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« Always on my mind. | ft. William Collins »

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Isaiah Warren ∞ Hunter
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Age : 35 ans.

Métier : Chasseur, spécialisé dans les vampires et esprits.

Situation : Fiancé à l'amour de sa vie, William Collins. Amoureux à en perdre la raison.

Localisation : Dans sa camionnette avec l'amour de sa vie, sur les routes.

Feat. : Sebastian Stan. ♥

Copyright : Vae Solis (ava) | lazare (signa)

Je suis aussi : Personne d'autre.

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Hunter
always on my mind
Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

"Rien, j'aime bien" ah, ouais, ok. Ce vampire était taré, c'était clair et net. La jalousie d'Isaiah n'avait rien d'agréable pourtant, non ? Et puis, il déballait, Isaiah lui disait ce qu'il avait sur le coeur, en parti. Mais la réponse... Et bien... il s'attendait à tout, sauf ça. Il s'attendait à un nouveau rire, une moquerie. Ah un, peut-être, oui je m'amuse juste, parce que j'ai rien de mieux à faire pour passer le temps. Pas à "je suis tombé amoureux".

Bah, c'était ce que le "je t'aime" signifiait mais entendre un "je suis tombé amoureux" c'était différent, en un sens, il ne s'y attendait pas. Il ne savait plus du tout où se mettre, à ce moment là. Quelqu'un était amoureux de lui. La personne qu'il aimait, lui disait ça. C'était plus que tout ce à quoi il pouvait un jour espérer, en fait. C'était déstabilisant. Qu'il soit agréable dans un lit pouvait passer, mais amoureux, vraiment ? Woah. Il lui disait que son physique avait aidé. Soit.

Isaiah n'était pas un poète, n'était pas doué avec les mots tout court. Il était plus de l'action, dans le fait de le montrer, le prouver. Il aurait aimé lui retourner, lui expliquer quand, lui, était tombé amoureux. Mais les mots sur ses yeux ... Il s'enfonçait encore plus, si c'était possible, dans son siège. Merde alors. Comment était-ce seulement possible, tout ça ? Sachant que tout ce qu'il pourrait dire ne serait pas si beau que ce que venait de lui avouer le vampire, il restait muet. Il avait du mal à croire à tout ça, en fait, il avait du mal à croire qu'on pouvait l'aimer. Surtout à ce point. Comme, ironiquement, la seule personne assez dingue pour l'aimer, était un putain de vampire. Tu es unique, Isaiah. Bordel, il voulait le faire chialer, ou quoi ?

Parce que ça allait arriver. Parce qu'il n'avait jamais reçu autant de mots si tendres les uns que les autres à la suite, à part par sa soeur jumelle. Merde alors. C'était vraiment à lui, qu'il s'adressait, le vampire ? C'était con mais il regardait autour de lui, comme pour vérifier que William s'adressait bien à lui, tellement ça lui semblait surréaliste. Il lui avoue aussi qu'il sait qu'il aime tuer. Et pourtant il est encore là, pire, il se lève et se rapproche de lui. Les jambes d'Isaiah se déplie, ses pieds retouchent le sol mais il reste assis, à le regarder.

Plus de six-ans ans. Wow. Bordel. Six cent ans ?! Au moins ?! Oh merde.

C'est plus être vieux à ce stade, t'es une antiquité.

Toujours plus facile de dire des petites saloperies que des mots gentils. Et il lui fallait encore digérer tout ça. Les vampires n'avaient qu'un seul amour ? Il en apprenait une belle, tiens.

Désolé de l'entendre.

Désolé pour lui qu'il n'ait droit qu'à un seul amour et que ce soit tombé sur lui, surtout. Il réfléchissait à tout ça. Un seul amour ? Il peinait à y croire. C'était, genre... Trop romantique ? Pour lui, surtout. Parce que s'il pouvait se satisfaire que d'une personne pour le long de sa vie - une personne, c'était déjà beaucoup, alors deux - mais pour le vampire qui était éternel, c'était bien triste. Il lui arriverait quoi, alors, s'il mourrait ? Il regardait ses yeux, cherchant la moindre trace de plaisanterie, mais il n'en voyait aucune. Il était sérieux, sincère, sans doute. Et si le vampire voulait le tuer, il y avait eu bien des manières de le faire, déjà. Isaiah soupirait, comme vaincu. Hm, peut-être. C'était surtout qu'il ne concevait pas qu'on puisse l'aimer, en fait. Ah, ces insécurités. Pourtant, c'était William, ce n'était pas n'importe qui. Il avait envie de le croire, de boire ses paroles.

Il restait un moment silencieux, sans trop savoir quoi répondre de plus à tout ça. Jusqu'à se décider à prendre son visage entre ses mains, caressant ses joues. Il inspirait profondément. Pourquoi pas, ouais, après tout. Il déposait un baiser contre les lèvres de son vampire. Songeant que ça valait toujours mieux que les mots, surtout qu'il n'en trouvait aucun de pertinent. Il s'était redressé et... l'avait finalement entraîné contre lui, pour l'embêter, comme lui l'avait fait tout à l'heure. Il était costaud, Isaiah, ça ne le perturberait pas. Et après l'avoir entraîné contre lui, il l'avait enlacé, fermement. Il avait les joues rouge, sans s'en rendre compte.

Je crois que tu n'as pas la moindre idée de l'impact qu'ont tes mots...

Il entendait peut-être son coeur qui battait à la chamade, entendait peut-être quand son coeur défaillait. Oui, peut-être, mais ça n'était pas assez comparé à tout ce qu'il ressentait.

J'imagine que ces choses là ne se décident pas, ça tombe juste sur le coin de la gueule, je ne vois aucune raison logique à tout ça, mais, pourquoi pas... Hmpf...

Après tout, lui, était fou amoureux, au point d'en venir à fermer les yeux, partiellement, sur une disparition d'une année qui l'avait laissé dans un mal absolu. Mais il respirait enfin. C'était égoïste, il le savait, de garder William et lui pardonner si vite, juste pour ne plus avoir mal, mais tant pis, il n'était plus à ça près, tandis qu'il sentait à nouveau son odeur, son parfum. Il ne se privait de rien. Et le vampire disait qu'il l'aimait tel qu'il était, même s'il était brut, s'il était ci et ça. On ne décidait pas de ça, lui-même ne l'avait pas décidé. C'était parti d'un rire et ça s'était accentué au fil des jours. Et il était pris au piège. Il le serrait un peu plus contre lui, encore. Ce qu'il lui avait manqué... Il ne se lassera pas de son odeur, de la chaleur, même minime, qu'il dégageait.

J'aime ton rire, même quand je ne comprends pas ce que j'ai pu dire de drôle et que sur le coup, ça m'énerve. C'est à cause de ce rire à la con, que je suis tombé amoureux. Dès la première fois où je l'ai entendu, la première fois qu'on s'est vu. Tu as ris et j'étais foutu. Et chaque fois que tu ris, mon coeur a un sursaut et j'ai envie de t'enlacer, t'embrasser, sourire comme un con... Ca fait parti des choses qui m'ont le plus manqué, je crois...

Il ne le regardait pas, en lui confiant ça. Il avait enfoui son visage. C'était de ces choses qu'il ne confiait jamais, des sentiments profonds qu'il préférait garder pour lui. Il n'aimait pas se mettre à nu, pas comme ça du moins. Mais bon, le vampire venait de lui ouvrir son coeur et il ne se voyait pas rester à ne rien dire, ne rien faire...
©️ nightgaunt


AND THIS LOVE CAME BACK TO ME
I thought love was only true in fairy tales, meant for someone else but not for me. Love was out to get me, that's the way it seemed. Disappointment haunted all of my dreams. Then I saw his face, now I'm a believer ; not a trace, of doubt in my mind. I'm in love, and I'm a believer I couldn't leave him if I tried.


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William Collins ∞ Vampire
Voir le profil de l'utilisateur http://solemnhour.forumactif.org/t1328-william-collins-only-love-can-break-down-the-wall-someday http://solemnhour.forumactif.org/t1333-carnet-d-adresses-de-william Lun 25 Déc - 13:41

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Situation : Fiancé à l'homme de sa vie, Isaiah Warren. Amoureux au delà de tous les mots.

Localisation : Boston officiellement. Sur les routes souvent, jamais très loin d'Isaiah.

