AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 

Partagez | 

Proof. | WILLIAH
No matter what we breed, we still are made of greed

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Jeu 18 Jan - 2:10

Proof
William & Isaiah

« It's really hard, I can't cry in your arms, 'cause you're not here, it's not your fault and if it was I wouldn't care. My heart is bigger than the distance in-between us, I know it ‘cause I feel it beating, so strong and I'll knock you down. Over here, you can count the miles away from where I wanna be. Bet your skin is warm and that you're smiling, yeah, that's what I always loved the most about you. You're so strong, come and knock me down. »
Il n'irait pas jusqu'à dire que les choses étaient désormais plus simples entre eux, parce qu'il manquait encore de marcher sur des oeufs. Il n'était pas du genre à faire des efforts, mais là, bah, il essayait d'en faire. Ca se casserait peut-être la gueule, peut-être pas. Mais il essayait. Parce qu'il l'aimait, William. Qu'il tenait à le garder avec lui et si cela voulait dire devoir faire des efforts sur certaines choses, alors soit, il essaierait. Pas d'être quelqu'un d'autre, juste de limiter les dégâts. Et pour être endommagé, ouais, il l'était. Sacrément déglingué. Sauf qu'il l'avait toujours été et que c'était sa soeur qui avait pris tous les bons côtés. On pouvait essayer de gratter, voir ce qu'il se cachait sous la surface mais, Isaiah était convaincu d'être pourri jusqu'à la moelle et tant pis, c'était comme ça, on le prenait ainsi ou on le laissait. Mais il pouvait quand même limiter la boisson, c'était dans les choses possible à faire pour lui. Eviter les gueules de bois à répétition, les maux de tête qui duraient toute la journée, cette ivresse permanente, cet état second déstabilisant qui pouvait lui faire commettre des bourdes en plein travail, oui, ça, il pouvait travailler.

Bref, le voilà revenu à sa voiture, attaché et tout ça et là, la tête de William ne lui dit rien qui vaille. Bah. Merde. Qu'est-ce qui a pu se passer entre temps ? Il posait sa main sur la cuisse de William, William posait sa main sur la sienne. Retourner à Boston. Hein ? Qu'est-ce qu'il lui raconte comme connerie ? Boston ? C'est plus fort que lui, il lui pince la cuisse, assez fort. Pour l'emmerder. Genre, pauvre con, tu veux déjà partir ? Ah, oui. "Tu seras avec moi, non ?"

Bah j'espère bien, tête de con. Tu veux que je sois où sinon ?

Ou comment sous-entendre un "tu veux te débarrasser de moi ?". Oui, encore et toujours : il lui faudrait du temps. Enfin soit, il prenait son portable, qu'il trouvait posé et il réglait l'adresse sur le gps de son téléphone et il était parti. Ils étaient partis. De retour sur la route.

S'passe quoi à Boston ?

Ou comment sous-entendre un "t'as un mec qui t'attend ?" sans le dire pour autant. Et aussi, le lancer sur le sujet, ça lui permettrait de ne pas avoir à parler. Parce que parler, il n'aimait pas ça, qu'il préférait quand c'était William qui le faisait et qu'à cet instant, il n'avait pas besoin de silence.

Il montait un peu le chauffage dans la voiture, baissait un peu le son de l'autoradio. Main gauche sur le volant, main droite qui passait derrière pour voir ce qu'il trouverait. Ah, des cookies, bon bah, soit. Il avait faim mais il avait surtout envie de sucre, sans trop savoir pourquoi. C'était réconfortant, le sucre. Il n'en mangeait pas souvent mais là, s'il pouvait en faire une overdose, c'était ce qu'il viserait. Il ouvrait le paquet d'une main, attendant simplement l'histoire de William, le paquet sur les genoux. Danger, vous avez dis danger ? Eh, il n'y avait personne sur les routes et il les avait tellement pratiqué qu'il pourrait y aller les yeux fermés !

Un cookie qui en appelait un deuxième, sans avoir à partager cette fois, il songeait juste que c'était sûrement Adam qui lui avait donné l'idée de manger ces sucreries, justement. Il ne savait pas ce qu'il voulait avant et maintenant, il ne voulait que ça. Excessif, toujours. Il tournait le regard vers William, brièvement puis il regardait sa route à nouveau. Direction autoroute, bientôt.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Jeu 18 Jan - 15:00

Proof
William & Isaiah

« Oh you can take your time baby, I'm in no hurry, know I'm gonna get you. You don't wanna hurt me, baby don't worry, I ain't gonna let you. Let me tell you now my love is strong enough to last when things are rough. It's magic. You say that I waste my time but I can't get you off my mind. No I can't let go, cause I love you so. »
Cela fait à peine deux jours qu'ils se sont retrouvés et William a l'impression que ce qu'ils ont devient plus profond, plus vrai aussi. Ce sont des petites choses, des petits détails, c'est fluctuant et pour le moment rien est certain. Enfin rien ne peut être sûr avec Isaiah mais tout de même. Que l'humain reste fidèle à lui même, tel que William le connaît mais avec quelques petites choses de différentes. Comme la manière qu'il a eu de dormir sur lui, cela ne veut pas dire que ça sera toujours ainsi mais. Ou comme ne pas picoler, Isaiah semble faire des efforts, pour lui même ou pour le vampire ou pour les deux. Là encore ce n'est pas dit que ça tienne mais c'est une bonne chose quand même, tant qu'il retombe pas dans l'excès. Ou comme là en voyant Isaiah attentif à ce qu'il se passe alors que clairement avant il en avait rien à foutre ou ne voyait pas les choses. C'est des petites choses oui, mais c'est réconfortant pour William. Peut-être que le chasseur va enfin réellement cesser de le repousser pour un oui ou pour un non.

Enfin pour le moment, ils doivent passer par la case : Isaiah va découvrir la vie que je peux avoir. William posant sa main sur celle du chasseur, retenant un claquement de langue quand il lui pince la cuisse. Mais sérieusement écoute tout avant de t'emballer mon amour. Oui bon Isaiah écoute la suite mais encore une fois, il part de son côté, non mais. Bon ce n'est pas comme si le vampire n'en avait pas l'habitude. Merde à la fin, il lui laissait la possibilité de décider seul s'il voulait le suivre ou non, il comptait pas sous-entendre, je me casse seul. Enfin, ça ne sert à rien de s'énerver ou d'essayer de lui expliquer les choses, alors il en rigole le vampire.

Laissant Isaiah reprendre la route, ne se formalisant pas du tout du ton qu'il emploie pour lui demander ce qu'il se passe là bas. Du moins William le ressent ainsi, presque agressif comme si l'humain s'attendait à une couille.

- Il se passe que déjà Boston est ma ville depuis un peu plus d'un siècle, j'y ai mon domaine sur les hauteurs de la ville. Oui juste quelques dizaines d'hectares et au milieu un manoir dix fois trop grand pour lui seul. "J'y ai aussi une galerie d'art dans laquelle je n'expose que de jeunes artistes et là la galerie est dans les mains de mon assistante. Elle m'a envoyé plusieurs mails ces derniers jours et là un message parce qu'elle a absolument besoin de mon approbation pour la prochaine expo."

D'une main, il déverrouille son téléphone, toujours sur le message, le tendant à Isaiah si jamais il veut le chopper et lire. Un ton formel même par écrit, employé-patron oblige.

- Seulement je n'ai vu aucune des oeuvres des deux artistes, elles viennent juste d'arriver. Et il y a masses de détails à mettre en place et comme elle n'a pas les pleins pouvoirs, elle ne peut rien faire.

Faut vraiment qu'il décide quoi faire le vampire, soit il revend la galerie, soit il la nomme gérante de tout, soit ils poursuivent ainsi. Mais là il faudra qu'il investisse dans un pc portable pour pouvoir communiquer plus facilement avec elle. Parce qu'il est clair que maintenant qu'il a retrouvé Isaiah, sa place est avec lui sur les routes. Qu'il ne risque pas de retourner à Boston ou pas plus que quelques jours et avec le chasseur. Et le gamin aussi sans doute, quoi qu'Adam s'éclaterait peut-être lui en voyant le manoir.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Ven 19 Jan - 1:49

Proof
William & Isaiah

« It's really hard, I can't cry in your arms, 'cause you're not here, it's not your fault and if it was I wouldn't care. My heart is bigger than the distance in-between us, I know it ‘cause I feel it beating, so strong and I'll knock you down. Over here, you can count the miles away from where I wanna be. Bet your skin is warm and that you're smiling, yeah, that's what I always loved the most about you. You're so strong, come and knock me down. »
Il pouvait faire bien des efforts mais les tête de con ou connard , il lui faudrait du temps pour les arrêter complètement. Ne lui demandez pas pourquoi il l'appelle ainsi, il donnait toujours ces surnoms là aux gens, voir pire, même. C'était plus fort que lui. Même s'il ne pensait pas forcément à mal. Puis, oui, pincer la cuisse de William, c'était plus fort que lui aussi, sur le coup. Hors de question que le vampire lui échappe, il ne le laisserait pas faire. Il l'aurait traqué dans le monde entier, s'il le fallait. Il avait trop souffert de son absence, même s'il ne lui dirait plus comme il avait pu le laisser s'échapper il y a deux jours, il avait trop souffert et ne voulait plus que cela recommence. Quand il avait ces pensées, c'était curieux comme, soudainement, il aurait envie de s'arrêter et lui faire un câlin. Oui, c'était idiot mais, ça lui prenait. Un câlin pour se rassurer qu'il était là. Alors qu'il le voyait bien, qu'il était là et en plus, Isaiah n'était pas sensé être affectueux. Allez savoir. Cela lui faisait un bien fou de le revoir et l'avoir dans ses bras, c'était réconfortant. Dormir sur lui aussi, c'était réconfortant, le serrer comme un enfant aurait serré un doudou, sentir son odeur, ces détails-là. En bref, ils étaient sur la route et il se chamaillait un peu avec lui-même.

Puis voilà qu'il lui racontait pour Boston. Une galerie d'art ? William ? Eh beh. Il vivait à Boston, en plus de ça ? Pourquoi c'était maintenant qu'il l'apprenait, ce détail là ? Pour lui, William était un voyageur, qui faisait du stop, plus ou moins. Il l'avait déjà pris pour un ancien riche, aussi, un de ces bourgeois qui plaquait tout pour vivre l'aventure. Mais un mec qui vivait à Boston et avait une galerie d'art, ça, il ne se l'était pas imaginé du tout. Merde alors. De qui était-il tombé amoureux, au juste ? A qui était-il fiancé, s'il ne savait même pas des trucs si évident sur sa vie ? Puis, avoir une galerie, c'était pas un délire de bourge, justement ? Un truc de bobo ? Merde alors. Il mangeait un de ses cookie en y songeant. William qui devait côtoyer des personnes distinguées et toutes ces conneries et pourtant il avait passé plusieurs années à suivre un chasseur alcoolique, crade, sans manières, sans pudeur, vulgaire, lubrique et il en passait. Pour Isaiah, ça renforçait juste le fossé entre eux, déjà bien creusé, cette différence entre l'anglais distingué et l'allemand bon à jeter à la poubelle. Ouais. Un bon gros fossé. Ca ressemblait plus à un canyon, là, d'ailleurs.

William lui tendait son téléphone mais il préférait l'ignorer, l'air de dire, oui oui, j'te crois. Puis il continuait son discours. Pas vu les oeuvres, tout ça. Isaiah soupirait. Sa vie, c'était la chasse, il était le chasseur de base, le cliché même du chasseur, d'ailleurs. Pas de famille sinon sa soeur, crade, vulgaire, sanguinaire, solitaire, alcoolique. Et la vie de William, bah, c'était ça, apparemment, avoir un domaine à Boston, avec une galerie d'art, recevoir des artistes chez lui, ces conneries-là. Il soupirait, oui, puis il prenait un autre biscuit en regardant sa route.

Qu'est-ce que tu fiches ici, franchement, William ?

Il était un poil désespéré. Il ne lui disait pas ça pour son travail, mais de manière générale. Il ne pouvait pas juste lui répondre que c'était parce qu'il l'aimait, on ne pouvait pas changer aussi radicalement de vie par amour et leur relation n'avait pas commencé par l'amour mais surtout par une attirance physique. Enfin, ok, oui, peut-être était-il tombé amoureux quand il l'avait entendu rire, genre, le coup de foudre total mais, franchement ?

T'as un domaine à Boston, une galerie d'art, j'imagine bien le délire bobo qui va avec, non mais sérieusement, qu'est-ce que tu fous ici dans une camionnette avec un chasseur, partir après des esprits ?

Ca l'agaçait sérieusement, en fait. Comme s'ils étaient soudainement trop différent et qu'il voulait raisonner William, qu'il voulait lui ouvrir les yeux sur son choix de vie plus que douteux en comparé de ce qu'il avait déjà construit.

On est tellement différent, me sort pas la carte de l'amour, j'peux pas y croire à ce point là.

Pour lui, la carte "amour" ne pouvait pas se sortir pour expliquer tout et n'importe quoi. Oui, il avait toujours de grosses difficultés avec la notion d'âme soeur. Il n'était qu'humain, après tout, il ne pouvait pas comprendre ce truc d'âme soeur alors que c'était quasi introuvable chez les humains, que c'était si rare. Même s'il ne doutait pas de son amour pour William. Il ne voulait pas entendre des "mais je t'aime" et ces conneries là, il voulait juste une explication claire et nette sur ce qu'il pouvait bien faire dans cette voiture, direction la bordure du Canada, à chasser des esprits alors qu'il avait une galerie d'art qui l'attendait pour des expositions, le truc qui n'avait rien à voir du tout. Il imaginait William en costard, super distingué, bien coiffé, barbe taillée, comme d'habitude. Et il s'imaginait à côté, grosse tâche dans le décor sophistiqué. Un sauvage inadapté à cette vie. C'était tellement ridicule.

Mais il soupirait, encore. Prenait sa bouteille pour boire une gorgée puis il la reposait. Il essayait de se raisonner mais plus il essayait, plus il se demandait ce que William foutait là. Mais il avait soupiré, l'air de dire "laisse tomber" pour ne pas en remettre une couche sur les conflits qu'ils avaient déjà eu il y a peu.

Tu devrais y aller. T'as pas construit tout ça pour laisser tomber parce que t'es revenu vers moi. Fais ce que t'as à faire.

Pour le coup, il était moins sûr de le suivre, même s'il ne voulait pas s'éloigner de lui, il songeait juste au décor et au fait qu'il ferait tâche, qu'il n'avait pas sa place dans ce monde-là. Que déjà ses parents avaient baignés dans la bourgeoisie et qu'il faisait tâche alors qu'il était né en plein dedans, alors avec William, il aurait l'air bien con.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Ven 19 Jan - 17:44

Proof
William & Isaiah

« Oh you can take your time baby, I'm in no hurry, know I'm gonna get you. You don't wanna hurt me, baby don't worry, I ain't gonna let you. Let me tell you now my love is strong enough to last when things are rough. It's magic. You say that I waste my time but I can't get you off my mind. No I can't let go, cause I love you so. »
Il avait l'habitude des comportements d'Isaiah mais surtout de sa manière de parler. Alors il est clair que se prendre un tête de con de plus ou de moins, ça ne change pas grand chose en soit. Même s'il lui sort cela après un "bébé" et ce contraste entre les deux. C'est plus le fait qu'il lui pince la cuisse qui agace le vampire même si encore une fois il ne dit rien. On l'a déjà dit mais c'est rare qu'il s'oppose clairement face au chasseur. Non il préfère s'en tenir à lui expliquer ce qu'il se passe et pourquoi il doit retourner à Boston. Sauf que dans son esprit il est plus que limpide qu'ils seront tous les deux ensemble. C'est ça ou rien mais comme d'habitude, il laisse venir les choses, il le sait le vampire qu'imposer quelque chose à l'humain est du domaine pas de l'impossible mais presque.

William voit l'humain se fermer à mesure qu'il lui parle, le retour du fait qu'il aimerait avoir la télépathie dans le package des vampires. Cela lui serait plus qu'utile à cet instant. Mais du genre vraiment, vraiment utile. Surtout en le voyant refuser le téléphone, en le voyant manger ses cookies. Parce que oui, le vampire est tourné vers lui et l'observe, même quand il range son téléphone dans sa poche, il ne quitte pas Isaiah du regard. On peut dire qu'il n'aime pas du tout ce qu'il voit, ce qu'il peut entendre, les soupirs, l'air presque désespéré qu'il affiche. Et non, il ne va pas recommencer encore, qu'est-ce qu'il fout ici ? Sérieusement Isaiah. Bien sûr l'humain en rajoute une couche.

- Chasser des esprits à défaut d'avoir mieux à se mettre sous les crocs.

On le sent que c'est sarcastique là ou pas ? Franchement, il lui a déjà dis le pourquoi du comment. William veut bien que la soirée de l'autre jour a été mouvementée -euphémisme- mais quand même, Isaiah n'a t-il donc pas retenu que leur amour mis à part le vampire aime cette vie ? Qu'il aime lui aussi chasser les siens et tout ce qui va avec. Ah et maintenant la carte de la différence. Comment dire qu'il a juste l'impression que le chasseur essaye de le repousser...Encore. Et que ça ne va pas passer comme ça, ah ça non. D'accord pour ne pas brusquer Isaiah mais il y a des limites quand même. Pourtant il a encore la décence de le laisser terminer de parler, de l'entendre soupirer aussi et ce que William entend maintenant, ça passe encore moins que le reste. Ah sa voix qui s'élève plus grave qu'habituellement, plus sourde aussi, très proche de celle qu'il a utilisé l'autre soir pour lui dire ce "tu es mien".

- Stop tes conneries Isaiah ! Tu viendras avec moi à Boston même si je dois t'y traîner de force.

Sa voix qui se module légèrement restant presque dangereuse, ce c'est ainsi et pas autrement. Oui Isaiah peut dire ce qu'il veut, ça sera ainsi. William l'a décidé et tant pis si ça déplaît au chasseur.

- Je ne te laisserais pas faire, je ne vais pas te laisser me sortir dieu sait quelle connerie. Ça suffit d'essayer de me repousser, j'ai assez donné, ça n'arrivera plus. Tu dis qu'on est différents, oui on l'est sur certains points mais on est aussi très semblable sur d'autres et cela tu le sais parfaitement. Tu l'as vu avant même de savoir que je suis un vampire, que j'aime cette vie, que j'aime la chasse et que j'aime tout autant que toi tuer. Tu sais juste pourquoi maintenant.

Terminé le temps où Isaiah ne lui posait jamais aucune question, s'il l'avait fait, ils n'auraient pas cette conversation là maintenant. Il le redit le vampire mais terminé le temps aussi où il se taisait et ne disait pas les choses importantes.

- Tu ne veux pas entendre parler d'amour et pourtant c'est ainsi et rien ne pourra changer cela. Tu peux dire ce que tu veux, je t'aime Isaiah pour tout ce que tu es et ce que tu n'es pas. Je t'aime pour celui que tu penses être et celui que moi j'ai sous les yeux. Tu n'es pas tout noir et je ne suis pas tout blanc. Et puisque tu ne l'as pas demandé tout à l'heure, je suis allé en ville nous chercher deux anneaux de fiançailles. Rien de ce que tu peux faire ou dire me fera faire marche arrière.

Isaiah n'a plus qu'à se rentrer en tête que ben oui William ne va pas changer d'avis en cinq minutes comme ça. Le truc c'est que le vampire est totalement conscient que ça peut partir dans tous les sens là.

(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Sam 20 Jan - 21:26

Proof
William & Isaiah

« It's really hard, I can't cry in your arms, 'cause you're not here, it's not your fault and if it was I wouldn't care. My heart is bigger than the distance in-between us, I know it ‘cause I feel it beating, so strong and I'll knock you down. Over here, you can count the miles away from where I wanna be. Bet your skin is warm and that you're smiling, yeah, that's what I always loved the most about you. You're so strong, come and knock me down. »
Il l'agace, le vampire. Ils sont tellement différents que ça le frappe quand il lui raconte pour Boston. Qu'est-ce que tu fous dans ma bagnole, mec ? T'as une galerie d'art et des délires de bourge alors, sérieusement ? Dans une voiture qui était plus que vieille même si elle tenait encore la route, avec un chasseur plus que douteux. La seule chose qu'il se disait, c'était que pour William reste, c'est qu'il devait être un sacré bon coup au lit. C'était la seule explication qui lui venait, là. Sans vouloir se jeter de fleurs, évidemment. Parce que dans un lit, ils étaient complémentaires, en tout cas dans sa vision, William était son meilleur coup et il espérait qu'au vu du temps qu'ils avaient passés dans un lit ou ailleurs, c'était réciproque. Mais oui, c'était la seule explication qui lui venait. Est-ce qu'il avait trop peu confiance en lui ou est-ce qu'il était réaliste sur qui il était, il ne saurait dire objectivement, pour lui, il était juste réaliste, il se connaissait, savait qu'il n'avait absolument rien à offrir sinon l'incertitude d'un lendemain.

