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Proof. | WILLIAH
No matter what we breed, we still are made of greed

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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Mar 6 Fév - 23:10

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William & Isaiah

« As if the first cut wasn't deep enough, I dove in again 'cause I'm not into giving up. Could've gotten the same rush from any lover's touch. Why get used to something new ? 'Cause no one breaks my heart like you and you kiss me, and you wish could see what happens next. For a moment, I can forget what happens in my head. If I doubt you, will you come through with a happy second chance ? A happy ending. But this time you don't leave me sinking, I'm underwater with no air in my lungs. My eyes are open, I'm done giving up. You are the wave I could never tame. If I survive ; I'll dive back in. »
Comme un animal sauvage, Isaiah était imprévisible dans ses réactions et actions. Impossible à prédire exactement. Il ne doutait pas que le vampire s'était adapté, pouvait deviner certaines choses mais il savait fort bien que le vampire ne pourrait jamais exactement le connaître et prévoir ce qu'il dirait ou ferait. Il aimait ça, Isaiah, le rendre fou. Le voir avec cette impression de marcher sur des oeufs ou alors foncer au risque de se casser la gueule, il adorait ce sentiment d'avoir le contrôle sur leur relation, même quand William initiait cette idée de mariage et qu'il acceptait. Il n'était pas encore arrivé au stade où il acceptait d'admettre que William contrôlait bien des choses entre eux et qu'en un sens, il pouvait le contrôler, lui. Isaiah n'était pas de ces hommes qu'on pouvait véritablement apprivoiser, il fallait s'y faire. Un anneau au doigt ne le rendrait pas plus sage, il continuerait ses conneries habituelles, à foncer dans le tas, à chasser et toutes ces choses là.


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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Jeu 8 Fév - 15:39

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« Et si tu n'existais pas, dis-moi comment j'existerais ?Je pourrais faire semblant d'être moi, mais je ne serais pas vrai. Et si tu n'existais pas,  je crois que je l'aurais trouvé, le secret de la vie, le pourquoi. Simplement pour te créer et pour te regarder.Et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j'existerais ? Pour traîner dans un monde sans toi, sans espoir et sans regrets. Et si tu n'existais pas, j'essaierais d'inventer l'amour, comme un peintre qui voit sous ses doigts naître les couleurs du jour. Et qui n'en revient pas.»
William aurait peut-être pu prédire ce qu'Isaiah allait faire, oui sans doute mais même si les choses reviennent à la normale entre eux, en un an de temps, il a perdu quelques réflexes le vampire. Ce j'ai faim aurait pu vouloir dire deux choses et c'est vrai qu'avec le recul il n'y avait qu'un seul sens possible. Ce sont des habitudes, des réactions qui doivent encore pleinement revenir, aussi imprévisible que peut l'être Isaiah, il a quand même quelques points fixes, quelques cheminements de pensées qui restent en ligne droite. Sans compter qu'il l'a déjà dit le vampire mais si physiquement il est en pleine forme, psychologiquement son fiancé l'a fatigué. Alors autant se laisser porter et ne pas chercher à anticiper des choses.


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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Jeu 8 Fév - 21:36

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« As if the first cut wasn't deep enough, I dove in again 'cause I'm not into giving up. Could've gotten the same rush from any lover's touch. Why get used to something new ? 'Cause no one breaks my heart like you and you kiss me, and you wish could see what happens next. For a moment, I can forget what happens in my head. If I doubt you, will you come through with a happy second chance ? A happy ending. But this time you don't leave me sinking, I'm underwater with no air in my lungs. My eyes are open, I'm done giving up. You are the wave I could never tame. If I survive ; I'll dive back in. »


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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Mar 13 Fév - 20:31

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« Et si tu n'existais pas, dis-moi comment j'existerais ?Je pourrais faire semblant d'être moi, mais je ne serais pas vrai. Et si tu n'existais pas,  je crois que je l'aurais trouvé, le secret de la vie, le pourquoi. Simplement pour te créer et pour te regarder.Et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j'existerais ? Pour traîner dans un monde sans toi, sans espoir et sans regrets. Et si tu n'existais pas, j'essaierais d'inventer l'amour, comme un peintre qui voit sous ses doigts naître les couleurs du jour. Et qui n'en revient pas.»


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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Mar 13 Fév - 23:54

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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Jeu 15 Fév - 2:42

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« Et si tu n'existais pas, dis-moi comment j'existerais ?Je pourrais faire semblant d'être moi, mais je ne serais pas vrai. Et si tu n'existais pas,  je crois que je l'aurais trouvé, le secret de la vie, le pourquoi. Simplement pour te créer et pour te regarder.Et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j'existerais ? Pour traîner dans un monde sans toi, sans espoir et sans regrets. Et si tu n'existais pas, j'essaierais d'inventer l'amour, comme un peintre qui voit sous ses doigts naître les couleurs du jour. Et qui n'en revient pas.»


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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Ven 16 Fév - 3:07

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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Sam 17 Fév - 23:50

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« Et si tu n'existais pas, dis-moi comment j'existerais ?Je pourrais faire semblant d'être moi, mais je ne serais pas vrai. Et si tu n'existais pas,  je crois que je l'aurais trouvé, le secret de la vie, le pourquoi. Simplement pour te créer et pour te regarder.Et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j'existerais ? Pour traîner dans un monde sans toi, sans espoir et sans regrets. Et si tu n'existais pas, j'essaierais d'inventer l'amour, comme un peintre qui voit sous ses doigts naître les couleurs du jour. Et qui n'en revient pas.»


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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Dim 18 Fév - 0:31

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L'idée de passer des moments privilégiés avec son homme était plus que tentant. En soit, c'était ce qu'ils faisaient déjà mais là, ça serait d'autant plus significatif. Il avait essayé une seule fois dans sa vie d'arrêter la chasse et il avait payé le prix fort et n'avait jamais plus arrêté depuis, et ça remontait à une paire d'années. Mais là, se marier et partir en lune de miel voulait dire un break, ranger ses armes au placard et juste profiter de la vie, profiter de son homme sans se soucier du fait qu'il y aurait une chasse au vampire ou au fantôme dans l'heure qui suivait. Ce serait vivre normalement pendant quelque jours, pour la première fois depuis des années. C'était ainsi qu'il le voyait en tout cas, mais il voyait aussi dans ce mariage un signe d'appartenance, William serait sien officiellement, un autre anneau au doigt et si l'envie était toujours là, pourquoi pas porter son nom. Possessif, le chasseur, il se découvrait cette possessivité quand avant il se moquait de tout et tout le monde, là, il était possessif à l'extrême avec le vampire. Il l'avait trouvé sans avoir à le chercher mais il s'était imposé dans sa vie, impossible qu'il en sorte à nouveau, il se l'était promis. Puis c'était spontané, ce je t'aime qu'il lui adressait, comme ce rire léger. Et ce j'ai hâte qu'on se marie, aussi, c'était sincère. Il avait vraiment hâte, pour de très nombreuses raisons, pas forcément pour la lune de miel, mais pour bien d'autres raisons. C'était presque si parmi ces raisons il pouvait citer le côté romantique de la chose mais, eh, il ne fallait pas trop pousser non plus avec Isaiah.

Oui, la subtilité, c'était pas trop ça avec Isaiah. En même temps, entendre de son fiancé en pleine action qu'il "préférait les siennes", suggérant ainsi qu'il en avait connu nombreuses autres... Alors il lui rendait la pareille, en appuyant bien. S'il était frustré ? Clairement, oui. Il savait que c'était le risque mais, eh, lui-même était jaloux, chose qu'il se découvrait. Cette jalousie qui le bouffait, cette possessivité. Mais il avait six cent ans le vampire donc forcément pendant tout ce temps, il avait du en connaître, des hommes, peut-être même des femmes. Allez savoir, pourtant, ça dégoûtait le chasseur d'imaginer ça. Il plissait le nez et se rhabillait avant de répondre, sachant à quoi s'en tenir. Frustré, oui, clairement, il était bien parti et si lui avait été jusqu'au bout malgré sa jalousie, William ne semblait pas être parti pour faire pareil. Tant pis. Il se mordait la langue, essayait de penser à autre chose. Frustré, oui, là encore, c'était le mot qui conviendrait, parce qu'il était bien parti et adorait ce que William faisait, il lui avait dit, c'était dommage que ça n'arrivait pas plus souvent.

Il avait envie de gueuler. Mais il voyait les réactions de son homme et pour la première fois de sa vie, il culpabilisait de lui avoir sorti ça. Oui oui, il culpabilisait. Il l'avait dit, non ? Il voulait changer pour lui. Et il avait baissé sa garde avec William, il s'était enfin ouvert à lui. Il n'avait plus les même attitudes à se braquer, s'énerver au moindre détail. Il changeait et William allait le comprendre, visiblement c'était le meilleur moment pour le lui montrer, le lui prouver. Alors au lieu de gueuler comme il en avait envie, il soupirait. Il regardait devant lui puis il tournait à nouveau la tête vers William.

