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 [abandonné] Moonlight Howl

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Message Sujet: [abandonné] Moonlight Howl Dim 18 Sep - 0:07


RP EN COURS

SUJET PRIVÉ : FT. Lyov A. Winston
# TYPE : Temps présent
# DATE : -
# MOMENT DE LA JOURNÉE & TEMPS APPROXIMATIF : Le soir après 21h, il fait nuit, humide, il tombe un léger crachin et la température est moyenne.

# PRÉSENCE DU MJ : Non

# AUTRE : -
SHADOW


La faim tiraillait Evan ce soir. Le genre de faim qui ne pouvait plus être étanchée par un bon hamburger bien gras accompagné de sa farandole de frites. Non, ce soit, il allait chasser des cœurs, et il n'était pas question d'aller draguer dans un bar. Comme de coutume, il avait bien préparé sa sortie, car quelqu'un comme lui ne pouvait pas aller faire ses courses à l'aveuglette. Près de son bureau était placé un classeur à tiroirs en acier, le genre de meuble barbant et déprimant qui s'alignaient dans bon nombre d'entreprises envahies de bureaucrates. Et à l'intérieur se trouvaient des dossiers qu'il constituait lui-même à partir d'éléments récoltés au cours de ses enquêtes journalistiques, ou de recherches plus personnelles. Il y était toujours question d'affaires sordides et de crimes divers : violences, vols, règlements de comptes, viols... Un joyeux panel. Et pour le skiwalker, c'était comme un menu qu'il pouvait se composer à la carte. Généralement, il organisait ses repas pour ne pas trop attirer l'attention, variant les localisations, relevant les pistes les plus fraîches...
Ce soir, son dévolu se jeta sur le quartier du Bronx. Il avait tendance à souvent y chasser, il s'y passait pas mal de chose la plupart du temps. Là, il avait mis le doigt sur une affaire intéressante. Une histoire de viols en série qui s'accompagnaient de violence, mais le coupable glissait encore et toujours entre les doigts de la police. Il n'en serait pas de même avec le flair du journaliste. Il avait toujours su remonter les pistes jusqu'à tomber sur ses proies, toujours. Tout en reportant quelques données sur une carte de la ville, il fit tourner entre ses doigts une cannette de Dr. Pepper qu'il porta ensuite à ses lèvres avant de la vider d'un trait. Presque sans regarder, il la jeta à la poubelle qui se trouvait pourtant à une certaine distance. Une rapide relecture de ses données, et il enfila une veste. Quelque chose de simple et de pratique, c'était toujours ainsi qu'il procédait lorsqu'il chassait. Après tout, il devrait aussi retrouver ses vêtements après avoir repris forme humaine, et il n'avait aucune envie de perdre un temps infini à se rhabiller.

Quelques minutes plus tard, le jeune homme se trouvait dans la rue, les mains dans les poches, l'air aussi quelconque qu'il était possible de l'avoir. Par précaution, il était armé de son couteau, dissimulé dans ses vêtements. Même si dans le fond il ne craignait pas grand-chose, il préférait être prudent. Il fit une bonne part de son chemin à pied avant de rejoindre une ligne de métro qui le conduirait dans sa zone de recherches. Il descendit à la station Woodlawn, non loin du Van Cortlandt Park. Si ses recherches et ses suppositions étaient exactes, c'était là que sa proie allait tenter de frapper. Pour des raisons obscures, il y avait toujours quelqu'un pour s'aventurer dans un parc à des heures indues. Autant dire que c'était l'endroit rêvé pour perpétrer un crime. Quoi de mieux que plusieurs kilomètres de végétation pour camoufler son forfait ?
Evan ne commença ses recherches qu'après avoir pris sa forme canine à l'abri de buissons où il avait abandonné ses vêtements. Dès qu'il eut adopté son apparence de chien-loup, il s'ébroua pour chasser les fines gouttes de pluie qui se déposaient sur son pelage, puis il tendit le museau vers le ciel pour humer l'air. Odeurs et bruits étaient déjà décuplées sous sa forme humaine, mais il appréciait d'autant plus l'acuité de ses sens lorsqu'il revêtait cette apparence. Comme de coutume, c'était grisant. Et il avait toujours cet étrange sentiment de répulsion associé à cette euphorie grisante. Son cœur palpitait de manière effrénée. La chasse commençait.

Cela ne fut pas une mince affaire, et il crut presque revenir bredouille. Il arrivait à tout le monde de se tromper, mais le chien-loup aurait été de très méchante humeur si cela lui était arrivé. Par chance, il entendit enfin ce qu'il espérait trouver, alors qu'il allait rebrousser chemin. Il serait bientôt vingt-deux heures, l'heure de fermeture de ce jour. Mais quelques traînards s'attardaient dans les parties les plus touffues du parc, celles qui ressemblaient à s'y méprendre à de la forêt... Les cris perçants et désespérés d'une femme parvinrent aux oreilles d'Evan, qui tourna la tête en direction du bruit. Sans plus attendre, il se lança au galop vers sa source, ses coussinets s'enfonçant dans l'herbe moelleuse. Le vent tourna, et il capta des effluves de plus en plus puissantes. Celles de la peur, et du mal. Une odeur d'homme, puissante, et celle d'une femme terrifiée. En arrivant près de la scène, il ralentit le pas, tapis dans les buissons comme un couguar en chasse. À quelques mètres se trouvait une femme en tenue de sport, ayant visiblement été battue. Elle était bâillonnée par un homme qui la retenait d'une main experte. Elle avait déjà été battue, et elle était coincée de telle manière qu'elle n'aurait aucune échappatoire. Aucun doute qu'elle serait frappée jusqu'à se tenir tranquille. Le type, qui n'avait rien que de très quelconque malgré la concupiscence qui marquait sa sale trogne, était en train de chercher à se défaire des vêtements de la malheureuse, lui étant déjà prêt à passer à l'acte. Evan n'allait pas lui en laisser le temps.
Un grondement du tonnerre s'échappa de sa gorge. Se redressant, il bondit en avant de toute la puissance de ses muscles. Alertés par le bruit, les deux humains se retournèrent dans sa direction. En voyant apparaître un simulacre de loup hostile et visiblement dangereux, ils perdirent toute notion de la situation qui était précédemment la leur. L'homme poussa un juron, cherchant à se rhabiller et à récupérer une arme pour se défendre, lâchant même la fille qu'il poussa au sol d'une violente bourrade. Trop tard pour lui de toute façon, même s'il l'ignorait. Le chien-loup bondit, percutant sa proie de tout son poids lancé à pleine vitesse. Le type émit une plainte étrange alors que tout l'air sortait brusquement de ses poumons. Les mâchoires d'Evan se refermèrent sur sa gorge avec un claquement, broyant la jugulaire avant même qu'ils aient touché terre. Une fois au sol, le skinwalker resserra encore sa prise, secouant la tête de droite et de gauche pour mettre fin à la vie de sa victime. Dans un gargouillis écoeurant et un bruit de claquement sec, le violeur rendit l'âme. Terrifiée par ce qu'elle voyait, la fille détala sans demander son reste, et sans remercier son sauveur. Qu'importait, Evan était habitué. Relâchant sa proie, il déchira de ses griffes et de ses crocs avides les vêtements qui le séparaient du torse. Son museau maculé de sang gouttait et laissait des traces partout. Dès qu'il le put, il s'attaqua à la chair, creusant dans la cage thoracique jusqu'à en dénicher le cœur encore chaud et gorgé de sang. Il referma ses mâchoires dessus, le museau enfoui dans le corps de sa victime jusqu'aux yeux. En quelques torsions, il arracha l'organe qui avait à peine cessé de palpiter, se mettant à en déchirer des morceaux et à les avaler avec l'empressement de quelqu'un qui n'a pas mangé depuis des jours. La sensation de la viande fraîche qui rejoignait son estomac l'emplit d'une simple euphorie. Une ordure de moins sur cette terre, et il finirait sa journée l'estomac plein. Autant dire que ce n'était pas si mal.
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Message Sujet: Re: [abandonné] Moonlight Howl Sam 8 Oct - 14:08