Ce qu'il croyait, ça allait par vague. Un coup il croyait en leur amour, un coup il ne voyait pas ce que William foutait là. Que William se mette à hausser le temps, sinon gueuler, ça par contre, il ne s'y attendait absolument pas. Il avait tourné la tête vers lui, au début, genre "t'es sérieux, mec ?" et oui, il l'était. Cette voix. Merde. Attends, il lui donnait un ordre là ou il rêvait ? Tu viendras ou je t'y traîne de force ? Mec, tu n'aurais tellement pas dû dire ça. Parce que si Isaiah avait été prêt à le suivre, au début, son arrogance le poussait, à cet ordre, à justement faire l'inverse total ; non, j'irai pas, démerde toi. Il était comme ça, Isaiah. Donnez lui un ordre, il fera l'inverse juste pour vous faire chier. Même William, oui. En même temps, il était sensé mieux le connaître que ça, non ? Il le jugeait sévèrement du regard, suite à cet ordre sorti de nul part, l'air de dire "ah ouais, t'y crois vraiment ? Tu vas voir." alors qu'encore avant il lui avait dit qu'il l'y suivrait forcément, parce que, eh, où veux-tu que j'aille sinon ? Il veut gueuler, la jouer prédateur ? Isaiah aussi, peut gueuler, peut aussi faire la grosse voix et la jouer les gros durs.

T'es vraiment trop con, tu le sais, ça ? J'essaie pas de te repousser, bordel, j'essaie de te faire ouvrir les yeux sur ce que je suis et ce qu'on fait, cela n'a aucun putain de sens, ce que toi, tu fais. Ca n'a rien à voir avec le fait que tu sois un vampire, crétin !

Et ça y est, il lui re-sort la carte de l'amour. Classique, désespérant. Ca ne pouvait pas tout justifier, pour Isaiah.

Je t'aime aussi, même si tu peux être sacrément con quand tu t'y mets.

Il essayait de le couper dans ses mots puis, il entendait pour les anneaux de fiançailles et que quoi qu'il dise, le vampire ne ferait pas machine arrière. Pourtant, ce n'était pas pour ça, qu'il l'engueulait, cela n'avait pas été une question de le faire partir pour le quitter, il ne voulait pas qu'il parte, c'était plus compliqué que ça ; il voulait qu'il ouvre les yeux sur le chasseur et qu'il retourne à sa vie confortable à Boston. Pour le protéger, peut-être, qu'en savait-il, juste que, consciemment en tout cas, il ne faisait pas ça pour le repousser, le faire fuir, juste le redescendre sur Terre, le ramener à la réalité.

Va à Boston, règle tes trucs, me pète pas les couilles avec ça.

Lui aussi, pouvait donner des ordres. Va à Boston et règle tes histoires, je peux pas le faire pour toi et c'est ta vie, pas la mienne. En même temps, il pouvait être possessif, il aurait pu lui dire d'abandonner pour rester sur les routes avec lui mais il se disait aussi que c'était sa vie, qu'il avait mis du temps à construire tout ça et qu'il ne devait pas tout détruire juste pour un humain qui n'avait pas encore très longtemps à vivre. Qu'il ne valait pas la peine de tout détruire. Alors, c'était aussi fermement, qu'il lui répondait, sans gueuler toute fois, cette fois-là.

Tu me dis que ça fait plus d'un siècle que tu vis là-bas, que tu construis ta vie là-bas, ton domaine, ta galerie d'art, ces conneries-là. T'as pas à filer ton job ou le quitter alors que t'as mis un putain de siècle à tout construire, juste pour un mec qui, d'ici cinq ans max, bouffera les pissenlits par la racine. Alors arrête un peu tes conneries, Collins. Tu vas là-bas et tu fais ce que t'as à faire. T'as ta vie là-bas, tes habitudes et toutes ces conneries de bobo. Hors de question que tu gâches tout ça à cause de moi, pigé ?

Il était fataliste, peut-être, mais il s'estimait plutôt être réaliste, conscient de ce qui l'attendait. Il avait fait son deuil, n'avait pas peur de mourir non plus. Parce que c'était ça aussi, sa religion, ne pas avoir peur de la mort, ne pas avoir peur de l'affronter. C'était se battre chaque jour jusqu'à crever s'il le fallait mais se battre et non pas se barrer la queue entre les jambes dès que ça devenait trop compliqué ou qu'on avait peur de ne pas survivre. Il ne se rendait pas forcément compte que William pouvait voir ça d'un autre oeil, qu'il pouvait être blessé ou qu'en savait-il encore, il ne savait pas tout ça, ne pouvait pas s'en rendre compte. Il mangeait à nouveau. Il allait passer son temps à ça, de toute façon, à manger. A récupérer des forces, sans doute. Peut-être que c'était la morsure, qui faisait ça, mais il aurait réagi quand même tardivement, non ? Il n'avait jamais laissé un vampire lui prendre autant de sang, c'était bien la première fois qu'il laissait un vampire se nourrir sur lui. D'habitude, les morsures ne duraient pas longtemps, juste assez pour le marquer, le blesser. Boarf, qu'en savait-il, juste que ça grattait, sûrement signe que sa plaie cicatrisait. Il n'était pas très consciencieux mais il avait au moins pensé à nettoyer, désinfecter, bander la plaie. Non, cela devait être autre chose.

Il regardait sa route, essayait d'y voir clair malgré l'averse et la nuit qui était déjà tombée. Il n'en rajoutait pas sur sa mort à venir, pour lui, c'était déjà évident depuis le début, tout le monde meurt. Et si le vampire était avec un chasseur, il devait savoir que justement, son espérance de vie ne dépasserait pas facilement les 40 ans, surtout vu les risques qu'il prenait et ce qu'il chassait. Ce n'était pas qu'une simple chasse au fantôme pour rigoler avec les copains, ce qu'il faisait, c'était chasser des créatures sanguinaires, parfois sauvages, des nids de plusieurs créatures fortes qui pouvaient lui arracher la tête comme on aurait ouvert un paquet de chips. Ou alors si, le vampire avait du mal à intégrer ce détail là, il ne lui restait qu'à voir.

Garde ta galerie. Tu sais où j'habite et tu dis que tu sais comment me retrouver. Alors quand t'auras le temps, tu viendras me voir. Mais garde ta vie à Boston.

Garde ton pied-à-terre, garde ton chez-toi. S'il avait l'impression de se sacrifier en disant ça ? Oui, clairement. Il ne disait pas ça pour le repousser, il le vivrait mal s'il partait mais en même temps, il préférait se sacrifier mais savoir que tout irait bien pour William quand il serait parti, William pourrait reprendre sa vie comme avant et voilà tout. Pour Isaiah, ce ne serait jamais que cinq ans d'enfer avec quelque retrouvailles dont il profiterait, de nouvelles bouffées d'air puis il repartirait à sa vie, et voilà tout. Il croyait vraiment que les choses seraient mieux ainsi, pour William. Plutôt que tout jeter par la fenêtre et devoir recommencer à zéro, devoir tout reconstruire après. Mais William n'avait pas l'air de comprendre où il voulait en venir avec tout ça. Tant pis, il avait essayé, au moins, on ne pourrait pas lui reprocher.

Et je te l'ai dis, je t'aime. T'es même sûrement le seul homme que j'ai pu vraiment aimer et certainement le seul que je pourrais aimer jusqu'à la fin. Mais justement. C'est parce que je t'aime que je te dis ça. Je ne suis pas éternel. Pige le une bonne fois pour toute. Sacrifie pas un siècle de travail pour cinq années de picole, de baise, de "je vais peut-être crever demain en chasse". Sacrifie pas un siècle de travail pour ça. J'en vaux pas la peine, cette vie de chasse n'en vaut pas la peine.

Aurait-il été plus égoïste, il lui aurait demandé de l'accompagner pendant ces années qu'il lui restait. Cinq ans, c'était le maximum qu'il s'était donné, niveau survie, c'était s'il était chanceux. Alors il aurait aimé les vivre à fond, les vivre pleinement. Avec William, avec Adam, avec Shana. C'était vivre pleinement ses dernières années. Les vivre à fond. Mais c'était là Isaiah et quand on s'attendait à un connard égoïste, telle l'image qu'il se plaisait à renvoyer, il était justement quelqu'un de plus soucieux et attentif. Il fallait creuser. Il n'était pas si égoïste qu'il pouvait le laisser paraître, pas si orgueilleux que ça. Il était soucieux, trop parfois. C'était un de ses problème, quand il aimait quelqu'un. Et il aimait William, oui. Et il pensait au après. Il aurait pu lui demander de vivre à fond ces années, mois, semaines, jours, restants. Mais il ne le faisait pas. Réaliste. Fataliste. Vis ta vie, ne prend pas tes décisions en fonction de moi.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Lun 22 Jan - 1:18

Proof
William & Isaiah

« Oh you can take your time baby, I'm in no hurry, know I'm gonna get you. You don't wanna hurt me, baby don't worry, I ain't gonna let you. Let me tell you now my love is strong enough to last when things are rough. It's magic. You say that I waste my time but I can't get you off my mind. No I can't let go, cause I love you so. »
William commence sérieusement à s'agacer en entendant Isaiah, il ne peut pas lui dire ce genre de choses et s'attendre en retour à un "oui chéri, bien chéri". Non c'est juste impossible alors pour une fois, il s'oppose à l'humain parce que oui il en ras le bol de ses conneries là. Le vampire a de nouveau l'impression qu'ils font marche arrière et ça il n'en veut plus. D'accord, il veut bien qu'Isaiah ne soit pas le plus stable de la planète, qu'il soit à moitié déglingué, bon sang mais il le sait ça, mais il y a des limites. Surtout maintenant qu'il est sûr et certain que le chasseur tient à lui tout autant que lui tient au chasseur. Il n'y a plus d'hésitations, plus de doutes à avoir cette fois-ci, plus de je m'en vais pour le protéger. William sait ce qu'il veut et ne veut pas aussi et ce qu'il veut c'est Isaiah près de lui, ce n'est quand même pas compliqué à comprendre ça, si ?

Oui je te donne un ordre mon amour. Bien sûr que oui il comprend les regards d'Isaiah et bien évidemment qu'il le soutient son regard. William ne flanchera pas, pas sur ce coup là, il ne peut pas laisser l'humain continuer à débiter des conneries comme celles qu'il vient d'entendre. Limite là si le vampire ne préfère pas quand Isaiah ne dit pas un mot parce que forcément ça repart encore plus fort. Le chasseur ne le voit donc pas que pour William c'est ce qu'il est entrain de faire ? Entrain d'essayer de le repousser ? Que ça prend juste une nouvelle forme.

- Oh que si tu essayes encore de le faire et je sais très bien qui tu es et ce que tu es, ça ne change rien du tout.

Des fois, le vampire a l'impression de parler à un mur ou il ne sait pas, de pas avoir le recul suffisant pour tout comprendre. Aussi con que toi quand tu t'y mets, il pourrait lui répondre. Les deux font la paire, il lui a dis l'autre soir. Et après le chasseur ose lui dire qu'ils sont si différents l'un de l'autre. Mais William est sur sa lancée alors il ne s'arrête pas et poursuit, il essaye encore de faire comprendre les choses à Isaiah. Et l'humain insiste, vas-y qu'il lui dit mais c'est juste pas possible.

- Va te faire foutre, je n'irais pas seul.

Pour une fois, William ne sait plus comment le prendre, comment réagir. Pourtant il est quelqu'un de posé, de réfléchit, il dirait bien d'intelligent mais c'est difficile à quantifier. Hors là, il a la sensation d'être un abruti incapable de penser, Isaiah a raison de lui dire qu'il est con, yep. L'humain reprend la parole et William déglutit difficilement en l'entendant avec au choix l'envie de cogner sur quelque chose, de hurler et oui de pleurer. Sérieusement...Est-ce que Isaiah sait ce qu'il dit, est-ce qu'il est en mesure de voir qu'il brise le coeur de William là en disant ça ? En parlant de sa mort comme si c'était le truc normal. Comme si de toute manière William ne le savait pas déjà qu'ils n'ont pas la même espérance de vie. Mais non il ne peut pas y penser, il ne peut pas songer au moment où il va perdre Isaiah. Il l'a déjà dis mais il perdra la tête ce jour là. Il a pas vraiment besoin d'air mais il étouffe le vampire. Sans parler du fait que putain Isaiah le repousse encore une fois, t'as ta vie là bas et toute ces conneries.

Qu'est-ce qu'il faut qu'il fasse, qu'est-ce qu'il faut qu'il dise pour qu'Isaiah le comprenne ? Tellement mal le vampire qu'il n'arrive même pas à lui répondre tout de suite, qu'il en a les larmes aux yeux. Qu'il en peut plus aussi, il le savait déjà qu'il devait être fort pour deux mais Isaiah le blesse quand même. Plus qu'il ne peut l'imaginer. Bordel tu vois pas que j'ai tous les sentiments d'un être humain, petit con. Il termine pourtant par détourner les yeux du chasseur et si son front vient rencontrer la vitre côté passager un peu trop fort c'est juste normal là. Ah Isaiah n'a pas terminé. William encaisse encore et encore comme il peut, s'obligeant à fermer les yeux et à respirer. Il entend tout, il subit tout le vampire. Ce n'est qu'à la fin, qu'à ce je n'en vaux pas la peine, qu'il décolle son front de la vitre et tourne la tête vers Isaiah.

- Stop Isaiah ! Sa voix est oui cassée, brisée, reflet de ses émotions de l'instant. "Je t'interdis de me parler de ta mort, tu crois que je ne le sais pas que tout peut mal tourner, que de toute manière je vais te perdre un jour ou l'autre ? Je ne le sais que trop bien, pas la peine de me le rappeler. Pas la peine de me repousser de cette manière là non plus. Tu en vaux plus que la peine et je ne sacrifie rien du tout, tu m'entends ? J'en ai rien à foutre des biens matériels et compagnie, on a passé combien d'années ensemble déjà ? Mon manoir s'est pas envolé, ni tombé en ruines et quand bien même je m'en fous."

Oui il a pas besoin de faire de pause normalement mais pourtant il en fait une de quelques secondes. Si seulement c'est lui qui conduisait là, il se serait déjà stoppé et aurait déjà attrapé Isaiah dans ses bras.

- Et ne me dis pas que tu ne veux pas que je reste, je sais que c'est faux. N'essaye plus non plus de mettre en avant ce que tu penses être, je ne te quitterais pas Isaiah même pour deux jours.  Par contre tu l'as dis c'est ma vie, et j'en ferais ce que je veux. Que tu le comprennes ou non ma vie est près de toi, sur les routes ou non, à chasser ou non et nul part ailleurs.

(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Mar 23 Jan - 1:10

Proof
William & Isaiah

« It's really hard, I can't cry in your arms, 'cause you're not here, it's not your fault and if it was I wouldn't care. My heart is bigger than the distance in-between us, I know it ‘cause I feel it beating, so strong and I'll knock you down. Over here, you can count the miles away from where I wanna be. Bet your skin is warm and that you're smiling, yeah, that's what I always loved the most about you. You're so strong, come and knock me down. »
Et voilà, encore une putain d'engueulade. Ils ne pouvaient pas s'en empêcher, c'était plus fort qu'eux. C'était peut-être ça, de s'aimer comme ils s'aimaient, ça n'était pas toujours beau et rose, ça pouvait partir dans tous les sens quand ils exprimaient ce qu'ils avaient sur le coeur. Et Isaiah ne pouvait pas se taire, de toute façon, il ne taisait jamais ce qu'il avait à dire, ce qu'il voulait dire.

En plus, ce connard ose lui dire que si, il le repoussait, alors que non, il ne disait pas ça pour ça. Ca lui aurait fait mal, au chasseur, de le voir partir, vu l'état dans lequel il avait été cette année, il savait très bien ce que ça aurait été s'il repartait, mais en même temps, il avait ses convictions et ne pouvait pas revenir dessus pour faire plaisir à William et lui faire entendre ce qu'il voulait entendre.

Toi va te faire foutre, tu iras, point barre. Je suis pas ta mère, j'ai pas à te suivre pour que tu fasses ce que t'as à faire.

Vous y croyez, vous, à cette dernière phrase ? Parce que lui, non. Mais il la dit quand même dans l'énervement du moment. Et, en même temps, quand est-ce que William lui avait un jour dit " va te faire foutre " ? C'était presque tentant de l'emmerder en lui disait qu'il allait le faire, oui, puis il se souvenait qu'il n'avait pas la tête à ces réflexions, là, maintenant, alors il ne disait rien sur le sujet mais n'en pensait pas moins. Enfin, cela aurait été de la provocation, surtout, parce qu'il n'avait aucun réel intérêt ni même envie d'aller coucher avec d'autres gars. Bref, pense à autre chose que du cul, c'pas le moment, qu'il se disait.

Alors il lui parle, lui explique, il prend le temps de poser ses mots, poser des mots concrets sur ses pensées, pour qu'il comprenne ce qu'il pense, ce qu'il ressent. Temps qu'il ne prend jamais, normalement, parce qu'il déteste ça, justement. Il trouve ça inutile, perdre du temps en parlote. Mais là, il fait cet effort pour éviter l'engueulade. Il peut s'engueuler avec du monde mais avec William, c'est fatiguant. Il n'aimait pas le blesser. Il était con, Isaiah, mais pas au point de vouloir volontairement blesser William. Alors oui, il ne se rend pas compte que parler de sa mort peut blesser le vampire, tant pour lui c'est évident.

Il ne se rend pas compte que ses mots peuvent être triste, qu'il peut donner l'impression d'être au bord du désespoir, un dépressif qui a totalement abandonné l'idée de vivre. Parce que c'était ça, dans le fond, Isaiah avait abandonné l'idée de vivre. Cela faisait longtemps qu'il avait oublié ce qu'était être une famille. Juste qu'il s'était fait à l'idée que ce n'était pas pour lui, cette vie. Qu'il n'aurait jamais de foyer réconfortant, qu'il n'aurait jamais de maison stable. Sa vie c'était la chasse, il mourrait en chasse, voilà tout. Mais en attendant ce jour dernier, il continuait à se battre, ou plutôt, à tuer ce qui lui passait sous la main, à enquêter, tuer, oui. Il avait plongé dans ce gouffre dès que William était parti. Quand il avait rencontré William, il y était déjà, William l'en avait peu à peu sorti, lui avait changé les idées, lui avait fait connaitre la joie, le bonheur, les fous rires jusqu'à pas d'heure, quelque discussions sans queue ni tête parfois mais qui faisait du bien ; pour tout reprendre quand il était parti. Mais il ne lui en voulait pas, à cet instant, il ne lui en voulait pas pour ça en tout cas. Pas consciemment. Il voyait bien William réagir, sa tête sur la vitre ou sa façon de se détourner, il l'entendait, il tournait la tête vers lui quand il ne regardait pas l'autoroute sous ses yeux. Il regardait les panneaux, aussi, air d'autoroute à quelque miles.

Puis, finalement, William se mettait à gueuler à nouveau et sa première réaction était de soupirer. Il entendait la détresse dans sa voix, il n'était pas sourd à ce point là. Il voyait la détresse sur son visage, non, il n'était pas aveugle à ce point là non plus. Et il parle, il parle, ou plutôt, il gueule, le vampire. Ca le fatigue. Ferme la, William, par pitié, ferme la. Il avait envie de l'assommer, lui en coller une pour le faire taire, il ne saurait dire. Ferme ta gueule, William, franchement. Pourquoi Isaiah réagissait si mal ? Parce que voir William dans cet état lui faisait mal au coeur et qu'il détestait se sentir dans cet état de faiblesse, il détestait ne pas contrôler ce qu'il ressentait et là, il savait qu'il n'avait que trop ouvert son coeur à William et qu'en le voyant ainsi, ça lui faisait mal. Oui, ça lui faisait mal de le voir dans cet état, alors qu'il avait juste voulu lui faire comprendre son point de vue et pourquoi il devait repartir à Boston. Pourtant, Will était parti dans tout autre chose.

Il n'avait pas envie de pleurer comme il y a deux jours, où à bout de nerfs, il avait craqué. Il avait juste ses traits tirés et il encaissait les mots de William sans rien dire, juste en y réfléchissant. C'était invraisemblable pour lui que le vampire voulait tout plaquer pour une vie aussi merdique, c'était impossible à croire. Il n'y croirait peut-être jamais, d'ailleurs, tant c'était invraisemblable pour lui. Lui qui avait tout, qui avait pu se construire et qui abandonnait tout pour cinq années max de vie merdique sur les routes avec un mec qui l'insultait, qui était incapable de lui donner ce dont il avait sûrement besoin. Il voyait les choses comme ça. Il pouvait lui donner son sang, pouvait lui donner son corps, il l'avait déjà fais, le referait. Mais c'était tout ce qu'il avait et clairement, ce n'était pas assez ; William méritait tellement mieux que ça.

Il gardait le silence le temps de s'arrêter sur l'air de repos, paumée au beau milieu de la forêt, un vrai film d'horreur. A ce niveau de forêt, pas de lune, juste la lumière des phares. Il coupait le moteur, se frottait les yeux. Est-ce que ça allait le faire, la route ensemble ? Si à peine partis ils s'engueulaient ? Il y réfléchissait en regardant devant lui, posant les mains sur ses genoux, puisqu'il avait remis le paquet de biscuit dans le sac, derrière. Il se demandait comment ça allait se passer, oui. Point de rupture ? Il ne savait pas. Il découvrait William sous un autre jour, découvrait peu à peu qui il était vraiment. William aurait du lui dire bien de ces choses avant. Son manoir, ses galeries, il aurait du lui dire avant. Là, il se demandait juste qui pouvait être à ses côtés depuis autant d'années s'il apprenait des choses pourtant si essentielles, maintenant. Pourquoi William n'avait jamais rien soufflé de tout ça, pourquoi il ne lui avait même jamais glissé dans une conversation ce qu'il faisait dans la vie avant de le suivre sur les routes. Mais en même temps, était-ce si important ? Les mots de William commençaient à faire leur effets, il commençait à les comprendre. William restait le même qu'il avait connu. Isaiah avait tellement peur d'être blessé à nouveau qu'il se mettait à voir le mal partout. Il était comme ça, il était parano. Il remettait toujours tout en cause, il cherchait toujours la moindre faille dans tout pour voir que c'était foireux. Il cherchait au point que parfois, c'était lui qui provoquait les failles. Il soupirait, regardant devant lui, les lumières des phares s'éteignaient, il allumait la petite lumière du plafond de la voiture pour pouvoir voir quelque chose. Au moins, ici, la pluie ne cognait pas sur le pare-brise, merci les arbres.