Pardon... excuse moi, bébé. Je...

Il soupirait à nouveau. Il posait sa main sur la cuisse de William, sans aucune intention autre que le toucher toute fois, avoir une main sur lui. Penaud, il reprenait.

J'ai viré rouge quand tu m'as dis que tu aimais "les miennes". Me rappelant que d'autres ont pu t'en faire aussi. Ca m'a énervé, ça m'a blessé. Mais j'avais pas envie de gueuler non plus alors, voilà...

Il haussait les épaules. Oui, oui, il venait bien de s'excuser et oui, il parlait calmement, oui, il était même gêné d'avoir à expliquer son comportement. C'était bien Isaiah qui était là, pourtant, pas un polymorphe et il n'était pas possédé non plus. En même temps, il se rendait compte qu'il avait manqué à sa promesse, il avait blessé William alors qu'il ne voulait justement pas le blesser.

J'en ai rien à foutre des autres mecs que j'ai pu me faire, ok ? Y'a que toi, ok ? Y'aura jamais que toi, je te l'ai promis, non ?

Ou comment il avait pu retirer sa main de la cuisse de William pour chercher son visage de sa main. Regarde moi, je suis désolé.

Je t'aime, Will. Pardon.

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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Dim 18 Fév - 5:04

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« Et si tu n'existais pas, dis-moi comment j'existerais ?Je pourrais faire semblant d'être moi, mais je ne serais pas vrai. Et si tu n'existais pas,  je crois que je l'aurais trouvé, le secret de la vie, le pourquoi. Simplement pour te créer et pour te regarder.Et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j'existerais ? Pour traîner dans un monde sans toi, sans espoir et sans regrets. Et si tu n'existais pas, j'essaierais d'inventer l'amour, comme un peintre qui voit sous ses doigts naître les couleurs du jour. Et qui n'en revient pas.»
Comment est-ce possible de passer de la joie, du bonheur à se sentir blessé et plus que jaloux ? Comment tout peut aller bien une seconde et dérailler autant la seconde suivante ? Ah oui, c'est vrai, parce que William est fiancé à Isaiah. Son ouragan personnel qui sait le faire passer d'un état à l'autre en deux secondes. Ce qui n'a pas manqué de se produire encore une fois. Le chasseur qui ne semble même pas avoir conscience de ce qu'il peut dire et faire et le vampire qui se retrouve blessé, une fois encore. Cela s'accumule et forcément malgré la promesse d'Isaiah, les vieux réflexes reprennent le dessus : la situation va encore partir en vrille. Son humain va encore gueuler, l'envoyer chier ou l'insulter ou tout à la fois, parce que ça il sait faire Isaiah. Et si jusque là, William s'en accommodait, ça ne le dérangeait pas plus que ça, là il en a marre, pas après tout ce qu'ils ont pu se dire, pas après toutes les avancées qu'ils ont fait ensemble.

Du coin de l'oeil, William a vu son fiancé se rhabiller, au moins a t-il compris que là ce n'est plus la peine de lui demander quoi que ce soit. Pourtant ils passaient un bon moment, tout allait bien, non ? Du moins le vampire ne voit pas pourquoi Isaiah lui a sorti ça, surtout comme ça, surtout à ce moment là. Qu'est-ce que William a bien pu faire pour que ça en arrive là ? Oui il en est à douter de lui, logique, non ? Alors même qu'une fois redressé et au fond de son siège c'est cette blessure qui domine le reste mais il prend sur lui, il attend que ça lui tombe dessus. Il ne regarde pas vers Isaiah, il reste la tête entre ses mains même quand l'humain prend la parole. Wait. Isaiah qui quoi ? Qui s'excuse ? Il a rêvé ou quoi ? « Qui êtes-vous ? Qu'avez-vous fait d'Isaiah » a t-il envie de dire, tout comme il a envie de se tourner vers lui mais non ça serait trop simple, trop facile de le faire. Il ne bronche pas à la main sur sa cuisse. Ah.

Il écoute Isaiah tout en prenant une profonde inspiration, ils ont encore du chemin à faire tous les deux. Est-ce que ça le réconforte un peu que son humain s'excuse ? Oui quand même mais ça fait mal encore ce qu'il a pu entendre. Au moins relâche t-il sa tête d'entre ses mains même si pour le moment il ne regarde pas Isaiah. Lui soufflant un :

- Oui.

Oui tu l'as promis mon cœur. Mais ça renvoie aussi William a sa peur de perdre Isaiah malgré leurs sentiments, le perdre parce qu'il n'est « qu'un » vampire comme l'a dit le chasseur. Qu'un jour il va se réveiller et se dire qu'il ne peut plus être avec un vampire même en l'aimant. Pas un homme mais un vampire et quand on sait que chez Isaiah les siens sont moins que rien. Pourtant il le laisse faire, lui laisse lui prendre le visage et lui tourner la tête, fermant les yeux un bref instant à ces mots.

- Tu n'es pas le seul responsable Isaiah, je n'ai pas fait attention à ce que je disais. Je suis désolé mon amour. Mais tu n'as pas besoin de gueuler pour que je t'écoute, tu aurais dû t'arrêter et me le dire tout de suite. Je sais que tu n'aimes pas parler mais il faut qu'on arrive à communiquer.


William prend le risque de se pencher vers Isaiah et de l'embrasser avant de parvenir tant bien que mal à l'enlacer. Se reculant après le baiser pour le regarder.

- Je ne voulais pas te blesser mon amour, je n'ai vraiment pas fait attention à mes mots. J'étais juste dans l'élan du moment parce que tu es plus que doué et pas que pour ça, tu me fais perdre la tête.

Comment lui faire vraiment comprendre ce qu'il a pu ressentir ou pourquoi il a sorti ces mots plus que maladroits ? Ah si, il sait.

- En d'autres termes, tu es le meilleur coup de ma vie, il n'y a pas comparaison possible pour moi.

Bah si là Isaiah comprend pas à quel point William est accro à tout ce qu'ils peuvent partager dans un lit ou comme là dans la camionnette.

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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Dim 18 Fév - 14:58

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« As if the first cut wasn't deep enough, I dove in again 'cause I'm not into giving up. Could've gotten the same rush from any lover's touch. Why get used to something new ? 'Cause no one breaks my heart like you and you kiss me, and you wish could see what happens next. For a moment, I can forget what happens in my head. If I doubt you, will you come through with a happy second chance ? A happy ending. But this time you don't leave me sinking, I'm underwater with no air in my lungs. My eyes are open, I'm done giving up. You are the wave I could never tame. If I survive ; I'll dive back in. »
Il culpabilisait d'avoir fait retomber l'ambiance mais en même temps, il avait été tellement en colère... Tellement jaloux. Mais il prenait sur lui, il prenait beaucoup sur lui pour se calmer et ne pas l'agresser, l'insulter. En même temps, ça lui paraissait presque naturel d'agir ainsi, maintenant qu'il s'était ouvert à son homme, vraiment ouvert. Alors il allait continuer sur cette pente.

Je pensais pouvoir passer outre mais j'y suis pas parvenu. Et... Pourquoi j'ai pas arrêté, bah... J'aime faire ça, c'est tout. Enfin, sur toi, surtout.

Il haussait les épaules, lui confiant qu'en effet, il aimait cette pratique, même s'il le savait déjà, sûrement, c'était visible selon lui.

Crois le ou non mais je suis un homme comblé, parce que je vais moi-même épouser le meilleur coup de ma vie. Même si ma vie est plus courte que la tienne et que j'ai pas eu autant le temps que toi pour... Bref. Je ne dis pas ça pour te flatter mais parce que c'est vrai. Tu es tellement doué que tu as réussi à m'allonger là où n'importe qui d'autre n'y serait jamais parvenu, tu es tellement doué que tu as réussi à me faire aimer, voir même adorer, être passif alors que j'ai toujours été actif et qu'avant toi, j'aurais jamais ne serait-ce qu'envisager laisser quelqu'un faire le quart de ce que tu me fais. Mais je me suis senti en confiance avec toi et j'avais envie d'essayer, juste avec toi. Quant à ma remarque, c'était pas subtile mais oui, j'aime les pipes, désolé, hein. Je sais que c'est pas ton truc qu'en faire et c'est pour ça que je t'ai dis que je m'en contenterai même si c'est rare.

Parce qu'il n'avait pas de pudeur, ni de honte, encore moins de tabou, il lui en parlait clairement. Quitte à être vulgaire parce que c'était lui, après tout. Il ne le regardait plus, il regardait devant lui, puisque regarder sur le côté lui donnerait le reflet de son homme dans sa vitre.