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Wise men say only fools rush in but I can't help falling in love with you.
Shall I stay, would it be a sin if I can't help falling in love with you. Like a river flows surely to the sea, darling so it goes, some things are meant to be. Take my hand, take my whole life too, for I can't help falling in love with you.

Cela fait longtemps que William attend de lui dire tout ça et plus encore, que le vampire attend de pouvoir lui expliquer pourquoi ça ne peut qu'être Isaiah et personne d'autre. Trop longtemps. Le vampire pensait même que ce jour ne viendrait jamais, même s'il n'était pas parti, que son humain ne voudrait jamais l'écouter. Ou même lui poser la moindre question. Quoi que pour être tout à fait honnête, ça aurait volé un jour, il n'aurait pas laissé d'autre choix à Isaiah que de l'écouter. Il a beau être patient le vampire, il vaut mieux à son âge, il a beau savoir que souvent les actes sont plus important que les mots, il avait besoin lui d'extérioriser les choses. De les dire à voix haute. Oui ça serait sorti quand même et peut-être qu'Isaiah aurait tout rejeté d'un bloc, n'étant pas prêt à l'entendre, mais William l'aurait fait. Enfin il sait qu'aujourd'hui encore ce n'est pas gagné pour que son humain ne rejette pas ses mots, même si c'est lui qui pose les questions. Mais oui lui a ce besoin de dire les choses, sur tous les sujets possibles, il aime les mots, ça le rassure de pouvoir exprimer ce qu'il ressent. Parce que lui n'est pas Isaiah, il est bien moins expressif avec son regard ou dans ses gestes.

Est-ce qu'il manipule bien ses mots ou non pour faire comprendre au chasseur ce qu'il en est. Il l'ignore. Mais tout ce qu'il dit vient du plus profond de son coeur et encore il ne répond qu'au pourquoi moi, pourquoi il est tombé amoureux, de quoi il est amoureux. Il pourrait le résumer avec un : tout. Il aime Isaiah pour tout ce qu'il est, ce qu'il n'est pas, ce qu'il montre ou ne montre pas. Il ne répond qu'à ce pourquoi, qui n'exprime à peine qu'une minuscule partie de ce qu'il peut ressentir pour son humain. Ses sentiments sont tellement plus forts que ça, aussi renversants qu'un ouragan sur son passage. Cela va parfaitement bien avec les yeux d'Isaiah. Plus profonds aussi ses sentiments et tellement puissants, violents que ça pourrait faire peur. Il a beau avoir lu la plupart des livres disponibles, il n'est même pas sûr le vampire qu'il pourrait trouver des mots pour les décrire ses sentiments. Il n'y en aurait pas d'assez proches de la réalité, de la vérité.

Il a ce sentiment d'urgence en parlant, bien que sa voix reste posée et calme, comme si Isaiah pouvait le faire taire d'une seconde à l'autre. Comme si l'occasion ne se représenterait pas de si tôt. William a peut-être l'éternité devant lui -sur le papier-, pour son humain, ce n'est malheureusement pas le cas. Cruelle notion qu'il a dans un recoin de son esprit et qui le rendrait fou s'il y pensait pleinement. Pourtant en même temps qu'il parle, il ne loupe aucune réaction que peut avoir le chasseur. Il le voit s'enfoncer dans son fauteuil quand il lui parle de ses yeux. Il le voit regarder autour de lui comme s'ils n'étaient pas seuls. Oui amour c'est bien à toi que je parle. Il entend aussi son coeur qui tape, s'emballe, ralenti, s'affole et se loupe. William a tout le temps le rythme de son coeur dans les oreilles, tantôt plus fort, tantôt moins. Tout dépend d'à quel point ils sont proches, de ce qu'ils font ou de ce qu'il se passe. Même s'il le voulait, il ne pourrait pas ne plus l'entendre. Le coeur d'Isaiah est tout simplement un hymne à la vie, sa boussole dans l'obscurité.

William termine par se lever, se rapprocher tout en continuant d'essayer de faire comprendre à son humain ce qu'il en est. Ce n'est peut-être pas le meilleur moyen de laisser passer son âge mais il ne réfléchit pas à ça en tant que tel. Il s'en sert de comparaison pour lui expliquer à quel point il est important, ce qu'Isaiah a fait pour lui sans même le savoir. Il rit légèrement à sa répartie.

- Oui mais vieux con ça sonne mieux.

Il l'a dit, Isaiah a beau être vulgaire, il aime ce côté là aussi surtout que tout à l'heure en le lui disant, le chasseur le disait aussi tendrement que possible donc. Ce désolé qu'il entend en retour, il ne sait pas trop quoi en faire, ni comment le prendre. Lui voulait juste atténuer cette notion d'amour éternel, de ne pouvoir aimer qu'une fois dans sa vie même s'il devait vivre encore des siècles. William se contente de secouer la tête. Tu n'as pas à être désolé amour. Pour quoi que ce soit.

Il se stoppe devant le fauteuil du chasseur et le laisse aller à son rythme dans ses réactions. Ne bronchant pas, ni cillant pas quand ils se regardent. Cela doit être un beau désordre dans la tête d'Isaiah alors il lui laisse le temps d'analyser les choses. Il ne peut qu'imaginer ce qui passe dans la tête de l'humain. Mais c'est aussi ça être avec Isiah, c'est savoir qu'il a ce côté animal sauvage qui doit être approché en douceur mais qu'on ne peut pas apprivoiser. William ne le voudrait même pas de toute manière, cela fait partie de lui et lui demander de changer serait comme vouloir l'enfermer dans une cage. C'est juste hors de question.

Enfin il se redresse et vient lui caresser les joues puis l'embrasser, William lui rend son baiser et sourit. Parce qu'il n'a pas besoin de réponse autre que celle-ci. Il se laisse entraîner sans discuter, riant même quand Isaiah le fait avant de l'enlacer autant que l'humain le fait. D'une main seulement, son autre main vient à nouveau passer sur la joue d'Isaiah pour finir dans ses cheveux. Le vampire les voit ses joues rouges, un signe qu'il a réussi à le toucher avec ses mots. L'humain le lui confirme avec sa phrase, il ne dit rien mais dépose un baiser sur son front. Restant silencieux aussi pour la suite, en effet ça ne se décide pas, l'amour s'en fout de toutes leurs considérations, il frappe quand il le veut avec qui il veut. Âge, classe sociale, race, sexe, rien n'a d'importance quand il s'agit d'amour.

William lui caresse la nuque tendrement d'une main, le tenant précieusement et le plus possible contre lui de l'autre, le laissant parler à son tour. Surpris. Le bon mot à employer, il ne s'attendait pas à ça, il n'aurait jamais pu s'y attendre d'ailleurs. À vrai dire il s'attendait peut-être à son physique, il sait qu'il n'est pas vilain après tout ou à un point de son caractère mais pas à son rire. Comme quoi il est pas forcément sûr de lui non plus le vampire. Est-ce possible d'être encore un peu plus amoureux ?

- Je ris parce que tu me rends vivant, parce que c'est toi. Il n'y a que toi, Isaiah. J'avoue, j'en ai un peu profité quand j'ai compris que ça t'énervait, parce que quand tu t'énerves, tu parles et que j'aime le son de ta voix. Toutes les fois où je sortais un tas d'inepties, c'était pour essayer de te faire rire, j'aime ton rire moi aussi. La plus belle des mélodies.

Aussi foutu l'un que l'autre quoi. Et encore William se tait parce qu'il pourrait continuer longtemps ainsi, tout comme il pourrait continuer longtemps à serrer Isaiah contre lui. Décidant que là dessus aussi il est foutu, il a trop vite prit goût à cette tendresse entre eux.
©️ nightgaunt



Oh let me see your beauty when the witnesses are gone. Oh let me feel you moving like they do in Babylon. Oh show me slowly what I only know the limits of. Dance me to the wedding now, dance me on and on. And dance me very tenderly and dance me very long. We're both of us beneath our love, and both of us above. And dance me to the end of love. And dance me to the end of time.