On s'en fout, de ce que je veux. Parce que oui, j'aimerais que tu restes avec moi, mais j'ai pas le droit de te le demander. Même si on est fiancé, oui, je ne peux pas te demander ça. Parce que tu ne me demanderais pas d'arrêter la chasse, parce que tu sais que je ne peux pas arrêter. Pourquoi, moi, je te demanderai, alors, d'arrêter ces machins avec les galeries et compagnie alors que t'y as passé un siècle, à te construire, à avoir une vie stable ? Je peux pas te demander ça, je te le demanderai pas.

Ou comment dire qu'à cet instant, son accent allemand était au plus haut niveau et qu'il en oubliait quelque négations, que quelque tournures de phrases étaient un peu douteuse. Il était énervé, comme il était bouleversé, attristé.

Tu dois partir, William. T'as trop à perdre à rester avec moi et je refuse.

Ca lui brisait le coeur de lui dire ça alors qu'il avait envie qu'il reste. Il se détachait, se frottait le visage d'une main maladroite. Mais il se disait qu'aimer c'était aussi ça, pousser l'autre à avoir une meilleure vie. Il ne pouvait pas croire que le vampire était heureux de vivre avec lui sur la route alors qu'Isaiah ne lui avait jamais montré - consciemment - des marques d'affection, d'amour, de tendresse. A part à leur dernière nuit avant son départ, évidemment. Tout aussi maladroite, il se penchait vers William pour le prendre dans ses bras. C'était compliqué, dans la voiture, mais il essayait au moins. Comme il aurait compris qu'avec ce "tu dois partir", William l'aurait repoussé. Il ne voulait pas qu'il parte, au contraire. Il voulait vraiment cette vie à deux sur les routes, voir à trois avec Adam. Il voulait vraiment être avec lui jusqu'à son dernier souffle. Mais c'était trop incroyable pour lui. Il le serrait contre lui, à cet instant. Il aurait aimé le protéger de lui, lui faire croire qu'il ne voulait pas de lui sur la route, quitte à le pousser à partir, cette fois pour de vrai, en lui racontant des conneries, mais ce jeu ne marcherait pas, William lui avait dit alors qu'il ne l'avait pas fais consciemment, alors il aurait forcément vu qu'il racontait des conneries. Alors tant pis, il jouait la carte de la franchise plutôt que celle de la méchanceté bête et gratuite comme il avait déjà pu faire preuve par le passé.

Bien sûr que je veux que tu restes avec moi, sur les routes. Toi et moi, voir Adam et voilà. A chasser, parcourir les Amériques sans se soucier de demain. Oui, j'aimerais. T'avoir à mes côtés, tout ça. Mais je ne peux pas te le demander, je le sais, tu le sais.

Il avait remonté une main sur sa joue, dans des gestes étonnement doux et tendre. Il avait remonté son visage, l'avait guidé vers le sien. Avait ensuite posé sa main contre sa joue, lui avait caressé la joue. Puis il l'avait embrassé, tendrement. Cette tendresse le surprenait mais elle était bien là. Il ne voulait pas voir William plus longtemps dans cet état. Il l'embrassait, longuement. Il l'embrasserait si longtemps qu'il le faudrait, si ça pouvait prouver à William qu'il l'aimait vraiment mais qu'il voulait surtout le mieux pour lui, convaincu que ce mieux, ce serait loin de lui. Isaiah ne la jouait pas dramatique, il n'était pas du style théâtral - trop de réflexion pour rien. Son pouce caressait doucement la joue du vampire. Qui était-il, au final, pour décider de ce qui était le mieux pour William ? William le savait mieux que lui, apparemment. C'était juste qu'il n'arrivait pas à y croire, c'était trop beau pour lui, cet amour, trop pur, pour lui. Il avait depuis trop longtemps abandonné cette idée, voilà aussi pourquoi il ne parvenait pas à s'y faire. Finalement, il se glissait jusque sur William, venant se mettre à califourchon sur lui. L'espace était restreint mais tant pis. Il serait collé à William, au moins, ils ne pouvaient être plus proche. Enfin, si, mais il n'y pensait pas pour l'instant - un exploit. Il voulait juste l'embrasser, l'enlacer. Se laisser aller.

Ca va aller, bébé... Arrête cette tête de chien battu...

Oui, ça va aller. Réalisant surtout sur l'instant que, peut-être, oui peut-être, William avait vraiment... besoin de lui ? Que peut-être, oui peut-être, être là, l'aiderait ? Il soupirait et l'enlaçait, le serrant si fort que possible contre lui. C'était inconfortable d'être ainsi dans la voiture mais tant pis. Il réalisait, enfin. Un peu. Que William avait peut-être besoin de lui, pour des raisons qui lui échappaient encore. C'était toujours ça qui montait au cerveau, hein.

Je suis là, bébé, j'irai nul part sans toi, d'accord ? Excuse-moi...

S'il s'excusait ? Marquez-le vite dans le calendrier.

Ca va aller, je suis là...

Il le serrait toujours plus contre lui, comme si ça pouvait prouver à William qu'il l'était, là, qu'il le serait toujours. Un câlin improvisé. Un ne pleure pas, s'il te plaît quand il voyait les traits de William, surtout, la détresse dans son regard. Il ne savait plus quoi faire, William qui ne semblait pas vouloir entendre raison. Il ne savait plus quoi faire pour le ramener à la réalité, alors tant pis, au moins, il avait essayé. C'était le bordel, dans sa tête, entre les "tu dois partir" et les "je reste avec toi", du n'importe quoi, du Isaiah tout craché.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Mar 23 Jan - 22:58

Proof
William & Isaiah

« Oh you can take your time baby, I'm in no hurry, know I'm gonna get you. You don't wanna hurt me, baby don't worry, I ain't gonna let you. Let me tell you now my love is strong enough to last when things are rough. It's magic. You say that I waste my time but I can't get you off my mind. No I can't let go, cause I love you so. »
Isaiah va le rendre fou, totalement barge. Il va arriver à lui faire péter un plomb comme jamais il n'a craqué jusque là, c'est là présent, ça roule sous sa peau. William s'énerve et en vient même à parler comme l'humain peut le faire, ce qui est genre, jamais arrivé jusque là. Même sans avoir un vocabulaire d'autrefois, le vampire avait de base un parlé plus soutenu si on peut dire ça et là...là ça explose, le chasseur déteint sur lui. Oui il va finir taré le vampire et il envoie plus ou moins bouler Isaiah ou plutôt ses dires, ce va te faire foutre sorti de nul part, il ne pensait même pas dire ce style de chose un jour. Ce n'est pas bon en plus qu'il s'énerve et se mette à gueuler, parce que forcément il reste un vampire aux instincts bien marqués mais surtout bien muselés. Est-ce qu'il a peur que ce côté de là puisse ressortir ? Un peu oui surtout que ça a été plus fort que lui que d'employer cette voix sourde juste avant, c'est venu tout seul sans aucun contrôle dessus. Pourtant le contrôle de ses émotions et de sa nature, ça fait longtemps qu'il les a. Mais il sait aussi qu'il n'en est pas encore rendu à ce point là et plutôt mourir aussi que de faire du mal à Isaiah. Même si l'humain lui en fait avec ses paroles.

Et dire qu'au départ, William lui a demandé s'il allait venir, sous forme de questions pour ne pas que le chasseur se sente piégé en quoi que ce soit. Tout en sachant que si Isaiah lui disait non, il n'irait pas, c'était à deux -ou trois avec Adam- ou rien du tout. Il a fallu que ça dégénère encore une fois et qu'ils s'engueulent, c'est épuisant de s'énerver sur Isaiah en plus, c'est contre nature pour William. Mais oui l'humain le pousse et le repousse aussi, il le redit mais lui le voit ainsi. Il n'arrive juste pas à se dire que peut-être Isaiah ne s'en rend même pas compte, non ça ne le percute pas le vampire. William n'arrive qu'à s'énerver et à gueuler avant de se taire et de ne plus rien dire, ne réagissant même pas à ce je suis pas ta mère et ce qui va avec. Il l'a dit, il n'ira pas seul et il ne changera pas d'avis, Isaiah lui cédera ou il n'ira nul part.

C'est s'enfermer dans ce silence ensuite et détourner le regard, regarder dans le vide, voir le paysage défiler sans le voir. C'est avoir envie de hurler et de pleurer à la fois, c'est être emporté dans un tourbillon d'émotions, c'est subir l'ouragan que peut être Isaiah. Et se retrouver le cœur brisé une nouvelle fois à l'écoute de tout ceci, à l'évocation de la mort de l'humain, Isaiah le décapiterait ben que oui ça ferait mille fois mal que d'entendre tout ces mots. Même rester sans se nourrir, sans boire du sang, et s'en tordre de douleur, est mille fois moins douloureux que les paroles que peut avoir le chasseur. C'est trop d'un coup, bien trop pour William parce que c'est se retrouver en face de son pire cauchemar et en même temps c'est revivre cette année d'enfer loin d'Isaiah. La revivre en quelques minutes à peine. Ne plus arriver à penser à rien d'autre qu'à un : il me repousse encore. Le vampire est têtu oui et sait ce qu'il veut, il sait qu'il doit être fort pour deux, pouvoir assurer et rassurer Isaiah sur le fait qu'il n'a rien à craindre. Que même si son humain n'y croit pas, que même s'il ne comprend pas, que même s'il est très dur à suivre, ça ne change rien, William est là et le restera. Et pourtant une fraction de seconde, William se demande s'il va vraiment pouvoir tout encaisser. Pensée envoyée au loin quand Isaiah lui dit qu'il n'en vaut pas la peine. Ta gueule Isaiah, tu mérite tout et tellement plus encore. Désolé de n'être qu'un vampire mon amour.

Sauf qu'il ne peut dire les choses autrement qu'en gueulant de nouveau, même s'il tente toujours de lui faire comprendre ce que lui pense. C'est sa vie à William, il la mène comme il l'entend, il se répète mais si ses sentiments n'étaient pas partagés, là d'accord, il n'aurait pas d'espoir et pourrait se résoudre à faire marche arrière...Mais là...Oui c'est sa vie et sa vie ne peut être que près de l'humain, le sien jusqu'à la fin. Même s'il devait perdre Isaiah demain et lui survivre par il ne sait quel miracle il n'y aura qu'Isaiah, il ne pourra y avoir plus personne d'autre derrière. Que ça soit dans dix ans comme dans dix siècles. Ce n'est pas exagéré, ce n'est pas pour jouer les dramaturges mais c'est ce que William ressent, ce qu'il connaît aussi des siens. Un seul grand amour dans une vie entière. C'est vrai que sur le papier rien ne l'empêcherait d'avoir de nouveau un homme dans son lit mais aimer il ne pourrait plus, son cœur restera à Isaiah jusqu'à ce qu'il meurt le vampire. Il a à peine tenu un an loin du chasseur alors imaginer plus est inconcevable, Isaiah est sa vie. Le reste n'a aucune espèce d'importance.

Le silence qui retombe entre eux alors qu'Isaiah ne dit rien, ne surenchérit pas, le connaissant ça sent mauvais, c'est plus qu'une mauvaise chose. Mais gueule toi aussi mon amour. L'humain silencieux c'est plus que mauvais signe, ça lui fait craindre le pire à William, qu'ils en arrivent à un point où ils ne peuvent plus du tout communiquer. Ou encore moins qu'avant et avant c'était déjà pas grand chose...Avant, William n'aurait jamais pu lui expliquer quoi que ce soit sur ce qu'il faisait ou avait pu faire en dehors d'être sur les routes avec l'humain. Au début parce que parler ça aurait été donné la possibilité à Isaiah de se rendre compte plus vite de ce qu'est William, un vampire. Et que c'était un jeu ça au début, voir combien de temps le chasseur de vampire allait mettre pour se rendre compte des choses. Puis au fil des mois puis des années sur la route, ne plus vouloir lui donner le moindre indice par peur qu'il découvre tout, par peur de le perdre, oui déjà à cette époque là. Parce que quand Isaiah le comprendrait ça en serait fini d'eux, de leur couple. Le vampire a bien dit couple, pour lui c'est ce qu'ils étaient, pas ordinaire ni conventionnel mais un couple. Et dans un certain sens, William a perdu Isaiah le jour où il a compris alors forcément discuter après était encore plus impossible.

Il pense à cela alors qu'il reste muré dans le silence aussi bien pour ne pas pleurer que pour ne pas gueuler un peu plus. Cela l'effleure d'être méchant avec Isaiah, de lui lancer des reproches à la gueule ou au moins un « Tu l'aurais su avant tout ça si ça t'avait intéressé de le savoir. » ou un « Tu pouvais pas te bourrer la gueule pour ce que je suis et me demander quoi que ce soit sur qui je suis. ». Ça ne servirait à rien que de balancer tout ceci à Isaiah. Cela l'effleure encore plus alors que le chasseur s'arrête sur l'air de repos et coupe le moteur. Parce qu'il a peur de perdre Isaiah encore une fois même en sachant à quel point l'humain peut l'aimer, il n'arrive tout simplement plus à se raisonner alors que c'est lui le plus posé des deux. William en est au stade où il attend la prochaine couille, pas résigné parce qu'il ne laissera pas tomber mais il est déjà fatigué alors que ça ne fait pas si longtemps que ça que la conversation est lancée.

La lumière, chouette, histoire qu'Isaiah puisse voir dans quel état il est, le cœur en vrac. Cassé en mille morceaux. William le regarde à peine pour essayer de ne pas montrer à Isaiah à quel point il est vulnérable à cet instant, à quel point il est foutu. Et le silence est rompu, le vampire se tend, il entend un je t'aime mais je veux que tu te casses, il entend un reste mais va t-en, forcément il est encore plus déchiré en deux, qu'Isaiah souffle le chaud et le froid, il y est habitué mais pas autant. Pas comme ça. Il serait mauvais le vampire, il ouvrirait sa portière et se casserait, pousserait le vice jusqu'à voir si Isaiah le laisserait vraiment partir ou non. Mais il n'est pas mauvais, il ne le fera pas, n'en a pas le courage de jouer avec ce feu surtout que ça pourrait faire encore plus de dégâts. Et non il n'y pense même pas en fait à tout ceci.

- Non.

C'est tout ce qu'il a la force de répondre sur l'instant. Non je ne partirais pas, non je n'irais nul part. Non je n'ai rien à perdre, au contraire même. William reste tendu même quand Isaiah vient le prendre dans ses bras, il se laisse faire pourtant mais oui il est tendu, il s'attend à tout peut-être aussi parce que l'espace d'une seconde, il a songé à repousser l'humain. Histoire de lui dire un tu ne peux pas jouer ainsi avec moi. Le virer et l'avoir en même temps, c'est l'un ou l'autre. Pourtant oui il le laisse faire et le laisse parler de nouveau aussi, bien sûr que si Isaiah peut lui demander, il l'a déjà pensé juste avant et le repense là. Mieux encore, Isaiah n'a même pas besoin de lui demander quoi que ce soit. Ces paroles, cette tendresse, ces caresses sur sa joue puis ce baiser, ça le fait frissonner le vampire même s'il reste encore et toujours tendu. Trop de oui, non, merde à la suite pour que son esprit puisse suivre. D'ailleurs il met quelques secondes à répondre au baiser d'Isaiah et à vraiment le lui rendre.

Il n'y a que quand l'humain se glisse sur lui, qu'ils sont ainsi l'un contre l'autre qu'il arrive à réagir sans latence en venant enlacer Isaiah. Le serrant contre lui, essayant de ne pas le faire trop fort surtout quand maintenant il peut sentir son odeur en étant le visage contre le corps du chasseur. Sentir son corps contre le sien justement, la chaleur qu'il dégage même à travers ses vêtements. Le tambour de son cœur qui lui parvient bien plus fort et clairement. Est-ce que c'est un sanglot -ou un hoquet- qui s'échappe de lui en étant ainsi contre l'homme qu'il aime ? Malheureusement oui c'est bel et bien ça. Ce sont les paroles d'Isaiah qui lui font cet effet, ce surnom, ces excuses, trop humain le vampire pour pouvoir tout encaisser sans broncher.

- J'ai besoin de toi Isaiah, tellement besoin de toi dans ma vie mon amour.

Finissant par reculer sa tête juste assez pour pouvoir le regarder dans les yeux et se noyer dans son regard un peu trop bleu.

- Tu n'as pas à me demander de rester parce que je n'irais nul part sans toi moi aussi. Je te promets que je n'abandonne rien, que je ne sacrifie rien.

William pourrait lui dire tellement de choses encore mais à la place, il préfère l'embrasser, un long baiser dans lequel il essaye de mettre tout l'amour qu'il ressent pour Isaiah. Amour, douceur, tendresse, passion parce que même sans parler de sexe, il l'aime à la passion, à en crever s'il n'a pas Isaiah près de lui. Quand bien même le chasseur lui a dis ne pas comprendre, lui a dis de ne pas lui sortir la carte de l'amour.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Mer 24 Jan - 23:50

Proof
William & Isaiah

« It's really hard, I can't cry in your arms, 'cause you're not here, it's not your fault and if it was I wouldn't care. My heart is bigger than the distance in-between us, I know it ‘cause I feel it beating, so strong and I'll knock you down. Over here, you can count the miles away from where I wanna be. Bet your skin is warm and that you're smiling, yeah, that's what I always loved the most about you. You're so strong, come and knock me down. »
Le silence jusqu'à l'air de repos l'angoissait mais en même temps, il savait que c'était la meilleure des réponses pour ne pas envenimer la situation. Même si, du coup, cela angoissait William qui semblait au bord de l'explosion, il restait convaincu que c'était la meilleure chose à faire, la seule chose à faire. Parler n'aurait servi à rien d'autre que les déchirer d'autant plus et ça, il ne voulait pas, il ne voulait plus, il avait assez donné. Puis, enfin sur l'air de repos, il lui expliquait les choses, le plus calmement possible, même si c'était difficile, mêlé à ce tu dois partir auquel William répond clairement ; Non. Si, songeait-il. Si, tu dois partir. Pour toi, mon amour, pour toi. Pour avoir un semblant de vie normal plutôt que continuer près d'un être auto-destructeur qui brisait tout ce qu'il touchait. Forcément, quand il l'enlaçait, le vampire était un peu réticent, un peu tendu, il ne pouvait pas lui en vouloir étant donné ce qu'il venait de lui jeter en plein visage. Mais cela ne le décourageait pas pour autant, cela ne l'empêchait pas de venir sur lui pour essayer de l'enlacer à nouveau.

- J'ai besoin de toi Isaiah, tellement besoin de toi dans ma vie mon amour.

Cette phrase le marquait. Ce "j'ai besoin de toi". Il n'était pas si bête et méchant qu'il se plaisait à le faire croire à tout le monde. Cela le touchait forcément, plus qu'il n'y aurait cru. Ce "j'ai besoin de toi" qui lui paraît être une supplique et qui lui brise le coeur en mille morceaux, ce "putain, j'ai tellement merdé" quand il l'entendait sangloter puis le voyait les larmes aux yeux. Arrachez lui le coeur, brûlez le à vif, cela blesserait moins que voir William entrain de sangloter. J'ai tellement merdé, se répétait-il en soutenant le regard du vampire. Tellement merdé. Tant de possibilités qui s'offraient à lui à cet instant alors qu'il n'en voyait plus qu'une. Il aurait pu le repousser, lui demander de grandir un peu, lui demander d'être un homme et porter ses couilles. Mais William n'était pas fait du même bois que lui, même si William se donnait parfois un genre de dur à cuir, il le voyait bien ; William était si tendre qu'un agneau et ne pouvait pas jouer les durs à cuir bien longtemps. Cela ne lui allait pas du tout, se forcer à jouer les durs alors qu'à cet instant, il craquait dans ses bras, il se laissait aller et pleurait, sanglotait. Pauvre amour, que t'ai-je fais ? Avait-il poussé William jusqu'au bout de ce qu'il était capable de supporter ? L'avait-il poussé jusqu'au bout, était-il à bout de nerfs,à bout de force ? Ce qu'il se sentait mal pour ça.

- Tu n'as pas à me demander de rester parce que je n'irais nul part sans toi moi aussi. Je te promets que je n'abandonne rien, que je ne sacrifie rien.

Tu abandonnes tellement, William, a-t-il envie de lui dire. Tu t'abandonnes, tu abandonnes ta vie, ta fierté, tellement plus encore. Ce qui fait de toi l'homme que tu as toujours été, s'abandonne à cause de moi, parce que je suis comme ça, destructeur, je détruis tout sur mon passage. Il aimerait lui dire, ça, mais n'en n'est pas capable alors qu'il le voit dans cet état, qui le pousse à garder le silence quelque minutes encore.

