AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



 

Partagez | 

« No one said this would ever be easy, my love { Kaitlyn Styne »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Elizabeth Rochester ∞ Natural Witch, Natural Bitch
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t42-elizabeth-w-rochester-can-t-sleep-take-arsenic http://solemnhour.forumactif.org/t48-journal-de-bord-d-elizabeth-w-rochester Jeu 11 Jan - 0:59

Age : 243 ans

Métier : A été infirmière, herboriste, guérisseuse, libraire ... Indéfini aujourd'hui

Situation : Veuve 3 fois, célibataire endurcie amoureuse

Localisation : Nouvelle Orléans

Feat. : Helena Bonham Carter

Copyright : shadow (ava), TUMBLR (gifs), Pumpkyn (sign)

Je suis aussi : Gabriel ◈ Yehuiah ◈ Annabelle J. Graham ◈ Lyov A. Winston ◈ Bailey Johnson ◈ Astarté

Date d'inscription : 14/12/2015

Messages : 464

avatar
Natural Witch, Natural Bitch
rp en cours

sujet privé; ft. @Kaitlyn Styne

type ❖ flashback

date ❖ début Avril, entre le 3 et le 4.

informations spatio-temporelles ❖ Temps de chien, froid et pluie, les intempéries se déchainent.

intervention du MJ ❖ aucune, merci.

AutreAttention, RP à feels. Si des détails te chiffonnent, si tu veux modifier quelque chose, n'hésite pas à faire signe. Dans mon idée, Elizabeth est enfermée dans une cellule - style de cachots médieval, certainement au sous sol de la maison des Styne. D'autres prisonniers sont potentiellement enfermés dans des cellules fermées adjacentes - ou pas, si elle a été isolée ; dans tous les cas elle se trouve seule dans la pièce où elle est. La lumière, filtrée, est suffisante pour voir clairement. Elle a passé quelques jours (un à deux, trois maximum), dans le coma et s'est réveillée plusieurs fois mais sans parvenir à rester cohérente. C'est donc la première fois qu'elle est réellement lucide depuis l'Intrigue.

Merci encore d'avoir pris Kitty :42: (let's hurt ourselves together)


©️ HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW





No one said this would ever be easy, my love
(Walk Trough The Fire - Ruelle) ▽ I'm always wondering If it's ever gonna end ; I can feel it in my bones, Standing in the dust, Of what's left of us
Les minutes défilent comme les gouttes d’eau caressent le plexiglas froid d’une vitre laissée à l’abandon : sans que l’on ne puisse discerner leur nombre exacte, sans que l’on y fasse réellement attention. A quoi cela servirait-il après tout ? Il n’existe plus que cette souffrance atroce, intolérable, inacceptable, bref … humiliante ; il ne reste plus que ce frôlement indigne, battement terrible et essoufflé par la trop longue vie menée, par les trop grands combats vécus, par les trop lourdes pertes payées.

Non.

Plus rien n’est.

Plus rien, outre, peut-être, ce goût amer en bouche, cette trace de fer sanguin qui souille tout ce qu’elle touche, quoi que l’on fasse, quoi que l’on tente. A l’heure même où la pensée se fraye un tortueux chemin, le liquide vital, si âpres, si poisseux, a une nouvelle fois perlé avec orgueil, se mêlant à la poussière de la cage dans laquelle elle est retenue. Venant tâcher le sol - qui ne semble pas avoir vu de balais depuis des lustres – de manière irréversible en s’éclatant avec une fierté qui était autrefois la sienne, elle ne peut désormais plus que contempler la scène qui se joue et rejoue devant ses yeux à demi ouverts, les bras ballants et immobiles – poupée de chiffons réduite au silence. Enferrée, prisonnière, elle avait tenu bon les premières heures, simplement car, plongée dans l’inconscience, elle n’avait pas senti l’atroce magie opérer. Sûrement les Styne l’avaient-ils rafistolés à leur manière - il aurait été idiot de ne point le faire après tout – mais elle savait reconnaître la trace de sa propre marque lorsqu’elle la sentait. Ainsi donc, le sortilège avait été assez efficace, malgré l’acier lui grignotant sa force, malgré le vingt-sixième numéro atomique lui brûlant la peau. Ainsi donc, elle vivait. Ainsi donc, elle vit.

