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 [ABANDONNE] good old days + belial

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Message Sujet: [ABANDONNE] good old days + belial Ven 27 Mai - 3:12


RP ABANDONNE

SUJET PRIVÉ : FT. BELOUGA BELIAL
# TYPE : flashback (mais pas très loin)
# DATE : janvier 2016
# MOMENT DE LA JOURNÉE & TEMPS APPROXIMATIF : fin de soirée/nuit (après 23h00), météo fraîche (environ 9°C), sèche après une lourde pluie.

# PRÉSENCE DU MJ : nope :)

# AUTRE : Si quelque chose ne va pas, tu me le dis :v:
SHADOW
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Message Sujet: Re: [ABANDONNE] good old days + belial Ven 27 Mai - 3:13

good old days
But if by chance you're here alone, can I have a moment before I go? 'Cause I've been by myself all night long hoping you're someone I used to know. You look like a movie, you sound like a song... My God, this reminds me of when we were young Δ Adele

On disait qu’avec la nuit venaient les loups. Mais elle attendait toujours. La nuit s’étirait, lente, paresseuse, interminable. Les loups, elle les cherchait toujours. Les cons, par contre, elle avait cessé de les fuir. Elle devait être une sorte de phare dans la nuit. Une lumière qui attirerait les idiots comme un pot de miel les abeilles. Combien étaient-ils en un soir à s’être heurté contre sa lassitude indifférente. Elle avait l’âme fatiguée, ce soir.

Elle avançait, calmement, pas à pas, sur le sol encore humide du déluge de la journée. Le froid pinçait les joues, à en juger les gens qu’elle croisait, et par pour geste d’imitation et d’habitude, elle serra l’écharpe pâle autour de son cou. Elle se souvenait encore de l’époque des robes et des corsets, des carioles et des rues de terre rouge. La poussière collante avait laissé la place aux microparticules, la terre damnée aux flots de béton.

Le temps s’étirait, et elle cherchait toujours en elle l’envie de faire quelque chose. Elle se sentait vide, ce soir. Elle releva les yeux, parcourant la rue d’un regard presque éteint, et finit par rentrer dans le premier bar à sa portée. C’était l’un de ces bars new age branché, bobo et hype, où jeunes et moins jeunes venaient prétendre contester l’ordre du monde à coups de cocktails aux noms de révolutionnaires. La vérité était qu’ils venaient, comme tous les autres, s’alcooliser le sang en refaisant le monde, probablement en chasse d’une proie pour une nuit sans lendemain.

Elle s’arrêta à l’entrée. La salle à la décoration vintage de bois et de cuir était moyennement remplie, mais déjà la musique peinait à compenser les conversations échauffées par l’alcool. Une sensation étrange lui remonta le long de l’échine. Elle hésita. Quelque chose clochait, mais elle ne parvenait pas à saisir ce qu’elle ressentait. Le son rauque et chaleureux de la voix de la barman qui l’accueillait l’arracha à son introspections. Un coup d’oeil sur le tableau noir accroché au mur, et elle commanda en retenant un ricanement sincère un cocktail au nom particulièrement ironique de Lucifer.

Son cocktail arriva, noir comme une nuit sans lune, et elle retint un haussement d’yeux. Encore un qui n’avait visiblement jamais pris le temps de taper Lucifer sur Google. S’absorbant sans s’en apercevoir dans la contemplation silencieux de cette masse humaine, ses yeux dérivèrent de silhouette en silhouette. Assis, debout, immobile, dansant… chacun semblait prendre un plaisir insaisissable pour elle à laisser filer sa soirée en futilités. Et toujours, ce sentiment qui lui titillait l’esprit, sans qu’elle puisse réellement en saisir toute la nuance.

Elle but une gorgée, et postée élégamment sur l’un des tabourets le long du bar, reprit son analyse muette de l’assistance. Jusqu’à ce que son regard en accroche, par un hasard douteux, un autre, et que soudain cette sensation étrange la secoue à nouveau. Elle s’immobilisa, et haussant un sourcil, détailla celui dont le regard s’était déjà décroché du sien. Il avait quelque chose de particulier, de presque… familier. Ce qui, quand on prenait le temps d'y songer, était d'une absurdité totale, mais rien ne semblait pouvoir connaître son instinct visiblement déréglé du contraire. Dieu tout puissant, cette soirée continuait de s'enfoncer dans l'étrangeté.
© GASMASK
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Message Sujet: Re: [ABANDONNE] good old days + belial Dim 5 Juin - 15:53

