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 [Abandonné] Lost and insecure, you found me

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Message Sujet: [Abandonné] Lost and insecure, you found me Lun 4 Juil - 22:14


RP Abandonné

SUJET PRIVÉ : FT. SCOTT J. ENGLEFIELD
# TYPE :temps présent (et même futur )
   # DATE : mi Mars. Disons le 13.
   # MOMENT DE LA JOURNÉE & TEMPS APPROXIMATIF : Le matin, aux alentours de 10h30

   # PRÉSENCE DU MJ : Nop.
   # AUTRE : cette rencontre va être magique What a Face
   
SHADOW





Lost and insecure, you found me; ft. Scott
« Come on, come on, put your hands into the fire »
J'ai fait un rêve cette nuit. Le noir m’entourait et je nageais dans un océan à la consistance de l’ether. Je coulais, me semble t-il, et la panique qui m’étouffait était égale à la douleur qui me compressait la poitrine et le coeur. Jack, je murmurais sans cesse. Jack. Mon fils, ma vie, la moitié de moi-même n’était pas présent : je voyais son contour s’éloigner loin mon être, comme si il s’échappait de mes bras protecteurs, comme si il me fuyait de toutes ses forces. Jack. Ma voix, sèche, rauque et silencieuse dans ce néant, avait un arrière goût amer. A vrai dire, je ne pensais pas aimer autant un jour. Je croyais qu’après avoir compris que ma mère ne me désirait pas et ne m’aimait pas, qu’après avoir été abandonnée par mon père, j’aurais retenue la leçon. Le monde était froid pour moi. Les couleurs étaient un camaïeux de bleu glacier aux nuances d’argent et de gris à l’opacité changeante. Mais apparemment, mon coeur s’accrochait à cet espoir vain, à ce besoin humain stupide qui nous rend tant vulnérable … Aimer et être aimer, oh que la vie est cruelle.
J’avais ouvert les yeux en sursaut, le corps en sueur agité de soubresauts, ma nuque me brûlant étrangement – sensation désagréable et inhabituelle pour moi. Est-ce que tous les mordus ressentaient cette démangeaison qui prenait de plus en plus d’ampleur au fil des jours ? Il ne m’avait pourtant pas tant mordu jusque là. Je veux dire, nous étions la mi Mars, j’étais dans ce guêpier depuis pratiquement un mois … Et je détestais l’admettre, mais j‘avais commencé à m’habituer à ma nouvelle vie inhabituelle – pire, je commençais à l’aimer. J’en étais presque à guetter le passage en fanfare d’Eliott, pour vous expliquer à quel point le syndrome de Stockholm pouvait m’affecter.

Mais là n’était pas la question, pour une fois ; non. Je m’étais réveillée en sursaut, au bord des larmes, la respiration saccadée, l’air se raréfiant dans mes poumons. Je suffoquais. Maladroitement, j’avais envoyé bouler mes draps pour me précipiter d’un pas tanguant vers la chambre de mon fils. J’avais poussé la porte avec l’énergie du désespoir, peu voire pas réveillée, bien que l’adrénaline commençait déjà son œuvre avant le lever du soleil. Qu’y trouverais-je ? Son lit serait-il vide à nouveau ? Je sentais mon coeur se décrocher, la douleur inonder à nouveau ma poitrine … jusqu’à ce que devant mes yeux apeurés le corps recroquevillé de mon fils n’apparaisse, recouvert de sa montagne de couettes. Roulé en position fœtale, il dormait à poing fermé, un sourire sur ses lèvres enfantines. Il serrait même sa peluche préférée – offerte par Tonton Eliott et tonton Melchior – contre sa poitrine. En un autre temps, je l’aurais pris en photo discrètement. Pour l’heure, je me laissais glisser contre le mur sans un bruit, mes jambes refusant plus longtemps de me porter. Les larmes ne tardèrent pas à brouiller ma vision tandis que hoquetais pathétiquement en silence, tentant de reprendre ma respiration. Je me fichais bien, sur l’instant, d’être vue d’Eliott – qui filmait à l’aide de caméras le moindre de nos mouvements. Je n’y pensais même plus, en réalité. Il fallait que je me calme, car je ne pouvais courir le risque de réveiller Jack avec ma violente crise d’angoisse – il ne comprendrait pas et je refuserais de m’expliquer.
Car là était toute la lâcheté humaine. Je ne voulais pas lui dire à quel point le fait qu’il m’ait été enlevée m’avait fragilisée plus que je ne l’étais déjà. Je refusais de lui révéler le fait que j’étais brisée et que je mettrais du temps à cicatriser de cette peur qui rejoignait ce qui me terrorisait le plus en ce monde : être laissée seule, à nouveau. Car j’étais une maman. Les mamans se devaient être fortes et invincibles aux yeux de leur progéniture. J’étais son pilier, je priais chaque jour pour que jamais il ne découvre qu’il était, de nous deux, celui qui sauvait l’autre. Mon petit homme. Mon pirate. Mon super héro. Mon fils.

