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 [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel)

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Message Sujet: Re: [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel) Mar 4 Oct - 11:52


Blood link; ft. Abigail Lynch & Eliott d’Arundel
« Here we are. Apocalypse in my heart. »
Inspirer. Expirer. Recommencer. L’air tiède me brûle le nez et mes mains, tremblantes, lâchent le volant avec peine. Tout ce chemin parcouru, toute cette route avalée, tous ses kilomètres au compteur trouvent enfin leur sens ce soir. Cette nuit. Présentement. Je fixe le monde extérieur avec fatigue, cherchant au fond de moi-même le courage qui ne m’a pas fait défaut jusque là ; je cherche cette force qui est mienne pour affronter l’ultime épreuve. Car nous y sommes, enfin : l’heure de vérité sonne, et son glas me gèle le cœur, réduisant mon souffle jusqu’à un flux imperceptible. Calmer mon organe vital est la première chose à faire. Ensuite, fermer les paupières, pour ne les rouvrir qu’avec cet air déterminé que j’aborde habituellement. Jack. Jack, bébé. J’arrive. Encore un peu de patience. S’il te plaît. S’il te plaît.

Le nom du monde est souffrance. Le nom du monde est chaos depuis deux mois et j’ai beau me dire que je ne reculerais devant rien pour lui, les paroles de ma sœur ont éraflé le bunker dans lequel  j’ai abrité ma conscience. « Nous avons tous à répondre de nos fautes. Je vais tout arranger. Je t’aime. » Ses mots avaient sonné comme un adieu. Je n’aimais pas les adieux. Je détestais ça. J’aurais aimé lui dire qu’effectivement, mon fils adorerait être dessiné. Adorerait la revoir. Il lui sauterait au cou sans ménagement, avec un couinement aigu de bambin aussi surpris que ravi, ses yeux écarquillés avant de rire et l’embrasser sur la joue et l’agripper de toute sa force d’enfant de …  huit ans maintenant. J’aurais aimé la regarder. Lui dire que tout cela n’était que des conneries, un mauvais rêve, que nous allions ouvrir les yeux et que tout serait pour le mieux. Qu’aucune de nous n’allait mourir ce soir.
Mais ce n’était pas la réalité. Ca ne le serait plus. Car le cri du monde était le reflet de ma propre douleur, lancinante, déchirante, vacillante, plainte grave me vrillant les tympans et gonflant sans cesse dans ma poitrine réduite en lambeaux. Je n’avais pas pu articuler le moindre mot. Je m’étais contentée de fixer la nuit par delà mon pare brise, pathétiquement. Je n’avais fait que suivre des yeux sa silhouette gracile, une larme perlant alors que la chaleur de ses lèvres reposait encore sur mon front. Par tous les dieux existants. Et maintenant ? Maintenant je priais. Qu’elle vive. Qu’elle vive pour que je puisse lui rendre la pareille – et qu’importe le temps que ça prendra.
Je ne lâchais mon amie des yeux qu’à partir du moment où je ne pouvais plus la suivre. Là encore, j’aurais dû la retenir, mais ce n’était pas le plan. Mon cœur était déchiré en deux, mon âme écœurée par ma propre cruauté, et je ne pouvais plus que contempler la déchéance de mon être … et attendre. Attendre en silence. Une seconde. Une minute. Peu être moins. Peut-être plus. Je ne sais pas. Je m’en fous. J’inspire, j’expire, longuement, lentement, savourant les sensations qui parcourent mon cœur, qui le secouent comme si il était pris dans une tempête. Je laisse la peur couler le long de mon échine, peur pour elle, pour moi – je me dois de l’admettre – pour mon fils. Peur qui se change pourtant en une colère sourde, celle qui menace depuis le départ, celle que je me suis efforcée de cacher, de contrôler, de garder au plus profond de moi-même. Plus que la peur, elle est ouragan ravageant tout sur son passage, annihilant le reste : couplé à un espoir bien que certainement vain, elle est inflexible : j’ai ouvert la porte, l’Apocalypse arrive et la flamme, rallumée, laisse la place à la nouvelle dose d’adrénaline qui se charge d’irradier mon corps, feu liquide traversant mes veines. Attendre. Et puis quoi encore ? Allez tous vous faire foutre. Je n’ai pas que ça à faire. Je n’ai plus le temps. J’en ai assez.