Moonlight Howl
Evan H. Stark
La nuit, fraîche et humide, l’avait appelé. Chose rare ce soir, il avait laissé le bar aux bons soins de ses employés : préférant sortir prendre l’air, humer les odeurs, se perdre dans les rues, quitte à finir trempé. Quelles soient mal famées ou non ne l’effrayait pas, simplement car, étant un chien vagabond par nature, il les connaissait toutes, les yeux fermés ou presque. Il avait tant vadrouillé avant d’en arriver à sa propre situation, bien que n’ayant jamais quitté San Francisco de toute sa vie, qu’il avait mit du temps avant de trouver un endroit où rester. Un endroit où s’installer, qu’il pouvait appeler maison. Et lui qui aimait tant, depuis, être dans cet antre mythique, créée à la sueur de son front et à la force de ses bras, il se retrouvait ce soir à délaisser son logis, à la recherche de ce qui le tiraillait depuis déjà quelques temps. Car depuis la mise à sac du bar, Lyov n’était plus le même. Lui, si calme habituellement, semblait désormais tourner tel un lion en cage depuis quelques jours, la colère toujours présente su ruant dans ses veines, rage qu’il contrôlait de plus en plus avec peine. Il se rappelait encore de la vision du cadavre croisé dans Central Parc : l’air épouvanté de la jeune femme, ses traits figés dans l’horreur et la douleur de la mort. Un cœur arraché. Il se souvenait de l’air malade de la victime restante et se demandait encore ce qu’elle était devenue – sûrement avait-elle rejoint le camp de Lys. Il n’en restait pas moins que cette histoire l’avait sacrément secoué, au point de chambouler ses défenses si pourtant solidement ancrées.

A vrai dire, si l’action s’était terminée autre part que dans son bar, il n’en aurait eu cure. Il aurait eu de la peine pour les victimes, bien sûr, mais cela se serait arrêté là. Le problème était bien plus profond que ça, et il le savait : car le Fu Dog était plus qu’un simple repaire d’alcooliques notoires, il était son domaine. Chaque pierre qui le constituait était sa maison et il se souvenait de chaque cri poussé par les victimes choisies avec précision – car s’il était le propriétaire des lieux, ce n’était pas par hasard. Chien de berger sous sa forme canine, il était également le protecteur de la meute de Greenwood : le bar n’était qu’un moyen de plus pour attirer les pires déchets humains que l’humanité avait à sa disposition, pour ensuite les offrir en repas à ses congénères. Ils ne s’attaquaient qu’à ceux qui ne manqueraient à personne, et bien que Lyov avait depuis une vingtaine d’années cessé de toucher à des cœurs humains, il devait avouer qu’une bonne chasse à l’homme lui manquait parfois. En particulier depuis qu’un crétin avait mis sa meute en danger et avait fichu le zouaille dans son bar.
Il avait pris ses chemins habituels,  restant dans le quartier de Brooklyn au départ bien que sans réellement regarder où il posait les pieds. Il avait juste besoin de marcher, de se vider la tête – ou tenter de le faire, néanmoins – et n’avait rien prévu d’autre pour ce soir. Il était parti à 18h, après avoir ouvert le Fu Dog, et avait traversé les quartiers à l’aveuglette, alternant entre le taxi, le métro et la marche à pied, seulement poussée par sa boussole interne, traversant Manhattan, quittant Brooklyn pour Manhattan, jusqu’à arriver au Bronx. Il ne regardait pas l’heure défilée, pas plus qu’il ne savait où il finirait sa nuit : cela lui importait peu, sa concentration fixée sur les paysages divers qui défilaient devant ses yeux, ses pupilles avalant les détails de vie qui s’offraient à lui pour la nuit.
Non. Lyov n’avait rien de prévu. Et c’est peut-être pour cela qu’il ne s’attendait pas à croiser la fragrance connue si détestée, celle dont était justement originaire tout ce foutoir, alors qu’il continuait son chemin aussi tranquillement que faire se peut. Impossible, s’était-il dit. Le responsable de toutes ces destructions avait fini par être appréhendé et, mieux encore, tué par la suite : il ne pouvait donc pas y avoir son odeur dans le coin …  à moins que l’abominable meurtrier n’avait eu un complice – et il ne parlait pas là de la première victime qui s’était également faite tuée par la suite. Il avait de justesse retenu un grondement à faire dresser les cheveux de n’importe qui sur la tête et, les poings serrés, avait abandonné son air calme et doux pour prendre une expression bien plus dure et menaçante. Il était déterminé à tirer toute cette affaire au clair, conscient, dans un coin de sa tête, qu’il pouvait également par ce geste se mettre en danger. Là encore, il aurait habituellement réfléchit aux conséquences, car il n’était pas le genre à agir sur un coup de tête … Mais il était lancé si loin à présent que demander de l’aide était impossible. Il était trop tard pour appeler Lowell – il n’avait, en outre, pas pris son portable avec lui.

