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 [TERMINE] Sometimes, I maybe need to live a fairytale

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Message Sujet: [TERMINE] Sometimes, I maybe need to live a fairytale Jeu 30 Juin - 11:26

terminé

sujet privé; ft. Matthew Graham

type ❖ flashback, il y'a presque deux ans de cela

date ❖ 14 février 2014 What a Face

informations spatio-temporelles ❖ Le soir, à 22h. Il fait frais dehors, quelque peu humide, mais il a fait beau toute la journée.

intervention du MJ ❖ non merci

Autre ❖ L'action se déroule lors d'un bal donné par les étudiants, à l'université. Si jamais j'ai fait des boulettes, ne pas hésiter à me reprendre

© HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW



sometimes, I maybe need to live a fairytale × ft. Matthew
Un deux trois, un deux trois, un deux trois. Je regarde les couples s’élancer avec grâce sur la piste de danse, seule dans mon coin avec ma coupe de champagne, belle de nuit masquée semblable à toutes les autres. Pour autant, ma robe n’a rien à voir avec celle de ces gosses modernes. Elle est d’époque et date, puisque je ne l’ai mise qu’une seule et unique fois il y a presque deux siècles de cela pour mon premier bal avec Alan. C’est dire si j’y tiens … Heureusement, elle ne fait pas tâche, tout au contraire, puisque le thème de ce soir est, étrangement, l’époque du XIXeme siècle. Que de souvenirs ! Je me remémore encore de mon air, la première fois : à la fois émerveillée et peu rassurée devant les décors, l’orchestre, toutes ces personnes présentes ... J’étais si jeune alors. Nous étions de retour à Londres, et j’étais nerveuse – première danse officielle avec mon mentor, il y avait de quoi. Mais la soirée s’était bien passée en somme. J’avais rit, dansé jusqu’à l’aube, j’avais sympathisé avec quelques gens présents, je m’étais sentie vivante et normale. Une première, depuis que j’avais accepté la proposition de mon  maître. A présent … A présent, je ris en silence, mon sourire restant doux sur mes lèvres carmins, tandis que je note les faux pas, observant les jeunes gens en difficulté avec tendresse. Je les encourage du regard, moi qui ne suis ici qu’une inconnue parmi d’autres. Ce que je fiche dans ce lieu, au milieu de tous ces jeunes adultes et professeurs ? Ma foi … Moi-même je me le demande. En réalité, j’ai, sur un coup de tête, décidé de sortir m’amuser. Habituellement, je suis le genre à me retrancher dans ma bicoque et n’en sortir que pour faire le marché, lorsqu’il ne s’agit pas de me tenir informée des nouveautés du monde magique – bien que je sois encore nouvelle à Chicago, m’étant installée il y a a peine trois petits mois, j’ai toujours fonctionné de cette façon. Cependant … Et bien il faut que croire que l’université, a qui j’ai décidé de faire des dons en plus de conclure un partenariat avec ma librairie, ne l’a pas entendu de cette oreille. J’ai donc été surprise de recevoir, la semaine dernière dans ma boite aux lettres, un courrier officiel m’étant adressé personnellement, me demandant de me présenter à cette soirée – qui n’est somme toute qu’une sorte de gala déguisé en un bal d’étudiants, organisé pour remercier les donateurs … En plus de célébrer, en prime, les dernières recherches et la saint valentin - date qui me fait toujours sourire et rouler des yeux, en revanche.

Je me déplace de quelques pas pour admirer le travail des artisans, quittant les danseurs des yeux un instant. Ils ont véritablement fait du bon travail, l’on s’y croirait. Tout y est : les lustres, le banquet – près duquel je suis, du reste –, les demoiselles qui attendent un cavalier … J’espère pour elle que leur carnet sera remplit, ce soir. Pour ma part, à vrai dire, je n’attends rien de particulier, si ce n’est qu’une chose : savoir si mon rêve était prémonitoire ou non. Bon, je vous l’accorde. Je ne suis pas là seulement par hasard. Il se trouve que depuis un petit mois maintenant, le même rêve tourne en boucle sans que je n’en comprenne le sens – sans que je ne veuille le comprendre, surtout. Nous nous trouvons alors à mon époque, celle de ma première danse justement, et je suis vêtue exactement de la même façon que ce soir – bien qu’alors je n’avais pas de loup pour masquer mon visage à moitié. S’en suis une puis deux danses avec Alan, avant qu’il ne s’éclipse pour s’entretenir avec quelques bons gentlemen – Alan qui, ce soir évidemment, n’est point présent puisque cela fait bien un siècle que je n’ai pas eu de nouvelles. Bref. C’est la suite qui me perturbe le plus. Un gentleman s’avance, également masqué, dans un costume d’époque aussi criant de vérité  qu’il paraît être autant à sa place que moi. Ce n’est ni la discussion que nous avons – et dont je ne me souviens jamais – qui me chiffonne le plus, à vrai dire. Non. Ce qui me fait frissonner d’effroi c’est … Cette sensation de déjà vu. Car je connais cet homme, mais je suis toujours incapable de mettre un visage et un nom – le loup m’en empêche. Son regard, transperçant, a le don de me faire frissonner des pieds à la tête – et pas forcément dans le bon sens du terme –, d’autant plus qu’il semble vouloir percer les secrets qui pèsent sur mon âme et conscience. Je le sais, je le sens, je suis liée d’une quelconque façon à cet homme … Cet homme qu’il me faut fuir à toutes jambes. Ah, que je déteste me sentir ainsi piégée. Si seulement je pouvais me souvenir des détails – mettez ça sur le compte de mon âge, ou bien sur le fait que ce soit un rêve. Si seulement je pouvais me remémorer notre danse – car nous dansons la valse alors, puisque ce n’est point l’époque pour le tango –, ou encore ce qui s’en suit par exemple. Car tout ce qui reste toujours au réveil, outre la sensation de danger imminent, c’est … l’amusement. Je n’y entends rien. Comment peut-on s’amuser en sentant oppressée ? Et ce sentiment de peur (mêlé à un désespoir profond) qui m’envahit lorsque le noir m’emporte dans un tourbillon avant que je n’ouvre les yeux ... à quoi est-il rattaché, exactement ? Il me semble plus craindre pour sa vie que pour la mienne. Serait-il en danger ? Ah, trop de questions.

