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Always on my mind. | ft. William Collins
No matter what we breed, we still are made of greed

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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Lun 25 Déc - 0:46
always on my mind
Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

"Rien, j'aime bien" ah, ouais, ok. Ce vampire était taré, c'était clair et net. La jalousie d'Isaiah n'avait rien d'agréable pourtant, non ? Et puis, il déballait, Isaiah lui disait ce qu'il avait sur le coeur, en parti. Mais la réponse... Et bien... il s'attendait à tout, sauf ça. Il s'attendait à un nouveau rire, une moquerie. Ah un, peut-être, oui je m'amuse juste, parce que j'ai rien de mieux à faire pour passer le temps. Pas à "je suis tombé amoureux".

Bah, c'était ce que le "je t'aime" signifiait mais entendre un "je suis tombé amoureux" c'était différent, en un sens, il ne s'y attendait pas. Il ne savait plus du tout où se mettre, à ce moment là. Quelqu'un était amoureux de lui. La personne qu'il aimait, lui disait ça. C'était plus que tout ce à quoi il pouvait un jour espérer, en fait. C'était déstabilisant. Qu'il soit agréable dans un lit pouvait passer, mais amoureux, vraiment ? Woah. Il lui disait que son physique avait aidé. Soit.

Isaiah n'était pas un poète, n'était pas doué avec les mots tout court. Il était plus de l'action, dans le fait de le montrer, le prouver. Il aurait aimé lui retourner, lui expliquer quand, lui, était tombé amoureux. Mais les mots sur ses yeux ... Il s'enfonçait encore plus, si c'était possible, dans son siège. Merde alors. Comment était-ce seulement possible, tout ça ? Sachant que tout ce qu'il pourrait dire ne serait pas si beau que ce que venait de lui avouer le vampire, il restait muet. Il avait du mal à croire à tout ça, en fait, il avait du mal à croire qu'on pouvait l'aimer. Surtout à ce point. Comme, ironiquement, la seule personne assez dingue pour l'aimer, était un putain de vampire. Tu es unique, Isaiah. Bordel, il voulait le faire chialer, ou quoi ?

Parce que ça allait arriver. Parce qu'il n'avait jamais reçu autant de mots si tendres les uns que les autres à la suite, à part par sa soeur jumelle. Merde alors. C'était vraiment à lui, qu'il s'adressait, le vampire ? C'était con mais il regardait autour de lui, comme pour vérifier que William s'adressait bien à lui, tellement ça lui semblait surréaliste. Il lui avoue aussi qu'il sait qu'il aime tuer. Et pourtant il est encore là, pire, il se lève et se rapproche de lui. Les jambes d'Isaiah se déplie, ses pieds retouchent le sol mais il reste assis, à le regarder.

Plus de six-ans ans. Wow. Bordel. Six cent ans ?! Au moins ?! Oh merde.

C'est plus être vieux à ce stade, t'es une antiquité.

Toujours plus facile de dire des petites saloperies que des mots gentils. Et il lui fallait encore digérer tout ça. Les vampires n'avaient qu'un seul amour ? Il en apprenait une belle, tiens.

Désolé de l'entendre.

Désolé pour lui qu'il n'ait droit qu'à un seul amour et que ce soit tombé sur lui, surtout. Il réfléchissait à tout ça. Un seul amour ? Il peinait à y croire. C'était, genre... Trop romantique ? Pour lui, surtout. Parce que s'il pouvait se satisfaire que d'une personne pour le long de sa vie - une personne, c'était déjà beaucoup, alors deux - mais pour le vampire qui était éternel, c'était bien triste. Il lui arriverait quoi, alors, s'il mourrait ? Il regardait ses yeux, cherchant la moindre trace de plaisanterie, mais il n'en voyait aucune. Il était sérieux, sincère, sans doute. Et si le vampire voulait le tuer, il y avait eu bien des manières de le faire, déjà. Isaiah soupirait, comme vaincu. Hm, peut-être. C'était surtout qu'il ne concevait pas qu'on puisse l'aimer, en fait. Ah, ces insécurités. Pourtant, c'était William, ce n'était pas n'importe qui. Il avait envie de le croire, de boire ses paroles.

Il restait un moment silencieux, sans trop savoir quoi répondre de plus à tout ça. Jusqu'à se décider à prendre son visage entre ses mains, caressant ses joues. Il inspirait profondément. Pourquoi pas, ouais, après tout. Il déposait un baiser contre les lèvres de son vampire. Songeant que ça valait toujours mieux que les mots, surtout qu'il n'en trouvait aucun de pertinent. Il s'était redressé et... l'avait finalement entraîné contre lui, pour l'embêter, comme lui l'avait fait tout à l'heure. Il était costaud, Isaiah, ça ne le perturberait pas. Et après l'avoir entraîné contre lui, il l'avait enlacé, fermement. Il avait les joues rouge, sans s'en rendre compte.

Je crois que tu n'as pas la moindre idée de l'impact qu'ont tes mots...

Il entendait peut-être son coeur qui battait à la chamade, entendait peut-être quand son coeur défaillait. Oui, peut-être, mais ça n'était pas assez comparé à tout ce qu'il ressentait.

J'imagine que ces choses là ne se décident pas, ça tombe juste sur le coin de la gueule, je ne vois aucune raison logique à tout ça, mais, pourquoi pas... Hmpf...

Après tout, lui, était fou amoureux, au point d'en venir à fermer les yeux, partiellement, sur une disparition d'une année qui l'avait laissé dans un mal absolu. Mais il respirait enfin. C'était égoïste, il le savait, de garder William et lui pardonner si vite, juste pour ne plus avoir mal, mais tant pis, il n'était plus à ça près, tandis qu'il sentait à nouveau son odeur, son parfum. Il ne se privait de rien. Et le vampire disait qu'il l'aimait tel qu'il était, même s'il était brut, s'il était ci et ça. On ne décidait pas de ça, lui-même ne l'avait pas décidé. C'était parti d'un rire et ça s'était accentué au fil des jours. Et il était pris au piège. Il le serrait un peu plus contre lui, encore. Ce qu'il lui avait manqué... Il ne se lassera pas de son odeur, de la chaleur, même minime, qu'il dégageait.

J'aime ton rire, même quand je ne comprends pas ce que j'ai pu dire de drôle et que sur le coup, ça m'énerve. C'est à cause de ce rire à la con, que je suis tombé amoureux. Dès la première fois où je l'ai entendu, la première fois qu'on s'est vu. Tu as ris et j'étais foutu. Et chaque fois que tu ris, mon coeur a un sursaut et j'ai envie de t'enlacer, t'embrasser, sourire comme un con... Ca fait parti des choses qui m'ont le plus manqué, je crois...

Il ne le regardait pas, en lui confiant ça. Il avait enfoui son visage. C'était de ces choses qu'il ne confiait jamais, des sentiments profonds qu'il préférait garder pour lui. Il n'aimait pas se mettre à nu, pas comme ça du moins. Mais bon, le vampire venait de lui ouvrir son coeur et il ne se voyait pas rester à ne rien dire, ne rien faire...
©️ nightgaunt
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Lun 25 Déc - 13:41
always on my mind
Wise men say only fools rush in but I can't help falling in love with you.
Shall I stay, would it be a sin if I can't help falling in love with you. Like a river flows surely to the sea, darling so it goes, some things are meant to be. Take my hand, take my whole life too, for I can't help falling in love with you.

Cela fait longtemps que William attend de lui dire tout ça et plus encore, que le vampire attend de pouvoir lui expliquer pourquoi ça ne peut qu'être Isaiah et personne d'autre. Trop longtemps. Le vampire pensait même que ce jour ne viendrait jamais, même s'il n'était pas parti, que son humain ne voudrait jamais l'écouter. Ou même lui poser la moindre question. Quoi que pour être tout à fait honnête, ça aurait volé un jour, il n'aurait pas laissé d'autre choix à Isaiah que de l'écouter. Il a beau être patient le vampire, il vaut mieux à son âge, il a beau savoir que souvent les actes sont plus important que les mots, il avait besoin lui d'extérioriser les choses. De les dire à voix haute. Oui ça serait sorti quand même et peut-être qu'Isaiah aurait tout rejeté d'un bloc, n'étant pas prêt à l'entendre, mais William l'aurait fait. Enfin il sait qu'aujourd'hui encore ce n'est pas gagné pour que son humain ne rejette pas ses mots, même si c'est lui qui pose les questions. Mais oui lui a ce besoin de dire les choses, sur tous les sujets possibles, il aime les mots, ça le rassure de pouvoir exprimer ce qu'il ressent. Parce que lui n'est pas Isaiah, il est bien moins expressif avec son regard ou dans ses gestes.

Est-ce qu'il manipule bien ses mots ou non pour faire comprendre au chasseur ce qu'il en est. Il l'ignore. Mais tout ce qu'il dit vient du plus profond de son coeur et encore il ne répond qu'au pourquoi moi, pourquoi il est tombé amoureux, de quoi il est amoureux. Il pourrait le résumer avec un : tout. Il aime Isaiah pour tout ce qu'il est, ce qu'il n'est pas, ce qu'il montre ou ne montre pas. Il ne répond qu'à ce pourquoi, qui n'exprime à peine qu'une minuscule partie de ce qu'il peut ressentir pour son humain. Ses sentiments sont tellement plus forts que ça, aussi renversants qu'un ouragan sur son passage. Cela va parfaitement bien avec les yeux d'Isaiah. Plus profonds aussi ses sentiments et tellement puissants, violents que ça pourrait faire peur. Il a beau avoir lu la plupart des livres disponibles, il n'est même pas sûr le vampire qu'il pourrait trouver des mots pour les décrire ses sentiments. Il n'y en aurait pas d'assez proches de la réalité, de la vérité.

Il a ce sentiment d'urgence en parlant, bien que sa voix reste posée et calme, comme si Isaiah pouvait le faire taire d'une seconde à l'autre. Comme si l'occasion ne se représenterait pas de si tôt. William a peut-être l'éternité devant lui -sur le papier-, pour son humain, ce n'est malheureusement pas le cas. Cruelle notion qu'il a dans un recoin de son esprit et qui le rendrait fou s'il y pensait pleinement. Pourtant en même temps qu'il parle, il ne loupe aucune réaction que peut avoir le chasseur. Il le voit s'enfoncer dans son fauteuil quand il lui parle de ses yeux. Il le voit regarder autour de lui comme s'ils n'étaient pas seuls. Oui amour c'est bien à toi que je parle. Il entend aussi son coeur qui tape, s'emballe, ralenti, s'affole et se loupe. William a tout le temps le rythme de son coeur dans les oreilles, tantôt plus fort, tantôt moins. Tout dépend d'à quel point ils sont proches, de ce qu'ils font ou de ce qu'il se passe. Même s'il le voulait, il ne pourrait pas ne plus l'entendre. Le coeur d'Isaiah est tout simplement un hymne à la vie, sa boussole dans l'obscurité.