Allez, Bai. Sourit donc, on te filme. Cela ne faisait que trois jours que cette mascarade durait, après tout – trois jours depuis que Jack dormait à nouveau seul, dans cette énorme chambre qui était apparemment la sienne. Trois nuits que je cauchemardais, me réveillant en sursaut à la même heure, avant de foncer à sa porte pour vérifier qu’il était encore là … Haa … Avec un peu de chance, Eliott n’avait encore rien visionné. Mmh. C’était beau de rêver. J’attendais encore quelques minutes pour sécher mes larmes et me relever, le temps pour ma respiration de redevenir souffle calme. Un dernier coup d’oeil vers mon fils endormi, et je repars sur la pointe des pieds sans jeter le moindre coup d’oeil à la caméra – il y a encore trois semaine, je lui faisais un doigt ou deux au passage. Inspirer, expirer, se diriger vers la salle de bain en rasant les murs les poings serrés … Si seulement je pouvais encore faire de la boxe. Frapper un sac m’aurait fait du bien. A la place, j’allais me passer de l’eau froide sur la figure, avant d’attraper mes lunettes et les enfiler sans un regard au spectre du miroir. Je n’avais plus qu’une alternative pour faire passer le choc : écrire. Cela ne compenserait jamais la course à pied où la boxe, mais je ne pouvais ni quitter mon fils au milieu de la nuit pour piquer un sprint, ni même faire des trous dans les murs. Demain, j’irais m’acheter de quoi me défouler. Demain. Je me bouge pour aller me caler dans un siège ; pas de plaid à l’odeur rassurante, pas de tasse de café à mes cotés. Seulement les bruits de la nuit et le son d’un ordinateur portable que l’on démarre, surplombé ensuite par un son clair et pur, presque tendre, chagrin, poignant ... douloureux. Lindsay Stirling dans les oreilles, je commence enfin à écrire.

_________________________________________________


« Mamaaaaan, on va à la bibliothèque ? S’il te plaît, s’il te plaît, s’il te plaîîîîîîît ? » L’excitation de mon fils me fait sourire, surtout lorsque l’on sait qu’il a la bouille couverte de dentifrice et qu’il porte encore son pyjama. Je passe une main dans ses cheveux, lissant sa houppette alors qu’il fait la moue. « Yup, c’est prévu. » Je souris, sincère, rieuse – Jack me tanne avec ça depuis hier matin et il n’y a que peu de choses qu’il n’arrive pas à avoir. Il est présentement dix heures, soit cinq heures depuis mon réveil abominable – j’ai eu le temps de me remettre depuis, et d’écrire un bon chapitre de mon prochain bouquin. Jack a pour une fois fait la grasse matinée, ne se réveillant qu’il y a quarante minutes … Et ce fut reposant pour mes nerfs. Je calcule que le temps d’arriver à la bibliothèque, nous mettrons une petite demi heure à pied – ou quelque chose comme ça. Nous ne sommes pas pressés et j’ai téléphoné ce matin à Melchior et Eliott pour les prévenir quand je sortais avec mon fils pour la journée. Je préfère les prévenir pour ne pas essuyer de mauvaise surprise, même si franchement … Cela me gonfle. Même plus moyen de faire trois pas sans avoir deux personnes qui nous collent – même si ils sont discrets, ce n’est pas le problème. L’anonymat me manque et je me passerais bien de la paranoïa … Mais il faut être patient, me chuchote ma petite voix. Tout ça, je le fais pour Jack – uniquement pour Jack. « On te débarbouille avant, et ensuite on y va. » Je lui souris tendrement, et il acquiesce, avant de se rincer la bouche puis la figure. « J’peux le faire tout seul, ‘man. J’suis grand tu sais ? » Oh, oui je sais. Sept ans, et ce depuis le 25 Décembre … Déjà. Je le laisse donc seul, l’émotion me nouant la gorge – merde, je pourrais presque me croire enceinte vu mes changements d’humeur et la violence des émotions qui me secouent. Heureusement, c’est chose impossible : les vampires ne se reproduisent pas.
J’inspire et me mettant une claque mentale, avant d’aller préparer nos affaires – ce midi, nous mangerons au restaurant, cet après midi … Nous verrons. C’est une belle journée qui s’annonce, bien que venteuse, et j’ai besoin de prendre l’air.

