Partagez | .
 

 [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel) Dim 26 Juin - 2:42


RP Terminé

SUJET PRIVÉ : FT. Bailey & Eliott
# TYPE : Temps Présent
# MOMENT DE LA JOURNÉE & TEMPS APPROXIMATIF : temps présent (20 Février), la nuit vient de tomber.

# PRÉSENCE DU MJ : non

# AUTRE : :<3:
SHADOW



Blood Link
Un silence pesant avait élu domicile dans mon appartement, un silence périodiquement interrompue par le bruit de mes pas, mes nombreux pas, pourquoi ? Pourquoi la vie avait-elle à être aussi compliquée ? Mon éternelle existence n'avait pas l'habitude de l'être, pas autant tout du moins, mes soupires devaient être aussi nombreux que mes pas, résonnant dans toute mon habitation avec force. Mais je devais être présente pour ma famille, peu importe les épreuves, j'avais fait cette promesse, j'avais accepté cette responsabilité à la minute où j'avais fait sa connaissance. A l'instant où j'avais vu cette adolescente à peine plus âge qu'un enfant pour moi, si perdue mais gardant néanmoins une forme de fierté, un panache et une certaine répartie. Bien que la gentillesse et l'amour soient une de mes qualités pour ma famille, je ne m'intéresse pas habituellement aux affaires des mortels, mais cette jeune fille était spéciale.

La vie irradiait d’elle, aussi bien son extérieur que son intérieur, elle était une mère dans le besoin, je ne pouvais pas laisser une futur mère, je me devais de l’assister. J’ai donc fait comme je le pouvais, je l’ai accueilli chez moi, je l’ai aidé à accoucher, j’ai tenu son bébé entre mes bras, il était magnifique. Il m’arrive encore de le dessiner, le petit Jack, cette femme est devenue mon amie, ma famille, un lien vers une mortalité qui m’échappait avec les âges. Nous avions gardé contact alors qu’elle se retirait dans une ville perdue au milieu de nulle part, jamais je n’aurais pu laisser ceux dont je vouais un amour inconditionnel seuls. Ainsi malgré mon indisposition  ne pas pouvoir quitter ma famille vampirique, le téléphone et internet apportaient des miracles pour pouvoir tout savoir de leur petite vie, bien sûre je ne les avais pas laissé partir sans rien.

Je leur avais donné ce qui est à mon avis le plus beau dessin que j'avais fait de toute ma carrière d'artiste, un dessin de Bailey, Jack et moi. Mais j'avais su rester intelligente, leur donnant quelque chose de plus personnelle, ma protection, je ne serais peut-être pas là pour eux physiquement, mais je m'étais débrouillée pour ingérer leur sang. Ainsi j'étais sûre de toujours pouvoir les retrouver quoi qu'il arrive, mon amie ne savait pas pour ma condition, c'était bien mieux ainsi, tout était si parfait entre nous. Pourquoi tout était-il donc si compliqué ? Je me souviens encore parfaitement de cette discussion que je n'aurais jamais voulu avoir, de la disparition de celui que je considérais comme mon propre fils, de son enlèvement. J'étais impuissante, aussi bien tenu par mes responsabilités que par le tragique d'une telle situation, le petit enfant s'était volatilisé.

Aucune preuve n'était présente, aucune piste, le père indigne était le responsable, ils devaient déjà avoir fui dans un autre pays, moi-même peinait à conserver l'espoir, mais Bailey était mon pilier. Contre toute attente elle se battait, férocement telle une lionne, parcourant ce pays à la recherche d'une solution dont moi-même n'en avait même pas le début. Je l'assistais du mieux que je le pouvais depuis ma bien austère vieille de San Francisco, j'aurais dû être avec elle, mais ceci était impossible, mais ceci n'était pas la cause de mes pas. L'existence elle-même semblait avoir daigné me donner un rôle dans sa pièce de l'absurde horreur, en effet Jack était ici, à San Francisco, je ne savais pas où, mais je savais qui. Un de mes frères l'avait, était-ce son père ? Peut-être, il correspondait en tout cas à la description donnée par ma petite Bailey.

Je ne savais qu'une chose, il avait l'odeur de Jack partout sur lui, l'odeur de son sang, peut-être l'avait-il mordu, battu, blesser durant son enlèvement, il avait son odeur. J'avais entendu les rumeurs dans ma famille, pourtant jamais je n'aurais imaginé qu'elles avaient un lien avec mon autre famille, tout expliquait désormais pourquoi il avait disparu si longtemps. Il était parti enlever son fils puis avait été punis pour cela, ceci me perturbait au plus haut point, je ne voulais pas trahir mes frères et sœurs. Pourtant j'avais appuyé sur chacun des boutons de mon téléphone, demandant à mon amie de me rejoindre, son fils était à San Francisco et il avait besoin de nous. Aucun autre détail n'avait été donné, cela faisait déjà plusieurs jours que je l'attendais, ne dormant presque plus et mangeant avec difficulté. La pâleur se faisait ressentir, je n'étais pas bien, malade par la tension et l'angoisse, celle de ne pas pouvoir concilier mes deux familles.

J’attendais ainsi hors de mes heures de travail au pied de ma porte d’entrée, mon appartement quasiment plonger dans le noir, le bruit des milliers de pas comme seul compagnon. Faisait-il jour ? Nuit ? Moi-même ne le savait plus, il était si facile de pouvoir aller vérifier, pourtant je ne pouvais pas quitter la porte d’entrée, Bailey pouvait arriver à tout moment, je ne pouvais pas l’abandonner une nouvelle fois. Mon corps se figeait alors que je la sentais, l’entendait juste derrière ma porte, l’ouvrant avant même qu’elle ne toque, la prenant immédiatement entre mes bras dans une longue étreinte. Je passais ma main dans sa chevelure, la caressant doucement tandis que ma voix était empreinte d’une douceur presque semblable à un murmure.

-Je suis là mon ange, je suis là pour toi.

J’avais saisi sa main, la tirant à ma suite plus profondément dans l’appartement, vers le salon, allumant une lumière sur une table, l’invitant à s’asseoir sur mon canapé. Je m’étais immédiatement dirigée vers ma cuisine, ouvrant mon frigidaire.

-Tu as besoin de te nourrir, que désires-tu ? Je peux préparer des sandwiches ou bien commander quelque chose, une pizza ?

Je regardais mon amie non loin, ne pouvant pas m’empêcher de lui sourire.

-Je suis heureuse de te revoir, nous allons récupérer Jack, je te le promets…

Pourtant bien vite ce sourire qui se voulait amicale, rassurant, bien vite ce bonheur était teinté d’une touche de tristesse, comment cette tragédie allait-elle finir ?

acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Age : 27 ans
Métier : Chasseuse débutante durant 1 mois, écrivaine
Situation : Mère célibataire
Localisation : San Francisco
Feat. : Jane Levy
Copyright : November (avatar) TUMBLR, shadow (sign)
Je suis aussi : Gabriel » Lyov A. Winston » Annabelle J. Graham » Elizabeth W. Rochester » Yehuiah
Date d'inscription : 23/06/2016
Messages : 353

Message Sujet: Re: [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel) Lun 27 Juin - 22:17


Blood link; ft. Abigail Lynch
« I was looking for a breath of life »
Inspirer, expirer. J’écrase la pédale de l’accélérateur sans m’en rendre compte, avalant les kilomètres sans regarder mon compteur, suffoquant presque tandis que je file vers la nuit tombante. Le souffle coupé, le coeur au bord de l’implosion et les sourcils froncés, je trace ma voie sur la route déserte, le soleil de fin d’après midi burinant ma peau, le vent chaud mordant ma chair. Combien de temps maintenant ? Combien de temps à chercher l’unique détails sans le trouver ? Un mois ? Deux ? J’ai arrêté de compter les minutes, chaque seconde me faisant l’effet d’une heure cruelle. Jack. Jack. Son nom est partout, sur toutes les lèvres, et ce n’est là que le fruit de mon cerveau dérangé. Jack. Mon fils. Mon tout petit. Mon bébé. Les larmes que je refoulais le soir ont creusé leur sillon lorsque le téléphone à sonné, deux jours plus tôt. J’étais à Denver à ce moment là, sur la piste d’enfants disparus. J’avais pour espoir de trouver un signe du mien, j’avais pour espoir d’aider ses pauvres gens perdus comme je pouvais l’être. J’aurais aimé leur dire « gardez confiance, on les retrouvera », mais la vérité est toujours plus compliquée qu’on ne le pense. Parmi eux, des familles baissaient les bras et mon espoir s’assombrissait toujours un peu plus. A vrai dire, je pourrais aisément les comprendre, si moi-même je n’étais pas résolue à me battre pour retrouver le mien. Je ferais tout ce qu’il faut pour ça.