Je secoue doucement la tête, comme pour chasser ces souvenirs désagréables. Attendons-voir. Il n’est que 22h, après tout, l’heure de Cendrillon n’a point encore sonnée – et je ne suis arrivée qu’il y a une petite demi heure. Si ça se trouve, ce n’était qu’un rêve. Mhm. Bien sûr, oui. Et je suis grande, blonde, et aussi fine que ces top-modèles qui se pavanent sans savoir que leur vie est écourtée de moitié. Évidemment.
Je soupire, lasse, avant de boire une gorgée de ma boisson et me détourner de la piste de danse pour regarder le buffet. Il y a de quoi nourrir un régiment, surtout que je ne suis pas venue les main vide : quelques plats présents sont des recettes bien gardées que j’emporterais certainement dans ma tombe. Quoi que. Je fronce les yeux à la vue de mon crumble, soudain indécise. Il me semble que … Non. Je n’aurais tout de même encore confondu le sucre et l’arsenic, n’est-ce pas ? ... Doux Jésus !

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Message Sujet: Re: [TERMINE] Sometimes, I maybe need to live a fairytale Ven 1 Juil - 13:09

Sometimes, I maybe need


to live a fairytale


Qui est le chat? Qui est la souris?





Un bal organisé par l'Université. Quand on me l'a annoncé, comme j'aurais voulu l'éviter ! Mais étant professeur pour seulement quelques heures de cours par semaine, je ne pouvais me permettre de refuser sans risquer de faire un affront au recteur et autres bureaucrates. Alors, j'ai décidé de faire contre mauvaise fortune bon cœur et quand les étudiants de mon cours (la religion en Europe de l'Ouest au Moyen-Age) m'ont demandé de l'aide pour organiser l'affaire, j'ai accepté. Comme ils n'avaient pas d'imagination, (le choix entre Under the Ocean et Magic Night, n'étant pas très original)  je leur ai proposé le XIXème siècle… Et j'aurais tout fait pour éviter d'avoir à écouter de la techno ou du rap en mangeant des hamburgers, puisque ma présence était requise. Les filles ont sauté sur l'occasion de porter des robes de bal encore plus sophistiquées qu'à l'habitude. Les garçons étaient moins ravis, mais les demoiselles ont fini de les convaincre. J'aurais pu suggérer le Moyen-âge comme thème, mais c'était plus complexe à organiser, les montreurs d'ours et autres cracheurs de feu se font rares, même si j'ai toujours des contacts dans le milieu de la reconstitution, personne n'était libre pour animer ce soir. L'idée est donc rapidement tombée à l'eau.

Donc, XIXeme siècle. « Et bal masqué, parce c'est plus classe. Et puis c'est romantique pour la Saint-Valentin ! », pour citer une de mes étudiantes… Pourquoi pas, lui ai-je répondu, après tout, c'est aussi leur soirée. Voilà donc pourquoi je me retrouve affublé d'un masque, en redingote noire, pantalon taillé avec soin, le tout accompagné d'une chemise blanche et d'un gilet de brocart  sans oublier bien sûr la cravate et le chapeau haut-de forme. Et les chaussures ! Les chaussures d'époque sont bien souvent ce qui pèche le plus dans les costumes, quelle que soit l'époque reconstituée. Et vu la difficulté pour trouver un cordonnier correct capable de réaliser des chaussures sur-mesure de ce côté de l'océan, c'est un peu compréhensible. D'ailleurs celles que je porte viennent tout droit des Îles Britanniques. Et le costume sur mon dos, je l'ai cousu moi-même, sur base de sources iconographiques et de patrons attestés, avec le tissu ad hoc. Parce que tant qu'à faire quelque chose, je préfère ne pas le faire à moitié. Et puis, un professeur d'histoire qui n'aurait pas une tenue irréprochable dans ce genre d'occasion, eh bien, ce ne serait pas crédible, et vu mon statut de débutant dans cet endroit, je ne peux me le permettre si je veux conserver mon salaire.  

Donc, pour cette soirée, j'ai tout organisé dans les moindres détails : buffet historique en plus des plats apportés par chacun, décor qui n'aurait pas dépareillé dans une salle de bal de l'époque, orchestre à l'ancienne… (et de nombreuses opérations car-wash et cookies pour financer le tout, en plus de l'enveloppe prévue par l'Université, parce que pour trouver du bon, il faut beaucoup de Grants et même plusieurs Franklins.) De quoi dépayser tous les étudiants et quelques professeurs et peut-être impressionner nos généreux sponsors à donner plus la prochaine fois.

Et vu l'énergie dépensée avant l’événement, j'ai obtenu de mes collègues de pouvoir me détendre un peu plus ce soir. Oui, je dois surveiller les élèves, mais au moins, je ne suis pas de permanence au bar, à passer en revue les pièces d'identité des étudiants pour vérifier s'ils ont l'âge requis pour le champagne ou s'ils devront être relégués au jus d'orange. Il aurait été plus facile de mettre tout le monde au même régime jus de fruits, mais il ne faut surtout pas froisser les sponsors...

Je patrouille donc lentement la salle, mains dans le dos mais œil acéré, à la recherche de danseurs qui ne respecteraient pas la distance cravate. C'est moins évident que d'habitude, les masques m'empêchent d'identifier clairement les fautifs. Malgré tout, la musique et le spectacle des danseurs est agréable à observer. L'orchestre joue bien et les étudiants, même s'ils sont loin d'avoir tous suivi des cours de danse de salon, se débrouillent comme ils peuvent. Certains dansent même plutôt bien. Les généreux donateurs sont eux reconnaissables au fait qu'ils fréquentent beaucoup plus le bar ou le buffet et beaucoup moins la piste de danse. Mais ils ont joué le jeu eux aussi, pour la plupart, et sont habillés à la mode de l'époque, le tout grâce à un petit vestiaire fourni en costumes « au cas où » certains n'auraient pas eu de quoi faire...  

Je patrouille, saluant au passage certains collègues ou étudiants, et me fais arrêter plusieurs fois pour admirer telle ou telle tenue plus ou moins réussie. Au bout de ce qui me semble plusieurs heures de marche et discussions, je finis enfin par pouvoir m'approcher du buffet sans encombre. Je dois avouer avoir un peu faim, je n'ai pas encore eu le temps de boire ni de manger quoi que ce soit depuis ce matin, à part pour un baguel miel-beurre de cacahuète ce midi. Et midi ça commence à être loin derrière moi. Une dame se tient devant les tables, lorgnant elle aussi les mets à notre disposition, et j'admire le soin apporté à sa tenue, bien que je ne la voie que de dos. C'est certain, elle a fait un bel effort ! Le tissu à l'air tellement… ! Je m'approche lentement, et un de ces maudits flash m'oblige à m'immobiliser quelques instants pour éviter de me retrouver la tête par terre. Bien sûr, ce serait si simple si je pouvais comprendre ce que cela présage ! Mais cela ne fonctionne pas ainsi, et l'image d'une robe victorienne, pas la même que celle-ci, un visage flou, une odeur d'herbes et d'alcool, une impression de danger, et de recommencement. Une sensation de déjà vu… Bien utile, dans cet endroit ! Néanmoins, je sais qu'il me faudra être sur mes gardes. Quelque chose va se passer. Mais quoi ? Je cligne des yeux quelques fois et reprends une respiration normale. Je ne bouge pas, le temps pour moi d'être certain de pouvoir me déplacer sans tomber. Ces maudites visions ont déjà failli me coûter la vie, parce qu'en avoir une au moment de traverser la rue est assez périlleux, étant donné que je ne vois plus ni n'entend ce qui se passe alentours.