La piste, brouillée quelque peu par la fine pluie, l’avait néanmoins conduit jusqu’à Van Cortlandt Park, en passant par l’avenue de Broadway. Tous sens en alerte, il avait longé la station de métro Van Cortlandt Park - 246 St. jusqu’à s’arrêter devant un Burger King, attiré par l’odeur de la viande. Cela faisait un moment qu’il ne s’était pas nourrit, et son instinct de skinwalker  était en train de le rappeler à l’ordre – outre l’envie d’en découvre, évidemment. S’il n’avait pas sa dose de chair ce soir, il lui faudrait impérativement manger un cœur demain, mais son cerveau tournant présentement à toute allure, l’idée saugrenue lui effleura l’esprit. Après tout, pourquoi ne pas en profiter ? Le park de Van Cortlandt n’appartenait à aucune meute connue, il pourrait donc très bien y chasser, tout en traquant l’odeur nauséabonde qui lui restait dans le nez. C’est fort de cette pensée qu’il entra ainsi dans le park, ignorant superbement la pancarte qui indiquait que l’heure de sortie approchait. Lui si respectueux des lois les envoyait valdinguer ce soir – il irait s’excuser auprès de Lowell un autre jour.  Mais alors que sa stature droite se figeait pour humer l’air, à la recherche de la bonne direction à prendre, le bruit d’un cœur paniqué suivit de couinement effrayés retinrent son attention. Il n’était pas entré profondément dans le parc qu’une jeune femme affolée et débraillée venait à lui et le dépassait, tremblante, le regard marqué par la peur, par la frayeur, par la terreur pure. Elle semblait baragouiner quelque chose dans son élan qu’il ne compris qu’à moitié, mais le seul véritable mot qu’il capta termina d’attirer son attention, lié à une nouvelle fragrance, plus forte, inconnue mais reconnaissable entre toutes. Monstre. Skinwalker.
Il ne chercha pas à rattraper la demoiselle, pas plus qu’il ne se focalisa sur son apparence de jeune victime frêle qui avait dû s’en sortir in-extrémis. Non. Non … Il se dirigea d’un pas aussi calme que possible vers ce qui semblait être l’endroit d’où elle venait, avant de se mettre à courir une fois hors de vue. Il savait pertinemment qu’il ne sauverait pas la seconde victime – car la demoiselle n’aurait pas échappé à son agresseur aussi facilement – mais il pouvait malgré tout tenter d’attraper le meurtrier sur le fait et l’interroger sur son épineux problème. Avec un peu de chance, l’animal était du coin – ce qui n’était pas son cas de son coté. Et s’il ne s’était jusqu’alors pas posé la question sur la véritable identité du meurtrier de Central Park, le pensant seul et désaxé, il commençait tout juste à envisager la possibilité qu’il avait finalement eu une meute. Peut-être même que le type qui venait d’effrayer la jeune femme – car il s’agissait d’une odeur de mâle – avait été l’un de ses congénères. Peut-être que …

La vision le coupa net dans ses élans de réflexions tardives. Il n’y avait pas de mots pour décrire la beauté morbide et fascinante de la scène qui s’offrait à lui, là, cachée entre les bosquets touffus, entre les arbres aux troncs noueux et leur dense feuillage. Aurait-il été un humain lambda, sans doute aurait-il été effrayé. Sans doute aurait-il été amené à prendre ses jambes à son cou, comme la demoiselle quelques temps plus tôt. Mais Lyov était un monstre, skinwalker depuis ses huit ans, et ses dix premières années avaient été noyées dans un flot d’entraînements intensifs, de combats incessants et de sang. Il avait tué avec une joie évidente, déchirant la chair de ses victimes avec délectation. Il se souvenait encore de la sensation de son museau s’enfouissant dans le thorax des victimes, fouillant la carcasse jusqu’à trouver le cœur et en dévorer un morceau. Il se souvenait de chaque bagarre, chaque coup rendu, chaque craquement d’os brisé. Au fond de lui-même, les souvenirs le hantaient encore, et il savait que la folie n’avait été qu’a peu de chose de l’envahir entièrement. Il aurait pu devenir un tueur en série si sa mère, alors fantôme dans sa conscience, ne lui avait pas sauvé la vie. Cette mère qu’il avait tué, en proie à ses sombres pulsions de monstre nouveau né. Il s’était promis de ne plus recommencer. De ne plus craquer. Mais la vision enchanteresse de chaque précieuse goutte de vie perlant le long des babines de l’animal, l’odeur des entrailles ouvertes, le fumet de la carcasse l’appelaient délibérément. Son instinct hurlait, grondait, le chien en lui sortait les griffes, tous crocs dehors, le monstre saccageait son ventre, poussait sa conscience à la métamorphose. La faim prenait possession de son esprit, faim qu’il luttait à présent pour contenir – et il y arriverait, car c’était l’homme qui dominait, et non le monstre.
Lentement, il s’accroupit, sans lâcher le chien loup des yeux, faisant fit de ce qui l’entourait, forçant son odorat à se concentrer sur autre chose que sur l’odeur d’hémoglobine. Il se mit en position de neutralité, bien que près à attaquer ou se défendre au besoin, et qu’importait si ses fringues en pâtissait sur le moment, restant malgré tout à quelques mètres de son collègue monstrueux.

« Vous devriez être plus prudent. »

Et sa voix, profonde, gutturale et calme était à son image : roc ancré dans la tempête, bien que contenant une tension croissante qui pouvait céder à tout instant. Car la colère n’était pas loin, car l’animal en face de lui avait cette effluve à peine masquée par la pluie : celle qu’il avait traqué jusque là, odeur ignoble liée au drame récent. Et si Lyov n’avait qu’une parole, il était aussi obstiné lorsqu’il avait une idée en tête : le coupable payerai. Ce n’était qu’une question de temps.


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Message Sujet: Re: [abandonné] Moonlight Howl Dim 16 Oct - 11:53

Evan était tout accaparé par son repas. L'odeur du sang emplissait ses narines, l'empêchant de capter toute autre effluve. Il devait offrir une vision effrayante. Son museau était maculé d'hémoglobine jusqu'aux yeux et aux joues, mais également à la gorge, sur le poitrail et jusqu'au bout des pattes. Tout absorbé dans sa frénésie alimentaire, à la manière d'un banc de requins s'acharnant sur une carcasse de baleine, il n'avait pratiquement pas conscience du monde qui l'entourait. La sensation de devoir consommer au plus vite le cœur palpitant et chaud, qui fumait dans l'air frais de la nuit, aidait à le rendre pressé. Il ne voulait pas qu'un simple humain le découvre. Surtout pas un gardien ou quelqu'un qui serait armé. Même si une simple balle ne pouvait le tuer, il n'avait pas forcément envie de ressentir ce genre de douleur cuisante. Il venait d'arracher un autre morceau de cœur et de l'engloutir en se donnant la peine de mâcher un minimum lorsqu'il capta la présence de quelqu'un. Il l'entendit avant de le voir, mais fut bien incapable de le sentir, son odorat tout entier monopolisé par des effluves de viscères.
En ayant son odorat opérationnel, il aurait immédiatement identifié un skinwalker. Pour le moment, dans sa première impression, il voyait simplement un homme qui s'accroupissait à quelques mètres de lui tout en l'observant. Immédiatement, le chien-loup se figea, la tête plus basse que la ligne de son dos, ses oreilles se plaquant sur son crâne. Un grondement menaçant commença à rouler dans sa gorge. À mesure que du sang de sa victime gouttait de sa truffe, il pouvait percevoir l'odeur de l'inconnu s'il se concentrait dessus. Il comprit rapidement qu'il s'agissait d'un de ses congénères, surtout avec la phrase qui lui fut adressée. Il devait se montrer plus prudent. Dans son cerveau, le message passa presque pour une menace, à laquelle il réagit en modifiant sa posture. Sa queue se redressa dans une position de dominance, son poil plus hérissé comme pour le faire paraître plus imposant. Comme tout bon chien, il savait qu'une confrontation se jouait d'abord sur l’esbroufe. Il n'avait aucune idée de ce que celui-ci lui voulait.