« J’arrive bébé. »

En d’autres circonstances, à l’heure actuelle, je serais en train de jouer à « devine à quoi je pense », ou à fredonner les chansons qui passent à la radio avec mon passager arrière. Mais la place est vide à présent, et la douleur qui martèle ma poitrine un peu plus chaque jour est la seule musique que je me permets encore d’écouter. Depuis combien de temps n’ai-je pas dormi plus de trois heures ? Je ne me souviens pas de mon dernier repas avalé. Je sais que je tiens au café – geste déjà mécanique depuis un bail, bien que cela a empiré depuis sa disparition – et à l’alcool. Le plus drôle dans l’histoire, c’est que je connais l’identité du connard qui me l’a pris. Le coincer, en revanche …

« J’arrive. »

Je ne peux m’empêcher de murmurer ces mots comme une supplique, bien qu’avec une détermination qui frôle la folie, tout en reniflant pathétiquement. Oh, God. Je t’en supplie. Permets-moi de le retrouver vivant, permets-moi de le serrer à nouveau dans mes bras. Car si il est mort, à quoi bon vivre ? Il y a quelques années plus tôt encore, je voulais m’en débarrasser … Jusqu’à ce que l’improbable n’advienne. Il avait fallu que j’entende ton cri, il avait fallut que je vois tes yeux. Cela avait suffit. Le fait que tu sois couvert de mon sang n’avait fait que renforcer ton charme,  et depuis j’avais soudé mon âme à la tienne. Savez-vous à quelle point la douleur est terrible lorsque vous perdez votre fils ? De retrouver la maison vide, sans un bruit. De s’avancer, prudente, sortant son arme après plusieurs appels infructueux. De sentir la tension monter, car quelque chose n’est pas bon, pas à sa place … De se figer à la vue d’un corps égorgé sur le sol en bois et d’affaires éparpillés. Le hurlement inhumain que j’avais poussé avait retenti dans toute la ville et en avait effrayé plus d’un. Il m’avait fallu deux heures pour me remettre, avant que je ne parte en guerre. J’avais tout essayé. Mais la politique était ce qu’elle était, la voie légale prenait trop de temps et, concrètement, s’en fichait. Alors … J’avais pris mes armes. J’avais pris mes affaires. Et je m’étais tirée. J’étais recherchée depuis, je le savais, mais ce n’était plus ma priorité. Mon fils … Je devais retrouver mon fils. Et chaque fois que je pensais à son agresseur, un frisson de peur parcourait mon échine.
Car il n’était pas humain. Je veux dire … J’avais encore du mal à l’admettre. Pour moi ces histoires n’étaient là qu pour effrayer les enfants. Les monstres existaient, bien sûr, mais restaient humains. Pourquoi, de ce fait, avais-je vu ses crocs briller cette nuit là ? Une rangée désordonnée bouffer la nuque d’un passant qui n’avait pas eu le temps de crier. C’est pour cela que je m’étais enfuie. Il était trop occupé à se nourrir pour me prendre en compte, et je sais à quel point j’avais eu de la chance. Tout raconter à la police n’aurait rien aidé, à part me faire interner – et je ne voulais pas. J’avais atterrit à San Francisco trois mois plus tard. J’y avais vécu le temps de mettre mon fils au monde, et j’étais repartie pour me caler au fond des bois, à l’abri. Abigail … Abigail était la seule famille que je possédais depuis. Je lui devais tant. Elle m’avais sauvée la vie, à l’époque, et encore une fois, elle …

C’était elle, une fois encore. Comment pourrais-je un jour la dédommager pour ce qu’elle avait fait ? Jamais je ne pourrais la trahir, jamais. Et alors que je perdais espoir, elle surgissait à nouveau pour me tirer vers la lumière, ses ailes scintillants dans mon abîme noire. Je m’accrochais depuis au volant de ma voiture comme une possédée. Dix huit heures de trajets, trois arrêts de trois heures pour dormir et me doucher, repartir aussi vite. San Francisco. C’est drôle. Si ce n’était pas là que tout avait commencé, c’est là où ma vie avait pris un réel tournant. Se moquait-il de moi ? Jouait-il pour me faire souffrir un peu plus ? Il n’avait de père que le nom, d’où prenait-il des droits sur sa vie, bordel ?
Le tuer. Je n’aspirais plus qu’à ça. Le dépecer. Je ne savais pas si le pieu en plein coeur marchait, mais j’étais résolue à essayer. Ca où lui couper la tête. Quoi ? Non, je ne m’étais pas vraiment renseignée.  Enfin, j’avais croisé un type ou deux durant mes recherches. Des types du FBI soit disant, qui s’occupaient en fait de paranormal – j’avais fini par les espionner, je l’avoue. Prudente, j’avais préféré ruser plutôt que d’avouer la vérité sur mon état et, bien que ma tête avait du leur faire peur, je pense pouvoir dire qu’ils m’avaient répondue honnêtement. Enfin. Toujours est-il que j’en étais là. A accélérer encore, malgré ma fatigue. Je savais d’ailleurs d’ors et déjà ce qu’allait dire Abi en voyant ma tête et mon corps amaigri, mais là n’était pas le plus important. Elle avait retrouvé la trace de mon fils …
Oh, dieu. Laissez moi prier encore, je vous en prie. C’est ce que j’implore tandis que je mange les derniers kilomètres qui me séparent de San Francisco. Désormais la nuit est tombée et les étoiles sont invisibles. Le tonnerre gronde presque, mais je n’y prends pas garde. C’est d’un geste brusque que je coupe le moteur tandis que je me gare devant la petite maison où elle m’a donnée rendez-vous, ce même endroit où j’ai vécu les premiers jours après avoir accouchée – une résidence secondaire à l’abri des oreilles indiscrètes. Je monte quatre à quatre les escaliers qui me sépare de mon destin, laissant les bagages dans la voiture, même si je m’accroche à la rambarde pour ne pas me casser la figure. L’adrénaline me tient éveillée et debout, l’énergie du désespoir me permet de ne pas m’écrouler nette. Je titube quelque peu jusqu’à la poignet de la porte. Encore un peu. Juste un peu. Juste un …

Je trébuche, il est vrai. Mais au lieu de me prendre le bois dans le nez, j’atterris contre un corps dont la senteur m’a manquée plus que je ne l’aurais cru. Sept ans sans se voir pour de vrai, sept à échanger quelques dessins, photos et mail que j’ai gardé. Sept ans de conversations par internet … Sept ans. Plus deux mois. Le temps est un traître, mon amie. A ses mots, je respire à nouveau, je me reprends. Je ferme les yeux, me laissant bercer tandis qu’elle me caresse les cheveux. Elle est la seule. La seule à m’avoir jamais touchée de cette manière. La seule dont je … Dont je supporte le contact. «  Je sais. » Ma voix, rauque et cassée, sort de mon corps difficilement. Ma gorge siffle, proteste, ma tête commence à me tourner. NON. Encore un peu, voulez-vous ? J’y suis presque. « Tu m’a manquée, Sis’. » Sis’. Sister. Je vais pour me décoller de son étreinte, gênée – elle a beau être la seule à pouvoir me câliner de la sorte, je ne suis toujours pas habituée aux étreintes lorsqu’il ne s’agit pas de Jack – mais elle est plus rapide que moi. Bien plus rapide. Me voilà désormais assise sur ce canapé en cuir, à me remémorer quelques souvenirs … A les chasser. Tu dois te concentrer Bailey. Inspire, expire.
Je regarde mon amie, son sourire. Son … énergie. Cela me fait sourire quelque peu – et cela m’est douloureux de sourires, après deux mois à tirer la gueule et à pleurer en silence. « Rien, je … » Je soupire. « Jack. Où … Où est-il, Abi ? Je t’en prie, j’ai tellement besoin de … J’ai besoin de savoir. » Me voilà à trembler comme une feuille, sans pouvoir m’arrêter. Merde. Je suis tellement pathétique. « Il est ma vie. Si quelque chose lui est arrivé … Si quoi que ce soit … Où est-il, Abi ? Où est mon fils ? » j’hausse doucement la voix, en proie subite à la panique que j’ai refréné jusque là, la fixant droit dans les yeux, ma voix prenant des teintes aiguës malgré mon bon vouloir. J’ai besoin de savoir, me voilà à suffoquer de nouveau.

code by ORICYA.