William termine par se lever, se rapprocher tout en continuant d'essayer de faire comprendre à son humain ce qu'il en est. Ce n'est peut-être pas le meilleur moyen de laisser passer son âge mais il ne réfléchit pas à ça en tant que tel. Il s'en sert de comparaison pour lui expliquer à quel point il est important, ce qu'Isaiah a fait pour lui sans même le savoir. Il rit légèrement à sa répartie.

- Oui mais vieux con ça sonne mieux.

Il l'a dit, Isaiah a beau être vulgaire, il aime ce côté là aussi surtout que tout à l'heure en le lui disant, le chasseur le disait aussi tendrement que possible donc. Ce désolé qu'il entend en retour, il ne sait pas trop quoi en faire, ni comment le prendre. Lui voulait juste atténuer cette notion d'amour éternel, de ne pouvoir aimer qu'une fois dans sa vie même s'il devait vivre encore des siècles. William se contente de secouer la tête. Tu n'as pas à être désolé amour. Pour quoi que ce soit.

Il se stoppe devant le fauteuil du chasseur et le laisse aller à son rythme dans ses réactions. Ne bronchant pas, ni cillant pas quand ils se regardent. Cela doit être un beau désordre dans la tête d'Isaiah alors il lui laisse le temps d'analyser les choses. Il ne peut qu'imaginer ce qui passe dans la tête de l'humain. Mais c'est aussi ça être avec Isiah, c'est savoir qu'il a ce côté animal sauvage qui doit être approché en douceur mais qu'on ne peut pas apprivoiser. William ne le voudrait même pas de toute manière, cela fait partie de lui et lui demander de changer serait comme vouloir l'enfermer dans une cage. C'est juste hors de question.

Enfin il se redresse et vient lui caresser les joues puis l'embrasser, William lui rend son baiser et sourit. Parce qu'il n'a pas besoin de réponse autre que celle-ci. Il se laisse entraîner sans discuter, riant même quand Isaiah le fait avant de l'enlacer autant que l'humain le fait. D'une main seulement, son autre main vient à nouveau passer sur la joue d'Isaiah pour finir dans ses cheveux. Le vampire les voit ses joues rouges, un signe qu'il a réussi à le toucher avec ses mots. L'humain le lui confirme avec sa phrase, il ne dit rien mais dépose un baiser sur son front. Restant silencieux aussi pour la suite, en effet ça ne se décide pas, l'amour s'en fout de toutes leurs considérations, il frappe quand il le veut avec qui il veut. Âge, classe sociale, race, sexe, rien n'a d'importance quand il s'agit d'amour.

William lui caresse la nuque tendrement d'une main, le tenant précieusement et le plus possible contre lui de l'autre, le laissant parler à son tour. Surpris. Le bon mot à employer, il ne s'attendait pas à ça, il n'aurait jamais pu s'y attendre d'ailleurs. À vrai dire il s'attendait peut-être à son physique, il sait qu'il n'est pas vilain après tout ou à un point de son caractère mais pas à son rire. Comme quoi il est pas forcément sûr de lui non plus le vampire. Est-ce possible d'être encore un peu plus amoureux ?

- Je ris parce que tu me rends vivant, parce que c'est toi. Il n'y a que toi, Isaiah. J'avoue, j'en ai un peu profité quand j'ai compris que ça t'énervait, parce que quand tu t'énerves, tu parles et que j'aime le son de ta voix. Toutes les fois où je sortais un tas d'inepties, c'était pour essayer de te faire rire, j'aime ton rire moi aussi. La plus belle des mélodies.

Aussi foutu l'un que l'autre quoi. Et encore William se tait parce qu'il pourrait continuer longtemps ainsi, tout comme il pourrait continuer longtemps à serrer Isaiah contre lui. Décidant que là dessus aussi il est foutu, il a trop vite prit goût à cette tendresse entre eux.
©️ nightgaunt
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Lun 25 Déc - 21:06
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Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

Il a toujours du mal à percuter, ces choses là. Il n'avait jamais songé, de toute sa vie - l'avant et après vampires - qu'il serait avec quelqu'un. Pour lui, la vie s'était résumée à sa soeur, la seule qu'il arrivait à supporter, la seule qui ne l'emmerdait pas, pour un oui ou un non, la seule qu'il savait supporter sur le long terme et qui savait le supporter, la seule qui le prenait tel qu'il était et qui voyait plus loin que le côté grognon et bagarreur d'Isaiah. Et puis, boom, le vampire avait débarqué, sorti de nul part et s'était imposé dans sa vie. Des conquêtes ? Il en avait eu des tas, il était incapable de dire combien il en avait eu, tellement ils avaient été. Mais ça n'avait jamais été que des plans culs, par-ci par-là, sur la route, pour passer le temps et... leur piquer de l'argent, oui, disons le comme c'était. Mais non, il y avait eu William et il était foutu, totalement foutu. Sûrement obnubilé, trop pour se rendre compte d'une évidence. Un déni aussi, peut-être, des doutes qu'il aurait eu mais aurait effacé délibérément ; il était trop parfait pour être un vampire. Et pourtant.

Il lui dit que c'est un vieux con, il le prend bien, encore et toujours, alors que n'importe qui de sensé se serait vexé, non ? Mais pour Isaiah, il était plus facile de sortir des insultes que des mots gentils, et surtout, bah, il ne se voyait pas donner des surnoms comme "mon chéri" "mon doudou" ou des conneries du genre comme bien des couples le faisaient. Ce n'était pas naturel pour lui, il ne se forçait donc pas. Il ne se forçait jamais à rien. Peut-être que ça lui viendrait, avec le temps, il n'en savait rien, il verrait bien.

Il devait intégrer tout ça, comme toujours, ça lui prendrait du temps. A peser le pour, le contre, voir s'il ne se moque pas juste de lui en lui racontant tout ça. Parce qu'il a cette impression aussi, qu'on se moque de lui, parce que c'est un peu trop beau pour être vrai, qu'un homme comme William, puisse être amoureux de lui, qu'il soit l'âme soeur de quelqu'un, surtout. Genre, le mec avait attendu plus de 600 ans, à se faire chier, pour trouver son âme soeur, qui n'était que... lui ? Pas sûr que l'attente en valait franchement la peine, c'était triste à bien y penser, si c'était vrai.

Puis, enfin, Isaiah lui avouait ; ton rire m'a fait tombé amoureux. Il lui avait dis, sûrement pour la première fois, il était amoureux. Eperdument. Follement. Il n'y avait pas de mots pour dire combien il l'aimait, de toute façon, il n'était pas assez doué avec les mots pour ça, qui plus est. Il le vivait, ressentait, point.

Serait-il un chat, qu'il ronronnerait quand William lui caressait ainsi la nuque. C'était agréable, tellement agréable. Des gestes qui lui apparaissaient comme nouveau, car même avant tout ça, il n'y avait pas eu ces gestes là, cette tendresse, ça lui sautait aux yeux. C'était bizarre, mais il s'y ferait. C'était apaisant.

J'aime t'entendre rire. J'aime t'entendre parler. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça. J'étais foutu dès la première fois que tu as ri, la première fois qu'on s'est vu. Ca m'a hanté et tu es revenu, encore et encore. Je n'ai pas su te laisser partir, après. Je n'ai pas su te le demander. Et je suis encore foutu, parce que là encore, je n'arriverai pas à te demander de partir. J'aimerais pourtant, je sais que c'est ce qu'il y avait de mieux après tout ça mais... J'y arrive pas.

Il nichait son visage un peu plus, ne se sentant pas de lui dire droit dans les yeux. C'était là la phase un peu bisounours d'Isaiah, qu'il ne montrait que rarement, ces fois étaient si rares qu'on pouvait se demander, de façon tout à fait légitime, si cela existait.

J'aime ton rire mais j'aime aussi le fait que tu n'aies pas peur de me confronter, parfois, et je sais comme je peux être chiant quand je m'y mets. Je ne te mentirai pas, c'est aussi ton physique qui m'a attiré, que ce soit le tracé de tes muscles que j'ai appris à connaître, par coeur, que ce soit les traits de ton visage, que ce soit la forme de tes lèvres, plus belle encore quand elles sourient... Tes yeux aussi. Je n'ai jamais compris ton regard, jusqu'à maintenant. Mais il m'apaise, souvent. La façon dont tu me regardes me fait peur parfois, j'ai l'impression que tu ne vois pas qui je suis vraiment, j'ai l'impression d'être quelqu'un de bien, quelqu'un qui compte, quelqu'un d'important, alors qu'en réalité, je ne le suis pas...

Il parlait tout doucement, comme honteux de ce qu'il avouait.

J'aimais les habitudes que l'on avait prise. Quand tu m'enlaçais, surtout. Avoir tes bras autour de moi, qui me serraient pour m'endormir, ça me rassurait, ça m'apaisait. J'avais ton odeur, ta chaleur, ta présence. Ca m'a flingué, de plus avoir tout ça. J'avais plus que l'alcool pour m'endormir. Et quand j'ai su ce que tu étais, j'avais que l'alcool pour oublier ce que tu étais. Je sais que j'ai été con à réagir comme ça. Et encore maintenant, je rêverai que tu ne sois qu'un humain, ça rendrait les choses tellement plus facile pour nous. Enfin, pour moi. Je n'aurais pas peur de te présenter à ma soeur tel que tu es, je n'aurais pas peur que tu ailles te nourrir et blesse quelqu'un au point que je doive agir... Je n'aurais pas peur que tu t'en ailles à nouveau, que tu ne te rendes pas compte du temps qui passe quand tu pars alors que pour moi, le temps passe réellement et importe.

Il parlait, parlait, parlait, comme il n'avait jamais autant parlé. Même avant l'arrivée des vampires dans sa vie. Il avait toujours été solitaire, peu bavard, mais là, il parlait, parlait, parlait, il avait besoin de confier tout ça, sans doute. Besoin qu'il le sache, peut-être. Ou alors il pensait juste à voix haute. Ou alors il se confiait à William, comme on confierait ses pêchés.

J'aime le fait que tu aies toujours le mot pour rire, même dans les pires moments, même quand c'est complètement inapproprié. J'aimais ta présence sur la route, avec moi, quand on chassait ensemble. On était quand même un beau duo, même si je comprends mieux maintenant pourquoi tu étais doué pour la chasse. Et tu n'imagines pas à quel point ça pouvait m'énerver, déjà avant, de voir certains te tourner autour, même avant cette fameuse nuit. J'ai jamais su dire ces choses là, j'ai jamais su comment on devait les dires alors je dois paraître bien con...

