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 Journal intime de Bailey Johnson ▬ Life is a beautiful pain in my chest, a bloody smile on your face, a dealy struggle with those dangerous feelings.

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Message Sujet: Journal intime de Bailey Johnson ▬ Life is a beautiful pain in my chest, a bloody smile on your face, a dealy struggle with those dangerous feelings. Lun 4 Juil - 17:58


Preface
« Je finirais vieille et folle, mais sans les chats. »
13 Septembre 2015.
Lorsque je regarde la vie que j’ai mené jusqu’à maintenant, je devrais être comblée. Je veux dire, il y a pire. Je pourrais être s.d.f., anorexique, avoir des problèmes cardio-vasculaires ou être en situation de handicap … Et je n’ai rien de tout de cela. J’ai même un ou deux kilos en trop (cinq, pour être honnête). J’ai un job – enfin plusieurs, d’accord -, une voiture et le permis qui va avec même si elle commence à être un peu déglinguée (la voiture). J’ai même un gamin merveilleux et envahissant, un toit sans trous au dessus de ma tête ! Certes, la maison en bois est petite ... mais elle est confortable. Nous avons, Jack et moi, aménagé le salon de façon à ce que lorsque nous tirons sur les cordes, les hamacs se déploient. Les étendards levés, les flammes des bougies illuminent les draps de couleurs vives, projetant leurs ombres sur les murs. Il ne me reste plus qu’a allumer ma playlist du grand large, rajouter quelques coussins et des plaids, ainsi que des marshmallows ... L’on se croirait presque sur un bateau pirate – une des nombreuses choses que nous partageons tous les deux. Lui comme moi aimons nous déguiser, surtout en forbans des mers. Il prend souvent la barre et je suis à ses ordres pour une heure ou deux, avant que ne sonne l’heure du goûter – à ce moment je redeviens le seul maître à bord.
J’ai toujours pensé que nous venions d’une autre époque. Il aurait aimé cette vie d’aventures, peut-être bien plus qu’il ne le peut le penser. Mon petit pirate … Ah. Je pourrais vous parler de lui toute la journée. Mais ceci est mon journal intime - le second. J’ai brûlé le premier ce soir là. Dix huit ans de ma vie que j’aurais aimé oublier, modifier … Mais non. Non. Si je le faisais, si ce vœu m’était accordé, Jack n’existerait plus et il est justement ce pour quoi le soleil brille dans ma vie … Malgré tous les tracas du quotidien. Mon super héro. Barbe Noire le tyran, mais dans toute sa splendeur enfantine et en plus ... blond.
Car c’est ce qu’il est - mon super héro (Barbe Noire seulement lorsqu'il me pousse à l'infanticide). Peut-être devrais-je commencer par le début d'ailleurs. Mais je n’en ai pas envie. J’aimerais que ce journal soit comme ma vie actuelle : chaotique, désordonnée, amusante, distrayante, affreuse à lire ! Car lorsqu’il s’agit d’écrire pour les autres … Ah, je suis douée, je crois. Mais lorsqu’il s’agit de taper des caractères pour moi … Je suis une calamité ambulante. Non mais regardez donc les premières lignes ! Heureusement que je n’en fais pas un roman. *giggle*

Bien … Le début de l’histoire, pour cette fois.

« A toi, qui lit ce contenu alors que tu n’y es pas autorisé. Sache que je prierais chaque soir pour que les flammes de l’Enfer viennent pourlécher ta peau et brûler tes entrailles, jusqu'à dévorer tout entier. Maudis sois-tu, profanateur de souvenirs enfouis; puisses-tu ne jamais plus trouver le sommeil ou la paix. Ah. D’ailleurs, je viendrais te hanter et piquer le chocolat de tes placards. Voilà. »

Journal Inti

Carnet de trucs, bidules et machins tordus d’une vieille cinglée mère célibataire de 25 piges.
(Bientôt vingt-six d'ailleurs ... Pitié, pourvu que je n’arrive jamais jusqu'aux quarante.)

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Message Sujet: Re: Journal intime de Bailey Johnson ▬ Life is a beautiful pain in my chest, a bloody smile on your face, a dealy struggle with those dangerous feelings. Mer 6 Juil - 22:31


Je commence. Ou pas
« Pourquoi numéroter les pages quand lire dans le désordre est plus amusant ? »

13 Septembre 2015.
Pourquoi ne m’écoute t-il jamais ? Je déteste ça. Enfin, en fait, cela me fait rire, mais ne lui dites pas, il ne me laisserait plus jamais tranquille ensuite. Un ans que ça dure, tout de même, cette histoire. Ou deux … Mince. Disons deux ans et demi, comme ça pas de risque.
Je ne sais toujours pas comment il a eu mon adresse internet – il n’a jamais voulu me le dire. C’est sûrement la première boite que j’avais contacté qui la lui a filé. En même temps, moi, me faire éditer … Le choc. Il m’avait fallu tout mon self-control – et une bouteille de whisky – pour accepter cette idée. Quoi ? J’avais 24 ans à l’époque. Ou j'allais sur mes 25. Bref, j’étais encore jeune et stupide*. Par ailleurs, j’avais envoyé ces brouillons sur un coup de tête. … Non en fait, je m’étais complètement gourée d’enveloppe. Je voulais commander à Jack quelques livres et avec le bon de retour de commande s’était glissé une page de gribouillis difformes – sorte de brouillon sans nom, quelque peu lyrique si je me souviens bien. Ils avaient pris ça pour une invitation, car j’avais reçu une convocation à me présenter pour un entretient à la fin de la semaine / début de la semaine qui suivait. Par contre, ils avaient oublié les bouquins de mon fils dans l’enveloppe. Coïncidences ? Mon cul.