Vivre … Le sel liquide roulant sur sa joue à cette pensée, un cri de douleur muet vint s’arracher à sa gorge desséchée. Elle vit, oui. Mais dans quel état ? A quel prix ? Inspirant, elle se redresse autant que ses chaînes le lui permettent. Elle sait, pourtant, au plus profond d’elle-même, que cela pourrait être pire. Ils auraient pu la torturer physiquement – Gareth aurait pu le faire, si seulement il ne l’aimait pas autant. Il pourra le nier autant qu’il le désir, elle le sait, simplement. N’était-elle pas sa mère ? Si seulement le passé n’était point encore là comme une attache nocive, les empêchant tous les deux de mener à bien leurs macabres et risibles plans. Où avait-elle échoué ? Elle ne pouvait le tuer. Elle ne pouvait le tuer, le transpercer elle-même, elle ne pouvait le voir souffrir à ses pieds, mugissant, tout comme elle ne pouvait supporter son regard plein de haine et de rancoeur mêlé – ces mêmes iris qu’elle avait vu s’éclairer de dévotion, d’espoir et … d’amour. Ce même amour qu’elle ressentait encore aujourd’hui, là, au milieu de sa poitrine ; ce même amour qui brûlait chaque souvenir, ce même amour qui la faisait pourrir et se balancer au bout de ses chaînes sordides et inutiles, l’empêchant de se révolter. Elle n’était plus qu’un agneau attendant l’abattoir, résigné, presque éteint. Que désirait-il faire d’elle au juste ?

Ouvrant à nouveau les yeux, elle relève quelque peu la tête pour observer sa cellule, caressant des yeux chaque miteux détails qui réussissent à se stabiliser quelque peu – la drogue administrée finissant par se volatiliser de son corps au fil des hypocrites secondes. Un sourire sarcastique vint finalement écorcher un peu plus ses lèvres, crispées par l’attente, alors même que l’idée saugrenue vient se mettre en place dans sa tête dérangée. Peut-être était-ce justement dans ce genre d’endroits cryptiques qu’Aaron et son frère avaient passés leurs échecs. Peut-être était-ce là même où la morsure de la boucle de ceinture patriarcale avait claqué, meurtrissant leurs tendres chairs dorsales enfantines. Comment avait-elle pu laisser cela se produire ?
Inspirant difficilement un souffle de vie, elle tente de se remémorer ses derniers souvenirs avant l’impact, les derniers visages croisés. Aaron. Elle se souvenait de son corps grand et bien bâti venir s’écraser contre l’une des tables du banquets, et un frisson d’effroi parcourt son corps. Matthew. Le visage figé dans l’effroi de ce dernier vint s’imposer à suivre, tandis qu’elle blêmit un peu plus, étouffant un gémissement de douleur dans un sursaut d’angoisse malvenu. Depuis combien de temps est-elle ici, au juste ? Deux jours ? Trois ? Six ? Plusieurs c’est certain. Et pourtant … Pourtant. Calme. C’était, c’est encore, trop calme. Même les cris des autres détenus étaient étouffés par les murs cimentés. Elle aurait très bien pu hurler, personne n’aurait entendu ses sordides lamentations. Le silence était donc tout ce qui lui restait pour le moment – son seul compagnon, avec ses songes éveillés, avec ses souvenirs. Elle n’avait pas revus Gareth depuis. Pas encore. Pas encore …

Inspirant de nouveau, elle bouge quelque peu l’épaule jusqu’à ce qu’elle puisse entendre les os craquer. Se mordant la lèvre assez fortement pour que du sang s’écoule à nouveau et entâche son menton, elle fixe par la suite ses pieds, nus et sales, refoulant la nouvelle vague de douleur avec la force de l’habitude. Elle paraissait au moins entière – même si la souffrance de chaque muscles tendus était telle qu’elle avait du mal à se concentrer sur autre chose – ses poignets et ses pieds la brûlant plus que le reste à cause de la détestable ferraille cliquetante. Gareth avait définitivement trop bien appris sa leçon.
Quoi d’autre ?
Fouillant dans son inconscient, elle tente de chercher la maigre lueur d’espoir avant qu’elle ne meurt tragiquement, étouffée. C’est là-même où elle a caché sa plus grande erreur qu’elle ne peut regretter – c’est là-même où se trouve la source de son pouvoir, bien trop grand pour être contenu. Mais cela, ce secret, jamais elle ne l’offrira au monde – ou tout du moins, point pour le moment. Qui aurait cru, après tout, que la lourde porte blindée finirait par s'ouvrir dans un assourdissant grincement exécrable ? Qui aurait pu penser qu’une silhouette viendrait de nouveau troubler ses divagations ; ombre d’un corps aussi souple que fin connu l’espace de quelques troubles minutes, quelques jours auparavant, se découpant d'entre les sombres murs ? Elle qui pensait avoir tout vu. La famille Styne, si folle qu’elle fut, n’était peut-être point si condamnée finalement.