Good old days
La nuit, cette maîtresse impitoyable. C’est elle qui régissait le sommeil des uns et l’ennui voire le désespoir des autres. Pour nous autres, être ne nécessitant pas de sommeil, elle était une belle garce. Des heures, creuses, vides, sombres, où chien et loup se confondent, où tout est au ralenti, les commerces, les rues, les gens. Mais que serais-je, si je n’avais pas déjà une idée pour contrecarrer la lenteur de cette nuit précise ? Je suis l’ange de la révolte et du vice, saint patron des pécheurs se perdant dans les pratiques oubliées ou interdites. Je ne vais pas laisser la nuit me dicter ce que je dois faire, certainement pas. Je sais que je suis en ligue avec Lucifer, qu’il y a beaucoup à faire pour lui rendre sa grandeur et son trône, mais ce soir, je ne veux pas m’occuper de sa situation. Non, cette soirée, cette nuit pécheresse, elle est pour moi et moi seul, égoïste être que je suis.

Je m’habille, juste ce qu’il faut pour intriguer et aguicher, de mon pantalon clair à la chemise carmine et la veste de cuir sombre qui accompagne le tout. Je me dirige vers le centre-ville, à pied, car la destinée, cette gourmande, a décidé que m’accorder une seule aile serait bien suffisant pour le reste de ma vie. Je suis un ange cassé, incapable de voler ou de se téléporter comme je pouvais le faire avant. Parfois, et seulement parfois, je repense à cette période bénie où j’étais un ange à part entière, non coupée du monde céleste, puis je repense aux principes de notre père, de mes grands frères, de mes frères et sœurs, de toutes ces conneries et je me dis que je ne suis pas plus mal loti, au final.

J’arrive dans un bar, un que je connais depuis quelques temps, un qui ne m’a jamais déçu en termes de proies à pervertir. Ce bar branchés, où toutes les générations ou presque se retrouvent, et qui a cette étiquette de nouveauté, de…découverte. Des esprits curieux et des corps en ébullition, voilà tout ce qu’il me fallait pour trouver de quoi m’amuser ce soir. Simple jeu de tentation ou bien carrément ramener quelqu’un dans mon petit chez moi et en profiter un peu, je ne sais pas encore. Mais je ne vais pas rester les bras croisés, ça c’est certain.

Je suis justement en pleine séance séduction d’un jeune homme qui, je le sens, n’attend que le bon argument pour basculer du côté obscure et renfermé de sa sexualité. Oh, mais mon petit, je me ferais un plaisir de te montrer ce monde qui n’attend que tes bras ouverts, et tes cuisses accessoirement, mais ceci tenait déjà plus de la logistique sexuelle qu’autre chose. Mais alors que je te susurre des mots doux à l’oreille, voilà qu’entre une aura qui me donne des frissons. Non, pas des frissons de plaisir, des frissons d’avertissement. Je sais ce que cela veut dire : Qu’une entité ancienne, puissante, vient d’entrer. Que ce soit un de mes frères ou sœurs ou bien une divinité quelconque, cette entité est là et, sans quitter ma litanie de mots doucereux et obscènes dans l’oreille de ma proie du soir, je parcours la salle des yeux, espérant trouver…Bingo. Je croise une autre paire d’yeux, aussi bleus et aussi anciens que les miens. Je sais que c’est une de mes sœurs et je fronce les sourcils, mon aile unique s’agite d’elle-même, comme si elle était le dernier témoin de ma Grace cherchant à reconnecter avec ses semblables. Mais pas ce soir, pas ce soir.
acidbrain
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Message Sujet: Re: [ABANDONNE] good old days + belial Sam 2 Juil - 4:19

good old days
But if by chance you're here alone, can I have a moment before I go? 'Cause I've been by myself all night long hoping you're someone I used to know. You look like a movie, you sound like a song... My God, this reminds me of when we were young Δ Adele

Un flash d’yeux bleus qui croisèrent les siens, et elle savait tout ce qu’il lui fallait savoir. Son instinct ne l’avait pas trompée. Mais ce qu’elle n’explique pas, c’est ce sentiment diffus de proximité, de familiarité, qu’elle ne ressent normalement pas avec n’importe qui. Les Anges ont beau être frères et sœurs, entités puissantes et immémoriales, le lien n’est pas toujours assez fort pour faire résonner sa Grâce comme elle le fait à présent. Elle sentit malgré elle ses deux ailes se déployer, tristes témoins normalement bleu nuit de la chute des anges à laquelle aucun d’entre eux n’avait pu réellement échapper.