« Ca y’est maman, je suis tout prêt ! » Je jette un coup à mon fils, sur son trente et un, et j’approuve d’un hochement de tête tout en replaçant mon foulard autour de mon cou, de façon à cacher la marque. Si l’on me demande, se sera à cause du vent. Jack n’est toujours pas au courant que sa mère couche avec un vampire – et je n’ai aucune envie de le lui dire – et encore moins que le dit vampire me prend pour son repas depuis une petite semaine. Bailey, décidément, tu ne t’élèves plus, tu chutes librement vers les affres des abîmes.
Je le pichenette avant de prendre les clés « on y va, mon pirate ! » « aarrrh ! » me répond t-il tout sourire, prenant son petit sac à dos avant de filer. J’attrape les clés à mon tour, éteint les lumières, et c’est parti pour la bibliothèque. Le trajet se passe sans incidents – je ne cherche pas à vérifier si je suis suivie ou non et si ce sont des hommes, des femmes, des humains ou des vampires car cela me déprimerait. Qu’ils aillent tous se faire foutre. Je fredonne sur le chemin main dans la main avec Jack qui reprend mes airs en choeur. Le vent souffle, nous décoiffant, et nous rions – nous gravissons quatre à quatre les marches nous permettant d’arriver à l’entrée de la bibliothèque, qui est énorme. Mon fils cherchera des contes à lire, j’en profiterais pour faire quelques recherches pour mon roman, en prime de me faire une carte pour pouvoir emprunter des livres. Je commence par ça d’ailleurs. Je laisse Jack au rayon des enfants ensuite – je sais qu’il y sera sage, il attrape un livre  pour aller se poser discrètement dans un pouf -, après lui avoir donné le lieu où je vais me trouver. Il a mon numéro de portable, il n’y a pas de voleurs de mômes ici … Je file quelques rayons plus loin, au rayon des mythes et légendes. Voyons. Fantômes, Kraken, Lycanthropes, Sirènes … Vampires. Je souffle doucement, avant de prendre plusieurs volumes et m’en aller ensuite à une table libre d’où je peux garder un œil sur Jack tout en feuilletant mes ouvrages. Il n’y a plus qu’à prier pour que personne ne remarque ma main glisser inconsciemment sur mon cou recouvert du foulard, tic nerveux lié au stresse, dû à ce que je vais bientôt lire et découvrir.

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Message Sujet: Re: [Abandonné] Lost and insecure, you found me Mer 17 Aoû - 10:46






Lost and insecure, you found me

Scott s’était réveillé aux aurores. A l’abri entre des draps qui auraient tout aussi bien pu être de satin tellement il les trouvait agréable, il avait couvé un instant le dragon du regard, en se demandant s’il dormait réellement ou s’il somnolait simplement. Il s’était réveillé bien tôt mais, cependant, il se trouvait autant apaisé qu’en forme. Serein. Il ne s’éveillait plus la nuit en sursaut, fixant la pièce sombre à la recherche d’un corps qui n’était pas celui de Cepheus, ou d’une paire d’yeux brillant dans le noir et n’étant pas ceux d’Indiana. Cela faisait un moment qu’il ne s’éveillait plus la nuit, tremblant, couvert de sueur, le souffle court après un sursaut, à cause d’un mauvais rêve du passé qui lui avait semblé un peu trop réel ou d’une pressante et mauvaise impression. Cela faisait longtemps qu’il ne se levait plus au milieu de la nuit pour la terminer assis sur le sol de sa douche, sous un jet d’eau froide, avec des hauts le cœur, des pensées noires et des questionnements sur ses raisons de rester ou non en vie. Le chat, qui avait pris l’habitude de venir se frotter et ronronner tout contre son maître avec une possessivité toute féline, le partageait à présent sans grande peine avec le Dragon et, n’ayant plus à protéger son maître, en profitait pour dormir tout contre l’humain et son compagnon chauffage vivant. Une chance, se disait souvent Scott, qu’Indiana n’ai pas joué de possessivité avec Cepheus et ait adopté le dragon dès qu’il l’avait rencontré. Peut-être était-ce à cause de sa nature même de grosse bestiole, peut-être aussi le félin avait-il sentie que son Humain serait en sécurité avec le cracheur de feu, et que lui comme Cepheus avait le même but ; protéger et préserver le fragile jeune homme.