Come stop your crying, it will be alright ; just take my hand, hold it tight. I will protect you from all around you, I will be here, don't you cry; my arms will hold you keep you safe and warm. This bond between us can't be broken Cause you'll be in my heart from this day on now and forever more.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t351-go-fuck-yourself-with-a-cactus-bailey#2564 http://solemnhour.forumactif.org/t355-journal-de-bord-de-bailey-johnson#2600
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel) Mar 28 Juin - 15:00

Blood Link
La douleur, je pouvais la voir, la sentir sur chaque once de son fragile corps, je pouvais sentir les pleurs de désespoir rien qu'en regardant les traits de ce visage meurtri. Une douleur si forte, pure, celle de l'amour d'une mère pour son fils, je pouvais malgré sentir l'inspiration devant une telle chose, une magnifique œuvre en sortirait en temps voulu. Le ton montait et le lyrisme de la voix de ma sœur se déchaînait dans la pièce, sa mélodie empreignant les meubles, me rappelant des doux souvenirs d'antan. Je pouvais ressentir le venin empoisonnant son esprit, le ternissant jours après jours, nuits après nuits, celui de la solitude, de la perte, de l'inquiétude, de la colère. Moi aussi j'avais ressenti cela un moment en une autre vie, je le ressentais encore une fois aux côtés de celle que j'aimais plus que tout, pourtant je me devais de rester forte.

Ses suppliques sonnaient telles des lames de rasoirs sur mes oreilles, tailladant et  ne laissant que souffrance, mais je ne perdais pas mon sourire, me contentant de refermer le frigidaire. Un léger soupire sortait de ma bouche tandis que je m’approchais d’elle, m’asseyant à ses côtés sur ce canapé, la regardant droit dans les yeux, prenant sa main et la serrant doucement.

-Ne te fais pas mal avec des choses hors de ton contrôle.

Je caressais doucement sa main, approchant mon visage du sien, déposant un tendre baisé sur son front, ne pouvant m’empêcher d’à nouveau la serrer contre moi, me donnant de la force pour ne pas moi-même sombrer.

-Respire, tu n’as pas de cage au-dessus de ta tête, prend seulement ton envole ma colombe…

Je me retirais, caressant rapidement sa joue  du bout des doigts avant de me lever, me dirigeant vers une table non loin, j’y prenais un morceau de papier, une photographie. Mon visage se crispant légèrement alors que je revenais vers mon amie, lui tendant cette photographie qui me déchirait le cœur, dessus l’homme qui avait enlevé Jack, son odeur était sur lui. Il correspondait à la description de son père, je lui montrais pourtant cette preuve, espérant au fond que ce ne soit pas lui, que mon odorat ait eue faux. Mais il ne pouvait pas se tromper, j’étais obligée d’en venir jusque-là,  un de mes frères commettant une telle chose à ma sœur, m’obligeant  à tenir une si inconfortable position. J’aurais pu ne rien lui dire, la laisser dans le noir, mais j’avais fait un serment, celui de toujours être pour elle, pour toute l’éternité s’il le fallait.

Mais la possibilité d’être en vérité une traîtresse pour mon nid me terrifiait, j’observais ma sœur et la photographie, détournant ensuite les yeux de honte en lui adressant la parole.

-Jack est ici avec lui, je ne sais pas exactement où, mais je sais où trouver le père de Jack, tu dois me laisser ma faire, il est accompagné de gens dangereux, de monstres.

Cela me faisait mal de dire ce mot, monstre, mais c’était ce que nous étions, des monstres se nourrissant de la vie des Hommes, le symbole de leurs cauchemars. J’avais beau aimer ma famille et moi-même, savoir que tout ceci faisait partie de l’ordre des choses, ma sœur ne verrait pas au-delà de ça, elle ne pourrait pas comprendre. Les humains ne peuvent pas comprendre notre nature, pourtant tout serait si simple si elle savait pour ma personne, mais je me devais de lui cacher, pour le bien de tous.

acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Age : 27 ans
Métier : Chasseuse débutante durant 1 mois, écrivaine
Situation : Mère célibataire
Localisation : San Francisco
Feat. : Jane Levy
Copyright : November (avatar) TUMBLR, shadow (sign)
Je suis aussi : Gabriel » Lyov A. Winston » Annabelle J. Graham » Elizabeth W. Rochester » Yehuiah
Date d'inscription : 23/06/2016
Messages : 353

Message Sujet: Re: [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel) Jeu 30 Juin - 9:22


Blood link; ft. Abigail Lynch
« Will you be my lullaby ? »
Si quelque chose arrivait à Jack, je ne m’en remettrais pas. Ce gamin, bien qu’adorable, est le genre casse-cou. Avec une mère hyper-active, cela peut se comprendre, mais … Oh, god. Vous m’auriez vu, la dernière fois qu’il s’était cassé le bras … Je n’en menais pas large. Je lui avais pourtant dit de ne pas grimper dans l’arbre tout seul, mais vous connaissez les enfants. Alors le fait qu’on me l’arrache … Qu’un monstre me l’enlève de cette façon … Je ne dormais plus. Le problème, c’est qu’il faut se montrer fort en toute circonstance. Je suis sa mère, son roc, il n’a que moi … Et inversement, il est ma huitième merveille du monde, mon bien le plus précieux. Mon âme serait la première chose que j’offrirais pour le retrouver vivant et en bonne santé – il vaut tellement plus que tout ce que je possède et ne posséderais jamais.
Je suis reconnaissante à Abi. Il n’y a pas de mots, n’y en aura jamais. C’est fou la place qu’elle a pris dans ma vie en si peu de temps – elle, cette étrangère qui a déboulé comme une tornade, un radeau aux couleurs arc-en-ciel dans mon naufrage. Je lui devais ma vie, au moins, et je la lui offrirais avec plaisir – je rembourserais ma dette. Cependant … Cependant malgré l’amour que je lui portait, malgré ma gratitude infinie, je sentais qu’elle me cachait quelque chose. J’étais fatiguée, à moitié détruite – l’espoir me maintenait en vie, liée étroitement à la rage et au désir de vengeance -, et si de base la diplomatie n’était pas mon fort … Cela l’était encore moins maintenant. Qu’avait-elle de si terrible à m’avouer ? Il n’y avait jamais eu de secrets entre nous. Enfin, elle ne connaissait pas ma vie dans son entier – je détestais parler de moi, après tout – mais elle en savait assez pour avoir un honnête portrait de ma personne. Elle était la seule à en savoir autant, d’ailleurs. C’est pourquoi, tandis qu’elle s’asseyait à mes cotés pour me prendre la main, je me contentais de froncer les sourcils quelque peu en réponse à ses mots. Que pouvais-je faire donc ? C’était ma faute … Ma faute, putain ! Ces mots, qui se voulaient apaisants, me donnaient envie de hurler. Comment pouvais-je me le permettre ? Jack était … La seule véritable bonne chose qui m’était arrivée. Il était le point de départ de ma vraie vie, il était la raison de ma rencontre avec ma sœur (seconde merveille de mon existence par ailleurs). Il était ma renaissance, mon désir de vivre. Je m’étais battue pour lui, je continuerais jusqu’à ce que j’en crève – je ne concevais pas ma vie autrement. Le perdre … C’était tuer la colombe en plein vol.

