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 Sombre histoire de café

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Message Sujet: Sombre histoire de café Mar 19 Juil - 17:45


RP EN COURS

SUJET PRIVÉ : FT. Baily Johnson
# TYPE : s'agit-il d'un Flashback ou du temps présent ?
# DATE : si vous la connaissez.
# MOMENT DE LA JOURNÉE & TEMPS APPROXIMATIF : Matinée, temps doux et ensoleillé (pour la saison)

# PRÉSENCE DU MJ : Nope

# AUTRE : Nope
SHADOW


Je m'étais levé relativement tôt ce matin là, prêt à profiter de la journée. Je n'avais en soi rien à faire mais le soleil était présent et je voulais profiter de lui. Je m'étais baladé dans la ville, sans rien faire, observant les passants, souriant aux enfants qui jouaient, découvrant ma ville dans la lumière matinale. J'avais pris le temps d'un café pour réfléchir à ce que je voulais faire aujourd'hui. Il me semblait qu'il y avait quelques expositions sympas en ville que je pourrais bien aller voir. Ou alors je pourrais aller chercher un peu de lecture à la bibliothèque. Ou bien, je pouvais faire quelques courses. non seulement il me semblait que mon frigo était vide, mais en plus, j'avais quelques courses surnaturelles à faire. Mes placards à potions se vidaient lentement mais surement et il était plus que temps que je les remplisse. Pas que je fasse régulièrement des potions, mais il pouvait arriver que j'en ai besoin et dans ces cas-là mieux valait avoir tous les ingrédients sous la main.

je décidai de procéder par ordre et de commencer par les livres et les courses. je retournerais ensuite chez moi pour déposer cela avant d'aller au musée, si j'en avais toujours envie. Je fini mon café tranquillement, le payai et me dirigeai vers mes boutiques favorites, là où je pourrais trouver plantes et ingrédients. Cela me prit quelques temps mais lorsque je ressortis, j'avais tout ce qu'il fallait pour parer à toute éventualité.

Je marchais vers des boutiques plus traditionnelles, le nez en l'air et sans regarder où j'allais, lorsque je sentis qu'on me percutais. Aussitôt, je sentis un liquide brûlant trouver sa place sur moi. Je lâchai un petit cri de surprise et laissai tomber mes courses, jetant un regard à la personne qui venait de me percuter. Une femme, dont je ne pouvais déterminer l'âge - peut-être à peu près le mien - rousse et belle. Bon, je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir, après tout je marchais sans regarder devant moi. Même si j'avais plein de café bouillant sur moi, je ne me sentais pas en colère. Juste... Mouillé. Je lui adressai cependant un sourire.

- Désolé, je ne regardais pas devant moi ! Vous n'avez rien ?

Je m'agenouillai pour ramasser mes courses avant qu'elle ne le fasse. Il y avait trop de trucs étranges (des plantes certes mais également des os divers et variés, des fruits sec étranges, des poils de toute sorte) pour que j'ai envie qu'elle me demande ce que c'était... Si elle le faisait, je devrais trouver une excuse et je n'aimais pas spécialement mentir aux gens, même quand je ne les connaissais ni d'Eve ni d'Adam... Pas que je ne sois pas un bon menteur (ce n'est pas parce que je n'aimais pas ça que je ne savais pas le faire. Et il fallait pouvoir mentir lorsqu'on était sorciers, confronté tous les jours à des humains basiques qui ne savaient rien du monde surnaturel) mais je n'aimait franchement pas mentir aux gens. Et pourtant je savais que je n'avais pas le choix. C'était ça ou leur dire la vérité et au mieux passer pour un fou tout droit sorti de l'asile. Ce qui ne me plairait franchement pas, je pense...


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Message Sujet: Re: Sombre histoire de café Mar 2 Aoû - 19:40