Ce matin, donc, il avait été serein. Depuis quelques temps, depuis leurs vacances bienvenues en Norvège, il ne craignait plus son vampire de patron au point de ne plus en dormir de la nuit. Il continuait à le craindre, évidemment, et il le craindrait toujours, en particulier lorsqu’il partait travailler à l’entreprise, mais lorsqu’il se retrouvait dans le lit de Cepheus – dans leur lit – entre ses draps et entre ses bras, il savait qu’il ne craignait rien. Il l’avait enfin compris, et c’était l’un des rares moments de la journée où il était réellement serein et détendu, et pas uniquement parce que son petit-ami savait exactement quoi faire pour le détendre. Après l’avoir observé un long moment, caressant parfois doucement et sans réellement s’en rendre compte sa douche et chaude peau, il finit par déposer un baiser au coin de ses lèvres pour ensuite se lever. Plus par la force des choses que de sa propre volonté ; Indiana (justement) avait déjà sauté sur le matelas en miaulant, aussi Scott l’avait-il attrapé avant de sortir du lit, pour laisser Cepheus dormir. Il avait l’air si tranquille. Le chat dans ses bras avait passé ses pattes autour de son cou, et frottait sa tête contre le menton, le cou et les épaules de Scott en ronronnant comme si sa vie en dépendait, ce à quoi répondait le jeune homme par des caresses et des cajoleries dont raffolait le petit félin. Lorsqu’il le posa devant sa gamelle après avoir rempli celle-ci, Indiana mangea à peine quelques croquettes avant de venir se frotter à nouveau contre les jambes de son Humain, d’un pas pressé, ce qui arracha un petit rire à ce dernier.

Lorsqu’il ouvrit les volets de la cuisine, il était à peine cinq heure du matin, et le soleil n’était pas encore visible à l’horizon, bien qu’il ait commencé à se lever paresseusement. Dire qu’il était pourtant de repos. Scott haussa une épaule en se faisant couler un café, attrapant au passage un paquet de bacon qu’il engloutissait comme ça, en offrant parfois une petite tranche à un chat toujours présent et implorant, qui savait autant comment réconforter que comment faire craquer son maître. Il se décida rapidement à faire quelques pâtisseries, dont des croissants et pains et chocolat, se laissant même aller jusqu’à faire de la pâte à pancakes pendant que cuisait une tarte au chocolat dans le four. Il avait passé tout son début de matinée à cela, ne voulant toucher au piano ou à n’importe quel autre instrument tant que son cher et tendre dormait. Et, lorsque ce dernier s’éveilla, il ne désirait plus jouer. Indiana l’avait abandonné en sentant le dragon s’éveiller, tandis que lui était face à un dilemme de taille. Il avait voulu se lancer dans la préparation d’un opéra au chocolat, mais n’avait pas retrouvé la recette, et se méfiait toujours de ce qu’il trouvait sur internet. Il parcourait les différentes recettes sur la tablette, lorsqu’il vit Cepheus émerger ; prévenu par le meilleur chat du monde, il lui avait préparé son petit déjeuner, et était ensuite resté avec lui jusqu’à ce qu’il doive finalement aller travailler, et sorti en même temps que lui pour se rendre à la bibliothèque. Il l’aurait, cette recette. Il l’aurait. Un dernier baiser, au chat puis au dragon (le meilleur pour la fin, disait-on) prévenu de là où il se rendait, et il sortait sa tant aimée Ford Mustang décapotable de 1965, rouge avec le toit blanc. Une merveille, la dernière et seule chose dont il avait pu hériter. Sa fierté, son bijou, quoi qu’elle ne soit plus vraiment à la mode, et pas vraiment discrète.