J’ouvre la portière avec un accès de rage, bien que je force mes traits à rester aussi sereins que possible – la bonne blague. J’ai besoin d’air. J’ai besoin d’air frais – cette consistance aérienne, vaporeuse et froide qui me gifle la joue, qui me réveille. Tous mes muscles sont contractés à faire grincer mes os, mais je n’y prends plus garde. Je me fiche de savoir que je chancelle. Que je titube. Je fixe l’établissement sans pouvoir le lâcher du regard, les néons qui crépitent, m’appelant férocement – il est ma ligne de mire, je dois y entrer. En un autre temps, je me serais allumée une cigarette, histoire d’intoxiquer un peu plus mes poumons et calmer ma nervosité. Mes neurones se remettent en mouvement, s’activant jusqu’à faire surchauffer la machine. Comment entre t’on dans un truc aussi huppé quand on ressemble à … à quelque chose qui n’est plus vraiment humain ? Abby avait eu raison sur un point : j’aurais dû me mettre plus présentable. J’aurais dû. La logique n’avait pourtant pas eu son mot à dire face à l’urgence de mes sentiments. Face au raz-de-marée qui menaçait de nouveau. Je me tiens droite, poings serrés, perdue dans mes réflexions un instant. Un instant de trop, semble t’il. Je ne l’ai pas entendu arriver. Je ne l’ai pas vu bouger non plus. Comment diable aurais-je pu ? Sa voix tonne, faisant trembler l’espace qui m’entoure, son accusation me frappant de plein fouet et me faisant sursauter au point que je manque de me casser la figure.  Qu’est-ce que ….

Un instant, une seconde auparavant, j’étais face au néant, au parking bondé de voitures rutilantes. Je faisais  à présent face à un homme de haute stature, aussi droit et rigide qu’un poteau en béton armé, l’air aussi amical et bienveillant qu’un monstre désirant me bouffer. Et c’était sûrement de ça qu’il s’agissait. Je cligne des yeux, ma colère surpassée par la surprise alors que je le détaille en quelques secondes, restant bloquée sur l’image parfaite qu’il m’offre. Au fond de mon cerveau dérangé, l’artiste note qu’il ne manque qu’une scène de pluie pour rendre l’instant plus insolite et digne d’un roman. Cependant l’idée est bien vite étranglée par une seconde réalisation choquante : l’homme qui me fait fasse avec un bonheur évident est un vampire et il est ... Magnifique. Bon sang. A quoi t’attendais-tu, Bailey ? A rencontrer un vieux chnoque aussi bien conservé que le Dracula de Bram Stoker ? L’idée aurait été séduisante. Mais Aby n’était-elle point belle et, après une seconde de réflexion supplémentaire, inchangée ? Bordel. Non. Ce n’était pas les vampires de Bram Stoker ou d’Anne Rice. Pire que tout, je me retrouvais présentement en face de ce qui semblait être un Edward Cullen : beau comme un dieu grec, conscient de sa supériorité, en colère car j'étais le grain qui pouvait à tout moment foutre en l'air sa merveilleuse mascarade bien huilée. Vraiment ? Bien. Il ne me restait qu’à déterminer si ce trou du cul brillait au soleil.

« Je suis désolée d’avoir mis si longtemps. » Malgré tout ce que je ressentais à présent, malgré toute cette ébullition et ce carnage interne, ma voix venait de sortir, hésitante au début, rauque, étranglée … et étrangement douce. Aussi tendre qu’une caresse, légère, sincère, poignante, chuchotée. Je m’attendais à lui cracher des insanités au visage, une remarque sarcastique du style « pourquoi, tu croyais que j’allais rester dans mon trou ? », mais non. Non. J’étais affreusement polie, chasseuse se transformant en un lapin apeuré et docile pour une fraction de seconde. Pourquoi ? Nom de dieu. Etais-je en train de m’excuser à un inconnu qui devait me considérer comme – d’après son regard intense et transperçant – un déchet dont il devait se débarrasser au plus vite ? La rage envahissait de nouveau mes veines face à ce ratatinage instinctif, et la tension revenait se ficher dans mes épaules alors que je reprenais conscience brutalement, chassant la surprise et le début de peur qu’il pouvait m’inspirer pour se loger dans mes jambes et les bloquer sur place. Le regard de mon interlocuteur, froid, scrutateur et suspicieux, aurait fait rentrer la tête de n’importe qui dans ses épaules et si j’avais eu ce mouvement de recul, si normalement je me serais enfuit en courant par la suite, son ton venait de m’extraire avec violence au commandement de mon instinct de survie pour rappeler à l’ordre mon caractère de merde. Ce n’était pas la Bailey normale qui lui faisait face. C’était la mère à bout de force, exténuée, excédée, qui ne désirait qu’une chose : son fils. Maintenant. Et son timbre, ses mots durs, venaient de me permettre de reprendre contenance : il venait de m'offrir une arme pour me défendre, une autorité contre laquelle me rebeller. Un fin sourire d’agonie vint alors étirer mes traits, mes yeux s’illuminant d’une lueur chaotique proche de la démence, déterminée. Je n’avais pas l’intention de partir. Plutôt crever.