Sombre histoire de café
« ft. Declan Dunn »
Lundi. Jour exécrable par excellence, simplement parce que … Hé, c’est Lundi. Début de la semaine, reprise du boulot, allons y gaiement, joyeusement, au secours, laissez-moi repartir me coucher. Ca, c’est ce que je pense maintenant, parce que je n’ai pas eu ma dose. Pas d’alcool. Pas de nicotine. Non. Le Grâal, le précieux, l’irremplaçable … Le saint café. Bailey, tu es une junkie en manque, et cela n’a rien à voir avec ton prénom. Quoi que.
Je me suis levée tôt ce matin et pour une fois, j'en ai profité pour regarder l’éphéméride, me rendant compte avec surprise que cela faisait un peu plus d’un mois maintenant que j'étais ici, à San Francisco, au lieu d’être paumée dans ma cabane au fin fond du Minnesota avec mon fils. Si cela me manque ? Bougre que oui. Je reste dans cette situation inextricable qui est faite pour durer – vous savez, dans cette grande baraque où tout le monde entre comme dans un moulin, avec cette penderie géante plus grande encore que ma chambre (qui comporte, fait agréable, un lit king size sur lequel je peux rouler 5 fois sur moi-même avant de me casser la figure – oui j’ai testé et compté), sans compter la salle de bain gargantuesque et un moelleux canapé … Non. Franchement, se serait l’idéal et même le rêve si la maison n’était pas truffée de micro et de caméra et si le mec qui me séquestrait ainsi chez lui n’était pas un odieux personnage sexy, doublé d’un gosse de riche pourri gâté sur lequel j'ai de plus en plus envie de sauter dessus. Etre ou ne pas être son jouet tel est ma vie depuis, et croyez moi qu’être couverte de cadeaux toutes la journée n’est pas si agréable que cela lorsque l’on est même plus fichue de pouvoir choisir la tenue que l’on va porter … pire encore les sous-vêtements et les pyjamas. A se demander si j’ai le droit de respirer et pisser sans son autorisation par moment. Je l’aurais, un jour – promesse utopique faites à moi-même -, avant de craquer – car je commence, je crois, à accepter certaines choses de sa part, et ce n’est pas vraiment bon pour mon bilan de fin d’année.

Bien. Un mois à galérer et à lui dire régulièrement merde - quand je le croise tout du moins - et je suis encore en vie. Coup de chance ou de sort, je ne saurais le dire encore. Toujours est-il que pour aujourd’hui le bourreau est absent de sa maisonnée (du travail du travail du travail) et, bien qu’il puisse me suivre sur GPS – ne vous-ai je point dis que ce connard m’avait pucée ? - j’ai tout de même décidé de faire le mur. Vilaine fille ? Non. Je veux juste un peu de liberté. Jack ne voulant pas venir avec moi ce matin, j'ai décidé de faire le chemin seule, trépignant peut-être plus que lui à l’idée d’être libérée / délivrée par la suite, et ce malgré ce fichu pincement au coeur de devoir le jeter une nouvelle fois sans surveillance (la mienne) en pâture aux bonnes de la maison. Oh je ne compte pas aller bien loin. Faire des courses pour commencer. M’acheter un sandwich et aller bronzer dans l’herbe. J’ai même pris ma guitare acoustique, j’aimerais tester des accords en plein air, comme ça, pour essayer - même si avec un seul bras valide cela risque d'être difficile, je vous l'accorde, puisque l'autre est dans le plâtre. Mais avant de faire quoi que ce soit … Je suis partie m’acheter un café.
Car c’est Lundi mes chéris. Les lundis sont des jours maudits, et celui-ci ne semble pas faire exception à la règle, Eliott ou non, il reste pourri. Tête dans le cul ce matin pour changer, j’aurais eu besoin de ma dose pour assurer … Et me souvenir que je n’avais plus de sachets. Enfin, pardon. Il n’y avait plus celui que je prends. Eliott a décidé de prendre le café du bout de monde de luxe, vous savez celui que vous moulez vous-même et qui sort du fin fond du Pérou perdu. Équitable ou non, ce matin j’ai besoin de celui à 2euros cinquante les trente dosettes – car il n’y a rien de mieux qu’un café dégueulasse pour finir de se réveiller.
Seulement voilà. Comme je le disais … plus de café. J’ai eu donc la tête dans le cul jusqu’à trouver un starbuck et me commander un noir corsé, puis, histoire de m’arranger par derrière, un latté vanille avec triple dose de chantilly pour le plaisir. Que faire maintenant ? Me poser ? Non, pas tout de suite. Vadrouiller dans cette ville que je connais si peu, si mal, me donne envie. Et si Eliott ou ses gorilles doivent me tomber dessus, tant pis. Je suis la pro des déguisements, même si il m’auront à l’odeur au final, je veux juste … me laisser aller. Je me dirige donc au hasard, le nez en l’air, fredonnant un air connu de moi seule pour l’instant. J’avoue que la suite est en grande partie de ma faute. Si j’avais regardé ou j’allais, je n’aurais bousculé personne et donc, je n’aurais pas rendu mon lundi pire qu’il ne pouvait l’être encore.