« Kaitlyn. » Croassa t'elle simplement en guise de salut, murmure chuchoté qui fut, comme le reste, bien vite happé et absorbé par les ténèbres environnant.
« Que puis-je pour toi ? »

Il n'en fallait pas plus.
(c) AMIANTE




 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Kaitlyn Styne ∞ Cute fluffy unicorn killer
Voir le profil de l'utilisateur Jeu 11 Jan - 11:07

Age : 50 ans

Métier : Espionne

Situation : Célibataire

Localisation : Chicago

Feat. : Adelaide Kane

Copyright : Tumblr & Aslaug

Je suis aussi : Crow Crow

Date d'inscription : 02/01/2018

Messages : 83

avatar
Cute fluffy unicorn killer


No one said this would ever be easy, my love
Elizabeth & Kaitlyn

« Ô combien les vérités qui ont bercés notre enfance sont tenaces. Mais n'est-il pas temps, de te faire ta propre opinion mon enfant ? »
Mais à quel moment Kaitlyn a accepté de se retourner contre sa propre famille ? Son propre sang. Alors que son père lui en a fait voir de toutes les couleurs, lui faisant miroiter les gloires passées de sa lignée. Quand a-t-elle jugée correct de se battre contre son oncle et sa grand-mère ? Alors qu'elle ne les connait même pas ? Gareth n'a pourtant pas arrêté de lui rabâcher à quel point il aime sa mère et quelle grande sorcière elle est. Mais sa soif de pouvoir commence à l'étouffer et Kaitlyn prend de la distance, elle commence à sentir que tout ça ne tourne pas en sa faveur. Qu'il est temps de vérifier par soi même ce qu'elle doit croire ou non. Gareth ne doute pas de lui, il est persuadée que sa fille lui voue une dévotion sans faille mais leurs disputes passées à quelque peu ébranlé l'admiration qu'elle a pour son paternel. Avide de connaissances et de savoirs, la brune sait, qu'il faut se remettre en question et ne jamais rien considéré comme acquis. Et inévitablement, elle repense à Siegfried. Mais il ne s'agit pas de lui pour le moment.

Kaitlyn sait que la soirée de gala ne s'est pas aussi bien passée que prévu. Elle entend encore son père rouspéter dans son bureau dans lequel il est enfermé depuis deux jours. Il refuse de voir du monde, même elle. Alors Kaitlyn a l'habitude, elle le laisse mariner dans son coin et se trouve autre chose à faire. Elle n'a plus besoin de son approbation, non, elle a réussis à s'affranchir de son autorité ainsi que l'ascendant spirituel qu'il avait sur elle. Bien évidement, il reste beaucoup plus puissant qu'elle et donc s'il désire ardemment quelque chose de sa part, elle ne pourra que lui obéir, de peur qu'il s'en prenne à elle, physiquement. Il doit être en train de préparer son ascension pour prendre - enfin - la tête du Grand Coven, les mettant dans une situation encore plus délicate. Plus exposés, plus vulnérables, moins protégés.

L'envie est forte, beaucoup trop forte, de descendre ces quelques marches qui la sépare des quelques prisonniers fait pendant la soirée. Son oncle, sa grand-mère et un chasseur. Gareth ne les a pas ménagé, leurs corps meurtris semblent avoir du mal à se remettre. Kaitlyn sait que son père utilise aussi sa magie afin de les maintenir dans cet état presque léthargique. La jeune femme pose sa main sur la porte et patiente, comme si elle attend que le sort s'abatte sur elle, mais il n'en est rien. Elle ouvre délicatement la porte, et se faufile dans la pénombre, ne sachant pas vraiment à quoi s'attendre, mais qu'importe, elle veut en avoir le cœur net.

Elle descend les marches doucement afin d'éviter de faire craquer le vieux bois et attrape au passage un châle qu'elle pose sur ses épaules. Il ne fait pas chaud par ici. Le vent et la pluie tambourinent contre les vitres sales, même le temps se moque bien de ces quelques prisonniers. Un couloir sombre dessert des pièces qui desservent les chambres des otages. Ils ne peuvent pas communiquer entre eux et les pièces sont insonorisées - pas de risque de mutinerie. Kaitlyn hésite un moment avant d'ouvrir une première porte qui l’amènera à sa grand-mère. Un flash lui rappelle également la douleur qu'Elizabeth lui a infligé : un étranglement. Elle passe alors sa main sur son cou, comme pour essayer d'endormir la douleur passée et essayer de l'oublier. La brune ouvre la deuxième porte pour rejoindre sa grand-mère, qui l'accueille par son prénom, prononcé le plus froidement possible.  

« Elizabeth. Grand-mère... »
L'hésitation trahit ses émotions, elle n'est surement pas prête pour cette rencontre, mais elle sait qu'elle doit l'affronter pour en avoir le cœur net. Même si elle se sont battues. Même si Kaitlyn s'est montré loyale et obéissante envers son père en public. À l'intérieur, elle est tiraillée entre ses questions, ses vérités, son père et ses ennemis. Mais est-ce que les ennemis de son père sont également les siens ?