Je t'aime tellement que ça me rend fou, William. Pourquoi je t'en ai pas parlé, bah, parce que je comprends pas toujours mon comportement et mes réactions. J'ai jamais été jaloux ou possessif avant mais là rien que l'idée que quelqu'un t'approche à moins de deux mètres ça m'angoisse, l'idée même qu'on te matte, je sais que je devrai être fier parce que tu es mien mais je suis surtout jaloux qu'on puisse oser te regarder avec une quelconque lueur d'envie. Ca me bouffe et je comprends pas pourquoi. Alors si pour un regard ou t'approcher à moins de deux mètres je réagis comme ça, j'te laisse imaginer à quel point ça me bouffe de t'imaginer te faire sucer par un connard quelconque, surtout quand tu me sors ça quand moi-même je le fais.

Il soupirait. Il ne parlait pas méchamment, juste vite, honteux surtout de lui confier tout ça. Et son accent, n'en parlons même pas, ça rendait sûrement plus rude ses paroles alors qu'il était juste entrain de se confier et qu'il était juste bouleversé mais méchant, non, mais son accent rendait peut-être cette notion plus compliquée, il ne s'en rendait pas forcément compte.

J'ai jamais été comme ça. Je me foutais toujours de tout le monde, je m'attachais jamais. Ca a toujours été des coups comme ça et surtout, je leur piquais leur fric juste après quand ils détournaient leur attention. Mais toi... J'ai peur que tu partes, que tu te rendes compte de qui je suis vraiment, oui, même avec tout ce qu'on s'est dit, je te l'ai dis, va me falloir du temps pour que je comprenne vraiment que toi et moi c'est pour toujours et que tu partiras plus. J'ai jamais été comme ça mais tu réveilles ça en moi et je sais pas comment je suis sensé calmer ces pulsions, c'est nouveau pour moi, cette possessivité et cette jalousie maladive. Parce que je le sais que c'est pas normal et je veux pas t'étouffer mais en même temps je t'aime tellement que ça m'rend malade... t'imaginer loin de moi, t'imaginer proche de quelqu'un d'autre... Ca a réveillé de sales images et j'ai pas pu contrôler ça alors oui je t'ai balancé ça pour te le faire comprendre parce que je sais que toi aussi t'es comme ça. Même si je sais que tu m'aimes, même si tu sais que je t'aime.

A quel point il était fou d'amour pour lui ? Il baissait son haut pour montrer la trace de la morsure de William entre cou et épaule.

Je t'aime à ce point là, Will, au point de te laisser me mordre et te laisser faire autant de fois que tu souhaiteras le faire, à la fréquence que tu voudras pour te rassasier. Je suis fou, je te l'ai dis. Je suis jaloux à ce point aussi, possessif à ce point. Je peux travailler dessus maintenant que je sais mais me faudra du temps... Je t'aime au point d'accepter que tu sois un vampire, au point de t'accepter tout court, alors que tu sais à quel point je peux haïr les vampires, je t'aime au point que je peux pas envisager ma vie sans toi même cinq minutes. Rien que ces heures où t'es parti en ville ça m'a stressé, ça m'a agacé et j'avais envie de partir te chercher et te ramener à la maison, te ramener auprès de moi. Je sais que c'pas normal et que j'risque plus de t'étouffer qu'autre chose mais v'là.

Il faisait de son mieux pour lui expliquer à quel point il l'aimait, à quel point il était possessif, jaloux, à quel point il avait envie de lui.

Je t'aime au point que j'peux pas me passer de toi. Tu crois que c'n'importe qui, qui peut m'faire les effets qu'tu m'fais ? Rien qu'un baiser et je m'enflamme, rien qu'une caresse et c'est parti, on dirait un ado, c'n'importe quoi parfois mais c'est l'effet qu'tu m'fais, c'tout. J'aime ton odeur, j'aime ton goût, j'aime tes baisers. J'aime sentir tes lèvres et ta langue, oui, tu sais pas quel effet ça peut m'faire alors oui, c'comme ça que ça m'est v'nu, quand j'ai dis que c'était dommage que ce soit pas plus souvent. Mais j'aime aussi sentir tes lèvres contre les miennes, plus simplement, j'aime quand tu me serres contre toi alors que ce serait n'importe qui d'autre à part Shana qui essaierait de me prendre dans ses bras qu'il se prendrait un poing dans la gueule direct. J'ai jamais aimé qu'on m'approche, qu'on me touche, qu'on m'enlace, mais toi... Toi j'en ai besoin, tu vois. C'comme ça. Ca me fait du bien, ça me rassure, même quand tu me prends juste dans tes bras quelque secondes. J'peux juste pas imaginer quelqu'un d'autre le faire avec toi ou avec moi. Ca me dégoûte, ça m'énerve, ça me rend fou aussi. Tu peux croire que j'ai eu nombreuses aventures, c'est vrai. Mais. Parce qu'il y a un mais. Personne n'a pu m'enlacer comme tu l'as fais, personne n'a pu m'embrasser comme tu l'as fais. Mes ex, c'était compliqué aussi, faut pas croire. Mais avec toi c'est naturel. Quant aux coucheries, j'aimerai qu'on en parle une dernière fois pour être au clair et plus avoir à revenir dessus. Tu veux qu'on communique, alors. Oui, j'ai eu beaucoup de conquêtes, c'est vrai. Je pensais que ça comblerait un vide que j'avais. C'était juste pour m'amuser et piquer de la thune, oui. Mais comme je t'ai dis tout à l'heure, tout ce que je fais avec toi, c'pas ce que j'ai pu faire avec les autres. Me laisser coucher ? Jamais. Y'a qu'à toi que j'ai pu faire suffisamment confiance pour te laisser prendre les commandes. Me faire prendre ? Putain non, impensable, jamais d'la vie j'aurai accepter ça, j'aurai pu défoncer le premier qui aurait essayé, rien qu'y penser. T'es bien l'seul que j'ai pu laisser faire. Ouais ouais, moi, hein, j'ai pas de tabou et tu l'sais. Sucer ? Nan, j'ai beau aimé l'faire, j'me serai jamais rabaissé à ça avec mes coucheries d'un soir. Pourtant j'serai capable de te le faire tous les matins, tous les soirs sans rien attendre en retour.

Il se perdait dans ses mots, l'allemand, il parlait trop, plus qu'il n'avait jamais parlé ces dernières années, depuis deux jours. C'était un exercice très fatiguant pour lui, qui lui donnait mal à la mâchoire, qui le fatiguait tout court, oui. Il soupirait, encore.

T'es déjà pardonné, bébé. Je t'ai déjà pardonné y'a un moment pour c'que t'as dis. Mais pardonne moi aussi d'être si con parfois. Ou tout le temps, même. Je veux pas te blesser, te faire du mal, bien au contraire. J'veux que tu sois heureux mais j'ai merdé. Encore.

Il sortait de sa poche son paquet de clope, ouvrant la fenêtre à côté de lui ensuite. Il coinçait une clope entre ses lèvres, l'allumait avec son briquet. Grand besoin de fumer, à défaut de boire, tout en sachant que sa bouteille était juste là devant lui, qu'il n'avait qu'à tirer sur la poignet et se servir. Mais ça n'aurait sûrement rien arrangé s'il se mettait à boire, le whisky le rendait souvent plus agressif, plus vif, avant de l'endormir. Donc, ouais, valait mieux éviter le whisky.

Autre preuve, à quel point je t'aime.

Il entendait déjà William râler mais, eh. Il prenait finalement cette bouteille dans la boîte à gant, ouvrant ensuite la portière et sortant, s'engouffrant dans le froid et sous la pluie fine qui parvenait à passer à travers les pins. Il repérait vite la poubelle et allait y jeter sa bouteille, revenant ensuite sur ses pas. Plus d'alcool dans la voiture, il s'engouffrait à nouveau dans la voiture, tirant sur sa clope au passage et soufflant sa fumée dehors. Ce qui aurait pu être simple à faire que jeter une bouteille de whisky pour n'importe qui, était pour lui une véritable et grosse épreuve. L'alcool avait été son refuge, son réconfort, pendant tant d'années. Ca avait été un moyen de se réchauffer, moyen de s'endormir sans rêver, trop out pour ça. Mais il avait William, maintenant. Il savait que l'alcool avait souvent été un problème entre eux, ou du moins les excès d'Isaiah qui n'avait pas forcément de contrôle sur ça. Un verre en appelait un autre, une gorgée en appelait une autre et au final, il finissait toujours raide. Sauf que là, c'était sans hésitation qu'il avait jeté la bouteille pourtant encore bien remplie dans cette bouteille, sans regard en arrière. Et il s'était rassis. Il était comme ça, Isaiah, il avait une volonté de fer. Quand il décidait quelque chose, c'était comme ça, point barre. Il refermait la boîte à gant qui ne contenait maintenant plus que des cd et des téléphones avec leur chargeurs. Ceci dit, il ne disait et ne faisait pas tout ça pour attendre quelque chose de la part de William, comme le fait qu'il reprenne où il s'était arrêté, il n'était pas con à ce point là, encore moins manipulateur - ça demandait surtout trop d'efforts pour lui. Non, juste pour lui prouver qu'il était désolé, qu'il l'aimait plus que l'alcool, plus que ses coups d'un soir et la liberté qu'il avait autrefois à agir comme ça.