J’y étais allée. Évidemment. Par pur hasard. Morte de trouille. Ma plus proche voisine avait gardé mon fils (vingt minutes à pieds nous séparaient l’une de l’autre) pendant que j’étais en rendez-vous. Ils m’avaient demandée quels étaient les tenants et les aboutissants de mes idées et m’avaient renvoyée avec des devoirs à faire à la maison : ils voulaient la trame globale de mon œuvre (futurement grandissime, ah ah. Si j'avais su). Voilà d’où tout avait démarré. A cause d’un faux pas. Ceci dit, si je devais commenter ma vie actuelle, je dirais que … le faux pas y a une place importante. Très importante. La première impression fut d’ailleurs explosive. « Je crois que vous vous êtes trompés d'adresse e-mail. » C'était mes mots, à l'époque. Concrètement, je les pense encore aujourd'hui, même si depuis ... Et bien cet homme fait partie intégrante de ma vie.
Hm ? Oh, pardon. Je parle de mon éditeur. Je n'ai que son alias et il n'a que le mien, mais cela nous convient tout à fait. Il est un peu mon rayon de soleil de la journée - comme peut l'être Jack - lorsque j'ai un message de sa part. Je ne dirais pas que nous sommes intimes, cependant. En réalité, tout ce qui concerne ma vie véritablement privée, je préfère le garder pour moi. Je suis ainsi, méfiante jusqu'au bout des ongles, et puis cela permet de me préserver un minimum ... Ça et nourrir le mystère.

Sidney Rainborough, tel est le pseudonyme (ou la réelle identité, qu'importe) de cet énergumène étrange - que je surnomme encore affectueusement Rainbow Dash aka Superman dans ma tête, pour des raisons évidentes. Quoi ? Il a toujours répondu à mes mails à une vitesse folle et quelque soit l'heure de la journée, à croire qu'il n'a rien de mieux à faire que de stalker mes réponses sur son ordinateur ... Ou alors c'est moi qu'il stalke. Mais je préfère penser à la première option. Et si vous haussez un sourcil circonspect au surnom que je lui donne, dites vous que c'est toujours mieux d'être un poney hyperactif arc-en-ciel qui vole qu'un paresseux jaune aux yeux décalé qui surkiffe les pissenlits (je parle bien sûr de Sid dans l'Age de Glace). Pour ma part, j'ai longtemps hésité au pseudonyme que je prendrais. J'ai fini par choisir l'alias de Rosalie Hartbottle. Pourquoi ? Et bien ... Rosalie était le prénom de ma grand-mère paternelle. Pour tout avouer - et je ne le ferais qu'ici ... C'est grâce à elle si je suis née. Ou plutôt, à cause d'elle. C'est elle qui a poussé mon père à me garder (ma mère ne voulait pas d'enfants, mais j'y reviendrais plus tard). Elle est malheureusement décédée à mes cinq ans et, si j'ai peu de souvenirs d'elle, je me souviens encore de son parfum - elle sentait les roses sauvages, comme son prénom l'indique. Étrangement, c'était les fleurs qu'elle détestait le plus.
Pour ce qui est du Hartbottle, en revanche ... Cela vient d'un jeu de mot stupide et très ironique sur ma propre situation sentimentale. En effet, il est le résultat de la contraction du mot coeur (heart) et du mot bouteille (bottle), en anglais. Coeur en(fermé dans une) bouteille, donc. H(e)art in the bottle. Hartbottle. Et oui, j'aime me moquer de moi même, ce qui reste déplorable ... Mais ne comptez pas sur moi pour expliquer cet alias en dehors de ce journal.

Enfin. Avouez tout de même que Rosalie Hartbottle est bien plus classe que Bailey Johnson - cela me donne des airs nobles, ce qui me fait toujours bien rire. Moi. Noble. Mais oui, bien sûr. Et la marmotte a fumé le calumet avant d'enrober le chocolat dans du papier alu - d'où l'hallucination de la vache violette, d'ailleurs. Bref.
Bailey ... Pourquoi ce prénom d'ailleurs ? Qui a eu l'idée stupide de me nommer comme cette crème de café alcoolisée (que j'adore, je le déplore. Et merci de ne pas mentionner que mon fils se nomme Jack à cause du whisky. Retenez uniquement la mention Jack Sparrow, merci). En réalité ... Mon père avait des origines australienne, et mon prénom est, justement australien. Celle qui écoute, si j'ai bien retenue la signification - comme si je m'intéressais à ce genre de chose (taisez-vous, je suis trop curieuse pour ma propre sécurité).
Bailey, donc. Je suis censée avoir une personnalité calme, pondérée, secrète et foutrement intuitive. Mhm. Moi, calme. Mec, tu lis le journal intime d'une hyperactive qui psychote / panique intérieurement / est une angoissée de la vie h24 (enfin je dis mec, mais je me parle à moi-même puisque je tuerais quiconque lira ce torchon ... Sincèrement. Faites que personne ne le trouve jamais. Je le brûlerais, comme le premier, lorsque je le terminerais). Pondérée ... Cela dépend des situations. Au vu de mon caractère passionné, disons que je fais ce que je peux à ce niveau. Pour le coté secret en revanche ... Ok, il a tapé dans le mille. Idem pour le coté intuitif - tout du moins, mon instinct de survie fonctionne à plein régime, tout comme mon hyper émotivité, merci bien. Il aurait du rajouter masochiste à la ligne d'ailleurs. Mmh.