Entre nous, Scott aurait très bien pu se rendre à la bibliothèque à pied. Il avait même envisagé de prendre Indiana avec lui, histoire de le sortir un peu – il avait testé la laisse et, hormis le fait que le chat crache sur quiconque s’approchait trop près de Scott à son goût, il était plutôt agréable à promener – mais n’avait pu résister au petit plaisir coupable de faire rouler sa voiture dans les rues de San Francisco. C’était tellement agréable ; il en profita pour faire un petit détour, passant par le quartier hippie, et même le quartier gay, observant sa ville vivre comme il ne l’avait pas fait depuis longtemps. Il finit par tourner sur la bonne avenue pour sortir vers la bibliothèque, et trouva une place pour Fox (oui, sa Ford avait son petit nom, et ce n’était pas lui qui le lui avait donné, mais son père). Ce fut le cœur léger et un sourire flottant timidement sur ses lèvres qu’il franchit les larges portes de la bibliothèque. Il adressa un salut rapide à Rachel – celle-là même qui aurait peut-être pu faire partie de sa vie si celle-ci n’avait pas pris un virage brutale – qu’il aperçut entre les rayons, avant de filer tout droit vers le rayon cuisine. Il chercha un instant, et trouva ce qu’il cherchait ; puis il se retourna.

Son regard, sans qu’il ne le veuille vraiment, attiré comme un aimant, s’arrêta sur les livres que lisait une jeune femme, élégante, rousse, foulard au cou. Des livres sur les vampires. Il n’était pas si loin que cela d’elle, quelques mètres à peine, une distance assez courte pour le myope qu’il commençait à devenir puisse lire le titre des ouvrages – et ce, en ayant ses lunettes sur le nez. A vrai dire, il ne sut pas si c’était son choix littéraire ou le fait qu’elle porte la main à son cou, caché par un foulard malgré la chaleur – il faisait loin de faire froid – qui avait attiré son attention sur elle. Mais il ne parvenait plus à détourner le regard. Comme hypnotisé, ou tétanisé, lui-même porta sa main à la base de son cou, à la naissance de son épaule, ou il avait pris l’habitude de voir une marque de dents qui n’avaient rien d’humain. Et rien de sensuel. Même si il commençait à aller mieux, il avait encore un peu de mal à laisser Cepheus accéder à son cou. Il frémissait, et sentait ses vieilles craintes refaire surface – soudainement, il se demandait si Melchior ne s’était pas trouvé une autre « proie ». Si tel était le cas, il s’en voudrait énormément.

Calm down, Scott. Il sentait poindre la panique ; on allait vraiment le trouver bizarre à fixer la jeune femme comme il le faisait. Rougissant, croisant son regard, il baissa les yeux. Elle allait certainement s’imaginer des choses, et il serra son livre contre sa poitrine comme un bouclier contre le monde en faisait demi-tour pour s’éloigner. Sans doute se faisait-il des idées, peut-être n’était-elle que curieuse. Peut-être que ce foulard et ce geste ne voulait rien dire. Il s’arrêta à nouveau, quelques rayons plus loin. Il ne pouvait pas non plus abandonner une possible victime à son sort. Cepheus l’avait sauvé, dans tous les sens du terme, mais il aurait pu ne pas avoir cette chance. D’autres pouvaient ne pas avoir cette chance. Et peut-être n’était-il pas le mieux placer pour pouvoir parler de ça, mais… Il prit une grande inspiration, et retourna auprès de la jeune femme rousse, s’arrêtant de l’autre côté de la table, en face d’elle.

« Excusez-moi de vous déranger, vous allez certainement me prendre pour un fou, mais… Je voulais en être certain… Vous n’avez pas de problèmes avec des vampires ?... Si ? »

Il se trouvait tellement maladroit. Trop direct… Et cela le fit s’empourprer un peu plus, tandis que, pour masquer et chasser sa gêne, il essuyait le verre de ses lunettes contre son tee-shirt. Il se demandait soudainement de quoi il avait l’air, avec son visage rouge, ses tatouages pleins les bras et ses questions étranges. Tant pis, il passerait pour un déluré, emprunterait son livre et roulerait rapidement jusqu’à Cepheus après avoir récupérer les gâteaux qu’il avait fait, pour les engloutir à l’abri derrière le comptoir du magasin de son homme et oublier tout ce qui venait de se passer.