« Bordel ! » Ca c’est ma réaction, en sentant un torse s’écraser contre ma poitrine et, et bien, mon café qui s’étale désormais partout sauf dans mon gosier. C’est chaud, je couine, écho parfait la masculine qui en lâche ses courses - pendant que je suis occupée à prier pour que mon plâtre reste entier. Je titube même un peu de surprise mais, hé, excusez-moi, je porte des putains de talons de vingt centimètres, et je n’y suis pas encore totalement habituée. Heureusement pour moi je finis par me stabiliser puis, finalement, je lève le nez, soudain inquiète pour le type. Bon sang que je suis empotée … Quoi que. La chance me sourira peut-être aujourd’hui finalement – le type est mignon à regarder. Reprends toi Bailey.
« Oh, hm … Non, merci. Vous … Est-ce que tout va bien ? Je suis désolée, je … Je ne regardais pas des masses non plus. » Je me mords la lèvre, embêtée – une entrée en matière aussi pathétique que la tâche qui orne ses fringues hors de prix qu’Eliott m’offre en continue, alors que moi tout ce que je demande, c’est un jean et un t-shirt avec bug bunny dessus. Il a même viré mes doc martens, nom de dieu ! J’ai un petit blanc avant de me remettre à réfléchir correctement et attraper ma petite sacoche hideuse (que j’ai réussis à planquer de mon tortionnaire) qui jure avec les fringues que je porte – Prada ? Chanel ? Qu’importe, virer tout ça pour du confortable faisait parti de mon programme après avoir bu mon café – et chercher à l’intérieur un paquet de mouchoir premier prix.

« Tenez … Mmh. Rien n’est cassé j’espère ? Laissez-moi vous aider. » Ses courses sont sur le sol, comme mon gobelet en carton. Se serait con que ses courses aient un goût de latté vanille. Je me baisse donc à mon tour, perchée sur mes talons ignobles – que je vais virer, eux aussi, quitte à marcher pieds nus en ville – attrapant ce que je peux à ma portée tout en faisant attention à ne pas être déséquilibrée avec ma guitare et mon plâtre. J’attrape d’ailleurs un petit objet blanc et rond qui m’attire l’oeil et alors que je vais lui rendre, je m’aperçois qu’il s’agit d’un morceau d’os. … Oh God. Bailey. Dans quoi t’es tu encore fourrée ?
« Mhm. Je crois que c'est à vous. » Non tu crois ? Je cligne des yeux, avant de sourire malgré tout, et me redresser quelque peu. Si c'est un psychopathe, le type est mal tombé, je fais de la boxe et je supporte Eliott depuis un moment. Quoi que. Qui mélangerait des os avec des herbes ? Oh c'est peut-être un médecin / gourou comme les acupuncteurs ? Où alors, il va juste mitonner un petit plat étranger, sorte de pot au feu maison. Bah. Est-ce que ça me regarde ? Bien sûr que non. Néanmoins je ne peux m'empêcher de répliquer, parce que je suis ainsi que je ne peux pas le laisser filer alors que j'ai tâché ses fringues. « Je suis vraiment désolée. Est-ce que ... Mhm. Puis-je vous offrir un café ou ... Le pressing, pour compenser ? »

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Message Sujet: Re: Sombre histoire de café Jeu 13 Oct - 15:53

Sombre histoire de café
ft. Bailey ~ Matinée, temps doux et ensoleillé (pour la saison) ~ Rues de San Francisco
Si j'étais resté relativement calme lors de la bousculade, ce ne fut pas le cas de la jeune femme en face de moi qui, lorsque nous nous percutâmes, jura. Bon, je pouvais la comprendre, après tout son café brûlant venait de se renverser sur nous deux et elle devait être au moins aussi surprise que moi. Elle sembla perdre l'équilibre mais avant que je n'ai pu penser à la rattraper, elle se stabilisa. Je jettai un coup d’œil à ses pieds. Sérieusement, comme est-ce que les femmes pouvaient s'infliger des instruments de torture pareils ? Et qu'elles osaient appeler ça "chaussures". Je fus sorti de mes pensées par sa voix qui s'excusai, faisant écho à mes propres paroles. Je lui adressai un sourire penaud.

- Ne vous en faites pas, à part le café je suis intact. Je suis vraiment désolé pour votre café d'ailleurs...

Elle me tendis un paquet de mouchoirs avant de m'aider à ramasser mes courses. Argh, elle allait remarquer les trucs étranges que je venais de laisser tomber. Ce qu'elle ne manqua pas de faire en ramassant un os. Merde. Le destin n'aurait pas pu lui faire ramasser les plantes, non ? Au moins des plantes, c'est innocent. Alors qu'un os... Diable ! Que lui dire ? Je le lui pris des mains avec un sourire et le remis dans un sac.