Je reprends mes esprits, et rien autour de moi n'a vraiment changé. La dame en tenue soignée me tourne toujours le dos. Je me donne une claque mentale pour me remettre les idées en place, je réfléchirai à ma vision dans le calme de mon appartement, et en attendant resterai prudent. Et je veillerai à passer en revue toutes les tenues des dames ici présentes. Et à éviter le genièvre en fin de soirée. Ce qui ne m'empêchera pas de profiter de la soirée. Je me poste à côté de la femme et la salue d'une légère courbette, dosée pour paraître polie sans être invasive. Le salut et la révérence sont des choses bien plus complexes qu'il n'y paraît au premier abord. Jusqu'où descendre vers terre en saluant un roi, comte, baron, chevalier ? Une dame ? A quelle époque, dans quel pays ? En voulant insulter ou non ? Toutes des finesses qu'il m'a été possible d'apprendre lors des reconstitutions et qui ne sont généralement pas utiles hors de ce contexte. Sauf dans de rares cas comme celui-ci…

« Ma dame, pardonnez mon effronterie, mais je tenais à vous complimenter sur la perfection de votre toilette. » Je ne me permettrais pas de parler de la beauté de la dame en elle-même dès mes premiers mots, bien sûr. Je ne veux pas passer pour un dragueur invétéré. Mais cette robe lui va à ravir, et elle la porte avec le maintien adéquat dans ce genre de situation, comme si se présenter en robe du soir à un bal victorien n'était pas quelque chose d'exceptionnel (et un vêtement encombrant dans lequel il est malaisé de se mouvoir). Peut-être fait-elle de la reconstitution elle aussi ? Ou du Steampunk ?  

Je n'ai jamais perdu mon accent anglais, et j'en suis fier, même si cela fait sourire certains étudiants. Mais dans cette tenue, il est parfaitement assorti à la situation.

Je meurs d'envie de lui demander où elle s'est procuré son tissu. J'ai dû commander le mien outre Atlantique, pour en trouver un qui soit acceptable. Mais il ne rivalise pas avec celui de l'inconnue. Il me faut l'adresse de son fournisseur !

Je m'incline une nouvelle foi pour me présenter, « Matthew Graham, professeur dans cette université et coorganisateur de cette soirée. J'espère que tout ici est à votre convenance… »

L'impression de déjà vu ne me quitte plus, mais je suis presque certain de ne l'avoir jamais vue. Pas facile à dire avec le masque, mais la robe, elle, est certainement une nouveauté ! Reste à voir la suite. Ce n'est pas comme si je pouvais changer quelque chose à mes visions… Parfois, j'ai l'impression que le Destin se fout de ma gueule. Ou alors, les Nornes… Mais pourquoi donc dois-je souffrir cela si c'est pour ne jamais rien pouvoir y changer ?!

Spoiler:
 


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Message Sujet: Re: [TERMINE] Sometimes, I maybe need to live a fairytale Mer 6 Juil - 0:53

sometimes, I maybe need to live a fairytale × ft. Matthew
Je fixe les pâtisseries en me mordant la lèvre inférieure. Ce que je déteste le plus lorsque j’ai ces maudits troubles de la mémoire – chose m’arrivant très peu fréquemment, fort heureusement – c’est que je mets toujours le doigts sur la sensation qui cloche au pire mauvais moment … A savoir, une fois que la bêtise a été potentiellement faite. Oui. Potentiellement. Car à l’heure actuelle, je suis bien infichue de vous dire si oui ou non mes plats sont comestibles – tout du moins surtout le crumble, je n’ai aucun doute sur le reste. Je ne peux décemment pas attendre que quelqu’un en prenne une part et se retrouve à convulser, vomir et délirer jusqu’à ce que la mort ne le prenne ! Cela ferait franchement tâche dans cette sale de bal – et puis diable, nous ne sommes pas au siècle de Louis XIV, évitons de mélanger les époques. Je vais pour finalement prendre le plat dans son entier – dans le doute, autant tout jeter, et qu’importe si par la suite l’on me dévisage – lorsqu’un sursaut de surprise causé par un geste inattendu et une voix masculine arrêtent net mon élan. Je me retourne alors quelque peu, mon coeur ayant fait un bond conséquent, pour dévisager la personne ma foi fortement aimable qui me fait face … Et me figer à nouveau, d’embarras et de stupeur pour changer. Cette voix couplée à cette haute stature … Cela me rappelle quelqu’un … et mon sentiment de danger imminent.
Si intérieurement la confusion règne, c’est un doux sourire amusé qui étire mes lèvres à l’entente de son accent, tandis que je lui rends la révérence avec un respect évident – voici un homme qui connaît les us et coutumes du dix neuvième siècle sans faire le moindre faux pas … Cela mérite mon admiration. Est-ce là un lord ?