Quelque chose le frappait, à cet instant. La cruauté dont il avait pu faire preuve à l'égard de William, toutes ces années. Ce dureté avec laquelle il l'avait traité, ne lui laissant jamais aucune place, même infime, pour la moindre erreur. Cela le frappait, là, maintenant. A quel point il avait pu être rude avec William alors que William avait fait plus d'effort qu'aucun homme n'en n'aurait fait, qu'il continuait à en faire, à prendre sur lui. Il réalisait tout cela, là. Tous les efforts de William, toutes ces années. Oui, il avait eu le choix, il aurait pu faire celui de partir et il l'avait fait, ce qui les avait presque tué, l'un comme l'autre. Il culpabilisait en voyant les airs de William ; comment avait-il pu être si égoïste ? Il aimait William. De tout son coeur. Comme il n'avait jamais aimé aucun homme, comme il n'aimerait jamais aucun autre homme. Il l'aimait d'une passion qui le dévorait de l'intérieur, qui le consumait petit à petit. Il l'aimait à en crever. Et toutes ces années, il s'était montré égoïste alors que William continuait à faire des efforts, prendre sur lui ; comment cela pouvait-il être autre chose que de l'amour, à ce stade ? Il était bouleversé par les traits de William, bouleversé par ce qu'il voyait sur son visage et n'avait jamais vu, quels impacts ses mots et son comportement pouvaient avoir sur l'homme qu'il aimait. Mort ou non, vampire ou non, William avait des sentiments et il le voyait bien. Bordel, ce qu'il pouvait se détester à cet instant de lui avoir infligé tout ceci, toutes ces années. Ce qu'il aimerait revenir en arrière et rattraper ses erreurs monumentales. Pardonne moi, mon amour, d'avoir été si aveugle, si idiot, si cruel. William ne méritait pas autant de méchanceté, bien au contraire. Il méritait plus de tendresse et plus d'amour. Qu'Isaiah cesse de boire de l'alcool, quel intérêt, si son comportement était toujours aussi pitoyable envers le vampire ? Son regard ne renvoyait qu'une chose, à cet instant ; pardonne moi, mon amour, je t'aime tellement. Quel dommage qu'il ait fallu qu'il voit la tristesse marquer les traits de l'amour de sa vie, pour qu'il remarque tout ça.



Pour une des première fois, Isaiah tenait ainsi William. Contre lui. Il l'enlaçait, le serrait. Pour une des première fois, ce câlin n'avait rien de sexuel, il n'y avait aucune intention de ce genre, même cachée. C'était juste pour être proche l'un de l'autre, qu'il le prenait ainsi dans ses bras, pour le réconforter, l'avoir contre lui.

Ces baisers, ce n'était pas juste le fait de déposer ses lèvres contre les siennes. C'était un autre moyen d'être proche l'un de l'autre et de lui prouver qu'il était là, qu'il l'aimait. Des baisers tendres, des baisers amoureux.

En clair ; il s'ouvrait à William, il s'offrait à William, mettant de côté sa fierté, son égo, son orgueil, pour un temps. Pour s'ouvrir à lui comme il s'y était risqué l'an passé. Il se risquait à se montrer en "plein jour", à montrer qu'il était capable de tendresse, de chaleur, de douceur, d'amour. Qu'il n'était pas un robot qui ne vivait que pour tuer, qu'il était aussi un homme capable d'aimer de tout son coeur et c'était ce qu'il faisait là, il l'aimait de tout son coeur, il l'aimait avec force, il lui montrait. Être si proche de lui à cet instant, n'avait pour lui, aucun rapport avec la sexualité, c'était plus spirituel, à vrai dire. Ce n'était pas juste donner son corps, mais aussi son âme. C'était baisser sa garde pendant quelque minutes, quitte à se faire abattre. C'était s'abandonner totalement, laisser à William les plein pouvoirs sur sa vie, sur son coeur. Non, rien de sexuel là-dedans ; c'était son coeur qui parlait, quand il glissait sa main dans les cheveux de William, quand il essayait de le rapprocher, plus encore. Comme s'ils ne seraient jamais assez proches à son goût. La main qui n'était pas dans les cheveux de William, se posait contre une de ses joue, ressuyant une de ses larme avec son pouce. Il caressait ainsi sa joue, avec plus de douceur qu'il avait pu en faire preuve avec William toutes ces années.

Pardonne moi d'avoir été aveugle toutes ces années, mon amour. Pardonne moi d'avoir été si dur avec toi.

C'était ce qu'il murmurait contre ses lèvres, son regard plongé dans celui du vampire. Promesse tacite qu'il ferait tout pour corriger ça, pour ne plus le blesser de la sorte à l'avenir.

Je t'aime tellement, William. Je suis tien, tout autant que tu es mien. Je ne veux plus jamais te voir pleurer...

Si cela s'était produit il y a quatre années, Isaiah lui en aurait collé une, lui aurait demandé d'être un homme, d'arrêter de chialer comme une gamine de douze ans. Là, il se contentait d'essuyer ses larmes, de faire preuve de tendresse et de douceur, de déposer quelque petits baisers contre ses lèvres puis contre son visage. Laisse moi t'aimer, disaient ces baisers. Laisser moi t'apaiser, laisse moi faire, je m'occupe de tout, je m'occupe de toi. Il ne savait pas quand il serait capable de faire preuve d'autant de tendresse, un jour, peut-être que c'était la seule fois où il en serait capable, peut-être pas. Mais il se montrait tendre, aimant. Il s'ouvrait à lui en oubliant pendant un instant qu'il pouvait en profiter, le vampire, qu'il pouvait lui arracher le coeur comme pour rire. Il cessait sa paranoïa pendant quelque minutes, profiter pour l'embrasser et s'offrir à lui sans contre partie, sans rien attendre de plus de lui qu'il cesse de sangloter. Tant pis s'il ne parvenait pas à croire totalement que le vampire pouvait l'aimer parce qu'il ne trouvait rien d'aimable chez lui, parce que dans le fond, tout chez le vampire poussait à croire qu'il disait vraiment et rien ne prouvait qu'il mentait, qu'il jouait la comédie, on ne passait pas autant de temps auprès de quelqu'un si on ne l'aimait pas un minimum et vu tout ce que le vampire avait subi depuis qu'ils étaient ensemble, oui, il l'aimait. Et Isaiah l'aimait aussi, les choses ne devraient donc pas être aussi compliquées. Il l'embrassait à nouveau, y mettant tout son coeur, tout son amour pour lui faire ressentir ô combien il l'aimait. Qu'il n'y avait pas de mots suffisamment puissant et que, peut-être, ce que le vampire lui avait dit sur les âmes soeurs, c'était vrai. Même s'il n'était qu'un humain et lui qu'un vampire. Que six siècles les séparaient mais que l'amour était bien présent, bien ancré.

Je t'aimerai jusqu'à mon dernier souffle. Je veillerai sur toi en attendant. Je ne serai pas toujours capable de faire de toi un homme heureux, un mari comblé mais je veillerai à ce qu'il y ait plus de bon que de mauvais, je te le promets...

Lui promettre de faire des efforts, pour lui. Que ce ne serait pas juste ne plus picoler jusqu'au coma éthylique, que ce serait aussi veiller à son langage, veiller à ses paroles. Il l'embrassait pour sceller cette promesse.

Je serai là pour toi... Comme j'aurais toujours du l'être...

Mais il ne l'avait pas été alors qu'il aurait du. Il s'ouvrait à William, il se donnait pleinement, il plongeait tête la première et si c'était un piège, qu'il se referme sur lui. Il en était à ce stade, Isaiah, au stade de tant pis si je morfle, je suis prêt, tant que je peux t'aimer alors j'endurerai toutes les souffrances . Il en était au stade de la dépendance, du je ne te laisserai jamais m'échapper . Il l'aimait tellement qu'il pourrait en crever, là. Isaiah l'avait repoussé, sans doute, en lui disant qu'il ne pouvait rien lui offrir, qu'il ne pourrait rien lui offrir. C'était une manière qu'il avait eu de se protéger de William et du mal qu'il aurait pu lui faire s'il s'était approché de lui comme maintenant. Alors qu'Isaiah avait, peut-être, beaucoup à offrir, d'un point de vue sentimental. Il pouvait lui donner tout son amour, si le vampire disait que c'était suffisant pour lui, alors soit. Il pouvait se donner corps et âme, il avait déjà donné son corps toutes ces années, cela n'avait jamais été plus vrai qu'il y a deux jours où il l'avait laissé le mordre et boire son sang, d'ailleurs. Son âme, il lui ouvrait à cet instant même où il était à califourchon sur lui. Quitte à sembler différent sur l'instant, c'était surtout la face cachée d'Isaiah qui se montrait, l'homme tendre, affectueux et attentionné. Il n'y avait que Shana qui avait pu la voir et encore, elle était sa soeur alors les choses étaient forcément différentes.

Je veux t'épouser, William. Être tien et juste tien, même si cela fait déjà des années que je suis tien. Je te veux à mes côtés sur la route, chaque jour. Je veux tes bras qui m'enlacent et me tiennent fort, chaque matin et me réveiller toujours à la même place, dans tes bras.

Forcément, ses tournures de phrases changeaient pour s'adapter à leur situation. Eux qui vivaient la nuit et dormaient le jour, eux qui avaient son rythme de vie si atypique, à l'envers. Il s'ouvrait à lui et cela allait jusqu'à lui exprimer ses désirs, forcément.

Je veux être ton mari, ton meilleur ami, ton confident, ton amant. Pas celui qui te fait pleurer mais celui qui te rassure quand tu as un coup de mou, celui vers qui tu te tournes quand tu as besoin de parler, de souffler, de rire ou que sais-je encore.

Cette relation où ils seraient des amants et maris complices, cette relation où ils n'auraient plus peur de se parler, cette peur de se blesser ou dire un mot de travers. Parce qu'Isaiah pouvait être très susceptible comme il pouvait être très blessant, il savait que ce serait à lui de prendre sur lui pour améliorer ça et c'était pourquoi il ne lui faisait aucun reproche, William n'avait pas à changer, c'était à Isaiah de faire des efforts et William en valait clairement la peine.

Être ton présent, ton futur...

Tout du long, il avait caressé sa joue et sa nuque de ses deux mains, il l'avait regardé dans les yeux. C'était ce qu'il voulait et si son ton était doux, il n'en n'était pas moins assuré et affirmatif ; c'est ce que je serai. De mémoire, il n'avait jamais été si gentil dans ses mots envers William, de toute leur relation. Il n'avait jamais été si tendre non plus puisque l'an dernier, il n'avait pas parlé sinon pour lui dire ce fameux je t'aime qui s'était surtout dis entre quelque soupirs de plaisir.

Je veux être digne de toi, pardonne moi d'avance pour toutes les conneries que je risque de faire avant d'y parvenir. Je serai encore vulgaire et mon comportement laissera encore à désirer mais sache que je ferai de mon mieux pour limiter les dégâts.

Il avait posé son index sur les lèvres de William, de sa main qui, avant, lui caressait la joue. Il le faisait pour l'inciter à se taire, voyant d'ici arriver le "tu n'as pas à changer" ou ces conneries-là. Alors que, si, il le devait et ils ne devaient pas se voiler la face plus longtemps ; ils n'iraient pas bien loin et finiraient par s'entre-tuer si Isaiah continuait sur cette lancée. Puis il retirait son index pour lui voler un baiser, toujours si tendre. Isaiah changeait à cet instant, il était imprévisible, avait des faces cachées, quand il retirait ce masque d'aigreur et vulgarité qu'on lui connaissait, celui qu'il affichait la plupart du temps. Puis, à nouveau, il se reculait pour lui parler.

Mon homme.

Ce mon, possessif et fier.

Tu as beau être un vampire, William, je suis fier de toi et d'être celui que tu as choisi. Je suis fier d'être tien et c'est justement parce que tu es quelqu'un d'extraordinaire, que je me sens mal de ne pas pouvoir te retourner tout ça. Tu es plus que ce que je mérite. Tu es le meilleur ami qui soit, le meilleur amant qui soit, toujours le mot pour me faire rire même dans les pires moments. Ce que tu peux m'agacer parfois, quand tu ne réalises pas à quel point tu es parfait, trop pour moi. Ce que tu peux m'agacer aussi parfois avec tes mimiques et tes bêtises plus grosses que toi. Mais je t'aime comme ça. Même quand tu es un peu niais. Tu as égayé ma vie, tu m'as sorti du tunnel sombre et sans fin que semblait être ma vie. J'étais si mal avant toi, je ne m'en suis rendu compte que tard. Quand je t'ai perdu, j'ai compris à quel point tu étais important pour moi et à quel point tu m'avais bouleversé, à quel point tu avais embelli ma vie. Et quand tu es parti, c'était les pires moments de ma vie, comme un junkie qu'on prive d'héroïne, j'étais accro. Je sais que j'ai merdé et que je t'ai poussé à partir, que c'est de ma faute si tu es parti. Je m'en excuse, William. Sincèrement. Plus jamais je ne te pousserai à ça, je te le promets. Maintenant que tu es revenu, je vois mieux les choses, je les comprends mieux et je ne ferai plus les erreurs idiotes que j'ai pu faire. Laisse moi te le prouver, laisse moi t'aimer comme tu mérites d'être aimé...

Encore qu'il n'était pas sûr de parvenir, avec ses faibles moyens, de l'aimer tel qu'il estimait que William le méritait vraiment. Mais il essaierait de tout son coeur.

Ma vie n'a de sens que lorsque tu es là, à mes côtés. C'est égoïste, je sais, mais c'est ainsi que je le vois, que je le ressens. Tu es la lumière dans l'obscurité qu'était ma vie. Et ce n'est pas qu'à cause de ce que les vampires ont fait à ma famille que je suis ainsi, je l'ai toujours été. J'ai toujours eu cette noirceur dans ma vie, dans mon coeur, inexplicable mais tu as su apaiser tous mes tourments, je ne sais comment... Ta présence, ta joie de vivre, tes sourires, tes baisers... Je suis totalement accro et bien sûr que non, je ne veux pas que tu partes... Je songe juste que c'était la meilleure chose pour te protéger de moi, de mes excès de colère, je sais que je peux être violent, virulent et justement, j'ai tellement peur de te blesser...

Et il l'avait blessé, il avait poussé trop loin ce soir, il s'en était rendu compte et s'en mordait les doigts.

Retiens bien tout ça, parce que je ne compte pas tout répéter le jour de notre mariage...

Plaisanterie qu'il tentait après tous ces mots, après lui avoir ouvert son coeur de la sorte, après avoir oublié la pluie là-dehors, oublié l'obscurité qui les entourait, oublié les possibles dangers comme les animaux qui rôdaient, coyotes pour ne citer qu'eux. Il oubliait tout. Il n'avait d'yeux que pour lui, il ne l'avait quitté du regard que lorsqu'il l'embrassait, d'ailleurs. C'était sa phase plus tendre, plus câline, il venait même frotter délicatement le bout de son nez contre celui de William, lui volant après cela un baiser. La position était inconfortable mais il s'y faisait, tant qu'il pouvait dire ce qu'il avait sur le coeur et qu'il pouvait possiblement apaiser William. Même si du coup, avoir autant parlé de ce qu'il ressentait lui faisait monter les larmes aux yeux et avoir un peu peur de ce que William pourrait en penser, lui qui n'avait jamais vu cette face d'Isaiah.

Je t'aime et je serai l'homme le plus comblé de t'avoir pour mari.

Même s'il était un vampire, même s'il lui prenait souvent la tête, il préférait ça qu'être à nouveau loin de lui et subir son absence.

Je te jure que si tu pleures, je ne vais pas pouvoir me retenir non plus...

Il riait un peu nerveusement, sentant qu'il n'en n'était pas loin non plus. C'était si étrange d'ouvrir son coeur de la sorte. Mais c'était si libérateur, aussi.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Jeu 25 Jan - 18:44

Proof
William & Isaiah

« Oh you can take your time baby, I'm in no hurry, know I'm gonna get you. You don't wanna hurt me, baby don't worry, I ain't gonna let you. Let me tell you now my love is strong enough to last when things are rough. It's magic. You say that I waste my time but I can't get you off my mind. No I can't let go, cause I love you so. »
William sait que les anges existent et pourtant il ne croit pas vraiment en Dieu, pas avec un monde comme le leur où des créatures sanguinaires existent et qu'il en fait lui même partie. Pourtant là dans cette camionnette avec Isaiah sur lui, il en viendrait à le prier ce Dieu, l'implorer même, pour ne pas perdre l'amour de sa vie. Pour que l'humain ne s'éloigne jamais de lui, n'essaye pas de le repousser. Dieu je t'en supplie ne m'ôte pas Isaiah une nouvelle fois. Le vampire en est au point où il pourrait se traîner à genoux pour garder Isaiah, pour pouvoir l'aimer quoi qu'il arrive même si l'humain ne veut pas voir cet amour, ne veut pas comprendre. Oui déjà en revenant, il y a deux jours, il aurait pu se jeter aux pieds du chasseur pour le supplier de le pardonner. Est-ce qu'Isaiah sera vraiment réceptif, il n'y pense pas une seconde avant de lui dire ce « j'ai besoin de toi », cela sonne sans doute comme une prière, une supplique mais ça n'a pas d'importance s'il lui donne la sensation de ramper devant lui.

Sa fierté, ça fait plus d'un an, qu'il l'a vraiment mise de côté de toute manière. Le vampire espère juste qu'Isaiah comprenne réellement, cette fois, que même s'il essayait, il ne pourrait pas vivre sans lui. Il a besoin d'Isaiah, il l'a dit l'autre soir, il n'est rien sans l'humain près de lui. William s'en fiche de savoir si l'humain se pense mauvais, s'il se pense ne rien valoir, Isaiah est tout ce qu'il a, tout ce dont il a besoin. Aucun bien matériel, aucune vie ne vaut la peine d'être vécue si le chasseur n'est pas là près de lui. Six siècles et demi il a derrière lui le vampire, six siècles et demi de non vie, à subsister au lieu de vivre. William n'a commencé à vraiment vivre que depuis que le chasseur est entré dans sa vie, enfin depuis que le vampire l'a approché pour la première fois. Des années à côté d'Isaiah, à laisser tout passer parce qu'au final il est tombé amoureux de chaque parcelle de l'humain, le bon comme le mauvais même s'il a plus souvent vu le mauvais que le bon. Des années à tout encaisser sans broncher pour craquer totalement ce soir, pour se montrer vulnérable comme jamais il ne l'a été.

Pourtant il le sait, il le lui promet qu'il n'abandonne rien, qu'il ne sacrifie rien, c'est l'opposé, il a tout à gagner en étant avec Isaiah et tout à perdre sans lui. Des années à se laisser emporter par la tornade que l'humain peut être, par ce qu'il est exigeant, déconcertant, instable et pourtant William ne se sent bien qu'avec lui. Il est étouffant aussi par moment l'humain, malgré tout le vampire a l'impression de ne réellement respirer qu'en étant près de lui. Une année entière sans Isaiah et il était brisé, il ne tenait plus debout, il avait ce trou béant en lui qui le dévorait un peu plus chaque jour. C'est peut-être malsain, ce n'est sans doute pas comme ça qu'il est censé réagir mais il a besoin d'Isaiah pour fonctionner correctement. C'est ce feu ravageur, cette passion galopante qui l'anime, qui le consume un peu plus chaque jour mais il se jette corps et âme dans ce braiser infernal, il en redemande le vampire. Ils s'emportent l'un l'autre loin, très loin, William l'a vu l'autre soir et n'a rien pu faire pour stopper cela. Parce qu'à côté de tout ceci qui pourrait paraître exagéré et entièrement anormal, qui pourrait les faire paraître complètement tarés, il y a ce qu'Isaiah ne montre que peu. Cet amour, oui, mais surtout cette tendresse dont il peut faire preuve, c'est d'autant plus précieux que c'est rare. Enfin presque, parce qu'Isaiah a déjà eu des gestes tendres sans même s'en apercevoir, Isaiah qui lui a dit l'autre soir qu'il ne saurait jamais faire. Qu'il ne saurait jamais lui rendre cet amour alors qu'il le fait déjà. À sa manière, peut-être bancale, mais il le fait et c'est tout ce qui importe pour le vampire. Pardonne moi, mon amour de ne pas avoir compris tes gestes plus tôt. Il pourrait aussi dire pardonne moi d'avoir besoin de mots quand toi les gestes te suffisent. Parce qu'il y a toujours cette différence entre eux, qu'elle ne va pas partir ainsi.

William ne peut que garder Isaiah dans ses bras et le regarder. Dans son regard oscille et vacille ce qui peut l'agiter, la tristesse oui, son cœur est en mille morceaux. L'amour alors qu'il le dévore des yeux, ce « je t'aime tellement mon amour » qui ne suffirait pas exprimer réellement à quel point il peut aimer Isaiah. À en crever oui, sans aucun doute possible. Cette prière muette, ce « je t'en supplie mon amour, j'ai besoin de toi. », besoin d'Isaiah pour pouvoir être heureux. Il ne lui demande rien au chasseur, pas même de changer, juste de le laisser faire. Comment en est-il arrivé à ce point alors que pourtant il a l'habitude que le chasseur se montre distant ? Tout simplement parce qu'il y a une énorme différence depuis qu'il est revenu, William a goûté à la tendresse, a pu avoir ces gestes tendres qui pourtant il y a un an encore lui étaient pratiquement inconnus. Cela a libéré quelque chose en lui, quelque chose qu'il ne pouvait soupçonner et qui l'a amené à ce point de presque rupture ce soir. Mais surtout depuis qu'il est revenu, il a compris à quel point Isaiah pouvait l'aimer, à quel point il a pu briser l'humain en partant alors qu'il pensait le protéger. Je m'en veux tellement mon amour. Ils se sont déjà expliqués là dessus en effet, mais ça ne va pas lui passer comme ça cette culpabilité qui l'enserre.