« J’aimerais. »

Je murmure, la voix rauque, tandis qu’elle me câline. J’ai tout juste la force, physiquement, de me laisser aller contre elle sans broncher, mais déjà elle repart. Je la regarde faire, intriguée, tentant de refréner le lot d’émotions trop fortes qui m’assaillent – le doute et le désespoir en première ligne. Et si j’arrivais trop tard ? Mon dieu.
Abi revient, le visage crispé, et je me reprends, m’asseyant correctement dans le canapé, en la dévisageant. « Qu’est-ce que c’est ? » demandent mes yeux, silencieux, tandis que je prends le bout de papier en refrénant mes tremblements. Ce bout de papier, ma fille, c’est la solution à tes problèmes. La preuve irréfutable que ton combat touchera à sa fin, bientôt. J’émets un hoquet de stupeur en découvrant le visage connu – presque oublié – de mon tyran. Cet homme que j’ai aimé durant mon adolescence, cet homme a qui j’ai offert ma virginité au cours d’une nuit festive dont, très honnêtement, je n’ai aucun souvenir. Cet homme qui a assassiné devant mes yeux une pauvre fille, l’égorgeant de ses crocs immondes, tandis que je le cherchais pour lui dire … Cet homme. Celui là même qui avait enlevé mon fils. Le père de Jack. Gregory.

« Jack est ici avec lui, je ne sais pas exactement où, mais je sais où trouver le père de Jack, tu dois me laisser ma faire, il est accompagné de gens dangereux, de monstres. »

Les mots d’Abi me paraissent lointains, tant je suis perdue dans la contemplation de la photo. Il n’a pas … Il n’a pas changé, en presque huit ans. Les chasseurs que j’ai croisé avaient-ils dont raisons ? Les monstres … Ce n’étaient pas une histoire pour enfant mais bel et bien une réalité. Bien sûr, vous me direz que depuis un mois, j’en avais sûrement rencontré. A vrai dire, c’était plus compliqué que cela. Je cherchais mon fils avant tout, même si effectivement j’avais tenté d’aider des familles dans le besoin sur mon chemin. C’est comme ça que j’étais tombée sur des chasseurs, qui m’avaient enseigné deux ou trois trucs, mais cela c’était arrêté là. Je n’étais pas vraiment chasseuse. Tout ce que je voulais, c’était récupérer mon môme et si il fallait tuer pour cela, je le ferais sans remords aucun, je l’avouais. J’étais prête à tout pour mon fils, même à affronter mon pire cauchemar – son père.
J’inspire doucement par le nez. La détresse a quitté mes traits pour une détermination sans failles malgré ma fatigue. Un sourire même apparaît, une larme de soulagement roule le long de ma joue sans que je m’en rende compte. Il m’a fallut deux mois pour te retrouver, salopard. Compte sur moi pour te le faire payer, au centuple.

« Merci. »

Je chuchote, avant d’enfin relever le nez vers Abi, mes prunelles brillants d’une flamme nouvelle.

« Ce n’est plus une mais deux vies que je te dois, ma sœur. »

Ma voix, tendre, claque sans appelle. Je baisse à nouveau mes prunelles sur le cliché, le caressant du regard.

« Peux-tu m’y conduire ? Il faut que … Il faut que je le vois. Que je lui parle. »

Je continue, l’espoir enflant dans ma poitrine, allié à un désir de vengeance sanglant, avant de m’arrêter pour laisser planer un silence … avant qu’un sourire torve ne ravage mes lèvres, illuminant mes traits d’un air sombre et psychopathe.

« Il faut qu’il paie. Et qu’importe si il est accompagné ou non, tant que personne d’autre n’interfère. »

J’inspire à fond, me redressant, posant la photographie devant moi sans la quitter des yeux – car il est mon nouveau but à atteindre, et tant pis si cela est fou / irraisonnable / stupide / dangereux / rayez la mention inutile.

« Je viens de trop loin, Abi. Deux mois … 59 jours. 1416 heures. Tout ce temps sans savoir si il est vivant ou non, où il se trouve. Tout ce temps à me battre contre mes anciens démons, mes peurs les plus profondes, à chercher une solution … A chercher mon fils. Je me fiche de savoir si il y a des monstres ou non, à ce stade. Ceux qui se mettront en travers de ma route se transformeront en dommage collatéraux, quels qu’ils soient … Car je ne repartirais pas sans mon fils. »

Je la regarde à nouveau, sérieuse à en mourir, avant de lui prendre la main doucement, comme pour la rassurer – j’ai arrêté de trembler, l’adrénaline rampant à nouveau dans mes veines comme par magie. Pourrait-on en finir ce soir ? Je ne sais pas si psychologiquement je pourrais attendre demain, bien que physiquement, il le faudrait sans doute.

« Tout ce que je veux savoir maintenant c’est, à la limite, comment tu as fais pour avoir ce cliché. Bien qu’il y ait plus important. Abi ... Où … Se trouve Greg ? S’il te plaît … J’ai besoin de savoir où ce fils de pute de l’extrême a creusé son trou. »

Laissez-moi faire couler son sang.

code by ORICYA.




Come stop your crying, it will be alright ; just take my hand, hold it tight. I will protect you from all around you, I will be here, don't you cry; my arms will hold you keep you safe and warm. This bond between us can't be broken Cause you'll be in my heart from this day on now and forever more.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t351-go-fuck-yourself-with-a-cactus-bailey#2564 http://solemnhour.forumactif.org/t355-journal-de-bord-de-bailey-johnson#2600
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel) Dim 10 Juil - 23:14

Blood Link
Je la contemplais, du haut de mes jambes, plongeant mon regard dans le sien, je contemplais sa douceur, sa détermination, sa froideur lorsqu'elle parlait de récupérer Jack. Elle qui était assise paraissait bien plus haute que moi, je la ressentais, cette passion que seule une mère pouvait dégager, cette lumière à la fois douce et menaçante pour ceux qui feraient du mal à son petit. Elle était une lionne, une qui pourrait dévorer la Terre toute entière pour protéger son bébé, je l'aimais pour cela, je ne détournais pas mon regard du sien. Je ne retirais pas ma main de la sienne, immobile et silencieuse, observant la situation alors que ma sœur essayait tantôt de me rassurer, tantôt de m'expliquer son besoin de vengeance. J'aurais pu lui donner mon monde, mourir des milliers de fois pour elle, mais je ne pouvais abandonner ma famille à sa quête vengeresse.

J’avais laissé planer un long silence avant qu’un faible sourire n’éclaire mon visage.

-Je t’aime, toi et ta lumière incandescente, mon phare dans cette noire nuit, tu as tant vécu, pourtant je peux toujours la sentir, ton aura est magnifique, si pure et pleine d’amour, semblable à notre premier jour…

Je m’approchais lentement d’elle, mon sourire s’agrandissant un peu plus alors que je me rapprochais de son visage, portant ma deuxième main sur sa joue, la caressant avec une certaine nostalgie.

-Mais tu n’es plus une enfant, la jeune fille que j’ai recueillie, tu t’es épanouie telle une fleur, une mère, mais une mère a des responsabilités et tes actes auront des conséquences…

J’approchais un peu plus mon visage du sien, nos fronts se touchant alors que je plongeais complètement mon regard dans l’océan de ses yeux, ma main serrant progressivement la sienne. Ce n’était pas violent ou douloureux, ma poigne était ferme, je ne pouvais pas que Bailey ne se dégage de mon étreinte, ma main sur sa joue faisait la même chose, la forçant à me regarder.

-Tu vas mourir Bailey, tu vas mourir lentement, peut-être durant des jours alors que les crocs se plongeront dans ta chaire, que ta vie sera arrachée seconde après seconde. Tu auras beau supplier mais ta douleur et ta tristesse ne seront qu'un doux arôme sur leur repas, Jack lui n'aura plus de mère, il devra vivre seul le restant de ses jours.

Je fermais quelques instants mes yeux, un long soupire s’échappant de ma bouche, la douceur avait fait place à la fermeté puis à la tristesse, je n’ouvrais pas les yeux. Me contentant de parler avec lenteur, essayant de ne pas penser à tout ce que je devais faire subir à celle que j’aimais le plus au monde.

-As-tu déjà tué quelqu’un ? Sentit sa vie entre tes mains, regarder son sang sortir de son corps, as-tu déjà vu la peur de leurs yeux quand ils savent que tu as gagné, que tu es la maitresse des derniers de leur existence. Que à cause de toi leur vie se flétrit, que leur famille ne les reverra jamais, que tous ceux qui à un moment donné l’ont aimé n’entendront plus sa voix. Mais, tu as entendu sa voix, sa complainte, ses derniers instants, ses suppliques, tu ne veux pas le faire, mais tu es obligé, tu le fais pour ta famille. Et tu le fais encore et encore, jusqu’à que cela devienne facile, jusqu’à que ton aura devienne si noire que tu ne puisses plus te regarder dans le miroir. Puis un jour tu arrêtes, c’est devenu normal, tu es devenu le monstre, tu es perdue, pour le reste de ton existence.