« Tu es venu ici me disputer ma proie ?


De la gueule d'Evan était sorti un aboiement bas, mais pourtant compréhensible pour l'autre skin. Ils pouvaient communiquer sans le moindre mal. Pour lui, cela aurait été une nouveauté que d'avoir à défendre son butin. En tant que solitaire plus ou moins endurci, il chassait seul et n'avait jamais eu à se préoccuper d'une quelconque rivalité. Il y avait bien Jerry qui avait l'une ou l'autre fois tenté de lui chercher des noises, mais cela n'avait jamais dérivé en affrontement pour de la nourriture. De toute façon, il savait déjà qu'il aurait perdu. Sans quitter des yeux l'homme qui lui faisait face, il se pencha pour finir de manger son butin. Cela lui éviterait d'avoir à se battre si l'objet du litige n'était plus. Certains de ses congénères pouvaient parfois se comporter comme des charognards, des hyènes. Attendre qu'un autre ait tué pour s'attribuer le prix de sa chasse.
Une idée commençait à germer dans l'esprit du chien-loup. Il ne comprenait pas le but de cette rencontre, mais il avait tendance à se dire que peut-être le skin n'était pas seul. La plupart de ceux de son espèce vivaient en meute, puisqu'ils avaient besoin de la présence de leurs semblables pour rester équilibrés. Lui-même ne devait sa santé mentale qu'à la présence, certes toxique, de Jerry. S'il voulait se libérer de son tourmenteur, il lui faudrait trouver un autre des siens à voir régulièrement... ou intégrer une meute.

- Tu es seul ?

Evan s'était à nouveau figé. Ses oreilles pivotaient sur son crâne, d'avant en arrière, cherchant à capter le moindre bruit d'approche. Son odorat était encore partiellement parasité par l'odeur du sang, ne lui permettant pas de détecter d'effluves hostiles dans le vent. Il sentait que celui qui lui faisait face pouvait changer de comportement à tout instant. C'était ce que son instinct lui criait. Ce que les phéromones qui les entouraient faisaient passer comme message. Son dernier morceau de cœur englouti, le chien-loup se redressa bien haut, pas décidé à reprendre forme humaine pour le moment. Il voulait plutôt garder ses atouts au cas où les choses dégénéreraient. Sa queue passa doucement à l'horizontale, qui marquait plutôt l'indécision. Maintenant qu'il n'y avait plus de cœur à défendre, il préférait se montrer prudent. Ses oreilles pointèrent en avant vers l'inconnu, et s'il avait été sous son apparence humaine, il aurait probablement froncé les sourcils et plissé les yeux.

- Qu'est-ce que tu me veux ? »

Sa langue rose passa sur ses babines, nettoyant un peu du sang qui recouvrait ses poils. Il continua à faire de même, passant même sur sa truffe pour rendre peu à peu son sens de l'odorat plus disponible. Evan avait envie de faire quelques pas pour s'approcher de son congénère, mais il n'osa pas le faire. Il n'était pas forcément très au fait des usages dans le milieu de son espèce. Son seul véritable contact en la matière ayant été Jerry, tant il s'appliquait à ne pas rencontrer les siens. C'était sans doute un tort... mais il se débattait encore bien trop avec sa nature pour passer ce cap. Il avait beau avoir été transformé quelques années auparavant, il était encore novice sur bien des points. Sans plus bouger, il riva son regard sur l'inconnu et attendit, prêt à bondir et à réagir au moindre signe d'agression.
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Message Sujet: Re: [abandonné] Moonlight Howl Lun 31 Oct - 15:40

Moonlight Howl
Evan H. Stark
Il l’observe, sans plus bouger, analysant chaque mouvement furtif, chaque jeu de regard. Il voit l’attitude du skinwalker se modifier, l’entend gronder, féroce, avertissement simple mais qui se voudrait efficace en temps habituel. Pour autant, un sourire naît sur les lèvres de Lyov et ses sourcils se lèvent imperceptiblement en une expression amusée, moue légèrement moqueuse malgré le sérieux de la situation. En lui, la colère est toujours présente, mais qu’on le menace de cette façon le ferait presque rire. Certes, il y a longtemps qu’il ne s’est pas dignement battu et y penserait-il sérieusement, il dirait que cela lui manque. Cependant il a continué de s’entrainer malgré que l’eau ait passé sous les ponts. Sans compter sur le fait qu’il ne compte pas laisser l’instinct gagner. Oh, non. Il ne prendra pas le cœur. N’en gouttera pas un seul morceau. Ne lèchera pas une seule goutte. Pas ce soir. Pas ainsi. Il n’empêche que la situation lui parait aussi ironique et risible que futile. D’un hochement de tête vague, il signale le cadavre encore chaud situé au dessous de la carcasse du jeune skin, son sourire transperçant dans sa voix toujours aussi douce et calme, bien qu’à présent quelque peu plus ironique.

« Je ne suis pas un adepte des viandes déjà à moitié consommées. »

Et aurait-il réellement voulu ce cœur, il serait déjà en train de se battre avec son interlocuteur, sa gueule se refermant sur une patte ou sa gorge jusqu’à ce que sa nuque ne craque sinistrement. Pas qu’il ne soit fanfaron ou imbus de sa personne. Il avait simplement conscience de ses capacités et cela faisait si longtemps qu’il était dans la peau d’un monstre affamé qu’il se demandait parfois s’il avait réellement été humain un jour. Il se redresse ensuite quelque peu, se remettant debout, croisant les bras tandis que l’autre se remet à manger. Bien sûr, ils restent tous les deux sur leurs gardes. Mais après avoir humé plus profondément les effluves émanant de l’être qui lui fait face, il sait qu’il n’est pas la personne qu’il recherche. Est-il déçu ? Non. Ni même soulagé. A vrai dire, l’être porte malgré tout des réminiscences de cette odeur nauséabonde, il peut donc avoir des informations à donner – du moins l’espère t’il. Néanmoins, alors qu’il allait poser la question le taraudant depuis un moment, l’autre le fit à sa place. Nouveau sourire fugace dans les yeux de Lyov, qui répond aussi honnêtement que possible. Simplement.

« Ce soir, oui. Pas habituellement. »

Manière comme une autre de lui dire qu’il a une meute, sans toutefois préciser laquelle et où cette dernière se trouve. Peut-être lui dira t-il. Plus tard. Ou non. Il penche la tête, écoutant les bruits des buissons à son tour. Il sait que le jeune skinwalker ne cherche qu’à se rassurer, en quelque sorte, et le simple fait qu’il cherche à savoir si quelque chose d’autre les entoure à présent le conforte dans une nouvelle idée. Peut-être qu’il n’a pas de meute d’attache, à moins que leurs règles diffèrent totalement des siennes. Mais dans ce cas, où se trouve la personne qu’il traque et pourquoi ce le chien-loup en porte t’il l’odeur ?