Il haussait les épaules.

'fin bref... Il ne peut y avoir que toi, pour moi. Je sais pas si on peut parler de ces conneries comme âme soeur ou je n'sais quoi encore. Je sais juste que je ne peux avoir que toi et que la vie est nulle à chier quand t'es pas là. Je suis juste un robot, quand t'es pas là. J'sais que je vais paraître carrément égoïste mais ça me fait du bien que tu sois là et parce que j'arrive enfin à me souvenir comment c'est, de vivre, j'ai pas envie que tu partes.

Il traçait quelque lignes indéfinissable, avec le bout de ses doigts, sur le bras du vampire. Et, bordel, ce qu'ils avaient fait tout à l'heure dans la cuisine, ça l'avait réveillé, en quelque sortes. Il avait essayé de faire quelque rencontres, brèves, juste des histoires d'un soir, mais ils étaient tous fades en comparé de William. Ca l'avait réveillé, il se souvenait comment vivre, comment ressentir toutes ces choses là. Comment faire, comment... Ouais, comment vivre comme un être humain normal. C'était plutôt ironique que ce soit un vampire qui provoque ça, pas vrai ?
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mar 26 Déc - 0:46
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Wise men say only fools rush in but I can't help falling in love with you.
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L'un dans les bras de l'autre et Isaiah qui commence à se confier à William. Le laissant surpris sous l'annonce pourtant il lui répond et de nouveau les mots sortent facilement, sans réfléchir. Il n'y a pas besoin de penser, de peser ses mots quand on parle avec le coeur et c'est ce que fait le vampire. Est-ce que ce sont ses mots ou ses caresses qui font que son humain reprend la parole ? Il ne le sait pas mais ça lui fait plaisir d'entendre Isaiah se confier, être prêt à parler. Peut-être que c'était un peu une petite chose qui lui manquait à William, savoir ce que le chasseur peut avoir en tête. Non c'est même sûr que ça lui manquait. Encore une fois il ne sait pas totalement décrypter les regards d'Isaiah.

Il aime beaucoup moins entendre certains mots, oui il ne dit rien mais il sait qu'il n'est ni pardonné par Isaiah, ni qu'il s'est pardonné à lui même. Ce jour n'est pas près d'arriver. Cela lui fait mal, extrêmement mal parce que ça lui renvoie à la gueule cette erreur qui aurait pu leur être fatal à tous les deux. Lui montre une nouvelle fois à quel point il a tout mal interprété, il pensait agir au mieux pour Isaiah et il a fait pire encore. Cela le touche en même d'entendre les mots d'Isaiah, se rendant encore mieux compte de l'amour que l'humain peut lui porter.

Le voir se blottir un peu plus, le déstabilise un poil parce qu'il n'est pas habitué à ce genre de geste. Isaiah lui semble tellement vulnérable à cet instant, que ça lui donne encore plus envie de le protéger. Il l'entoure un peu plus de ses bras voulant que son humain ait la sensation d'être dans un cocon, que plus rien de mal ne peut lui arriver. Lui redonner la certitude, qu'il n'ira plus jamais nul part, qu'il restera à ses côtés. Je te tiens mon amour. William dépose des baisers sur les cheveux du chasseur, le laissant s'exprimer à son rythme.

Bouleversé par ces nouveaux mots qui viennent. Son physique là c'est déjà plus compréhensible pour lui. Bien qu'extraordinaire avec la manière dont Isiah peut le dire, dont il peut parler de ses yeux, de ses lèvres. De son regard en général et là il est carrément perdu parce que si bien sûr que si, Isiah compte, est important, est quelqu'un de bien. William ne supporte pas de l'entendre se dévaloriser ainsi pourtant il le laisse poursuivre.

Isaiah parle encore et William en aurait presque toutes les sensations physiques normales. La chair de poule, la gorge serrée et compagnie. Il peut même dire qu'il les a tellement c'est violent l'effet des mots de son humain sur son esprit. C'est encore de doux baisers sur ses cheveux et le garder dans ses bras le plus possible. Le vampire se demande si le fait qu'ils ne soient pas autant collés l'un à l'autre ne lui fait pas imaginer certaines choses comme cette sensation que Isaiah aurait presque honte de parler. Avant d'avoir celle de ne plus savoir si le chasseur se confie à lui ou se confie tout court. Une chose est sûre, Isaiah ne s'est jamais confié ainsi ou peut-être à sa soeur dont il parle. Pourtant là encore, William ne répond pas, le laissant finir. Est-ce qu'un vampire peut avoir les larmes aux yeux ? C'est l'effet que ça lui fait en tout cas.

- Je ne veux pas partir Isaiah. Tant que tu voudras de moi, je resterai, je n'irai nul part. Je ne peux pas vivre sans toi. C'est impossible, j'ai besoin de toi, je ne suis rien sans toi. Je te le redis, je ne fonctionne pas sans toi. Et à nouveau un baiser sur son crane. "Tu ne crois peut-être pas à ses conneries d'âmes soeurs comme tu dis mais c'est ce que tu es pour moi. Tu es mon double, ma moitié, je ne suis complet qu'en étant près de toi. Quand je t'ai dans les bras ou simplement en te regardant. Il n'y a qu'avec toi que je suis à ma place, là où je dois être. Je sais que tu as du mal à le voir mais si tu es quelqu'un de bien et d'important. Tu comptes plus que tu ne peux l'imaginer, plus que je ne pourrais jamais te le dire."

Il n'en a pas besoin physiquement mais pourtant il marque une pause.

- Tu ne me parais pas con comme tu le crois, tu es intelligent Isaiah et quand tu parles on ne peut que t'écouter. Surtout si pour me dire autant de belles choses que je ne suis pas sûr de mériter. Je sais que tu as encore du mal à accepter ce que je suis, je le comprends et je ne t'en veux pas. Je ne t'en voudrais jamais pour rien de ce que tu pourrais faire même quand tu as voulu me tuer je ne t'en ai pas voulu plus de cinq minutes derrière. C'est difficile pour toi, ça va à l'encontre de ce que tu crois mais n'aies pas peur de ce que je pourrais faire ou ne pas faire. Je ne perdrais pas le contrôle, je ne deviendrai pas un de ces animaux. Je sais que tu me tueras avant de toute manière et je l'accepte pleinement. Tu sais ce qui me fait peur ? C'est de te perdre que tu me sois arraché. Je t'aime Isaiah Warren, je suis fou de toi et c'est la seule chose qui importe pour moi, savoir que c'est réciproque.

Tout du long il n'aura pas cessé de lui caresser la nuque ou le dos, de déposer encore et toujours des baisers sur Isaiah. Essayant de lui transmettre autant par ses mots que par ses gestes à quel point il peut l'aimer.
©️ nightgaunt
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mar 26 Déc - 3:16
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Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

Ouvrir son coeur, c'était prendre le risque d'être blessé à nouveau et qu'il ne sache plus jamais comment se relever. Il s'en rendait compte, quand il eût fini de déblatérer. A trop parler, trop se confier, ça donnait un énorme pouvoir au vampire, celui de tout retourner contre le chasseur. Sauf que... William lui renvoyait tout ça. Il se prenait tout ça, en pleine gueule, d'un coup. C'était trop. Il étouffait. C'était quelque chose qu'il n'arrivait pas à concevoir, il avait beau le vivre, le ressentir ; il n'y croyait pas. C'était pas possible, pour lui, il y avait forcément un problème quelque part. Soit il rêvait, soit le vampire se moquait de lui, mais impossible que ce soit réel.

Alors il tremble. Il n'arrivait juste pas à gérer tout ça, d'un coup. Cet amour reçut en pleine gueule. Ca partait d'un bon sentiment mais... Mais il ne savait pas le gérer, le recevoir. Ca le bloquait, le perturbait. Les larmes coulaient, il ne savait pas comment réagir, ne savait pas quoi dire. Parce qu'il aurait juste répété "c'est faux, c'est impossible", et il savait que ça aurait blessé William de dire ça. Mais en même temps, bah, ouais, il n'y croyait pas. Il reniflait. Il recevait ses baisers avec plaisir, oui. Mais c'était trop de bonheur, trop de bien d'un coup après tant de mois, voir même carrément d'années, de grand désert affectif. Une vie de solitude et là, bam.

Il pleurait en silence, ne se contentant pas de caresser sa peau du bout des doigts ; il s'agrippait à lui. Plus vulnérable que jamais. Ouais, trop d'un coup, il n'était pas prêt à entendre ça un jour. Il respirait profondément son odeur, essayant de s'apaiser, de se calmer, les yeux clos. Il respirait profondément, le serrant davantage.

Alors c'est ça, hein... des âmes soeurs... Ca expliquerait tout, oui... Si on est des âmes soeurs...

Lui qui pensait que c'était un truc à la con, bah, si William lui confirmait, c'était sûrement vrai. Il le pensait, le ressentait, William confirmait, alors... Mais là encore, il lui disait le fameux je t'aime et bordel, ce qu'il culpabilisait de ne pas réussir à lui dire. C'était bloqué au fond de sa gorge. Il entrouvrait les lèvres pour lui dire mais, rien, aucun son ne sortait.

Il avait besoin d'air. Pas qu'il se sentait agressé, qu'il se sentait acculé, mais, il ne saurait dire, sinon qu'il avait besoin d'air frais. Il se poussait donc du fauteuil, y laissant William, se retirant de leur étreinte chaleureuse, il sortait de la pièce, tête baissée. Il n'allait pas faire une crise de panique, mais il ne s'en sentait pas loin. C'était plus que ce qu'il pouvait supporter d'un coup, William ne se rendait vraiment pas compte de l'impacte de ses mots sur le chasseur. Il sortait de la pièce précipitamment, se contentant de suivre le couloir et ouvrir une fenêtre pour y passer la tête et se prendre un courant d'air frais et humide en plein visage. Oh bordel. Il ressentait trop de choses à la fois.