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Isaiah Warren ∞ Hunter
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always on my mind
Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

Il a toujours du mal à percuter, ces choses là. Il n'avait jamais songé, de toute sa vie - l'avant et après vampires - qu'il serait avec quelqu'un. Pour lui, la vie s'était résumée à sa soeur, la seule qu'il arrivait à supporter, la seule qui ne l'emmerdait pas, pour un oui ou un non, la seule qu'il savait supporter sur le long terme et qui savait le supporter, la seule qui le prenait tel qu'il était et qui voyait plus loin que le côté grognon et bagarreur d'Isaiah. Et puis, boom, le vampire avait débarqué, sorti de nul part et s'était imposé dans sa vie. Des conquêtes ? Il en avait eu des tas, il était incapable de dire combien il en avait eu, tellement ils avaient été. Mais ça n'avait jamais été que des plans culs, par-ci par-là, sur la route, pour passer le temps et... leur piquer de l'argent, oui, disons le comme c'était. Mais non, il y avait eu William et il était foutu, totalement foutu. Sûrement obnubilé, trop pour se rendre compte d'une évidence. Un déni aussi, peut-être, des doutes qu'il aurait eu mais aurait effacé délibérément ; il était trop parfait pour être un vampire. Et pourtant.

Il lui dit que c'est un vieux con, il le prend bien, encore et toujours, alors que n'importe qui de sensé se serait vexé, non ? Mais pour Isaiah, il était plus facile de sortir des insultes que des mots gentils, et surtout, bah, il ne se voyait pas donner des surnoms comme "mon chéri" "mon doudou" ou des conneries du genre comme bien des couples le faisaient. Ce n'était pas naturel pour lui, il ne se forçait donc pas. Il ne se forçait jamais à rien. Peut-être que ça lui viendrait, avec le temps, il n'en savait rien, il verrait bien.

Il devait intégrer tout ça, comme toujours, ça lui prendrait du temps. A peser le pour, le contre, voir s'il ne se moque pas juste de lui en lui racontant tout ça. Parce qu'il a cette impression aussi, qu'on se moque de lui, parce que c'est un peu trop beau pour être vrai, qu'un homme comme William, puisse être amoureux de lui, qu'il soit l'âme soeur de quelqu'un, surtout. Genre, le mec avait attendu plus de 600 ans, à se faire chier, pour trouver son âme soeur, qui n'était que... lui ? Pas sûr que l'attente en valait franchement la peine, c'était triste à bien y penser, si c'était vrai.

Puis, enfin, Isaiah lui avouait ; ton rire m'a fait tombé amoureux. Il lui avait dis, sûrement pour la première fois, il était amoureux. Eperdument. Follement. Il n'y avait pas de mots pour dire combien il l'aimait, de toute façon, il n'était pas assez doué avec les mots pour ça, qui plus est. Il le vivait, ressentait, point.

Serait-il un chat, qu'il ronronnerait quand William lui caressait ainsi la nuque. C'était agréable, tellement agréable. Des gestes qui lui apparaissaient comme nouveau, car même avant tout ça, il n'y avait pas eu ces gestes là, cette tendresse, ça lui sautait aux yeux. C'était bizarre, mais il s'y ferait. C'était apaisant.

J'aime t'entendre rire. J'aime t'entendre parler. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça. J'étais foutu dès la première fois que tu as ri, la première fois qu'on s'est vu. Ca m'a hanté et tu es revenu, encore et encore. Je n'ai pas su te laisser partir, après. Je n'ai pas su te le demander. Et je suis encore foutu, parce que là encore, je n'arriverai pas à te demander de partir. J'aimerais pourtant, je sais que c'est ce qu'il y avait de mieux après tout ça mais... J'y arrive pas.

Il nichait son visage un peu plus, ne se sentant pas de lui dire droit dans les yeux. C'était là la phase un peu bisounours d'Isaiah, qu'il ne montrait que rarement, ces fois étaient si rares qu'on pouvait se demander, de façon tout à fait légitime, si cela existait.

J'aime ton rire mais j'aime aussi le fait que tu n'aies pas peur de me confronter, parfois, et je sais comme je peux être chiant quand je m'y mets. Je ne te mentirai pas, c'est aussi ton physique qui m'a attiré, que ce soit le tracé de tes muscles que j'ai appris à connaître, par coeur, que ce soit les traits de ton visage, que ce soit la forme de tes lèvres, plus belle encore quand elles sourient... Tes yeux aussi. Je n'ai jamais compris ton regard, jusqu'à maintenant. Mais il m'apaise, souvent. La façon dont tu me regardes me fait peur parfois, j'ai l'impression que tu ne vois pas qui je suis vraiment, j'ai l'impression d'être quelqu'un de bien, quelqu'un qui compte, quelqu'un d'important, alors qu'en réalité, je ne le suis pas...

Il parlait tout doucement, comme honteux de ce qu'il avouait.

J'aimais les habitudes que l'on avait prise. Quand tu m'enlaçais, surtout. Avoir tes bras autour de moi, qui me serraient pour m'endormir, ça me rassurait, ça m'apaisait. J'avais ton odeur, ta chaleur, ta présence. Ca m'a flingué, de plus avoir tout ça. J'avais plus que l'alcool pour m'endormir. Et quand j'ai su ce que tu étais, j'avais que l'alcool pour oublier ce que tu étais. Je sais que j'ai été con à réagir comme ça. Et encore maintenant, je rêverai que tu ne sois qu'un humain, ça rendrait les choses tellement plus facile pour nous. Enfin, pour moi. Je n'aurais pas peur de te présenter à ma soeur tel que tu es, je n'aurais pas peur que tu ailles te nourrir et blesse quelqu'un au point que je doive agir... Je n'aurais pas peur que tu t'en ailles à nouveau, que tu ne te rendes pas compte du temps qui passe quand tu pars alors que pour moi, le temps passe réellement et importe.

Il parlait, parlait, parlait, comme il n'avait jamais autant parlé. Même avant l'arrivée des vampires dans sa vie. Il avait toujours été solitaire, peu bavard, mais là, il parlait, parlait, parlait, il avait besoin de confier tout ça, sans doute. Besoin qu'il le sache, peut-être. Ou alors il pensait juste à voix haute. Ou alors il se confiait à William, comme on confierait ses pêchés.

J'aime le fait que tu aies toujours le mot pour rire, même dans les pires moments, même quand c'est complètement inapproprié. J'aimais ta présence sur la route, avec moi, quand on chassait ensemble. On était quand même un beau duo, même si je comprends mieux maintenant pourquoi tu étais doué pour la chasse. Et tu n'imagines pas à quel point ça pouvait m'énerver, déjà avant, de voir certains te tourner autour, même avant cette fameuse nuit. J'ai jamais su dire ces choses là, j'ai jamais su comment on devait les dires alors je dois paraître bien con...

Il haussait les épaules.

'fin bref... Il ne peut y avoir que toi, pour moi. Je sais pas si on peut parler de ces conneries comme âme soeur ou je n'sais quoi encore. Je sais juste que je ne peux avoir que toi et que la vie est nulle à chier quand t'es pas là. Je suis juste un robot, quand t'es pas là. J'sais que je vais paraître carrément égoïste mais ça me fait du bien que tu sois là et parce que j'arrive enfin à me souvenir comment c'est, de vivre, j'ai pas envie que tu partes.

Il traçait quelque lignes indéfinissable, avec le bout de ses doigts, sur le bras du vampire. Et, bordel, ce qu'ils avaient fait tout à l'heure dans la cuisine, ça l'avait réveillé, en quelque sortes. Il avait essayé de faire quelque rencontres, brèves, juste des histoires d'un soir, mais ils étaient tous fades en comparé de William. Ca l'avait réveillé, il se souvenait comment vivre, comment ressentir toutes ces choses là. Comment faire, comment... Ouais, comment vivre comme un être humain normal. C'était plutôt ironique que ce soit un vampire qui provoque ça, pas vrai ?
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William Collins ∞ Vampire
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L'un dans les bras de l'autre et Isaiah qui commence à se confier à William. Le laissant surpris sous l'annonce pourtant il lui répond et de nouveau les mots sortent facilement, sans réfléchir. Il n'y a pas besoin de penser, de peser ses mots quand on parle avec le coeur et c'est ce que fait le vampire. Est-ce que ce sont ses mots ou ses caresses qui font que son humain reprend la parole ? Il ne le sait pas mais ça lui fait plaisir d'entendre Isaiah se confier, être prêt à parler. Peut-être que c'était un peu une petite chose qui lui manquait à William, savoir ce que le chasseur peut avoir en tête. Non c'est même sûr que ça lui manquait. Encore une fois il ne sait pas totalement décrypter les regards d'Isaiah.