Isaiah qui le garde tout autant dans ses bras, qui l'enlace et l'embrasse sans chercher à plus que cette douceur, cette tendresse. Qui ne cherche pas à de rapprochement physique mais à lui faire passer cet amour, il le sent le vampire, il le ressent au plus profond de lui. Il pourrait en sangloter de nouveau d'ailleurs alors que c'est tout ce qu'il a toujours voulu, alors même qu'il y a encore deux jours il ne savait pas le vouloir. C'est presque trop beau pour être vrai d'ailleurs que de voir Isaiah agir ainsi, c'est pratiquement se demander à quel moment ça ne va plus exister. C'est en savourer chaque seconde au cas où ça se stoppe d'un seul coup, au cas où ça ne se reproduise plus jamais. La main dans ses cheveux, celle sur sa joue autant de mouvements qui le font chavirer, il serait encore vivant, son cœur en louperait des battements et partirait dans tous les sens, parce que c'est comme ça qu'il se sent à cet instant. Et ça ne fait qu'être encore plus fort et violent aux paroles qu'il entend quand Isaiah se décide à briser le silence entre eux.

C'est avoir la volonté de lui glisser un « il n'y a rien à pardonner mon amour » et avoir les mots coincés dans sa gorge. S'il pensait être vulnérable en lui avouant avoir besoin de lui, il se rend compte que ce n'est rien à côté de ce qu'il ressent maintenant alors qu'Isaiah s'offre à lui. Cela aussi il le ressent au plus profond de son âme. Il le voit aussi que le chasseur baisse totalement sa garde, comment pourrait-il louper ce fait alors que c'est le jour et la nuit dans chaque mouvement qu'il peut avoir. C'est être surpris, sans doute un petit peu, mais surtout c'est ne pas douter une seule seconde de la sincérité d'Isaiah autant dans ses gestes que dans ses paroles. Même pas un, il pourrait en profiter pour essayer de me tuer encore une fois, ce qu'il parviendrait à faire sans aucun problème à cet instant. Pour William, c'est le serrer un peu plus encore contre lui si c'est possible, lui dire ainsi « je suis là mon amour », oui il est là et n'ira nul part, il retiendra Isaiah jusqu'à la fin même si la tendresse ne doit plus être après cette soirée. C'est aussi déposer des baisers sur le visage du chasseur dès qu'il le peut et lui caresser le dos et la nuque comme il le peut malgré leurs positions. C'est se dire qu'heureusement il ne peut pas faire de crise cardiaque parce que là en entendant les nouvelles paroles de l'humain, c'est ce qu'il se passerait. Ou du moins c'est l'impression qu'il en a le vampire. Une promesse qu'Isaiah scelle d'un baiser qui lui est plus que rendu.

William commence petit à petit à comprendre qu'Isaiah ne voulait peut-être pas vraiment le repousser, que peut-être l'humain ne se rendait pas compte de comment il agissait. C'est se dire que quelque chose se débloque là maintenant entre eux, quelque chose qui aurait dû être avant oui mais que le chasseur n'était pas capable de voir. Que lui non plus n'a pas été capable de voir. C'est se dire que les torts sont plus que partagés entre eux. Se dire également qu'Isaiah ne remet pas leur fiançailles en question, au contraire même, qu'il en accepte pleinement l'idée malgré la demande de William un peu particulière. C'est voir, sentir et entendre Isaiah se projeter dans l'avenir, leur avenir à deux et ne l'aimer que plus encore. Est-ce que son humain est capable de lire sur les traits de son visage l'effet que ça fait au vampire que d'entendre tout ça ? Capable de sentir que le vampire en tremble légèrement tellement ça le secoue, en bien, d'entendre tout ça ? Et encore William arrive à retenir ses larmes qui pourtant ne demande qu'à venir.

C'est être toujours incapable de parler malgré toutes les choses qu'il pourrait lui dire. C'est trop d'émotions oui. C'est par moment ne pas arriver à continuer de regarder Isaiah, justement avec ce trop plein d'émotions et venir nicher son visage dans le cou de l'humain. Ne serait-ce que quelques secondes, quelques secondes où le vampire peut s'enivrer de l'odeur d'Isaiah. Quelques secondes pendant lesquelles il se sent moins vulnérable, même si c'est faux. Quelques secondes qui lui donne la sensation de reprendre le contrôle de ses sentiments mais aussi qu'il n'a pas son cœur dans les mains d'Isaiah. Ce qui est tout aussi faux parce que le chasseur pourrait faire ce qu'il veut de lui tout en parlant. Alors que oui, il lui donne même bien plus que ce que William pouvait espérer un jour. Isaiah qui lui montre même un côté de lui que le vampire n'aurait jamais soupçonné, il le savait capable d'être tendre mais tout ce qu'il lui dit là, tous ces mots, il n'aurait jamais imaginé ça. Le vampire ne connaîtrait pas Isaiah aussi bien, il pourrait croire qu'il n'a pas le vrai Isaiah dans les bras. Mais l'humain est ainsi, il ne fait jamais semblant dans ses réactions que ça soit bon ou mauvais. Trop authentique pour ça le chasseur. Mon amour mais qu'ai-je fait ? Cela frappe William en fait, le fait que sans doute toutes ces années Isaiah ne faisait que se protéger en étant ainsi avec lui. Qu'il aurait dû essayer mieux et plus fort de lui montrer qu'il pouvait se laisser aller, qu'il pouvait se reposer sur William. Même en étant moins dur que le chasseur, il reste solide, un roc sur lequel Isaiah pouvait compter, un point fixe dans le tourbillon qu'il peut être par moment.

Malgré tout ce qui se bouscule en lui, il entrouvre la bouche pour lui répondre, pour lui dire qu'il n'a pas à changer mais se fait couper dans son élan par l'index d'Isaiah contre ses lèvres. Il en a un léger mouvement de tête, l'air de dire « tu ne perds rien pour attendre ». Un baiser volé et Isaiah repart à lui parler, entre l'autre soir et maintenant, le vampire ne l'aura jamais autant entendu parler. Un flot de paroles, chacune d'entre elle venant frapper William qui ne saurait dire à cet instant précis comment il se sent. Mal ou bien. C'est confus dans sa tête, c'est un vaste chaos. Le pouvoir que des mots peuvent avoir sur quelqu'un, une arme bien plus forte et puissante que n'importe laquelle d'autre. Les mots sont des armes au pouvoir dévastateur à qui sait les manier. William s'en mord la lèvre pendant qu'Isaiah parle, pas assez fort pour s'ouvrir la lèvre, mais il n'y peut rien alors qu'il y a de plus en plus de choses qui tourbillonnent dans sa tête. Pour essayer encore et toujours de craquer plus avant. C'est pourtant arriver à esquisser un sourire à la tentative d'humour d'Isaiah. Et enfin arriver à pouvoir parler mais surtout à pouvoir placer deux mots.

- Tu m'as déjà, corps et âme depuis bien longtemps, je t'aime mon amour, je t'aime tellement.

Si sa voix reste cassée, c'est tout à fait normal, on ne se remet pas d'un volcan d'émotions comme ça.

- Tu n'as pas à changer, tu es déjà tout ce dont j'ai besoin et plus encore. Tu es déjà mon ami, mon amant, bientôt mon mari, tu es déjà mon présent et mon avenir. Il n'y a que toi, il n'y aura que toi comme il n'y a eu que toi toutes ces années. Je n'ai rien à te pardonner Isaiah parce que oui tu es plus que digne, tu vaux tellement plus que ce que tu penses. Tu n'as pas à me demander de rester parce que je ne comptais aller nul part Isaiah, pardonne moi d'avoir craqué ce soir.

C'est à son tour de venir voler un baiser à Isaiah pour le faire taire.

- Tu es le seul homme que j'aime, le seul que j'ai jamais aimé, le seul que je ne pourrais jamais aimé. Ce n'est peut-être pas évident tous les jours mais tu me rends déjà heureux mon amour.

Même si effectivement là tout de suite, on pourrait dire que ça ne se voit pas.

- Tu es unique Isaiah et je suis tien, entièrement tien jusqu'à la fin.

William se dégage une main pour venir caresser la joue d'Isaiah avec amour et tendresse, lui volant un autre baiser puis encore un autre. Déposant des baisers sur son visage avant que de sa main libre, il n'arrive à glisser ses doigts dans la poche de sa veste. Un petit miracle alors qu'ils sont ainsi serrés l'un contre l'autre. Sortant finalement de sa poche un écrin noir, qu'il ne peut ouvrir d'une seule main mais qu'il tend à Isaiah.

- Je te le redemande un peu mieux cette fois. Isaiah Warren veux-tu m'épouser ?

C'est toujours symbolique comme demande mais cette fois c'est pour montrer à Isaiah à quel point il peut être sérieux dans tout ce qu'il vient de dire. Un symbole, un acte qui parlera peut-être plus à Isaiah qu'un long discours. Le monde à l'envers, le chasseur qui parle et le vampire qui préfère les actes mais c'est aussi cela s'adapter à l'autre.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Ven 26 Jan - 3:10

Proof
William & Isaiah

« Moi je n'étais rien et voilà qu'aujourd'hui, je suis le gardien du sommeil de ses nuits, je l'aime à mourir. Vous pouvez détruire tout ce qu'il vous plaira, il n'a qu'à ouvrir l'espace de ses bras pour tout reconstruire, pour tout reconstruire, je l'aime à mourir. Il a dû faire toutes les guerres pour être si fort aujourd'hui, il a dû faire toutes les guerres de la vie et l'amour aussi. Je l'aime à mourir. Je dois juste m'asseoir, je ne dois pas parler, je ne dois rien vouloir, je dois juste essayer de lui appartenir, de lui appartenir. Je l'aime à mourir. »
La force de ses sentiments lui faisait peur, à cet instant. La façon radicale dont il changeait, dont sa garde se baissait, passant de l'homme odieux, froid, à l'homme plus doux, qui culpabilisait. La faute aux larmes de William, surtout. Isaiah n'était pas homme à se laisser attendrir par des larmes, de quiconque. Mais là, c'était William, c'était forcément différent et il comprenait à quel point il avait merdé. Merde, merde, merde. Ne pleure pas, mon amour, je t'en supplie, arrête.

Assis sur lui, si l'on peut dire, il fait ce qu'il peut pour le faire cesser de pleurer, caresser sa joue, essuyer ses larmes, lui rendre ses baisers comme prendre les devants pour l'embrasser. Ces je t'aime qu'il n'a pas besoin de dire sur l'instant mais qu'il lui prouve. Dire je t'aime c'était bizarre, pour lui, comme une boule dans la gorge, comme une incapacité à dire ces trois petits mots que William disait pourtant avec tant de facilité. Il ne disait jamais ces mots, même à Shana c'était compliqué. Parce que pour lui, ces mots avaient une signification profonde, ce n'était pas trois mots qu'on disait à la légère, non, c'était plus profond. Être aussi tendre ne lui ressemblait pas, dire ces trois mots encore moins. Pourtant il sentait que s'il y avait bien un moment pour les dires à William ; c'était maintenant. Ce je t'aime, mon amour, je t'aime à en crever et te voir pleurer me rend complètement malade.

Parce qu'Isaiah était ainsi. Jamais dans la demi-mesure, toujours dans l'excès, alors quand il aimait William, comme maintenant, il le faisait pleinement, dans l'excès. Être sur lui, contre lui, le serrer dans ses bras, une de ces première étreinte sans qu'ils n'aient à coucher ensemble pour ça, juste pour l'avoir contre lui, cela aussi, lui faisait bizarre mais, en bien. C'était agréable de le tenir contre lui, juste pour le tenir. Juste pour le serrer, sans intention autre derrière que l'apaiser et lui montrer qu'il était là. L'embrasser sans raison autre que le plaisir de l'embrasser, c'était déjà arrivé plusieurs fois, mais ces étreintes, non. Puis ces je t'aime qu'il lui adressait, cela venait du coeur, cela venait de loin, c'était authentique. Une promesse qu'il l'aimerait jusqu'à la fin de ses jours, que ceux-ci arrivent demain ou dans cinq ans.

Il voyait cette soudaine fragilité chez William, à croire qu'il était facile à briser, qu'un mot de plus aurait pu l'achever. Il était sadique, cruel, Isaiah, mais pas avec lui, pas avec les gens qu'il aimait. Il s'excusait envers lui, s'il avait pu le blesser. Ce n'était même pas s'il avait pu, il l'avait blessé, carrément. Il s'en voulait pour ça, ça n'avait jamais été son but que le blesser, juste lui faire ouvrir les yeux. Mais au final, c'était Isaiah qui ouvrait les yeux sur lui, sur eux. Il ouvrait les yeux sur leur amour, pure et authentique, même si leur relation pouvait être jugée anormale et dysfonctionnelle, c'était la plus belle chose qui soit à ses yeux. Il n'était pas fier de son comportement envers William, bien au contraire, il se sentait mal pour tout ce qu'il lui avait fait subir, toutes ces années. Les mots, les insultes, les tapes, les grognements, les tromperies - parce qu'il l'avait trompé, non ? Il avait mis du temps à comprendre qu'ils étaient un couple alors que William était toujours fidèle au poste - et il en passait. Les tromperies étaient finies, les mots, ils devraient apprendre comment les maîtriser, les tapes, il apprendrait aussi.

Il pourrait profiter de la vulnérabilité du vampire mais il ne le ferait pas, l'idée ne lui traversait même pas l'esprit, il voyait surtout que pour la première fois, l'un comme l'autre s'ouvraient, s'offraient, sans masque, sans protection, juste se montrer tels qu'ils étaient, se dévoiler, sans artifices, sans rien. L'endroit n'était pas idéal et en même temps il l'était, cette camionnette, c'était comme leur toit, c'était là où ils avaient passés le plus de temps ensemble, que ce soit sur ces sièges ou à l'arrière, cela avait un côté presque symbolique.

C'était avec son coeur qu'il lui parlait, qu'il lui dévoilait ce qu'il ressentait, devenant vulnérable à son tour. Lui dévoilant à quel point il l'aimait, pourquoi mais aussi les efforts qu'il ferait, s'ouvrant à William comme il ne l'avait jamais fais auparavant. C'était intimidant mais c'était aussi libérateur, il se sentait presque libre, oui. C'était sensé être ainsi, l'amour, s'il se fiait à ce qu'il avait pu voir, lire, entendre. Être libre. Même si les choses n'étaient pas si simples que ça et ne le seraient jamais entre eux, ils essayaient. Lui devrait faire plus d'efforts, il le savait, impossible de le faire revenir sur ça, il ne changerait pas, il limiterait juste les dégâts, il s'ouvrirait plus à William, ne retiendrait plus ses mots gentils qu'il cachait sous des surnoms comme "tête de con" ou "t'es moins moche aujourd'hui qu'hier".

C'était aussi dire à son homme que, oui, il était fier d'être son fiancé, qu'il serait fier d'être son mari, qu'il soit humain ou vampire. William était beau, William était cultivé, il aurait pu continuer sa liste des heures durant pour énumérer tout ce qu'était William et peut-être même ajouterait-il que le fait qu'il soit un vampire avait un côté plus excitant à la chose, ce côté prédateur était excitant - il ne fallait pas en vouloir à Isaiah pour ça, le danger il l'aimait, le chérissait, alors épouser un prédateur était peut-être une chose logique selon lui. Et William aurait pu être n'importe quoi, qu'il l'aurait aimé tout de même, la preuve, il avait fini par l'accepter alors qu'il était ce qu'il détestait le plus, ce qu'il chassait, ce qu'il tuait avec sadisme et il passait les détails les plus sordides.

Parce qu'il ne faisait jamais dans la demi-mesure, la façon dont il regardait William semblait changer quelque peu. Il ouvrait les yeux, ou plutôt, se retirait le voile qu'il avait devant les yeux pour mieux l'admirer. Mieux le voir. William était la plus belle chose qui lui soit arrivé dans la vie et s'il était païen, à cet instant, il voulait bien redevenir monothéiste pour ne croire qu'en lui, l'aimer comme on aimait un dieu. C'était extrême comme pensée mais ; c'était Isaiah. Peut-être était-ce pour ça qu'il faisait, à cet instant, attention aux baisers qu'il déposait sur ses lèvres. Tendres, délicats, comme quand il le touchait, à croire qu'il était fait d'un matériel précieux et fragile, qu'il pouvait se casser s'il était trop brutal. Ce qui était ironique quand on savait que des deux, William était bien le plus costaud. C'était plus fort que lui, ces baisers qu'il déposait sur son visage, quand ce n'était pas sur ses lèvres ou qu'il ne lui parlait pas. Laisse moi t'aimer, laisse moi me faire pardonner, laisse moi me rattraper, par pitié.

Il le sent trembler, par moment. Il voit les larmes dans ses yeux sans qu'elles ne puissent couler pour autant. C'était un débordement d'amour, un monologue qui semblait interminable, ces je t'aime, tu es l'homme de ma vie, ma lumière, mon guide, mon hier, mon aujourd'hui et mon demain, ma raison de vivre, ma raison de tenir.

Il aurait aimé être ailleurs que dans une voiture, à ce moment là, dans un espace moins restreint où il aurait pu l'embrasser comme il le voulait, bouger comme il le voulait, mais soit, ainsi, il restait tout contre lui et il n'y avait pas d'échappatoire à moins qu'il n'ouvre la portière, ce qu'il ne faisait pas pour l'instant. Il faisait chaud dans la voiture et son regard s'était habitué à la faible lumière de la lumière du plafond. De là, il pouvait admirer les traits sans âge du vampire. Il lui aurait donné une trentaine, à tout casser. Il pouvait plonger son regard dans celui bleuté du vampire, bleu, vert, il ne saurait dire parfois. Il pouvait descendre son regard jusqu'à ses lèvres, aussi, qu'il avait tant aimé embrasser ou sentir contre sa peau, mais surtout, voir ce sourire sur ses lèvres, sourire qui le faisait fondre. Il caressait sa lèvre inférieur de son pouce, après que le vampire se la soit mordu, sauf que contrairement à il y a deux jours, ce geste n'était pas dans le but de voir ses crocs, il se retenait juste de l'embrasser à nouveau en se disant que cela pouvait peut-être être de trop ? Puis le vampire se mettait à parler. Tu m'as déjà, corps et âme depuis bien longtemps, je t'aime mon amour, je t'aime tellement. Oui, mais si seulement je l'avais compris, William. Si seulement j'avais compris à quel point c'était vrai. Mais non, il avait fallu que son homme sorte les larmes pour qu'Isaiah comprenne à quel point c'était vrai, qu'il percute sur la force de leur sentiments. Même si ça n'expliquait pas pourquoi lui, pourquoi lui à un autre, l'amour, ça tombait sur le coin de la gueule et voilà tout. Tu n'as pas à changer, bordel, il aurait du parier qu'il lui sortirait ça. Il levait les yeux au ciel en entendant ça. Si, il devrait changer. Du moins, s'améliorer. S'il restait comme ça, il aurait à nouveau blesser William et le faire pleurer à nouveau c'était hors de questions, il ne le supporterait pas, comme il n'y a eu que toi toutes ces années. Pour le coup, il aimerait culpabiliser mais ne pouvait pas, parce que s'il avait vraiment été le seul pour William tel qu'il le disait, William n'avait pas été le seul pour Isaiah. D'un point de vue coucherie, cette dernière année avait été un bordel sans nom et les coucheries dans le but d'énerver William - du moins, ce qu'il pensait, pendant une période, être capable d'énerver William, jusqu'à se dire que, bah, que pouvait-il en avoir à foutre puisqu'il était parti ?- il y en avait eu des tas. Trop, même. Il aimerait le regretter, dire que lui aussi s'était tenu mais il avait aussi fini par se convaincre que William ne reviendrait plus, qu'il était passé à autre chose et que c'était à son tour de faire de même, d'aller de l'avant, d'oublier son visage... Même si, oui, il devrait s'avouer que plus d'une fois il avait du s'imaginer son visage et qu'il avait du soupirer son prénom une ou deux fois de trop, mais ça, c'était un autre détail. Je n'ai rien à te pardonner Isaiah parce que oui tu es plus que digne, tu vaux tellement plus que ce que tu penses. Il levait les yeux au ciel en entendant ça, n'y croyant toujours pas. Si le vampire l'aimait, il manquait d'objectivité sur ce sujet-là, il n'était pas digne, ne valait rien, ça, William ne pouvait pas lui retirer de l'esprit, ne pouvait pas le faire changer d'avis. Pardonne moi d'avoir craqué ce soir, il allait répliquer un "mais t'es con, y'a rien à pardonner, c'est ma faute" sauf que le vampire l'embrassait. Tiens donc. Ces "mon amour", ce surnom qu'il répétait, que lui-même avait employé, c'était curieux, ça venait tout seul, mais c'était nouveau et déstabilisant en même temps, eux qui n'avaient jamais employés de surnoms, il allait devoir s'y faire assez vite, William semblait être bien parti sur cette lancée. Il grognait contre lui-même, quand allait-il enfin réagir normalement au lieu d'avoir besoin de temps pour tout ce qui était nouveau ? Toujours ce besoin de prendre le temps, toujours ce côté animal sauvage qui devait tout analyser avant de s'avancer, ça pouvait être fatiguant même pour lui, surtout qu'il ne pouvait pas s'en empêcher, d'agir de la sorte. Tu es unique Isaiah et je suis tien, entièrement tien jusqu'à la fin. Ok, là, c'est lui qui va se mettre à chialer. Ce jusqu'à la fin sonne pour lui comme un je serai à tes côtés jusqu'au jour où tu mourras et l'idée de ne pas mourir seul était assez rassurante. Mourir, ça arriverait, mourir seul il s'était quasi fait à l'idée bien qu'il trouvait cela cruel et terriblement triste. Comme lui, en fait. Mort à sa hauteur. Cruelle et triste. Alors l'idée que William soit là jusqu'au bout avait un aspect rassurant, oui, même s'il ne devait visiblement pas évoquer le sujet, ayant compris que cela risquait d'attirer de nouvelles larmes chez son homme, dernière chose qu'il voulait à ce moment. Mais il risquait de chialer lui-même, à force. Parce qu'il percutait enfin tous ces mots, il les intégrait, les comprenait, bien qu'il trouvait toujours ces mots trop beaux pour lui. C'était aussi des mots qu'il n'avait jamais entendu, des mots nouveaux, des phrases nouvelles, des intentions nouvelles, c'était bouleversant, triste, et réconfortant à la fois. Ce qui était triste, c'était peut-être qu'il entende ces mots pour la première fois à 35 ans quand la plupart des hommes de son âge étaient casés, mariés, avec des enfants et tout le tralala. Mais il n'était pas comme ces hommes, il travaillait plutôt de sorte à ce que ces hommes puissent avoir ces vies là, sans même qu'ils ne s'en rendent compte. C'était une vie de sacrifice, de douleur et avoir enfin un peu de répit, de douceur, d'amour et tendresse dans sa vie, le contraste était perturbant pour lui, comme une vie sous le froid polaire et soudainement être en plein désert, sous la chaleur, terrible chaleur. Passer au froid au chaud d'un coup. Comment pouvait-il résister à l'envie de pleurer, au juste ? Savoir qu'un homme aussi exceptionnel pouvait l'aimer, lui. Pouvait avoir besoin de lui, pouvait compter sur lui, pouvait le suivre depuis tant d'années. Il ne pouvait plus lui en vouloir pour son départ, c'était surtout contre lui-même qu'il était en colère, pour avoir réagi comme il avait réagi, à l'insulter, le repousser, alors que William avait toujours été fidèle à lui-même, était resté le même. Il pleurait, Isaiah, quand tout ça lui explosait en plein visage. Et pas qu'un petit sanglot. Il ne s'était jamais senti si pitoyable de toute sa vie. C'était bien de jouer les durs, les je-m'en-foutiste, de cracher au sol, insulter n'importe qui. Mais là, ça lui explosait en plein visage, à quel point il avait pu être cruel avec William, ce qu'il avait pu lui faire endurer et pourquoi il avait décidé de partir, pourquoi il avait du partir après des mois à supporter un Isaiah au fond du gouffre, plus alcoolisé que jamais et manquant même de le tuer. Il fondait en larmes, oui, plus vulnérable qu'il ne l'avait jamais été, son masque se brisant en mille morceaux ; il ne pouvait plus faire comme si de rien était, comme s'il était fort pour deux. Le vampire osait l'embrasser, embrasser son visage mais il se sentait tellement mal pour tout ce qu'il lui avait fait subir.