Je desserrais mon emprise sur ma sœur, me retirant de ma position, lui tournant le dos, je n'osais pas lui adresser un regard,  je pouvais sentir son odeur, son alléchante odeur. Je pouvais sentir l'envie de la posséder, de la prendre seulement pour moi, de sentir sa vie lui échapper petit à petit, son sang irriguer mon corps. Mes dents étaient instinctivement sortie, je pouvais le faire, me jeter sur elle et la dévorer, elle ne le verrait pas venir, elle ne se débattrait pas, elle me faisait confiance. J'étais un monstre, le même que dans celui de ma petite histoire et je savais que je prendrais un plaisir infini à dévorer ma propre sœur, c'était ma nature. C'était également celle de ma famille, de mon nid, je devais préserver Bailey de tout cela, je devais la sauver de tout ce qui pouvait la mettre en danger, moi y compris.

Je rangeais ma dentition de vampire, ne regardant toujours pas ma sœur.

-Tu vas faire exactement ce que je dis, il n’y aura pas de dommage collatérale, pas d’ex dans une tombe, sinon je te laisserais ici et j’irais moi-même retrouver Jack. Je ne te laisserais pas mourir, que ce soit d’une façon ou d’une autre, je suis déjà perdue et commettrait le sacrifice pour toi s’il le faut, je t’aime…


acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Age : 27 ans
Métier : Chasseuse débutante durant 1 mois, écrivaine
Situation : Mère célibataire
Localisation : San Francisco
Feat. : Jane Levy
Copyright : November (avatar) TUMBLR, shadow (sign)
Je suis aussi : Gabriel » Lyov A. Winston » Annabelle J. Graham » Elizabeth W. Rochester » Yehuiah
Date d'inscription : 23/06/2016
Messages : 353

Message Sujet: Re: [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel) Lun 11 Juil - 0:29


Blood link; ft. Abigail Lynch
« Nothing left to loose »
Elle est ma sœur, une partie de ma propre chaire. Elle a touché mon coeur là où personne n’avait osé s’aventurer, dans ces abysses profondes où la peur règne en maître. Je l’aime, je la respecte, et pourtant … Pourtant elle sait. Elle n’est pas de taille. Ne le sera jamais. Comme ce soir là, lorsqu’elle m’a trouvée, misérable et esseulée … Oui, elle m’a aidée. Plus que quiconque, elle a porté mon poids l’espace de quelques heures, simples secondes dans le sillon du temps. Plus que ceux de quiconque, ses mots résonnent en moi avec violence. Mais malheureusement, cela ne suffira pas. Pas cette fois. Car aujourd’hui encore, le nom du monde est souffrance. Ce n’est toutefois pas la même qu’alors, celle-ci est plus amère, plus désespérée. Car vivre sans lui est une douleur insupportable que je ne pourrais jamais ni décrire, ni conter à haute voix. Jamais. Cet enfant, le mien, est l’espoir le plus grand que je porte en ce monde. Il n’est pas seulement  ma chair et mon sang. Il incarne à mes yeux tous mes pêchés, toutes mes trahisons, toute ma douleur. Il est ma peine, mon enfance morte, mon adolescence terrible … Ma solitude. Ma trahison. Il est mon fléau le plus grand, mais aussi ma plus belle réussite. Ma plus belle création. Sans lui, j’aurais laissé la vie me quitter il y a bien longtemps, j’en suis consciente. Pathétique ? Allez vous faire mettre, cela ne changera rien aux faits. Il m’est essentiel, comme l’air manquerait à nos poumons. Il est ma piqûre constante d’amphétamine, la brûlure qui consume ma chair. Il est tout ce que j’ai renié, tout ce que j’ai caché au monde. Cette innocence, ces sentiments, cette confiance. Il est lumière éclairant ma route, là où tout menace de s’effondrer. Je ne peux pas. Ce n’est juste pas possible. Il ne mérite pas je l’abandonne ainsi, ô combien j’ai peur, ô combien je crie à l’intérieur. Oui je veux partir. M’enfuir le plus loin possible de cette horreur. Mais le laisser serait bien pire. Vivre sans lui c’est le suicide.

Alors je la laisse dire. Cette sœur, confidente et amie … Mon coeur bat et j’entends le son battre mes tempes. Malgré la fatigue et la tête qui me tourne, la rage reprend ses droits dans ma poitrine. Elle me fixe et me contemple, je lui rends son regard avec une détermination insoumise. Je suis têtue. Je suis bornée. Mais, hé. Je suis une mère de famille.
« Je t’aime. Je t’aime, et cela m’est difficile de le dire. »Je commence, d’une voix calme, posée, chevrotante. Me pardonneras-tu, ma sœur ? « Mais vivre sans lui … A quoi bon, Abi ? La vie est une salope. Mais j’ai appris à l’aimer … Grâce à lui. Si je dois mourir, allons-y. Je sais ce que je risque, Abi. Je … Sais ce que je risque. »
Un rire sans joie monte dans ma gorge, dépassant la barrière de mes lèvres sèches tandis que ses mains enserrent les miennes en un étau protecteur. Un feulement brisé, une longue plainte – le reflet de ma peine, immense – esquinte mes cordes vocales, brûlant mes lèvres, tandis qu’elle se détourne de moi désormais. Je ne bouge pas du canapé – simplement car mon corps ne me répond plus. Pour aller où de toute manière ?
« … J’ai tellement peur. Oh si tu savais ! J’ai tellement … Peur de confronter ce type. Mais la peur de perdre de mon fils est encore pire. Lui-même doit être effrayé en ce moment même. Merde … Je ne veux pas tout foirer. Pas cette fois ! Plus jamais. Pour lui … Tu es ma sœur, mais il est mon fils. Il gagnera toujours la partie. »

Je suffoque sous la douleur, les larmes roulant sur mes joues, mon corps s’arquant en un sanglot silencieux. Je ne la quitte pas des yeux, cette femme que j’apprécie.
« Mourir … C’est ce que je mérite pour l’avoir laissé me prendre mon fils. Mais tu m'intrigues ... Tu parles de ces horreurs comme si ... Comme si tu savais ... » J’inspire, la détaillant. En est-elle une, elle aussi ? Je la connais si peu … Et je suis trop faible pour me raidir. Es-tu un monstre, Abi ? Est-ce pour cela que tu as pu retrouver mon petit ? Est-ce pour cela que tu tiens loin de moi depuis tant d’années ? Est-ce pour cela que sur ces photos tu ne sembles pas vieillir ?
« Tu me racontes ça comme si tu le vivais. Est-ce cela, ma sœur ? Es-tu comme … lui ? » Je chuchote, frissonnant à l’idée, retenant un haut le coeur - toute cette ironie me donne envie de vomir. J’ai encore en tête ces images cauchemardesques, bien que huit années aient passé depuis. Je finis d'ailleurs par fermer les yeux un instant, ma respiration se bloquant quelques secondes, avant de reprendre, froidement, durement - le temps de chasser les souvenirs. « … Non. Non, je ne veux pas savoir. Qui que tu sois, tu resteras ma sœur … Mais si tu m’empêches de retrouver Jack, sache je ne pourrais pas te pardonner. » Je sors mes mots avec force et convictions, et ce malgré mon état pathétique. Je ne veux pas te tuer, mais si tu m'empêches de le retrouver, je le ferais ... Parce que c'est lui. Je rouvre mes prunelles, contemplant la nuit qui nous entoure, attendant un miracle qui refuse de venir ... Car quoi qu’ils en disent, il est et restera le seul qui compte. « N’empêche pas ma vengeance. Je me fous des sacrifices qu’il me faudra faire, même si je ne veux pas que tu sois un dommage collatéral. Cependant, si je ne le retrouve pas … Il n’y a que la mort que je mérite. Je te le demande une dernière fois. Où … est mon fils ? Je n’ai plus la patience d’être sage, et encore moins celle d’être gentille. » Car si tu es un monstre, mon amie, moi je suis bien pire. Un sourire sans joie étire enfin mes lèvres, tandis que je tends les bras vers elle - comme ce soir là, il y a huit ans ... Ma dernière supplique. « Emmène-moi là-bas. » Emmène-moi ... Abi.


code by ORICYA.