« Monsieur, votre compliment m’honore. » Regard malicieux à son égard, mon propre léger accent répondant au sien, bien moins marqué cependant. Je suis née en Louisiane, mais il est vrai que j’ai longtemps voyagé et vécu dans les pays anglo saxons – et le sien est bel et bien anglais, cela se comprend dès les premières intonations. Cela, sans compter sur le fait que j’ai des origines écossaise (n’en déplaise à certains), me vaut donc cet accent si particulier … Bien qu’avec le temps, il se soit presque estompé. Enfin. Pour en revenir au premier sujet, si il savait que cette robe est d’origine … Il s’évanouirait sans doutes. « Ceci dit, la votre mérite également mon admiration. Il est fort difficile de mettre la main sur pareille trouvaille de nos jours. » Je peux d’ors et déjà savoir que le tissus est importé – il est détails qui ne trompent guère, bien que je ne sois pas une professionnelle des costumes … J’ai vécu à cette époque après tout.
Tout du moins, si j’avais su, je me serais enfuie au lieu de répondre à cet homme, comme me le suggérait mon instinct à l’entente de cette voix charmante. Alors qu’il s’incline à nouveau pour pouvoir se présenter, mon visage perd ses couleurs le temps d’un tiers de secondes – le temps que son identité ne me frappe de plein fouet. Graham. N’était-ce point là le nom de cet homme, ce chasseur mort par ma faute ? Matthew … N’était-ce point un Matt que j’avais ensuite ramené à sa chambre, alors que lui-même était en piteux état ? Oh non. Oh non, non, non. Cela ne se pouvait, n’est-ce pas ? Cela faisait quoi … Cinq ans ? Quelque chose comme ça ? Je me concentrais, tentant de me remémorer les traits de l’homme que j’avais sauvé – maigre dédommagement à la vie qui avait été prise ce soir là. Je portais encore ce sang sur mes mains, cette dette gravée dans ma peau par un fer rougit. Allons Eli, reprend toi. Si ça se trouve tu divagues encore – même si cela, il n’y avait qu’une seule façon de le savoir. Mon sourire de nouveau en place, bien que quelque peu ébranlé, il me faut répondre à mon tour. Que dire, donner un alias ? Bien que cela soit tentant, il pourrait me retrouver par hasard si il est professeur à l’université. Je pense pouvoir dire clairement être dans la panade.

« Elizabeth Rochester, modeste libraire et … Sponsor – il me semble que c’est le mot, bien que je ne l’aime guère au vu sa connotation sous-jacente. » Je m’incline à nouveau comme la convenance le veut à l’époque, avant de me redresser, mains jointes devant mon buste, puis pencher quelque peu la tête – sans peur aucune de perdre mon chapeau bien que ce dernier est solidement ancré à ma tignasse, tignasse dont j’ai élaboré quelque peu la coiffure ce soir. « C’est un honneur doublé d'un réel plaisir que de rencontrer le coorganisateur de cette merveilleuse soirée. » Je souris à nouveau sincère dans chacun de mes mots. « C’est un magnifique travail que vous avez accomplit là. J’espère pouvoir rester assez longtemps pour connaître à minima ceux à qui nous la devons. Les décors ont été réalisés avec beaucoup de soin de ce que j'ai pu en juger par moi-même, et l’idée en elle-même dénote des habituels galas de ce style (terriblement barbants et sans saveurs aucunes, il faut l'avouer). De ce fait ... J’apprécie énormément, croyez-moi … D’autant plus que tout le monde tente de faire un réel effort pour rendre cet évènement aussi inoubliable que magique. » Je ris doucement. Il est vrai qu’ainsi, je suis dans mon élément, et donc tout à mon aise. Telle la marraine fée d’un conte, je descends les marches avec discrétion pour observer la scène – et je m’amuse ainsi à ma façon, invisible à ceux qui ne savent pas regarder dans la bonne direction. Je jette un coup d’oeil aux couples de danseurs, en prononçant mes derniers mots d’une voix tendre – me voilà à me remémorer ma jeunesse, lorsqu’Alan m’apprenait les pas. Je n’ai rien perdu de cette époque, même si cela fait un moment que je n’ai pas pratiqué, faute de cavalier et d’avènements s’y prêtant.
« Sauriez-vous exécuter l’une de ces danses, par hasard ? » Je hausse un sourcil intrigué, l’observant, cherchant mine de rien un détail qui m’annoncerait avec fracas que mon instinct a raison et qu’il me faut fuir cet homme sur le champ. « Tout du moins, je n’ai nullement l’intention d’être indiscrète mais ... si vous êtes le coorganisateur de cette soirée, je suppose que la matière que vous enseignez se doit d’être l’histoire … à moins que, bien évidemment - et j’espère ne point me tromper en affirmant cela -, vous ne soyez ce genre de personnes admirables à souffrir d’un incurable intérêt pour la reconstitution. » Je porte ma coupe à mes lèvres pour cacher mon amusement, mes yeux brillants à mes paroles, et ce malgré le malaise grandissant dans ma poitrine. Va t’en, me chuchote mon cerveau. Tu n’aurais pas dû venir, la curiosité est un bien vilain défaut. Oui … Seulement, je ne peux me trahir maintenant et je ne veux pas courir le risque que quelqu’un s’empoisonne avec l’un de mes plats – simple cas de conscience. De ce fait, je me retourne vers le buffet quelque peu, scrutant les plats avec indécision … Oserais-je, n’oserais-je pas ? Oh et puis zut. Lorsqu’il s’agit de la survie de plusieurs étudiants, il n’y a pas à tergiverser. Assume donc tes erreurs, Eli !

« Mhm. Par ailleurs … Pourrais-je me permettre l’audace, Monsieur Graham, de vous demander de vous rendre complice d’un affreux crime ce soir ? » Je lui jette un coup d’oeil, peu sûre. Si il refuse, je me débrouillerais toute seule, vaillamment. Disons qu’il me faciliterait on ne peut plus ma tâche, voilà tout. « En réalité, ce n’est pas si grave. Juste que … » je poursuis, soupirant de ma propre bêtise, dédramatisant pour ne pas l’effrayer de trop ... bien que je sois clairement gênée à présent. « Il s’agit du crumble que vous voyez là. Figurez-vous, cher monsieur, que je viens de me rappeler qu’il me semble bel et bien avoir confondu le sel et le sucre dans ma recette – je suis tête en l’air, je le déplore ... et j’ai été soudainement prise d’un affreux doute sur le sujet. J’aimerais ne pas courir le risque d’empoisonner quelqu’un ce soir – cela nuirait à votre réputation de parfait coorganisateur et vous ne méritez pas cet affront. Vous ne pourriez pas m’indiquer discrètement où se trouve une poubelle par hasard ? Tout du moins si cela ne vous dérange pas ... Je suppose que vous avez fort à faire, et je ne voudrais pas accaparer votre temps plus que nécessaire » Je me mords la lèvre inférieure, ayant envie de rire de moi-même et de l’embarras que je me cause toute seule, tout en lui jetant un regard par dessous mes cils. Un gentleman digne de ce nom ne pourrait refuser une telle demande … Et puis, avec un peu de chance, il m’évitera par la suite en me prenant pour un boulet attachée à une chaîne de fer - même si, vu sa gentillesse de prime abord sans compter sur la politesse dont il fait preuve ... Je peux toujours rêver.

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Message Sujet: Re: [TERMINE] Sometimes, I maybe need to live a fairytale Ven 5 Aoû - 13:39

Sometimes, I maybe need


to live a fairytale


Qui est le chat? Qui est la souris?