D'une part ; tout revenait. La vie revenait en lui, d'un coup. La faim, le froid, la fatigue, les envies basiques, ça revenait. Puis ses sentiments revenaient et à cette heure, il était incapable de dire ce qu'il ressentait exactement. De l'amour, c'était certain. De la peur, aussi ; celle que tout soit faux, qu'il s'en aille, qu'il rêve, qu'il soit manipulé par un Djinn, il allait jusqu'à s'imaginer une vengeance, comme si William avait eu une moitié et qu'Isaiah l'avait tué pendant une chasse et qu'il venait se venger ; ouais, ça allait loin pour ne pas reconnaître que c'était réel. Alors la paranoïa s'ajoutait. Puis la culpabilité, celle de ne pas réussir à lui retourner ces mots comme il s'y attendait peut-être, celle de ne pas parvenir à lui retourner son affection comme il s'y attendait peut-être. On avait déjà tant attendu de lui sur le plan humain, tant de choses qu'il avait toujours été incapable de donner. Quand il était jeune ou même maintenant, ça a toujours été un gros problème chez le fils Warren.

Là, il aurait donné cher pour un verre de whisky, voir même, carrément la bouteille. Mais il se battait avec ses propres démons pour ne pas aller se chercher la bouteille, même s'il savait exactement où elle se situait. Mais est-ce qu'il voulait prendre le risque de gâcher encore plus cette soirée ? Non. Mais tout lui tombait sur la gueule, là, maintenant, il ne s'y était pas préparé mentalement. Il avait besoin de souffler, avant que sa tête explose. Il ne savait pas comment le gérer, il avait beau faire le tour dans son esprit, rien de cohérent ne venait. Parce qu'il n'arrivait jamais à cette conclusion où, oui, William l'aimait, tout simplement, qu'il n'y avait pas à chercher plus loin. Il n'arrivait jamais à cette conclusion, parce que c'était irréaliste, impossible, trop beau pour être vrai, qu'il voulait juste garder les pieds sur terre.

Et pourtant, lui, il l'aimait. Oh oui, ce qu'il pouvait l'aimer. Et être parti, là, comme ça, après pareils révélations, ça ajoutait à sa culpabilité, de songer à ce que William devait penser, abandonné là, comme ça. Le vent frais ne l'aidait pas. Une douche froide, peut-être ? Il ne savait pas, il ne savait plus, à ce stade. Il inspirait profondément. Pourquoi ne pouvait-il pas réagir comme un être humain normal et tout simplement accepter ? Il inspirait profondément à nouveau, gardant les yeux fermés. Il aurait aimé que ce soit si facile, qu'il puisse réagir normalement, mais il n'y arrivait pas, il savait que sa réaction pouvait paraître excessive, mais voilà, c'était comme ça. Il était comme ça, on ne le referait plus.

Il lui fallait quelque minutes, longues, à faire le point, comme ça, pour finalement se décider à parler, sachant qu'il entendrait forcément. Ou peut-être pas, d'ailleurs, mais au moins, ce serait dit.

Je... je ne peux pas, te retourner tout ça, William. J'aimerais, mais je ne peux pas. Ces mots, ces attentions, cette tendresse, je peux pas. C'est pas moi, je suis pas comme ça, je l'serai sûrement jamais. J'aimerais te dire que je changerai, que je veillerai à t'apporter tout ce que tu mérites, mais, putain, j'en sais rien. J'arrive même pas à te dire ce que je ressens sans avoir une boule dans la gorge et chialer comme un gosse. C'est trop, William, c'est trop, je peux pas assumer autant. Je sais pas si je le pourrais. Tu mérites tellement mieux, même si tu n'es qu'un vampire. Tu mérites mieux et je sais qu'on choisit pas ces conneries là mais, putain, j'arrive pas à y croire. Tu vois ? C'est trop, trop pour moi. Je peux pas assumer tout ça, je peux pas te le retourner. C'est pas juste parce que tu m'as brisé quand tu es parti, mais j'ai toujours été comme ça. Bien avant de te connaître. Si je me suis toujours contenté de plan cul, c'était pas pour rien. Je suis pas capable de te rendre heureux, William, je galère déjà à m'occuper de moi, à part toi, j'arrive même pas à savoir exactement ce qui pourrait me rendre heureux, alors rendre un autre heureux ? Je sais pas, tout ça. Tu me rends dingue, je suis tombé amoureux dès que je t'ai entendu rire, c'est vrai. Mais .... Mais putain, tu te rends compte de ce que tu me dis ? C'est pas juste le fait que tu sois un vampire, c'est pas juste le fait que tu sois parti. Je saurai pas te rendre tout ce que tu me donnes déjà. J'ai toujours été comme ça, William. T'y es pour rien, enfin, si, t'en as rajouté une sacré couche mais, ça a juste accentué ce que j'étais déjà.

Il était brisé mais, dans le fond, il l'avait toujours été. Il n'était pas un objet qu'on pouvait réparer. Il pouvait péter une durite d'un coup pour être à nouveau doux comme un agneau cinq minutes après. Il était instable, imprévisible, même lui, ne comprenait pas ses propres réactions, parfois. Comment William pouvait-il tomber amoureux de ça ? Il n'arrivait pas à y croire, là encore.

Je te veux à mes côtés, mais c'est égoïste, parce que je sais que tout ce que je peux t'offrir, c'est une vie de chasse, à ne pas savoir ce qu'on fera demain ni si on vivra encore. Je ne peux t'offrir que l'incertitude, l'angoisse, le chaos. C'est pas ce qu'il y a de mieux. Je ne peux pas te demander de rester avec moi. Mais j'arriverai jamais à te demander de partir parce qu'en même temps, j'ai besoin de toi à mes côtés, c'est même pas juste une envie, c'est un besoin. Mais c'est égoïste. Je suis paumé, là, je t'avoue. Ton amour est réciproque. Peut-être même trop pour mon propre bien, et même pour ton propre bien. Parce qu'encore égoïstement, tu vois, j'ai envie de te garder et m'assurer que tu ne seras qu'à moi. Rien qu'à moi. Alors que je sais que je ne peux rien t'offrir, parce que je n'ai rien. Qu'avec la vie que je mène, si tu me suis, tu risques d'être envoyé à la mort et je veux pas de ça sur la conscience non plus. Bordel, je sais plus quoi penser. Tu me rends dingue. Tu me rends fou.

Il était fou, il en avait l'impression, en s'entendant parler. Complètement taré. Amoché. C'était n'importe quoi.

Tu vois, c'est pour ça que je ne parle jamais. Parce que déjà dans ma tête, c'est le bordel complet. Alors quand je parle, ça donne rien de bien.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mar 26 Déc - 16:11
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So close, no matter how far, couldn't be much more from the heart. Forever trusting who we are and nothing else matters. Never opened myself this way. Life is ours, we live it our way. All these words I don't just say and nothing else matters. Trust I seek and I find in you, every day for us something new, open mind for a different view. And nothing else matters

William le sent s'effondrer contre lui, devenir encore plus vulnérable. Il le sent se mettre à trembler et s'agripper encore plus, il l'entend pleurer. Cela lui serre le coeur, le fait culpabiliser encore plus. Pour tout. Surtout que ce n'était pas le but recherché, il n'y avait même pas de but tout court, si ce n'est lui parler avec son coeur et rassurer Isaiah. Lui faire comprendre pourquoi il ne peut pas être séparé de lui, pourquoi il n'ira jamais nul part. On pourrait croire qu'à son âge, il trouve des réponses à tout mais là non, il est encore plus perdu en fait. Il le sait pourtant que son humain l'écoute, l'entend entre deux larmes et en a preuve. Oui amour des âmes soeurs. Cela lui montre également que tout ce qu'il ressent est plus que réciproque.

Pourtant Isaiah se lève et fuit, le laissant seul, les bras vides. Mais surtout le laissant gelé le vampire. Son premier réflexe serait de le suivre, de le rejoindre mais il n'en fait rien autant pour Isaiah que pour lui même. Il arrive à comprendre que tout ce qu'il vient de dire est sans doute trop pour l'humain. En fait il ne le comprend que parce qu'il garde son ouïe rivée sur chacun de ses mouvements, qu'il l'entend se déplacer et ouvrir une fenêtre. Un bref instant, il a peur qu'Isaiah fasse une connerie. Mais non le chasseur semble avoir juste besoin d'air.

William ne bouge pas aussi parce qu'il est décontenancé, désemparé. L'espace d'une ou peut-être deux minutes, il oublie qu'Isaiah n'a jamais eu de réactions comme on peut s'y attendre. Imprévisible et impulsif. Il le sait pourtant et maintient que malgré tout il aime ces côtés là du chasseur. Il le lui a dit, ça l'a déjà agacé par le passé et ça le fait maintenant. Pour Isaiah, ça serait plus simple s'il était humain. Pour le vampire, ça serait plus simple si Isaiah n'était pas...excessif. Ou livré avec un putain de mode d'emploi.

Lui qui pourtant ne perd pas la notion, contrairement à ce qu'Isaiah peut penser, la perd pourtant là. William ne saurait dire combien de temps passe avant qu'il entende sa voix à travers la pièce et le couloir. Et croyez le, il pleurerait comme un gamin là si c'était possible aux premiers mots qu'il entend. Cela le secoue et le cloue sur place en même temps. Il s'assoit au bord du fauteuil, les coudes sur ses cuisses, la tête baissée et ses mains venant se joindre sur sa nuque. Cette peur violente le reprend, celle de perdre Isaiah, qu'il le repousse encore, ne lui demande de partir et de ne plus jamais revenir. Cette peur qu'Isaiah se rende compte qu'en fait il ne l'aime pas. Ou que William se rendre compte que pour le chasseur ce n'est finalement qu'un jeu, un nouveau moyen de foutre à terre un vampire avant de l'achever. Parce qu'il n'est qu'un vampire. Il le lui a dit à l'instant. C'est irraisonné comme réaction, c'est le pouvoir que des mots peuvent avoir sur un esprit.

William se fait violence pour reprendre le contrôle de ce qui peut lui passer en tête. Il ne sait pas quels mots précisément le fait réagir, lui fait reprendre conscience que c'est Isaiah. Que son humain n'est pas tout à fait normal, qu'il est à part, qu'il a des réactions à part. Unique. Oui Isaiah est unique. Il continue de tout écouter attentivement et finalement ce qu'il entend fait sens à ses oreilles. Il rassemble les mots et leur sens. Et tout devient plus clair.

Finalement il se lève et sans un bruit, il part dans le couloir, rejoignant Isaiah. Restant pour le moment à quelques mètres de distance derrière lui pour le laisser terminer de parler.

- Au contraire Isaiah, cela fait longtemps que je veux savoir ce que tu as en tête et je le sais maintenant. Peut-être pas tout mais je le sais. Et oui c'est un beau bordel. Je ne vais pas prétendre que tout était agréable et facile à entendre, c'est même plutôt le contraire.

Cette fois William approche sans se presser venant se mettre à côté d'Isaiah.