Elle continua de fixer le couple, cherchant dans un plissement d’yeux inconscient à comprendre le man!ère somme toute peu subtil auquel se livrait cet… Ange ? Pouvait-il seulement encore porter cette appellation ? Elle sentait émaner de cette aura inhabituelle une perturbation qui, étrangement, ne la surprenait même pas. Sa curiosité brûlait d’en savoir plus, mais il était trop tôt pour oser s’avancer. Elle voulait d’abord comprendre. Repoussant d’un geste las la tentative avortée d’un humain mâle – son Père ait merci d’elle, elle n’avait plus la force ce soir - d’engager la conversation, elle continua son observation détaillée de l’Ange et de… le premier mot qui lui vint à l’esprit est « proie », mais elle peinait à associer ce mot à n’importe quelle action qu’aurait pu accomplir un soldat du paradis, aussi déchu soit-il.

A moins… A moins que… Des rumeurs, rien de plus, mais soudain son cœur fit un bond. En admettant que les rumeurs les plus atroces aient eu une once de vérité en elle, il était plausible que ce soit lui. Mais elle se refusait à y croire. Elle jeta un regard circulaire à la salle, contemplant sans la voir ces humains chargés à dose égale de phéromone et de molécules de raisin fermentés, et regretta de n’avoir pas plus de liberté d’action. Un espace aussi occupé ne lui permettait pas vraiment d’y aller de la façon la plus directe, il allait falloir être inventive…

Elle but une gorgée du liquide noir, acte accompli par pur réflexe et mimique des gestes humains, et elle ne grimaça même plus sous le goût atroce qu’avait en commun tout ce que les humains tentaient de fabriquer de comestible. Reposant son verre d’un geste délicat sur le comptoir de bois, elle se leva, longue silhouette vêtue de blanc ce soir-là, et glissa entre les groupes qui s’étaient formés. Il allait falloir commencer par se débarrasser du parasite humain, et là-dessus, elle avait sa petite idée.

Arrivant enfin à quelques pas du couple, elle croisa de nouveau le regard de l’Ange et lui offrit un sourire qui ne cachait rien de ses intentions alors qu’elle relevait d’un geste expert ses cheveux blonds en un chignon hâtif qui rendit instantanément ses traits plus sévère. Et trois pas après, elle se retrouvait à la hauteur des deux jeunes hommes, une expression dure tendant ses traits. « Je n’arrive pas à y croire, jeune homme ! As-tu la moindre idée de l’inquiétude de ton père et moi ? Nous te cherchons depuis des heures ! Et je te retrouve dans ce lieu de… de… » Elle engloba l’endroit d’un geste de la main profondément exaspéré, qui ne cachait rien du fond de sa pensée sur la nature de l’endroit. Elle s’autorisa un bref coup d’œil à la proie médusée de l’Ange, et sourit intérieurement. Mission accomplie.

Se tournant cette fois complètement vers le jeune humain avant que l’Ange ait pu dire quoi que ce soit, elle ajouta, son regard bleu pâle planté dans celui, visiblement perdu, de l’humain : « Ne te fie pas à ce qu’il a pu te dire. Il devrait être à la maison, comme le jeune homme de bonne famille qu’il est. D’ailleurs, tu me sembles bien jeune, toi aussi. Tes parents sont-ils… » Mais elle n’eut pas le temps de finir. Le jeune homme se leva brusquement, fixa quelques instants l’Ange d’un air qui semblait vouloir exprimer un sentiment de ô combien profonde trahison, puis tourna les talons.

Pahaliah croisa les bras, un demi-sourire aux lèvres, et baissa les yeux vers l’Ange toujours assis : « Avec tout ça, je crois que j'ai vexé ta conquête de la soirée. Tu comptes courir après l’homme de ta vie, ou on peut passer à autre chose ? »

__________

HRP: Ainsi mourut le groove de Belial, RIP. :bwah: Heureusement que Dan fait trèèèèès jeune d'apparence huhu J'espère que ça te conviendra, mais si pas, tu me dis hein ! :v:

©️ GASMASK
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Message Sujet: Re: [ABANDONNE] good old days + belial Ven 8 Juil - 14:27