« Je voulais venir voir comment tu vas. Ça a l'air d'aller... Pas trop mal. »
Elle ne sait pas quoi dire. Elle ne sait pas par où commencer. Elle ne connait pas cette personne en face d'elle. Elle ne la connait que d'après les dires de son père. Et aujourd'hui, elle a plutôt tendance à les remettre en question. Va-t-elle trouver les réponses à ses questions ?

(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Elizabeth Rochester ∞ Natural Witch, Natural Bitch
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t42-elizabeth-w-rochester-can-t-sleep-take-arsenic http://solemnhour.forumactif.org/t48-journal-de-bord-d-elizabeth-w-rochester Mar 16 Jan - 22:10

Age : 243 ans

Métier : A été infirmière, herboriste, guérisseuse, libraire ... Indéfini aujourd'hui

Situation : Veuve 3 fois, célibataire endurcie amoureuse

Localisation : Nouvelle Orléans

Feat. : Helena Bonham Carter

Copyright : shadow (ava), TUMBLR (gifs), Pumpkyn (sign)

Je suis aussi : Gabriel ◈ Yehuiah ◈ Annabelle J. Graham ◈ Lyov A. Winston ◈ Bailey Johnson ◈ Astarté

Date d'inscription : 14/12/2015

Messages : 464

avatar
Natural Witch, Natural Bitch

No one said this would ever be easy, my love
(Walk Trough The Fire - Ruelle) ▽ I'm always wondering If it's ever gonna end ; I can feel it in my bones, Standing in the dust, Of what's left of us
Rêve t-elle ? Peut-être. Cela ressemble fort à un cauchemar toujours. Ne serait-ce point là une nouvelle idée de Gareth que d’envoyer sa propre fille la torturer jusqu’à ce qu’elle parle ? Mais elle ne dira rien. Elle est résolue au silence, résolue à garder ses secrets, ses mystères. Oh, elle se doute que sa petite fille fut correctement entraînée. Elle frissonnerait presque de peur à l’expectative de ce que la plus jeune peut lui faire subir alors qu’elle est dans un état de faiblesse si avancé. Cependant, l’idée n’effleurera pas son esprit, non. Elle encore trop diminuée pour cela – sa conscience peinant à faire correctement le lien. Le sommeil est encore présent dans son corps vieillit maintenu vivant durant plus de deux-cent ans, il lui faudra du temps pour se remettre totalement – rien ne l’avait préparer à cette risible tournure.

Kaitlyn. Elle observe, à travers le voile de sa conscience flouée, ce qu’elle pense être son unique descendance encore vivante. Elle contemple ses traits, finement ciselés, remarquant les ressemblances, pointant les dissonances dans un curieux mélange d’abstraite perfection. Son regard sombre se perd un instant sur cette nuque délicate qu’elle a manqué de rompre, le fer ne semblant point avoir endommagé la peau velouté de son héritière damnée comme ceux présents à ses poignets et chevilles qui rongent présentement la sienne. Doit-elle s’en réjouir ? Doit-elle s’en lamenter ? Si les choses avaient été différentes, cela ne serait … Mais retourner en arrière elle ne le fera jamais, quand bien même elle le pourrait.
Kaitlyn … Quelle est donc la place de cet enfant dans ce cirque ? Elle ne peut empêcher sa voix rouillée clamer d’un ton sarcastique, elle ne peut s’empêcher de se rebeller comme elle l’a fait mainte fois. Et maintenant ? Les démons de son passé continueront-ils à la pourchasser, jusqu’à l’atteindre, jusqu’à la tuer ? Non. Si elle y était résolue au départ, si elle avait accepté son sort, elle a présent des innocents à protéger. Des innocents à sauver de cet enfer ignoble. Une dette à payer …
Soufflant, elle ferme les yeux, chassant de sa conscience les traits du chasseur inconscient, avant de bouger quelque peu, faisant cliqueter ses détestables chaînes. Elle a tout d’un jambon prêt à se faire trancher, résigné et attendant une réponse, bien que la colère reprennent peu à peu ses droits, lentement … Avant d’être chassé vivement par l’étonnement le plus certain. A-t’elle bien entendu ? Il semblerait pourtant. Ainsi, voilà que son visage s’allège, marquant sa stupéfaction. Est-ce là un piège ? Outre le fait que l’enfant aie utilisé cette marque d’affection qu’elle ne mérite guère, voilà qu’elle peut voir sur son visage l’hésitation, peu commune, tant haït par son propre fils aîné. Qu’est-ce que ? L’a t’elle mal jugée ? Non. Non, Eli. Il est trop tôt encore. Pourtant, à la suite de ses paroles enfantine, c’est un nouveau sourire sarcastique qui vient la glacer, s’échappant à son contrôle. Va t’elle bien ? Est-ce la une blague de plus ? Gareth joue t’il la sensiblerie ? Elle préfèrerait qu’on l’achève. Se retenant de rouler les yeux, elle prend pourtant sur elle, détaillant sa petite fille en plissant les yeux, la regardant de par dessous ses longs cils qu’elle semble avoir hérité. Si belle … Si dangereux. Une nouvelle fleur à épine semble avoir fleurie dans la famille.