Bon. Le pseudo, c'est fait. Le prénom aussi. Pourquoi j'écris peut-être ? Pour qui ? A la base ... C'était pour me calmer les nerfs. Le premier journal je l'ai tenu pour ça. Pour me vider la tête. J'y notais mes rêves. Mes envies. Mes aspirations futures. Tous mes espoirs, toutes mes déceptions ... Jusqu'à tout brûler, un soir, avant de prendre la fuite de façon précipitée. Ce soir là, j'ai dit adieu à mon enfance - si enfance il y a eu. J'ai cadenassé la rêveuse romantique et amoureuse dans cette boite et j'ai jeté la clé. J'espère qu'elle ne remontera jamais à la surface car, sans aucun doute, cela me tuerait. Nous avons tous nos démons ... Pourquoi je ferais exception à la règle ? Je dois me concentrer sur Jack (qui dort en ce moment à poing fermé. Enfin à 3h du mat' en même temps). Mon fils ... Il est ce qui me permet de tenir - sans lui, cela ferait longtemps que j'aurais abandonné la partie de façon définitive. Sur Jack, donc, mon petit soleil ... Et sur l'arc-en-ciel de ma vie - ce cher Sydney, bien sûr, pour en revenir à lui. D'ailleurs je vais arrêter ce fatras là. Il faut que je réponde à son mail - je vais me faire tirer les oreilles, je n'ai pas avancé d'un iota mon chapitre. Après tout, j'avais une glace Ben & Jerry's et Grease pour me tenir compagnie jusque là ... A qui la faute ? Bon, d'accord. J'avais la flemme. Chut.

* NB : je suis toujours jeune et stupide.

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Message Sujet: Re: Journal intime de Bailey Johnson ▬ Life is a beautiful pain in my chest, a bloody smile on your face, a dealy struggle with those dangerous feelings. Ven 8 Juil - 2:50


Je suis une boulette
« j'ai oublié le plus important »

17 Septembre 2015.
Café.
Chocolat en poudre.
Brioche.
Confiture de mûres.

Pâtes.
Patates.
Citron.
Crème fraîche.
Poisson.
Blanc de poulet.
Papier toilette.
Tomates.
Courgettes.
Oranges, pommes, bananes.
Chocolat noir.

Marshmallow.
Allumettes.
Strings.
Destop.
Appeler le plombier pour cette maudite fuite.
Sucre.
Café.
Maquereaux - j'ai envie de maquereaux.
Cornichons, au cas où.
Peinture.
Levure.

... J'ai oublié quelque chose.

...
...
...

CAFE.

Et bloc note à courses. Ecrire sa liste de courses dans son journal intime, c'est nul.


NB : CLÉ A MOLETTE BORDEL. NE PAS OUBLIER LA CLE A MOLETTE.

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Message Sujet: Re: Journal intime de Bailey Johnson ▬ Life is a beautiful pain in my chest, a bloody smile on your face, a dealy struggle with those dangerous feelings. Ven 8 Juil - 11:53


Go fuck yourself, Jesus
« Tu seras roi, mon fils, et je m’élèverais dans l’ombre pour contempler ta gloire auréolée d’or et d’argent »

25 Décembre 2015.
Le nom du monde est souffrance. La terre qui m’entoure, sèche, aride, bétonnée de gratte-ciels, me donne envie de m’enfuir. Courir. Si seulement je pouvais hurler. Mais je n’ai plus la force. Même mes jambes ont du mal à supporter mon poids – bien que je sois amaigrit. Où suis-je ? Je me traîne dans les rues de San Francisco, misérable esseulée, avec un goût amer dans la bouche. Où vais-je ? A la base, je voulais juste prendre l’air, et mes pieds m’ont emmenée plus loin que prévu. Je suis perdue, mais sur l’instant, cela me passe au dessus. Le regard tourné vers le ciel, mon âme crie pour un miracle, tandis que psychologiquement je termine de m’effondrer. Il ne pleut pas, mais il ne manque que l’eau salvatrice pour terminer de compléter le tableau pathétique … Peut-être permettraient-elle à mes larmes de couler, ces gouttes d’eau fraîche.
J’avance. Je ne sais pas vers où. Je tourne à gauche - où est-ce à droite ? -, traçant ma route comme un chien tournerait en rond dans sa cage. Ma prison à moi, elle dans ma tête et je n’arrive plus à m’en sortir. Prisonnière, je suffoque. Je n’ai jamais fais de tentative de suicide jusqu’à maintenant, même si cela m’ait plusieurs fois passé par l’esprit – je l’admets -, cependant je me suis toujours dit que la vie méritait peut-être une chance … Que quelqu’un, quelque part, m’attendrait. Naïve gamine. Stupide enfant. N’as-tu donc rien n’appris ? Personne ne t’attend. Personne ? …. Non, c’est faux. Ma main se pose sur mon ventre, l’air se rengouffre avec violence dans mes poumons et je hoquette de douleur. Combien ? Sept ? Huit mois de grossesse ? Je ne veux pas. Je refuse. Qui vais-je être pour lui ? Car c’est un garçon, j’en suis certaine. Il ne mérite pas une mère pareille. Mère … A dix neuf ans. Bordel. J’ai eu le temps d’y réfléchir, je ne suis pas inconsciente. Mais lorsque j’ai su … Il était trop tard. Je ne pouvais plus m'en défaire. Comme j'ai haït cet enfant - mon péché, la source de tous me problèmes. La source de tous mes problèmes ? Non. C'est mon existence qui est une aberration - tout du moins cela l'était aux yeux de ma mère. Car elle aussi m'a détestée. Moi non plus, je n'étais pas désirée. Est-ce que je serais comme elle ? A abandonner celui que je porte par haine ? Je n'ai rien à lui donner, à part des reproches - car ma vie ne m’appartient déjà plus, elle est désormais sienne. Entièrement. Irrévocablement. Sienne. Et c'est sûrement cela qui me terrorise le plus ... Ca et le fait que, malgré que je le déteste, je ne veux pas le perdre. Car il a beau être ma punition pour mes crimes, il est également celui qui va me sauver. « J’ai besoin de lui » m’étais-je dit un matin, il y a trois semaines, avec étonnement. J'ai ... besoin de lui. J’ai besoin de ce petit être pour continuer d’exister. Pour continuer de vivre. J’ai besoin de cet accident dans ma vie ... J'ai besoin de l'aimer. J'ai besoin qu'il m'aime. Moi. Le déchet de ma propre mère.