Good old days
Malgré la curiosité qui titillait ma Grace suite à ce regard inattendu, j’avais autre chose à faire. Pervertir un joli petit humain par exemple. Oui, je suis, techniquement, un ange, et alors ? Il y a bien des prêtres pédophiles alors un ange pervertissant les humains, pourquoi pas, hein ? Et puis pour le coup, j’allais probablement l’aider plus qu’autre chose ce petiot, il était tendu comme une corde d’arc et même la belle brune plantureuse qui était venu le voir auparavant ne semblait pas l’intéresser des masses. Moi, en revanche, j’avais l’impression d’arriver à quelque chose. Je le sentais, sous mes doigts, dans sa tête, qu’il se détendait, qu’il commençait à accepter la possibilité. Non, vraiment, j’allais le pervertir, certes, mais lui ouvrir l’esprit à sa propre sexualité nuancée. Je faisais, presque, une bonne action, honnêtement.

Je relevais pourtant les yeux un peu plus tard, recherchant encore ces yeux bleus. Oui, je suis curieux. Je veux comprendre, je veux savoir. Qui est cet ange, pourquoi il est là et s’il est là pour moi, eh bien…Advienne que pourra. J’en ai marre de me cacher, j’en ai marre de regarder sans cesse par-dessus mon épaule. Je vis ma vie et si les frangins et frangines me retrouvent eh bien qu’il en soit ainsi ! Pourtant, quand je recroise ce regard bleu, non loin de moi et ma proie, et que je vois la lueur passant dans ces derniers, je voudrais retarder l’échéance. J’ai vu dans ces yeux que ma mort n’était pas à son agenda, pas encore, mais par contre, me priver de mon divertissement de la soirée ça…Mais non, je refuse, je refuse catégoriquement. Je l’ai travaillé au corps celui-là (sans mauvais jeu de mots) et je ne vais pas le laisser repartir sans au moins lui avoir fait un petit cadeau de départ. Sauf que le karma semble m’avoir dit merde. Mais genre un bon, gros, méchant merde. Car l’ange en question, je la reconnais. Pahaliah. Comment, allez savoir, un genre d’instinct que nous avons en nous, et puis cette familiarité avec sa Grace…Nous avions été élevés ensembles, jadis. Nous sommes plus frère et sœur entre nous qu’avec la plupart des autres anges. Et elle venait me pourrir mon groove….En se faisant passer pour ma mère.

Elle fit son speech et je me contentais de rester silencieux, un regard mêlant colère et fatigue sue le visage, je ne réagis même pas au regard trahit que me lança mon ex-future conquête de la soirée, le laissant déguerpir comme un lapin dans son trou. Tout ce travail pour rien…Merci Palou, merci beaucoup ! Quand il fut assez loin, je lançais un regard courroucé à l’ange en l’observant un instant avant de se tourner encore plus vers elle.

"Des types comme lui j’en ai à la pelle, un peu comme toi avec les cons en fait." Une si gentille petite pique pour bien commencer le débat "Et du blanc, sérieux, tu tiens vraiment à coller aux stéréotypes ?" Bon, au moins, elle ne pouvait pas croire que je ne la reconnaissais pas. "Ceci étant dit, je pense qu’il serait préférable de changer d’atmosphère pour discuter tous les deux, tu ne crois pas ?"

Non parce que même si les conversations étaient pas mal couvertes par le bruit ambiant, je savais d’avance que la nôtre ne devrait pas se dérouler ici. Nous avions du temps à rattraper et des choses à se raconter. A moins qu’elle ne souhaite seulement me tuer, au choix.
acidbrain
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Message Sujet: Re: [ABANDONNE] good old days + belial Jeu 28 Juil - 18:35

good old days
But if by chance you're here alone, can I have a moment before I go? 'Cause I've been by myself all night long hoping you're someone I used to know. You look like a movie, you sound like a song... My God, this reminds me of when we were young Δ Adele

Ainsi, son instinct ne s’était pas trompé. Elle se serait presque réjouie de cette rencontre, en des temps bien différents de ceux-ci. Ils avaient grandi ensemble – enfin, dans le sens angélique du terme – et elle chérissait au fond de sa mémoire sans âge les souvenirs précieux de leur apprentissage. Il serait impossible de décrire en des termes humainement compréhensible le fonctionnement exact de la croissance des Anges, mais une chose était certaine : ils en avaient fait voir à Yehuiah. Ils étaient, reconnaissons-le, davantage liés par une certaine fraternité que la majorité de leurs frères et sœurs, si seulement elle pouvait encore se permettre d’utiliser ce nom.