« Je ne suis pas morte. »

Se contente t’elle de répondre à nouveau, après avoir cherché ses mots un instant. Elle retient de justesse un « malheureusement » d’ailleurs, qui sonnerait plus blessant encore. Fermant les yeux et serrant les poings quelque peu, elle se force ensuite à se détendre – si seulement elle pouvait sentir réellement le poids de son corps … Elle préférerait encore hurler en sentant ses blessures plutôt que de se sentir ainsi, flottante dans un corps qui lui semble étranger mais qui lui appartient pourtant bel et bien.

« Quel jour sommes-nous ? »

Elle finit par reprendre, la lueur revêche n’ayant pas quitté ses yeux, défiant la jeune femme malgré son air hésitant. Trop fatiguée pour réfléchir, trop fatiguée pour jouer le jeu, de nouvelles questions la taraudent pourtant. Et si ? Mais c’est ainsi que viendra la fin du monde, elle le sait bien. Que faire alors ?

« Que s’est-il passé ? »

Reprend t-elle finalement après un instant de silence désagréable pour les deux, Elizabeth cherchant désormais dans l’attitude de la jeune fille la moindre information qui pourrait la trahir. Cela a beau être sa petite fille, elle n’est pour l’instant rien de plus à ses yeux que ceux qui, jadis, voulurent la tuer ... Et c'est pour cela qu'elle souffle, plus bas, une fois de plus, une dernière fois.

« ... Pourquoi es-tu venue, Kaitlyn ? Si c'est Gareth qui t'envoie, il pourrait au moins avoir le cran de venir de lui même saluer sa mère. »
(c) AMIANTE





 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Kaitlyn Styne ∞ Cute fluffy unicorn killer
Voir le profil de l'utilisateur Lun 29 Jan - 20:17

Age : 50 ans

Métier : Espionne

Situation : Célibataire

Localisation : Chicago

Feat. : Adelaide Kane

Copyright : Tumblr & Aslaug

Je suis aussi : Crow Crow

Date d'inscription : 02/01/2018

Messages : 83

avatar
Cute fluffy unicorn killer


No one said this would ever be easy, my love
Elizabeth & Kaitlyn

« Ô combien les vérités qui ont bercés notre enfance sont tenaces. Mais n'est-il pas temps, de te faire ta propre opinion mon enfant ? »
Ce n'est certainement pas une bonne idée d'être descendue entre ces murs pour aller voir sa grand-mère. Mais bien qu'on dise qu'on ne choisit pas sa famille, il faut bien un moment l'affrotner. Kaitlyn a grandit dans l'ignorance la plus totale, à boire encore et encore les paroles de son père. Elle a appris à être conditionnée, à ne pas poser de question mais maintenant, que cela fait plus de cinquante ans qu'elle vit, elle peut se permettre de remettre en cause son éducation. Non pas que son père ne l'a jamais aimé, mais il l'a simplement entraînée, comme un soldat, sans prendre réellement en compte ce qu'elle est en tant que femme et individu. Venir voir sa grand-mère lui coûte et elle risque gros, si jamais son père l'apprend, elle est bonne pour un châtiment digne de ce nom. Mais la curiosité est vraiment trop grande et Kaitlyn a besoin de savoir si ce que son père à dit est vrai.

Elizabeth semble encore sous le choc de ce qu'il s'est passé il y a maintenant quelques jours, 3 ou 4 grand maximum. Le but n'est pas de la torturer, loin d'elle cette idée mais d'essayer de discuter. Elizabeth répond à sa question après une légère hésitation. Kaitlyn la regarde, penchant la tête, comme pour compatir mais elle ne sait pas faire. Son père ne lui a pas appris. Elle voit Elizabeth lutter en serrant ses poings puis soupirer lentement. Elle doit souffrir... Mais Kaitlyn ne peut rien faire, enfin ne doit rien faire. Sa grand-mère lui demande alors quel jour nous sommes, son cerveau doit vraiment être en mauvais état. Elle culpabilise, un peu puis reprend ses esprits.