La belle inconnue dans la tenue époustouflante ne m'a pas entendu approcher à voir son sursaut. J'observe un instant l'objet de sa contemplation : un plat de crumble. Hésiterait-elle à en goûter pour ne pas endommager sa taille de guêpe ? Elle se tourne ensuite gracieusement vers moi pour me rendre mon salut en un mouvement parfaitement maîtrisé. A mon étonnement, elle possède non seulement un phrasé de l'époque, mais aussi un accent identique au mien, même si moins marqué. Un sourire me vient en l'entendant ; une compatriote ici ! Qui l'eut cru ! Comme quoi parfois le hasard nous permet de bien étranges rencontres ! Quelles chances avions nous de nous rencontrer, deux Européens du même pays sur un autre continent, bien plus vaste que l'Europe !? Sa voix est douce, et me rappelle quelque chose, comme si je l'avais déjà rencontrée ailleurs... Mais je n'aurais pu l'oublier, si je l'avais rencontrée, n'est-ce pas ?! Dommage que cette soirée soit masquée, avec un visage complet j'aurais sans doute pu mieux me souvenir.

Je la complimente sur sa tenue et elle me rend la pareille, bien que je sache que mon costume du jour est loin d'égaler la perfection du sien.

« Vous me flattez. Elle est bourrée d'imperfections, malgré mes efforts. »

Je décide de me présenter, puisque c'est plus décent ainsi. Fort heureusement, la courbette est une discipline dans laquelle j'excelle, je ne saurais me ridiculiser devant cette Dame, ce serai malvenu, elle qui a fait tant d'efforts pour cette soirée. Elle se présente à son tour, et j'avais vu juste, elle fait partie de nos généreux donateurs. Libraire ?! Il faudra que j'en souvienne à l'avenir si j'ai des commandes spéciales de livres à passer... J'incline la tête en remerciement pour ses compliments sur la soirée. Cette remarque me touche, car au vu du soin de sa toilette, je sais que ce sujet lui tient à cœur, et qu'elle y a beaucoup travaillé.

« Le plaisir est pour moi, Madame. Votre présence ici vaut tous les efforts que nous avons eu à fournir. Vos compliments me vont droit au cœur. »
   

Alors que le regard de la dame parcourt la salle et les danseurs, j'en profite pour l'admirer, elle. Sa tenue et sa coiffure sont parfaitement exécutées, et sa coiffe assortie à la couleur de se cheveux soigneusement arrangés. Une vraie princesse en ces lieux. Je me fais une note mentale de lui demander de m'accompagner au stand photo pour un souvenir. Je me rengorge à l'idée qu'elle trouve l'idée de la soirée originale (oui elle l'est, mais c'était la mienne à la base, donc...) et qu'elle l'apprécie. Je pense que les étudiants auront un peu plus de liberté que celle prévue à la base. Je ne vais pas me passer de l'occasion de discuter avec quelqu'un d'un de bien plus cultivé que la moyenne des personnes présentes ici. Et ce petit jeu de séduction me plaît aussi, je dois l'avouer. Un lent sourire répond à son rire ravi. C'est pour ce genre de personne que cela vaut la peine de faire des efforts, et de peaufiner les moindres détails.

Mains jointes derrière le dos, je viens me placer à sa hauteur pou contempler l'orchestre et le ballet des couples, alors que Miss Rochester m'invite à danser. Oh pas directement, bien sûr, mais c'est le sens de sa question. Je lui réponds sur un ton où paraissent à la fois mon plaisir à cette demande et le respect que j'ai pour cette dame,

« Je serais honoré que vous m'accordiez une danse, si vous le désirez. » Cela fait bien longtemps que je n'ai plus pratiqué avec quelqu'un qui connaisse les pas. Pas depuis la mort de Kate. Peut-être est-il temps que je m'y remette. Et je ne peux le refuser à un de nos généreux donateurs, qui plus est.

Elle me demande ensuite si je suis professeur d'histoire. Un sourire charmant et bien réel vient balayer mes sombres pensées. Vraiment cette dame est peu commune.

« Madame, vous m'avez percé à jour. Je suis bien professeur d'histoire, et je dois vous annoncer que je fais aussi partie de ces indécrottables puristes que sont les reconstituteurs... » Ceux qui sont sérieux, du moins. « A ce sujet, si mes conversations vous lassent, n'hésitez pas à me le signaler, j'ai tendance à monologuer lorsque je pars sur un sujet ayant trait à l'Histoire et je ne m'en rend pas toujours compte... »

L'attention de ma compagne de soirée se détourne des danseurs pour s'en retourner vers le buffet. Elle semble hésiter, et je l'écoute en silence et avec intérêt, attendant qu'elle déclare ce qu'elle a sur le cœur. Je hausse un sourcil en entendant les mots « affreux crime »... Si c'était si affreux, elle ne me l'aurait pas demandé en ces termes... « Un crime ?! » Et elle finit tout de même par s'expliquer, le fautif étant un crumble salé... Rien de bien horrible, en soit. Mais c'est vrai, désagréable pour celui qui y goûterait sans en avoir été averti. Mes traits se détendent et je lui propose ce qui me semble l'option la plus logique et la plus simple,

« Je peux le goûter, si vous le désirez. Cela vous évitera de devoir tout jeter pour une simple conjecture... Il a l'air excellent, ce serait dommage de le voir gâché si vous ne vous êtes pas trompée. » Je me demande d'ailleurs pourquoi elle n'y a pas pensé plus tôt... « Et dans le cas contraire, je m'engage à trouver une poubelle et à lui faire un sort. »



