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Always on my mind. | ft. William Collins
No matter what we breed, we still are made of greed

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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Sam 23 Déc - 3:49
always on my mind
Maybe I didn't treat you quite as good as I should have. Maybe I didn't love you quite as often as I could have. Little things I should have said and done, I just never took the time. You were always on my mind. You were always on my mind. Maybe I didn't hold you all those lonely, lonely times and I guess I never told you I'm so happy that you're mine. If I make you feel second best, man, I'm so sorry I was blind. You were always on my mind. You were always on my mind. Tell me, tell me that your sweet love hasn't died, give me one more chance to keep you satisfied. Little things I should have said and done, I just never took the time. You were always on my mind.

Il ne comprend pas pourquoi le vampire est si attaché, soudainement. Il ne comprend pas pourquoi le vampire l'aime, en fait. Il ne voit pas ce que le vampire peut voir en lui, lui, ne voit que désolation, ravage. Alcool, temps, usure, chasse, toutes ces conneries, là. Sa soeur lui manquait terriblement aussi, cela jouait forcément. Et voir les photos d'eux sur les murs, un peu partout, n'apaisait rien, ça ne remplaçait pas sa soeur. Mais bon, après tout, peut-être qu'il finirait par comprendre, s'il le demandait à William. Mais côté égocentrisme, on a vu mieux. Il n'était pas certain de vouloir savoir, en fait. Genre, c'était pour mieux le bouffer après ? Allez savoir. En temps normal, il savait comment tuer un vampire de toutes les façons possibles, mais qu'ils puissent être amoureux, ça, il ne le savait pas, qu'ils puissent s'attacher à quelqu'un, ces choses là, il l'ignorait. Comme quoi, on ne finissait jamais d'apprendre, dans ce métier.

Mais voilà, les questions viennent. Il a besoin de se rassurer, quelque part. Il l'aime, il veut bien faire l'effort de poser les questions. D'habitude, il tue et les questions viennent après. C'est à dire qu'il ne prend jamais le temps de questionner, en fait. Parce qu'il n'est pas du genre à se laisser attendrir par l'ennemi, en temps normal. Pas le genre à se laisser attendrir tout court. En même temps, ça le met sacrément mal à l'aise comme situation, il ne sait pas trop comment commencer alors il y va franco. Comme on retirerait un pansement ; il retire d'un coup sec.

Et il ne perd pas son temps pour lui répondre. Ce n'était pas plus mal, il préférait ça ainsi. Il voulait se rassurer ; qu'il ne couchait pas avec un meurtrier, qui ferait nombre d'orphelins. Combien de vampire avait-il croisé qui prenaient plus de plaisir à tuer qu'à se nourrir ? Après coup, toujours. Forcément. Ils allaient pas s'empoisonner, ces cons. Mais il en avait rencontré trop nombreux, de sauvages.

En même temps, l'idée de boire du sang le répugne, ça devait être sacrément dégueulasse, quand même. L'idée de l'embrasser alors qu'il venait de boire du sang était assez dégueulasse. Bon, est-ce que c'était plus dégueulasse que lorsque William l'embrassait alors qu'il venait de boire de la bière ou du whisky, ça... Et là, il lui dit que des humains sont consentants pour ça et qu'il lui arrive de se nourrir sur eux. Il ne saurait dire pourquoi. Il plissait le nez. En fait, il comprenait, dans un certain sens. Il comprenait pourquoi, à la limite, un humain voudrait bien se sacrifier pour un vampire. Et bizarrement, il était assez... quoi, jaloux ? Ouais, peut-être jaloux, de savoir que William se nourrissait sur quelqu'un d'autre. Ce qui était quand même con, quand on y pensait, qu'être jaloux de ça, non ? Il n'aimait pas l'idée qu'il puisse planter ses crocs dans un humain, oui, mais partant du fait qu'il fasse ça pour survivre, ne pas finir fou ou qu'en savait-il encore...

Il se mettait à fumer, à nouveau, nerveusement. Honnêtement, il ne sait pas comment se positionner face à ça. Les poches de sang, soit. C'était mieux que rentrer chez n'importe qui, le mordre et repartir comme si de rien était. Il y réfléchissait. Se perdait dans ses pensées, la clope aux lèvres. Merde alors. Pourquoi ça l'emmerdait à ce point, qu'il morde quelqu'un d'autre ? Parce que ce qui l'embêtait le plus, ce n'était pas le fait qu'il morde pour se nourrir. C'était qu'il morde quelqu'un qu'il ne connaissait pas, qui l'emmerdait.

Tu me rends dingue, William.

Ce qui avait nombreuses significations. Il écrasait sa clope, consumée qu'à moitié pourtant, dans le cendrier, pour se lever et retourner vers lui, l'enlacer à nouveau. Trop fort, peut-être. Mais est-ce que le vampire le sent, ce "trop fort" ?

Je ne peux pas...

Comment tourner ça, exactement ? Sans paraître trop brutal ? Il y réfléchissait. Il inspirait profondément -son odeur, surtout.