Il aime beaucoup moins entendre certains mots, oui il ne dit rien mais il sait qu'il n'est ni pardonné par Isaiah, ni qu'il s'est pardonné à lui même. Ce jour n'est pas près d'arriver. Cela lui fait mal, extrêmement mal parce que ça lui renvoie à la gueule cette erreur qui aurait pu leur être fatal à tous les deux. Lui montre une nouvelle fois à quel point il a tout mal interprété, il pensait agir au mieux pour Isaiah et il a fait pire encore. Cela le touche en même d'entendre les mots d'Isaiah, se rendant encore mieux compte de l'amour que l'humain peut lui porter.

Le voir se blottir un peu plus, le déstabilise un poil parce qu'il n'est pas habitué à ce genre de geste. Isaiah lui semble tellement vulnérable à cet instant, que ça lui donne encore plus envie de le protéger. Il l'entoure un peu plus de ses bras voulant que son humain ait la sensation d'être dans un cocon, que plus rien de mal ne peut lui arriver. Lui redonner la certitude, qu'il n'ira plus jamais nul part, qu'il restera à ses côtés. Je te tiens mon amour. William dépose des baisers sur les cheveux du chasseur, le laissant s'exprimer à son rythme.

Bouleversé par ces nouveaux mots qui viennent. Son physique là c'est déjà plus compréhensible pour lui. Bien qu'extraordinaire avec la manière dont Isiah peut le dire, dont il peut parler de ses yeux, de ses lèvres. De son regard en général et là il est carrément perdu parce que si bien sûr que si, Isiah compte, est important, est quelqu'un de bien. William ne supporte pas de l'entendre se dévaloriser ainsi pourtant il le laisse poursuivre.

Isaiah parle encore et William en aurait presque toutes les sensations physiques normales. La chair de poule, la gorge serrée et compagnie. Il peut même dire qu'il les a tellement c'est violent l'effet des mots de son humain sur son esprit. C'est encore de doux baisers sur ses cheveux et le garder dans ses bras le plus possible. Le vampire se demande si le fait qu'ils ne soient pas autant collés l'un à l'autre ne lui fait pas imaginer certaines choses comme cette sensation que Isaiah aurait presque honte de parler. Avant d'avoir celle de ne plus savoir si le chasseur se confie à lui ou se confie tout court. Une chose est sûre, Isaiah ne s'est jamais confié ainsi ou peut-être à sa soeur dont il parle. Pourtant là encore, William ne répond pas, le laissant finir. Est-ce qu'un vampire peut avoir les larmes aux yeux ? C'est l'effet que ça lui fait en tout cas.

- Je ne veux pas partir Isaiah. Tant que tu voudras de moi, je resterai, je n'irai nul part. Je ne peux pas vivre sans toi. C'est impossible, j'ai besoin de toi, je ne suis rien sans toi. Je te le redis, je ne fonctionne pas sans toi. Et à nouveau un baiser sur son crane. "Tu ne crois peut-être pas à ses conneries d'âmes soeurs comme tu dis mais c'est ce que tu es pour moi. Tu es mon double, ma moitié, je ne suis complet qu'en étant près de toi. Quand je t'ai dans les bras ou simplement en te regardant. Il n'y a qu'avec toi que je suis à ma place, là où je dois être. Je sais que tu as du mal à le voir mais si tu es quelqu'un de bien et d'important. Tu comptes plus que tu ne peux l'imaginer, plus que je ne pourrais jamais te le dire."

Il n'en a pas besoin physiquement mais pourtant il marque une pause.

- Tu ne me parais pas con comme tu le crois, tu es intelligent Isaiah et quand tu parles on ne peut que t'écouter. Surtout si pour me dire autant de belles choses que je ne suis pas sûr de mériter. Je sais que tu as encore du mal à accepter ce que je suis, je le comprends et je ne t'en veux pas. Je ne t'en voudrais jamais pour rien de ce que tu pourrais faire même quand tu as voulu me tuer je ne t'en ai pas voulu plus de cinq minutes derrière. C'est difficile pour toi, ça va à l'encontre de ce que tu crois mais n'aies pas peur de ce que je pourrais faire ou ne pas faire. Je ne perdrais pas le contrôle, je ne deviendrai pas un de ces animaux. Je sais que tu me tueras avant de toute manière et je l'accepte pleinement. Tu sais ce qui me fait peur ? C'est de te perdre que tu me sois arraché. Je t'aime Isaiah Warren, je suis fou de toi et c'est la seule chose qui importe pour moi, savoir que c'est réciproque.

Tout du long il n'aura pas cessé de lui caresser la nuque ou le dos, de déposer encore et toujours des baisers sur Isaiah. Essayant de lui transmettre autant par ses mots que par ses gestes à quel point il peut l'aimer.
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Oh let me see your beauty when the witnesses are gone. Oh let me feel you moving like they do in Babylon. Oh show me slowly what I only know the limits of. Dance me to the wedding now, dance me on and on. And dance me very tenderly and dance me very long. We're both of us beneath our love, and both of us above. And dance me to the end of love. And dance me to the end of time.


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Isaiah Warren ∞ Hunter
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Age : 35 ans.

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Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

Ouvrir son coeur, c'était prendre le risque d'être blessé à nouveau et qu'il ne sache plus jamais comment se relever. Il s'en rendait compte, quand il eût fini de déblatérer. A trop parler, trop se confier, ça donnait un énorme pouvoir au vampire, celui de tout retourner contre le chasseur. Sauf que... William lui renvoyait tout ça. Il se prenait tout ça, en pleine gueule, d'un coup. C'était trop. Il étouffait. C'était quelque chose qu'il n'arrivait pas à concevoir, il avait beau le vivre, le ressentir ; il n'y croyait pas. C'était pas possible, pour lui, il y avait forcément un problème quelque part. Soit il rêvait, soit le vampire se moquait de lui, mais impossible que ce soit réel.

Alors il tremble. Il n'arrivait juste pas à gérer tout ça, d'un coup. Cet amour reçut en pleine gueule. Ca partait d'un bon sentiment mais... Mais il ne savait pas le gérer, le recevoir. Ca le bloquait, le perturbait. Les larmes coulaient, il ne savait pas comment réagir, ne savait pas quoi dire. Parce qu'il aurait juste répété "c'est faux, c'est impossible", et il savait que ça aurait blessé William de dire ça. Mais en même temps, bah, ouais, il n'y croyait pas. Il reniflait. Il recevait ses baisers avec plaisir, oui. Mais c'était trop de bonheur, trop de bien d'un coup après tant de mois, voir même carrément d'années, de grand désert affectif. Une vie de solitude et là, bam.

Il pleurait en silence, ne se contentant pas de caresser sa peau du bout des doigts ; il s'agrippait à lui. Plus vulnérable que jamais. Ouais, trop d'un coup, il n'était pas prêt à entendre ça un jour. Il respirait profondément son odeur, essayant de s'apaiser, de se calmer, les yeux clos. Il respirait profondément, le serrant davantage.

Alors c'est ça, hein... des âmes soeurs... Ca expliquerait tout, oui... Si on est des âmes soeurs...

Lui qui pensait que c'était un truc à la con, bah, si William lui confirmait, c'était sûrement vrai. Il le pensait, le ressentait, William confirmait, alors... Mais là encore, il lui disait le fameux je t'aime et bordel, ce qu'il culpabilisait de ne pas réussir à lui dire. C'était bloqué au fond de sa gorge. Il entrouvrait les lèvres pour lui dire mais, rien, aucun son ne sortait.

Il avait besoin d'air. Pas qu'il se sentait agressé, qu'il se sentait acculé, mais, il ne saurait dire, sinon qu'il avait besoin d'air frais. Il se poussait donc du fauteuil, y laissant William, se retirant de leur étreinte chaleureuse, il sortait de la pièce, tête baissée. Il n'allait pas faire une crise de panique, mais il ne s'en sentait pas loin. C'était plus que ce qu'il pouvait supporter d'un coup, William ne se rendait vraiment pas compte de l'impacte de ses mots sur le chasseur. Il sortait de la pièce précipitamment, se contentant de suivre le couloir et ouvrir une fenêtre pour y passer la tête et se prendre un courant d'air frais et humide en plein visage. Oh bordel. Il ressentait trop de choses à la fois.