Oui, en des temps différents, elle s’en serait réjouie. Mais le contexte actuel ne permettait pas des fantaisies. Il était recherché – ou peut-être avaient-ils simplement abandonné, estimant son cas au-delà de toute rédemption possible, ce en quoi ils n’avaient pas forcément tort – et elle aussi. Elle suivit des yeux la silhouette fine de l’humain qui s’engonçait de nouveau dans la clientèle relativement compacte du bar, regrettant un bref instant de ne pas avoir laissé son frère accomplir ce qu’il avait prévu. En voilà encore un qui mettrait des années à se rendre compte que le genre et la sexualité étaient surtout une autre des dangereuses constructions sociales de ces charmants primates imberbes, et qui en souffrirait probablement.

Son regard se baissa vers Belial – puisqu’à présent, le doute n’existait plus, il s’agissait de lui – et son sourire s’étendit légèrement en croisant le regard passablement courroucé de son frangin favori. Un instant, elle crut que ces longs siècles de séparation avaient fait perdre à son alter-ego de toujours sa verve habituelle, mais une réplique cinglante lui donna la preuve qu’elle voulait que Belial n’avait pas changé autant que sa réputation dramatique avait pu le suggérer. « Très cher, si tu avais autant de conquêtes que j’ai de simples d’esprits, tu devrais voler pour te déplacer, car les rues en seraient pavées. » La plaisanterie était acide, car elle ne pouvait, quand elle analysait objectivement la situation, que constater l’échec absolu de la mission qui lui avait confiée. Elle détacha sans y penser son chignon fait à la hâte, et une cascade de cheveux blonds roula sur ses épaules, alors que Belial, toujours aussi charmant, commentait son choix de coloris. « Ta personnalité est toujours aussi lumineuse, je vois. » lâcha-t-elle dans un ricanement qui aurait paru dédaigneux s’ils ne s’étaient pas connus davantage. « J’ai choisi le blanc pour contrebalancer la noirceur de ton âme, ô grand tentateur. Et puis ce n’est même pas blanc, c’est ivoire. » Ignare.

Cependant, il arrivait à son frère d’avoir quelques idées teintées d’une once de bon sens, et elle acquiesça lentement à sa suggestion de sortir de là. Ils se frayèrent un chemin à travers des groupes passablement alcoolisés, et enfin, retrouvèrent la fraîcheur d’une nuit plus avancée qu’elle ne l’aurait cru. Elle se retourna, et surprit le même regard de sa part que dans le bar. Elle leva légèrement les yeux au ciel. « Pas la peine de me regarder comme ça, je ne vais pas t’ouvrir en deux. Par contre s’ils nous tombent dessus, il est probable qu'ils commencent par ton cas avant le mien, désolée. » Elle jeta brièvement un regard aux alentours. Elle connaissait peu San Francisco, alors s’il voulait qu’ils bougent, il allait falloir qu’il initie un peu, parce qu’elle n’avait qu’une idée très vague d’où ils se trouvaient. Elle jeta un œil à Belial, un petit sourire jouant sur ses lèvres. « Le Mordor, Gandalf, c’est à gauche ou à droite ? » Quoi ? En trois siècles, elle avait eu le temps de s’initier un peu à la culture primate.


© GASMASK
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Message Sujet: Re: [ABANDONNE] good old days + belial Ven 29 Juil - 0:00

Good old days
Honnêtement, si tant est que je sois capable d’honnêteté à ce stade, revoir Pahaliah était une chose qui ma réjouissait. Nous étions de la même mouture elle et moi, élevé ensemble par le même ange. Tous les deux des Seraphins qui avaient finis par dire merde aux règles établies par notre Père. Enfin, moi bien avant elle je le crains, mais cela n’est qu’un détail temporel qui, au final, ne veut pas dire grand-chose pour des êtres aussi immémoriaux que nous. Alors certes, elle me pourrissait mon plan cul du jour, chose que je n’appréciais que moyennement je l’admets ; mais en même temps, la répartie qu’elle possède et notre passé commun avait quelque chose de rassurant dans un monde qui n’est, n’a jamais été et ne sera jamais le vôtre. Une oasis dans un vaste terrain vague. C’est cette familiarité entre nous qui me poussa à me permettre une pique qui, je le savais, ne la laisserais pas de marbre. Sur sa propre mission à savoir : sauver les cons. La mienne ? Celle que m’avait donnée Père a disparu de mon esprit à présent, en revanche, la nouvelle était très distrayante. Sa réponse, elle, ne me fit pas rire. Elle aurait pu, en d’autres circonstances. En fait, si elle n’avait pas fait un commentaire sur le fait de voler, j’aurais très certainement rit à sa comparaison. Là, à l’inverse je me rembrunis et me détourna d’elle pour m’accouder au bar.