- Merci ! Ne vous en faites pas c'est un faux ! Lorsque je m'ennuie je joue aux osselets et j'ai perdu les miens récemment...

Okay, ça c'était l'excuse la plus pourrie de l'Histoire de l'humanité. Il y avait tellement peu de chance qu'elle me croit. Sérieusement, je n'aurais pas pu inventer quelque chose de plus probable ? D'habitude je n'avais pas trop de mal à raconter des âneries... Je lui adressai à nouveau un sourire alors qu'elle me proposait un café, voir le pressing. Je secouai la tête, déclinant son offre.

- N'allez pas vous ruiner dans le pressing, je les laverai chez moi. Par contre, vous avez vous aussi des taches de café, tenez.

Je fouillai dans un de mes sac et lui sorti un foulard en coton léger, bleu nuit. je l'avais pris ce matin dans le cas où il aurait fait froid et finalement il serait bien utile à quelqu'un. Il avait l'avantage d'être passe partout et de pouvoir se porter avec tout, ou presque. Enfin, en l’occurrence, il pouvait simplement cacher la tache de la jeune dame, si elle acceptait. Je repris cependant la parole.

- Un café ne serait pas de refus, à condition que je puisse également vous en offrir un !

Eh bien quoi, je n'allais pas me faire offrir un café sans lui en proposer un également. Après tout, nous nous étions mutuellement percuté et la faute était sur nous deux à part égales.

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Message Sujet: Re: Sombre histoire de café Lun 14 Nov - 11:26


Sombre histoire de café
« ft. Declan Dunn »
Je lève les yeux pour fixer le gars, un brin mignon, tout embarrassé. Bon et bien ça nous fait ça en commun. Enfin vous me direz, je ne pense pas que le fait qu’une nana lui tende un bout d’os soit dans ses habitudes. Quoi que ? Il est peut-être médecin.
« Ne vous en faites pas, à part le café je suis intact. Je suis vraiment désolé pour votre café d'ailleurs... » Un sourire étire à présent mes lèvres, plus doux. Non. Ce n’est définitivement pas un psychopathe. Du moins, je ne pense pas. Ils ne sont pas censés pouvoir faire une moue aussi navrée. … Je crois ? Merde. Je demanderais à Eliott. Je secoue doucement la tête, avant de regarder l’état de mon dit café. Hu. Ouais. Adieu latté vanille avec triple dose de chantilly. Bon. Point positif, ma ligne ne sera pas touchée. Qu’est-ce que je raconte encore moi, comme conneries ?
« Il n’y a pas de problèmes. C’est l’histoire de ma vie. Et puis vous venez sans doute de sauver ma ligne. » Je hausse les épaules – Bailey ou comment avoir l’air plus pathétique encore – même si c’est un mensonge. Qui s’occupe de sa ligne, franchement ? Il me prend l’os des mains et je le laisse le ranger sans un mot supplémentaire – si Jack était là il hausserait certainement un sourcil inquisiteur et me demanderait ensuite si ce type est un pirate. Je ne saurais absolument pas quoi lui répondre. Je garde mon sourire quand il me dit que c’est un faux néanmoins – qu’il soit vrai ou non n’est pas véritablement un problème en soit.
« C’est la première fois que je rencontre quelqu’un qui joue aux osselets. Mon gamin serait là, il vous prendrait pour un pirate et vous deviendriez son fan numéro un. » Je rirais presque à l’idée avant de hausser les épaules et essayer de me redresser sans faire de casse. «
« Pour le pressing, se serait un plaisir, vous savez ? Ce n’est pas vraiment moi qui vais payer. En fait, en acceptant, vous m’aideriez, tout au contraire. » Je me mordille un peu la lèvre à l’idée d’Eliott fronçant les sourcils en fixant son reçu. Pressing ? Il me poserait l’inquisition espagnole en rentrant, mais je suis d’humour joueuse à présent : après tout c’est lundi, merde. Autant pourrir la journée comme il faut jusqu’au bout. Je baisse cependant le nez vers mes propres tâches et un sourire ravi étire à présent mes lèvres, avant de décliner poliment son foulard – bon dieu, il est aussi gentleman avec ça. Finalement, c’était peut-être un bon lundi. « En fait vous me sauvez la vie. Définitivement. Je cherchais un moyen de changer de tenue, c’est chose faite. » Je relève les yeux vers lui ensuite, rieuse, lui tend ma main valide, tout simplement. « Je suis Bailey. Enchantée de faire votre connaissance. Et pour le café, soit. Je vous propose d’aller là d’où venait le mien. Enfin si vous avez le temps bien sûr ! Je ne voudrais pas vous forcer, surtout si vous rentrez tout juste des courses. » Et je sais mieux que quiconque ce qu’est le fait d’avoir un foutu timing serré. « Cependant, si vous êtes libre, je serais ravie d’en apprendre plus sur les osselets. Pour ma part, outre le fait d’aller batailler pour me chercher une tenue plus confortable que ces engins de torture … Je n’ai pas véritablement de programme aujourd’hui. » Une lueur d’amusement brille désormais dans mon regard à l’idée. Pourvu qu’il accepte. Je détesterais avoir à rentrer maintenant.