« Nous sommes le lundi 4 Avril et il pleut dehors. »

Comme si cette réponse était vraiment ce qu'Elizabeth attend, mais au moins, Kaitlyn a répondu. Le regard de sa grand-mère est défiant, mais elle n'est vraiment pas en mesure de défier sa petite fille, elle est beaucoup trop faible. La jeune sorcière la regarde, installant un silence beaucoup trop pesant entre les deux. Elle reprend son souffle mais Elizabeth reprend la parole avant elle, lui demandant ce qu'il s'est passé, avant de lui demander pourquoi elle est là et que son fils aurait tout de même pu venir lui-même lui parler.

« Il ne sait pas que je suis là... »

À peine l'a-t-elle dit qu'elle le regrette. Elle ne devrait pas lui donner des informations aussi importantes sans réellement la connaitre.

« Et pour répondre à ta première question, tu as essayé de me tuer mais à ta décharge, j'ai également essayer de te tuer. »

Kaitlyn marche le long de la cellule de sa grand-mère, ne la lâchant pas du regard. Il faut qu'elle fasse plus attention à ce qu'elle dit. Ne pas dévoiler des informations trop sensibles, elle n'est pas là pour ça.

« Et Gareth ne souhaite pas te voir. Il est isolé dans son bureau, trop occupé à réfléchir à prendre la tête du Grand Coven, comme tu l'as compris il y a maintenant quatre jours. Je suis là pour discuter. Je me suis dis qu'un peu de compagnie pourrait te faire du bien. »

La jeune femme essaye de se donner une contenance mais elle a bien du mal. Pourtant, elle a l'habitude de jouer la comédie mais à croire qu'avec Elizabeth, elle a plus de mal à se jouer d'elle...

(c) DΛNDELION


Revenir en haut Aller en bas
Elizabeth Rochester ∞ Natural Witch, Natural Bitch
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t42-elizabeth-w-rochester-can-t-sleep-take-arsenic http://solemnhour.forumactif.org/t48-journal-de-bord-d-elizabeth-w-rochester Mer 7 Mar - 18:15

Age : 243 ans

Métier : A été infirmière, herboriste, guérisseuse, libraire ... Indéfini aujourd'hui

Situation : Veuve 3 fois, célibataire endurcie amoureuse

Localisation : Nouvelle Orléans

Feat. : Helena Bonham Carter

Copyright : shadow (ava), TUMBLR (gifs), Pumpkyn (sign)

Je suis aussi : Gabriel ◈ Yehuiah ◈ Annabelle J. Graham ◈ Lyov A. Winston ◈ Bailey Johnson ◈ Astarté

Date d'inscription : 14/12/2015

Messages : 464

avatar
Natural Witch, Natural Bitch

No one said this would ever be easy, my love
(Walk Trough The Fire - Ruelle) ▽ I'm always wondering If it's ever gonna end ; I can feel it in my bones, Standing in the dust, Of what's left of us
L'hésitation. C'est ce qui la ronge à présent, peu à peu, cellule après cellule. Elle se remet progressivement, la nuée brumeuse entourant son esprit s'éclaircissant peu à peu, bien que la situation reste aussi floue qu'inédite à ses yeux. Elle ne décrochera aucune révélation maintenant, c'est ce dont elle est certaine. Vraiment ? Pourquoi l'enfant se sent-elle si coupable de ce fait ? Car sa curiosité remplace bientôt tout autre sentiment - rejointe par l'incrédulité. Pourquoi, en effet, Kaitlyn serait-elle là outre pour continuer la mission paternelle ?
Un juron gaélique pitoyable s'extrait de sa gorge sèche lorsque la voix de la jeune femme sonne de nouveau, se répercutant entre les murs, lui offrant une première réponse. Son visage blêmit et elle est ferme les yeux, se forçant à faire le tri dans toutes les pensées qui la submergent de nouveau. 4 Avril. Trois jours. Par tous les dieux, par tous les saints. Matthew est-il encore en vie ? Elle l'espère. Et Aaron ? Et son fils ? Rouvrant les yeux, elle ne cache plus l'horreur qui l'habite - ses yeux étant bien trop expressifs à cette heure - tandis qu'elle se redresse de nouveau, tirant sur ses liens pour se redresser, quitte à grimacer de douleur en sentant les fers écorcher de nouveau sa peau. Pourtant, la surprise la cueille de nouveau - cela devient une mauvaise habitude - lors que sa fière descendance répond de nouveau à ses questions. Est-ce un mensonge ? Il ne semble pas. Clignant des yeux, elle ancre de nouveau ses pupilles dans celles de la jeune Styne, cherchant le moindre coup fourré - qu'elle ne trouve pas. A quel diablerie peut-elle jouer ? Elle se doit de connaître son père, et si elle dit vrai, elle est en train de se mettre en danger. Non que cela devrait réellement l'inquiéter pour l'heure, mais de nouveau, cette curiosité détestable la prend au corps, entrainant son esprit dans un nouveau dédale de questions qu'elle ne peut guère poser pour le moment, l'embrouillant un peu plus. Pourquoi diable cela arrive t'il maintenant ? Fermant les yeux, elle finit cependant par souffler, secouant la tête, absorbant à la place de répondre les autres informations qu'elle peut glaner, affirmant ainsi la sincérité des propos de la petite. Après un moment de silence, elle finit par rouvrir les yeux pour la fixer, longuement, finissant par répondre ce qu'elle pense. Elle peut se le permettre après tout. Elle ne risque plus grand chose.