Come stop your crying, it will be alright ; just take my hand, hold it tight. I will protect you from all around you, I will be here, don't you cry; my arms will hold you keep you safe and warm. This bond between us can't be broken Cause you'll be in my heart from this day on now and forever more.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t351-go-fuck-yourself-with-a-cactus-bailey#2564 http://solemnhour.forumactif.org/t355-journal-de-bord-de-bailey-johnson#2600
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel) Mar 12 Juil - 18:17

Blood Link
Ma sœur était déterminée, cela s’entendait à sa voix, à son rire nerveux, à son regard, chaque once de son corps résonnait de la même mélodie. Une telle force inspirait l’admiration, la dévotion, elle était si belle lorsqu’elle se battait pour son petit, mais je ne pouvais pas laisser cette rage se mettre à exécution. Je l’aimais, mais j’aimais également mon autre famille, mon nid, Bailey le mettait en danger, je le mettais en danger, je la mettais en danger, il y aurait de la violence, des morts. Je devais empêcher cela, mais comment ? Chaque situation qui passait dans ma tête se finissait de manière toujours plus tragique les unes que les autres, moi l’éternelle optimiste n’avait rien à proposer autre que se jeter dans la gueule du loup. La souffrance semblait être la seule solution qui s’offrait à nous, je n’osais pas regarder cette femme qui comptait tellement sur moi.

Ses paroles et sa douleur frappaient mon dos de plein fouet, elle avait fait le choix de privilégier son fils avant tous, c’était normal, mais j’avais été imprudente, idiote. Je pouvais sentir ma respiration s’accélérer alors que j’entendais les conclusions de ma sœur, elle savait, son ton était incertain, mais elle savait au fond d’elle, cela n’était que simple logique. J’étais un monstre, un de ceux qu’elle avait juré de détruire pour retrouver sa chaire et son sang, me faisait-elle encore confiance ? Il aurait été dans son droit d’essayer de me tuer en cet instant même, pourtant elle continuait de m’aimer, moi qui dévorais les Hommes, elle m’aimait et me mettait en même temps en garde. Ceci avait au moins eu l’occasion de me faire sourire tandis que je me retournais, observant le bras tendu en ma direction, le regardant quelques instants avant de relâcher un léger soupire.

-Je vais t’y emmener, nous aurons besoin de ta voiture.

Je n’avais pas saisi sa main, m’approchant d’un tiroir dans la cuisine et sortant un couteau semblable à un hachoir que je plaçais à ma ceinture, sous mes vêtements où reposait déjà mon glock 38. La prochaine étape était le bonnet et les lunettes de soleil, je préférais essayer de ne pas me faire reconnaître si possible, bien qu’il y avait des chances pour que mon odeur soit immédiatement détectée. D’un autre tiroir je sortais de la sauge, m’approchant de ma sœur et lui donnant en même temps qu’une longue étreinte.

-Utilise cela pour masquer ton odeur, je pense que je n’ai pas besoin de t’expliquer comment marche la sauge, l’apprentie chasseuse.

Un sourire légèrement malicieux se formait sur mon visage alors que je prononçais ces quelques paroles, attrapant sa main pour la tirer à ma suite. Un petit rire éclaircissait rapidement cette bien noire nuit alors que je voyais la même voiture qu’il y a bien des années,  Bailey était une véritable sentimentale. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour entrer dans le véhicule, je la laissais conduire, j’avais déjà essayé de le faire quelques fois, cela ne se finissait généralement pas bien. Pourtant le peu de bonne humeur que je semblais avoir accumulé ces dernières minutes semblaient s’être immédiatement évaporer tandis que mes yeux se fixaient sur l’horizon, ma voix devenant sérieuse.

-Greg est au Bloody Mary, je l’attire dehors et je m’occupe de lui, on l’amène avec la voiture plus loin et il nous dit où se trouve Jack. S’il habitait au Bloody Mary, je le saurais…

Un nouveau soupire sortait de ma bouche, je venais littéralement d’avouer que j’étais un vampire à ma sœur, je tournais ensuite mon visage vers elle, prenant sa main droite et la caressant doucement.

-Je t’aime et j’aime Jack comme si c’était mon propre fils, si j’avais voulu t’empêcher de le retrouver, je n’aurais jamais appelé, si j’avais voulu te faire du mal, je t’aurais attaqué lorsque tu ne t’y attendais pas. Je suis de ton côté Bailey, pour toujours, mais je ne te laisserais pas blesser ma famille.

Je lâchais sa main, reportant à nouveau mon attention sur l’horizon, laissant le soin à ma sœur de nous conduire chez moi.

-Nous retrouverons Jack, je te le promets.

acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Age : 27 ans
Métier : Chasseuse débutante durant 1 mois, écrivaine
Situation : Mère célibataire
Localisation : San Francisco
Feat. : Jane Levy
Copyright : November (avatar) TUMBLR, shadow (sign)
Je suis aussi : Gabriel » Lyov A. Winston » Annabelle J. Graham » Elizabeth W. Rochester » Yehuiah
Date d'inscription : 23/06/2016
Messages : 353

Message Sujet: Re: [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel) Jeu 14 Juil - 18:32


Blood link; ft. Abigail Lynch
« I'm searching for answers not given for free »
Je ne veux pas voir mon reflet dans le miroir. A vrai dire, je refuse même la simple idée d’imaginer la tronche que je dois tirer – dans tous les cas je dois ressembler à un être pathétique, à peine encore humain. Que diront les êtres qui m’ont pris mon fils en me voyant ? Enfin comme si j’en avais quelque chose à foutre, puisque je vais les buter. Remarque amusante, j’aurais au moins l’effet de surprise, vu qu’ils ne doivent pas vraiment s’attendre à voir débarquer une loque peu amène et sacrément en rogne. Remarque négative, si j’ai du mal à tenir debout, j’ai intérêt à bien me concentrer lorsque je les viserais … Et ne pas les louper.
J’écoute Abi avec reconnaissance, hochant doucement la tête tandis qu’elle m’aide. J’ai tout un tas de questions qui me viennent à l’esprit, mais il sera toujours temps de les poser plus tard – naïve enfant que je suis restée.

« Merci. »

Le fait de la voir jeter l’éponge m’apaise instantanément et la gratitude m’envahit de nouveau. Je n’aime pas les conflits. Je n’ai jamais aimé … d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une personne à laquelle je tiens autant que ma propre vie. Je ne suis pas réellement consciente de ce qu’il y a en jeu pour elle – je sais juste que cela l’oblige à faire un choix déplaisant et je m’en veux de lui forcer la main de cette façon. Cependant … Cependant, si c’était à refaire, je recommencerais sans remords. Quelle âme perfide suis-je donc. Je la regarde attraper un hachoir et la placer à sa ceinture. Je souris en me demandant si cela est véritablement nécessaire. Si elle voyait mon arsenal dans le coffre … Ma batte de baseball, mes deux flingues, ma machette. Je crèverais des yeux à coup de cuiller à pot si il le fallait.