D'une certaine façon, tu m'as fais grandir et tu m'aides encore à grandir. Je veux vieillir à tes côtés, je veux devenir l'homme que j'aurai du être au lieu d'être juste moi-même un fantôme comme je l'ai été toutes ces années.

Être bloqué dans cette phase, jamais évoluer, un fantôme oui, là sans l'être, vivre sans réellement vivre. Manger quand il y pensait et que son corps le réclamait au lieu de faire les trois repas par jour, boire pour s'hydrater et non pas se saouler et s'endormir. D'ailleurs à force de parler autant, il prenait sa bouteille pour boire une gorgée. Ah bah comme quoi, le discours de tout à l'heure n'était toujours pas terminé, il avait encore à dire, il avait aussi à se répéter, il se répétait beaucoup mais s'il fallait se répéter beaucoup de fois pour que son homme comprenne, ainsi soit-il, il se répéterait.
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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Mar 20 Fév - 1:54

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« Et si tu n'existais pas, dis-moi comment j'existerais ?Je pourrais faire semblant d'être moi, mais je ne serais pas vrai. Et si tu n'existais pas,  je crois que je l'aurais trouvé, le secret de la vie, le pourquoi. Simplement pour te créer et pour te regarder.Et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j'existerais ? Pour traîner dans un monde sans toi, sans espoir et sans regrets. Et si tu n'existais pas, j'essaierais d'inventer l'amour, comme un peintre qui voit sous ses doigts naître les couleurs du jour. Et qui n'en revient pas.»
William voit mieux où peut se situer le problème, ce qui a pu se passer et putain il a été bien con le vampire, il aurait dû continuer à faire attention à ses mots. Depuis qu'il connaît Isaiah, il fait attention à chaque parole qu'il peut prononcer et quand on sait que souvent ça part quand même en live. Mais là il a pas fait gaffe, comment aurait-il pu en même temps, entre ce qu'Isaiah faisait et le fait que ça fasse longtemps. UN AN. Une année entière, d'accord c'est en grande partie de sa faute mais quand même il n'en reste pas moins que c'est long. Donc oui là il a pas fait gaffe, il a réagit sans chercher plus loin quoi. Et oui il comprend à quel point ses mots ont pu blesser Isaiah même si c'était un compliment de base, il avait pas vu le fait que ça pouvait sous-entendre des exs au pire moment qui soit.

Puis forcément, Isaiah qui s'excuse, ça le surprend, il se demande ce qu'il se passe. L'idée que ça ne soit pas son humain le traverse, les vieilles habitudes tout ça. Tout logiquement, William lui explique ce qu'il a voulu réellement dire et il s'excuse, oui logique. Tout comme il tente d'expliquer à son fiancé qu'ils doivent arriver à parler quand ça va pas. Et la réponse l'étonne quand même, il pensait pouvoir dépasser ça, peut-être mais laisser Isaiah ronger sa colère, il sait d'instinct que ce n'est pas une bonne idée. Le fait qu'il aime ça, oui il l'a vu et il connaît Isaiah mais de là à continuer quand même. Le meilleur coup de sa vie, ah, c'est plus que flatteur quand même en effet même si le fait qu'il soit plus vieux ne veut pas dire que. Enfin il en sait rien William, il a jamais compté non plus, ce n'est pas important non plus. Ce qui l'a vraiment fait réagir, c'est le fait que bah que Isaiah n'a pas été fidèle tout de suite, qu'il en a vu passer des mecs l'air de rien au début.

Oh. William est surpris pour la suite, c'était venu tellement naturellement entre eux qu'il n'a pas pensé à ça comme ça, il pensait qu'Isaiah était peut-être switch comme on dit. Mais ce qui le touche vraiment dans ce qu'il entend c'est la confiance que l'humain lui a accordé, assez de confiance pour changer ses habitudes. C'est peut-être encore plus beau que d'entendre un je t'aime, ce genre de propos, surtout venant de la part d'Isaiah. Oui le vampire arrive à mesurer cela, à se rendre compte de tout ça. C'est pas qu'il aime pas ça ou que c'est pas son truc, c'est juste qu'il ne l'a fait qu'avec Isaiah. Même s'il n'apprécie que peu qu'Isaiah détourne le regard, il le laisse faire, il en a peut-être besoin après tout de ne pas regarder William pour arriver à parler. Le vampire, lui, en bouge légèrement sur son siège, pour venir se caler le dos à la portière, tourné vers son fiancé. À l'écoute de ce qu'il peut lui dire, ne voulant surtout pas l'interrompre, Isaiah ne s'est jamais autant confié à William, ce qui renforce cette envie de l'écouter sans le couper à aucun moment qui soit. Et en fait, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre vraiment, ça le rend fou aussi le vampire d'imaginer Isaiah se laisser approcher par un autre mec. N'importe quel autre mec en fait. Jaloux et possessif et William l'a bien montré l'autre soir.

L'accent d'Isaiah rend les choses un peu compliquées mais William arrive à le comprendre et surtout comme il a commencé à apprendre l'allemand, il se rend mieux compte des sonorités. Sans oublier le nombre d'années à côté de son fiancé, depuis le temps, il s'y était fait. Il préfère largement écouter ce qu'il veut vraiment dire que de se stopper à son accent. Le fait que son homme reparle du fait qu'il est parti, ça le fait grimacer, culpabilité et compagnie, oui. Tiquant au « sales images », est-ce que c'est lié au fait qu'il soit parti ou à autre chose ? Il suit les mouvements d'Isaiah du regard, pouvant clairement voir la morsure qu'il lui a fait et si dans l'idée, il n'est toujours pas d'accord pour recommencer, il comprend vraiment que son fiancé ne lui laissera pas le choix. Il a toujours du mal à voir pourquoi le chasseur est jaloux mais il sait aussi que si vraiment ça le bouffe l'idée qu'il se nourrisse ailleurs, il ne pourra jamais lui dire non...Plus généralement, William écoutait tout, chaque mot, attentivement, ce que son fiancé lui dit et lui redit. Il semble se perdre dans ses mots Isaiah, pourtant le vampire continu à ne pas l'interrompre, à le laisser parler. Même s'il peut se montrer vulgaire, ce qu'il dit à William, bah ça le touche, qu'il serait encore vivant ça serait son cœur qui déconne et toutes ces bêtises là qui vont avec. Cela ne l'empêche pas oui d'être plus que touché, de fondre on pourrait dire mais en même temps c'est le pouvoir d'Isaiah, rendre le vampire assez couillon, limite un chamallow quoi. Du grand n'importe quoi.

La clope, il bronche pas même si la fumée vient lui titiller les narines, quand bien même il a déjà fumé par le passé, ça ne change pas. Par contre William fronce les sourcils en le voyant ouvrir la boite à gants et prendre la bouteille, Isaiah ne va tout de même pas se mettre à boire ? Ah. Non. Mais qu'est-ce qu'il fait ? Oh. Wait. Oh. Isaiah qui jette une bouteille d'alcool. C'est quelque chose qu'il n'aurait jamais pensé voir le vampire et pourtant, sans compter que le chasseur lui a dit le faire parce qu'il l'aime. C'est...Oui bon William n'a pas les mots, le laissant revenir, se rasseoir et..Ah il n'est pas tout à fait terminé. En fait le vampire a du mal à savoir comment réagir et il ne peut pas vraiment le faire comme il l'aimerait là, quoi que si en fait. Oui bon ça va être étrange qu'il fasse ça, il a surtout la crainte qu'Isaiah flippe au passage mais bon. William attrape sa veste qu'il avait posé à l'arrière, venant la mettre sur la banquette entre eux deux, avant de sortir de la camionnette. Refermant sa portière, il fait le tour de la camionnette sans quitter Isaiah du regard avant de venir ouvrir la sienne.

Il ne dit rien tout de suite, non, il dépose un baiser sur le front de son fiancé avant de se pencher pour chopper sa veste. Pas pour la mettre, non mais pour la poser sur les épaules du chasseur, lui peut supporter le temps de merde et ils sont relativement à l'abri du crachin mais le froid est là quand même. Oui, il s'arrange pour qu'Isaiah pivote vers lui, pouvoir le prendre dans ses bras, ils auraient pu descendre mais non, il le sait que l'humain est claqué. C'est encore pas parfait pour l'avoir contre lui mais bon.

- J'ai pas forcément les mots pour tout ce que tu viens de me confier, tu l'as pas fait non plus pour que je réponde à chaque point mais déjà oui ça m'a blessé mais je l'ai cherché si on va par là. Ce n'est rien Isa, vraiment, d'accord ? Je le sais aussi que tu m'aimes, que tu m'as promis que les autres tu t'en fous, c'est juste aussi difficile pour moi que pour toi. Je suis tout autant possessif et jaloux que tu peux l'être, tu l'as bien vu l'autre soir ou même là. Oui tout aussi dur de t'imaginer avec d'autres, c'est juste, je ne peux pas. Si tu es fou, tu n'es pas le seul à l'être alors. Je risque pas de t'en vouloir quand tu me dis avoir besoin de temps pour vraiment comprendre que je n'irais plus nul part mais je te le redirais encore et encore s'il le faut. Et je sais très bien qui tu es vraiment, ça ne change rien, je t'aime comme tu es Isaiah, avec tes forces, tes faiblesses, tes défauts et tes qualités, tout ce qui te rend parfait à mes yeux.