Il se reculait juste un peu en le sentant tendre quelque chose, il regardait ce dont il pouvait s'agir et... Oh. Ah, oui, il lui avait dit il y a quelque minutes, il avait été chercher leur anneaux. Bordel. Isaiah ne savait plus s'il pleurait de rage contre lui-même, de tristesse ou de joie. Du gros n'importe quoi. C'était aussi ça, de ne jamais apprendre à contrôler ses émotions, d'être toujours sur le qui-vive, toujours être entier, jamais se cacher, cela donnait un Isaiah qui pleurait, avait les yeux rouges à cause des larmes et qui, en même temps, avait un curieux rire, moqueur envers lui-même, envers la situation.

Isaiah prenait d'abord son visage entre ses mains, pour l'embrasser pleinement. Amoureusement. Quitte à ce que ce baiser ait un goût salé à cause des larmes. C'était lui qui avait craqué avec les larmes, finalement. Ce baiser durait quelque secondes, avant qu'il ne se décide à se reculer pour regarder ce qu'il se trouvait dans l'écrin. S'il se voyait, Isaiah se moquerait de lui-même en disant qu'on aurait dit une adolescente en rut ou quelque chose comme ça.

Oui, je veux t'épouser. Je t'aime, William.

Ce je t'aime avait peut-être été le plus facile à sortir depuis qu'il se laissait à lui dire. Ce qu'il pouvait être à fleur de peau, là, Isaiah, c'était ridicule, pour lui, d'être dans cet état, mais il était bouleversé par William et par tout ce qu'il se passait soudainement. Il l'embrassait à nouveau, plus longuement, toujours aussi tendrement, c'était plus fort que lui. Jusqu'à ce qu'il se décide à se remettre les idées en place - plus ou moins.

Je suis tellement désolé, mon amour, pour tout ce que j'ai pu te faire endurer. Je ne te demande plus de me pardonner, mais je ferai tout ce qui est possible pour essayer d'effacer ne serait-ce qu'un peu, toutes les conneries que j'ai pu faire. Je suis tellement désolé, d'avoir été aveugle toutes ces années et t'avoir poussé à partir. Je suis tellement désolé de t'avoir repoussé quand j'ai su ce que tu étais.

Il n'osait pas imaginer ce que William avait pu ressentir quand il avait du voir Isaiah le repousser si violemment en sachant ce qu'il était, c'était comme repousser tout ce qu'il était et tout ce qu'ils avaient partagés, alors que William avait, lui, toujours tout accepté d'Isaiah. Isaiah ne se pardonnerait pas ça mais il s'excusait, en boucle, il le répétait "je suis tellement désolé" quand il n'embrassait pas son visage, quand il ne descendait pas ses baisers dans son cou. Ces "pardon" "je suis désolé" "ça n'arrivera plus". Il les jurait, ça n'arriverait plus. Il songeait aussi à Shana et ce qu'elle pourrait faire à William et avec cette idée, c'était bête mais il se réduisait la distance entre William et lui, si c'était seulement possible. Il se serait jeté entre lui et une balle si c'était possible. Ca lui explosait en plein visage, tous ces sentiments, ces ressentis qu'il avait voulu réprimer au plus profond de lui, ces intentions qu'il s'était refusé d'avoir, ces mots qu'il avait refusé de dire. Tout explosait avec son masque. Il avait baissé sa garde, s'était mis à découvert et n'arrivait pas à le regretter, se disant que William le méritait.

Tout ceci était parti de larmes chez William et là encore, Isaiah ne regrettait rien de ce qu'il avait dit depuis qu'ils étaient arrêtés sur cet air de repos. Je t'aime, lui murmurait-il à nouveau. Je suis désolé d'avoir été si pitoyable, murmurait-il à nouveau, la voix tremblante. Excessif. Du Isaiah tout craché. Extrême.

On devrait s'arrêter pour ce soir.

Dans le sens où, clairement, il ne se voyait pas reprendre la route dans cet état là. Trop chamboulé pour conduire, trop à fleur de peau et soudainement crevé par tout ça. Les larmes, ça fatiguait. A moins que le vampire ne se sente de conduire jusqu'à destination mais Isaiah ne se sentait capable de rien d'autre que rester contre le vampire, à l'admirer ou avoir les yeux fermés pour se reposer. Parce que c'était ce qu'il avait fait, après ses baisers dans son cou, il s'était reculé pour l'admirer à nouveau.

Mon amour, ma moitié, mon homme. Mine.

S'il était venu lui mordiller la lèvre inférieur en murmurant ce "mine" de façon extrêmement possessive et déterminée ? Exactement. Plusieurs phases chez Isaiah, qu'il se découvrait en même temps que cela arrivait. La tristesse, les larmes, toujours entremêlés par l'amour et surtout, là, un élan de possessivité extrême. Il n'aurait pas donné cher du premier qui aurait posé les yeux sur William un peu trop longtemps. Ce qui était ironique puisque des deux, William était celui qui était fidèle et loyal et c'était Isaiah qui avait merdé. La peur que William fasse de même, peut-être. Mais cet élan de possessivité, il avait l'impression de redevenir peu à peu ce même homme redoutable et non celui qui pleurait dans les bras de son homme. Il n'avait jamais été si émotif que depuis le retour de William dans sa vie, tiens. Mais c'était plus fort que lui, ces larmes, elles étaient incontrôlables.

J'ai l'impression d'avoir trouvé un bout de mon coeur, quelque chose qui m'a manqué toute ma vie sans que je sache exactement pourquoi. Ne compte pas sur moi pour te laisser partir où que ce soit...

Parce qu'il aurait aimé dire qu'il était sa moitié manquante mais cela aurait sonné faux et le vampire le savait, Shana était une partie conséquente de sa vie, de son coeur, elle avait été celle qu'il avait considéré toute sa vie comme sa moitié. Sauf qu'il était forcé de reconnaître que William avait une place tout aussi importante dans sa vie, désormais. Son pilier aussi, son futur surtout. William était son avenir, il en était plus que jamais sûr. Ah, cette lueur dans le regard, il était déterminé, il était amoureux. Il séchait ses larmes d'un revers de main. Déterminé, oui. Tu es mien, tu le seras toujours. Le vampire avait beau lui avoir dis, il lui disait à son tour. Tu es mien et jamais rien ne pourra le changer, je ne le permettrai pas. Quitte à le hanter une fois mort. Il l'aimait avec force, il l'aimait avec rage, dans ces moments là. Oui, des idées qu'il se faisait tout seul, comme un grand. La force de ses sentiments le frappait lui-même. Surtout que le vampire lui avait déjà affirmé tout ça, qu'il était sien et juste sien, qu'il n'irait nul part, mais il lui disait quand même. Il lui répéterait sûrement un certain nombre de fois, aussi, rattrapant peut-être toutes ces fois où il aurait du montrer qu'il tenait à William mais qu'il avait laissé pisser pour ne pas paraître trop attaché. Alors qu'il était accro et ça, depuis longtemps. Totalement accro.

Non, ce ne sera pas toujours beau mais je te promets sur ma vie que je ferai tout mon possible pour te rendre heureux, que tu aies tout ce qu'il te faut. Que je m'occuperai de toi, que je rattraperai tout ce que j'ai pu manquer toutes ces années. Juste. Laisse moi faire, d'accord ? Si, je dois me faire pardonner et si, je dois changer. Je ne changerai pas du tout au tout, mais je ne peux pas te traiter comme je t'ai traité toutes ces années et te voir pleurer à nouveau, te faire pleurer à nouveau. Si parfois je vais trop loin, dis-le moi. Si je dépasse les bornes, dis-le moi.

Il savait que c'était une chose risquée que le confronter, il se connaissait sur ce point. Que le confronter c'était aussi un coup à s'en prendre une mais, c'était William et il avait ouvert les yeux, là.

Laisse-moi juste faire, m'améliorer, ok ? Laisse-moi le temps mais j'y arriverai, je te le promets.

Il aurait du mal, ça lui prendrait du temps mais, oui, il était persuadé qu'il pourrait y parvenir, tôt ou tard, à force d'efforts. William méritait ses efforts tout comme il devait comprendre qu'il les méritait.

Je déteste la façon dont je t'ai traité ces dernières années. Les insultes, les coups, bref... Tu mérites tellement mieux, je ne peux pas te laisser croire que tu ne mérites pas ces efforts ou qu'ils sont inutiles, parce que si, c'est utile. Tu mérites quelqu'un qui s'occupe de toi et j'arrangerai ça.

S'occuper de lui, oui. Même quand il faisait sa tête de con. Arrêter de le trimbaler comme si "c'est comme ça, tu me suis ou tu dégages", lui aussi avait droit à son avis là-dessus. Arrêter d'agir comme s'il était seul et que William devait le suivre et que s'il n'était pas content, c'était pareil. Il ne pouvait plus être si égoïste, il n'était plus seul, ils étaient à deux, il devrait réfléchir de cette façon et le ferait.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Sam 27 Jan - 23:47

Proof
William & Isaiah

« Oh you can take your time baby, I'm in no hurry, know I'm gonna get you. You don't wanna hurt me, baby don't worry, I ain't gonna let you. Let me tell you now my love is strong enough to last when things are rough. It's magic. You say that I waste my time but I can't get you off my mind. No I can't let go, cause I love you so. »
William pourrait dire que sa manière de craquer ce soir, n'est pas celle à laquelle il aurait pensé et ça serait vrai. Il a pu s'adapter aux différentes époques, aux évolutions des mœurs mais il est d'un autre temps, d'une autre éducation. D'une éducation où les hommes devaient certes être des hommes et ne rien montrer du tout, ne jamais baisser la garde. Et jusque là avec Isaiah il n'était que passion et fougue, patience aussi, bien que plus posé, il en restait pas moins qu'il démontrait surtout une certaine forme de dureté. Hors là, il n'est que sensibilité à fleur de peau, que sentiments ne demandant qu'à s'exprimer, il l'avait entrevu en revenant tout ceci mais il ne s'imaginait pas que ça serait à ce point. Peut-être que c'est parce que justement il a goûté à cette tendresse entre eux, oui c'est même certain cela mais aussi peut-être parce que Isaiah le laisse faire à cet instant précis. Il n'a plus besoin de surveiller ses gestes et ses paroles, sa fierté est envolée tout comme sa raison et il est entier le vampire, il l'a toujours été mais l'est autrement maintenant. Pleurer est peut-être aussi le signe que en effet Isaiah est allé trop loin, sans même s'en apercevoir, ni le vouloir. William a plus de six siècles et pourtant, il a l'impression de se découvrir encore, l'effet Isaiah ça, quand il lui disait qu'avec lui il a la sensation d'être vivant. Dans tous les sens du terme.

Pourtant William a du mal à croire que tout ceci est bien réel, comme s'il était dans un long rêve et bon sang il ne veut pas que ce rêve prenne fin. Et en même temps il est plus que lucide sur la situation, sur le fait que jamais il n'aurait pensé qu'Isaiah puisse s'ouvrir ainsi à lui, se montre comme il est maintenant. Aussi sensible l'un que l'autre au final. Et Isaiah n'en est que plus beau à se confier ainsi, si seulement le vampire avait des talents de dessinateur, il aimerait pouvoir figer les expressions du chasseur pour l'éternité. Tellement magnifique, vrai et entier. Tellement lui même, unique. Est-ce possible d'être encore plus amoureux ? William pourrait jurer que non et pourtant c'est bel et bien le cas. Ils se livrent l'un et l'autre, se confient sans pudeur, sans retenue et oui c'est plus que le vampire n'a jamais voulu. Il voit la vulnérabilité d'Isaiah, le fait qu'il s'ouvre ainsi et William se rend compte qu'il n'a jamais eu qu'une partie du vrai Isaiah, qu'il est tellement plus complexe qu'on ne pourrait le croire. Intense dans tout ce qu'il fait. Le vampire voulait déjà pouvoir le protéger et le chérir mais là aussi ces envies montent de plusieurs crans. Il le savait déjà que l'humain est plus fragile qu'il ne veut bien le montrer mais là le vampire a juste envie de l'isoler du monde extérieur, de l'envelopper dans un écrin protecteur. Cela le frappe oui que finalement il n'a pas vu grand chose au fil de ces années.

Isaiah se livre à William, c'est intense, violent, puissant tout ce qu'il peut entendre et en total contraste avec les baisers et les caresses qu'il peut recevoir. Cocktail détonant s'il en est qui laisse le vampire incapable de la moindre réaction et les mots coincés dans sa gorge, une première. Qui le laisse tremblant dans les bras d'Isaiah, à retenir ses larmes tant bien que mal. Cet esquisse de sourire enfin et ce pouce sur ses lèvres, c'est bête mais il en embrasse la main d'Isaiah au passage avant de pouvoir parler à son tour, plus ou moins. La voix toujours rauque, brisée par ce tumulte en lui, lui redisant à quel point il est à Isaiah, à quel point il peut l'aimer. Lui redisant qu'il n'a pas à changer parce que oui, William ne le veut pas, il aime Isaiah tel qu'il est, jamais il ne lui demanderait de changer quoi que ce soit, d'être presque un autre. Il est tombé amoureux d'Isaiah tel qu'il s'est montré au vampire et il l'aime tellement, pour tout, il en referait bien la liste mais dire un tout est plus facile. Parce que c'est ça en fait, c'est un tout, même les défauts du chasseur, il en est venu à les aimer. Isaiah et rien que lui, des années que c'est ainsi, où même par hasard, William n'a jamais regardé un autre homme que l'humain depuis qu'ils sont ensemble. Il ne peut pas en demander autant au chasseur parce qu'il sait que ça serait un mensonge, il se souvient au début de comment ça se passait. Isaiah qui continuait à coucher avec d'autres, William l'a accepté, sans lui demander d'arrêter, sans jamais le lui reprocher non plus et après il n'aurait plus eu besoin de le faire. Le vampire avait bien vu qu'Isaiah était tout à lui, qu'il était sien déjà à l'époque mais s'il savait qu'il tenait à Isaiah, il ne savait pas encore à quel point. Tout comme il ne comprenait pas pourquoi même sans rien dire, voir Isaiah avec d'autres hommes le faisait grincer des dents. Quant à l'année qui vient de s'écouler...William préfère ne rien savoir, ne rien imaginer non plus. Ne pose pas de questions dont tu n'es pas absolument certain de vouloir la réponse. Il aimerait savoir oui, savoir s'il a été le seul à ne même pas pouvoir regarder un autre homme mais oui il a peur de la réponse. Et il a encore plus peur de sa réaction si Isaiah venait à lui dire que non il a couché avec d'autres, elle serait plus que violente sa réaction au vampire. Ce unique qui sort ou plutôt ressort, il lui a déjà dit l'autre soir et le lui réaffirme, unique, parfait, magnifique. Tout comme lui réaffirmer qu'il est sien et entièrement, ce jusqu'à la fin qui pour lui dire veut dire jusqu'à la fin des temps. Jusqu'à la fin de ma vie, même s'il sait qu'il ne pourrait survivre longtemps sans Isaiah, il sera sien jusqu'au bout même quand l'humain ne sera plus là. Est-ce qu'il repense au fait de le transformer pour le garder pour lui ? Oui bien entendu, cette idée ne quitte jamais totalement ses pensées. Mais il ne s'agit pas de ça mais bien de lui dire également qu'il ne le lâchera jamais, même s'il ne le transforme jamais, il compte bien tout faire pour garder Isaiah en vie et l'aimer malgré les années qui passeront. L'idée de le perdre est insupportable de toute manière, d'autant plus qu'ils viennent de vraiment se trouver, de vraiment s'ouvrir l'un à l'autre. Que les mots d'Isaiah tournent encore dans sa tête, ce demain ou dans cinq ans, cette fatalité qui a tout déclenché. Parce que tout est vraiment parti de là en fin de compte. Mon Dieu pitié ne me l'ôte pas. Cela revient dans ses pensées. Avec une autre contradictoire, ce si seulement Isaiah ne l'avait pas repoussé toutes ces années, ils auraient pu se dire tout ça bien avant, William ne serait jamais parti. Ils n'auraient pas eu l'impression de crever chaque jour qui est passé. William sait aussi qu'il aurait pu faire plus pour montrer à Isaiah ce qu'il ressent, qu'il est vraiment en totalité.

Oui il se sent pas moins coupable, peut-être même plus encore en voyant et entendant Isaiah se mettre à pleurer. William en redouble de baisers sur les lèvres du chasseur, sur son visage, lui murmurant entre deux un :

- Pleure pas mon amour.

Cela lui fait mal au cœur de voir Isaiah et de l'entendre, il ne voulait pas le faire pleurer, ce n'était pas le but en lui disant tout ça. Et encore William aurait sans doute pu en dire plus encore mais à la place, il sort l'écrin de sa poche, lui redemande de l'épouser et laisse le chasseur faire. Le vampire ne veut pas le voir pleurer mais s'en fiche des larmes pour l'embrasser, pour se laisser embrasser aussi. Mon trésor, mon amour, ma vie.

- Je t'aime Isaiah.

William sourit contre les lèvres d'Isaiah parce que oui même si l'humain pleure, il est heureux, tellement heureux et amoureux que c'est plus fort que lui à cet instant précis. Isaiah est tout ce qu'il a toujours désiré, tout ce qu'il a mais oui il se répète tout ce dont il a besoin. Ok. C'est lui qui va se remettre à pleurer là en entendant le chasseur reprendre la parole. Ces excuses, ces mots qui montrent qu'Isaiah a compris comment il a pu être. Et William ravale ses larmes comme il peut avant de détourner le regard une brève seconde. Parce qu'il ne peut pas nier que ça a été un brise cœur le comportement d'Isaiah. Plus encore que se faire repousser pour tout, c'est ce qu'il avait lu dans le regard de l'humain qui l'avait foutu à terre même s'il n'a pas pu abandonner. Il voudrait lui dire que ce n'est pas grave, que c'est oublié mais il ne peut pas, il peut juste lui dire en toute sincérité.

- C'est du passé mon amour, du passé.

Sauf que visiblement ça n'aide pas Isaiah à se calmer, il s'excuse en boucle, le couvre de baiser et William n'a pas l'opportunité de vraiment le stopper, si ce n'est le garder dans ses bras avec fermeté mais tendresse. De lui murmurer un « chut, ce n'est rien » par instant. William pourrait finir étouffé quand son homme se colle encore plus à lui, le vampire dépose de nouveaux baisers sur sa peau avec ce je suis là murmuré contre lui. Encore et toujours des baisers dès qu'il le peut mais aussi de sa main libre lui essuyer ses larmes du bout des doigts. Pleure pas mon amour, qu'il ne prononce pas mais qui est bel et bien là. Des je t'aime à chacun de ses mouvements. Cette demande-affirmation de s'arrêter qui pourrait avoir un double sens mais qui connaissant Isaiah n'est pas forcément à sa place mais tant pis. William a toujours fait avec ce que Isaiah a pu lui donner, que ça soit logique ou sans sens à première vue, il ne va pas cesser maintenant. Il n'y répond pas, pas autrement qu'avec un baiser, une caresse.