Qui suis-je, où vais-je ? N’importe où, loin d’ici. J’ai peur … J’ai tellement peur. Mais je me battrais. Il mérite tellement. Tellement de vivre. Sera t-il ma rédemption, sera t-il mon enfer ? Il sera ma vie, et je finirais par l’aimer, quoi qu’il advienne.

Je me suis réveillée en sueur et en sursaut. Cela faisait longtemps que je n’avais pas rêvé de cette époque, reléguée au rang de souvenir à enfouir au plus profond de moi-même. Est-ce parce que nous sommes le 25 Décembre - date de naissance de mon fils ? Je regarde mon réveil – trois heures du matin, mes poings se serrent. Ce n’est pas le jour de Noël, ce n’est pas vrai. Le Moustachu bedonnant vêtu de rouge est resté chez lui à faire grève – si il existait alors le miracle aurait eu lieu, et mon fils serait avec moi, en train de dormir tel un bienheureux, lové contre mon ventre, comme si il désirait y retourner. Je me souviens avoir eu mal. Je me souviens avoir crié. Mon fils est né ce même jour, il y'a sept ans, à cinq heures quarante sept. 2 kg 100, sans péridurale. Prématuré. Où est-il, désormais ? Jack, mon bébé, mon ange, mon pirate, mon fils. Où est-ce que ce connard t’a emmené ? Je ferme les yeux, serrant les dents. Sa naissance a déchiré mes entrailles en deux et j’ai bien cru que j’allais y rester. Son absence, en ce jour, sept ans après l’événement est une douleur plus terrible encore. Si je pouvais, je prierais pour qu’on m’achève. Les mots ne sont plus qu’un murmure difforme, les sons déformés me parviennent au goutte à goutte. Plus rien n’existe à part cette douleur sourde qui vibre dans tout mon corps. Car il me faut attendre. Attendre que l’on me donne des nouvelles. Combien de temps encore ? Les secondes sont des minutes, les minutes sont des heures, les heures sont des jours et je me meurs un peu plus à chaque fois que l’aiguille bouge. J’inspire doucement longuement, pour me calmer. Pleurer, ça ne servirait à rien. Hurler, ça me ferait interner. Je me lève finalement, évitant la chambre de mon fils. Si je fixe sa porte, se sera pire encore. Attendre. Attendre que la colère balaye la peine, la sublime, prenne part au corps à corps. Une certitude pulse dans mes veines, après l’angoisse morbide d’une idée insoutenable. Je refuse de me dire qu’il est trop tard et que je ne le retrouverais jamais. Cela fait une semaine que son corps n’est plus présent, disparu, envolé. Le coupable, je le connais. J’aurais préféré l’oublier ... Mais aujourd'hui encore, comme à l'époque, je vis ce cauchemar éveillée.

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Message Sujet: Re: Journal intime de Bailey Johnson ▬ Life is a beautiful pain in my chest, a bloody smile on your face, a dealy struggle with those dangerous feelings. Sam 16 Juil - 11:56


In you face
« with all my love »

17 Août 2015.
En fouillant dans mes vieux documents à la recherche de papiers sans importances, je suis retombée sur ces textes, écris à des heures improbables. J’étais encore au lycée à l’époque – en dernière année je crois. C’est inouï ce que je pouvais écrire comme torchons. Je ne sais pas ce qui m’étais passée par la tête alors mais … Mais les voilà. Couchés sur du papier froissé, presque illisibles, ces mots me font encore rire. Il s’agit d’une suite de courts petits textes, que je retape dans l’ordre (pour une fois). Encore une fois, mieux ne vaut pas y voir de logique.


TEXTE 1 – dactylographié à 6h00 du matin, un 22 février.
« Si l ‘on vous demande, vous n’en savez rien et moi non plus. »

Frustration intense. Ce mot, frustration, prend son sens dès les premières lettres énoncées : lorsque le « r » qui roule sous votre langue mange le « f », que l’on oublie, au profit d’un « u » éclair devancé par la danse du « s » et du « t » qui s’affrontent. Le « r » et le « a », venant ensuite en écho au « t », coupent net toute retraite et toute envie de fuir, tranchants et définitifs. La fin de ce mot complexe, en revanche, n’est que douceur : une vague lente et tendre qui coule hors de votre bouche, pour terminer ce nom commun aussi difficilement prononçable – avec le bon ton, la bonne mesure qu’il faut lui donner pour qu’il prenne tout son sens – que difficilement explicable, surtout à six heures du matin.

Frustrée. C’est ainsi que je me sens, à l’heure actuelle. Mélange d’envie de chaleur et de fraîcheur, de bain de foule et de solitude, deux choix aux antipodes qui se croisent, qui luttent dans un combat acharné sans que l’une des deux parties ne l’emporte définitivement sur l’autre. Choix drastique, vital, comme devoir (à titre d’exemple) choisir entre vos deux parfums de glaces préférées sans y parvenir, alors que le soleil brille si fort dans le ciel que vous avez l’impression de fondre sur place – à l’image de votre glace d’ailleurs – mais en brûlant.
C’est cela même. Ce besoin impérial et impétueux, brutal, d’une finalité qui n’arrive pas. En un mot : ARG.
Le coeur battant, le corps tremblant, cette aiguille du temps qui vous nargue par ces tics-tacs incessants, votre cerveau embrumé qui se mélange les pédales jusqu’à se casser la gueule sur du béton froid (qui vous rend, lui au moins a ce mérite – un bref instant de lucidité) … Aïe, oui. Parce qu’il n’y aura jamais personne pour le faire à votre place, ce putain de choix, et ainsi mettre fin à votre calvaire. Vous aurez beau demander l’avis de 599 personnes, vous trouverez toujours un quelconque argument pour démonter leurs propositions.
Oui. VDM que ce choix cornélien là (surtout à 6h00 du matin) ; à savoir : me lever et affronter le froid revigorant ou rester au chaud sous mes draps ? Si l’on vous demande … Vous n’en savez rien. Et moi non plus.