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Message Sujet: Re: [TERMINE] Sometimes, I maybe need to live a fairytale Jeu 22 Sep - 10:52

sometimes, I maybe need to live a fairytale × ft. Matthew
C’est pire encore que ce que je pensais. Il est non seulement aimable et poli, comme l’atteste ses réponses qui ‘auraient fait rosir un temps ancien (fort heureusement je me contente à présent d’en sourire) mais il est en prime serviable et gentleman à souhait ! Inspire expire Elizabeth. Tu es une sorcière de plus de deux cent quarante ans, pas une midinette d’une vingtaine d’années. Tu en as maté d’autres, bien plus coriaces, et les créatures que tu côtoies aux quotidiens devraient d’avantage t’effrayer que cet être humain là. Oui. Certes. Soit. Le problème est autre, cependant : aucun d’entre eux n’a l’air aussi doux que cet homme. Bien entendu, je n’irais jamais dire de Melchior qu’il n’est pas sensible ou tendre – ce serait le pire des blasphèmes. Non. Je veux juste dire que … Je ne veux pas blesser cet homme, et ce n’est pas parce que je l’ai déjà rafistolé une fois – pourvu qu’il ait oublié ce moment par ailleurs. Non. C’est autre chose. Je le regarde, cachant la peur qui me mord le ventre, affichant un air embarrassé quand aux faits qui se présentent. « Je n’énonce que la vérité des faits, Monsieur Graham. L’ardeur, le temps et la passion que vous avez mis dans ce travail se reflètent dans sa finalité, dont votre costume fait partie. Croyez-moi, je ne suis pas le genre de personne à offrir des compliments lorsqu’ils ne sont pas sincères. » Je lui jette un regard, délaissant mes mets dont le maudit crumble pour me tourner à demi vers lui. Il en a profité pour se rapprocher alors que j’admirais les danseurs, et je ne peux m’empêcher d’admirer sa stature parfaite. Bon sang. Est-il réellement du vingt-et-unième siècle ? Je me demande comment il vivrait mon époque originelle. Mal sans doute, même si il s’y acclimaterait très bien – il serait à la fois amusant à observer et mortifiant à suivre.

La suite, pourtant, me prend totalement au dépourvu. J’avoue que ma question indiscrète de tout à l’heure était une pure curiosité de ma part – et je cherche encore à l’heure actuelle à découvrir les mystères et autres nombreux talents que possède cet homme. Toutefois je n’avais absolument pas prévu qu’il m’invite pour une danse ! Je n’ai pas besoin de me regarder dans une glace pour savoir que je prends des couleurs – que mon loup ne cache en rien par ailleurs. Moi, danser ? Bon dieu – pardonnez moi l’expression. « Oh ! Je … Je ne danse pas. Enfin, tout du moins, je ne danse plus. J’ai encore les pas en mémoire, bien sûr … mais je ne sais pas si je pourrais encore les pratiquer de manière correcte. » Je lui renvoie un regard désolé fortement sincère. Précisément, cela fait depuis quatre vingt trois ans que je n’ai pas monopolisé les bras d’un gentleman. Depuis ma fuite du domaine des Styne, depuis leur traitrise, la tentative d’assassinat, ma paralysie. Je me suis contentée d’observer en silence les couples évoluer depuis, le cœur déchiré, les jambes raides, perdue dans mes souvenirs, la haine et la peine gonflant dans ma poitrine. Comment aurais-je pu m’amuser alors qu’on m’avait enlevée mes fils ? Alors que l’homme que j’aimais est mort sans savoir qui avait fomenté de tels actes odieux ? Une part de moi-même aimerait goûter à nouveau au bonheur de tournoyer sur scène. Mais mon esprit reste rigide à cette idée, allié au fait que me retrouver contre ce gentleman ci pourrait se révéler catastrophique. Si jamais la mémoire lui revenait quant à ce qu’il s’est passé … Bon sang. Quand suis-je devenue aussi lâche ?
Je secoue donc  la tête doucement, dépitée quelque peu par mon propre comportement et pour le fait de le priver d’amusement. « Mais je vous remercie pour votre proposition. C’est très aimable de votre part. » Et le plus dur dans tout cela est que malgré tout je n’ai toujours pas envie de le peiner. Elizabeth. Reprends-toi !

J’inspire doucement, tentant de revenir un brin plus joyeuse – car la tristesse a certainement dû se lire sur mes traits, puisqu’il m’est impossible de la cacher tant elle est omniprésente. « Toutefois, je reste curieuse – pardonnez-moi – à votre sujet. Je suppose que vous avez appris par le biais des reconstitutions … Combien de danses maitrisez-vous ? Et cessez de vous inquiéter au sujet des monologues, j’aime l’Histoire autant que les Arts dans leur ensemble, au point d’en manger dès le petit déjeuner. » Et ce n’est une fois encore que pure vérité. Combien de fois ai-je ouvert la librairie en retard et sans avoir bu mon thé parce que j’avais le nez plongé dans le journal ou un roman quelconque ? J’en oublie le temps qui défile, assassin et moqueur, et il ne serait pas étonnant que cela me conduise à ma perte un jour. Enfin. En attendant, je fais la liste des détails glanés depuis le début de notre conversation. Je finis par reporter mon attention sur le buffet, embarrassée à nouveau. Non. C’est définitif, je ne peux laisser ça ainsi. Le crumble salé est la seule idée qui m’est venue à l’esprit  – je n’allais pas lui dire pour l’arsenic, je n’aurais pas pu m’expliquer ensuite. Mais une fois encore, Matthew me prend au dépourvu – cet homme est impossible, il est trop gentil pour mon propre bien. « Non, par pitié ! » Véritable cri du cœur, j’annonce ma phrase en un couinement paniqué sans que je ne puisse y faire grand-chose. Tout comme ma main vient d’elle-même se poser sur son bras en une veine tentative d’empêcher le désastre, je n’ai pas contrôlé ma réaction et, si j’aurais ris à la fin de sa phrase pour son jeu de mots bien trouvé sans qu’il n’en est conscience, je suis à présent trop occupée à me fustiger actuellement.
«  Hm … Excusez-moi, je … » J’enlève ma main aussi rapidement qu’elle ne s’est posée, reprenant de respectables distances, avant d’inspirer, mortifiée. « Croyez-moi si je vous dis que vous risquez de vous empoisonner avec une telle dose. Non. Le mieux est de le jeter. J’en ferais un autre pour m’excuser plus tard, mais je ne veux pas courir le risque. De plus, je m’en voudrais énormément si la fête se révélait gâchée à cause de cette inattention grotesque de ma part. Vous méritez les acclamations de votre publique, non pas les tomates. »  Je relève les yeux vers lui, n’en menant point large mais tout à fait sérieuse et décidée à rester campée sur mes décisions. « C’est le mieux à faire, croyez-moi. Je préfère encore danser plutôt que de vous voir goûter à ce plat. Prenez ça comme … Une pitoyable tentative d’excuse de ma part. Sauf si vous ne désirez pas réitérer votre proposition, naturellement, ce que je comprendrais fort bien. » Par tous les dieux, ne puis-je m’empêcher de penser. Cette fois c’est sûr, c’est la fin.

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Message Sujet: Re: [TERMINE] Sometimes, I maybe need to live a fairytale Jeu 13 Oct - 14:09

Sometimes, I maybe need


to live a fairytale


Qui est le chat? Qui est la souris?