Cette lueur dans ses yeux à ces mots, cet élan de possessivité que le vampire partage avec Isaiah. C'est lui qui vient mordiller la lèvre inférieure du chasseur et lui souffler un « Mine » contre ses lèvres. William ne laissera rien, ni personne les éloigner, lui aussi ne donne pas cher du premier qui oserait approcher Isaiah. Un beau massacre en vue si vous voulez son avis. Un bout de son cœur tandis qu'Isaiah lui est entièrement la partie manquante, William pourrait en être attristé de cette différence et peut-être qu'il l'est un peu oui mais il sait qu'il y a Shana. Des jumeaux, les liens entre eux sont plus forts que tout il paraît. Mais c'est ça aussi aimer Isaiah savoir qu'il a sa sœur et l'accepter pleinement même si elle n'acceptera pas forcément le vampire. Tout comme dans une moindre mesure, il a accepté Adam. C'est un ensemble, il aime Isaiah donc tout va avec. C'est repasser sur cette possessivité, sur ces affirmations qu'ils sont l'un à l'autre, quoi qu'il arrive, que rien ne pourra changer ça en effet. Je n'irai nul part, il le lui souffle encore en réponse. Ah. De nouveaux mots, une promesse, une demande. Des demandes même mais s'opposer à Isaiah sans que ça parte en vrille, il a des doutes malgré tout. Étrangement, William n'a des doutes que cette partie là, il connaît assez son humain pour savoir que sur le reste, il fera tout ce qu'il peut pour que les choses se passent ainsi. Pourtant encore une fois si ça le démange d'interrompre Isaiah, il le laisse terminer de parler, d'exprimer ce qu'il a sur le cœur.

- Je ne peux que te laisser faire tout ce que tu veux mon amour parce que je ne te demanderais jamais de changer. Je ne te demanderais jamais de faire quelque chose que tu ne veux pas faire. Jamais, sois-en sûr Isaiah. Tu ne veux pas y croire mais je suis tombé amoureux de toi pour tout ce que tu es même avec tes défauts et tes travers. Tu n'as rien à te faire pardonner Isaiah, tout comme tu me rends déjà heureux, tout ce que tu me dis ce soir c'est tellement plus que tout ce que je voulais, plus que ce que j'aurai pu espérer. Tu es tellement beau, tellement sincère que je ne peux que t'aimer plus encore si c'est possible.

Est-ce utile de dire que William a ponctué chacune de ses phrases d'un baiser ?

- Et j'aimerais que toi tu me laisses prendre soin de toi à ma manière, je ne vais pas changer de comportement d'accord ? On gardera tout ce que l'on a déjà, ce que l'on est mais juste oui pouvoir t'embrasser juste par plaisir de le faire. Pouvoir être tendre avec toi, t'avoir dans mes bras comme ces derniers jours ou comme là. Je sais que c'est difficile pour toi mais essaye de me faire assez confiance pour te laisser aller, pour te reposer sur moi, sur mon épaule, pour me laisser t'aider. Pour être libre d'être totalement toi même parce que je l'ai compris ça, que tu ne m'as pas repoussé toutes ces années juste pour le plaisir mais parce que je ne t'ai pas assez donné de preuves de confiance.

Doucement, il détache son autre main du dos d'Isaiah pour venir récupérer l'écrin avec leurs anneaux. Le tenant d'une main, il prend l'anneau destiné à son chasseur avant de lui prendre sa main gauche. Regardant plus Isaiah que ce qu'il fait pour lui passer l'anneau au doigt. Un nouveau mine muet, tu es à moi quoi qu'il arrive, je t'aime quoi qu'il arrive. Enfin si Isaiah le laisse faire avec tout ce qu'il vient de dire. Est-ce qu'il s'attend à ce qu'Isaiah fasse de même avec le second anneau, oui et non en fait mais ça ne changera rien à ce qu'il pense et ressent.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Lun 29 Jan - 2:38

Proof
William & Isaiah

« My head's under water but I'm breathing fine. You're crazy and I'm out of my mind, 'cause all of me loves all of you, love your curves and all your edges, all your perfect imperfections, give your all to me, I'll give my all to you. You're my end and my beginning, even when I lose I'm winning, 'cause I give you all of me and you give me all of you. How many times do I have to tell you, even when you're crying you're beautiful too. You're my downfall, you're my muse, my worst distraction, my rhythm and blues. I can't stop singing, it's ringing, in my head for you. »

Isaiah n'était pas particulièrement perspicace, comme homme. Il le savait, tout le monde le savait, point. Mais là, ça ne l'empêchait pas de voir et comprendre que sa relation avec William évoluait sur un tout autre stade. Quand avant il n'aurait su dire ce qu'ils étaient, là, c'était pour lui bien plus clair. Avant, il aurait sans doute vaguement répondu pote de baise, sans pousser à dire qu'ils étaient en couple, même si tout y ressemblait, même sa soudaine fidélité alors qu'il avait toujours été libre à voguer de couche en couche, il aurait à la limite répondu que lorsqu'on avait avec soi son meilleur coup, on avait pas besoin d'aller voir ailleurs, et il aurait trouvé que cette réponse justifiait parfaitement qu'il n'aille pas voir ailleurs. Et il vous aurait envoyé chier parce qu'au final, qu'est-ce que ça pouvait bien vous foutre ? Oui, même à William, il aurait répondu ça ; qu'est-ce que ça peut faire, ce qu'on est ? On chasse ensemble, on va sur les routes ensemble, on boit, on baise, on fait un bout de chemin et voilà tout. Parce que c'était tellement plus facile de se voiler la face et se mordre la langue quand on voulait envoyer bouler quelqu'un un peu trop proche de la personne qu'on aime mais qu'on prétend ne pas aimer autre que dans un lit. Parce qu'il n'aurait pas pu dire qu'il l'appréciait à la chasse, vu qu'il l'avait trouvé assez pitoyable au début, dans cette pratique. Toujours est-il que, voilà, leur relation avait évoluée et il le voyait, passant d'un "je sais pas trop, on s'en fout" à un "putain, il me manque, je vais crever, faites que ça s'arrête" à un "je l'aime à crever, faites que ça ne s'arrête jamais" au soudain retour du vampire. Il avait du mal à contrôler tout ce qu'il pouvait ressentir pour William et ces derniers jours avaient été la preuve ; tellement pris par les émotions qu'il n'avait pratiquement fait que dormir, sur William. L'oreiller le plus confortable qui soit. Mais c'était bien là, maintenant, dans cette voiture, qu'il réalisait à quel stade ils en étaient, le stade où Isaiah ne réfléchit même pas à cette nouvelle demande en mariage, où il n'aurait pas vraiment besoin de voir leur anneaux pour accepter mais qu'il regarde tout de même. Oui, je t'épouserai, il ne peut en être autrement, ça lui semble tellement évident, là. Ne jamais avoir une âme de romantique, ne jamais croire qu'il se marierait pour que soudainement, cela semble la chose la plus évidente qui soit entre eux, cette union éternelle de leur âmes. Ce "jusqu'à ce que la mort nous sépare" qui, dans son esprit, sonnait surtout comme un "et même après" rien qu'avec le fait qu'il avait demandé à William - ou disons, suggéré - de porter son nom. Pleure pas mon amour, il percutait un peu tard mais... Ah parce que tu crois que ça m'amuse de chialer comme une gonzesse ? C'est ce qu'il avait envie de lui dire, mais ne disait pas, ces larmes, il était incapable de les contrôler. Un trop plein, il avait retenu trop de choses, souvent sans même s'en rendre compte, mais oui, tout lui éclatait en plein visage ce soir là. Et pas besoin d'être très observateur pour voir que William aussi semblait retenir ses larmes.

Isaiah aimait bien le mot mine . Ca ressemblait à un mot, mein. C'était un peu bête mais c'était familier pour lui, ce mot. Il se souvenait vaguement des fois où il avait parlé à Allemand avec sa soeur juste pour le plaisir d'embêter William, pour qu'il ne comprenne pas ce qu'ils pouvaient bien se dire. Alors pour le coup, l'aurait-il dit en allemand ou anglais cela n'aurait rien changé. L'idée lui venait sur l'instant où son homme lui répétait ce mine , avec cette même possessivité. Isaiah pouvait vite devenir parano, il n'y avait même personne autour d'eux qu'il s'imaginait déjà quelqu'un vouloir lui prendre William. Ouais, complètement parano.

Il n'avait jamais tant parlé et pour cause ; il avait horreur de parler. C'était fatiguant, parler. Parce qu'il fallait trouver ses mots pour ne pas blesser, ne pas vexer, il fallait trouver ses mots pour dire ce qu'on pensait tout en restant plus doux que dans ses pensées et... Et rien que le fait de parler en fait, ça le fatiguait. Alors mélangez les larmes, les sentiments remontés à la surface et lui explosant en plein visage et tout ce qu'il avait pu lui raconter, ça donnait un Isaiah complètement out. Son homme lui disait tu n'as rien à te faire pardonner Isaiah une fois encore et ça lui tapait sur le système, le fatiguait davantage ; s'il te plaît, cesse d'être aussi gentil et compréhensif, je ne le mérite pas. Entre William qui était trop gentil avec lui et Isaiah qui était trop dur envers lui-même, encore une confrontation d'extrêmes. ... Tellement sincère que je ne peux que t'aimer plus encore si c'est possible. Ah, oui, bon. Pourtant il ne devait pas ressembler à grand chose, entrain de pleurer comme un gamin tout en lui disant ô combien il l'aimait et tout ça. Pourtant le vampire continuait à l'enlacer, l'embrasser, le rassurer. Tant d'amour d'un coup, il allait étouffer mais bizarrement, il ne disait rien contre ça. Il y a deux jours, il avait paniqué, complètement paniqué même, il avait eu peur d'un coup, ça avait été vite, trop vite. Il n'était pas prêt à recevoir tout ce que William voulait lui donner, toute cette affection qu'il n'avait jamais reçu ; ça avait été trop pour un seul homme, trouvait-il. Alors que William n'avait rien fais de particuliers, rien qu'on jugerait d'anormal, surtout que ce n'était pas plus anormal que ce qu'ils avaient fait dans la cuisine un peu avant. Un baiser, un câlin et voilà qu'Isaiah était parti en paniquant et ayant besoin d'air frais. Bon, là, il paniquait un peu aussi, c'était vrai, il suffisait de le voir, voir son regard. Mais c'était différent. Oui, ça allait encore un peu vite, c'était fort, tellement fort, mais il acceptait ça cette fois-ci. Il acceptait ces débordements d'amour et tendresse, même si c'était nouveau pour lui et déstabilisant. Nouveau pour lui mais surtout pour eux qui avaient toujours été fougue, passion et sauvagerie. Il comprenait juste que William semblait avoir besoin de cette tendresse, même s'il ne comprenait pas encore pourquoi, il comprenait au moins qu'il avait besoin de ça et il pouvait au moins veiller à lui en donner. Essayer.

Et j'aimerais que toi tu me laisses prendre soin de toi à ma manière. Outch. Là, William allait avoir beaucoup de mal à le convaincre de ça, par contre. Personne n'avait pris soin de lui depuis bien 17 ans, il avait été seul, avait agit seul, s'était occupé de Shana puis avait fini seul. Alors prendre soin de lui, euh, comment dire. Il bloquait. Il lui expliquait ce qu'il entendait par là mais, oui, il avait du mal avec cette idée. Pas qu'il se remettait derrière un masque, pas qu'il cherchait à se protéger. C'était juste qu'il ne s'était jamais fais à l'idée, même en rêve ou un vague espoir, qu'on s'occupe un jour de lui. Il allait devoir prendre sur lui. Il lui disait avoir conscience que ça allait être difficile pour lui, bien, c'était au moins ça... Lui faire confiance... Ca, il lui avait dit, il ne pouvait pas s'y forcer, pas après ce qu'il s'était passé toute cette année. Ca ne dépendait pas de lui, du moins, il ne pouvait pas se forcer à lui faire soudainement confiance comme si cette année n'était pas arrivée, même s'il en avait envie, il aurait toujours cette petite voix le poussant à la paranoïa, à réfléchir à tout à la fois et souvent à n'importe quoi. Chercher les failles, comme toujours. Il lui faudrait du temps pour revenir à une certaine confiance puis enfin avoir une confiance aveugle. Il déglutissait en entendant ça. Non, ça n'allait pas être facile pour lui, loin de là. Il n'avait compté que sur lui-même, s'était occupé de lui tout seul comme un grand - et on voyait ce que ça donnait, hein - et... Et voilà. Son égo a envie de le pousser à répondre qu'il n'a pas besoin d'aide, ce qui, en soi, n'est pas faux, non ? Pourquoi aurait-il besoin d'aide ? Il sait se déplacer, conduire, il sait encore comment se nourrir, quand dormir. En quoi aurait-il besoin d'aide, au juste ?

Il aimerait lui céder, quelque part. Lui dire que oui, c'est bon, il le laissera faire. Mais comme William l'a si bien dis, ça ne sera pas facile pour lui. Aussi parce qu'il était habitué à ne jamais lâcher prise. Mais il ne pouvait pas lui céder, pas maintenant. Pas totalement. Il lui avait déjà tant cédé ce soir, comment pouvait-il espérer plus à ce moment ? Prends sur toi, mec, se disait-il. Oui, prends sur toi. Il inspirait profondément. Pour certains, on aurait peur d'affronter la route la nuit, en montagne, on aurait peur de s'approcher de bêtes sauvages ou de choses plus banales. Isaiah, lui, avait peur de lâcher prise. Il avait peur de ce qu'il se passerait le jour où cela arriverait. Une voix lui disait qu'il ne devrait pas avoir peur avec William, une nouvelle. Mais il devrait faire ses démons intérieurs le poussant à la paranoïa. Si tu lâches prise, t'es foutu. Pourtant il avait lâché prise ce soir et il était encore entier, encore vivant, il était encore debout et il avait sous lui un William, apparemment, toujours plus amoureux. Oui, il lui faudrait du temps, celui de se rassurer lui-même, aussi. Le temps de se battre contre lui-même, d'affronter ses démons, sa paranoïa. Et après ça irait, sûrement. Combien de fois avait-il bu pour les faire taire, ses démons ? Combien de fois avait-il bu à s'endormir pour cesser de trop réfléchir ? Combien de fois avait-il bu à en vomir, avoir des gueules de bois terrible, juste dans l'espoir d'apaiser ses voix, de les faire taire ? Attention, aucun rapport avec une quelconque schizophrénie, il savait que ces voix, ce n'était que son instinct qui le poussait à se protéger, à chercher une quelconque faille mais parfois, son instinct poussait trop loin et il se renfermait.

Tu n'as jamais fais quoi que ce soit qui ne mérite pas ma confiance, Will. Ta seule faute, et encore c'était surtout à cause de moi, ça a été de partir il y a un an, m'abandonner quand on s'était enfin trouvé, quand je m'étais enfin ouvert à toi. Même si à l'époque je ne l'ai pas compris comme ça.

Ah. Bah, voilà l'explication. Il avait lâché prise une fois avec William et l'avait amèrement regretté. Ah, oui, bah voilà, ça expliquait tout. Deuxième fois qu'il se rendait compte de ces choses en parlant, tiens. Mais oui, à l'époque, il ne l'avait pas compris comme ça alors forcément, ça l'avait brisé. Mais comme il l'avait déjà pensé, William n'avait pas été le seul à le briser au fil des années. La solitude avait beaucoup participé à ça et ce n'est qu'avec le temps qu'il avait pu comprendre à quel point il pouvait l'aimer. Il avait goûté à cet amour, cette tendresse, s'était dit que le cauchemar était fini et le lendemain, plus rien. Alors oui, il avait toujours peur de ça, maintenant. Lui dire que oui, il l'épouserait et au lendemain, plus aucune trace. Mais il ne répéterait pas ses erreurs, cette fois, il le traquerait jusqu'à l'autre bout du monde s'il le fallait.

Ma réponse ne change pas d'il y a deux jours, chéri. Oui, mais il me faut du temps... Je sais qu'il est compté et je sais que chaque instant est précieux, mais il me faut du temps pour y arriver, je ne veux pas te faire la promesse que tout sera pardonné et que j'arriverai à te faire confiance comme avant si je n'en suis pas sûr avant. Je peux juste te promettre de travailler sur moi, de prendre sur moi et essayer de te laisser faire... Pardonne moi par avance s'il y a des fois où j'ai besoin d'être seul, si parfois c'est un peu trop pour moi et que j'ai besoin de m'enfermer, que j'ai besoin de m'éloigner. Ce n'est pas contre toi, c'est juste moi...

Il était solitaire, ça avait toujours été. Jamais du genre à avoir une grande bande de copains avec qui s'amuser, mais toujours seul à chercher la tranquillité ; m'emmerdez pas, je vous emmerderai pas. Oui, l'image de l'animal sauvage était parfaite pour décrire Isaiah. Un animal sauvage. Et si fort pouvait-il aimer William, il ne pouvait pas lui laisser croire qu'il serait ainsi tout le temps alors qu'il savait qu'il aurait besoin de solitude, parce qu'il était pareil avec Shana. Les jumeaux étaient bien souvent inséparables, le yin et le yang, mais il y avait toujours ces petits moments où il avait besoin d'être seul, dans son coin, loin de tout. Il était comme ça, voilà tout. Il avait parlé vite, trop vite, peut-être. L'angoisse ou plutôt vite en finir avec la parlote pour regarder ce que William faisait avec les anneaux ? Il le laissait prendre sa main et le laissait lui passer l'anneau. Oui, bah là, on ne pouvait faire plus officiel, niveau fiançailles. Il souriait timidement en regardant sa main, songeant à nouveau à une remarque que William lui avait fait. Finalement, ce n'était pas un anneau en argent mais en or, qu'il avait au doigt. Il restait quelque secondes sans trop bouger, à regarder sa main. Devoir s'habituer à l'anneau, à son poids. Ah. C'était curieux, quand même. Et tel le possesseur de l'anneau, il allait devenir invisible au reste des hommes. Ca ne le dérangeait pas plus que ça, plus maintenant qu'il avait William, qui était parfait à ses yeux, si parfait qu'il n'avait plus besoin de rechercher ailleurs. Que ce soit physiquement, William n'avait rien à envier aux autres et au lit, c'était pareil, alors au final, devenir possiblement invisible et devoir arrêter les coucheries, ça l'indifférait, c'était compris dans le package. C'était compris dans la stabilité d'un couple et d'un mariage, en soi, alors, ouais, pourquoi pas, après tout. Pas besoin d'y réfléchir trop longtemps, il savait que ça ne lui manquerait pas, qu'il ne regretterait pas, alors voilà. Il inspirait profondément et prenait l'écrin pour regarder l'anneau qui restait. Ah. A son tour de le rendre invisible ?

Pouvait-il seulement faire les choses qu'on attendait de lui ? C'était simple, non, comme démarche ? Il n'avait qu'à prendre sa main, lui passer la bague au doigt et voilà, tout le monde était content. Mais, non, il ne pouvait pas faire les choses comme tout le monde, il ne pouvait jamais faire ce qu'on attendait précisément de lui.

Non, il avait d'abord pris la main gauche de William. L'avait amené à ses lèvres, l'avait embrassé, sur la paume. Il avait remonté ses baisers sur son poignet. Pouvait-on s'attendre à ce qu'il reste sage longtemps alors qu'il était assis sur son homme et qu'ils étaient entrain de se fiancer ? Non, il ne pouvait pas. Il avait laisser son poignet pour plutôt prendre ses lèvres en otage, une fois n'est pas coutume. Tendresse ? Oui, mais avec une passion qui s'en venait, lentement mais sûrement. Un baiser qui s'accentuait, oui. Pardonne moi si je suis juste amoureux, Will, avait-il envie de lui dire, sans le faire. Il avait beau être crevé, là, c'était plus fort que lui, il ne fallait pas lui en vouloir d'être amoureux et un peu bête. Et d'être lubrique. Sauf qu'il finissait par rompre ce baiser de lui-même, presque aussi vite qu'il l'avait entamé. Un sourire sur les lèvres. Une idée, vague, derrière la tête, il reprenait finalement la main gauche du vampire.

Veux-tu m'épouser, William Collins ? Redevenir mon bras droit sur les routes et sur les chasses ? Vivre parfois dans cette camionnette, parfois dans des hôtels pourris mais où je te promettrai de t'aimer quoi qu'il arrive ?

Il connaissait déjà les réponses de William, mais quelque part, il avait peut-être besoin de les entendre à ce moment précis des choses. Habitué à prendre les devants, c'était pourtant William qui les avait pris avec ces fiançailles. Puis, s'il était si suspicieux que ça envers le vampire, il aurait pu lui demander tout ce qu'allait signifier ces fiançailles, ce que ça incluait. Mais il ne lui demandait rien, en soi. Il lui retournait juste la question ; veux-tu m'épouser ?

Je ne serai pas toujours le meilleur des maris mais je m'efforcerai de te rendre heureux, je te le promets.

Avait-il attendu sa réponse pour glisser l'anneau au doigt du vampire ? Non. Même pas. Il avait certes besoin d'entendre sa réponse mais il la connaissait - bah sinon William ne lui aurait pas demander le premier ni passer la bague au doigt, merci, il n'est pas con à ce point.

Ne plus jamais rien se cacher, même de peur de se blesser. Au pire on s'engueulera un bon coup mais on saura passer à autre chose, pas vrai ? Je sais en tout cas une chose, c'est que je te veux à mes côtés chaque jour de ma vie.