____________________________


TEXTE 2 – dactylographié à 6h30 du matin, ce même jour.
« La bonne question à se poser reste : pourquoi ? »

Flemme. Doux mot que celui là (et oui, encore un mot en « f ». Et alors?)
Ne pas avoir envie de répondre à une question, mais pas parce qu’on ne connaît pas la réponse, non : juste parce que l’on a envie d’emmerder le monde. Ou la prochaine personne sur notre liste qui passe avec innocence, avec cette tendre sadicité qu’est la notre.

Flemme. Simplement parce que l’on ne sait pas quoi faire. Cela peut-être aussi parce que l’on manque de motivation et ce de manière cruelle. Au fond, la flemme va de paire avec cette frustration innée qui vous tord les entrailles, jusqu’à pouvoir résoudre l’équation (lorsque vous êtes chanceux). Ainsi donc, vous continuez de lire ce torchon pour connaître la chute, le dénouement prochain, que mes blablas incessants vous cachent (vous narguant). Frustrés ? Chacun son tour.
Pourquoi la flemme, après tout ? C’est là tout l’intérêt du sujet. Le mot, doux en soit comme une sucrerie qui fond dans votre bouche, vous endort progressivement, vous anesthésiant le cerveau comme cette saloperie de sucrerie que vous aimez tant. Une bonne dose de plaisir suffit à vous soudoyez suffisamment pour vous lobotomiser le cerveau et vous transformer en légume. Plaisant n’est-ce pas ?
Ainsi donc, je suis lobotomisée. Assez du moins pour avoir la flemme de choisir entre la réponse A (sortir du lit) et la réponse B (rester au chaud), ce qui m’empêche de mettre à un terme définitif à cette putain de frustration.

… Que pensiez-vous, au juste ? Je suis sûre et certaine que vous êtes d’autant plus frustrez maintenant. Par ailleurs, j’ai aussi la flemme de continuer ceci présentement.


____________________________


TEXTE 3 – dactylographié à 7h45 du matin, ce même jour.
« Nous sommes masochistes, et nous le valons bien. »

Le plaisir est un mot aussi plaisant que vicieux. C’est d’ailleurs pour cela que nous l’aimons tant.
Je veux dire … QUI n’aime pas prendre son pied tous les jours ? La façon importe peu, du reste. Cela passe de part manger cette petite sucrerie – bien que certains préfèrent les chips au bacon - (qui vous offrira trois kilos supplémentaires en fin de mois) à la dose d’adrénaline que votre corps de drogué réclame avec application d’une manière tout à fait tyrannique. Tout cela, bien entendu, dans le seul et unique but de vous envoyer voir les étoiles un bref instant, juste assez pour que vous vous transformiez en marshmallow inerte un moment : juste assez pour que la frustration reprenne ensuite ses droits jusqu’à ce que vous cédiez à nouveau à cette dose d’euphorie.

En gros, vous êtes des alcoolos drogués obèses en manque de sexe. C’est beau la vie. Je rajouterais bien le mot diabétique en prime à cette petite et joyeuse liste.

Il ne faut pas vous en vouloir : tout ceci n’est qu’une boucle infinie en soit. En fait, vous êtes dans la merde jusqu’au cou. Vous en prenez conscience, peu à peu, et vous vous sentez désormais frémir : pas de plaisir, plutôt de suffocation.
Avec un peu de chance, les éboueurs de demain trouveront dans vos poubelles des cannettes pleines non entamées, des bouteilles de vodka – intactes -, des paquets de cigarettes encore vierges, des sucreries entières encore dans leur emballages plastiques, des capotes non utilisées … Et tout cela, juste pour leur plaisir. C’est beau, de jeter de l’argent par les fenêtres. Ca fait plaisir à la société de consommation, qi prend pleinement son pied à vous voir souffrir. Tout cela juste à cause d’un putain de choix cornélien. La frustration amène donc à la flemme, qui mène au plaisir, qui offre en finalité première une risible suffocation. CQFD.

Enfin, rendons à Damart ce qui lui appartient. Il faut avouer que la flanelle c’est doux, c’est chaud, on se sent comme dans un cocon protecteur … En soit, je prends mon pied à réfléchir sur mon choix cornélien qui me frustre longuement, sans jamais trouver la réponse. Parce que la flemme. Mais qu’est-ce que c’est bon, d’avoir la flemme, lorsque l’on a des draps en flanelle.


____________________________


TEXTE 4 – dactylographié à 8h10 du matin, ce même jour.
« Il paraît que l’être humain est un animal politique. Erreur. C’est un animal tout court. »

(Etre) masochiste, ou l’art conceptuel d’aimer la douleur. La nature est bien faite, n’est-elle pas ?

Il y a souffrir et souffrir, vous me direz. La douleur corporelle est une chose, la douleur psychologique en est une autre. Franchement, si l’on me demande de choisir, ce serait plutôt la seconde option : la pire en soit, celle qui nous tue à petit feu, lentement mais sûrement. Hell yeah.
Certains vont jusqu’à la pratiquer intensivement après tout. Pour le plaisir. Pourquoi pas, au fond ? Je continue de penser que tant que l’on vit, c’est qu’on aime se prendre des gifles qui sont, elles, plus psychologiques que physiques. « Ca nous fait grandir », paraît-il. Et le plus drôle ? On en redemande. Elle est belle, la preuve de l’évolution humaine.
Et puis, mine de rien, c’est douloureux de choisir. Pourquoi ne peut-on pas avoir les deux ? La glace à la vanille ET la glace à la fraise ? Être dans son lit ET se lever en même temps ? QUI a eu l’intelligence de nous dire « tu dois choisir » ? … Franchement. C’est tuer l’avenir, la conception toute neuve, le plaisir ultime de faire ce dont on a véritablement envie. C’est tuer la créativité d l’homme (et sa connerie, aussi, oui, avouons-le.)
Bref. Un casse-tête psychologique, dans le but de nous emmerder profondément. Et le pire ? C’est que ça marche.