D'une part ; tout revenait. La vie revenait en lui, d'un coup. La faim, le froid, la fatigue, les envies basiques, ça revenait. Puis ses sentiments revenaient et à cette heure, il était incapable de dire ce qu'il ressentait exactement. De l'amour, c'était certain. De la peur, aussi ; celle que tout soit faux, qu'il s'en aille, qu'il rêve, qu'il soit manipulé par un Djinn, il allait jusqu'à s'imaginer une vengeance, comme si William avait eu une moitié et qu'Isaiah l'avait tué pendant une chasse et qu'il venait se venger ; ouais, ça allait loin pour ne pas reconnaître que c'était réel. Alors la paranoïa s'ajoutait. Puis la culpabilité, celle de ne pas réussir à lui retourner ces mots comme il s'y attendait peut-être, celle de ne pas parvenir à lui retourner son affection comme il s'y attendait peut-être. On avait déjà tant attendu de lui sur le plan humain, tant de choses qu'il avait toujours été incapable de donner. Quand il était jeune ou même maintenant, ça a toujours été un gros problème chez le fils Warren.

Là, il aurait donné cher pour un verre de whisky, voir même, carrément la bouteille. Mais il se battait avec ses propres démons pour ne pas aller se chercher la bouteille, même s'il savait exactement où elle se situait. Mais est-ce qu'il voulait prendre le risque de gâcher encore plus cette soirée ? Non. Mais tout lui tombait sur la gueule, là, maintenant, il ne s'y était pas préparé mentalement. Il avait besoin de souffler, avant que sa tête explose. Il ne savait pas comment le gérer, il avait beau faire le tour dans son esprit, rien de cohérent ne venait. Parce qu'il n'arrivait jamais à cette conclusion où, oui, William l'aimait, tout simplement, qu'il n'y avait pas à chercher plus loin. Il n'arrivait jamais à cette conclusion, parce que c'était irréaliste, impossible, trop beau pour être vrai, qu'il voulait juste garder les pieds sur terre.

Et pourtant, lui, il l'aimait. Oh oui, ce qu'il pouvait l'aimer. Et être parti, là, comme ça, après pareils révélations, ça ajoutait à sa culpabilité, de songer à ce que William devait penser, abandonné là, comme ça. Le vent frais ne l'aidait pas. Une douche froide, peut-être ? Il ne savait pas, il ne savait plus, à ce stade. Il inspirait profondément. Pourquoi ne pouvait-il pas réagir comme un être humain normal et tout simplement accepter ? Il inspirait profondément à nouveau, gardant les yeux fermés. Il aurait aimé que ce soit si facile, qu'il puisse réagir normalement, mais il n'y arrivait pas, il savait que sa réaction pouvait paraître excessive, mais voilà, c'était comme ça. Il était comme ça, on ne le referait plus.

Il lui fallait quelque minutes, longues, à faire le point, comme ça, pour finalement se décider à parler, sachant qu'il entendrait forcément. Ou peut-être pas, d'ailleurs, mais au moins, ce serait dit.

Je... je ne peux pas, te retourner tout ça, William. J'aimerais, mais je ne peux pas. Ces mots, ces attentions, cette tendresse, je peux pas. C'est pas moi, je suis pas comme ça, je l'serai sûrement jamais. J'aimerais te dire que je changerai, que je veillerai à t'apporter tout ce que tu mérites, mais, putain, j'en sais rien. J'arrive même pas à te dire ce que je ressens sans avoir une boule dans la gorge et chialer comme un gosse. C'est trop, William, c'est trop, je peux pas assumer autant. Je sais pas si je le pourrais. Tu mérites tellement mieux, même si tu n'es qu'un vampire. Tu mérites mieux et je sais qu'on choisit pas ces conneries là mais, putain, j'arrive pas à y croire. Tu vois ? C'est trop, trop pour moi. Je peux pas assumer tout ça, je peux pas te le retourner. C'est pas juste parce que tu m'as brisé quand tu es parti, mais j'ai toujours été comme ça. Bien avant de te connaître. Si je me suis toujours contenté de plan cul, c'était pas pour rien. Je suis pas capable de te rendre heureux, William, je galère déjà à m'occuper de moi, à part toi, j'arrive même pas à savoir exactement ce qui pourrait me rendre heureux, alors rendre un autre heureux ? Je sais pas, tout ça. Tu me rends dingue, je suis tombé amoureux dès que je t'ai entendu rire, c'est vrai. Mais .... Mais putain, tu te rends compte de ce que tu me dis ? C'est pas juste le fait que tu sois un vampire, c'est pas juste le fait que tu sois parti. Je saurai pas te rendre tout ce que tu me donnes déjà. J'ai toujours été comme ça, William. T'y es pour rien, enfin, si, t'en as rajouté une sacré couche mais, ça a juste accentué ce que j'étais déjà.

Il était brisé mais, dans le fond, il l'avait toujours été. Il n'était pas un objet qu'on pouvait réparer. Il pouvait péter une durite d'un coup pour être à nouveau doux comme un agneau cinq minutes après. Il était instable, imprévisible, même lui, ne comprenait pas ses propres réactions, parfois. Comment William pouvait-il tomber amoureux de ça ? Il n'arrivait pas à y croire, là encore.

Je te veux à mes côtés, mais c'est égoïste, parce que je sais que tout ce que je peux t'offrir, c'est une vie de chasse, à ne pas savoir ce qu'on fera demain ni si on vivra encore. Je ne peux t'offrir que l'incertitude, l'angoisse, le chaos. C'est pas ce qu'il y a de mieux. Je ne peux pas te demander de rester avec moi. Mais j'arriverai jamais à te demander de partir parce qu'en même temps, j'ai besoin de toi à mes côtés, c'est même pas juste une envie, c'est un besoin. Mais c'est égoïste. Je suis paumé, là, je t'avoue. Ton amour est réciproque. Peut-être même trop pour mon propre bien, et même pour ton propre bien. Parce qu'encore égoïstement, tu vois, j'ai envie de te garder et m'assurer que tu ne seras qu'à moi. Rien qu'à moi. Alors que je sais que je ne peux rien t'offrir, parce que je n'ai rien. Qu'avec la vie que je mène, si tu me suis, tu risques d'être envoyé à la mort et je veux pas de ça sur la conscience non plus. Bordel, je sais plus quoi penser. Tu me rends dingue. Tu me rends fou.

Il était fou, il en avait l'impression, en s'entendant parler. Complètement taré. Amoché. C'était n'importe quoi.

Tu vois, c'est pour ça que je ne parle jamais. Parce que déjà dans ma tête, c'est le bordel complet. Alors quand je parle, ça donne rien de bien.
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William Collins ∞ Vampire
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William le sent s'effondrer contre lui, devenir encore plus vulnérable. Il le sent se mettre à trembler et s'agripper encore plus, il l'entend pleurer. Cela lui serre le coeur, le fait culpabiliser encore plus. Pour tout. Surtout que ce n'était pas le but recherché, il n'y avait même pas de but tout court, si ce n'est lui parler avec son coeur et rassurer Isaiah. Lui faire comprendre pourquoi il ne peut pas être séparé de lui, pourquoi il n'ira jamais nul part. On pourrait croire qu'à son âge, il trouve des réponses à tout mais là non, il est encore plus perdu en fait. Il le sait pourtant que son humain l'écoute, l'entend entre deux larmes et en a preuve. Oui amour des âmes soeurs. Cela lui montre également que tout ce qu'il ressent est plus que réciproque.

Pourtant Isaiah se lève et fuit, le laissant seul, les bras vides. Mais surtout le laissant gelé le vampire. Son premier réflexe serait de le suivre, de le rejoindre mais il n'en fait rien autant pour Isaiah que pour lui même. Il arrive à comprendre que tout ce qu'il vient de dire est sans doute trop pour l'humain. En fait il ne le comprend que parce qu'il garde son ouïe rivée sur chacun de ses mouvements, qu'il l'entend se déplacer et ouvrir une fenêtre. Un bref instant, il a peur qu'Isaiah fasse une connerie. Mais non le chasseur semble avoir juste besoin d'air.