- Mais dans tout ce que tu as dit, il y a des choses que je ne peux pas te laisser croire plus longtemps. Pour commencer, cette vie sur les routes à chasser, je l'ai choisie. J'aurai pu continuer à faire des allers-retours entre toi et mes occupations mais j'ai choisi de tout plaquer pour te suivre. J'ai choisi d'être avec toi sur les routes et de chasser les vampires à tes côtés. Oui ça aussi tu dois te demander pourquoi et tu le sauras, je te le promets mais pas ce soir.

Glissant un bras autour de son humain alors qu'il poursuit, ne cherchant pas à le serrer contre lui, pas encore. Si Isaiah veut le faire, qu'il le fasse à son rythme.

- Je ne te demande pas de me pardonner, je sais que je ne le suis pas ou pas avant longtemps. Juste de me laisser rester avec toi. C'est ce que je veux et c'est que tu veux aussi, tu me l'as dit et ça ne fait pas de toi quelqu'un d'égoïste alors qu'on veut la même chose. Pourquoi faire autrement alors ?

Une question qui ne demande pas de réponse surtout que le vampire n'a pas terminé.

- Je ne te demande pas de me rendre mes mots ou mes gestes comme moi je peux le faire. Tu n'en es pas incapable, tu l'as fait Isaiah, tu ne le vois peut-être pas mais tu l'as fait à ta manière à toi et c'est tout ce qui compte. Je le sais que nos sentiments sont réciproques, mon dieu oui je le sais, tu me l'as dit, me l'as montré comme tu as pu. Je n'ai pas besoin de plus, d'accord ? Tout comme tu es tendre à ta manière, juste dit moi est-ce que tu aimes quand je le suis avec toi ? Mes caresses, mes baisers ? Si la réponse et oui alors laisse moi continuer de le faire. Là encore tu le fais à ta façon et ça me suffit, d'accord ?

Son regard se fait plus joueur, plus taquin alors qu'il reprend la parole pour une dernière chose.

- Alors maintenant, tu arrêtes de penser à tout ça, tu t'éloignes de cette fenêtre avant de finir malade et tu vas te reposer. Ou je n'aurai pas d'autre choix que de te porter jusqu'au premier lit que je trouve et de te border !

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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mar 26 Déc - 19:03
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Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

Isaiah n'a jamais su comment gérer ses émotions, il n'a jamais travaillé sur lui-même, pour ça, il n'a jamais vraiment pris le temps de faire le point sur ci ou ça. Il se contentait de vivre, se laissait porter par les émotions, les sentiments, et voilà tout. Mais là, il se sentait dans l'obligation de faire le point, donner quelque chose à William, genre, donner le change. Rendre ce qu'on lui donnait. Ca le bloquait. Il ne pouvait pas lui rendre tout ce qu'il lui donnait, il culpabilisait pour ça. Et parce que c'était trop pour lui, il explosait.

L'air frais n'était pas assez, il lui fallait plus que ça, mais quoi ? Aucune idée de ce qu'il lui fallait, là, à l'heure actuelle. Quel bordel. Puis, sans qu'il ne le sente ou entende, William était revenu à ses côtés. Il lui disait que ça faisait longtemps qu'il voulait savoir ce qu'il avait en tête, ah. Bah il était servi, le pauvre. Il voulait voir l'ampleur des dégâts, bah, en voilà un exemple plutôt concret. Puis il reprenait, lui disant qu'il avait choisi cette vie au lieu de retourner à ses occupations. Alors ça le frappait ; attends, quelles occupations ? Bah, c'était évident qu'il avait une vie en dehors mais ça le frappait, là ; quelle vie, exactement ? Que faisait-il, quand il n'était pas sur les routes ? Isaiah lui avait tout montré, tout dit, même. Mais il y avait encore tellement de points flous concernant William qu'il était perdu. Bon, un peu plus ou un peu moins, qu'est-ce que ça changerait, à ce stade ?

Finalement, le vampire passait un bras autour de lui sans pour autant le serrer. Isaiah regardait son bras, curieusement. Il ne cherchait pas à s'en dégager, comme il ne cherchait pas encore à s'approcher davantage. Il hochait la tête à ses dires, ouais, dis comme il le disait, ça paraissait évident, s'ils voulaient être ensemble, pourquoi pas, au moins, Isaiah avait été honnête avec lui ; il le faisait parce qu'il en avait besoin. Il le gardait avec lui, parce qu'il avait besoin de lui. Parce qu'il l'aimait, aussi, mais ça, c'était toujours coincé dans sa gorge.

Soit disant, ça lui suffisait. Le comportement d'Isaiah, ses gestes, ses mots, lui suffisaient. Il ne voyait pas comment, mais soit. Au moins il était fixé ; il ne pouvait pas plus lui donner que ça, il ne s'en sentait pas capable. Il ne serait jamais si doux, si tendre. Ne serait jamais bienveillant, aux petits soins, il n'était pas comme ça, ne pouvait pas l'être.

Oui, j'aime. Mais je me sens coupable de ne pas pouvoir te le rendre.

Parce que dans le fond, il voulait suivre les exemples qu'il avait vu toute sa vie, et tous ces exemples, bah, c'était basé sur un échange, les gens se rendaient meilleurs l'un l'autre, ils s'aimaient purement et simplement, avaient des gestes l'un envers l'autre qu'il ne se sentait pas d'avoir, surtout parce qu'il n'y penserait pas la plupart du temps. Il s'était fait à l'idée qu'il ne serait jamais en couple, il avait intégré l'idée, facilement d'ailleurs. Alors là, ça lui tombait dessus, encore et toujours. A la fois comme une évidence et à la fois comme un couperet.

Et là... il mettait un moment à comprendre la plaisanterie chez William. Il le regardait juste, bizarrement. Hein ? Mais qu'est-ce qu'il racontait ? Il levait les yeux au ciel, malade, il avait peur de ça ? Il lui mettait un petit coup de coude et se reculait pour fermer la fenêtre. Il attrapait sa main au passage et l'entraînait avec lui vers les escaliers, assez vite. Il montait un étage en plus, toujours en l'entraînant avec lui. Et une fois à l'étage, il continuait son chemin jusqu'à sa chambre. Sa chambre avait toujours les même murs marrons, curieusement apaisant quand on connaissait le caractère d'Isaiah. Et sa chambre était toujours rangé d'une façon quasi militaire ; chaque chose à sa place, pas de place pour le bordel. Là aussi, sa chambre n'avait jamais vraiment changé. Il n'y avait pas grand chose sinon des trophées qu'il avait gagné, ceux qui n'étaient pas placés dans le salon. Sa ceinture noire. Heureusement pour lui, les photos de ses remises étaient dans le salon, il n'aurait pas à revoir sa tête à 15 ans. Il songeait qu'il devrait peut-être faire un brin de ménage, en soit, tout ranger au grenier. Le reste de sa chambre ne constituait qu'un grand lit et un bureau. Il avait sa propre salle de bain, son propre dressing - plutôt vide d'ailleurs. Il n'y avait pas grand chose, de toute façon. Il avait allumé la lumière, il s'était un peu raclé la gorge.

J'ai besoin d'une douche, je crois.

Deux douches en une journée, un record mondiale pour lui. Il s'y dirigeait, d'ailleurs, retirant son haut par la même occasion et le jetant dans le bac à linge en osier comme on jetterait un ballon de basket, le haut retombant dans le panier. Il allumait la lumière de la salle de bain. Ouais, une grande salle de bain. Ca lui paraissait tellement luxueux, comparé à ce à quoi il s'était habitué, avec les motels et auberges à la con.

Tu viens ?

Il se retournait vers lui, question quasi innocente, si c'était possible. L'air de dire, me fait pas attendre, surtout. En tout cas, il ne perdait pas son temps pour se déshabiller à nouveau, il connaissait le chemin par coeur. Il avait besoin de se calmer les nerfs et une douche serait bénéfique, mais en même temps, il avait besoin de rester avec lui, alors le choix lui semblait tout fait. Mais c'était tout Isaiah, ça, ce "casse toi" et deux minutes après "bon alors, tu viens ou merde ?".

Il n'attendait plus, en tout cas, en se déshabillant et allant dans sa douche. Il n'y avait pas de baignoire, juste une douche avec des murs vitrés, la douche se trouvant être contre le mur. Il faisait déjà couler l'eau chaude, lançant tout de même un regard curieux vers le vampire.

Mais hors de questions de me border après.

Il ronchonnait un peu, comme un gamin boudeur. Il ne manquerait plus que ça, tiens, qu'il se fasse border. L'eau chaude lui coulait dessus. Le chaud puis, d'ici la fin de la douche, il mettrait le froid. Mais l'eau chaude berçait et aidait aussi à se détendre, c'était déjà ça. Il avait besoin de s'apaiser, se calmer, se changer un peu les idées sur le foutoir qu'il laissait et imposait à William.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mar 26 Déc - 23:34
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You and I, we're like fireworks and symphonies exploding in the sky
With you, I'm alive. Like all the missing pieces of my heart, they finally collide. So stop time right here in the moonlight, cause I don't ever wanna close my eyes. Without you, I feel broke, like I'm half of a whole. Without you, I've got no hand to hold. Without you, I feel torn, like a sail in a storm. Without you, I'm just a sad song. With you, I fall, it's like I'm leaving all my past and silhouettes up on the wall. With you, I'm a beautiful mess, it's like we're standing hand and hand with all our fears up on the edge. So stop time right here in the moonlight, cause I don't ever wanna close my eyes. Without you, I feel broke, like I'm half of a whole. Without you, I've got no hand to hold. Without you, I feel torn, like a sail in a storm. Without you, I'm just a sad song. You're the perfect melody, the only harmony I wanna hear

Peut-être que ça en a pas l'air mais ils ne sont pas mieux l'un que l'autre. C'est moins violent, moins visible chez William mais lui aussi son esprit est un beau bazar. Isaiah n'est pas le seul à avoir des peurs vissées au corps, William crève de trouille de le perdre et sait que ça arrivera parce que son humain n'est pas éternel. Il évite juste de songer à cette partie là. Le vampire a aussi la trouille de perdre le contrôle un jour quoi qu'il en dise mais il sait aussi que ça n'arrivera pas tant qu'Isaiah sera là. Rien que ça lui donne l'impression d'être égoïste, il a besoin du chasseur et le lui a dit. Égoïste parce qu'il sait qu'il s'impose, qu'il a foutu un merdier son nom dans la vie d'Isaiah mais qu'il n'a jamais pu le laisser partir ou ne pas le rejoindre et que ce n'est pas maintenant que ça va commencer. William ne pensait pas non plus trouver l'amour un jour alors qu'il voyait défiler les décennies puis les siècles, ça le rendait triste quand il y pensait mais c'était ainsi. Et Isaiah a déboulé dans sa vie ou plutôt il a déboulé dans celle de l'humain. Cela lui fait peur aussi, la force de ses sentiments, de leurs sentiments à tous les deux, ils pourraient se détruire mutuellement trop facilement. Isaiah a son coeur entre les mains et ne semble pas s'en rendre compte.