« Scott Englefield », se présenta-t-il tout de même timidement en tendant vers la jeune femme une main légèrement hésitante.

Il avait pris l’habitude de se présenter avec son nom de famille, d’abord parce que ses études et l’emploi qu’il avait occupé faisait que, la plupart du temps, on ne le connaissait que par son nom de famille, mais à présent également parce qu’il y trouvait un certain réconfort. Englefield, cela parlait à beaucoup de monde. Des médicaments et produits Englefield, on en trouvait un peu partout, et cela lui donnait la sensation que si on l’associait à l’entreprise, on hésiterait avant de lui sauter à la gorge, même si, actuellement, ce nom de valait plus rien porté par Scott, n’était plus rien d’autre qu’une coquille creuse. Mais peut-être ne lui lancerait-elle pas de livre à la figure…



HRP.  
° CODAGE PAR DITA | EPICODE °
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Message Sujet: Re: [Abandonné] Lost and insecure, you found me Lun 29 Aoû - 1:27


Lost and insecure, you found me; ft. Scott
« Come on, come on, put your hands into the fire »
« Vampire. Nom masculin singulier. Mort qui sort de son tombeau pour aller aspirer le sang des vivants. Au sens figuré : personne qui exploite autrui. Egalement grosse chauve-souris d’Amérique du Sud. »  
Si j’arque un sourcil à la première définition que je trouve dans le dictionnaire et que la seconde me fait franchement grimacer, la troisième, en revanche, manque de me faire exploser de rire. A vrai dire, je me demande d’où vient l’attrait populaire pour tout ce qui est tombeau. Eliott et Melchior ont beau ne pas aimer la chaleur et le soleil, ils ne sont pas le style à dormir entre quatre planches en bois. Eliott préfère plutôt les lits king size, avec le matelas moelleux et les draps en soie importé de je ne sais où, du moment que ça coûte une fortune. Enfin. L’imaginer comme dans ces vieux films (blafard, les yeux exorbités avec deux longues canines et un air fou) me fait sourire malgré moi un instant. Instant court, lorsque je réalise que la seconde définition est tout à fait juste puisque j’en fais les frais, à croire qu’il a lui-même participé à sa validation. Mais pour la troisième … Et bien imaginer les d’Arundels (surtout Melchior) en chauve-souris géante avec des poils lui sortant des oreilles (géantes, les oreilles) … Excusez-moi du peu. Je manque de m’étouffer avec ma salive, et mon voisin le plus proche lève le nez de son bouquin avec un air fortement contrarié. Je lui jette un piteux regard d’excuse, tentant de me reprendre avec peine,  mes yeux dérivant dans le reste de la salle pour voir si j’ai interrompu quelqu’un d’autre … Jusqu’à se fixer sur une haute stature tanguante, dont les mains serrent précieusement des livres de cuisine. Un homme qui, bien que fort mignon, à l’air passablement perturbé – pour ne pas dire effrayé lorsque nos pupilles se croisent. Je le vois rougir et baisser et les yeux et sans savoir pourquoi, soudainement je me sens gênée à mon tour, une pointe de panique s’ancrant dans ma poitrine sans que je ne comprenne ce qui m’arrive – était-ce mon choix de littérature qui nous mettait ainsi dans cet état ou quelque chose d’autre ? Je n’aurais su le dire sur le moment. Quittant l’inconnu du regard avec précipitation, je me mets à chercher Jack des yeux, le souffle coupé, l’urgence s’empreignant sur mes traits. Mais mon fils n’a pas bougé, sage comme une image, sain et sauf, toujours le nez plongé dans un roman dont je ne peux malheureusement pas lire le titre – sûrement une histoire de pirates ou de chevaliers.