« Je … Si cela te met en danger … Pars. Je ne veux pas que tu risques ta vie pour moi de cette façon. Je t’en dois deux, Abi. Si ce n’était pas pour Jack … Jamais je ne … »

J’inspire. Je dois me ressaisir, même si elle a le droit de savoir. Si je ne le faisais pas pour Jack, je serais repartie sur le champ. Je me sacrifierais pour elle un jour prochain, c’est une dette que j’ai gravé dans mon sang. Tant que mon coeur battra … Ma vie, pour elle. Comme pour mon fils.
Je la regarde finir de se préparer et je tente de me lever. Allez mes jambes ! C’est le moment de fonctionner. Je dois prouver que je suis une mère terrible.
Cependant, je fronce les sourcils quand elle me tend de la sauge. De la sauge ? Hu ? Pour quoi faire, cacher mon odeur ? Comme si cela allait suffire … Même si j’apprécie le coup de main. Je hausse les épaules et prend l’herbe que je fourre dans ma poche de jean sans plus de préavis. Je ne suis pas chasseuse … Encore moins apprentie. Si on me demande ce que je vais foutre chez des vampires, je répondrais en souriant « une tentative de suicide, pourquoi ? » car c’est plutôt à cela que cela ressemble. Si j’écoutais mes nerfs, je hurlerais de rire – je me contente de grimacer en essayant de sourire tandis qu’elle me tire. Je vais avoir besoin de café. Heureusement qu’il m’en reste dans le thermos de la voiture. Enfin … C’est coupé au whisky. Mais ça personne n’est obligé de le savoir.
Elle me conduit dehors, et je souris franchement lorsqu’elle rit en voyant la tronche de ma voiture. Et oui, c’est toujours la même. Si elle me demande, j’ai toujours le même foutu sweat qu’il y a huit ans, et oui je dors toujours avec. Il est troué, élimé, je ressemble à une clocharde avec et même qu’il est encore plus grand qu’avant. Il n’empêche il me rassure toujours, et si j’ai pu tenir toutes ces années psychologiquement parlant, c’est grâce à toutes ces petites choses stupides et inutiles de mon quotidien. Mes vieux trucs que je collectionne, un peu comme mes casseroles grosses comme une montagne, à la différence qu’ils me réchauffent le cœur et accrochent cette foutue âme à mon corps chancelant.
Sans rien dire de plus je me reprends et me dirige vers ma pétoire, que je déverrouille avant de me réinstaller. J’attrape le thermos sur le siège passager et je vire les nombreuses cartes et le bordel que j’ai pu y mettre, avant de faire sauter le bouchon en inox et porter le nectar corsé à mes lèvres. Le café, trop noir, a le don de me réveiller à nouveau. Je manque même de recracher le breuvage, tant il est dégueulasse, mais je me force à en ingurgiter encore un peu avant de refermer le récipient et le jeter sans ménagement à l’arrière. Si j’ai gardé la voiture aussi propre que possible, j’y ai entassé quelques bêtises depuis l’appel d’Aby. Il y a même une ou deux peluches que Jack adore et sans lesquels il n’arrivait jamais à dormir. Ca et l’album photo. J’attache ma ceinture de sécurité et j’attends quelques minutes, le temps que la caféine fasse effet, avant d’allumer le moteur de la belle. Elle est vieille mais comme je la bichonne, elle a pu tenir jusque là et, avec un peu de chance, elle tiendra le voyage du retour. Je conduis souplement et en silence, écoutant les indications d’Abi sans pouvoir ne dire quoi que ce soit au départ. Ma gorge, sèche, me brûle à mesure que le temps défile, tandis que je m’exhorte au calme.
Le Bloody Mary … N’est-ce point là la célèbre boite de nuit ? J’en ai entendu parler une fois ou deux, aux infos. Est-ce un nid de vampire ou simplement le lieu où traîne cet enfoiré ?

« Tu as mon odeur présente sur toi, Abi. Il cherchera obligatoire la confrontation alors … Je viens avec toi. Il ne servirait à rien de tenter de lui tendre un piège, il s’en doutera automatiquement. C’est … C’est ce qu’il veut. Que je vienne. Il veut que je me montre. Il me veut moi. Et pour une fois, je compte bien lui faire plaisir. »

Mes yeux, froids, ne décrochent pas de la route malgré mes paroles chuchotées. Je ne suis plus sûre de rien. Est-elle ou non un vampire, finalement ? Elle ne m’a pas donnée confirmation, elle n’a pas plus démenti. Mais cela importe peu. Je sursaute lorsqu’elle touche ma main – celle se trouvant sur le boîtier de vitesse – mais je ne fais rien pour déloger sa chaleur, préférant me concentrer sur sa confidence ... et sur la route.

« Donc … Tu es bien l’une des leurs. »

Je chuchote, soupire alors qu’elle lâche ma main. Il faut que je reste concentrée, mais ses aveux me distraient.

« Je te l’ai dit, je veux … Je veux juste retrouver Jack. Le reste, ce que tu es, ce que tu fais de tes journée, je m’en contrefiche, car cela dépasse encore mon entendement. Honnêtement … Même buter ce fils de pute, je peux m’en passer – il n’est pas ce qui importe le plus … Disons que … J’ai besoin de me défouler et il m’a fournit un bon prétexte. J’ai envie de lui faire vivre ce que j’ai ressenti lorsqu’il m’a pris mon fils … Mais si ça te met en danger … Je ferais une entorse à mon plan infaillible. »

Je souris doucement cette fois, lui jetant un coup d’oeil. La douleur est toujours là, présente dans mes veines, grondant, attendant son heure. La tension augmente et mon coeur s’éclate à battre deux fois plus vite – il est connecté à mon pied qui écrase l’accélérateur. Qui aurait pu croire que Rossinante pouvait carburer autant niveau vitesse ?

« Il faudrait peut-être leur dire qu’une invité surprise arrive d’ailleurs … A moins que tu ne fasses de moi ton otage, ou inversement ? De cette façon, tu resteras dans leurs grâces. Enfin je ne sais pas comment ce foutoir fonctionne, si tu as une hiérarchie à suivre ou quoi mais … Les prévenir serait peut-être une bonne idée, si tu tiens à la vie. »

Ca, et le fait que je pourrais glaner une ou deux infos avant d'arriver devant le palace et me garer simplement sur une place de parking, quelque peu éloignée de l'entrée car l'endroit est bondé. Après tout, il est 23h, quoi de plus normal ?

code by ORICYA.




Come stop your crying, it will be alright ; just take my hand, hold it tight. I will protect you from all around you, I will be here, don't you cry; my arms will hold you keep you safe and warm. This bond between us can't be broken Cause you'll be in my heart from this day on now and forever more.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t351-go-fuck-yourself-with-a-cactus-bailey#2564 http://solemnhour.forumactif.org/t355-journal-de-bord-de-bailey-johnson#2600
Invité
avatar
Invité

Message Sujet: Re: [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel) Mar 23 Aoû - 16:05

Blood Link
Les paroles emplissaient le véhicule, annonçant toujours plus de bien cruelles vérités, cette histoire n’allait pas finir bien, ce n’était pas un conte de fée, mes fantasmes n’y changeraient rien. Je me raccrochais à la main de celle qui est ma sœur, celle qui comptait autant sur moi pour sauver sa famille, mais en étais-je capable ? C’est avec le visage crisper puis un léger rire nerveux que j’accueillais la fin de la discussion, serrant un peu plus fort alors que tous les obstacles qui nous attendait faisaient la queue dans mon esprit. Nous nous rendions à l’improviste dans un nid de vampire pour récupérer un enfant dont la position était inconnue, tout cela sans avoir eu le temps d’échauffer un plan et sans pouvoir tuer pour s’en sortir. Nous étions des soldats en territoire ennemi, je me maudissais pour ma bêtise, c’est une tâche que moi seule aurait dû faire, retrouver Jack.

Peut-être était-ce ma punition, le châtiment adapté à tous mes péchés, j’étais celle qui avait sauvé Bailey, celle qui l’avait appelé, celle qui avait très certainement permit que Greg ne retrouve ce petit amour. J’essayais de ne pas y penser, ce n’était pas une certitude, mais je discutais très régulièrement avec ma sœur, peut-être avait-il vu une de nos conversations, peut-être l’avait-il reconnue et était partie à sa poursuite. L’idée d’être la coupable dans toute cette douleur m’était insupportable, mais cette pensée m’obsédait, ni la présence réconfortante de ma sœur, ni le vrombissement du véhicule la recouvraient. Mais je pouvais faire en sorte de régler cette situation, de la rendre moins dramatique, au moins pour ma famille, j’étais affaiblie aussi bien physiquement que mentalement. Je ne voyais qu’une solution à tout cela, j’allais la suivre jusqu’au bout, peu importe les conséquences pour ma personne.

-Nous devons tous un jour répondre de nos fautes, je suis prête pour cela Bailey, ne t’inquiète pas pour moi, toi et Jack êtes ce qui compte véritablement, je vais tout arranger. Je me demande comment Jack sera, cela fait bien longtemps que je ne l'ai pas vu, je ferais un autre dessin de lui, cela serait bien je crois...