Forcément, tout en parlant, une de ses mains vient se glisser sur la joue de son fiancé, tout en tendresse et en douceur.

- Je te parle plus du côté sentimental de notre couple, c'est vrai mais c'est tout et la partie physique compte tout autant. Je dirais bien que j'aime le sexe autant que toi mais ça ne serait pas tout à fait vrai, pourtant pas une seule fois, je ne t'ai dit non ou je ne t'ai repoussé parce que c'est toi. Parce que tu me fais perdre les pédales aussi, tu me fais perdre la tête. Tu es au dessus de tout et de tout le monde, oui j'ai quelques exs et des conquêtes mais ça n'a jamais duré bien longtemps, j'ai dit non aussi, pas envie ou autre chose à faire mais avec toi jamais et ça n'arrivera jamais. Même quand ça te prend dans des endroits tordus ou quand c'est pas forcément le moment. C'est toi, je te l'ai dit, tu es unique, tu l'es dans tout. Les pipes, comme tu dis, c'est pareil en fait, oui on m'en a déjà fait, oui tu es au dessus de tous mais tu es le seul à qui j'ai pu en faire. Ce n'est pas que c'est pas mon truc, c'est que oui tu es le seul à qui j'ai pu le faire et c'est qu'en fait j'aime tellement sentir ton corps contre le mien, ton odeur, ta chaleur, être en toi que je n'y pense pas forcément. Mais c'est noté, ça sera plus souvent. C'est pareil, tu me demanderais par des mots ou des gestes, je te laisserais facilement me prendre.

Cela sonne peut-être un peu comme un « demande et j'obéirais » mais quand on connaît William on sait que ce n'est pas ça du tout. C'est juste qu'il aime tellement Isaiah que voilà.

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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Ven 23 Fév - 3:25

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« As if the first cut wasn't deep enough, I dove in again 'cause I'm not into giving up. Could've gotten the same rush from any lover's touch. Why get used to something new ? 'Cause no one breaks my heart like you and you kiss me, and you wish could see what happens next. For a moment, I can forget what happens in my head. If I doubt you, will you come through with a happy second chance ? A happy ending. But this time you don't leave me sinking, I'm underwater with no air in my lungs. My eyes are open, I'm done giving up. You are the wave I could never tame. If I survive ; I'll dive back in. »
Il n'avait pas envie de rester 150 ans sur ce sujet, ce qui était fait était fait, ça commençait à le gonfler sévèrement d'ailleurs d'en parler. C'est bon, c'est dit, passe à autre chose William, par pitié. A ce stade, Isaiah ne pouvait absolument rien faire de plus que ce qu'il avait déjà fait. Jeter sa bouteille, il ne pouvait rien faire de plus alors s'il ne comprenait pas là, il ne pourrait jamais comprendre. Mais non il ne comprenait pas ce que William faisait. Mais là, Isaiah venait de tomber au stade où il en avait marre de parler et n'avait plus envie de le faire, tournant son nez en quelque minutes à peine. Le je suis désolé à bordel t'as pas bientôt fini tes conneries ? . Revirement qu'il essayait de garder pour lui. William sortait de la voiture et il ne comprenait pas pourquoi, pas plus qu'il ne comprenait pourquoi il faisait le tour de la voiture et ouvrait sa portière ou... Poser la veste sur ses épaules ? Mais qu'est-ce qu'il foutait encore ? Bon, il se laisse embarquer, glissant ses bras autour de lui et le serrant doucement en plissant le nez. Oui, il voulait passer à autre chose alors ne pas savoir ce qu'allait faire William exactement avec tout ça... Bref. Ca se voyait peut-être sur son visage que pour lui, ce sujet traînait déjà un peu trop et qu'il n'avait plus envie de continuer à en discuter. Pourtant il continuait à tendre l'oreille à ce que pouvait lui dire son homme, sait-on jamais.

Pourtant pas une seule fois, je ne t'ai dit non ou je ne t'ai repoussé parce que c'est toi. Il avait beau lui caresser la joue, là, il s'énervait. Il avait tous les droits de dire non, le vampire, il avait tous les droits de laisser tomber, de dire "non, pas ce soir" alors pourquoi dire oui au lieu de le repousser alors qu'il n'en n'avait pas forcément envie ? Isaiah l'aurait mal pris sur le moment mais il aurait dit ok c'est pas grave. Là, il avait l'impression d'être passé de force sur William. Peut-être que dans le fond, ce qui l'énervait le plus, c'était de réaliser à quel point il avait abusé avec William. Il l'avait peut-être prévenu quand il avait réalisé qu'ils étaient ensemble ; je suis pas un mec bien, je compte pas changer donc, tu vas morfler si tu restes. Et William était resté donc c'était sa faute. Mais en même temps... Isaiah se rendait compte qu'il avait poussé trop loin, à de trop nombreuses reprises. Que tout n'était pas la faute de William parce qu'il était resté quand même, mais aussi la sienne d'avoir joué au con comme ça. Un couple c'était deux personnes, pas juste Isaiah qui s'éclate aux dépends de William. Ca l'emmerdait. Il avait honte. Alors ça l'énervait encore plus. Arrête d'être aussi gentil, bordel, avait-il envie de lui dire. Arrête d'être aussi gentil et compréhensif, frappe moi plutôt, colle m'en une pour tout ce que je t'ai fais subir, je sais pas, mais putain, fais quelque chose. Mais non il lui caressait la joue en lui soufflant ces mots.

Cette soumission, à un autre moment, il aurait pu adorer. Il aurait pu aller jusqu'à baisser son braguette, lui proposer de recommencer où il s'était arrêté ou alors il aurait pu l'embarquer avec lui sur la banquette et les dieux seuls savent ce qu'il aurait pu lui faire. Là ? Ca l'énervait encore plus. Cette soumission l'énervait tellement, qu'il allait exploser. Alors il l'avait repoussé, il avait essayé d'y aller doucement mais peut-être avait-il été un peu sec. Il devrait peut-être souffler, apprendre à discuter au lieu de hurler, il le savait. Mais Isaiah était une boule de rage depuis toujours, il ne savait communiquer qu'en gueulant. Pourtant il prenait sur lui, se mordait même le poing.

T'es pas mon chien, bordel de merde. T'es pas mon chien, t'es pas ma pute. T'as pas à m'obéir, t'as pas à te forcer à faire des trucs dont t'as pas envie juste pour me faire plaisir. Bordel William, tu te rends compte de ce que tu me dis et de ce que je t'ai fais ?

Sa vie avait été un trou noir pendant longtemps mais tout lui revenait et ça le foutait en rogne.

Arrête d'être aussi gentil, putain, ça m'énerve ! Arrête d'être aussi gentil, arrête de prendre sur toi comme ça ! J'ai été con alors dis-le mais arrête de prendre sur toi et être un gentil garçon ! Tu vas être mon mari, William, alors par pitié, arrête ça ! J'ai été un vrai connard avec toi, j'ai même pas les mots pour me décrire, même, pour mon comportement toutes ces années et t'oses me dire, en plus, que tu vas encore faire plus d'efforts ?!

C'était ironique parce qu'en soi, il lui gueulait dessus alors que ses mots étaient justement positifs. Positif dans le sens où il le poussait à s'affranchir, à lui gueuler dessus s'il le fallait. Il savait que William n'était pas forcément comme ça, à gueuler aussi, il se doutait qu'après 600 ans, on avait une certaine maturité qui faisait que. Mais bordel que ça l'énervait de le voir si soumis à lui, ce qui aurait pu être très excitant... S'avérer l'énerver. Il l'avait déjà tellement soumis à ces caprices... Il allait bien lui expliquer, tiens. Il inspirait profondément et prenait son visage entre ses mains, le regardant dans les yeux. Il faisait de son mieux pour parler plus bas, ce qui fonctionnait, mais son ton était juste sec et ferme. Déterminé, surtout.

Tu as été soumis déjà à tous mes caprices, toutes ces années. Hors de questions que ça continue comme ça. Je t'ai forcé à faire tellement de choses, et me dis pas que c'est faux. Mais je t'ai fais subir tellement de choses, bébé, comment tu peux oser me dire que tu vas te soumettre encore plus ? Je veux pas que notre mariage soit comme ça. Je veux pas que notre mariage soit toi soumis et moi qui te dis encore plus ce que t'as à faire, juste pour que l'un de nous deux soit heureux. On doit partir sur de meilleures bases, on se l'était dit, ok ?