Un choix, hein ? Mon réveil l’a fait pour moi, à moins que cela ne soit un ultime soubresaut de conscience positive, de morale, planquée au fond de mon vaste cerveau (vide). Un tue-l’amour par excellence, oui messire. Je me lève donc, contemplant mes draps en flanelle qui me font de l’oeil « : « reviens » semblent-ils me dire. Tu parles que j’aimerais. Tous mes efforts réduits à néant. Quoi que.Au fond, ce choix qui était une souffrance délicieuse le reste, puisque mes draps me font de l’oeil alors que je dois le ver mes fesses pour aller en cours. Ah. L’homme est définitivement fou et masochiste … Et tient très certainement à le rester.


____________________________



TEXTE 5 – dactylographié à 13h00, ce même jour(le dernier).
« Y’a t’il vraiment besoin d’une citation pour décrire combien certains principes sont chiants ? »

La morale, ou le fait d’accentuer notre tendance masochiste et à la pousser jusqu’à son paroxysme.
Comme le fait, par exemple, d’avoir envie d’un bon chocolat chaud alors que l’on sait que c’est sans doute la meilleure mauvaise idée qui soit en ce moment, parce que bon. L’air de rien, hein. Juste non. Il ne faut pas.
Bordel de merde. Un peu comme les dix commandements, voyez-vous ? Tu ne tueras point … Tu ne boiras point de chocolat chaud (parce que c’est mauvais pour ta ligne).

Evidemment, l’odeur se fait appuyée et mon cerveau pète un câble. Je me vois clairement avec ce jouet de luxe qu’est une tasse fumante entre les mains, un sourire de délice, les yeux fermés sous l’extase la plus totale. Manquerait plus que je me mette à ronronner … Quoi que non, c’est fait : je ronronne.
Putain de morale. Et le meilleur reste que l’on recommence à fantasmer sur ces interdits, avec encore plus de forces et de convictions qu’au départ. Evidemment.
Mais … Franchement et juste entre nous (gardez ça pour vous !) … Au final … Fuck la morale. Je suis une dépravée, autant l’être jusqu’au bout. Le supplice sera d’autant plus douloureux lorsque j’aurais fini ma tasse, parce qu’il n’y aura plus aucun retour en arrière possible … Et que l’envie sera toujours présente à cause de ce foutu fantasme décuplé.
La morale mène donc au masochisme, qui mène au plaisir, lui-même conduisant à la flemme qui aboutit à la frustration. A moins que ce ne soit l’inverse, qui sait. Dans tous les cas, nous sommes tous condamnés, tous foutus. C’est une boucle sans fin, après tout, puisqu’elle marche dans les deux sens. Seul moyen d’y remédier ? Ne pas avoir d’oreiller moelle, de mug large et de draps en flanelle.

… Quoi que. Oubliez ce que j’ai dit. C’est la VIE, les draps en flanelle. D’ailleurs je retourne me coucher … Jusqu’au prochain choix cornélien. VOILA.

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Message Sujet: Re: Journal intime de Bailey Johnson ▬ Life is a beautiful pain in my chest, a bloody smile on your face, a dealy struggle with those dangerous feelings. Lun 18 Juil - 18:59


The list
« what I really need, stupid wishes, things to do and see before I die »

1er Mars 2016.
Liste non exhaustive.

→ boire un Irish Coffee
terminer le chapitre 7. Entamer le chapitre 8 et l'envoyer à mon superman personnel.
→ aller au park avec Jack et jouer au badmington
→ faire du roller et manger une gaufre
→ aller au zoo
→ visiter NYC
→ aller en Irlande
→ manger des tagliatelles à Rome
→ regarder une énième fois Bienvenue à Zombieland
→ relire Pride and Prejudice (Jane Austen), Jane Eyre (Charlotte Brontë), Tess d'Urberville (Thomas Hardy) et Dracula (Bram Stoker)
→ se renseigner sur l'opéra
→ aller voir une pièce de théâtre (Molière ?)
→ arrêter de fumer
→ faire de la balançoire
→ manger des frites avec les doigts
→ mettre Womanizer (Britney Spears) en musique d'appel pour Eliott.
→ apprendre à patiner (Jack ne me lâchera jamais avec ça)
→ faire une bataille de boule de neige en hiver et un énorme château de sable en été
→ apprendre le latin et le grec
→ me remettre au piano
→ apprendre à Jack à jouer de la guitare (il me demande sa berceuse en boucle)
→ trouver le moyen de dire non à Eliott et d m'y tenir
→ me racheter un appareil photo, l'autre étant resté à la maison
→ réussir à mettre assez de coté pour le petit cottage
→ aller à Disney avec Jack
→ faire le tour du monde (rêve de gosse)
→ retaper le tacot une dernière fois
→ partir en road trip
→ apprendre le tango
→ ...

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Message Sujet: Re: Journal intime de Bailey Johnson ▬ Life is a beautiful pain in my chest, a bloody smile on your face, a dealy struggle with those dangerous feelings. Ven 5 Aoû - 22:40


The painting
«To move forward. »

14 Février 2009.
Souffle le vent ocre de la marée montante. Le sable blond s'effrite encore, tâchant la terre d'or et de jaune sombre, tandis que l'iode du large emplit les poumons à mesure où la mer écrase ses vagues sur les rochers couverts de quelques algues brunes. L'air sec brûle les yeux et décoiffe les cheveux tressés qui, devenus fous, s'entremêlent et s'envolent, semblent danser avec les bourrasques vives. Elle pourrait très bien se cacher derrière sa petite main frêle mais pourtant elle n'en fait rien. Inutile, elle le sait très bien. Elle se contente d'être statue ancrée dans le sol, ses pieds enracinés dans la terre chaude et humide, perchée comme une funambule sur le large promontoire qui surplombe la vertigineuse plongée. Le sable, encore visible, ne sera bientôt plus qu'un souvenir lorsque l'eau aura recouvert le reste de cette plage nue, semblable à une petite crique privée.

