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Nuit blanche ♦ Annabelle & Revandel
No matter what we breed, we still are made of greed

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Hunter
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Revandel
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Age : Quelques milliards d'années, 36 ans en apparence
Job : Chasseur & musicien dans un piano-bar
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HunterI lost my shoe.
MessageSujet: Nuit blanche ♦ Annabelle & Revandel ⚝ Ven 20 Juil - 2:26
Sujet privé

ft. Annabelle

type Actuel

date Juillet 2018

informations spatio-temporelles Il est 3 heures du matin, il fait nuit noire et beaucoup trop chaud
intervention du MJ Ce ne sera probablement pas nécessaire ♥️

Autre C'est mon dernier mot Jean-Pierre.


©️ HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW


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Hunter
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Revandel
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MessageSujet: Re: Nuit blanche ♦ Annabelle & Revandel ⚝ Ven 20 Juil - 2:26
NUIT BLANCHE
Don't you know you should sleep ?


Il tenait toujours sa machette fermement entre ses doigts, à s’en faire blanchir les jointures. Haletant, il gardait le regard fixé sur la tête décapitée à ses pieds, observant son regard bleu vitreux avec une dérangeante impression de malaise. A quelques pas de là, le corps continuait de se vider lentement de toute hémoglobine, tordu dans une position grotesque. Un peu plus loin, gisait un autre cadavre, lui aussi en plusieurs morceaux, et encore un autre dans une ruelle attenante. Fermant les yeux, Revandel tâcha de faire abstraction de la douleur qui lui vrillait la poitrine. Il sentait les lacérations s’étendre de son épaule droite jusqu’à son flanc gauche, rendant plus pénible chaque nouvelle inspiration. Il fallait bien admettre qu’il n’avait pas eu beaucoup de chance, les vampires munis de griffes n’étaient pas les plus courants. Il fût une époque où ces buveurs de sang ne l’auraient pas touché ; ils n’en auraient pas eu le temps. C’était l’époque où il n’aurait rien ressenti à la vue d’un homme décapité. Tout était plus simple, quand il était encore… Revandel regrettait le temps où la seule chose qu’il avait à faire était d’obéir à Michaël. Si seulement il pouvait trouver un moyen de redevenir… Il secoua la tête, chassant toute pensée de son esprit. C’était mieux de ne pas penser. Il valait mieux être… pragmatique. Sans qu’il ait eu le temps de s’en rendre compte, la nuit était tombée sur la ville. Dans les rues, les passants avaient disparu, laissant place à quelques rares automobilistes qui roulaient à l’aveugle entre les lumières blafardes des réverbères. De là où Revandel se trouvait, il pouvait les voir filer à toute allure sur la route. La traque avait été longue. Il y avait une adolescente en danger, et il avait bien fallu qu’il s’assure qu’elle rentrait chez elle, en sécurité, là où personne ne viendrait la vider de son sang dans l’indifférence générale. Fébrilement, il regarda sa montre, dont le cadran vert indiquait trois heures du matin. D’accord. Revandel soupira – geste qui lui arracha une grimace de douleur. Il n’avait pas prévu de rentrer aussi tard, mais il n’avait pas eu beaucoup mieux à faire de sa journée, alors… Ça n’était pas plus mal, finalement. Il ne serait pas parvenu à trouver le sommeil, de toutes manières. Dormir n’était pas exactement son point fort, mais il faudrait bien qu’il réussisse à grappiller quelques heures de repos, avant d’aller travailler au piano-bar. Il suffisait qu’il désinfecte ses plaies, et puis, il pourrait tâcher de se mettre au lit. Son t-shirt était en lambeaux mais ça ne faisait pas si mal que ça, il suffisait de ne pas y penser.
Revandel accorda un dernier regard au visage figé à ses pieds, hésitant. Les dents comme des couteaux, l’ex-vampire semblait prêt à revenir d’outre-tombe à tout moment pour lui arracher la trachée. Fallait-il brûler les corps, les déplacer ? Il avait un briquet dans sa poche, il n’avait qu’à acheter de l’alcool dans un magasin. Il y en avait quelques-uns qui restaient ouverts la nuit, et puis… Revandel ferma les yeux, se rattrapant au mur le plus proche avant que ses genoux ne flanchent. C’était ces saletés de griffures qui l’affaiblissaient. D’un coup d’œil, il remarqua que son sang goûtait sur le sol dans un plop régulier. Rien qu’il ne puisse, estima t-il, arranger avec un bon bandage. Mais… il valait mieux rentrer ; c’était sans doute plus raisonnable. Tant pis pour le nettoyage. Ce n’était pas très professionnel, mais depuis l’Apocalypse, tout le monde connaissait l’existence des vampires, alors… Revandel espérait simplement que son état n’affecterait pas son pouvoir. Il n’était qu’à une cinquantaine de kilomètres de Chicago, la tâche n’était pas infaisable et il n’en était pas à son coup d’essai – le corps humain était une chose bien trop vulnérable à son goût. Une dernière inspiration, un peu de concentration et il se transporta dans la propriété des Graham. La maison était plongée dans le silence et l’obscurité. Il traversa le couloir, tâchant de retenir son sang qu’il sentait couler sur le plancher. La salle de bain n’était qu’à quelques pas. Il y trouverait du désinfectant et… Son pied heurta une commode, produisant un bruit mat. Pris par surprise, le daimon lâcha sa machette, qui s’écrasa au sol dans un cliquetis métallique. Il jura entre ses dents et ramassa son arme, reprenant tant bien que mal son chemin en titubant de plus belle. C’est alors que la lumière s’alluma. Anna se tenait face à lui, le dévisageant de ses grands yeux sombres. Revandel se sentit flancher quelques secondes mais se redressa bravement, soutenant son regard. Il ne l’avait pas entendue arriver. Était-elle debout par sa faute ? Probablement. Il avait appris que la plupart des gens dormaient, à trois heures du matin.