Est-ce que ça l'avait d'autant plus excité il y a deux jours quand William s'était enfin opposé à lui ? Si. Il en était même retombé amoureux, voir William enfin lui refuser quelque chose, enfin s'imposer, William qui osait enfin le contrer. Il avait besoin de ça, il s'en rendait compte. Être confronté. Sauf que ça, bah, il n'allait pas lui demander, sinon, ça ne viendrait pas de lui. Il n'allait pas lui dire directement de le confronter, de s'imposer. Il voulait le voir lui-même le faire. Isaiah avait besoin d'être recadré, il déraillait tellement facilement. Qui d'autre de mieux placer à part sa soeur, que son futur mari pour le remettre dans le droit chemin ? Il l'embrassait, finalement.

Et j'aime quand tu oses, bébé. J'aime quand tu oses décider de ce qu'on fera, même si ça doit bouleverser ce que j'avais en tête. J'aime quand tu oses m'affronter, quand tu oses me pousser dans le lit, que tu oses venir en moi alors que d'habitude, c'est l'inverse. J'aime quand tu prends les devants plutôt qu'attendre que je le fasse ou que tu me dises que je fais n'importe quoi. T'as plus à avoir peur de moi, William. J'ai abusé par le passé mais c'est fini. Juste. Confronte moi. Dis le moi. Fais le s'il le faut. Mais te soumettre ? Plus jamais.

Il essayait de se montrer plus encourageant, se rendant toute fois compte que finalement, il lui avait dis plusieurs fois ce fameux "confronte moi".

J'étais tellement fier et amoureux l'autre soir quand tu as enfin osé. Je me fiche d'avoir mal. Ca m'a emmerdé d'avoir à pousser à te dire que j'irai me taper d'autre mec, pour te faire réagir.

Isaiah était comme ça, après tout. Ce n'était peut-être pas si étonnant que ça. Il était passionné, il avait besoin de cette passion entre eux. Il n'était pas fais du même bois que William malheureusement, la douceur, il ne connaissait pas alors, forcément. Pourtant leur nuit d'il y a deux jours resté gravée dans sa mémoire. Un espoir que cela recommence très vite, peut-être. Mais surtout : que William arrête de se laisser faire quand il déconnait.
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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Ven 23 Fév - 18:56

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« Et si tu n'existais pas, dis-moi comment j'existerais ?Je pourrais faire semblant d'être moi, mais je ne serais pas vrai. Et si tu n'existais pas,  je crois que je l'aurais trouvé, le secret de la vie, le pourquoi. Simplement pour te créer et pour te regarder.Et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j'existerais ? Pour traîner dans un monde sans toi, sans espoir et sans regrets. Et si tu n'existais pas, j'essaierais d'inventer l'amour, comme un peintre qui voit sous ses doigts naître les couleurs du jour. Et qui n'en revient pas.»
Et dire que William voulait juste lui expliquer les choses, le rassurer d'une certaine manière, il le perçoit pourtant le changement sur le visage d'Isaiah mais on l'a déjà dit, il en a marre de se taire, de ne pas dire ce qu'il a envie de dire. Ou qu'Isaiah interprète mal les choses...chose qu'il semble faire à peine William a fait le tour de la camionnette et commencé à parler. Il a beau savoir que son fiancé est ainsi à changer pire qu'une girouette, qu'il ne peut pas y faire grand chose, ça le saoule par moment alors qu'à d'autre il aime ça le vampire. Mais oui là ils sont typiquement dans le ça me saoule. Isaiah qui parle...et William se ferme à mesure que le chasseur débite ses paroles, dans le fond, il en a rien à foutre du ton employé mais c'est surtout le contenu qui le frappe. Le vampire ne se recule pourtant pas, pas encore mais il se tend et impossible de louper une telle chose. Le baiser, non il ne le lui rend pas, il ne bronche pas, Isaiah aurait pu embrasser une statue de marbre que ça serait la même chose.

- C'est comme ça que tu me vois alors ? Comme soumis à toi ? Tu crois que j'ai peur de toi ? Vraiment ? C'est ce que tu penses ? Tu crois vraiment que tout ça me demande des efforts ? Sérieusement ?

Son ton aurait pu être moqueur clairement mais il est juste froid, neutre. William veut qu'Isaiah réfléchisse tout seul à ses conneries, même s'il y a peu de chances que ça se produise.

- Tu veux partir sur de nouvelles bases alors commence par digérer comment tu as été toutes ces années. Tu es en colère après toi pour ton comportement, parfait, mais ne reporte pas ça sur moi. Dans cinq minutes tu vas me dire que c'est de ma faute si tu as agi comme un connard. Tu crois que je l'ai oublié ton je suis pas un mec bien et compagnie, petit con va.

Reculant d'un pas ou deux pour éviter qu'Isaiah essaye de le faire taire d'une manière ou d'une autre ou fasse il ne sait quoi.

- Essaye juste de penser autrement à toutes ces années au passage, oui tu es allé loin mais contrairement à ce que tu disais, tu avais déjà commencé à changer, tout seul. Possessif comme je suis, tu crois vraiment que j'aurais supporté de te voir filer dans le lit d'autres mecs ? Et ce n'est qu'un exemple ça. D'ailleurs pourquoi j'irais te freiner sur ta jalousie ou ta possessivité ? Non vraiment dit le moi, alors que j'adore te voir comme ça et qu'en plus j'ai la mienne à freiner et maîtriser pour pas t'étouffer. Tu parles de l'autre soir mais tu as vu que tu m'as presque amené au point de rupture ? Que j'aurais pu te faire bien plus mal ou te vider de ton sang ? Est-ce que tu te rends compte que je pourrais tuer le premier qui te regarde d'un peu trop près et que ça ne serait pas joli à voir ? Parce que oui j'en suis là. Le pire dans tout ça, c'est que j'ai aimé ça, planter mes crocs dans ton cou et te prendre comme ça, un peu trop aimé même.

Non, William n'a toujours pas haussé le ton, il parle toujours d'une voix froide, ne quittant pas Isaiah du regard, ne marquant qu'une seconde ou deux de break.

- Tu as déjà un prédateur dans ton lit Isaiah, tu n'as pas besoin de me pousser à bout pour ça, je sais très bien que tout ça t'excite, que tu aimes le danger, tu en es même suicidaire. Rien que m'opposer à toi comme tu dis, c'est te voir grimper dans les tours et foncer encore plus vite la tête la première dans le premier danger venu, parce que tu ne supportes pas qu'on te stoppe, que tu veux prouver dieu sait quoi aux autres et à toi-même. Tu ne me feras pas jouer avec ta vie, jamais, faudrait que je t'enchaîne ou que je déploie mes forces pour te stopper sans que tu ne risques rien.

Finalement, le vampire quitte Isaiah des yeux quelques secondes, regardant sur le côté au loin, l'idée de laisser son fiancé réfléchir à tout ça, tout seul le traverse. S'éloigner ne serait-ce que quelques minutes mais William sait que ça lui ferait plus de mal que de bien. Il ne lui demande rien avant d'attraper le paquet de clope de son homme, de lui en piquer une, de l'allumer, lui laissant le paquet avant de totalement s'écarter. Pour aller se percher sur le capot de la camionnette, rien à foutre que le capot soit mouillé, rien à foutre qu'un peu d'eau passe malgré le couvert des arbres. Il veut laisser Isaiah, seul avec lui même mais aussi marquer que pour lui la discussion est close cette fois et tant pis si le chasseur ne pige rien à ce qu'il a voulu dire.

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MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Sam 24 Fév - 22:07

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« As if the first cut wasn't deep enough, I dove in again 'cause I'm not into giving up. Could've gotten the same rush from any lover's touch. Why get used to something new ? 'Cause no one breaks my heart like you and you kiss me, and you wish could see what happens next. For a moment, I can forget what happens in my head. If I doubt you, will you come through with a happy second chance ? A happy ending. But this time you don't leave me sinking, I'm underwater with no air in my lungs. My eyes are open, I'm done giving up. You are the wave I could never tame. If I survive ; I'll dive back in. »
C'était plus fort que lui, cette colère, il ne la gérait pas, il n'y arrivait pas. Il avait beaucoup d'efforts à faire sur lui, beaucoup à apprendre sur lui pour gérer cette colère. Parce que ces problèmes venaient de là ; il n'avait jamais appris à contrôler, gérer ses émotions. Il s'était laissé vivre, se moquant bien des règles qu'on imposait en société, ces fameuses règles où on ne devait pas montrer ce qu'on ressentait. Lui, il vivait, point. Alors il était excessif et montrait à tous ces excès. Ses excès. Sauf qu'on en venait au point où il le montrait une fois encore à l'homme qu'il aimait et qu'il en venait à nouveau à le blesser alors que c'était bien la dernière chose qu'il voulait. Mais il était comme ça, il ne savait pas comment s'exprimer. Soit il partait dans un flot de paroles soit il ne disait rien, soit comme là, il s'énervait et faisait sûrement passer ses mots gentils en des mots durs à entendre.