Elle inspire, lentement, profondément, les yeux rivés sur l'eau, sur l'horizon chaotique. Pas un nuage dans le ciel ne pourrait prédire la tempête, aucun élément ne pourrait expliquer ce déchaînement aqueux qui s'établit en contre bas. Le ciel, d'un bleu pétant en contraste avec l'azurée sombre de la mer et de ses moutons blancs, est comme la gamine : calme, assuré, paisible. Le déferlement des éléments n'est que le reflet de l'âme de l'enfant, qui gronde en elle tel un orage imperceptible où se bousculent les mots comme les émotions peuvent crépiter adroitement.
Une seconde est un souffle de vie supplémentaire, et elle étend finalement les bras comme un oiseau déplierait ses ailes pour décoller. Ses yeux luisent d'une couleur miroitante, semblable à ce mélange arc-en-ciel incompréhensible et mystérieux, reflet de ses souvenirs, du lieu dans lequel ses pieds sont ensevelis. Qu'importe la rudesse des vagues et la force des bourrasques. Elle continue ses cajoleries, elle joue avec cette teigne venteuse, riant lorsque ses cheveux bruns-roux claquent dans l'espace. Ses lèvres sèches murmurent au rythme du craquement sinistre des vagues écrasant les roches, qui cèdent sous l'impact précis et calculé de l'eau coléreuse, un chant d'amour à ce paysage dévasté à l'avant goût d'Apocalypse.

Qui pourrait conter la suite ? Perdue dans son monde, le temps se fige, s'étiole, disparaît lentement pour laisser la scène s'imprimer dans la toile du rêveur. Les pinceaux caressent la peinture, diluée dans l'eau froide, avant de recouvrir une fois de plus le tableau tendrement. Monde fictif. Les fins traits gravés ne sont que le fruit d'une imagination débordante. La gosse, de dos, n'est qu'un aplat de couleurs réchauffé par un soleil inexistant. Sa jupe virevolte, voletant, collée à ses jambes au devant par la brise, par le simple désir inassouvi de son créateur. Existe t-il plus vive création que celle d'un cœur en perdition ? Brûlé, il tente vainement de retranscrire ses impressions, ombre fugace d'émotions qui chavirent, le perdent, brisant ses espoirs dans l’œuf. Frustration. Intense réflexion, il tue le temps pour pouvoir se poser un maigre moment. Lorsque les poils du pinceau s'applique à nouveau pour faire vivre la scène, les secondes de l'horloge résonnent en un tic-tac sourd aux cris de terreurs. La brunette pâle embrasse encore le vent, son épiderme rougit, son sourire se fait grand. Ses pieds noués sont déliés, la prison de terre s'évanouit d'un seul mouvement de poignet, elle vole désormais au milieu du tableau, la bruine salée caresse sa peau, l'eau calme ses fracas pour devenir douce et mesurée. Comptine lente, valse en trois temps.

L'artiste recule d'un pas, contemple son œuvre. Il n'a cessé de fixer sa matière lisse épanchée de couleurs vernies. Critique, il évalue ses chances, poussant le vice pour que rien ne manque. Jamais. Un sourire finit par illuminer sa barbe naissante et, enfin, lentement, il repose son outils sur sa palette vieillie et travaillée, tachée de sangs mêlés aux coloris utilisés. Il écarte tout ce qui pourrait le gêner, essuie sa tige, son crayon, se détourne pour pouvoir laisser entrer la lumière dans l'atelier crasseux et jonchés de canettes de bière vides. Dans un coin, une couchette maigre et des draps froissés, une chemise roulée, un jean qui traîne. Des cendriers de fortunes, un nombre incalculable de cigarettes écrasées. Un craquement de porte que l'on ouvre, rehaussé par la suite du bruit d'un velux que l'on vient juste de bouger. L'air saturé par l'odeur de clopes, sexe et peinture se vide, ne laissant derrière lui que cette odeur féminine de lilas et de miel oubliée. Le génie vêtu d'un simple caleçon de lin et de peinture retourne à son œuvre pour la contempler encore, s'y soûlant, la dévorant méthodiquement des iris avant de dodeliner maigrement la tête en signe d'accord muet, contrat passé avec le temps qui reprend normalement son supplice.
La gosse lui sourit, complice, lorsque enfin il l'abandonne pour de bon, retournant s'écrouler sur son divan miteux et muet, s'enroulant d'un geste vif et brusque dans le drap en bouchon, s'abandonnant une fois de plus à de nouveaux songes caverneux … Emprunt d'une odeur iodée de couleur ocre et d'azur sombre moutonneux. Dans son poing serré contre sa poitrine duveteuse, quelques mèches rousses reposent, tressée artistiquement, comme un tendre souvenir, un de plus, le tableau embrassant sa pièce comme un miracle en miniature.

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Message Sujet: Re: Journal intime de Bailey Johnson ▬ Life is a beautiful pain in my chest, a bloody smile on your face, a dealy struggle with those dangerous feelings. Lun 8 Aoû - 14:26


Playlist
« life is music »

6 Mars 2016
Je me retrouve à télécharger quelques musiques que je n'avais plus sur mon MP3. Certaines m'ont manquées, d'autres me font toujours autant rire.