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Message Sujet: Re: Sombre histoire de café Jeu 8 Juin - 23:47

La demoiselle face à moi me regarde m'excuser une fois encore avec un petit sourire, m'assurant que tout va bien et que je viens de sauver sa ligne... Quoi ? Eh bien si je m'ennuie un jour en tant que photographe ou sorcier je n'ai plus qu'à me recycler en sauveur de ligne de ces dames, puisque apparemment je fais ça très bien. Bon, je je pouvais éviter de renverser des cafés sur tout le monde ce serait top également. Je lui souris sans savoir quoi répondre. Heureusement elle enchaîne assez vite sur tout ce que je viens de faire tomber et malheureusement sur les os.

- Un Pirate ? C'est la première fois qu'on me le dis mais ça me plait assez.
Je devrais peut-être porter un bandeau sur un oeil pour plus de réalisme ?


Mais enfin qu'est-ce que je raconte moi ? Enfin, il vaut mieux qu'elle me prenne pour un pirate que pour ce que je suis réellement. Je pense que je peux faire semblant d'être quelque chose qui n'existe plus comme dans l'imaginaire collectif (et puis je ne veux pas réellement être un pirate. En avoir le look est plus que suffisant). Par contre je ne sais pas si je suis capable de nier que je suis un sorcier, même si pour la plus part des gens c'est de la vaste blague.

Je reviens à mon interlocutrice qui m'assure que le pressing n'est pas un problème. je souris à nouveau.

- Très bien, j'accepte le pressing dans ce cas. Mais seulement parce que ça vous aide ! Et pour le café je vous suis, ce serait avec plaisir de passer du temps avec vous. Par contre les osselet ne sont pas plus intéressant que cela,
sauf si j'étais vraiment un pirate.


Je sais que mes yeux pétillent de malice quand je dis cela. Je me prends à rêver un instant d'une vie de piraterie et d'aventure avant de revenir à l'instant et de ramasser les dernières choses tombées. Manfestement elle n'a rien de prévu aujourd'hui et lorsqu'elle parle de ses chaussures en termes peu élogieux, je fais des grands yeux.

- Je suis impressionné que vous puissiez marcher avec ça. ça me parait parfaitement impossible. avouer vous êtes magiciennes et vous vous êtes jetée un sort pour pouvoir garder votre équilibre avec ça ?

Sérieusement Declan, tu es un crétin. Je voulais éviter le sujet de la sorcellerie, même pour rire et voilà que j'en parle de moi-même. Stupide, stupide sorcier que je suis. Enfin, le mal est fait, ce n'est pas si grave. Persone de sain d'esprit ne prendrait la magie au sérieux de toute façon.

Une fois que toutes mes affaires sont rassemblées, je pense enfin que je ne connais toujours pas le non de cette demoiselle, pas plus qu'elle ne connais le mien. Je lui tends donc la main.

- Nous ne nous sommes pas encore présentés. Je m'appelle Declan Dunn, mais appelez moi par mon prénom, enchanté de faire votre connaissance.

Ce serait vraiment étrange de continuer à discuter sans se connaître un minimum. Et je pense qu'on a plus tendance à la sympathie et à la confiance mutuelle envers quelqu'un dont on connait le nom. Après tout, nous venons de nous rentrer plus ou moins violemment dedans. Il semble logique qu'on se dise au moins nos prénoms.


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Message Sujet: Re: Sombre histoire de café Dim 11 Juin - 15:46


Sombre histoire de café
« ft. Declan Dunn »
L’heure défile à son rythme, trop rapidement pour moi. Je baisse à nouveau mes yeux sur ma tenue, constatant une énième fois les dégâts, avant de sourire plus largement. Le pauvre type ne va rien comprendre, mais ce n’est pas comme si je pouvais lui expliquer mes problèmes. Mon sourire s’agrandit quelque peu quand il enchaîne, et je lève à nouveau mes yeux vers lui avant de le contempler quelques secondes, réfléchissant.