Lui, voulait surtout lui dire ; bordel je t'aime tellement que ça me flingue de voir que tu te soumets encore alors que t'as pas envie de faire ces choses là. Sauf que son homme n'avait pas l'air de voir les choses de la même manière et il voyait l'engueulade venir. C'est comme ça que tu me vois alors ? Comme soumis à toi ? Tu crois que j'ai peur de toi ? Evidemment que c'est ce qu'il croit, évidemment que c'est comme ça qu'il le voit, la preuve à chaque instant. Il disait toujours amen à toutes les conneries qu'il pouvait dire ou faire, seul le temps qu'il mettait à accepter pouvait varier mais à la fin, il acceptait toujours alors qu'Isaiah pouvait dire ou faire n'importe quoi. La peur pouvait prendre plusieurs sens et quand bien même ; William avait vu de quoi Isaiah était capable, il l'avait vu pendant cinq années, cette façon qu'il avait de se battre, de tuer et le plaisir qu'il y prenait, mais aussi la rage qui pouvait le consumer par moment et ce que ça pouvait faire sur son chemin, heureusement qu'il n'était qu'un humain et pas un sur-homme ou une créature, il n'osait pas imaginer le carnage supplémentaire que ça ferait. Légitime, partant de ce fait, d'avoir peur. Mais là encore la peur pouvait prendre plusieurs formes, surtout que William lui avait déjà dis avoir peur de le perdre. Alors il n'était pas impossible, pour Isaiah, que William accepte ses caprices par peur de le perdre ou peur de s'en prendre une. Isaiah l'avait déjà frappé, à plusieurs reprises et pas qu'une petite claque gentillette derrière la tête, rien qu'à voir au retour du vampire l'autre soir, il lui avait mis une droite dans la mâchoire, ça en disait long. S'il était capable de frapper l'homme qu'il aimait, autant dire qu'il était capable de tout. Tu es en colère après toi pour ton comportement, parfait, mais ne reporte pas ça sur moi. Dans cinq minutes tu vas me dire que c'est de ma faute si tu as agi comme un connard. Tu crois que je l'ai oublié ton je suis pas un mec bien et compagnie, petit con va. En colère contre lui-même ? Oui, clairement. Parce que son comportement abusif envers William, il le remarquait et se le prenait en pleine gueule et se détestait pour ça. Là où à l'époque il pensait que c'était normal d'agir comme ça et qu'au pire, s'il était pas content, la porte était ouverte, il n'avait qu'à partir, mais que s'il restait, c'est qu'il acceptait les insultes, les coups, les moqueries, le sarcasme, le cynisme. Si c'était sa faute s'il agissait comme ça ? Il était partagé. Oui et non, en fait. Oui parce qu'il aurait du réagi, s'imposer, lui dire que non, on ne traitait pas son mec de cette façon, il aurait du s'imposer et demander à être respecté et non pas rabaissé, cogné, insulté ; personne ne méritait ça, ou en tout cas certainement pas lui. Quelque part, Isaiah avait peur aussi que William se souvienne de ça ; qui voulait être traité de cette façon, franchement ? Et là, Isaiah en était au stade de se demander comment il avait pu être assez con, le vampire, pour revenir, alors qu'il était parvenu à se sortir de là. Isaiah ne voyait rien de bon dans leur relation, ou pour être plus précis ; il ne voyait pas ce qu'il avait pu apporter de bon à William et le plan sexuel de leur relation ne pouvait clairement pas être suffisant pour le pousser à rester. Oui à cet instant le fait que le vampire soit amoureux, ça ne suffisait pas non plus pour le chasseur.

Tu devrais me dire stop, bordel de merde, tu devrais me dire que je déconne, pas te laisser insulter et frapper !

William n'allait peut-être pas voir le rapport, surtout que c'était Isaiah qui sortait ça tout seul de sa tête l'air de rien. Et non, Isaiah n'était pas un mec bien et s'il pouvait dire ça pour le repousser ? Oui, surtout pour le préserver. William aurait du être plus heureux sans lui, plutôt qu'à s'en prendre plein la gueule, le chasseur voyait les choses comme ça. Même s'il le voulait avec lui, contre lui, près de lui ou même en lui. Le pire c'est qu'il agissait comme ça avec William mais qu'il aurait pu tuer un humain s'il s'était trop approché de William, il aurait pu faire un massacre si quelqu'un l'avait insulté ou avait levé la main sur lui, s'il avait vu quelqu'un faire un centième de ce que lui avait pu faire à William. Pas étonnant donc qu'il se déteste quand il réalisait tout ça, pas vrai ? Déjà qu'il ne s'aimait pas de base, ce n'était pas pour arranger les choses.

Alors que j'adore te voir comme ça... Oh que non, bébé, t'aimerais pas. Jusque là, Isaiah avait toujours pris sur lui du mieux qu'il pouvait, ronger son frein comme on disait. Et déjà là en prenant sur lui, ça n'avait pas été joli à voir. Alors le voir tel qu'il était vraiment quand il était jaloux et possessif ? Non, il ne valait mieux pas. Pourtant ça risquait d'arriver si quelqu'un osait le regarder un peu trop longtemps, homme ou femme. Manque de confiance en lui-même ? Clairement, oui. Sur ce plan. Que j'aurais pu te faire bien plus mal ou te vider de ton sang ? Tu aurais pu, oui, tu aurais pu me faire plus mal et je n'aurais pas bronché. Ca il était convaincu qu'il n'aurait pas bronché, William n'avait pas l'air de comprendre à quel point Isaiah était masochiste, qu'il n'était pas juste sadique et cruel mais aussi masochiste, que pendant très - voir trop - longtemps, la douleur avait été le seul moyen de lui rappeler qu'il vivait, qu'il était là, qu'il n'était pas que chair, sang et os, qu'il n'était pas un zombie ou un fantôme. Comment expliquer ça ? Il ne voulait pas l'expliquer, surtout. Est-ce que tu te rends compte que je pourrais tuer le premier qui te regarde d'un peu trop près et que ça ne serait pas joli à voir ? Parce que oui j'en suis là. J'en suis là aussi et j'y suis depuis longtemps, bébé. Le premier ou la première, et ça serait tout sauf beau à voir, ça serait sanglant, un putain de massacre. C'était irrationnel, c'était tout ce qu'il savait de son comportement. Le pire dans tout ça, c'est que j'ai aimé ça, planter mes crocs dans ton cou et te prendre comme ça, un peu trop aimé même. Moi aussi, j'ai aimé ça et un peu trop. Il voulait lui répondre. C'était sur le bout de ses lèvres mais... Mais rien pour l'instant, juste figé. Etait-ce parce qu'il n'avait pas répondu à son baiser ? Ou plutôt parce que William était habituellement tout sourire, tout rire et que là il était juste froid, distant, dur ? Et là. Là ça lui tombait sur le coin de la gueule le suicidaire. Parce qu'il réalisait que ... Oui, il l'était. Si William croyait qu'Isaiah ne l'écoutait pas, il se trompait complètement et ce mot, suicidaire, ça le poussait à lui-même se figer sur place, traits tirés. Parce que ce mot expliquait tout d'Isaiah, ce qu'il faisait, sa façon d'agir tout ce temps, cette recherche de la douleur et du danger. Parce qu'il se rendait compte qu'il avait ce souhait que sa vie prenne fin, qu'on y mette fin une bonne fois pour toute. Qu'il y avait longtemps qu'il avait perdu le goût pour la vie ; l'avait-il seulement déjà eu, d'ailleurs ? Ces recherches de sensations fortes qui ne l'étaient jamais assez, finalement, sauf quand il était contre William et qu'il parvenait à apercevoir ces espoirs. Etait-ce ce qui le rendait dépendant de William ? Oui, sans doute. Que ce soit être avec lui, ou même pousser à le laisser le mordre de son plein gré. Peut-être que dans le fond il avait eu cet espoir qu'il ne s'arrête pas, justement. Qu'il boive son sang, jusqu'à ce qu'il en crève. Même s'il savait ce que ça signifiait pour William. Il ignorait qu'il avait avec lui un ange gardien qui veillait sur lui et qui toutes ces années, était parvenu à lui changer les idées quand il pensait à se pendre, se tirer une balle, s'empoisonner, sauter d'un immeuble, sauter sous un train ou devant un camion, la liste était longue, il y avait tant réfléchis. Mais comment dire à son homme Tu as raison, oui. Je suis suicidaire. Tu as raison, oui, je n'ai aucun goût pour la vie et cela fait des années que je cherche à y mettre un terme mais j'ai ce putain d'instinct dans le fond, qui est surtout un putain d'orgueil, qui fait que j'y mets pas un terme moi-même, directement. Manque de courage, peut-être. Chaque chasse j'espère que ce soit la dernière. ? Il ne savait pas comment lui dire ça. Il se doutait qu'entendre ça le flinguerait, sûrement. Combien de fois avait-il espéré que ce matin serait le dernier, combien de fois avait-il espéré que sa boisson le tue. Il avait perdu le compte de tout ce qu'il avait pu imaginer ou essayer de mettre en oeuvre pour mettre fin à ses jours. Même là, même maintenant alors qu'ils parlaient, il y pensait. Il aurait pu se trancher la gorge, s'ouvrir les veines. Il aurait pu se tirer une balle dans la tête. Il aurait pu provoquer William jusqu'au fameux point de non retour dont il parlait. Au final, se dire qu'il lui restait un maximum de cinq années était comme compter les jours jusqu'à la délivrance, compter les heures, les minutes, les secondes. William était ce qui le raccrochait à la vie et savoir qu'il l'avait traité comme ça tout ce temps, ça le mettait à terre. Ca le flinguait sans parvenir à le tuer et il avait à nouveau envie de chialer. Au final, il gardait ça pour lui, William n'avait pas besoin de savoir ça. Surtout que cela ne changerait rien et qu'Isaiah avait depuis très longtemps dépassé le stade de l'appel à l'aide. Là encore, il devait sa survie - et il l'ignorait totalement, pour lui, c'était juste le manque de courage de passer ce stade - à son ange gardien, son ange gardien qui depuis des années mettait sur son chemin des pistes pour lui changer les idées. Un journal qui tombait par hasard, un faux pop up informatif quand il ne regardait pas son ordinateur, des appels à l'aide au téléphone qui n'étaient ni de chasseurs ni de victimes mais bien de son ange gardien qui avait trouvé des enquêtes pour le tenir occupé, assez pour ne pas pousser à se suicider, qu'il sache qu'il était encore utile. Alors que de lui-même, bah, il ne voyait pas à quoi il était utile ni pourquoi il était encore là. C'était la vie qui l'avait rendu ainsi mais surtout, il l'avait toujours été. Il ne pouvait pas mettre ça sur le dos de la mort de ses parents car ce n'était pas juste ça. Il considérait juste qu'il y avait des gens qui n'étaient juste pas fais pour vivre et qu'il faisait parti de ces gens-là.