« Et toi ? »

Il le regarde se redresser après avoir avalé son dernier morceau de repas, ignorant la tension qui quittent légèrement ses épaules. Avec le cœur dévoré, son propre instinct de monstre semble se désintéresser quelque peu du corps sans vie, se rendormant peu à peu, somnolant, jusqu’au prochain corps qui attirera son attention. Il sort alors de sa poche une cigarette et son zippo, ayant besoin de s’en griller une – fait rare mais permettant de le calmer. Ses gestes sont toujours aussi lents et simples, son regard ne quittant pourtant pas son congénère des yeux. Ne jamais détourner le regard d’un adversaire. Ne jamais tourner le dos à un potentiel ennemi. Tandis que ce dernier pose une nouvelle question intéressante, il se contente d’aspirer la nicotine et recracher la fumée en silence, jouant avec cette dernière un moment, réfléchissant en réalité à la situation et les options qui sont à sa portée.

« Discuter, pour le moment. »

Sa voix, profonde et gutturale, sort de sa gorge avant qu’un jet de fumée ne la suive. Il fixe le skinwalker avec intensité désormais, décidé sur la suite de la situation. Il avait assez perdu de temps, l’heure tournait et il voulait éviter de rentrer trop tard. Il savait qu’il aurait peu de chance à présent de retrouver le coupable, mais avoir une information ou deux serait déjà une étape dans sa quête. Et bien qu’il était près à user de la force s’y nécessaire, quelque chose en lui disait que ce ne serait pas nécessaire ce soir.

« Tu portes sur toi une effluve que j’ai traqué un moment. J’aurais aimé en savoir plus la concernant. Je te laisserais tranquille ensuite, sauf si tu souhaites discuter un peu plus, naturellement. »

Il hausse finalement les épaules, absorbant une nouvelle bouffée de drogue, attendant la suite. Il ne dira pas qu’il compte tuer la personne qu’il traque, pour lui faire passer l’envie de recommencer ses conneries, pour qu’il ne mette plus jamais les siens en danger. Lyov n’est pourtant pas si extrême habituellement. Mais à la vue des derniers évènements, une sévérité s’impose et le vieux skinwalker ne connaît que trop bien le goût des trahisons et la peur de perdre les être aimés.


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Message Sujet: Re: [abandonné] Moonlight Howl Ven 4 Nov - 22:35

Au moins, la disparition du cœur dans l'estomac d'Evan avait dissipé une partie de la tension qui régnait. Mais pas assez. Il restait une ambiance lourde, du genre qui précède une bataille. Cette ambiance qui faisait battre le cœur plus vite, pulser les veines et bander les muscles. Non, dans ces conditions, le chien-loup n'avait aucune envie d'abandonner son apparence pour redevenir humain. D'autant qu'il se retrouverait nu à devoir courir après ses affaires qu'il avait laissées plus loin, sans oublier qu'il ne faisait pas spécialement chaud... et qu'un désagréable crachin tombait. Comme pour rappeler ce fait à son bon plaisir, il ressentit une soudaine envie de s'ébrouer, à laquelle il céda. Une myriade de gouttelettes qui constellaient auparavant sa fourrure s'envolèrent en tout sens autour de lui, certaines colorées d'une légère teinte rosée. Il n'était pas encore parvenu à ôter tout le sang qui maculait son pelage. Ce fut sur un ton à la fois prudent et maussade qu'il répondit à la question sur sa potentielle solitude.

« Je me suffis à moi-même.

Une réponse évasive, mais Evan n'aimait pas beaucoup ça. Rien ne lui disait que son congénère était totalement franc avec lui, et avouer sa faiblesse ne l'aiderait sans doute pas à mieux s'en tirer si les choses tournaient mal. Laisser planer le doute pourrait peut-être avoir un effet dissuasif. Il ne savait toujours pas si l'inconnu comptait l'attaquer, ou non. Et sous quel motif. Par ailleurs, quelque chose titillait sa mémoire sans qu'il arrive pour le moment à mettre son doigt dessus. Sa truffe en bonne partie nettoyée du sang qui l'avait souillée, il pouvait humer ce qui l'entourait avec beaucoup plus de précision, et cela aussi tançait sa mémoire. Sans doute cela lui reviendrait-il une fois qu'il aurait totalement repris le contrôle de son propre esprit. La part la plus bestiale de lui-même était rassasiée, et même si le chien était encore là, il en était relativement maître.
Et voilà que le type lui sortait une histoire d'effluve. Un peu comme s'il avait pris part à un gigantesque jeu de piste et que le chien-loup en était l'aboutissement. Seulement... celui-ci ne voyait absolument pas de quoi il était question. Dans une mimique on ne peut plus canine, il pencha légèrement sa tête sur le côté, avec une réaction d'incompréhension visible. Bien souvent, l'odeur que l'on arrivait le moins à identifier, c'était celle qui nous appartenait. On baignait dedans, et cela avait tendance à endormir nos sens. Mais malgré tout, il ne voyait pas où son congénère voulait en venir...

- Une effluve ? Ça irait sans doute mieux si je savais de quoi tu parles.

Après tout, il y avait des myriades d'odeurs qui fourmillaient autour d'eux, dominées encore par celle, humide, de la pluie. Le chien-loup tendit le cou pour lever le museau vers le ciel, narines dilatées, afin de mieux humer l'air. Il ne voyait pas vraiment de quoi il était question. Peu importait ce dont il s'agissait... lui-même ne sentait rien car il devait y être habitué. Lorsqu'il baissa à nouveau la tête pour observer son congénère, il avait à nouveau un air renfrogné. Il espérait que la situation serait rapidement clarifiée, et qu'il pourrait mieux comprendre de quoi il était question. Il n'appréciait guère être laissé dans le doute, car cela suscitait chez lui un désagréable sentiment d'incertitude et de stress.

- Je n'ai pas beaucoup de contacts dans le milieu, si c'est ce que tu cherches à savoir.

Une semi-vérité. En réalité, Evan n'en avait pratiquement pas. Mais s'il jouait la carte de la prudence, il préférait ne pas avouer purement et simplement ce fait. Il se doutait qu'il devait être question d'un autre skinwalker, mais clairement le type ne s'adressait pas au bon pour cela... Ce n'était pas comme s'il gravitait dans un milieu rempli de ses semblables. Au contraire, il faisait tout son possible pour les éviter, alors il aurait bien voulu comprendre...
Dans un coin de sa tête, son esprit continuait à chercher pourquoi cet homme lui disait quelque chose et titillait étrangement sa mémoire. Lorsqu'il était sous sa forme humaine, il avait tendance à avoir une bonne mémoire, mais là ses perceptions étaient encore un peu brouillées par l'adrénaline de la traque, de la mise à mort et du festin qu'il venait de faire. Cela prenait un peu plus de temps que d'ordinaire pour qu'il puisse se souvenir... Et finalement, au bout d'un moment, il parvint à s'en rappeler. Il savait où il l'avait déjà vu.