« Où est-il ? » Pas de bonsoir. Pas de qui êtes-vous. Rien de tout cela - aucune importance. Un seul et immense murmure rauque, grondant, inflexible, comme un ordre déguisé alors qu'à présent mes sourcils se froncent en un air menaçant, mes poings se serrant un peu plus jusqu'à faire blanchir mes jointures. Qui que tu sois. Rends-moi mon fils. Maintenant. « Je suis venue le chercher. » Et je compte repartir avec avant le lever du soleil pour épargner à ton petit cul la joie d'être grillé. « Mais avant, j'aimerais dire deux mots à son paternel. »


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Come stop your crying, it will be alright ; just take my hand, hold it tight. I will protect you from all around you, I will be here, don't you cry; my arms will hold you keep you safe and warm. This bond between us can't be broken Cause you'll be in my heart from this day on now and forever more.

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Message Sujet: Re: [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel) Ven 14 Oct - 23:32

A l'éternité, il avait trouvé de nombreux avantages. L'immuable possédait un aspect grisant tant il était infini. Le flot du monde, des affres du temps poursuivait sans cesse leur cours sans jamais se perdre à l'horizon. Le temps réel n'avait plus de prise, d'attache. Ne restait que l'onde, la vague des ans qui avançait sans crier gare. Là, où de son sommaire vivant, il aurait compté les heures à perte, désespéré de ne pouvoir expérimenter, ressentir, surprendre et sombrer dans la lumière à s'en brûler les iris, il était désormais rattaché à l'univers. A son cours incessant, à sa mélodie incandescente. Il observait, jaugeait, s'évertuait, se perdait et recommençait. Un jour nouveau. Une nuit réelle. Le matin se rappelant à l'aube et la lueur sur ses traits le ramenant aux ombres. La nouveauté le saisissait. Il l'embrassait sans cesse. Inlassable. Plus vivant que de son vivant, plus offert aux dieux que de son origine. La lassitude semblait le fuir tant l'existence paraissait à vivre. Certains frissons ne pourraient jamais être siens mais la chandelle était plus que conséquente. Les lieux ne paraissaient jamais assez grands, les idées, jamais assez belles. La fascination que lui inspirait ce monde n'avait jamais vraiment de cesse. Il ne lui en laissait pas l'opportunité. Et pourtant. Dans le cercle impérissable des habitudes, des contraintes, des contradictions, des impressions de déjà-vu, la multitude semblait s'éloigner. Fuir. Voguer vers des frontières plus appréciables. Dans son désir de contrôler, il s'était enfermé et dans sa foi de connaître l'infinité, il se prenait à s'ennuyer. Les intérêts étaient là, les plaisirs également mais il restait pourtant toujours un sentiment. Celui d'avoir fait le cycle, d'avoir parcouru les voies, d'avoir appréhender au fond ce qui devait l'être. Que restait-il alors ? La peur sourde des lendemains éteints. Des jours absents et des nuits aveugles. L'effroi du sentiment de l'achèvement, de l’essoufflement. Le monde n'évoluait guère sous de propices hospices. L'humanité était devenue languissante, l'art avait perdu de ses perles de lueur. L'émotion était toujours présente mais il n'aurait su dire si l'univers avait cessé de tourner ou si l'écho de la faucheuse commençait à le tourmenter. Quelle que soit l'origine, elle le troublait et il la haïssait outre-mesure. Que restait-il alors ? Les surprises étaient rares, rarement surprenantes. Définitivement peu intrigantes. Las. C'était désespérant. Il ne paraissait pas avoir été oublié pourtant. Là où la vie semblait vouloir reprendre un cours moins douloureux qu'auparavant, l'imprévu avait frappé au seuil. Il avait fini par s'y ajuster mais la nouveauté était quelque chose d'appréciable et d'agréablement grisant. La fascination n'était pas encore sienne mais l'intérêt avait changé d'attrait. Il était là. Unique. Comme une nouvelle perspective quand l'interrogation reine avait été déjà observée. Certes, elle n'offrait nulle garantie et la lassitude menaçait toujours mais elle était bienvenue. S'il était un aspect positif qu'il devait trouver à sa regrettable dernière faveur, c'était sa capacité à le surprendre. Mais cela avait peu duré. Il était comme tous les autres, peut-être même plus pathétique encore. Ses supplices résonnaient à son ouïe en le plongeant dans un profond ennui. Son manque d'originalité le désolait. Quelle déception. Il y aurait presque cru pourtant. A l'étincelle. A la vivacité de son idée, de son aura. Michael avait eu raison au bout du compte. La désillusion ne l'en avait rendu que plus insupportable. Ne restait alors que l'étrange fraîcheur des cris enfantins à son oreille. Il avait d'ailleurs, amusé, fait remarquer à son cher aîné qu'il n'était plus l'enfant de la maison désormais, comme il se plaisait encore à le considérer. Il lui souhaitait étrangement de grandir moins vite. Il était las. Las de n'observer rien d'autre que des décevants imprévus. De ceux dont il se passerait volontiers, surtout quand il venait remettre en cause l'établissement même de son autorité divine. Il se serait presque abaissé à prier pour qu'ils ne deviennent pas aussi désolants que l'humanité. Celle-ci pourtant n'avait peut-être pas offert son dernier mot.