William ne bouge pas aussi parce qu'il est décontenancé, désemparé. L'espace d'une ou peut-être deux minutes, il oublie qu'Isaiah n'a jamais eu de réactions comme on peut s'y attendre. Imprévisible et impulsif. Il le sait pourtant et maintient que malgré tout il aime ces côtés là du chasseur. Il le lui a dit, ça l'a déjà agacé par le passé et ça le fait maintenant. Pour Isaiah, ça serait plus simple s'il était humain. Pour le vampire, ça serait plus simple si Isaiah n'était pas...excessif. Ou livré avec un putain de mode d'emploi.

Lui qui pourtant ne perd pas la notion, contrairement à ce qu'Isaiah peut penser, la perd pourtant là. William ne saurait dire combien de temps passe avant qu'il entende sa voix à travers la pièce et le couloir. Et croyez le, il pleurerait comme un gamin là si c'était possible aux premiers mots qu'il entend. Cela le secoue et le cloue sur place en même temps. Il s'assoit au bord du fauteuil, les coudes sur ses cuisses, la tête baissée et ses mains venant se joindre sur sa nuque. Cette peur violente le reprend, celle de perdre Isaiah, qu'il le repousse encore, ne lui demande de partir et de ne plus jamais revenir. Cette peur qu'Isaiah se rende compte qu'en fait il ne l'aime pas. Ou que William se rendre compte que pour le chasseur ce n'est finalement qu'un jeu, un nouveau moyen de foutre à terre un vampire avant de l'achever. Parce qu'il n'est qu'un vampire. Il le lui a dit à l'instant. C'est irraisonné comme réaction, c'est le pouvoir que des mots peuvent avoir sur un esprit.

William se fait violence pour reprendre le contrôle de ce qui peut lui passer en tête. Il ne sait pas quels mots précisément le fait réagir, lui fait reprendre conscience que c'est Isaiah. Que son humain n'est pas tout à fait normal, qu'il est à part, qu'il a des réactions à part. Unique. Oui Isaiah est unique. Il continue de tout écouter attentivement et finalement ce qu'il entend fait sens à ses oreilles. Il rassemble les mots et leur sens. Et tout devient plus clair.

Finalement il se lève et sans un bruit, il part dans le couloir, rejoignant Isaiah. Restant pour le moment à quelques mètres de distance derrière lui pour le laisser terminer de parler.

- Au contraire Isaiah, cela fait longtemps que je veux savoir ce que tu as en tête et je le sais maintenant. Peut-être pas tout mais je le sais. Et oui c'est un beau bordel. Je ne vais pas prétendre que tout était agréable et facile à entendre, c'est même plutôt le contraire.

Cette fois William approche sans se presser venant se mettre à côté d'Isaiah.

- Mais dans tout ce que tu as dit, il y a des choses que je ne peux pas te laisser croire plus longtemps. Pour commencer, cette vie sur les routes à chasser, je l'ai choisie. J'aurai pu continuer à faire des allers-retours entre toi et mes occupations mais j'ai choisi de tout plaquer pour te suivre. J'ai choisi d'être avec toi sur les routes et de chasser les vampires à tes côtés. Oui ça aussi tu dois te demander pourquoi et tu le sauras, je te le promets mais pas ce soir.

Glissant un bras autour de son humain alors qu'il poursuit, ne cherchant pas à le serrer contre lui, pas encore. Si Isaiah veut le faire, qu'il le fasse à son rythme.

- Je ne te demande pas de me pardonner, je sais que je ne le suis pas ou pas avant longtemps. Juste de me laisser rester avec toi. C'est ce que je veux et c'est que tu veux aussi, tu me l'as dit et ça ne fait pas de toi quelqu'un d'égoïste alors qu'on veut la même chose. Pourquoi faire autrement alors ?

Une question qui ne demande pas de réponse surtout que le vampire n'a pas terminé.

- Je ne te demande pas de me rendre mes mots ou mes gestes comme moi je peux le faire. Tu n'en es pas incapable, tu l'as fait Isaiah, tu ne le vois peut-être pas mais tu l'as fait à ta manière à toi et c'est tout ce qui compte. Je le sais que nos sentiments sont réciproques, mon dieu oui je le sais, tu me l'as dit, me l'as montré comme tu as pu. Je n'ai pas besoin de plus, d'accord ? Tout comme tu es tendre à ta manière, juste dit moi est-ce que tu aimes quand je le suis avec toi ? Mes caresses, mes baisers ? Si la réponse et oui alors laisse moi continuer de le faire. Là encore tu le fais à ta façon et ça me suffit, d'accord ?

Son regard se fait plus joueur, plus taquin alors qu'il reprend la parole pour une dernière chose.

- Alors maintenant, tu arrêtes de penser à tout ça, tu t'éloignes de cette fenêtre avant de finir malade et tu vas te reposer. Ou je n'aurai pas d'autre choix que de te porter jusqu'au premier lit que je trouve et de te border !

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Isaiah n'a jamais su comment gérer ses émotions, il n'a jamais travaillé sur lui-même, pour ça, il n'a jamais vraiment pris le temps de faire le point sur ci ou ça. Il se contentait de vivre, se laissait porter par les émotions, les sentiments, et voilà tout. Mais là, il se sentait dans l'obligation de faire le point, donner quelque chose à William, genre, donner le change. Rendre ce qu'on lui donnait. Ca le bloquait. Il ne pouvait pas lui rendre tout ce qu'il lui donnait, il culpabilisait pour ça. Et parce que c'était trop pour lui, il explosait.

L'air frais n'était pas assez, il lui fallait plus que ça, mais quoi ? Aucune idée de ce qu'il lui fallait, là, à l'heure actuelle. Quel bordel. Puis, sans qu'il ne le sente ou entende, William était revenu à ses côtés. Il lui disait que ça faisait longtemps qu'il voulait savoir ce qu'il avait en tête, ah. Bah il était servi, le pauvre. Il voulait voir l'ampleur des dégâts, bah, en voilà un exemple plutôt concret. Puis il reprenait, lui disant qu'il avait choisi cette vie au lieu de retourner à ses occupations. Alors ça le frappait ; attends, quelles occupations ? Bah, c'était évident qu'il avait une vie en dehors mais ça le frappait, là ; quelle vie, exactement ? Que faisait-il, quand il n'était pas sur les routes ? Isaiah lui avait tout montré, tout dit, même. Mais il y avait encore tellement de points flous concernant William qu'il était perdu. Bon, un peu plus ou un peu moins, qu'est-ce que ça changerait, à ce stade ?

Finalement, le vampire passait un bras autour de lui sans pour autant le serrer. Isaiah regardait son bras, curieusement. Il ne cherchait pas à s'en dégager, comme il ne cherchait pas encore à s'approcher davantage. Il hochait la tête à ses dires, ouais, dis comme il le disait, ça paraissait évident, s'ils voulaient être ensemble, pourquoi pas, au moins, Isaiah avait été honnête avec lui ; il le faisait parce qu'il en avait besoin. Il le gardait avec lui, parce qu'il avait besoin de lui. Parce qu'il l'aimait, aussi, mais ça, c'était toujours coincé dans sa gorge.

Soit disant, ça lui suffisait. Le comportement d'Isaiah, ses gestes, ses mots, lui suffisaient. Il ne voyait pas comment, mais soit. Au moins il était fixé ; il ne pouvait pas plus lui donner que ça, il ne s'en sentait pas capable. Il ne serait jamais si doux, si tendre. Ne serait jamais bienveillant, aux petits soins, il n'était pas comme ça, ne pouvait pas l'être.

Oui, j'aime. Mais je me sens coupable de ne pas pouvoir te le rendre.

Parce que dans le fond, il voulait suivre les exemples qu'il avait vu toute sa vie, et tous ces exemples, bah, c'était basé sur un échange, les gens se rendaient meilleurs l'un l'autre, ils s'aimaient purement et simplement, avaient des gestes l'un envers l'autre qu'il ne se sentait pas d'avoir, surtout parce qu'il n'y penserait pas la plupart du temps. Il s'était fait à l'idée qu'il ne serait jamais en couple, il avait intégré l'idée, facilement d'ailleurs. Alors là, ça lui tombait dessus, encore et toujours. A la fois comme une évidence et à la fois comme un couperet.