« Cet enfant a toujours été impossible. »

Sa voix, murmurée, il ne comporte aucune haine ou rancoeur malgré ses mots. Comment pourrait-elle ? Devant ses yeux, c'est un souvenir qui danse, fugace, tendre - comme elle aimerait le saisir. Elle reprend alors, un léger sourire étrange déformant ses traits - un sourire, oui, parfaitement. Bougeant quelque peu, c'est en écho aux chaînes qui tintent encore dans un fugace mugissement qu'elle reprend, sans hésitation, avec pourtant un certain agacement.

« Si j'apprécie son ambition, je déplore ses manières pour y parvenir - pour ne pas dire ses manières tout court. C'est là d'une stupidité affligeante qui ne lui ressemble guère et il m'est aussi triste que pénible de voir qu'il s'est détérioré et ramolli avec l'âge. »

Soupirant, elle secoue doucement la tête. Elle va la trouver détestable, mais qu'importe. Elle est assez âgée pour pouvoir se permettre ce genre de réflexion, espérant cependant que cela ne retombera pas sur les autres prisonniers.

« J'ose espérer que tu auras plus de jugeote que lui et que tu seras moins aveuglée par ce désir de reconnaissance décadent. Prendre le contrôle du Grand Coven ... Diantre. A t'il seulement la moindre idées du nombre de sorciers qu'il va se mettre à dos ? La peur n'a jamais rien donné de bon, et tout ce qu'il parviendra à faire est de mettre notre communauté déjà malmenée à feu et à sang. »

Elle roulerait presque des yeux si elle le pouvait, mais elle préfère économiser ses forces pour le moment. Il y'a plus important à faire. Comment, par exemple, tenter d'en apprendre plus. Bien qu'elle ne fasse pas confiance en Kaitlyn, elle doit lui reconnaitre avoir du cran. Peut-être est-ce pour cela qu'elle finit par lui offrir une vérité supplémentaire, chose qu'elle n'aurait point fait en temps normal.

« A vrai dire, je ne voulais guère te tuer. Je voulais que Gareth arrête ses idioties et qu'il laisse l'humain tranquille, j'ai donc frappé là où il pourrait m'écouter. Je me suis trompée cependant. Je t'ai mal jugée, et je l'ai mal jaugé lui-même. Si je m'en excuse, cela ne se reproduira point. »

Elle lui offre un regard neutre mais perçant, avant de froncer le nez quelque peu, observant la cage dans laquelle elle se trouve, pensive. Elle finit cependant par reporter son attention sur sa petite fille, sa voix fatiguée restant malgré tout parfaitement audible.

« Je dois admettre avoir été impressionnée par tes capacités. Tu dois être sa fierté, je n'ai aucun doute à ce sujet, bien qu'il ne risque guère d'aimer ta petite visite. ... Que désires-tu réellement, Kaitlyn ? Tu n'es point là pour une visite de courtoisie et ne dit pas le contraire, je suis trop âgée pour que l'on m'entourloupe à ce sujet. Si tu viens pour admirer la sorcière que je suis, si toutefois ton père a daigné te parler de mon existence, je suppose que tu dois être plus que déçue, je me trompe ? »
(c) AMIANTE




 

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Kaitlyn Styne ∞ Cute fluffy unicorn killer
Voir le profil de l'utilisateur Ven 9 Mar - 12:39

Age : 50 ans

Métier : Espionne

Situation : Célibataire

Localisation : Chicago

Feat. : Adelaide Kane

Copyright : Tumblr & Aslaug

Je suis aussi : Crow Crow

Date d'inscription : 02/01/2018

Messages : 83

avatar
Cute fluffy unicorn killer


No one said this would ever be easy, my love
Elizabeth & Kaitlyn

« Ô combien les vérités qui ont bercés notre enfance sont tenaces. Mais n'est-il pas temps, de te faire ta propre opinion mon enfant ? »
Les questions et les interrogations fusent dans la tête de la jeune sorcière. C'est triste d'en arriver là et d'être obligé de parler à sa grand-mère menotté et mal en point. Mais son père a bien fait les choses, la jeune femme n'a pas hésité une seconde avant de s'en prendre à elle lorsqu'il le lui a ordonné. Mais c'est à ce moment précis, que la jeune Styne s'est posé cette question : pourquoi ? Quelle est la finalité de se blesser, quel crime odieux a bien pu commettre sa mère pour qu'il demande à sa propre fille de l'éliminer... ? Elle ne le sait pas et ce manque d'information la consume de l'intérieur. Elle ne sait pas ce qui est bien de ce qui est mal, elle n'a qu'une seule vérité, celle de son père.