- Attends... Je te reconnais. C'est toi le propriétaire du bar où il y a eu tellement de bordel. Et je suppose que c'est pour ça que tu me suis ? Désolé de te décevoir, mais je ne sais rien à propos de tout ça. »

Rien de plus que ce qu'il avait pu glaner en tant que journaliste. Il n'était pas présent lorsque tout s'était déroulé, et il n'avait pas pu en apprendre autant qu'il l'aurait voulu. À sa décharge, il n'avait qu'à peine aperçu le propriétaire du bar lors de son enquête, ce qui expliquait pourquoi son esprit troublé avait mis tellement de temps à retrouver de qui il s'agissait.
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Message Sujet: Re: [abandonné] Moonlight Howl Sam 17 Déc - 14:44

Moonlight Howl
Evan H. Stark
Discuter. Il ne mentait pas. La curiosité reprenait le pas malgré la méfiance, son instinct lui criant que quelque chose clochait. L’air restait lourd, sulfureux – il sentait l’électricité parcourir sa peau, le picoter. Bien que le crachin continuait à l’asperger, il n’en avait cure – la perspective d’un orage le dérangeait bien plus. Le monstre commençait lui-même à vouloir sortir, alors qu’il n’avait aucune raison valable pour se transformer pour le moment. Il restait donc concentré sur le skin qui lui faisait face, et avec raison.
Je me suffis à moi-même, lui avait-il répondu. Lyov aurait eu envie de rire. Il se contenta de sourire, un sourire désabusé. Ce n’était pas ce que les odeurs émanant du môme disait, mais soit.

« Pour l’instant. »

Murmure t-il avant de soupirer. Il devait être jeune. Bien qu’à en juger par sa façon de se nourrir … ou l’instinct le guidait entièrement, ou il avait appris. Lyov était assez vieux et expérimenté pour déceler les signes avant coureurs. Un skinwalker ne pouvait pas rester seul trop longtemps sous peine de perdre le contrôle – il avait vécu lui-même la sensation acariâtre et accablante de devenir peu à peu fou. Et cela, il ne le souhaitait à quiconque. Pas plus qu’il ne pouvait se permettre de la reproduire, ou de laisser un autre skinwalker le vivre dans le périmètre. Cela aurait été différent si le meurtre n’était pas si frais … Mais il l’était. Assurément. De trop.

« En laissant l’autre s’enfuir, tu nous as mis en danger. »

Reprend t-il, simplement, jetant désormais un coup d’œil au cadavre. Il devait déjà courir après l’odeur détestable, il n’avait pas vraiment le temps de s’occuper des nouveaux. Mais là encore, quelque chose clochait. Lyov soupire à la nouvelle question de l’autre avant de s'avancer, s’étirant quelque peu, sans pour autant le lâcher du regard.

« Un meurtre a eu lieu à Central Park il y a peu, par des skinwalkers dissidents. Les humains ont pris peur. Et lorsque les humains prennent peur, les chasseurs se déplacent et nous traquent. »

Sa voix, toujours aussi clame, se fait désormais bien plus dure alors qu’il poursuit.

« Leur alpha est mort, mais il n’a pu agir seul. Et tu portes sur toi une part de son odeur. Je veux juste m'assurer qu'ils se tiendront tranquilles. Rien de plus. »

Quitte à en finir une fois pour toute. Il croise les bras à présent, lui faisant face, sourcils froncés, tête penchée, l’observant, le jaugeant. A une époque, il l’aurait égorgé sans chercher plus de réponses, sur un simple ordre. Aujourd’hui, cela était différent. Lorsqu’enfin, le chien loup lui avoue qu’il n’avait pas beaucoup de contacts dans le milieu, Lyov hoche doucement la tête. Cela signifie qu’il en a tout de même un minimum - et c'est tout ce qu'il lui faut. Surement l’un d’entre eux est la personne que le bâtard recherche. Si non, il ne serait pas difficile de le retrouver auquel cas. Un sourire sans joie éclair finalement son visage, lorsque le gamin semble le reconnaître - chose inattendue mais point tant dérangeante.

« Je suis effectivement le propriétaire du Fu Dog. Et bien que ce ne soit pas après toi que j’en ai, je vais avoir besoin de tes informations. »

Il ne compte pas le lâcher comme ça. Plus maintenant du moins. Ses sens toujours en alerte, il s’avance lentement, réfléchissant.

« Je ne suis pas venu me battre. Je suis juste curieux. Cependant, laisser de telles traces n’est jamais bon pour personne, et crois-moi tu n’as pas envie d’être traqué par des chasseurs. Ton repas ressemble un peu trop à celui de Central Park, qui est encore trop frais. Les humains ne sont pas si stupides. Ils feront d'eux même le rapprochement. Tout ce que je souhaite, c'est éviter une guerre ouverte. »

Il désire simplement la sécurité des siens, et est prêt à négocier, bien que restant sur le qui vive.

« Je ne te demande pas grand-chose. Simplement des noms. Ceux de skinwalkers solitaires ou révoltés, dont le comportement explosif serait en mesure de faire basculer notre futur. Par ailleurs, il vaudrait peut-être que tu rejoignes toi-même une meute, dans l'intérêt de ton équilibre psychique. »

Achève t'il d'une voix neutre. Il ne lui proposait pas de rejoindre la sienne, pas plus qu'il lui allait parler de celle de Lys pour le moment. C'était à lui de se décider. De se renseigner. Mais une chose restait sûre : en restant seul, la folie finirait par venir le cueillir, comme elle avait certainement fauchée celui qu'il traquait. Ce n’était qu’une question de temps.


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Message Sujet: Re: [abandonné] Moonlight Howl Lun 9 Jan - 18:53

Evan ne quittait pas l'autre skin des yeux. De temps à autres, une de ses oreilles frémissait et s'inclinait de côté, suivant un bruit qui venait de se faire entendre. Il n'aimait pas beaucoup les grands airs que celui-là prenait, en jugeant ses actes comme s'il était un chiot sans cervelle. Sa façon de faire était la seule qu'il avait trouvée en conciliant à la fois ses appétits de créature et sa moralité humaine. Jusqu'à présent cela n'avait jamais posé de problème... mais le contexte de ces derniers temps était quelque peu différent. Les humains seraient plus attentifs, c'était un fait. Il lui faudrait savoir quoi faire du corps pour ne pas éveiller les soupçons. L'enterrer très profondément, par exemple... Faire disparaître les preuves était toujours le plus compliqué.
Restait la fille qui s'était enfouie. L'autre type n'avait pas tort, dans le fond. Elle avait été plus ou moins témoin de la scène, et si elle en parlait autour d'elle, cela compliquerait les choses. D'un autre côté, le chien-loup comptait sur elle pour ne pas chercher à porter secours à celui qui avait tenté de la violer. Il avait parfois l'impression que son côté canin faussait son jugement, mais la justice humaine était tellement... compliquée. Alors que sa traque en tant que skinwalker dispensait la justice comme il se devait, elle était simple, implacable et rapide. Néanmoins, il n'aima pas beaucoup les insinuations qui furent faites sur le sort de la fille, et il se hérissa en grondant légèrement.