Inspirer, expirer. Okay. Qu’est-ce que c’était que ça ? Je regarde à nouveau autour de moi mais l’inconnu s’est carapaté – à croire que tout ceci n’était qu’un rêve. Bon. Et bien … Un dernier coup d’œil vers Jack, avant que je ne reprenne mes recherches. Mon cou ne me picote plus – sensation aussi étrange que désagréable – mais ma main se repose tout de même sur le foulard ornant ma nuque par automatisme. Ce même foulard, tant détesté car offert par l’Ennemi en personne, est pourtant ce qui me sauve – Eliott pense véritablement à toutes les situations, de quoi me tuer un peu plus et de me rendre dépendante de nouveau. Une ombre vient pourtant gâcher ma tranquillité de nouveau retrouvée, suivit d’une voix, et c’est avec stupéfaction que je me fige en relevant la tête à nouveau. Stupéfaite, car, d’une part, il s’agit de l’inconnu de tout à l’heure. Horrifiée intérieurement car sa phrase ne pouvait pas être plus juste. Son air torturé, sa façon maladroite bien qu’adorable d’aborder le sujet … Savait-il ? Réellement ?
« Scott Englefield » Sa voix, de nouveau, me sort de mes pensées tortueuses et me fait écarquiller les yeux. Englefield … Englefield comme la société que gère Melchior ? Soudain méfiante, je me rembrunis, devenant livide, avant de me rassérénant quelque peu en me souvenait de quelques détails. Cet homme, s’il savait réellement qui j’étais, ne se présenterait pas de la sorte et ne poserait pas ce genre de questions. Il n’est donc pas l’un de ces fichus gardes du corps qu’Eliott m’accroche au dos. Bon. Bien. Et si il se nomme Englefield … Est-il le propriétaire de la boite que gène l’aîné des d’Arundel ? Et si oui, dans ce cas, pourquoi n’est-il pas lui-même à la tête de la société ? Bon. Bien. Il va peut-être falloir se présenter à son tour, cela pourrait être une bonne chose. J’inspire donc, avant de lui tendre la main après une petite hésitation. « Bailey. Bailey Johnson. Et j’ai effectivement des problèmes avec ces maudits suceurs de sang. » Euphémisme du siècle. Je repose mon regard sur les bouquins, avant de soupirer. « Je suis venue ici dans l’espoir de les comprendre un peu mieux, mais apparemment tout ce bric à brac n’est qu’un ramassis de conneries. » Sourire désabusé, et je m’excuse du regard lorsque je vois plusieurs têtes se lever et regarder dans ma direction, tandis que profane les lieux par mes jurons et mes fausses accusations. Je jette par la suite un nouveau regard dans la direction du prénommé Scott, avant de sourire un peu – en quête d’informations mieux vaut-il se montrer un tantinet aimable – tentant ainsi, peut-être, de le rasséréner. « Il se trouve que … j’écris un peu et … Enfin … je cherche un complément d’informations pour mon personnage principal. Se serait un vieux vampire aristocrate d’origine anglaise, basé à San Francisco depuis un moment maintenant. Il aurait un frère ainé, un brin acariâtre, qui dirigerait une société de … Je n’ai pas encore vraiment réfléchit à ce détail. Pharmaceutique, peut-être. Lui-même gérerait plusieurs boites – de nuit notamment. Se serait une sorte d’affreux dandy mystérieux, sûr de lui et invivable, dont l’égo atteindrait le dernier étage de l’Empire State Building. » Je le fixe, droit dans les yeux. Mordra, mordra pas ? Allons un petit effort. « Toujours est-il que si vous avez de meilleures infos, je suis preneuse. Je tente encore de le cerner et il est difficile à approcher - c’est pourquoi je suis ici. C’est presque une question de vie ou de mort pour mon second personnage principal à dire vrai. »
J’évite de grogner à ces derniers mots, faisant mon possible pour paraître détachée, avant de pencher la tête. Voilà le moment le plus fatidique, à ne point en douter. « Mais je vous retourne la question bien volontiers. Avez-vous des problèmes par vous-mêmes avec ces créatures ingérables ? A moins que ce ne soit plutôt les cupcakes qui vous posent un problèmes, et dans ce cas je pourrais peut-être vous aider. » Alors Mr Englefield … Allez-vous jouer avec moi, ou vous défiler ?

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Message Sujet: Re: [Abandonné] Lost and insecure, you found me Jeu 22 Sep - 11:01

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[Abandonné] Lost and insecure, you found me

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