Il avait cette détresse dans le regard en réalisant à quel point il était justement suicidaire mais cette détresse, il ne la prononcerait jamais à voix haute, il en était convaincu, parce qu'il ne cherchait pas à être sauvé, il ne le cherchait plus depuis des années. Peut-être depuis qu'il avait rencontré William, justement. A sa façon, William l'avait sauvé aussi, lui avait donné un certain goût à la vie et la seule manière dont il avait été capable de l'en remercier, c'était par les coups et la violence. Peut-être un instinct pour se protéger, réalisant ce qu'il se passait à cause de William, qu'il l'affaiblissait, lui empêchait d'avoir le courage de faire ce qui devait être fait. Alors parfois Isaiah avait ces instants de violence et de rage, montrant peut-être qu'il était encore vivant alors que le reste du temps il était erratique.

C'était penser à tout ça qui l'avait poussé à rester sur place. Mais aussi que William ne semblait pas comprendre le contrôle qu'il pouvait avoir sur Isaiah. Qu'il ne semblait pas saisir à quel point il pouvait faire tout ce qu'il voulait du chasseur, s'il savait comment s'y prendre.

J'ai été comme ça, c'est vrai. On n'aurait pu m'arrêter, sinon Shana. Mais tu me changes, Will. En bien, en mal, j'en sais rien. Mais je sais que je t'écouterai toujours, même si sur l'instant ça me met encore plus en boule.

Une voix dénuée de toute émotion, parce qu'il était complètement... vidé ? Il n'avait pas les mots sur ce qu'il pouvait ressentir alors qu'il reprenait la parole. Vide, oui. Il ne semblait pas choquer de William qui fumait, c'était à peine s'il l'avait vu lui prendre le paquet, surtout. Isaiah enfilait juste la veste de William au lieu de la laisser posée sur ses épaules. Différents gabarits mais ça allait quand même.

Non Isaiah n'allait pas retourner sagement dans la voiture à attendre que William ait terminé sa clope. Lui-même avait jeté la sienne sans qu'elle ne soit finie, venant se placer entre les jambes de son homme, plaçant ses mains sur ses jambes et le faisant glisser contre lui. La pluie qui passait à travers les arbres ? Rien à foutre. Il envoyait juste promener la clope de William, la lui prenait et la jetant. Il n'avait qu'à l'engueuler, pour ce qu'il semblait en avoir à faire.

Tu es la raison pour laquelle je respire encore, William. Alors ne me demande pas d'oublier, accepter ou faire avec tout ce que j'ai pu te faire tout ce temps. Je ne peux pas. Tu es l'amour de ma vie, ma raison de vivre. Je ne peux pas faire comme si je ne t'avais rien fais, je ne peux pas faire comme si c'était juste du passé et qu'on passe à autre chose comme si de rien était.

C'est comme ça, point barre. T'es ma raison de vivre, il lui disait. Sans lui dire à quel point c'était vrai, quelle portée pouvait avoir ses mots. William le devinerait de lui-même s'il le connaissait bien, sinon tant pis. Isaiah ne lui avait pas laissé le choix, pour le coup, quand il était venu l'embrasser. Un baiser d'abord tendre, l'espoir que son homme veuille bien accueillir ce baiser. Ses lèvres étaient toujours chaudes et agréablement tendres, bien qu'elles aient le goût de cigarette ; ça ne lui importait pas. Il aimait le goût de ses lèvres, il aimait ce qu'il ressentait quand il l'embrassait. Il murmurait finalement contre ses lèvres ;

Tu me fais me sentir vivant et rien que pour ça, je ne te serai jamais assez reconnaissant...

Ses mains étaient toujours sur les jambes de son homme, elles remontaient juste sur ses fesses puis ses hanches qu'il tenait. Ce désir, ce besoin même, de le sentir contre lui, au plus près. Désespéré. Un pardonne moi pour tout ce que j'ai pu te faire, parce que moi, je ne me pardonnerai jamais. Il en avait, des choses à rattraper. Des choses à réparer. Des erreurs à rectifier. Comme commencer à répondre à sa façon à tout ce que William avait pu lui dire.

Si tu veux me mordre alors fais le. Tu as aimé ? J'ai aimé aussi...

Pour avoir eu mal, il avait eu mal. La cicatrice n'était pas encore refermée, il avait encore mal en tournant la tête ou quand il sentait ses vêtements frotter sa peau à vif mais là encore : un moyen de se sentir vivant et non pas fantomatique. Se rappeler qu'il était là. Il était complètement dysfonctionnel, le chasseur. Il n'avait pas pour autant l'impression de se jeter en pâture quand il lui disait ;

Et si tu dois me mordre à chaque fois qu'on couche ensemble, ainsi soit-il. Fais le. Je ne t'en voudrai jamais, je ne t'arrêterai jamais. Crois ce que tu veux, que je peux avoir mal, que je peux souffrir ou être dégoûté ou n'importe quelle connerie encore. Moi, je te le dis. Je ne t'en voudrai jamais pour ça, je l'ai accepté, je t'ai accepté. J'ai mis du temps à le faire et j'en suis désolé, mais cela fait déjà une année que je l'ai accepté. A notre dernière nuit, quand tu m'as arrêté quand j'ai manqué de te tuer. Tu crois que j'aurais vraiment manqué l'occasion sinon ? Tu crois que je n'aurais pas profité pour te tuer alors que tu étais déconcentré quand nous faisions l'amour ? Je t'ai accepté depuis longtemps, William. Je te le dis. Mords moi. Prends moi. Les deux à la fois si ça te chante. N'aies pas peur de me faire mal, juste, fais le. Tu ne comprendras sûrement jamais et cela vaut sûrement mieux ainsi.

Là encore, il l'embrassait. Il recherchait ses lèvres, plus désespéré encore.

Je préfère que ce soit toi qui m'achève de cette façon. Ce serait sûrement la plus belle des morts que je pourrais avoir.

Il savait que William ne voulait pas entendre parler de ça mais là, il lui avait dit, plus sérieux que jamais. Comme un ; tue moi, par pitié. Achève moi. Et quelle plus douce et belle mort que dans un orgasme ? Dans ce qu'il aimait le plus faire ? Oui, Isaiah était désespéré à ce point là, il était suicidaire à ce point là. Il avait souvent rêvé de mourir au combat, aussi parce qu'il savait que c'était sûrement de cette façon qu'il crèverait et que ce serait une mort valeureuse, une mort à sa hauteur et qui le mènerait directement au Valhalla. Mais là, sa vision changeait un peu en se disant, suite aux mots de William, que cette morte serait peut-être la plus belle qui soit. Contre lui, dans ses bras. Mais là encore, il ne poussait pas à dire le fond de sa pensée à William, son homme n'avait pas besoin de le savoir et il ne pouvait rien faire pour ou contre ça. Il n'y avait rien à faire. De ça, Isaiah en était convaincu. Oui, il avait été jusqu'à faire son propre deuil. Le deuil de sa propre vie et en arriver là, disons que l'année passée sans son homme l'y avait poussé mais là encore, hors de question d'en parler à William, il savait que William culpabiliserait et c'était hors de questions.
(c) DΛNDELION
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Proof. | WILLIAH

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