# A B C
Abba ▬ Gimme gimme
Abba ▬ Mamma mia
Alan Silvestri ▬ Forrest Gump, theme (soundtrack)
Avicii ▬ Levels
Avicii ▬ Wake me up
Avicii ▬ Waiting for love
Avril Lavigne ▬ Fall to pieces
Avril Lavigne ft. Chad Kroeger ▬ Let me go
Avril Lavigne ▬ Nobody's home
Avril Lavigne ▬ Take me away
Avril Lavigne ft. Marilyn Manson ▬ Bad Girl

Bastille ▬ Oblivion
Bear McCreary ▬ Black Sails, Theme (soundtrack)
Bee Gees ▬ Stayin' alive
Ben Cocks ▬ So cold
Bill Medley ft. Jennifer Warnes ▬ Time of my life
Billy bragg ▬ There is power in a union
Blues brothers ▬ Every body needs somebody to love
Blues brothers ▬ Jailhouse rock
Blues brothers ▬ Peter Gunn theme

chopin ▬ Spring waltz
christina aguilera ▬ Show me how you burlesque
christina perri ▬ All that matters
christina perri ▬ Arms
christina perri ▬ A thousand years
christina perri ▬ I believe
coeur de pirate ▬ Place de la république
corrigan fest ▬ Je suis fils
corrigan fest ▬ Tous les chemins mènent au rhum




# D E F
daughtry ▬ Waiting for superman
delta goodrem ▬ Fragile
dido ▬ life for rent

ed sheeran ▬ Photograph
eddy murphy ft. antonio banderas ▬ Livin' la vida loca
Eric Carmen ▬ Hungry eyes
evanescence ▬ Bring me to life

Fall out boys ▬ Fourth of July
Fall out boys ▬ Just one yesterday
fergie ▬ A little party
Foo fighters ▬ Walk




# G H I
Gabrielle Aplin ▬ What did you do to me
Glee ▬ Listen to your heart
Glee ▬ Start me up / Living on a prayer
Glee ▬ You can't stop the beat
Green Day ▬ American idiot
Glee ▬ Boulevard of broken dream

Halestorm ▬ Here's to us
Hans Zimmer ▬ Inception, Time (soundtrack)
Hans Zimmer ▬ Pirates of the Carribean, He's a pirate long version (soundtrack)
Hans Zimmer ▬ Pirates of the Carribean, Hoist The Colours (soundtrack)
Hans Zimmer ▬ Pirates of the Carribean, One day (soundtrack)

icona pop ▬ All night
icona pop ▬ We got the world
imagine dragons ▬ Battle cry
imagine dragons ▬ Demons
imagine dragons ▬ Destination
imagine dragons ▬ Dream
imagine dragons ▬ Fallen
imagine dragons ▬ I bet my life
imagine dragons ▬ Monster
imagine dragons ▬ Radioactive
imagine dragons ▬ Who we are




# J K L
Jace Everett ▬ Bad Things
Jason Walker ▬ Down
Jason Walker ▬ If I told you
Joan Brett ▬ Bread ans roses
Joan Jett & the Blackhearts ▬ I love rock n roll
John Powell ▬ Pan, opening ouverture (soundtrack)
John Travolta ft. Olivia Newton-John ▬ Summer nights
John Travolta ft. Olivia Newton-John ▬ You're the one that I want

kari kimmel ▬ Nothing left to lose
karliene ▬ Become the beast
karliene ▬ Stay
katy perry ▬ fireworks
katy perry ▬ I kissed a girl
kt tunstall ▬ Suddenly I see

Lady Gaga ▬ Bad Romance
Lady Gaga ▬ Poker face
Lana del rey ▬ Summertime sadness
Lana del rey ▬ Young and beautiful
lauren aquilina ▬ King
lauren aquilina ▬ Lovers or liars
lauren aquilina ▬ Sinners
lily allen ▬ Fuck you
lily allen ▬ Little soldier
lindsey stirling ▬ Roundtable rival
lindsey stirling ▬ Stars align
lindsey stirling ▬ Take flight
lindsey stirling ▬ The arena
lindsey stirling ft Otto knows ▬ Dying for you
Lynyrd Skynyrd ▬ Sweet home alabama




# M N O
Max boublil ▬ Moi j'aime les moches
Muse ▬ Stockholm Syndrom
Muse ▬ Undisclosed desires
Muse ▬ uprising

nightcore ▬ Breath of life (remix)
nightcore ▬ Counting stars (remix)
nightcore ▬ Demons (remix)
nightcore ▬ Human (remix)
nightcore ▬ Lucky strike (remix)
nightcore ▬ Safe and sound (remix)
nightcore ▬ untouched (remix)
nightcore ▬ Worth it (remix)

oNE two ▬ Without you (Grey's Anatomy version)




# P Q R
P!nk ▬ Just like fire
P!nk ▬ Sober
P!nk ▬ So what
Paddy and the rats ▬ Freedom
Paramore ▬ The captain's dead
Paramore ▬ Decode
Paramore ▬ Misery Business
Pep's ▬ Libertà
Poets of the fall ▬ Carnival of rust
Poets of the fall ▬ Daze
Poets of the fall ▬ war

Rent ▬ Seasons of love
Rusted root ▬ Send me on my way
Ryan Star ▬ Brand new day
Ryan Star ▬ Breath
Ryan Star ▬ Last train home
Ryan Star ▬ Star a fire




# S T U
sam smith ▬ Stay with me
Santa Esmeralda ▬ Don't let me be misnderstood
shakira ▬ Try everything
shakira ▬ Underneath your clothes
shakira ▬ Whenever, wherever
Snow patrol ▬ Just say yes
Superbus ▬ Addiction
Superbus ▬ Butterfly
Superbus ▬ Travel the world
supertramp ▬ Don't leave me now

teddy geiger ▬ For you I will
teddy Geiger ▬ You'll be in my heart
the cranberries ▬ Dreams
the cranberries ▬ Just my imagination
the eagles ▬ Hotel california
the lumineers ▬ Ho hey
the paper kites ▬ Willow tree march
the turtles ▬ Happy together
trading yesterday ▬ Come back to me

us the duo ▬ No matter where you are




# V W X
vanessa carlton ▬ A thousand miles
vast ▬ Tattoo of your name

within temptation ft. Chris Jones ▬ Utopia




# Y Z 0
Zara Larsson ▬ Carry you home
Zara Larsson ▬ Endless
Zara Larsson ▬ Still in my blood
Zara Larsson ▬ Undercover

30 seconds to mars ▬ Closer to the edge

Liste non exhaustive.

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