Je ne peux pas te laisser te nourrir sur d'autres personnes, tu le sais. Les poches de sang... D'accord... C'est toujours ça. Mais je n'arrive pas à t'imaginer mordre d'autres personnes. Ca me dégoûte...

Mais comment lui expliquer qu'il était juste jaloux ? Parce que c'était complètement con, non ? En tout cas, il se trouvait très con. Il finissait par intégrer que William était ainsi, ne pouvait de toute façon rien y refaire, qu'il fallait juste faire avec. Les poches de sang, ok, c'était une alternative qui pouvait convenir à tout le monde. Alors il faisait sa mine boudeuse, cherchant un moyen de lui expliquer sans passer pour un barge. Pas plus qu'il ne doit déjà l'être à ses yeux.

Si vraiment tu dois le faire... Fais le sur moi. Si je dois arrêter de boire, de fumer, pour ça... D'accord.

Aïe. Voilà qui allait être emmerdant. Arrêter la picole et la clope. Il aurait peut-être du réfléchir à ça avant de lui dire, en fait. Mais c'était trop tard, c'était dit, lancé, tout ça. Et il ne cherchait pas à se rattraper. Il venait d'autoriser un vampire à le mordre, jusqu'où sa jalousie et sa possessivité le mèneraient ? Pas bien loin, visiblement. Il haussait juste les épaules, en fin de compte. Depuis quand voulait-il cacher ce qu'il ressentait, au juste ? Depuis quand il se souciait de l'image qu'il renvoyait ? C'était nouveau, tiens.

©️ nightgaunt
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Sam 23 Déc - 14:39
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Wise men say only fools rush in but I can't help falling in love with you.
Shall I stay, would it be a sin if I can't help falling in love with you. Like a river flows surely to the sea, darling so it goes, some things are meant to be. Take my hand, take my whole life too, for I can't help falling in love with you.

William le savait que ce calme, cette tendresse entre eux n'allait pas durer, qu'Isaiah finirait par bouger. C'était quelque chose de logique dans le fonctionnement de l'humain, quelque chose à quoi il pouvait s'attendre. Quelque chose qui du coup ne le dérange pas même si le vampire peut bien s'avouer à lui même qu'il serait resté ainsi plus longtemps. Il est plus calme, plus posé que le chasseur et c'est un fait qu'il sait depuis longtemps, avant même qu'ils ne se parlent face à face la première fois.

Par contre il se serait bien passé du retour des questionnements d'Isaiah ou de cette nouveauté de vouloir voir ses crocs. Au moins est-ce un progrès, oui autant voir le bon côté des choses. Tout comme le fait que l'humain semble décidé à ce qu'ils parlent tous les deux. William ne peut pas prédire si cela va durer longtemps avant que le chasseur ne s'énerve ou ait une autre réaction mais comme il l'a dit les questions il les attend. Depuis le jour où Isaiah a enfin compris ce qu'il était. Après tout il n'avait pas changé du jour au lendemain, il était resté le même, lui-même. Du début à la fin. Il pouvait comprendre que l'humain avait du mal à accepter les choses, oui bien sûr, surtout vu le métier qu'il fait. C'est toutes ces réactions excessives qui l'avaient dépassé le vampire.

Mais c'est aussi ça la vie près d'Isaiah, être habitué à ne pas savoir sur quel pied danser, à ne pas savoir comment il va pouvoir réagir. Il y a les grandes lignes oui bien sûr mais ça reste un renouveau pratiquement quotidien. Impulsif, excessif. Il est tombé amoureux de ça aussi le vampire. Des fois oui ça peut être fatiguant comme là alors qu'il vient de lui répondre sans aucune hésitation. Et que William guette les réactions qu'il va pouvoir avoir. Qu'il le voit plisser le nez, fumer, être nerveux, réfléchir. Oui désolé amour mais tu voulais savoir, il n'allait pas lui mentir quand même. Ou se contenter du strict minimum comme réponse, au moins Isaiah est peut-être rassuré du fait qu'il n'est pas avec un tueur. Même s'il reste le problème du sang.

William le rend dingue, bon d'accord mais sur quoi exactement ? Doit-il être rassuré de ne pas l'entendre hurler ou bien l'inverse ? Par contre il ne se fait pas prier pour l'entourer de ses bras quand Isaiah vient l'enlacer, il le sent que l'humain le serre fort. Il a envie de le rassurer d'une manière ou d'une autre. Il ne peut pas...Bon dieu Isaiah, tu ne peux pas quoi. La suite arrive rapidement, le chasseur ne peut pas le laisser faire. Tue-moi alors. Ça le dégoûte...William a l'impression d'être de retour en arrière. J'y peux rien mon amour...Oui s'il pouvait s'en passer il le ferait mais il ne peut pas, ce n'est pas faute d'essayer pourtant, de jouer avec les limites.

Il n'arrive même pas à lui répondre quoi que ce soit, les mots ne passent pas ses lèvres. Alors il serre Isaiah un peu plus fort contre lui, comme pour l'empêcher de partir, comme s'il allait lui être arraché des mains à n'importe quelle seconde. Au moins cela laisse le temps à l'humain de...Quoi ? William vient de rêver ou bien ? Sauf que cette fois les mots fusent hors de sa bouche.