Je ne croyais pas à ces belles paroles, j'allais mourir dans ce lieu ou pire, ces quelques paroles semblaient détacher, mais elle me permettait d'imaginer au moins un instant un avenir meilleur.Le Bloody Mary était en vue, ma demeure, mon foyer dans ce monde impitoyable, pourtant il semblait en ce jour si hostile, prêt à m’engloutir entièrement comme il l’a fait à nombre de ses victimes. Je lâchais enfin la main de ma compagne, la regardant une dernière fois dans les yeux, un petit sourire s’affichant sur mon visage alors que mes lèvres se posaient sur son front. Une fois ? Deux ? Ma démonstration d’amour avait semblé prendre une éternité, je ne voulais pas partir, mais je l’avais tout de même fait, lâchant un dernier « je t’aime » et l’instruction pour elle de rester dans le véhicule.

Déjà je sortais du véhicule, ne regardant pas derrière moi tandis que tout mon corps me criait de ne pas m’effondrer sous la panique, tandis que j’enjambais la porte d’entrée du club. Le savaient t’ils ? M’avaient t’ils déjà démasquer ? Leurs regards étaient suspicieux, peut-être n’était-ce que ma soudaine paranoïa ou une conséquence de mon comportement bien singulier. Peu importait la réponse, car je me dirigeais désormais vers la porte du sous-sol, franchissant son seuil après un bien long soupire.

acidbrain
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Age : 288 ans.
Métier : Homme d'affaires, philanthrope et leader du nid de vampires de San Francisco
Situation : Célibataire.
Localisation : San Francisco (US).
Feat. : Matthew Goode.
Copyright : Ira'beth.
Je suis aussi :


Date d'inscription : 01/06/2016
Messages : 120

Message Sujet: Re: [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel) Lun 3 Oct - 22:55

La nuit moite, sirupeuse était tombée depuis quelques heures et elle était le signe que le jour qui devait être sien venait de démarrer. Au fil des ans, il avait appris à apprécier la torpeur du crépuscule et les parcelles de vie qui l'accompagnaient si souvent. Il avait aussi appris qu'il pouvait les contrôler et le faisait avec un plaisir et une aisance certaine. Ces mécanismes, ces rituels, ces formes de cohésion apportaient cohérence et son esprit presque tricentenaire pouvait alors s'offrir le luxe d'une certaine démesure qu'il aurait parfois aimé totale. Au fil des ans, il avait découvert que l'éternité n'était pas sans importunité et qu'en dépit d'une existence somme toute monstrueuse, les complications étaient bien souvent de forme humaine. Dans les vaines réflexions perdues auxquelles il se prêtait, il pensait alors que l'humanité était un problème dont il se passerait bien n'y appartenant plus désormais. Mais elles étaient cependant bien futiles. Il savait bien entendu et à son grand regret qu'elle était une nécessité. Elle restait pourtant trop opportunément un grain de poussière dans le rouage si merveilleusement calibré de la vie impérissable. Au fil des ans, il avait du assimiler les meilleurs moyens de faire fi et de se défaire des désagréments liés à cette pauvre et dérisoire ethnie. Mais là encore, elle continuait d'écorcher les peintures et les fresques si parfaites qu'il se plaisait à imaginer dans le royaume qui était son empire. Récemment encore, il avait du renoncer au contrôle calibré qu'il avait mis en place pour éviter quelques mois auparavant l'abîme. Les jours, les semaines avaient été d'un désordre proche du chaos alors même que le monde continuait de tourner et les membres de son nid de poursuivre leur immortelle et si chère existence. La sienne avait pris un tour désolant, âpre et passablement injustifié. Il n'aurait su dire alors si l'absence était la plus rude ou bien ce qu'elle signifiait. La perte, le déshonneur, l'abandon ou bien encore l'effroyable solitude glaçante bien trop familière. Il avait eu perdu le contrôle par le passé, c'était un fait qui ne devait jamais se reproduire. Jamais. Les événements avaient fini par reprendre un tour de normalité. Le vide était béant et froid mais enfermé à double tour. Loin des pensées, du regard, noyé sous les effets et les efforts conjugués pour l'oubli. L'ennui ne le saisissait plus. Il ne le pouvait. Jamais. Qui savait ce qu'il engendrerait alors. Il avait bien réussi à l'annihiler pour l'heure mais au prix de nombreux anicroches dont il se serait pour certains bien passé. L'un d'eux cependant s'était révélé plus que plaisant au fil du temps et il poursuivait de l'être, éloignant encore un peu la langueur et le désarroi pour faire vivre lieu qui semblait en avoir oublié le sens humain. Celui-ci se trouvait prendre la forme d'un petit garçon humain dont l'arrivée en provoquant dérangement, désordre et défaut d'autorité avait ravagé une bonne partie de son passage. Il s'avéra en fin de compte que le géniteur de l'enfant en question, une misérable créature qui trônait pour l'heure au fond de sa cave et représentait à son grand regret une sombre erreur, était la véritable cause de ce désagréable désordre. L'enfant pour sa part bien que peu loquace la plupart du temps était devenu une distraction à son mode de vie maîtrisé qu'il regrettait peu. C'était un sentiment étrange et particulièrement inhabituel. Il l'appréciait cependant et en dépit des réticences et des ennuis que sa présence pouvait causer, elle était à présent plus qu'établie. Le flot avait repris son cours et les ajustements étaient à présent parfaitement bien en place. D'où provenait cette impression alors ? Celle qu'un rouage; un élément du tableau n'était pas aussi net qu'il devrait l'être. Qu'une infime poussière était revenue perturber son parfait système.

Alors qu'il observait d'un regard circulaire de sa tour d'ivoire les lieux éclairés par la lumière artificielle tournant comme un instrument parfaitement rodé, il laissa ses pensées s'évertuer à trouver la faille. La pièce manquante. Le fragment perturbant. Il mit bien peu de temps à le trouver en voyant la cause de son déplaisir franchir le pas des lieux. En retard. Quelque chose clochait. Et il comptait résoudre la difficulté avec elle. Mais alors qu'il descendait vers son établissement, ses sens le rappelèrent à l'ordre. Cette odeur. Il connaissait cette fragrance. Et il ne mit pas longtemps à réaliser son origine. Croisant le regard de sa jeune création, il ne pipa mot et prit aussitôt la direction de la sortie. Il s'occuperait de son cas, plus tard. Le vent frais de la nuit ne manqua pas de le mettre sur la voie. Il ne prêta aucun regard aux vigiles qui l'observaient sortir d'un air surpris. Son attention était ailleurs. Là. Présente. Concentrée sur ça. Sur elle. Il savait que c'était elle. Il n'avait nul besoin d'y penser. Il le savait. L'enfant l'avait déjà bien trop réclamée. La vision qu'elle offrait pourtant n'avait rien d'engageant. Elle pouvait l'être pourtant. Certainement. Mais pas cette fois. Pas cette nuit. Il en devina plus qu'il ne l'aurait souhaité. Son regard ne trahissait aucun renoncement. Il savait d'où le jeune garçon tenait ce trait de caractère. Il n'en demeurait pas moins que sa présence ne l'amusait guère. Le regard qu'il lui offrit en arrivant face à lui sans lui offrir le temps de le réaliser n'avait rien de chaleureux. Il était froid, scrutateur, suspicieux. Il savait pourquoi elle était là et elle pourrait toujours rêver. L'épuisement se lisait sur ses traits. En d'autres circonstances, elle lui aurait presque forcé le respect. Mais pas cette fois. Pas cette nuit.
"Ainsi donc vous avez fini par vous montrer."
Le ton était sombre, presque hautain. Sans doute dédaigneux. Hostile certainement. Elle n'en inspirait pas l'envie pourtant. Mais elle était le désordre dans la machine, le grain de sable dans le fin et sourd mécanisme. Le trouble dans l'empire du contrôle.



life cheats us with shadows. we ask it for pleasure.
it gives it to us, with bitterness and disappointment in its train (o. wilde)

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t320-my-heart-in-passion-and-my-head-on-rhymes-eliott http://solemnhour.forumactif.org/t800-carnet-d-adresses-d-eliott-d-arundel#9277 http://sceneriesofhope.tumblr.com/
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: [terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel)

Revenir en haut Aller en bas
 

[terminé] Blood Link (Abigail Lynch + Bailey Johnson + Eliott d'Arundel)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» 02. Crying shame [sujet terminé]
» Episode 8: Thicker than Blood & Deeper than Water.
» [Terminé] Un bon petit film [Emma]
» armée blood axe en construction
» .~oO Cloud D. Cross | The Ashbringer Oo~. [ Retouches terminées]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Solemn Hour :: Rps-