Et là... il mettait un moment à comprendre la plaisanterie chez William. Il le regardait juste, bizarrement. Hein ? Mais qu'est-ce qu'il racontait ? Il levait les yeux au ciel, malade, il avait peur de ça ? Il lui mettait un petit coup de coude et se reculait pour fermer la fenêtre. Il attrapait sa main au passage et l'entraînait avec lui vers les escaliers, assez vite. Il montait un étage en plus, toujours en l'entraînant avec lui. Et une fois à l'étage, il continuait son chemin jusqu'à sa chambre. Sa chambre avait toujours les même murs marrons, curieusement apaisant quand on connaissait le caractère d'Isaiah. Et sa chambre était toujours rangé d'une façon quasi militaire ; chaque chose à sa place, pas de place pour le bordel. Là aussi, sa chambre n'avait jamais vraiment changé. Il n'y avait pas grand chose sinon des trophées qu'il avait gagné, ceux qui n'étaient pas placés dans le salon. Sa ceinture noire. Heureusement pour lui, les photos de ses remises étaient dans le salon, il n'aurait pas à revoir sa tête à 15 ans. Il songeait qu'il devrait peut-être faire un brin de ménage, en soit, tout ranger au grenier. Le reste de sa chambre ne constituait qu'un grand lit et un bureau. Il avait sa propre salle de bain, son propre dressing - plutôt vide d'ailleurs. Il n'y avait pas grand chose, de toute façon. Il avait allumé la lumière, il s'était un peu raclé la gorge.

J'ai besoin d'une douche, je crois.

Deux douches en une journée, un record mondiale pour lui. Il s'y dirigeait, d'ailleurs, retirant son haut par la même occasion et le jetant dans le bac à linge en osier comme on jetterait un ballon de basket, le haut retombant dans le panier. Il allumait la lumière de la salle de bain. Ouais, une grande salle de bain. Ca lui paraissait tellement luxueux, comparé à ce à quoi il s'était habitué, avec les motels et auberges à la con.

Tu viens ?

Il se retournait vers lui, question quasi innocente, si c'était possible. L'air de dire, me fait pas attendre, surtout. En tout cas, il ne perdait pas son temps pour se déshabiller à nouveau, il connaissait le chemin par coeur. Il avait besoin de se calmer les nerfs et une douche serait bénéfique, mais en même temps, il avait besoin de rester avec lui, alors le choix lui semblait tout fait. Mais c'était tout Isaiah, ça, ce "casse toi" et deux minutes après "bon alors, tu viens ou merde ?".

Il n'attendait plus, en tout cas, en se déshabillant et allant dans sa douche. Il n'y avait pas de baignoire, juste une douche avec des murs vitrés, la douche se trouvant être contre le mur. Il faisait déjà couler l'eau chaude, lançant tout de même un regard curieux vers le vampire.

Mais hors de questions de me border après.

Il ronchonnait un peu, comme un gamin boudeur. Il ne manquerait plus que ça, tiens, qu'il se fasse border. L'eau chaude lui coulait dessus. Le chaud puis, d'ici la fin de la douche, il mettrait le froid. Mais l'eau chaude berçait et aidait aussi à se détendre, c'était déjà ça. Il avait besoin de s'apaiser, se calmer, se changer un peu les idées sur le foutoir qu'il laissait et imposait à William.
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William Collins ∞ Vampire
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With you, I'm alive. Like all the missing pieces of my heart, they finally collide. So stop time right here in the moonlight, cause I don't ever wanna close my eyes. Without you, I feel broke, like I'm half of a whole. Without you, I've got no hand to hold. Without you, I feel torn, like a sail in a storm. Without you, I'm just a sad song. With you, I fall, it's like I'm leaving all my past and silhouettes up on the wall. With you, I'm a beautiful mess, it's like we're standing hand and hand with all our fears up on the edge. So stop time right here in the moonlight, cause I don't ever wanna close my eyes. Without you, I feel broke, like I'm half of a whole. Without you, I've got no hand to hold. Without you, I feel torn, like a sail in a storm. Without you, I'm just a sad song. You're the perfect melody, the only harmony I wanna hear

Peut-être que ça en a pas l'air mais ils ne sont pas mieux l'un que l'autre. C'est moins violent, moins visible chez William mais lui aussi son esprit est un beau bazar. Isaiah n'est pas le seul à avoir des peurs vissées au corps, William crève de trouille de le perdre et sait que ça arrivera parce que son humain n'est pas éternel. Il évite juste de songer à cette partie là. Le vampire a aussi la trouille de perdre le contrôle un jour quoi qu'il en dise mais il sait aussi que ça n'arrivera pas tant qu'Isaiah sera là. Rien que ça lui donne l'impression d'être égoïste, il a besoin du chasseur et le lui a dit. Égoïste parce qu'il sait qu'il s'impose, qu'il a foutu un merdier son nom dans la vie d'Isaiah mais qu'il n'a jamais pu le laisser partir ou ne pas le rejoindre et que ce n'est pas maintenant que ça va commencer. William ne pensait pas non plus trouver l'amour un jour alors qu'il voyait défiler les décennies puis les siècles, ça le rendait triste quand il y pensait mais c'était ainsi. Et Isaiah a déboulé dans sa vie ou plutôt il a déboulé dans celle de l'humain. Cela lui fait peur aussi, la force de ses sentiments, de leurs sentiments à tous les deux, ils pourraient se détruire mutuellement trop facilement. Isaiah a son coeur entre les mains et ne semble pas s'en rendre compte.

William a juste l'âge oui peut-être, ça joue pour lui mais il a surtout dû apprendre à contrôler ses émotions et les gérer pour arriver à lutter contre lui même et ses instincts de prédateurs. C'est même la première chose qu'il a réussi à apprendre quand il a été transformé, le seul moyen possible pour arriver à se venger de son créateur. Hors de question qu'il devienne cet animal sanguinaire qu'on a voulu le faire devenir. Hors de question qu'il puisse pardonner un jour, même maintenant que son créateur est mort de sa main, ça se poursuit. Isaiah n'est pas le seul à aimer tuer, William s'en empêche le plus possible. Enfin pas à la chasse. Mais il se freinait et se freinera toujours pour ne pas prendre le risque de libérer la bête.

Donc oui c'est plus simple pour lui de se stabiliser, de rebondir. Cela les emmène aussi sur cette grosse différence entre eux, là où Isaiah voit tout en noir, William voit tout en blanc. Le pessimiste et l'optimiste. Le yin et le yang. On en revient à cette notion de deux parties formant un tout. Ils sont ainsi et se sont trouvés. Le vampire l'a accepté assez facilement, Isaiah a encore besoin de temps.

- Bien. Tu n'as pas à culpabiliser.

William a changé d'approche, essayé de lui dire qu'il a déjà tout ce dont il a besoin avec les réactions de son humain. Ce qui est vrai. Il s'en fiche réellement si Isaiah n'arrive jamais à fonctionner autrement, comme il l'a déjà dit, il ne lui demandera jamais de changer sur quoi que ce soit. Il l'accepte et le prend comme tel. Il rechange de manière de faire, il ne veut pas que son humain ressasse encore tout ça. Pour ce soir du moins, même s'il se doute que ce n'est pas terminé. Il sourit en voyant la tête que fait Isaiah devant sa plaisanterie, fier de lui le vampire. Il rit au coup de coude qu'il reçoit et se laisse entraîner.

La chambre, il l'observe quelques instants par pure curiosité mais se tourne surtout vers Isaiah en l'entendant et William se marre encore. Si si c'est très drôle de l'entendre parler de prendre une douche quand on le connaît.

- Fait gaffe de pas te transformer en poisson avec toute cette eau.

William reste à le suivre des yeux, secouant la tête d'amusement en le voyant faire. Avant d'avoir un sourire en coin et un air parfaitement entièrement faussement angélique.

- Hum je ne sais pas, la vue est pas mal d'où je suis.


Mais oui bien sûr que oui William le suit, forcément. Sauf qu'il prend son temps le vampire, le laissant se caler sous l'eau chaude, jetant à peine un coup d'oeil à la pièce. Bah oui merci, une salle de bain, il sait à quoi ça ressemble depuis le temps. Ce n'est qu'en l'écoutant qu'il réagit vraiment.

- Ça, on verra si t'es sage. Si tu piques pas toute l'eau chaude aussi.

Quoi ? Lui aussi a besoin d'une douche, entre la route qu'il a fait, la soirée et ce qu'ils ont fait dans la cuisine tout à l'heure. Sans oublier qu'il est peut-être plus endurant physiquement mais que mentalement, cette fois ça y est, il est cuit le vampire. Oui bien sûr qu'il se déshabille avant de rejoindre Isaiah sous le jet d'eau.