La pensée lui traversa subversivement l'esprit tandis qu'il considérait d'un air presque affligé la jeune femme qui se tenait devant lui. Il la toisait encore mais ses prunelles se perdaient sur ses traits. Quelque chose l'intriguait. Il n'aurait su dire quoi encore. Il poursuivit de la scruter, encore incertain quand au sort qu'il lui réservait. Il pouvait voir à son regard qu'il produisait sur elle le même effet que sur tous les autres. Ça en était presque flatteur mais cela ne l'intéressait guère. Sous son microscope, il la contempla changer pourtant. Quelque chose en elle paraissait s'être réveillée. S'il avait eu l'effet escompté, le secondaire était presque surprenant. Fascinant en réalité. Il y avait bien longtemps que cette impression ne lui avait traversé l'esprit. De la détermination. De la colère peut-être même. Ça en était presque plaisant. Son regard hautain en serait presque devenu amusé.
Sa requête ne lui surprit guère mais il devait lui reconnaître un certain talent. Il la regarda tenter de se rendre menaçante, comme un écho à sa détermination qui n'avait rien de feinte. Il savait pertinemment pourquoi elle était là. Il l'avait deviné avant même de l'apercevoir. Sa présence ne pouvait signifier qu'une chose. Une perspective déplaisante à n'en douter. Le sourire qui commençait à naître sur ses lèvres était presque narquois. La fin en revanche était plus inattendue et c'était en cela qu'elle était fascinante. Son sens de priorité était évident et pourtant. Elle l'amusait. L'hostilité sourde qu'elle avait fait naître en lui avait laissé place à autre chose. Peut-être méritait-elle une chance. Une infime peut-être mais juste une. Pour s'amuser. Il en manquerait presque dernièrement. Pour voir si son instinct disait vrai ou si elle n'était, elle aussi, qu'une simple illusion d'intérêt. Il poursuivait de la toiser, s'approchant davantage.
"Le paternel, comme vous paraissez vouloir le qualifier, j'en ai fait mon affaire."
La distance se réduisait encore et de ses traits, il ne manquait aucun détail.
"Mais la suite peut potentiellement dépendre de vous."
La retenant presque prisonnière entre le véhicule et lui, il laissa le luxe à ses lèvres d'un fin sourire presque amusé. Sa voix quant à elle bien que parfaitement audible s'approchait presque du murmure.
"Quant à l'enfant. Si tenté que j'accepte votre requête, ça ne sera certainement pas dans cet état-là."
Il la sentait déjà protester mais ne lui en offrit nullement le temps. D'un geste précis et agile, il profita de la proximité pour la frapper à la nuque, la laissant s'effondrer dans ses bras. Il n'était absolument pas certain de son affaire mais il ne doutait pas que Melchior n'approuverait guère. Pour l'heure toutefois, il avait besoin d'intrigue. Et la fascination qu'elle avait soudainement créé lui donnait envie de découvrir si elle était capable de plus.



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