« Et qu'est-ce que j'étais censé faire ? Tuer un innocent ? Je ne suis pas ce genre de monstre là.


À vrai dire, il n'aurait pas été à son coup d'essai. Son premier meurtre avait été un sans abri qui n'avait rien demandé à personne. Mais cela s'était fait sur la folie de l'instant, de sa toute première chasse. Depuis, il s'était juré de ne plus poser un croc sur un innocent. Et il s'y était tenu. Même pour protéger son secret, il serait incapable de s'en prendre à un humain qui n'avait rien fait. Du moins aimait-il à le croire. La folie et la tentation n'étaient jamais bien loin, et personne n'était à l'abri de perdre un jour le contrôle... Droit et raide comme une statue, bien campé sur ses pattes, insensible au crachin désagréable qui imprégnait sa fourrure, il suivait ce que l'autre lui disait sans broncher. Il voulait des informations. C'était un peu dérangeant, d'ordinaire c'était plutôt lui qui posait les questions.
Evan ne savait même pas ce qui provoquait ces réticences en lui. Il haïssait Jerry du plus profond de son âme. Il était son tourmenteur et la source de tous ses maux. Mais également celui qui lui permettait de ne pas perdre la tête, puisqu'il avait besoin du contact de ceux de son espèce. C'était probablement ça qui le retenait. Le fait de savoir qu'il devrait trouver un autre moyen de survivre à la folie s'il se débarrassait de son bourreau. L'autre type l'avait comme senti, puisqu'il lui conseillait de rejoindre une meute pour garder toute sa tête. L'idée hérissa le journaliste de la pointe du museau au bout de la queue, dressant sur son échine les poils drus de son pelage.

- Non. Refuser de rejoindre une meute, c'est la seule chose qui me rattache encore à l'humain que j'étais avant.

Il ne voulait pas accepter ce qu'il était. Ni prendre du plaisir à la transformation. Pourtant, il aurait été hypocrite de dire qu'il n'appréciait pas, dans un certain sens. Il se refusait à l'admettre, et rejetait en bloc tout ce qui n'était pas inévitable. Dans son esprit, rejoindre une meute serait capituler une fois pour toute à ce qu'il était devenu, à sa nature monstrueuse. Rendre les armes alors qu'il n'avait jamais cessé de se battre. Accepter qu'il serait toujours un monstre, une chose qui devrait vivre cachée, que tout le monde voudrait abattre ou jeter au fond d'un labo pour être un sujet d'étude. Une part de lui-même savait qu'il se berçait d'illusions. Que le remède qu'il cherchait n'existait pas, et qu'il se rendait malade pour rien. Et pourtant... telle était sa vie à l'heure actuelle, et se résigner à autre chose le révoltait.
Le chien-loup en était encore à camper sur ses positions lorsqu'une odeur familière lui fut apportée par le vent. Sa truffe s'agita d'instinct alors qu'il identifiait l'origine de l'effluve. Ce soir serait un nouveau soir où son tourmenteur allait lui coller aux basques. Cela arrivait assez régulièrement. Parfois, il venait lui contester le prix de sa chasse. C'était à croire qu'il avait eu faim, ce soir-là. Evan réprima un grondement, se tendant davantage. Au moins, Jerry pourrait répondre lui-même aux questions... mais qui pouvait prédire ce que cette rencontre allait donner ? Le colosse apparut bientôt, se dirigeant vers eux sans mal grâce à ses sens de skinwalker. Les mains dans les poches de son blouson en cuir, il affichait cet air de connard sûr de lui qui le caractérisait. Un sourire de brute teinté de stupidité étira ses lèvres lorsqu'il aperçut le duo.

- Franchement Croc-Blanc, tu invites une donzelle à manger et j'ai même pas droit à une invitation ? C'est dégueulasse.

Un grondement sourd et franchement hostile monta en roulant dans la gorge du chien-loup. Il avait horreur de ce sobriquet moqueur, et Jerry le savait bien, ce qui l'amenait à le lui remettre dans les dents aussi souvent que possible. Mis à part ça, Evan garda le silence. Son regard passait de l'un à l'autre de ses congénères. Son instinct lui disait que quelque chose allait mal finir, et il ne savait même pas comment se placer dans le potentiel conflit. Son tourmenteur était un colosse, sa forme canine à l'image de son corps humain. Il avait la puissance qui allait avec, et les cicatrices qu'il portait témoignaient de son expérience. Il n'était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, et il aimait quand les choses chauffaient. Quant à l'autre... il cherchait à faire justice à ce qui s'était passé dernièrement. Le scénario semblait parti pour mal tourner.

- Bon allez, crache le morceau... C'est qui celui-là ? Un skin, ouais, d'accord. Mais me semble l'avoir déjà vu quelque part... »

C'était quelque chose d'assez comique que de voir Jerry réfléchir. Comme on dit, c'était dangereux quand on n'en avait pas l'habitude. Le colosse plissait les yeux, cherchant à se rappeler quelque chose. Le chien-loup ne répondit pas. Ils n'avaient qu'à tirer les choses au clair entre eux... et lui se tenait prêt.
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Message Sujet: Re: [abandonné] Moonlight Howl Mar 24 Jan - 0:37

Moonlight Howl
Evan H. Stark
Lyov s’attendait à beaucoup de choses, il est vrai. Beaucoup de choses, mais pas ce qui s’en suivit. Il ne faisait que réfléchir avec une logique aussi précise qu’implacable, tout en testant l’autre. Il le fallait. Il ne le pensait pas tueur sanguinaire, et son instinct semblait le lui confirmer, toutefois il restait un étranger qui mettait en danger leurs pairs. Sa propre meute. Et il n’avait pas vraiment envie de jouer les nounous – il le faisait déjà assez avec Eli, bien qu’avec elle c’était différent, puisqu’il réparait les âneries de sa bêta.

« Tu pouvais simplement te montrer sous ta forme humaine. Sauver la fille. Confronter le gars. Et le tuer ensuite. »

Il avait penché la tête, étouffant un sourire, se contentant de fixer le chien en face de lui avec calme et malice. Son instinct ne l’avait pas trompé, et il se sentait soulagé en un sens. Définitivement un bon type et dieu savait qu’ils se faisaient rares, ces temps-ci.