William a juste l'âge oui peut-être, ça joue pour lui mais il a surtout dû apprendre à contrôler ses émotions et les gérer pour arriver à lutter contre lui même et ses instincts de prédateurs. C'est même la première chose qu'il a réussi à apprendre quand il a été transformé, le seul moyen possible pour arriver à se venger de son créateur. Hors de question qu'il devienne cet animal sanguinaire qu'on a voulu le faire devenir. Hors de question qu'il puisse pardonner un jour, même maintenant que son créateur est mort de sa main, ça se poursuit. Isaiah n'est pas le seul à aimer tuer, William s'en empêche le plus possible. Enfin pas à la chasse. Mais il se freinait et se freinera toujours pour ne pas prendre le risque de libérer la bête.

Donc oui c'est plus simple pour lui de se stabiliser, de rebondir. Cela les emmène aussi sur cette grosse différence entre eux, là où Isaiah voit tout en noir, William voit tout en blanc. Le pessimiste et l'optimiste. Le yin et le yang. On en revient à cette notion de deux parties formant un tout. Ils sont ainsi et se sont trouvés. Le vampire l'a accepté assez facilement, Isaiah a encore besoin de temps.

- Bien. Tu n'as pas à culpabiliser.

William a changé d'approche, essayé de lui dire qu'il a déjà tout ce dont il a besoin avec les réactions de son humain. Ce qui est vrai. Il s'en fiche réellement si Isaiah n'arrive jamais à fonctionner autrement, comme il l'a déjà dit, il ne lui demandera jamais de changer sur quoi que ce soit. Il l'accepte et le prend comme tel. Il rechange de manière de faire, il ne veut pas que son humain ressasse encore tout ça. Pour ce soir du moins, même s'il se doute que ce n'est pas terminé. Il sourit en voyant la tête que fait Isaiah devant sa plaisanterie, fier de lui le vampire. Il rit au coup de coude qu'il reçoit et se laisse entraîner.

La chambre, il l'observe quelques instants par pure curiosité mais se tourne surtout vers Isaiah en l'entendant et William se marre encore. Si si c'est très drôle de l'entendre parler de prendre une douche quand on le connaît.

- Fait gaffe de pas te transformer en poisson avec toute cette eau.

William reste à le suivre des yeux, secouant la tête d'amusement en le voyant faire. Avant d'avoir un sourire en coin et un air parfaitement entièrement faussement angélique.

- Hum je ne sais pas, la vue est pas mal d'où je suis.


Mais oui bien sûr que oui William le suit, forcément. Sauf qu'il prend son temps le vampire, le laissant se caler sous l'eau chaude, jetant à peine un coup d'oeil à la pièce. Bah oui merci, une salle de bain, il sait à quoi ça ressemble depuis le temps. Ce n'est qu'en l'écoutant qu'il réagit vraiment.

- Ça, on verra si t'es sage. Si tu piques pas toute l'eau chaude aussi.

Quoi ? Lui aussi a besoin d'une douche, entre la route qu'il a fait, la soirée et ce qu'ils ont fait dans la cuisine tout à l'heure. Sans oublier qu'il est peut-être plus endurant physiquement mais que mentalement, cette fois ça y est, il est cuit le vampire. Oui bien sûr qu'il se déshabille avant de rejoindre Isaiah sous le jet d'eau.

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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mer 27 Déc - 0:27
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Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

"Tu n'as pas à culpabiliser", bah tiens, comme si c'était si facile qu'il suffisait de dire "eh mec, culpabilise pas" pour qu'il se dise "ah ouais heureusement que tu me l'as dis, ouf, c'est parti, c'est bon, ça va mieux". C'était dans sa tête, comme toujours.

Et enfin, il l'emmène un étage plus haut, passant par sa chambre et sa salle de bain.

Et si je bois de l'eau, je risque de me noyer, c'est ça ?

Bah, un peu d'auto-dérision, ça ne faisait jamais de mal, ça ne l'avait juste pas empêché de lui faire un doigt d'honneur sur le chemin. Puis, sous l'eau, il se souvient de ses bandages et il les retire, les jetant à la poubelle comme il avait jeté plus tôt son haut dans le panier à linge. Et il rinçait ses plaies sous l'eau, le temps que le vampire était encore à distance, histoire d'éviter l'incident. En plus, il ose lui dire que la vue est pas mal de là où il est, ce qui lui faisait lever les yeux au ciel. Il n'était pas moche, quand il était bien coiffé, la barbe à peu près taillé, ouais, sûrement. Et quand il avait bien dormi.

Si tu veux pas que je pique toute l'eau chaude, tu devrais venir plus vite.

Bon, il ne souriait pas, mais il n'en n'était pas loin, le ton était un poil plus léger bien que sa voix restait rauque et lointaine. Ceci dit, il ne s'éternisait jamais sous la douche et la seule fois où il avait "piqué toute l'eau chaude" c'était l'an dernier, au départ du vampire. Il avait bu toute une bouteille de whisky, sous la douche d'un motel à deux balles. Le cliché total, oui. Et il était resté si longtemps sous l'eau qu'elle avait fini par devenir glaciale et qu'il avait mis un moment à le réaliser. Cette pensée lui donnait un frisson. Plus jamais ça se disait-il.

C'est vrai que la vue est pas mal.

C'était ce qu'il adressait au vampire, lorsqu'il avait retiré ses vêtements pour le rejoindre et qu'à son tour, il profitait de ce qu'il voyait, le regard traînant sans une seule once de gêne, à aucun moment. Il aimait ce qu'il voyait, il avait toujours aimé ce qu'il voyait chez le vampire. L'idée que le vampire soit réellement tout à lui sonnait comme irréaliste, aussi à cause de ça. Parce que même s'il était tombé amoureux dès qu'il l'avait entendu rire, d'un point de vue physique, si Isaiah devait décrire un dieu, il aurait décrit William.

Alors il l'entraînait avec lui sous les jets, allant jusqu'à lui voler un baiser au passage. A sa façon, il essayait de reprendre les choses en main, ne pas se laisser abattre. Puis, en sentant l'eau sur ses plaies et sentant que ça le piquait, il se reculait.

J'ai souvent été blessé pendant nos escapades et là encore je le suis, pourtant tu n'as pas l'air de vouloir me bouffer. Comment ça se fait ?

C'était plus vicieux que ça en avait l'air, comme question. Quitte à coucher avec un vampire, autant profiter des informations, non ? Il avait toujours favorisé le fait de saigner pour attirer des vampires, les distraire, les empêcher de réfléchir ; ils essayaient toujours de lui sauter dessus quand il saignait. Pourtant, William ne l'avait jamais fais jusque là. Les vampires pouvaient se contrôler à tel point ? Il devrait peut-être mieux y réfléchir pour la prochaine chasse, ça laissait quand même songeur. Bien qu'il ne se contentait pas uniquement de saigner pour les attirer, c'était quand même une chose à prendre en compte.

Puis il se rappelait, ce n'était pas le meilleur moment pour parler travail. Il aurait bien une autre occasion d'en parler, après tout. Il passait une main dans ses cheveux, pour les replacer en arrière, songeant qu'il ne devait pas ressembler à autre chose qu'un chien mouillé à cet instant. Boarf, tant pis. Si le vampire ne s'en plaignait pas, c'est que ça ne devait pas être si terrible que ça, non ? Et puis, plus égoïstement encore, lui, avait une très belle vue alors, il en profitait bien, c'était le plus important. Il n'avait pas eu cette vue depuis un peu trop longtemps à son goût et il avait l'impression de rattraper le temps perdu.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mer 27 Déc - 15:24
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You and I, we're like fireworks and symphonies exploding in the sky
With you, I'm alive. Like all the missing pieces of my heart, they finally collide. So stop time right here in the moonlight, cause I don't ever wanna close my eyes. Without you, I feel broke, like I'm half of a whole. Without you, I've got no hand to hold. Without you, I feel torn, like a sail in a storm. Without you, I'm just a sad song. With you, I fall, it's like I'm leaving all my past and silhouettes up on the wall. With you, I'm a beautiful mess, it's like we're standing hand and hand with all our fears up on the edge. So stop time right here in the moonlight, cause I don't ever wanna close my eyes. Without you, I feel broke, like I'm half of a whole. Without you, I've got no hand to hold. Without you, I feel torn, like a sail in a storm. Without you, I'm just a sad song. You're the perfect melody, the only harmony I wanna hear

Il n'aura rien dit à la question de se noyer s'il boit de l'eau même s'il approuve ce fait. Clairement Isaiah boire de l'eau, c'est pas quelque chose de commun, malheureusement, mais bon tant qu'il cesse d'abuser du reste et qu'il ne se met plus dans les états dans lequel William l'a déjà ramassé.

Puis bien sûr qu'il prend son temps, le vampire ne s'en lasse pas d'admirer le corps d'Isaiah. Avec ou sans cicatrices, il est parfait le chasseur. Même sa barbe et ses cheveux longs. Isaiah est à croquer -sans mauvais jeu de mot- et c'est lui qui peut en profiter pleinement. Dans l'histoire c'est William le chanceux quoi qu'en dise son humain et il ne reviendra pas là dessus.

- Chantage.

Il se marre en disant ça et en terminant de se déshabiller. Si Isaiah profite de la vue et termine par le lui dire, ça le met quand même un peu mal à l'aise d'être reluqué ainsi. Parce que oui d'accord il sait qu'il plait depuis le temps mais il n'est pas le seul à avoir ce genre de physique après tout. Pourtant il sourit à la réplique du chasseur.

- La mienne est encore mieux maintenant.

Lui aussi ne se prive pas de reluquer l'humain, il se répète mais il aime et plus encore ce qu'il voit. William le lui a dit, son physique a aussi aidé pour qu'il tombe amoureux et qu'il soit totalement accro. Se laissant entraîner sous le jet, lui volant à son tour un baiser tout en savourant l'eau chaude sur sa peau du moins jusqu'à ce qu'Isaiah ne se recule. Il cligne des yeux un instant mais comprend vite ce qu'il se passe avec cette nouvelle question qui arrive. Une question qui pourrait être anodine mais ne l'est pas, ça ne l'est jamais avec le chasseur. Est-ce qu'ils vont se lancer dans un troisième round d'explications -pour être soft- ou non ? William n'en a pas spécialement envie après tout le reste mais il ne peut pas ne pas répondre. Mais avant.