Elle est vraiment époustouflante dans sa robe d'époque. Et à l'aise. A croire qu'elle porte régulièrement ce genre de tenue. Une fan de steampunk ? Quoi qu'il en soit, je commence à moins regretter d'avoir été contraint d'organiser ce bal... Elle me complimente sur ma tenue et sur la fête, et je peux entendre qu'elle est sincère. Bien, au moins une personne aura remarqué les efforts que cela a nécessité. Je la salue bien bas alors qu'elle ajoute qu'elle ne complimente pas les inconnus à la légère. Oui, je n'aurais pas passé des nuits blanches et des voitures au car wash pour rien ! Mais de là à en dire autant... L'ambiance est-elle agréable à ce point ou bien aurais-je tapé dans l’œil de la dame ? Étrange de penser que je puisse plaire à qui que ce soit. Je vis une vie principalement solitaire ou entre chasseurs quand ce n'est pas entre geeks... Cela fait bien longtemps que je n'ai plus fréquenté de galas ou d'autre activité mondaine. Je ne suis pas vraiment le gars qu'on invite en premier généralement. Mais elle aussi a l'air décalée, pas tout à fait à l'aise en société. Elle est mystérieuse et cela me donne fort envie d'en savoir plus à son sujet. Oui, ma curiosité me perdra, on me l'a souvent répété, mais il faut bien mourir de quelque chose, n'est-ce pas ? Et je ne pense pas que ce soit elle qui me tuera... Des images de monstres et de sorciers couverts de sang me viennent en tête, mais je ne vois pas cette charmante personne faire du mal. Pas sciemment, du moins. D'ailleurs, à la voir admirer les pas malhabiles des étudiants, il me prends l'envie de l'inviter à danser. Peut-être en a t-elle envie. Je peux déceler une pointe de nostalgie dans son regard, peut-être aimerait-elle qu'un cavalier l'invite ? Je lui pose donc la question, et j'ai le plaisir de la voir rougir comme une jouvencelle. Par contre, sa réponse négative me déçoit un peu, même si je le cache sous un sourire tout ce qu'il y a de plus courtois. Elle s'inquiète de sa prestation. Sans doute est-elle trop timide pour oser se mettre en avant. Étrange, elle avait l'air beaucoup plus sûre d'elle il y a quelques instants. Je hoche la tête en signe d'agrément.

« Comme il vous siéra. Je ne souhaitais en aucun cas vous importuner. » Je lui souris légèrement quand je remarque qu'elle a l'air sincèrement désolée. « Je ne veux pas que vous vous sentiez forcée de dire oui. » Je tourne un instant mon regard vers les danseurs, le temps qu'elle puisse reprendre une contenance, tout en cherchant à réparer ma gaffe. C'est elle qui reprend la parole, pour me demander combien de danses je maîtrise. Ah. Donc, elle aimerait danser, mais n'ose pas. C'est bien de la timidité et non une quelconque incorrection de ma part. Je me relaxe un peu. Je me demande ce qui la rend si triste. Elle semble très seule et cela me fait encore plus regretter qu'elle refuse une danse. J'aurais pu lui faire oublier ce sentiment le temps d'une valse... Je hausse les épaules,

« Je ne sais pas vraiment... Gigue, valse, bourrée, branle, mazurka, polka, marche, java, slow trot, foxtrot, Scottich, j'en oublie... Si j'entends un rythme, je peux généralement trouver des pas qui conviendront. » Je ne dis pas ça pour me vanter, simplement, c'est un domaine que j'ai autrefois beaucoup pratiqué. Drôle de passe-temps, me direz-vous, mais Kate adorait danser... Je n'ai plus dansé une seule fois depuis sa mort. Mais l'ambiance ici s'y prête plutôt bien, je dirais. « Des danses de salon et folkloriques, principalement. Le genre de chose qui n'est utile que dans des situations comme celles-ci. Ou lors de reconstitutions, oui. »

Elle m'entraîne à nouveau vers la table croulant sous les plats, dont le fameux crumble salé. Elle me demande de  le jeter, ce qui me semble inutile, puisqu'il suffit d'y goûter pour être rassuré quant à la présence ou non de sel dans la pâtisserie. Sa réaction quand je lui propose mes services en tant que goûteur est complètement disproportionnée. Son « Non ! » ressemble plus à un cri de désespoir qu'à autre chose, et elle en vient même à poser sa main sur mon bras pour m'empêcher de bouger. Grands dieux qu'y a t-il dans ce crumble ? Ou bien craint-elle de me décevoir à ce point ?! Je la regarde, curieux et surpris. Elle qui était si réservée un instant auparavant semble fort émotive d'un seul coup.

« Si tel est votre désir, je vais jeter votre dessert, vous aurez ainsi l'esprit en paix. » Si cela suffit pour qu'elle se calme et lui rendre son charmant sourire, ce sera chose facile. D'ailleurs pourquoi ne l'a t-elle pas fait elle-même ? Je la salue d'une courbette, après qu'elle ait repris une distance moins intime. « Madame. Ce serait pour moi un honneur que vous daigniez m'accorder le temps d'une danse. » Je me redresse et m'adresse à elle d'un air mi-amusé mi-sérieux,. « Mais d'abord, je vais m'occuper de ce plat si offensant, si vous le permettez. J'en ai pour un instant. » J'attends d'avoir son approbation, avant de me saisir du plat et d'aller le vider dans la poubelle la plus proche. Je passe ensuite rapidement aux cuisines pour nettoyer le récipient et ainsi pouvoir le rendre en parfait état à la dame.

Cela fait, je reviens vers Elizabeth, (bon sang que cette robe lui va bien,) je me demande qui se cache sous ce masque, et lui montre le plat pour preuve, « Voici. Il ne reste plus aucune trace du crime ! » Je le dépose sur la table toute proche. Je me demande si elle va revenir sur sa proposition de danse. J'attends que l'orchestre termine son morceau (le beau Danube bleu) et commence à jouer les premières notes de la seconde valse de Shostakovich pour tendre une main en direction de ma cavalière, sans la quitter du regard,

« M'accorderez-vous cette danse ? » Peut-être désire t-elle se rétracter ? J'espère ne pas être trop rouillé.