« Je… Je suis désolé. Je ne voulais pas te réveiller. »

Idiot. Il n’était qu’un idiot. D’un air penaud, il ajouta :

« Ne fais pas attention au sang dans l’entrée, je vais nettoyer. »
©️ nightgaunt


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Intitute's scientist
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Annabelle J. Graham
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Age : 38 ans
Job : Chasseuse à mi-temps, scientifique consultante pour l'Institut
Situation : Mariée à sa collection de théières, amoureuse d'un ancien Séraphin
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MessageSujet: Re: Nuit blanche ♦ Annabelle & Revandel ⚝ Jeu 6 Sep - 12:08
Nuit Blanche
Annabelle & Revandel

« One foot in front of the other babe ; One breath leads to another yeah - Just keep moving, oh ! »
Elle ne dormait pas. Comment aurait-elle pu ? La nuit était là pourtant, silencieuse comme rarement elle l’avait été dernièrement, le vent ne prenant même plus la peine de venir se fracasser contre les baies vitrées. Vide. Elle avait habituée à la solitude enfant, et à dire vrai elle l’appréciait habituellement. Mais depuis son retour à Chicago, sept ans plus tôt, quelque chose avait changé. Etait-ce la compagnie de son aîné et tous ses chiens ? La présence d’Abigail ? Le rire de Nanshe qu’elle avait retrouvé ou encore la réconfortante présence de son Séraphin gardien ? Le fait de retrouver Charlie peut-être ? Elle avait vécu tant d’aventures, mettant souvent sa vie en danger, manquant innombrablement de sauter à pied joint dans la tombe. Elle n’avait pas trente-huit ans alors. Mais de cette époque, de la dernière année apocalyptique du moins, elle n’en gardait qu’un vague souvenir et une migraine lancinante qui refusait de s’échapper totalement et la laisser en paix. Deux années. Deux années qu’elle tentait d’y remettre bon ordre, qu’elle tentait d’y voir clair. Elle s’était réveillée avec cet homme inconnu dans son salon, dont elle avait finalement fini par se remémorer les traits avec honte et soulagement. Ils étaient perdus, tous autant qu’ils pouvaient être, et la cohabitation avait repris, plus étrange et incertaine encore.
Vide. Fermant les yeux, Annabelle serra son vieux châle à carreaux sur ses épaules avant de prendre sa tasse brûlante et la porter à ses lèvres. Plongée dans le noir – elle n’avait pas pris la peine d’allumer la lumière, y voyant assez d’après elle -, elle ignorait cependant au mieux la sensation d’angoisse qui montait insidieusement. Matthew était reparti sur les routes depuis un moment à présent. Elle savait en son sein qu’il lui cachait ses ténèbres et cela avait tendance à la contrarier. Abigail était partie également, depuis longtemps maintenant, et elle n’avait guère plus de nouvelles de Charlie. Allaient-elles bien ? Elle n’aurait su le dire. Droite comme un i malgré la fatigue, elle contemplait à présent le jardin qui s’étendait à ses pieds. Dans quelques jours, elle-même repartirait sur les routes pour ses recherches mais, en attendant, elle cherchait du réconfort là où elle pouvait. Comment cela avait-il pu changer à ce point ? Son coeur se serra à la pensée que Revandel n’était pas rentré et elle senti sans comprendre une pointe d’angoisse monter en elle. D’eux tous, il était celui qui s’acclimatait le plus mal, et pour cause. Elle ne désirait pas lui avouer mais sa décision de rejoindre l’Institut avait surtout été pour l’aider lui. A dire vrai, elle vivait plutôt bien de ne plus voir les démons à chaque coin de rue, bien que la radio angélique lui manquait. Mais ce n’était pas le cas de son ami, non. Que s’était-il donc passé ? Lâchant un soupir, elle se détourna finalement du jardin, buvant une nouvelle gorgée de sa tasse. Au moins Nanshe allait-elle bien. C’était tout ce qu’elle parvenait à se dire pour se réconforter.
Distraite, elle manqua se trébucher sur le pan traînant de son châle alors qu’elle se dirigeait vers son lit. Se retenant à la commode in-extremis et sauvant sa tasse de justesse, elle ne s’attendait cependant pas à ce qu’une autre onde de choc ne mette fin à sa vie de manière si brutale. En effet, alors que les aiguilles usées de la pendule rococo s’alignaient sur le chiffre trois, c’est un macabre son métallique s’écorchant sur le parquet de bois qui la fit sursauter et, ce faisant, brisa finalement sa tasse sur le sol, tâchant de thé ce dernier. En d’autres circonstances, elle aurait sûrement poussé une exclamation de mécontentement mais, sur l’heure, son coeur ne pu se serrer que d’avantage. Il n’y avait que deux personnes qui pouvaient rentrer à une heure pareille. Délaissant les débris noyés, elle tenta de contourner la scène de crime au mieux, parvenant néanmoins à s’entailler avec quelques débris de verre. Qu’importe sur le moment, pourtant. Ignorant le tiraillement, elle se précipita ensuite dans le couloir, oubliant son accoutrement saugrenu. Le châle à moitié retombé sur ses épaules et traînant de nouveau sur le sol ne laissait aucun doute quand à sa tenue légère – une nuisette datant des années 1920 - ce qui n’était donc guère approprié pour des retrouvailles. Mais là encore qu’importait. Allumant la lumière quitte à s’éblouir sur l’instant, la scène qui lui parvient par la suite la laissa glacée d’effroi. Il était rentré, oui. Il était vivant. Mais dans quel état ?