« Plus que le bandeau sur l’oeil, c’est un chapeau à plume qu’il vous faudrait. Voyons. Vous avez la carrure d’un capitaine, de mon point de vue, à moins que ne préféreriez le look moussaillon – auquel cas prenez juste une serpillière et ce sera parfait. »

Je lance cela avec un grand sérieux, penchant la tête. Si je le pouvais je croiserais les bras pour rajouter au ton de la conversation, mais ayant l’un d’entre eux dans le plâtre cela s’avère compliqué. Je lui souris à nouveau par la suite, reconnaissante qu’il joue le jeu de la mère cinglée que je peux être. Je dois certainement être plus fantasque de d’habitude d’ailleurs, simplement car Jack me manque aujourd’hui, mais j’ai besoin de liberté. Qui serais-je sans lui d’ailleurs ? C’est là une question que je me refuse, ayant simplement peur de la réponse, aussi hypothétique soit-elle.
Je me redresse un peu, reprenant le fil de la conversation avec un éclat de gratitude traversant mes iris à l’idée qu’il m’aide – sans avoir réellement conscience qu’il fait plus qu’il ne semble le penser. Oh c’est certain. Eliott risque d’être agacé.

« Oh mais je suis certaine qu’au fond de vous vous en êtes un. Nous avons tous nos secrets inavouables, après tout. »

Je reprends, amusée, avant de hocher doucement la tête. Si il savait les miens, je crois qu’il fuirait en courant et je ne pourrais pas lui en vouloir. Pas comme si cela me tenait vraiment à coeur ceci dit – il n’est qu’un inconnu parmi tant d’autre. Un inconnu a qui je vais offrir le pressing, et un café. Bon dieu. Serais-je en train d’essayer de me sociabiliser malgré ma situation catastrophique ? Je suis désespérante. Cela me fait pensée que la façon dont il a accepté pourrait passer pour de la drague ... mais je sais que cela n’en est pas. Heureusement. Qui s’y risquerait de toute façon ? Je suis trop folle pour ça.

« Au passage. Je disais café, mais vous pourrez prendre n’importe quoi. C’est juste … Enfin vous voyez. »

Je hausse les épaules doucement avant de sourire plus maladroitement et l’aider à finir de ramasser ses affaires comme je le peux – c’est la moindre des choses. Un rire étranglé sort de mes lèvres ensuite quand il fait référence à mes chaussures – je crois bien blêmir un peu en réalité. Je jette un coup d’oeil aux talons avant de secouer la tête et me redresser péniblement. Bon dieu. Si ça ne tenait qu’à moi, je serais pieds-nus toute la journée.

« Je crois que je reste la plus impressionnée des deux. »

Je confesse avant de grimacer, bien que sa remarque me fasse rire intérieurement – et rougir aussi, c’est certain.

« En soit ce n’est pas que je hais réellement ces choses … Juste que je n’ai pas forcément le choix dernièrement. Mais aujourd’hui je compte bien les troquer contre quelque chose de plus confortable. »

Je soupire, avant de fixer à nouveau les engins de tortures et froncer le nez, plus sérieuse cette fois.

« Merci pour le compliment toujours. Je n’ai malheureusement pas le talent d’être une magicienne – cela me plairait bien cependant. Si jamais vous en connaissez-une, il me faudra son adresse, car le fait que je ne me sois pas encore tordu la cheville ou tué quelqu’un avec ces chaussures relève assurément du miracle. »

Je souris, plus joyeuse – et surtout sarcastique envers moi-même. Je relève néanmoins le nez lorsqu’il se présente, hésitant quelques secondes devant la main tendue. Il se présente avec sincérité mais puis-je réellement lui offrir mon nom ? La situation est si compliquée … Oh et puis zut. Ce n’est pas comme si j’allais le recroiser de toute façon, ni lui laisser mon numéro de téléphone ou l’adresse – la bonne blague. Il ne manquerait plus que ça, qu’il débarque dans le nid des d’Arundel. Rien que d’y penser, j’en blêmis et ait des frissons. Enfin. Focus Bai.

« Bailey Johnson. Mes amis me nomment Bai’ cependant. Enchantée de même, Declan. »

Je souris avant de pencher la tête, prenant sa main tendue dans la mienne, valide, et la secouer doucement. Son identité tournant dans ma tête, me voici curieuse soudain et je ne peux m’empêcher de me demander quelles sont ses origines au point de poser la question à voix haute.