« Ou mieux encore, tu pouvais ignorer la scène et partir te chercher un cœur de bœuf chez le boucher. »

Il le testait, encore, appréciant en réalité le remord que cela impliquait. Ne pas tuer d’innocents. C’est ce que lui-même faisait, ou s’efforçait de faire, en mangeant des cœurs d’animaux. Soit, il n’y avait pas ou peu la félicité de la chasse, de la traque, il n’y avait pas ce fumet alléchant et ce goût exquis … mais c’était ce qu’il fallait pour garder les êtres humains vivants. Il se contentait, les fois où il partait chez le boucher, de courir dans Central Park pour libérer la tension accumulée, un foulard sur le visage au cas où.

« Mais tu as tout de même fait un beau travail, je dois l’admettre. »

Il avait repris comme si de rien n’était, tout en regardant l’état du corps, examinant les restes sans bouger de là où il se trouvait. Pour un peu, il se serait presque allumé une clope. Presque, car l’autre hérissait de nouveau les poils. A vrai dire, Lyov s’y attendait. Peu était les jeunes skin’ acceptant l’idée même d’appartenir à une meute et de se faire dicter les règles. Lui-même avait eu son temps de rébellions … Mais il avait fini par s’y faire. Pire encore. Il avait commencé à aimer cela, lorsque les ordres étaient justes – sinon il se contentait de faire le sourd, de quoi exaspérer Lowell.

« Tu es toi. Que tu portes une fourrure ou non. Nous sommes encore humains. Nous le serons toujours. Humain et Bête. Bête et Humain. Il n’y a pas tant de différence entre les deux. Nous avons simplement évolué, devenant un hybride entre les deux. Rejoindre une meute c’est simplement accepter ce fait et réussir à concilier les deux natures. En étant seul, tu n’as aucun repère, tu frappes à l’aveugle. En meute, tu te socialises, tu formes une cohésion et tu gagnes des repères. »

Avait-il lancé d’une voix douce, le fixant, sans bouger. L’autre skin’ devait bien se douter que Lyov visait juste, cependant ce n’était pas pour autant qu’il accepterait. Dans tous les cas, Lyov ne forcerait pas le chien loup à prendre une décision. Il fallait que cela vienne de lui, et de lui uniquement, sinon cela ne servait simplement à rien.

« Je suis passé par là aussi, crois-moi. Plus tu l’acceptes rapidement, moins tu te tortures inutilement et plus rapidement tu sauves ce qui peut encore l’être. Je ne dis pas ça pour apaiser ta conscience ni pour t’endoctriner. »

Il souriait légèrement à présent, rentrant ses mains dans ses poches. Il en avait fini pour l’instant, le laissait réfléchir. Plus détendu, il avait baissé sa garde peu à peu, jusqu’à ce que soudain, une nouvelle odeur ne vienne lui fouetter les narines. Cette odeur qu’il cherchait, particulièrement désagréable, et qui lui donnait envie de tuer. Il se mordit la lèvre pour étouffer un grondement, et plissant légèrement les yeux, il se força au calme malgré ses muscles tendus. La bête se réveillait à nouveau en lui, grattant aux barreaux. Finalement, se disait-il avec ironie, il n’aurait pas besoin de fouiller tout NYC une nouvelle fois, ni même d’attendre plus longtemps. Le meurtrier était là et, fait plaisant, le jeune skin devant lui semblait se tendre également.

Lyov, tendu, s’était redressé lorsque l’autre était apparu. Massif et costaud, il avait des airs détestables de dur à cuir aussi stupide que dangereux, mais le bâtard en avait vu d’autres durant sa prime jeunesse. Il sourit franchement, farouchement à son assaillant – il le détestait bien plus maintenant qu’il entendait sa voix grasse – quittant son air doux pour faire place à l’ironie teintée et suave tandis que le dénommé Croc Blanc grondait.

« Il faut croire que j’ai une plus belle gueule que vous, ça a dû l’aider dans son choix. »

Il rentrait dans un jeu dangereux, mais il n’avait pas pu résister. Habituellement il aurait simplement haussé un sourcil, mais la tension était telle que si il ne faisait pas preuve d’humour au lieu de se retenir, il allait simplement lui sauter à la gorge. Lyov avait beau être patient, les limites avaient été dépassées depuis un moment et la bête gagnait en force. Pour une fois, il avait bien envie de la laisser prendre le contrôle – mais pas pour le moment. C’était encore trop tôt.
Le jaugeant, il n’eut pas de mal à définir les chances qu’il avait dans un combat face à lui. Le lourdaud semblait être une brute épaisse, mais Lyov ne le sous-estimait pas. Il pouvait très bien être un calculateur redoutable sous ses airs de brute épaisse. Cela se vérifierait très vite dans tous les cas.

« Je suis Lyov Winston. » se contenta t’il de dire, toujours calme – trop calme. La fureur bouillonnait dans ses veines à présent, crépitant dans ses yeux qui eux-seuls offraient un miroir sur son conflit interne. Il défiait le type ouvertement du regard à présent, ayant fait un pas un avant, tout en prenant en prime une attitude défensive par rapport au jeune skinwalker. Comme si, inconsciemment, il souhaitait le protéger de la fureur qui se déchaînerait bientôt.

« Si vous avez du mal à me remettre, je suis le propriétaire du bar le Fu Dog et membre de la plus ancienne meute de NYC. »

Le ton, plus cinglant, restait pourtant toujours calme. Il avait conscience d’être célèbre parmi ses pairs. Non seulement car avait huit ans quand on l’avait transformé, mais également car sa réputation de tueur avait été unanime à une époque. Il avait été élevé pour devenir alpha, mais il avait préféré courber l’échine de par lui-même devant Lowell sans protester ou se battre. Pire encore, il avait changé de régime du jour au lendemain, devenant, d’après les dires, non violent. Un sourire froid étirait à présent ses lèvres. Qu’importait. Il n’avait plus peur de se présenter correctement. Que risquait-il ? A part crever, absolument rien. Il savait désormais que s’il avait pu remettre la main sur l’exécrable type, le reste de la meute le pourrait également et cela lui suffisait. Il aurait sa vengeance. Aujourd’hui ou plus tard. Aujourd’hui semblait toutefois préférable.

« J’ai un compte à régler avec vous, semble t’il. Et j’aimerais autant faire ça rapidement si vous n’y voyiez pas d’inconvénients. »

Il jeta un coup d’œil au dénommé Croc Blanc. Si ce dernier souhaitait disparaître, c’était maintenant, sinon il lui faudrait choisir son camp. A vrai dire, Lyov n’avait aucune envie de se battre contre lui, car il était réglo et qu’il commençait à l’apprécier – et l’estimer un minimum. Il espérait donc ne pas avoir à le mettre en déroute … Mais qui pouvait prévoir le futur ? Il reporta son attention sur l’abruti, un sourire moqueur aux lèvres qui n’augurait rien de bon pour qui connaissait Lyov Winston.

« Enfin, sauf si vous avez peur de vous prendre la dérouillée du siècle, bien entendu. »


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[abandonné] Moonlight Howl

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