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Isaiah Warren ∞ Hunter
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Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

"Tu n'as pas à culpabiliser", bah tiens, comme si c'était si facile qu'il suffisait de dire "eh mec, culpabilise pas" pour qu'il se dise "ah ouais heureusement que tu me l'as dis, ouf, c'est parti, c'est bon, ça va mieux". C'était dans sa tête, comme toujours.

Et enfin, il l'emmène un étage plus haut, passant par sa chambre et sa salle de bain.

Et si je bois de l'eau, je risque de me noyer, c'est ça ?

Bah, un peu d'auto-dérision, ça ne faisait jamais de mal, ça ne l'avait juste pas empêché de lui faire un doigt d'honneur sur le chemin. Puis, sous l'eau, il se souvient de ses bandages et il les retire, les jetant à la poubelle comme il avait jeté plus tôt son haut dans le panier à linge. Et il rinçait ses plaies sous l'eau, le temps que le vampire était encore à distance, histoire d'éviter l'incident. En plus, il ose lui dire que la vue est pas mal de là où il est, ce qui lui faisait lever les yeux au ciel. Il n'était pas moche, quand il était bien coiffé, la barbe à peu près taillé, ouais, sûrement. Et quand il avait bien dormi.

Si tu veux pas que je pique toute l'eau chaude, tu devrais venir plus vite.

Bon, il ne souriait pas, mais il n'en n'était pas loin, le ton était un poil plus léger bien que sa voix restait rauque et lointaine. Ceci dit, il ne s'éternisait jamais sous la douche et la seule fois où il avait "piqué toute l'eau chaude" c'était l'an dernier, au départ du vampire. Il avait bu toute une bouteille de whisky, sous la douche d'un motel à deux balles. Le cliché total, oui. Et il était resté si longtemps sous l'eau qu'elle avait fini par devenir glaciale et qu'il avait mis un moment à le réaliser. Cette pensée lui donnait un frisson. Plus jamais ça se disait-il.

C'est vrai que la vue est pas mal.

C'était ce qu'il adressait au vampire, lorsqu'il avait retiré ses vêtements pour le rejoindre et qu'à son tour, il profitait de ce qu'il voyait, le regard traînant sans une seule once de gêne, à aucun moment. Il aimait ce qu'il voyait, il avait toujours aimé ce qu'il voyait chez le vampire. L'idée que le vampire soit réellement tout à lui sonnait comme irréaliste, aussi à cause de ça. Parce que même s'il était tombé amoureux dès qu'il l'avait entendu rire, d'un point de vue physique, si Isaiah devait décrire un dieu, il aurait décrit William.

Alors il l'entraînait avec lui sous les jets, allant jusqu'à lui voler un baiser au passage. A sa façon, il essayait de reprendre les choses en main, ne pas se laisser abattre. Puis, en sentant l'eau sur ses plaies et sentant que ça le piquait, il se reculait.

J'ai souvent été blessé pendant nos escapades et là encore je le suis, pourtant tu n'as pas l'air de vouloir me bouffer. Comment ça se fait ?

C'était plus vicieux que ça en avait l'air, comme question. Quitte à coucher avec un vampire, autant profiter des informations, non ? Il avait toujours favorisé le fait de saigner pour attirer des vampires, les distraire, les empêcher de réfléchir ; ils essayaient toujours de lui sauter dessus quand il saignait. Pourtant, William ne l'avait jamais fais jusque là. Les vampires pouvaient se contrôler à tel point ? Il devrait peut-être mieux y réfléchir pour la prochaine chasse, ça laissait quand même songeur. Bien qu'il ne se contentait pas uniquement de saigner pour les attirer, c'était quand même une chose à prendre en compte.

Puis il se rappelait, ce n'était pas le meilleur moment pour parler travail. Il aurait bien une autre occasion d'en parler, après tout. Il passait une main dans ses cheveux, pour les replacer en arrière, songeant qu'il ne devait pas ressembler à autre chose qu'un chien mouillé à cet instant. Boarf, tant pis. Si le vampire ne s'en plaignait pas, c'est que ça ne devait pas être si terrible que ça, non ? Et puis, plus égoïstement encore, lui, avait une très belle vue alors, il en profitait bien, c'était le plus important. Il n'avait pas eu cette vue depuis un peu trop longtemps à son goût et il avait l'impression de rattraper le temps perdu.
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Il n'aura rien dit à la question de se noyer s'il boit de l'eau même s'il approuve ce fait. Clairement Isaiah boire de l'eau, c'est pas quelque chose de commun, malheureusement, mais bon tant qu'il cesse d'abuser du reste et qu'il ne se met plus dans les états dans lequel William l'a déjà ramassé.

Puis bien sûr qu'il prend son temps, le vampire ne s'en lasse pas d'admirer le corps d'Isaiah. Avec ou sans cicatrices, il est parfait le chasseur. Même sa barbe et ses cheveux longs. Isaiah est à croquer -sans mauvais jeu de mot- et c'est lui qui peut en profiter pleinement. Dans l'histoire c'est William le chanceux quoi qu'en dise son humain et il ne reviendra pas là dessus.

- Chantage.

Il se marre en disant ça et en terminant de se déshabiller. Si Isaiah profite de la vue et termine par le lui dire, ça le met quand même un peu mal à l'aise d'être reluqué ainsi. Parce que oui d'accord il sait qu'il plait depuis le temps mais il n'est pas le seul à avoir ce genre de physique après tout. Pourtant il sourit à la réplique du chasseur.

- La mienne est encore mieux maintenant.

Lui aussi ne se prive pas de reluquer l'humain, il se répète mais il aime et plus encore ce qu'il voit. William le lui a dit, son physique a aussi aidé pour qu'il tombe amoureux et qu'il soit totalement accro. Se laissant entraîner sous le jet, lui volant à son tour un baiser tout en savourant l'eau chaude sur sa peau du moins jusqu'à ce qu'Isaiah ne se recule. Il cligne des yeux un instant mais comprend vite ce qu'il se passe avec cette nouvelle question qui arrive. Une question qui pourrait être anodine mais ne l'est pas, ça ne l'est jamais avec le chasseur. Est-ce qu'ils vont se lancer dans un troisième round d'explications -pour être soft- ou non ? William n'en a pas spécialement envie après tout le reste mais il ne peut pas ne pas répondre. Mais avant.

- Un vampire ou tu t'es mis à chasser autre chose ?

Son regard glisse un instant sur les plaies d'Isaiah avant de revenir à son visage.

- Mes crocs me démangent à chaque fois que je sens ton sang, surtout la première fois, ça a été le plus dur de résister. Mais ce n'est pas que pour te mordre, ça ne l'est plus même quand je sens ton sang, ça ne m'affole pas les sens. Cela éveille juste mes envies de massacrer la chose qui t'a blessé.


Non William n'ira pas lui dire qu'il a envie de le mordre à chaque fois qu'ils couchent ensemble, n'ira pas lui expliquer que c'est pour le marquer, le faire sien, n'ira pas lui révéler qu'il a envie de le transformer. Pas ce soir en tout cas, un jour peut-être mais pas ce soir. Il hausse les épaules avant de continuer.

- Tu l'as dit je ne suis qu'un vampire, mes instincts sont toujours là. Je sais juste les museler autant avec toi qu'avec n'importe quel humain. Contrôler tout ça a été la première chose que j'ai faite consciemment une fois transformé. Je n'ai jamais pardonné à mon créateur de m'avoir fait ça, j'ai refusé de devenir la bête sanguinaire qu'il voulait que je sois. J'ai refusé d'être comme tous ces vampires qu'on a pu chasser ensemble, ne penser qu'à bouffer, qu'à tuer sans se soucier des humains. Eux, une goutte de sang et tu les fais réagir. Moi, non.

William n'est pas sûr que ça soit le bon endroit pour parler de tout ça mais soit, si ça travaille Isaiah que de le savoir. Et il y a toujours ce qu'il disait à son humain tout à l'heure, quand il doit absolument boire du sang humain directement à la source, ça le dégoûte, il se dégoûte. Mais Isaiah aura peut-être perçu tout le dédain et la rage contenue en William quand il a mentionné son créateur.
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