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Message Sujet: Re: [TERMINE] Sometimes, I maybe need to live a fairytale Lun 28 Nov - 20:19

sometimes, I maybe need to live a fairytale × ft. Matthew
Je sens mon cœur rater un battement ou deux – peut-être même plutôt trois, à la réflexion - tandis que je vois le gentleman qui me fait face me rassurer, avant de s’en aller pour enfin accéder à ma requête de façon inattendue. Le voilà à me tourner le dos pour prendre le plat maudit et s’éloigner une fois ce dernier vidé, et le soulagement naît dans mon cœur mêlé à de la surprise. Qu’est-ce que ? J’inspire à fond, avant de poser mon verre. Sincèrement, cet homme ! Je me mords la lèvre, ainsi restée seule, me demandant bien ce qu’il est allé faire. Tout de même pas laver le plat, j’espère ? Doux Jésus. D’un simplement mouvement, je soulève mon masque qui cache en partie mes rougeurs, simplement car je commence à avoir chaud et qu’il me faut un peu d’air frais pour finir de me calmer. Je n’ai même pas eu le temps de … Je secoue doucement la tête avant de jeter un coup d’œil aux jeunes gens qui s’amusent sur la large piste, et me voilà à nouveau transportée. Est-ce le fait de reprendre la danse après tant de temps ? Est-ce le fait d’être ainsi accompagnée ? Un sourire discret naît tandis que mon esprit s’envole en cet instant vers une autre époque – un autre lieu, d’autres gens. Que diraient-ils ? Froncement de sourcils inexpliqués, Alan roulerait des yeux, Melchior les plisseraient, Richard … Richard approuverait, certainement. Je souffle doucement, à nouveau confiante, avant de me reprendre et remettre le masque en place – excellent timing car voici Matthew qui réapparait quelques minutes après … Avec un plat propre.
« Monsieur, vous n’auriez pas dû. Me voici redevable par tant de bonté. »  Je souffle, et pourtant un sourire orne désormais mes lèvres, ainsi qu’une lueur d’amusement dans mes pupilles. Ainsi soit-il. Libérons-nous de ce carcan, de ces conventions, de cette effroyable peur … Juste pour un moment. Juste pour une heure. Un instant. Une dance.

Un nouveau sourire, plus tendre, plus doux, éclaire mon visage lorsqu’il réitère sa demande. Je ne puis refuser dans de telles conditions – je n’en ai pas envie, de toute façon. Et c’est peut-être là mon crime … Crime que j’assumerais, comme le reste. Comme chaque geste, chaque décision.  « Oui. » Son doux, murmuré, accompagné d’un salut parfait comme le voudrait l’étiquette, avant de poser ma main dans la sienne. L’orchestre a décidé d’être plein de surprise, à ainsi nous gratifier de Dmitri. Et cela est d’autant plus plaisant qu’il joue merveilleusement bien - je pourrais presque me croire à Saint Petersbourg, dans ces salles de bal immenses et dorées. Matthew est-il déjà allé en Russie ? Il faudrait que je lui demande, un jour, peut-être.
« J’espère ne pas vous marcher sur les pieds. Pardonnez-moi si c’est le cas. » Je fronce le nez à cette confidence chuchotée avant de prendre place parmi les couples de danseurs, un sourire gêné désormais avant que la danse ne commence, ma main posée dans son dos, sur le haut de son épaule, l’autre tenant un pan de ma robe. Quel pas était-ce ? Oh, oui. Celui là. Je le laisse guider, plaçant mes mains comme dans mes souvenirs – il ne me semble pas que tout cela ait tant changé au fil des ans. Rapidement, je me laisse emporter par la musique. Je dois dire que Matthew est un très bon danseur, et bien qu’il me faille quelques secondes d’ajustement c’est aussi amusant que plaisant d’être ainsi dans ses bras, à tournoyer. Je retrouve mon âme d’enfant le temps d’une valse, et après quelques pas hésitants les anciennes habitudes reviennent – je ne remarque même pas si il fait quelques faux pas. Comme si je n’avais jamais arrêté. Comme si le temps ne s’était pas figé pour moi. Comme si … Un sourire se dessine sur mes lèvres, véritable trésor, me rajeunissant de quelques années, m’offrant des couleurs nouvelles. Je sens mon cœur battre au rythme de la mélodie et j’en fermerais presque des yeux sous la magie de l’instant. Se laisser porter. Ne pas parler. On ne parle pas lorsque l’on valse, jamais. On se contente de plonger ses yeux dans celui du cavalier et laisser mener comme il le souhaite : être une poupée de chiffon, ne plus penser, réfléchir. Ressentir suffit. Anticiper ses actions et y répondre, avec toute la grâce dont l’on est capable.

A vrai dire, je ne fais plus attention à ce qui m’entoure – je ne vois pas ces regards surpris fixés sur nous – tout passe au peigne fin alors, nos costumes, notre mise en beauté, notre façon de nous mouvoir. Nous sommes sûrement la réplique parfaite de deux acteurs d’un film hollywoodien, à moins d’être deux figures ressuscitées par le temps pour ce soir. Je ne prends pas garde aux admirateurs, ni aux jalousies que nous pouvons susciter – je m’en moque éperdument. Lorsqu’enfin la musique s’arrête, mes pieds se figent dans un parfait accord. Je reste pourtant dans ses bras, émue, le regard aussi brillant qu’il pourrait être embué par les souvenirs – par ce que j’ai quitté, abandonné de plein gré. Je n’avais pas mesuré à quel point cet équilibre manquait à ma vie jusqu’à maintenant. Je reviens très vite sur terre, légèrement essoufflée par l’exercice, en proie à des émotions contradictoires. Comme Cendrillon, il faudrait que je rentre en courant, sans demander mon reste. Comme une adolescente j’ai envie d’éclater de rire – mais je me contente de sourire un peu plus, et rougir car il ne peut en être autrement. Lentement, je me détache finalement de Matthew sous les applaudissements du public, avant de le saluer une nouvelle fois – la dernière. « Vous êtes un excellent danseur de valse. Soyez en assuré. »
Je reprends mon souffle, avant d’arquer un sourcil, joueuse. La danse a fracassé mon masque de pierre, qui n’hésitera pourtant pas à refaire surface plus tard. « Si vous êtes aussi parfait pour toutes celles que vous avez nommé, je suis étonnée de vous voir ce soir sans cavalière. C’est là un crime qu’il vous faudra réparer.  Rare sont les hommes aussi talentueux, Messire Graham. C’était un réel plaisir. Merci. De tout coeur. » Car ce fût tel un merveilleux rêve. Rêve qu’il me faut pourtant à regret quitter - c'est pour cela que je fais quelque pas en arrière, me retirant avec politesse. « Je ne sais pour vous, mais je meurs de soif. Et puisque le banquet est bel et bien sauvé, et bien que cette soirée est délicieuse, je crois qu'il temps pour moi de partir. »


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[TERMINE] Sometimes, I maybe need to live a fairytale

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