- Un vampire ou tu t'es mis à chasser autre chose ?

Son regard glisse un instant sur les plaies d'Isaiah avant de revenir à son visage.

- Mes crocs me démangent à chaque fois que je sens ton sang, surtout la première fois, ça a été le plus dur de résister. Mais ce n'est pas que pour te mordre, ça ne l'est plus même quand je sens ton sang, ça ne m'affole pas les sens. Cela éveille juste mes envies de massacrer la chose qui t'a blessé.


Non William n'ira pas lui dire qu'il a envie de le mordre à chaque fois qu'ils couchent ensemble, n'ira pas lui expliquer que c'est pour le marquer, le faire sien, n'ira pas lui révéler qu'il a envie de le transformer. Pas ce soir en tout cas, un jour peut-être mais pas ce soir. Il hausse les épaules avant de continuer.

- Tu l'as dit je ne suis qu'un vampire, mes instincts sont toujours là. Je sais juste les museler autant avec toi qu'avec n'importe quel humain. Contrôler tout ça a été la première chose que j'ai faite consciemment une fois transformé. Je n'ai jamais pardonné à mon créateur de m'avoir fait ça, j'ai refusé de devenir la bête sanguinaire qu'il voulait que je sois. J'ai refusé d'être comme tous ces vampires qu'on a pu chasser ensemble, ne penser qu'à bouffer, qu'à tuer sans se soucier des humains. Eux, une goutte de sang et tu les fais réagir. Moi, non.

William n'est pas sûr que ça soit le bon endroit pour parler de tout ça mais soit, si ça travaille Isaiah que de le savoir. Et il y a toujours ce qu'il disait à son humain tout à l'heure, quand il doit absolument boire du sang humain directement à la source, ça le dégoûte, il se dégoûte. Mais Isaiah aura peut-être perçu tout le dédain et la rage contenue en William quand il a mentionné son créateur.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mer 27 Déc - 21:37
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Il lui demandait pour ses cicatrices, savoir ce qu'il avait pu chasser pour les avoir. Il haussait les épaules.

Ca, c'est juste un vampire. Même si j'ai du chasser d'autres trucs en cours de route.

C'était quand même curieux, là encore, de se dire que William était un vampire. Parce qu'Isaiah les avait insulté de tous les noms, devant lui. Sangsue, buveur de sang, il avait même poussé à les comparer à des tampons et autres produits d'hygiènes féminines : oui, la classe incarnée. Et là, William en faisait parti. C'était... Bizarre, ouais. Et, oui, il avait du chasser d'autres choses que les vampires ces derniers temps. Des affaires qu'il trouvait parfois. Des fantômes parmi les plus récurrents. Un loup-garou le mois dernier. Mais bref, il y avait plus important à ce moment là... Plus ou moins. Puis le vampire lui répondait, lui expliquait que ça lui donnait envie de massacrer ceux qui l'avaient blessés. Alors, forcément, Isaiah se met à rire. Moqueur, oui, mais il riait. Parce que... depuis quand avait-il besoin d'être protégé, au juste ?

Puis il continue à parler, son vampire. C'était mieux ainsi, il préférait quand c'était lui qui faisait la conversation, ça lui évitait d'avoir à se creuser la tête pour rompre certains silences. Et ce qu'il disait était fort.. bizarre. Curieux. Parce qu'il lui semblait que les vampires obéissaient à leur créateur et lui, semblait avoir une haine farouche pour le sien. Oh. Bah, quel autre choix a-t-il que le prendre dans ses bras, à ce moment là ? Le lieu n'était pas approprié mais, il s'en fichait bien. Il l'enlaçait, le serrait contre lui quelque instants avant de le relâcher à nouveau. Il n'était pas juste un monstre, il le savait bien, au fond de lui, que son instinct ne pouvait pas être si mauvais que ça, il n'avait pas pu se tromper à ce point. Oui, peut-être qu'au fond, William était toujours le même qu'il avait connu.

T'as eu six cent ans pour t'entraîner, faut dire.

L'eau chaude faisait du bien, plus qu'il ne l'avouerait.

Bah, au moins... Ca nous a permis de nous rencontrer. Bon c'est un peu con quand même que la seule personne qu'on arrive à aimer ait 600 ans de différence avec nous mais...

Il haussait les épaules, parce que, oui, il fallait le faire, que pour trouver sa moitié, il soit tombé sur un mec de 600 balais. Qu'à sa propre époque, il n'ait personne, il fallait que pour trouver, il ait une antiquité. C'était fou quand il y pensait. Ah, voilà pourquoi il n'aimait pas les douches longues, à chaque fois, ça le poussait à réfléchir à un tas de choses auxquelles il ne voulait pas penser.

Il ne rajoutait rien de plus, il se contentait de passer ses mains sur le torse de son amant, regardant l'eau couler sur celui-ci et sur ses mains. Il réfléchissait à tout ça, à quel point l'ironie allait loin. Tant pour le chasseur que pour le vampire. Ca devait être une blague cosmique, ou alors, cupidon avait merdé quelque part. Ou alors il avait lancé un pari avec ses collègues, ou une connerie du genre. Ils s'étaient trompés avec leur flèches, ces conneries là. Tant pis. Au moins, il avait quelqu'un qui le comprenait un minimum, c'était déjà beaucoup plus que ce à quoi il aspirait.

Et euhm, du coup, ton créateur...?

Il était devenu quoi, ce créateur ? Il ne fallait pas en vouloir à Isaiah, la perspicacité, c'était pas trop son truc.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Jeu 28 Déc - 13:21
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With you, I'm alive. Like all the missing pieces of my heart, they finally collide. So stop time right here in the moonlight, cause I don't ever wanna close my eyes. Without you, I feel broke, like I'm half of a whole. Without you, I've got no hand to hold. Without you, I feel torn, like a sail in a storm. Without you, I'm just a sad song. With you, I fall, it's like I'm leaving all my past and silhouettes up on the wall. With you, I'm a beautiful mess, it's like we're standing hand and hand with all our fears up on the edge. So stop time right here in the moonlight, cause I don't ever wanna close my eyes. Without you, I feel broke, like I'm half of a whole. Without you, I've got no hand to hold. Without you, I feel torn, like a sail in a storm. Without you, I'm just a sad song. You're the perfect melody, the only harmony I wanna hear

Juste un vampire. Comme si c'était insignifiant, bon d'accord Isaiah s'est spécialisé là dedans mais quand même, ce n'est pas juste un vampire. Tellement de choses qui pourraient mal tourner, certains vampires sont plus retords que d'autres, surtout les chefs de nids. Et son humain dit ça en toute insouciance. Heureusement que William sait qu'Isaiah n'est pas totalement inconscient de ce qu'il peut faire. Par contre le fait de savoir qu'il chasse d'autres choses, le vampire n'aime pas ça mais pour le moment il ne dit rien, ils verront plus tard. Parce que clairement si Isaiah fonce dans le tas avec un loup-garou ou autre connerie du genre, les morsures ou griffures n'ont pas la même échéance. Oui sans doute que le chasseur le sait mais eh laissez-le s'inquiéter quand même.

D'ailleurs en parlant d'inquiétude, William explique à Isaiah que de le voir blessé lui donne des envies de massacre. Et ça le fait rire l'humain. Il se moque carrément du vampire même, mais au moins il rit. Oui on repart sur le fait que le rire d'Isaiah est une magnifique mélodie. Mais en même temps William le regarde l'air de dire -Vas-y rigole mais souviens toi notre première rencontre- Et encore s'il n'y avait eu que cette fois là que le vampire lui a sauvé la vie directement ou en douce. À moins qu'Isaiah considère que manquer de se faire étriper par un vampire n'entre pas dans la case sauvetage.

Non à la place de dire quoi que ce soit, il poursuit son explication du pourquoi il ne donne pas l'air d'avoir envie de le bouffer. Se retrouvant avec Isaiah qui vient l'enlacer et le serrer contre lui, c'est bref et rapide mais bel et bien là. Et après il ose dire qu'il ne sait pas être doux ou tendre et compagnie ? William devrait le filmer, tiens. Oui une pas si mauvaise idée que ça, au moins Isaiah pourrait peut-être se voir comme le vampire le voit. Enfin il se demande pourquoi il a le droit à cet élan de tendresse mais il en profite même si c'est de courte durée. Il sourit à la réponse de son humain.

- On peut dire ça comme ça. Parce qu'il y a des vampires plus vieux que lui qui n'agissent pas comme il peut le faire. "Oui. Désolé pour toi surtout mais tu peux voir les choses autrement et te dire que techniquement je suis même un peu plus jeune que tu ne l'es. Vu l'âge auquel j'ai été transformé."

Bah oui en fait, William n'avait pas trente ans quand il a avalé de force le sang de son créateur. Même si maintenant il parait avoir plus ou moins l'âge d'Isaiah et qu'il a en réalité 650 ans. Encore une fois, le vampire est sans nul doute plus à l'aise avec leurs différences de nature et d'âge, que son humain ne peut l'être. Il a accepté tout aussi facilement ses sentiments une fois qu'il les a eu compris et d'être aussi lié qu'il ne peut l'être avec le chasseur. Il espère que ça viendra avec le temps, qu'Isaiah cessera d'y penser tout le temps, qu'il comprendra aussi que William n'a pas changé maintenant qu'il sait qu'il est un vampire.

Appréciant tout autant l'eau chaude sur lui que les mains d'Isaiah sur son corps, là encore il ne doit pas s'en rendre compte mais tous ses gestes sont doux. William en profitant pour passer ses mains tout aussi doucement dans le dos du chasseur, de haut en bas, il le frôle plus qu'il ne le caresse. Ah. Isaiah et la perspicacité, le retour. La réponse fuse aussitôt.

- Je l'ai tué. Il y a plus de quatre siècles.

Et là le vampire a du mal à retenir un sourire un poil trop sadique et prédateur mais il y parvient sa réponse ait déjà une bombe en elle-même, pas la peine d'en rajouter.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Jeu 28 Déc - 22:25
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Le regard que lui lance William, quand il rit à son envie de protéger le chasseur, lui fait lever les yeux au ciel, bah oui, c'était juste un vampire, ça faisait douze ans, à peu près, qu'il les chassait, alors forcément, c'était devenu une habitude, une routine, un rien de plus que ça . Mais la chasse au vampire n'était pas toujours très productive, il n'y avait pas de quoi l'occuper tous les jours de sa vie et dans le fond, il restait un chasseur, pas un traqueur de vampires. Alors il arrivait qu'on l'appelle pour des affaires diverses et variées qui n'avaient rien à voir avec les vampires.