Elizabeth déplore les agissements de son fils, elle ne semble pas les cautionner non plus. Ni sa maudite soirée, ni sa prise de pouvoir du Grand Coven. L'ambition de son père l'aurait-elle changé, transformé pour devenir celui qu'il est aujourd'hui ? Surement. Il doit en effet, reposer ses espoirs en Kaitlyn, la marionnette de Gareth. Cette idée déplaît au plus haut point à la jeune sorcière qui refuse de croire que son père l'utilise ainsi. Elizabeth met le doigt sur un sujet sensible qui fait écho à la conscience de la brune.
« Peut-on appeler cela une communauté ? Que reste-t-il de notre communauté Elizabeth ? »

Piquée au vif par sa grand-mère, Kaitlyn l'interroge et se demande où elle se place par rapport à tout cela. Quelle serait la solution ? Comment est-il possible de fédérer une communauté qui est divisée et qui ne semble pas trouver de compromis... ? C'est une véritable question qui se pose là, cependant le choix de Kaitlyn est déjà fait par son père.
« Je n'ai pas son ambition ni cette volonté de pouvoir. Malgré ce que tu peux penser, je ne suis pas comme lui. Bien que je pense certainement en faveur, je ne souhaite pas m'exposer davantage. Sauf s'il me le demande. »

Cette dernière information trahit, une fois de plus, l'attachement de la jeune femme à l'idéologie de son père. Elle se mords l'intérieur de la joue après avoir dit cela, elle sait que les relations entre Gareth et Elizabeth se sont grande ment détériorées, et cela se confirme, vu la façon dont en parle la sorcière. Et lorsqu'elle confesse s'en être pris à Kaitlyn pour atteindre son père, la jeune sorcière se rend compte également de l'emprise qu'il a sur elle et de sa vulnérabilité. S'en prendre à elle, c'est s'en prendre à son père. Et bien qu'elle lui soit encore toute dévouée, elle se demande s'il l'aurait sauvé. Surement, se dit-elle, en essayant de se convaincre.

« J'accepte tes excuses. Bien qu'à mon avis, elles ne soient pas nécessaires, au regard des circonstances. Je ne suis pas certaine que s'en prendre à moi fera réagir Père. Même s'il tient à moi, sa soif de pouvoir prendra le dessus. Je suis prête à ce sacrifice, si cela est nécessaire. »

Kaitlyn est complètement prête à mourir pour son père, c'est certain mais en disant out haut ces mots, elle se rend compte à quel point son père ne lui tient pas le même discours. Finalement, elle reporte son attention sur sa grand-mère, qui rentre un peu plus dans le vif du sujet, lui demandant ce qu'elle fait là et osant lui faire un compliment sur ses capacités.
« Merci. Il faut dire que j'ai eu un très bon professeur. Et que j'apprends encore tous les jours. Je suis venue... Pour discuter. Ce n'est en effet pas une visite de courtoisie mais j'ai besoin d'en savoir plus. »

Sa voix tremble légèrement, elle n'est plus sûre d'elle. Elle se demande si sa grand-mère pourrait essayer de la manipuler aussi, pour apprendre des choses sur Gareth ? Mais elle se dit qu'une mère ne pourrait pas faire de mal à son fils. Malgré les disputes, malgré les séparations, malgré les choix.
« Père ne m'a pas parlé de toi. Enfin, pas lorsque j'étais enfant. J'ai appris ton existence il y a quelques ois, lorsqu'il préparait sa prise de pouvoir. Il ne m'a pas dit grand chose sur toi et m'a demandé de ne pas poser plus de question. Mais j'ai envie de savoir, qu'est-ce qu'il s'est passé entre vous ? »

La boite de Pandore vient de s'ouvrir sur les deux femmes. Les mots et les maux qui vont en sortir, seront-ils la réponse que Kaitlyn espère ?
(c) DΛNDELION


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 

« No one said this would ever be easy, my love { Kaitlyn Styne »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» easy come easy go ♠ jesse st james
» EASY CANICHETTE NOIRE 7 ANS TRESOR DE VIES 59
» Jake Aaron Buckley
» LILY ❝ easy as a kiss we'll find an answer.
» Je sais... vous en avez marre de mes problèmes de site web...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Solemn Hour :: united states of america :: The Midwest :: Chicago-