« Que s’est-il passé? »
Sa voix, rauque et nouée par l’angoisse, était pourtant douce. S’approchant finalement du Séraphin avec prudence, ses yeux quittèrent son visage désolé et penaud pour s’arrêter sur chaque détail possible. Le sang frais maculait le plancher – mais il était somme toute habitué à ce genre de traitement – une machette trônant fièrement près de la commode, couverte elle-même du liquide rougeâtre sirupeux. Inspirant quelque peu, elle se rapprocha encore jusqu’à se tenir proche de l’ancien Séraphin, ses yeux revenant scruter son corps finalement musclé pourtant mutilé à divers endroits. A l’idée même que l’on avait écorché l’une des plus belle lumière qu’elle avait pu contempler en sa courte vie, elle en fronça les sourcils de mécontentement. Que s’était-il passé, oui ? Mais l’heure n’était pas réellement aux questions, non. Il lui fallait des soins. Aurait-elle assez ici ? Diantre, c’est l’hôpital qu’il aurait plutôt fallut.
« Viens avec moi. » Il ne restait que quelques pas à faire pour arriver à la salle de bain – il suffisait de dépasser sa chambre pour atteindre le bout du couloir, cependant il lui semblait grotesque qu’il le fasse désormais sans aide. Alors, venant aux côtés de l’ancien Séraphin, elle vint délicatement prendre son bras pour le passer sur ses épaules et ainsi le soutenir correctement. Etrangement, elle retint un frisson à cette nouvelle proximité – elle n’était définitivement pas habituée à ce genre de contacts avec lui, mais qu’importe. Ce n’était ni le lieu, ni le moment, n’est-ce pas ? Laissant donc leur peau tièdes s’entrechoquer en tentant de réguler sa propre respiration, elle se concentra pour l’emmener à bon port, ignorant les autres pensées parasites.
« Je ne dormais pas. » Sa voix, fluette cette fois, sorti pour répondre aux premières paroles du Séraphin, comme souhaitant le rassurer. Evitant souplement une nouvelle commode, elle reprit, dépassant sa chambre dont la porte, ouverte, laissait s’échapper les traces de son propre crime. « Je suis restée insomniaque malgré tous les changements, d’autant plus que j’étais angoissée par le silence. » Avouer cela lui fit l’effet d’une gifle. Une fois encore, il lui faudrait réfléchir à ces faits, plus tard. Bien plus tard. « J’ai trébuché sur mon châle puis j’ai brisé ma tasse de thé quand tu es rentré. Ne t’inquiète pas pour le plancher, il en a vu d’autres. Le plus important est de te soigner. » Le soigner, oui. Et comprendre ce qu’il avait donc bien pu croiser d’aussi affreux pour oser souiller un être si merveilleux qu’il l’était.

(c) DΛNDELION



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I don't want a lot for Christmas, There is just one thing I need; I don't care about the presents Underneath the Christmas tree ! I just want you for my own More than you could ever know. Make my wish come true, oh : All I want for Christmas is you
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MessageSujet: Re: Nuit blanche ♦ Annabelle & Revandel ⚝
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Nuit blanche ♦ Annabelle & Revandel

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