« Auriez-vous par hasard des origines anglaises ou écossaises ? Vous n’êtes pas obligé de répondre. »

Je souris, plus timide, avant de m’écarter quelque peu, recalant d’un mouvement souple et habituel ma guitare sur mon épaule.

« Hm. Nous disions donc, un café … Allons-y donc. »

Je regarde autour de moi et, une fois certaine qu’il a toute ses affaires, je me détourne simplement – en prenant garde où je me mets mes pieds cette fois – pour me mettre à marcher en direction du starbuck où j’avais acheté mon bien. Finalement je vais peut-être pouvoir siroter ma boisson, ce qui ne serait pas du luxe. Reste à prier pour que la personne me l’ayant servie ne se fiche pas de moi en me voyant dans cet état – quoi qu’en réalité je m’en moque bien. La journée commence à peine, et je dois encore faire quelques courses, changer de tenue – aller au pressing en prime de part ce fait – et … buller. Et cela semble d’autant plus attrayant à l’idée que je ne serais pas forcément seule pour faire tout cela même si, encore une fois, je ne recroiserais jamais ce type – question de survie … et de principes.

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Message Sujet: Re: Sombre histoire de café Mar 20 Juin - 21:47

Alors comme cela elle me voit plutôt comme un capitaine. J'essaye de m'imaginer, moi, sur un vaisseau pirate, vêtu de fripes sales et sanglantes, un  tricorne sur la tête et un sabre au côté. Hum, ce n'est pas si mal, finalement. Un sourire éclaire mon visage à la suite de ses paroles.

"Je pense que je préfère le capitaine, passer la serpillière n'a jamais été ma tâche favorite, je dois bien l'avouer."

C'est agréable de parler ainsi parfois, sans se soucier d'avoir l'air stupide. Surtout qu’apparemment nous sommes tous les deux capables de partir dans des délires comme celui-ci. C'est sympathique, vraiment.

"Peut-être dans une autre vie, mais pas dans celle-ci je le crains. Enfin, je sais ce qu'il me reste à faire si je n'ai plus de boulot... Devenir pirate ! Je peux même vous assurer une place de choix sur mon navire. Et à votre fils bien entendu, puisqu'il semble aimer les pirates lui aussi."

Je préfère grandement imaginer que mon secret est d'être pirate. C'est évidemment bien plus classe que d'être sorcier. Enfin, dépendant des points de vue évidemment. La conversation prends un autre tournant et je ne perds pas mon sourire.

"Bien entendu. Je vous imagine mal me forcer à prendre un café, bien que ce sera probablement mon choix."

Elle est mignonne à s'assurer que je ne me sente pas forcé de prendre une boisson que je ne voudrais pas boire. Nous terminons de ramasser ce qui est par terre avant qu'elle ne grimace, face à ma remarque sur ses chaussures. Elle a l'air assez d'accord avec le fait que ce sont des instruments de torture et ma remarque sur la magie passe crème dans la conversation. Je continue sur le ton de l'humour.

"Malheureusement, je n'ai pas de magicienne parmi mes amis. mais si j'en rencontre une un jour, je m'assurerai de vous la présenter."

Elle se présente à son tour avant de me demander mes origines. Je fais une grimace.

"Urgh, c'est mon accent qui me trahit, c'est ça ? Je pensais l'avoir perdu depuis le temps... Je suis effectivement né non loin de l'Angleterre. En Irlande plus précisément."

Je marche à ses côtés vers le café tout en continuant sur le même ton.

"Et vous ? D'où venez-vous ? Je ne pense pas être capable de le dire à votre accent, j'en ai bien peur."

Lorsque nous arrivons au starbuck, je la devance pour pousser la porte et la lui tenir, l'invitant à entrer d'un sourire.


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Message Sujet: Re: Sombre histoire de café Dim 25 Juin - 14:16


Sombre histoire de café
« ft. Declan Dunn »
Le chemin est relativement rapide jusqu’au starbuck. Je ne venais pas de très loin après tout, et tant mieux en un sens. Cela nous évite les malaises d’un silence trop long, cela m’empêche de trop réfléchir à la situation et surtout cela fait taire mon imagination débordante. A y regarder de plus près, je pourrais très certainement m’inspirer de cette rencontre étrange pour mon le prochain bouquin que je suis en train d’écrire. Eliott a déjà une place privilégiée, Melchior également. J’ai même créé un personnage à l’image de mon fils, c’est dire. Sidney appréciera peut-être … Il faut que je trouve quoi faire de lui également. Serions-nous dans un conte de fées, il prendrait sans aucun doute l’apparence de la marraine transformant Cendrillon en princesse ; mais nous sommes là dans la réalité – ou tout du moins, dans un roman d’aventure se basant au dix-septième siècle. Mhm, voyons. Qui pourrait-être Declan là-dedans ? Un noble peut-être ou un conseiller? Cela pourrait certainement lui aller.
Un sourire éclaire mes lèvres tandis que je redescends sur terre à ses mots, acquiesçant doucement. Il n’a pas le profil d’un mousse, c’est certain.