Je ne lui en veux pas ; elle ne sait pas. Elle était loin, très loin de Sodome quand c’est arrivé, il y a si longtemps. Mais si dans ma vie courante j’arrive à oublier que je ne suis plus le Seraphin que j’étais autrefois, à côtoyer des humains qui n’ont rien de spécial, qui ne savent même pas que des êtres comme moi existent. Ils n’attendent pas à ce que je vole ou me téléporte magiquement vers n’importe où. Avec un autre ange, c’est une autre histoire et soudain le moignon, sombre témoin de la tragédie, me brûle et je roule une épaule par pure réflexe, alors que ça ne se passe que dans ma tête.

Le silence s’étire quelques secondes entre nous, juste le temps qu’elle ne relâche les cheveux blonds de son hôte, puis elle repris la parole. J’aurais pu trouver une réponse intelligente, un trait d’esprit comme nous en avions l’habitude, mais rien ne me vint. J’étais encore sous le coup de sa remarque précédente et je lâchais deux mots, simples, clairs mais peu habituels pour moi.

"Peu importe"


L’idée d’aller autre part pour finir cette discussion semble lui plaire puisque nous finissons par naviguer entre les corps suintant l’alcool et la dépravation pour finalement sortir du club. Elle me devança et je la suivis sans un mot. C’est elle, encore, qui entama la nouvelle conversation et je ne pus empêcher un sourire de s’installer sur mon visage, malgré mon cafard passager de tout à l’heure. Elle a raison dans tous les cas.

"Je n’en doute pas une seconde. Entre une qui flemmarde à sa tâche et un qui se permet de carrément pervertir l’œuvre de notre Père…Le choix de priorité est vite fait."


On aurait pu me croire amer à cette idée, ou même en colère, mais la vérité est que cela me fait rire. La plupart me croient morts. Seuls Lucifer et maintenant Pahaliah sont au courant qu’en réalité je suis toujours en vie. Peut-être est-ce pour cela que j’ai pu parcourir la Terre en presque paix pendant toutes ces années ? Qui sait ? Les voies du Seigneur sont impénétrables, comme on dit. I beg to differ, mais je n’en dirais pas plus, on penserait que je pars encore une fois vers un sous-entendu graveleux alors que pas du tout. Finalement elle fait remarquer qu’il faudrait peut-être qu’on bouge un jour et que, connaissant la ville mieux qu’elle, je devais prendre la tête. Je souris, avant de carrément exploser de rire à la fin. Je ne m’étais pas attendu à une telle référence venant d’elle, mais la vie est pleine de surprise, n’est-ce pas ? Je lui fais signe de me suivre, on peut être deux à jouer.

"Allez, suis-moi ma fidèle hobbit."

Oui, je me moquais allègrement d’elle, mais je fis ce qu’elle demandait : je la menais à travers la ville vers une petite bicoque à peine délabrée, dont j’ouvris la porte pour ensuite la laisser entrer à ma suite.

"Voilà mon chez moi."


Si on pouvait appeler cela ainsi. C’était surtout parce que je ne pouvais pas vraiment rester dans les rues et qu’avoir un endroit où ramener les gens que j’attirais dans mes filets était bien pratique. Comment ? Oh, un peu de persuasion, quelques morts…Et le tour est joué. Surtout de la persuasion je dois bien l’admettre. Je retirais ma veste et la posais négligemment sur le dossier d’une chaise et alla me poser dans un fauteuil. Non, franchement, hormis un peu trop de poussière ici et là, la maison était en bon état. Une grande salle à vivre, une petite cuisine dont je ne me servais que quand j’avais des humains qui venaient, une salle de bain agréables et une chambre assez grande avec tout ce qu’il faut pour jouer dans divers endroits cachés. Mais ça, elle n’en saurait rien.

"Alors, que deviens-tu depuis la dernière fois que l’on s’est vu ?"
acidbrain
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Message Sujet: Re: [ABANDONNE] good old days + belial Lun 19 Sep - 14:26

[ABANDONNE]



Come stop your crying, it will be alright ; just take my hand, hold it tight. I will protect you from all around you, I will be here, don't you cry; my arms will hold you keep you safe and warm. This bond between us can't be broken Cause you'll be in my heart from this day on now and forever more.

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[ABANDONNE] good old days + belial

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