Désolé pour moi ? Pourquoi ça ? Pff, te fatigue pas pépé, tu restes plus vieux que moi. J'aurais jamais assez d'une vie pour te rattraper.

Au moins, William avait été transformé dans la fleur de l'âge. Il était beau, le serait éternellement. Il ne voulait pas penser à ce qui arriverait à William, après lui. S'il se trouve une autre âme soeur ou s'il continuerait sa vie tranquillement, l'idée qu'il soit avec quelqu'un d'autre le répugnait. Puis ses mains se baladaient, il réfléchissait à tout ça, à eux, mais aussi au plaisir que c'était de pouvoir balader à nouveau ses mains sur le corps de son amant, chose qu'il n'avait pu faire depuis... trop longtemps. Même s'il le connaissait, il avait l'impression de le redécouvrir en promenant ses mains, comme si, malgré tout, quelque chose avait changé. Sûrement parce que maintenant, il le voyait réellement, il le voyait tel qu'il était vraiment. Alors il était le même mais il y avait quand même une petite différence.

Et tous ces non-dits éclataient enfin, il voyait le vrai visage de William maintenant, pas juste le mec qui faisait la route avec lui et qui partageait aussi sa couche, mais celui qu'il était vraiment. Ainsi, il avait tué son créateur. Il lui fallait quelque temps de réflexions, car il n'avait jamais vraiment entendu d'histoire pareille de toute sa carrière, vu que les vampires étaient soumis à leur créateur, en venir à les tuer était... une notion plutôt étrange, en fait, qu'il n'avait jamais pris le temps de considérer.

T'es vraiment pas net, tu le sais, ça ?

Il avait plusieurs raisons qui le poussaient à dire ça. Le fait qu'ils soient ensemble actuellement comme le fait qu'il fasse des choses que les vampires ne sont pas sensés faire, genre, s'entre-tuer. Entre eux ou tuer son créateur. Ca ne pouvait que séduire Isaiah davantage, si c'était possible, qui ne perdait pas une seconde pour l'embrasser. Et lui mordre la lèvre inférieur, pour le marquer une fois encore. Un murmure avait suffit, contre ses lèvres, "mine". Parce que c'était ce qu'était le vampire, c'était décidé. Et un peu de sauvagerie ne changerait rien à leur relation, non ? C'était même plutôt habituel. Les habitudes qui revenaient toutes. Sauf la douche, ça, deux douches en une seule journée, c'était nouveau. Même si pour l'instant, c'était surtout se rincer qu'il faisait, c'était toujours un contact avec de l'eau chaude sur son corps, entier. Pas juste un "je me rince le visage pour me réveiller et hop on est reparti".

Un vampire qui s'amourache de son bourreau, qui tue son créateur et qui chasse les siens... T'es vraiment taré.

Ce qui n'était pas dis de façon péjorative. Non, il était vraiment séduit pour ça. Ce qui était aussi taré, à bien y penser, mais bon, c'était Isaiah. Si William avait été tout blanc, tout propre, il ne l'aurait pas autant intéressé. Il avait toujours su qu'il y avait une part sombre, qui éclaterait peut-être un jour. Mais là, ce qu'il apprenait, l'intéressait encore plus. Il aimait vraiment beaucoup cette facette. Beaucoup trop, même. Totalement sous le charme, en fait.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Ven 29 Déc - 22:21
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With you, I'm alive. Like all the missing pieces of my heart, they finally collide. So stop time right here in the moonlight, cause I don't ever wanna close my eyes. Without you, I feel broke, like I'm half of a whole. Without you, I've got no hand to hold. Without you, I feel torn, like a sail in a storm. Without you, I'm just a sad song. With you, I fall, it's like I'm leaving all my past and silhouettes up on the wall. With you, I'm a beautiful mess, it's like we're standing hand and hand with all our fears up on the edge. So stop time right here in the moonlight, cause I don't ever wanna close my eyes. Without you, I feel broke, like I'm half of a whole. Without you, I've got no hand to hold. Without you, I feel torn, like a sail in a storm. Without you, I'm just a sad song. You're the perfect melody, the only harmony I wanna hear

Désolé pour quoi ? Il y a tant de choses sur lesquelles pourrait être désolé en réalité mais bon ce n'est pas le moment d'en faire la liste ou d'en refaire la liste. Désolé mon amour pour tout, il pourrait répondre aussi. Enfin pas du tout parce que William n'est certainement pas désolé de l'aimer. Donc oui ce n'est pas le bon moment, pas quand Isaiah réagit ainsi et que ça le fait rire le vampire. Pourquoi il sent que le chasseur va bien en profiter maintenant qu'il sait son âge ? Ah oui parce que c'est du Isaiah tout craché.

Préférant largement le laisser continuer à lui caresser le corps, adorant sentir son humain redessiner ses muscles du bout des doigts. Un peu comme s'il le découvrait alors qu'encore une fois, William n'a pas changé. Mais il en profite également en passant ses mains dans le dos de son humain, remarque lui aussi le redécouvre après un an sans l'avoir touché. Un an. Cela pourrait être rien dans sa vie mais cela a été les douze mois les plus longs qui soit pour le vampire. Et en fait oui, tant qu'Isaiah le laissera faire, il compte bien ne s'éloigner de lui que le strict nécessaire possible. Totalement accro à son humain.

Puis finalement Isaiah qui lui demande ce qui est arrivé à son créateur, comme si ce n'était pas évident. Quoi qu'en y pensant, ça vrai que ça ne l'est pas, à part laisser entrevoir du dédain et de la rage, rien qui indique que le dit créateur soit mort. La réponse sort plus que rapidement parce que William n'a pas honte de l'avoir fait bien au contraire, il en est plutôt fier de ça même s'il en est devenu presque un paria chez les siens. Fier d'avoir réussi à attendre le bon moment en traître et profiter qu'il soit affaibli pour le décapiter. Temporisant sa joie et son rictus malgré tout. C'est Isaiah à qui il dit ça, l'humain pouvant partir dans à peu près tous les sens possibles en réactions.

- Je vois pas en quoi.

Ne pas être net, oui peut-être va savoir après tout il s'est déjà demandé s'il n'était pas fou donc bon. Ah bah William veut bien ne pas être net si c'est pour avoir ce genre de réactions. Avoir Isaiah qui s'empresse de l'embrasser et de lui mordre la lèvre inférieure. Quant à son murmure, cela donne un frisson au vampire qu'il ne risque pas de pouvoir cacher. Pas plus que le sourire qu'il en a aussi bien à ce geste possessif, qu'à ce qu'il entend ensuite.

- Alors soit, je suis taré.

Pas la peine d'ajouter un tant que ça te plait, ça me va. Parce que c'est carrément ça en fait, il le sent dans les mouvements d'Isaiah, il l'entend au timbre de sa voix. Oui bon d'accord il est peut-être réellement taré le vampire mais il s'en fout, il est comme il est après tout. Et encore que son humain ne sait pas tout, ne sait pas comment ça s'est vraiment passé. Ni pourquoi il aime autant tuer les siens ou donner des adresses à Isaiah. De toute manière rien que l'idée d'une chasse, même s'il doit freiner ses instincts, met William de bonne humeur.

Forcément sentir Isaiah réagir ainsi aussi sauvagement ne lui donne qu'une envie, celle de l'embrasser en retour. Un baiser passionné alors qu'une de ses mains descend dans le bas du dos du chasseur pour l'approcher fermement, possessivement et le coller contre lui. William ne cherche pas forcément le même rapprochement physique que dans la cuisine mais à lui montrer qu'Isaiah est tout autant sien que lui peut être au chasseur.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Sam 30 Déc - 1:36
always on my mind
Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

A se demander qui était le plus taré des deux. Mais Isaiah savait depuis toujours qu'il n'était pas très net comme garçon alors ça ne le changeait pas vraiment, ne le perturbait pas non plus, il était juste fidèle à lui-même, comme toujours. Il n'était pas tombé amoureux d'un saint, c'était rassurant pour lui aussi, quelque part, de savoir ça, ça le faisait se sentir moins... monstrueux ? Ou plus humain, à voir. Le vampire n'était pas innocent, il faisait son rôle de vampire mais il faisait aussi plus que ça en détruisant les siens. L'idée était séduisante, il ne pouvait pas le cacher et quelque part, il espérait aussi que ce soit comme... pas une récompense, mais presque. Lui montrer qu'au final, il aimait quand il agissait comme ça, qu'il l'encourageait à rester ce même homme qu'il voyait enfin.

Tu ne m'as jamais autant parlé de toi que maintenant, j'crois.

Et les dieux savaient comme ce n'était pourtant pas le lieu et le moment pour ça, sous une douche chaude. Ca avait été murmuré entre deux baisers, parce qu'il était un peu rassuré, dans le fond, d'en savoir plus sur lui, puisqu'il ne disait pratiquement jamais rien de tel. Enfin, n'avait jamais rien dis de tel. Ou pas qu'il s'en souvienne.

L'élan possessif qui prenait au vampire le surprenait. Il devait encore s'habituer à ça, à cette possessivité soudaine, comme à cette tendresse entre eux, c'était si peu courant et si peu habituel de façon général pour Isaiah qui n'avait jamais reçu tant de tendresse, qu'il ne savait quoi faire. Une fois de plus. Et il détestait ne pas savoir quoi faire. Mais le vampire lui avait dit d'être lui-même, non ? De rester le même homme ? Alors soit.

Cette passion le réveillait et une fois n'est pas coutume, son coeur faisait n'importe quoi. Il allait trop vite d'abord, puis en sentant la main de William ainsi posée, le rapprochant, il eût un raté. Oui, du n'importe quoi. Il s'emballait, il rougissait presque sous le plaisir, plus innocent car différent de ce qu'il s'était passé dans la cuisine, mais en même temps, le rapprochement était certain. Tu vas me tuer, un jour aurait-il envie de lui dire. Le tuer à cause de tout ce qu'il lui faisait ressentir, à cause de son coeur qui faisait n'importe quoi au point d'en être presque douloureux. Forcément, sa respiration suivait. Un simple baiser suffisait à l'affoler, maintenant ? Ce n'était pas que son coeur, qui faisait n'importe quoi, oui ! C'était lui tout court.

Il était étourdi, par tout ça. C'était le mot qui convenait, étourdi. Il n'en donnait peut-être pas l'air, ou peut-être que si, mais c'était limite s'il ne s'agrippait pas à William. Ne pars plus jamais, ne m'abandonne plus jamais. Ca lui prenait violemment aux tripes. Il ne s'était pas senti si vivant depuis trop longtemps.
©️ nightgaunt
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Always on my mind. | ft. William Collins

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