« Il n’est jamais trop tard pour nous réinventer, vous savez. »

Je lance doucement, mes talons claquant sur le sol goudronné tandis que j’essaie de garder l’équilibre. Mon sourire s’agrandit par la suite tandis que je secoue la tête, fortement amusée à la future réaction de Jack lorsqu’il apprendra la teneur de cette conversation. Je peux déjà l’imaginer en train d’écarquiller les yeux, sa bouche adorable formant un petit « o » de surprise, avant de froncer les sourcils, furieux. « Jamais de la vie ! » dirait-il certainement, avant de grogner comme un vrai pirate. « Personne ne prendra mon équipage. Tu restes avec moi, hein, maman ?! Tu dois rester sinon je le provoquerais en duel ! » Oui. C’est définitivement quelque chose qu’il dirait et j’étouffe un rire. Ce gosse est comme sa mère, territorial à souhait – mais qu’est-ce que je l’aime.

« Merci pour la proposition, mais je crains que cela soit impossible. J’ai déjà mon propre navire, où j’alterne le rôle de capitaine et de second avec mon fils. Il n’est pas le genre à laisser sa place ou son équipage facilement. »

Même quelques cookies ne suffirait pas à le faire changer d’avis – je le savais pour avoir déjà essayé. Je souris pour la suite, poliment. Il est tout à fait charmant – voilà qui me change d’Eliott et ses caprices stupides – et c’est définitivement un plaisir d’être avec lui. Secouant cependant la tête à sa grimace, je le rassure d’un sourire au moment où nous atteignons le starbuck pour me tourner vers lui.

« Plus votre identité. Declan est un prénom anglais tirant son origine en Irlande – justement - si je ne m’abuse … Il est plutôt rare aux Etats-Unis. Il en va de même pour votre nom de famille. »

Je souris un peu plus, le regardant avant de hausser les épaules.

« Je n’ai malheureusement jamais eu l’occasion de voyager hors des Etats-Unis, mais l’Irlande et l’Angleterre restent, comme l’Italie, sur le top five de ma liste. »

Je le remercie ensuite alors qu’il me devance pour tenir la porte, et je m’engouffre rapidement dans la bâtisse. Il n’y a pas grand monde, étrangement, et j’en profite donc pour aller faire la queue, avant de me retourner vers Declan. Sa question n’est pas en soit dérangeante, mais j’espère sincèrement qu’il ne me demandera pas les raisons pour lesquelles je suis à San Francisco à présent.

« Je suis américaine. Née à Bend, dans l’Oregon. En soit on entend surtout mon accent lorsque je suis en colère. »

Ce qui a tendance à être ridicule par ailleurs. Heureusement que je ne me mets pas souvent dans de tels états – quoi que dernièrement j’ai explosé mon quota. Déjà que je déteste ça … Enfin bref. Je sursaute lorsque l’on s’adresse à nous et me retourne vivement, quelque peu rouge. Reconnaissant mon ami le serveur de tout à l’heure, mon teint reprend quelques couleurs et j’inspire doucement tandis que ce dernier fait un effort pour ne pas rire – une fois avoir arqué un sourcil en voyant l’état de ma tenue.

« Hm. Rebonjour. Je prendrais la même chose que tout à l’heure. J’ai un peu trop apprécié le premier, semble t’il ... »

Je souris nerveusement, avant de me pousser et montrer Declan simplement.

« Je ne sais pas ce que ce monsieur prendra, mais c’est moi qui paye. »

Je lance un regard à l’homme en question, et le serveur sourit pour préparer nos commandes. Il ne me reste plus qu’à payer et à attendre sur le coté. Je regarde les alentours ensuite, quelque peu mal à l’aise à nouveau. Et maintenant ? Doit-on se séparer et reprendre chacun notre vie où cela continue t-il ? Il a ses courses après tout, et j’ai moi-même mon planning … Cependant, repérant une place libre, je pose à nouveau mon regard sur l’homme étrange aussi chargé que je peux l’être.

« Il y a une banquette disponible là-bas, si vous voulez. »

Cela n’engage à rien, mais nous pourrons au moins souffler un peu avant de reprendre nos vies respectives.

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Sombre histoire de café

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