Même s'il lui faudrait parfois quelque heures de solitude, oui. Isaiah n'était pas si compliqué que ça, quand on y regardait bien, tout ce qu'il voulait, c'était s'endormir et se réveiller dans les bras de l'homme qu'il aimait, vivre simplement sur les routes avec lui sans se soucier du reste du monde par moment. Ni maîtres, ni lois, juste eux sur la route. C'était utopique, la réalité les rattraperait toujours mais c'était des moments simples dont il pourrait profiter pour refaire le plein.

Je t'aime et je suis prêt à faire ma vie avec toi.

Ce qui était beaucoup, pour lui, à voir si ça, William allait le comprendre, à quel point c'était significatif pour Isaiah. Accepter les concessions, accepter de faire des efforts. De changer certains aspects comme sa violence envers lui. Accepter de prendre sur lui, accepter de recevoir de la tendresse et même d'en donner. Accepter de se mordre la langue plutôt que l'insulter quand ça lui prenait, se mordre le poing quand l'envie de lui mettre un coup - même si c'était juste un coup dans l'épaule - lui prenait.

L'idée que cette vie ne dure que cinq années, il l'avait tellement intégré qu'il ne voyait pas que cela pouvait être un problème pour William. Il avait tellement intégré cette pensée qu'il n'imaginait pas que ça pouvait faire parti des choses que William lui reprochait. Comme il ne s'était pas imaginé à un seul instant que William ait pu avoir l'envie de le transformer. Ca ne lui avait jamais effleuré l'esprit que William puisse avoir cette envie alors que ça aurait du être évident. Non, Isaiah ne voyait rien sinon cette envie de profiter de ses derniers instants sur Terre, pour vivre à fond et sans aucun regret. Et cette vie là n'était possible que s'il acceptait d'épouser William et tout ce qui allait avec. Sa vie n'aurait pas méritée d'être vécue encore cinq années, sinon. Ca n'aurait rien valu du tout. Mais là, il l'avait avec lui et était rassuré. Il pouvait souffler et vivre vraiment, pleinement.

Il savait aussi, désormais, qu'il était capable de tendresse sans trop avoir à se forcer, il l'avait montré à William, lui avait exprimé. Baisers, caresses, il l'avait lui-même compris. Juste qu'il ne fallait pas s'attendre à ce que ce soit toujours ainsi, ce qui l'avait poussé à réagir de la sorte, ça avait surtout été la détresse qu'il avait vu chez William et aussi que, visiblement, ce dont il avait besoin, c'était de la tendresse et non pas juste de la fougue. Il n'avait pas toujours besoin d'un chat sauvage mais d'un chat qui ronronnait contre lui, il l'intégrait. Il l'avait intégré. Alors oui, aurait-il été un chat qu'à cet instant, il aurait ronronné en frottant sa tête contre William. Mais il était humain et ne pouvait que déposer un tendre baiser contre son front en espérant qu'il comprenne ce qu'il avait voulu dire et ce qu'il lui montrait. Bon et, certes, certaines idées ne lui avaient pas échappées même si l'endroit était plus que restreint. Sauf qu'à cet instant, il se sentait presque aussi fatigué qu'après leur retrouvailles ... intenses. Sans la douleur qui accompagnait, il avait déjà oublié les crocs qui s'étaient planté dans son cou, tiens. C'était un état de fatigue assez lourd mais sans la douleur dans tout son corps. Alors en bref, même s'il adorait Will, il retournait à sa place et s'y rasseyait lourdement. Fiou. Il s'essuyait les joues aussi, il retirait les larmes restantes sur son visage et s'adossait à son siège, fermant les yeux quelque instants. C'était une autre façon de se sentir vivant, tout ça, loin de la douleur qu'il avait pu rechercher mais pourtant tout aussi valable, il devait bien le reconnaître. C'était nouveau ça aussi, se sentir vivant grâce à ces baisers, cet amour qu'il avait ressenti, qu'il s'était pris en pleine face d'un coup. Alors comme ça, pas besoin d'être blessé et d'avoir mal pour se rendre compte que la vie méritait d'être vécue ? Intéressant.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Mar 30 Jan - 18:53

Proof
William & Isaiah

« Et si tu n'existais pas, dis-moi comment j'existerais ?Je pourrais faire semblant d'être moi, mais je ne serais pas vrai. Et si tu n'existais pas,  je crois que je l'aurais trouvé, le secret de la vie, le pourquoi. Simplement pour te créer et pour te regarder.Et si tu n'existais pas, dis-moi pourquoi j'existerais ? Pour traîner dans un monde sans toi, sans espoir et sans regrets. Et si tu n'existais pas, j'essaierais d'inventer l'amour, comme un peintre qui voit sous ses doigts naître les couleurs du jour. Et qui n'en revient pas.»
Cette demande en mariage aussi étrange qu'elle ait pu paraître sur le moment, qui n'était presque pas une demande d'ailleurs mais une affirmation. Épouse moi. Un éclair de lucidité dans le comportement d'Isaiah alors même qu'il tentait de l'étrangler quelques secondes avant. Se dire que s'il avait vraiment voulu lui faire du mal, il s'y serait pris autrement, non cela cachait autre chose, tout ce qu'ils avaient déjà dit ce soir là. Oui un éclair de lucidité et William lui avait dit ces deux mots parce que c'était la chose la plus logique à faire sur le moment. Un je t'aime d'une autre manière, un je veux être totalement à toi et que tu sois entièrement à moi, maintenant et pour toujours. Quoi qu'il se passe, quoi qu'il arrive, rien ne pourrait le séparer d'Isaiah même si ce soir dans la camionnette les choses avaient encore une fois déraillées. Et dire que c'est parti d'un rien et que c'est monté en épingle, comme souvent pour ne pas dire toujours. Est-ce qu'ils sont passés très près de la catastrophe ? Le vampire n'y songe pas, pas comme ça, pas maintenant en tout cas. Certainement pas avec ce trop plein d'émotions des deux côtés, pas alors qu'ils s'entraînent encore une fois l'un et l'autre vers les sommets. À croire qu'ils vont se consumer simultanément à réagir comme ils peuvent le faire. Mais en même temps, c'est ne pas le regretter une seule seconde d'avoir craqué, enfin presque pas, parce qu'il a fallu que William le lui dise ce « pardonne moi d'avoir craqué ». Comment aurait-il pu prévoir qu'Isaiah s'ouvre ainsi à lui et se livre comme il vient de le faire ? Que l'humain accepte de baisser la garde quelques minutes et se montre encore plus entier qu'il n'avait pu le voir jusque là ? Bien qu'en même temps, cela soit malheureux qu'ils aient dû en arriver aux larmes pour enfin vraiment s'ouvrir ainsi. Le vampire avait commencé l'autre soir mais Isaiah n'était pas autant réceptif qu'il peut l'être ce soir. Est-ce parce que le chasseur l'a poussé à craquer qu'il s'est rendu compte de ce qu'il se passait vraiment ? Toujours est-il que William chérit ce moment entre eux, hormis le fait qu'il en vienne à faire pleurer l'amour de sa vie et que forcément cela lui brise le cœur de l'entendre sangloter. Mais oui il en profite de pouvoir le câliner, l'embrasser, le couver même on pourrait dire et d'en recevoir tout autant en retour. Parce que clairement qui peut lui assurer quand ça va se reproduire ou est-ce que seulement ça va se reproduire. Alors oui il en profite autant qu'il peut le vampire, tant qu'Isaiah y est réceptif, il va poursuivre et savourer chaque seconde qui passe malgré les larmes de l'humain et les siennes contenues il ne sait trop comment. Oui il savoure chaque seconde qui passe parce qu'il s'est aussi rendu compte, qu'il en a besoin de tout ceci, d'avoir plus que cette fougue, cette passion habituelle qui les anime. Enfin, en écoutant Isaiah, de nouveaux moments tendresse, vont être possible mais quand et comment, cela reste un grand mystère. Presque, il s'attendrait à ce qu'Isaiah le repousse d'une seconde à l'autre malgré tout mais ce n'est pas le cas pour le moment alors il essaye aussi par ses baisers de le rassurer. Tu es magnifique mon amour, qu'il ne dit pas mais qui est dans chacun de ses gestes et dans son regard. Il le dit pourtant ce tu es tellement beau, parce que oui il n'y a pas que la beauté physique mais aussi celle de l'âme. Hors pour William, l'âme d'Isaiah est belle, magnifique, oui même avec ses côtés vicieux et sadique. Il n'est pas très net le vampire dans sa tête, peut-être bien que oui mais c'est un fait déjà défini et qui ne risque pas de changer de si tôt.

William en vient à lui dire ce que lui aimerait pouvoir faire, veiller sur Isaiah, prendre soin de lui comme il en a envie même s'il lui affirme qu'il ne va pas changer de comportement. Ce qui est vrai, pourquoi changerait-il vraiment ? Cela serait juste un peu différent ou avec quelques nuances en plus. Le vampire ne compte pas se mettre à couver Isaiah, pas plus qu'il ne le faisait jusque là, l'air de rien sans qu'il le remarque, ni l'étouffer non plus. Mon dieu non, cela serait invivable pour les deux, déjà qu'il y a cette possessivité ouvertement lâchée comme une bombe, qu'il va devoir la réguler et faire confiance à Isaiah. Disons qu'il a déjà confiance en Isaiah mais il se souvient de leur début donc forcément, il a cette crainte qui perdure, même en ne lui ayant jamais demandé la fidélité. Peut-être qu'il aurait dû le faire, peut-être même qu'il devrait le faire maintenant mais il sait aussi qu'il ne le fera pas. Parce que le faire serait revenir à dire à Isaiah qu'il n'a pas confiance en lui hors ça serait faux. Non, prendre soin d'Isaiah veut surtout dire pouvoir l'apaiser et pas seulement avec du sexe mais lui offrir ses bras, l'avoir contre lui. Comme un c'est bon la journée est terminée, détend toi mon amour, repose toi je suis là. Même si en même temps, il aurait pu parler du reste comme de l'alcool, de sa manière de se nourrir, de penser à se laver ou à dormir. Mais si Isaiah est plus détendu, peut-être que ça viendra tout seul non ? En tout cas le vampire y compte. Encore faut-il que le chasseur accepte et dieu sait que cela ne va pas être simple pour lui, cela va même être difficile et plus encore d'arriver à faire confiance à William. Est-ce que seulement, Isaiah a déjà eu confiance en William ? Ah.

La réponse d'Isaiah à tout ceci arrive et c'est au vampire de déglutir difficilement. Foutue culpabilité qui revient au triple galop sur le devant de la scène. Jamais il n'aurait dû partir même s'il avait ses raisons, il l'avait fait pour Isaiah avant tout mais aussi un peu pour lui, oui. Comment aurait-il pu continuer à voir l'homme qu'il aime se détruire à cause de lui, de sa présence, de sa nature ? Il voulait lui permettre de l'oublier, de se reconstruire et a fait encore plus de dégâts. William ne répond rien à ces premières paroles, sinon il repartirait dans ces je suis désolé, pardonne moi, je ne partirais plus nul part. Est-ce que la suite est mieux ? Pas vraiment, cela lui fait mal au cœur à entendre mais en même temps Isaiah est honnête alors n'est-ce pas là le principal ? Bien sûr que oui. Il doit juste faire abstraction de ce le temps est compté parce que cela fait un peu trop référence à une possible mort du chasseur et que c'est sans aucun doute la pire pensée possible pour le vampire.

- J'en suis conscient que tu as besoin d'être seul par moment.

Un moyen de lui affirmer que ce point il le sait parfaitement, même si Isaiah lui a dit vouloir changer ou du moins faire des efforts, cela ne va pas se faire en claquant des doigts. Son humain le lui a dit cela aussi, que ça va prendre du temps et il le lui redit. William sait qu'il peut gérer cela, il a bien fait avec un Isaiah plus que sauvage pendant des années, rien ne changera ça. Au moins peut-il mettre l'anneau au doigt du chasseur, de quoi rendre leur fiançailles encore plus officielles. Il l'observe, le voit avec ce léger sourire et fixer son doigt, il veut bien croire que cela fait étrange à Isaiah. Par contre, il ne sait pas à quoi s'attendre pour la suite, est-ce qu'Isaiah va prendre le second anneau et faire de même ou bien non ? Alors encore une fois, William le laisse faire à sa guise, le laisse analyser les choses et venir. Oui il ne peut qu'attendre et voir comment cela va se passer. Il ne tarde pas à le savoir finalement avec Isaiah qui prend sa main, dépose des baisers dessus puis sur son poignet avant de venir l'embrasser. Non, il n'est pas étonné que le baiser devienne plus passionné, il a senti Isaiah se calmer, revenir à un mode de fonctionnement plus habituel, de ce fait il était logique que leurs baisers redeviennent ainsi. Oui même si la tendresse est toujours là, alors bien sûr que oui il répond à ce baiser, ce n'est même pas une question à poser. La surprise venant après avec cette demande de la part d'Isaiah, il ne risquait pas de s'y attendre le vampire et c'est à son tour de sourire et de n'avoir aucune seconde d’hésitation pour répondre.

- Oui, je veux t'épouser. Oui, évidemment que oui, je veux tout ça avec toi mon amour.

Est-ce que son sourire qui devient un sourire bête, celui d'un homme heureux répond à ce qu'Isaiah lui dit ? Il n'y a pas à chercher plus loin, il est déjà heureux le vampire. D'autant plus avec son chasseur qui se décide à passer l'anneau à son doigt. Ah, lui aussi ça lui fait un peu étrange d'en porter un, lui faisant baisser son regard sur sa main une brève seconde. Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre au final. Relevant son regard sur Isaiah en l'entendant reprendre la parole et...bah c'est à lui de dévier du mode full câlin en répondant.

- Encore plus vite avec les réconciliations sur l'oreiller.

Ou contre un mur. Ou contre un meuble. Pas un pour rattraper l'autre on vous a dit. Mais finalement ce que lui dit encore Isaiah, c'est tout ce qu'il demande le vampire, pouvoir rester près de lui. Sur les routes ou non. Dans cette camionnette ou non. Être à deux et reprendre cette vie, leur vie même, une vie pas totalement normale mais qui leur va bien l'air de rien. Ce nouveau je t'aime qui arrive mais surtout le reste de la phrase qui eh bien qui à elle seule pourrait lui faire louper des battements de cœur s'il était vivant. D'autant plus avec ce toi, plus marqué que le reste, sous-entendant William et juste lui et tout ce qui va avec. Être à deux, un vrai couple qu'ils se marient rapidement ou non. Un partage de beaucoup de choses, pour ne pas dire tout. On l'a déjà dit à quel point il est heureux le vampire ? Et qu'il a sans doute l'air idiot là mais eh il est amoureux après tout.

- Je t'aime Isaiah.

Pour le reste, oui il ne répond qu'avec son regard et avec un nouveau baiser tendre. Parce qu'il comprend oui ce que veut dire Isaiah par là et au risque de se répéter, oui c'est tout ce que William demande. Même s'il n'est pas idiot au point de croire que ça va être rose tous les jours, ce qui est franchement impossible rien qu'avec le métier d'Isaiah. Et comment dire que le vampire est encore plus décidé à trouver le moyen de le garder en vie, il serait capable de remuer ciel et terre pour cela. Même si la solution la plus simple resterait de le transformer, disons qu'il aimerait pouvoir le rendre immortel sans cela. Parce qu'il doute que l'idée soit possible, rien que par le fait qu'il ne le ferait pas de force, hors vous l'imaginez vraiment aborder cette question ? Eh je sais que tu hais les vampires même si tu en as épousé un mais tu dis quoi que je te transforme à ton tour en vampire...Oui hein, vous le voyez arriver le Ragnarök et vous avez raison. C'est un sourire plus doux et moins idiot au baiser sur son front avant qu'Isaiah ne bouge, William l'avait déjà senti mais son humain est claqué. Il suffit d'observer les traits de son visage, sa manière de bouger plus lourde et lente. William lui laisse du répit oui, lui aussi a besoin d'encaisser les choses de toute manière et de finir de se calmer et en fait c'est lui là qui aurait besoin d'un verre ou d'une clope. Oui, oui même s'il n'aime pas cette nouvelle habitude d'Isaiah, ça ne veut pas dire qu'il n'a jamais fumé. Il se passe les mains sur la figure et prend le temps de respirer pour voir s'il peut ou non proposer ce qui vient de lui passer en tête à son fiancé. Oui lui faut peut-être bien trois ou quatre minutes de plus avant que sa voix ne fasse entendre.

- Tu veux qu'on échange nos places, je prend le volant et je fais la route ?

Pour ne pas dire un repose toi, va à l'arrière et dort, parce que même si Isaiah a suggéré de s'arrêter là pour ce soir, ça ne veut pas dire qu'il acceptera si William lui propose la chose ainsi. Oui ça l'a enfin percuté le sens de la phrase que le chasseur a eu tout à l'heure.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

Invité
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝ Jeu 1 Fév - 21:29

Proof
William & Isaiah

« My head's under water but I'm breathing fine. You're crazy and I'm out of my mind, 'cause all of me loves all of you, love your curves and all your edges, all your perfect imperfections, give your all to me, I'll give my all to you. You're my end and my beginning, even when I lose I'm winning, 'cause I give you all of me and you give me all of you. How many times do I have to tell you, even when you're crying you're beautiful too. You're my downfall, you're my muse, my worst distraction, my rhythm and blues. I can't stop singing, it's ringing, in my head for you. »
Il était complètement crevé. Il n'y avait rien de plus à dire que ça, il était crevé. C'était fort en émotion, quoi qu'on en dise, surtout pour lui qui ne se livrait jamais et venait de s'ouvrir... comme jamais. Il s'était ouvert à William pour la seconde fois et s'il avait cette peur au fond de lui que cela reprenne comme la première fois qu'il l'avait fait, il espérait que cette fois, William reste vraiment, comme il lui disait. William avait tellement de pouvoir entre ses mains, c'était hallucinant qu'il ne s'en rende pas compte. Ou alors il s'en rendait compte mais restait sincère, restait le même. Isaiah n'avait pas les capacités d'y réfléchir, là. Il lui disait juste savoir qu'Isaiah aurait besoin de moment de solitude, que ça ne serait pas contre William, juste qu'il n'était pas fais pour être en permanence avec quelqu'un et que tout l'amour qu'il avait pour lui, ne pouvait malheureusement pas changer ça. Et même avec un Isaiah tout cassé, défectueux depuis la naissance, le vampire avait accepté de l'épouser, ce qui était toujours invraisemblable pour le chasseur mais, eh, pour maintenant, il n'allait pas revenir en arrière, surtout en glissant au doigt du vampire, cet anneau doré. Signe de tu es à moi, maintenant qui sera bientôt plus officiel encore. S'il tiquait aux surnoms ? Oui, quand même, c'était nouveau et ces surnoms "mon amour" "mon coeur" et ces "je t'aime" à profusion, c'était bizarre mais il s'y ferait sûrement bien vite. Ca n'était pas dans leur mode habituel de fonctionnement, ces surnoms. D'habitude, Isaiah lui aurait balancé un "vieux con" qui était pour lui affectueux, pas un "mon amour". Sauf qu'il l'avait dit aussi, il les avait donné, ces surnoms affectueux. Drôle d'étape dans leur vie, oui, drôle de changement, assez brutal et pourtant ô combien nécessaire. Il était temps que ce mur entre eux explose.

Il se repassait les derniers événements en tête, essayant d'y réfléchir mais ça le fatiguait davantage, il songeait au moins que tout, ou presque, avait été dit entre eux. Les je t'aime, même Isaiah qui lui confiait enfin ; c'est toi et personne d'autre, désormais. Plus de coucherie à droite à gauche, de toute façon, dès qu'il avait compris qu'ils étaient un couple - même si dysfonctionnel - il avait arrêté les coucheries, il ne les avait reprise qu'à son départ. Alors maintenant qu'il l'avait retrouvé, bah, oui, ça n'aurait été que lui. Moins d'emmerdes qu'avoir une seule personne, de toute façon. En bref, il réfléchissait à tout ceci quand il s'était étalé sur sa place et qu'il se cachait la bouche quand il baillait à s'en péter la mâchoire. Bon gros coup de barre, oui. Tu veux qu'on échange nos places, je prends le volant et je fais la route ? Ah, bah, oui. Aussi. Il haussait les épaules, si lui s'en sentait capable, soit, il irait à la place de William et aurait tout son temps et sa liberté pour manger.

Ok bébé, si tu veux.

Il s'étirait puis ouvrait la portière. Isaiah avait toujours été hyper-actif, c'était plus fort que lui, ce besoin de bouger. Mais allez savoir depuis deux jours il avait une flemme intense de tout. Mais il sortait et s'étirait même une fois dehors pour faire le tour de la voiture et se diriger vers l'autre portière, qu'il ouvrait.

J'ai une de ces dalle.

Ouais, super pertinente, l'information, pas vrai ? Mais il avait une faim de loup. Ca le faisait rire, du coup.

Le début de la vie de mariage, je m'empiffre déjà.

Ouais, il riait encore. Parce qu'en soit avec le sport qu'il faisait, impossible qu'il grossisse, mais en même temps vu ce qu'il mangeait, c'était à se poser la question. Il posait ses mains sur son ventre d'ailleurs.

Il attendait juste que son homme se mette à la place conducteur pour s'asseoir à sa nouvelle place, assez rare que ce ne soit pas lui qui conduise, d'ailleurs. Et pour reprendre sa bouteille de jus d'orange et boire. Et reprendre ses biscuits et manger.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé
Watch this madness burning out the way

MessageSujet: Re: Proof. | WILLIAH ⚝
Revenir en haut Aller en bas
 

Proof. | WILLIAH

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 4Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Solemn Hour :: In the further :: Archives :: Rps & Rps Loterie-
Sauter vers: