Il n’avait fait enlever que quelques tableaux, qui migreraient avec lui, et recouvrir le reste. Le piano à queue, forcé au silence depuis plusieurs années, quitterait bientôt la demeure. Qu’adviendrait-il alors ? Il n’avait pas la force de la faire détruire. Ni de la revendre. Sans doute resterait-elle là, figée dans les regrets et le bonheur perdu, jusqu’à ce qu’il retrouve assez de force et de raison pour ouvrir à nouveau ce gouffre béant de souvenirs. Les années passaient, et la douleur restait inchangée. Avec elle, c’était une partie de son âme qu’on avait arrachée, sans doute la meilleure; comment revenait-on de cela ?

Le bruit distinct de bagages s’écrasant sur le parquet, puis de pas légers et dansants, mais claquant assez fort pour qu’on les remarque, le ramena soudain à la réalité. Il aurait pu reconnaître ces pas entre des millions. Il glissa de pièce en pièce dans le silence discret qui avait toujours été le sien, et émergea dans le salon. Dans l’instant, la silhouette familière de Lou tournoya sur elle-même, ses yeux clairs se vrillant dans les siens. Autrefois, il aurait souri. Sourit de cette remarque, de cette attitude, de ces manières élégantes et agaçantes d’enfant gâtée. Il aurait souri, si la troublante ressemblance qu’elle avait toujours eue avec sa mère n’avait été si insoutenable à contempler. Ce n’était pas tant dans les traits – quoiqu’on aurait pu en douter – que dans cette élégance froide et hautaine, ces manières que sa femme avait engrainées dans l’enfant qu’elle était alors. Oui, autrefois, il aurait souri. Mais pas aujourd’hui. Il avait mis des mois à trouver la force de lui envoyer ce message, de lui ordonner de revenir. Il avait mis des mois à chercher les mots justes, à appréhender les conséquences de ce qu’il ne pouvait plus éviter. Et elle était enfin là, figée dans l’arrogance superbe de ses vingt-six ans, son regard mêlé de mille sentiments. Mais malgré cette présence flamboyante, écrasante, irradiante, lui restait à la merci de ce vide absolu qui le rongeait, l’engouffrait, le détruisait. Ils étaient d’exacts inverses, rassemblés dans ce décor d'un passé perdu, au bord d’un cap de leur histoire.

« Pas aujourd’hui, Lou. » La réplique avait claqué dans l’air, mais le ton était las plus qu’il n’était dur. Ce n’était pas une réprimande ; plutôt une supplique. Il n’avait plus l’énergie de soutenir les échanges verbaux qui autrefois faisaient leur joie. Il s’appuya par habitude sur l'un des sofas derrière lui, déjà recouvert d'une bâche translucide ; longue silhouette ployant légèrement, alors qu’il croisait les bras par automatisme, le blanc de sa chemise tranchant sur le noir du gilet. Mais lorsqu’il releva vers elle son regard qu’il avait détourné, une tendresse inattendue, que lui-même se croyait incapable d’éprouver encore, habitait ses iris. Et son regard s’adoucit, imperceptiblement, effaçant un instant cette sévérité froide qui était désormais devenue sienne. « Tu m’as manqué. Tu nous as manqué. » Et jamais aveu d’un père à sa fille n’avait été plus vrai qu’entre ses lèvres. Jamais il ne lui viendrait à l'idée de restreindre sa liberté. Elle partait et revenait comme elle le désirait, avec la certitude rassurante de son secours s'il le fallait, le temps n’ayant plus prise ni sur eux ni sur ce qui les liait depuis longtemps. Mais cela ne rendait pas son absence moins douloureuse pour autant, et il se rendait compte soudain que l’abysse semblait moins profonde quand un regard familier et aimé était accroché au vôtre.


(c) AMIANTE




One thing I have learnt is that you and I are opposites, but also just the same. Like an image in the mirror. We hate people. And they in turn hate us. And fear us. ▵ ©endlesslove.
may you be in heaven a full half hour before the devil knows you are dead
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Message Sujet: Re: [Abandonné] Tear in my heart ◊ Melchior Dim 16 Oct - 23:59


Tear in my heart
“Depression is the flaw in love. To be creatures who love, we must be creatures who can despair at what we lose, and depression is the mechanism of that despair.”  
Elle n’aimait pas San Francisco. Etrange constat qui lui avait chatouillé l’esprit dès lors qu’elle avait posé ses pieds de l’autre côté de l’océan, que ses pupilles étincelantes s’étaient éclatées sur la beauté du paysage Grecque. Il y avait la pluie grise, les vieux bâtiments industriels que des bobos avaient tenté de retaper en logement chics et branchés et puis, surtout, le manque d’entrain des habitants. Il n’y avait que des gens qui se hasardaient dans les rues, la mort dans l’âme. Jusqu’ici Louise s’était accoutumée à ce mode de vie, parce qu’elle ne connaissait que ça, que ses parents s’y étaient établis et qu’avant de réellement prendre son envol, il n’y avait pas d’autre endroit où elle se voyait évoluer. Ce n’était pas San Francisco qu’elle avait aimé, pendant tout ce temps, c’était le cocon qu’Isobel et Melchior lui avaient offert, un nid douillet, un amour oscillant entre confrontations et tendresse maladroite. Mais ce n’était pas un paysage pour elle, quand bien même il lui avait fallu du temps pour s’habituer à la couleur chatoyante de Rhodes, à ses rues vivantes, ses enfants exaltés, son marché festif et son port fourmillant de touristes, de pêcheurs. Si la mort l’avait étreinte bien des siècles plus tôt, Louise vouait encore un culte étrange, peut être malsain, à la vie, à ses effusions. Elle devait vivre dans l’ombre, certes, mais c’était bien un drame pour un être comme elle, vouait à la lumière.

Si son amour pour les siens était d’une force inébranlable, il semblait tout de même s’être fait plus ou moins recalé par l’exaltation d’une indépendance nouvelle, qu’elle avait encore bien du mal à gérer mais qui, malgré tout, engourdissait parfois ses membres. Louise décuplait les opportunités hors travail, s’échinant à des activités qui, de son temps à San Francisco, ne l’avaient jamais plus intéressée que ça. Tout semblait plus merveilleux là-bas et, doucement, la fébrilité de sa vie solitaire avait pris le pas sur son besoin presque obsessionnel de retrouver les siens. Louise faisait toujours l’effort de revenir, principalement parce qu’il arrivait toujours un moment, étrange, où l’image fugace d’un souvenir lui plombait la poitrine d’un sentiment de culpabilité, mais il lui fallait régulièrement écourter ses visites pour retrouver son havre de paix intime. Son cocon fabriqué des petites mains qu’elle avait engagé, la chaleur de l’amour des d’Arundel bien ancré entre les murs de sa demeure en hauteur. Elle n’aimait pas l’Amérique, du moins son affection lui était passée, aussi simplement que si elle s’était lassée d’un animal de compagnie; Louise considérait y avoir fais son temps. Et, curieusement, en jetant un oeil plus observateur, elle aima moins la maison de son « enfance ».

Quelque chose y était changé, un détail qui lui échappait, un sentiment étrange qui flottait dans l’air et le rendait presque oppressant, dérangeant. Il y avait moins de lumière, pas que le soleil ne glissait pas ses rayons à travers le rideaux, mais il y paraissait y avoir moins d’agitations que dans ses souvenirs. Elle se fit alors l’effet d’un déserteur, de s’être éloignée si longtemps qu’elle en avait probablement oublié jusque dans le moindre petit détail qui composait la demeure, pourtant non. Ce sentiment désagréable de rater quelque chose restait là, ancrée dans sa chair et le regard froid de Louise, prenant du recul, passa à nouveau sur les murs pour s’arrêter sur la silhouette, ses lèvres se pinça une fois les mots franchis, comme si elle réalisait soudainement l’énormité de sa réflexion. Pourtant légitime, de son point de vue. Pas d’éclats de joie, pas d’euphorie, pas de fêtes. Et ce ton. Cette mine.

Les traits de Lou se figèrent dans une expression particulière, où se mêlèrent incompréhension et outrage. « Pourtant, aujourd’hui me semble parfait. » Elle passa sa main devant son buste, pour signifier de manière plus claire que sa présence ici méritait bien plus que ce regard lourd et cette confession relevant du drame. Déposant son sac-à-main, qu’elle tenait à bout de bras, sur le sol Louise plaqua ses mains sur ses hanches; réflexe tenace d’une enfant qu’elle n’était désormais plus. « Pas tant que ça, apparemment. Quand je vois l’accueil qui m’est réservé. Et malgré l’intonation volontairement dure, son regard s’était adoucit; parce que ces mots là, dans la bouche de Melchior, étaient aussi touchants que n’importe quelle autre déclaration. Mon cher papa, si tu n’étais pas aussi figé, j’aurais tendance à croire que la sénilité te guette. » Femme redevenant fillette, le temps de quelques enjambées, légères et sautillantes, pour se rapprocher de lui et lui prendre les mains, déposant un baiser sur le bout de son nez, presque moqueuse. Presque trop innocente. Presque crédule.

Pourtant, l’absence d’Isobel alors même que sa fille revenait à la maison ne passa pas inaperçue auprès de Louise, maquillant sa surprise sous des airs faussement agacés. Et puis quelque chose la frappa. Une bâche translucide. Un voile gris. Ce sentiment dérangeant que quelque chose clochait, toujours présent, lui caressa doucement la nuque et elle se recula, pour avoir une vue d’ensemble.. Pour trouver cette fausse note dans cette partition, jusqu’ici, si parfaite.
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Message Sujet: Re: [Abandonné] Tear in my heart ◊ Melchior Sam 25 Fév - 10:56

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