- Non. Jamais je ne te mordrais. Je ne te ferais jamais ça. Pourquoi tu voudrais une telle chose ?

Parce que oui William ne comprend pas là, il ne voit pas ce qui peut motiver Isaiah à lui faire cette demande. D'accord Isaiah l'aime mais ce n'est pas une raison. Au delà de ça, l'humain est quand même un chasseur de vampire, c'est toute sa vie. Le vampire peut concevoir qu'il veuille protéger les humains de lui mais là ça le dépasse oui. S'il y a une raison derrière, oui il ne la voit pas.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Sam 23 Déc - 15:17
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Maybe I didn't treat you quite as good as I should have. Maybe I didn't love you quite as often as I could have. Little things I should have said and done, I just never took the time. You were always on my mind. You were always on my mind. Maybe I didn't hold you all those lonely, lonely times and I guess I never told you I'm so happy that you're mine. If I make you feel second best, man, I'm so sorry I was blind. You were always on my mind. You were always on my mind. Tell me, tell me that your sweet love hasn't died, give me one more chance to keep you satisfied. Little things I should have said and done, I just never took the time. You were always on my mind.

La stabilité n'avait jamais été son truc. Il réfléchissait trop vite, allait toujours trop vite. Sautait à ses propres conclusions, vite, ou alors justement ne prenait pas le temps d'en venir à quelconque conclusions. Il fonçait, toujours. Et ça se retournait contre lui, souvent. Mais pour le coup, les choses lui semblaient presque claires, une fois qu'il les énonçait. Oui, il préférait que William le morde, mais il ne voyait pas là un quelconque sacrifice de sa part. C'était plutôt logique, si ça pouvait, en plus, épargner des vies ou des douleurs à d'autres, alors soit. Il se détachait doucement des bras de sa moitié, pour mieux s'exprimer, espérant qu'il comprenne où il voulait en venir, sans avoir à le dire directement.

Tu crois que tu serais le premier à essayer de me mordre ?

Un rire, un peu sarcastique. Il montrait un morsure sur sa hanche, la trace des crocs était vieille, la cicatrice était blanchâtre.

Juillet 2006. J'ai débusqué un petit groupe, trois vampires à tout casser. Les deux premiers ont été faciles, le dernier ne s'est pas laissé faire et a essayé de me mordre. Il a réussi mais ça n'a pas durer bien longtemps. Janvier 2009, juste avant que tu arrives, à quelque jours près.

Là, il montrait son avant bras gauche.

Cinq. Tous les pièges que j'ai posté ont servis, mais un d'eux a réussi à s'échapper malgré le sang de mort injecté, il ne m'en restait pas assez, j'avais sous-estimé ce connard. Il a choppé la première chose qui venait.

Il aurait pu continuer, comme ça, un moment, en montrant ses cicatrices de guerre.

Bref. J'en suis pas mort. J'en mourrais pas. Pas comme ça en tout cas. Ce sont les risques du métier, se faire mordre. J'ai accepté cette idée y'a longtemps maintenant. Sauf que cette fois, c'est toi. C'est toi et je l'ai choisi. Et je t'ai choisi. Je préfère que tu fasses ça sur moi que sur la première connasse qui a trop vu Twilight ou le premier connard en manque de sensation forte. Si c'est la douleur, c'est passager et j'ai connu pire.

Entre autres, ouais. Il s'était reculé assez pour le regarder, lui exprimer ça droit dans les yeux. Mais la jalousie qu'il ressentait, il ne voulait pas la montrer, ceci dit, les insultes envers ceux qui sont soi-disant consentants, parlaient peut-être pour lui. C'était ça, qui le dégoûtait. Il ne savait pas ce qu'il lui prenait de soudainement voir les choses sous cet angle.

J'me la joue pas sauveur de l'humanité, Will. J'suis pas entrain de me sacrifier ou je sais pas quoi encore. Et au moins, je serai sûr de ce que tu fais.

Et c'était préférable. Il préférait cette douleur-là, que celle qui le rongerait chaque fois qu'il partirait se nourrir. Les questions qu'il se posait déjà maintenant mais qui lui rongerait l'esprit quand il y penserait quand il serait parti, oui. Est-ce qu'il va déraper, est-ce qu'il va préférer telle personne et finalement partir avec. Des questions cons, sûrement, des réflexions cons. Mais bon, c'était Isaiah, il était comme ça, on ne pouvait plus le refaire à ce stade. Il était possessif, jaloux, mais là, ça allait à des sommets qu'il ne voulait voir. Mais soit, tant pis. Il l'avait perdu une fois, hors de question que ça recommence, quitte à prendre quelque décisions qui s'imposaient. Qu'il ne regrettait pas. Bah, il n'avait pas tort, non ? La douleur, c'est passager, ça ne l'effrayait pas, surtout si ça évitait à d'autres de le subir et si ça lui évitait de se faire des films sur ce que William pouvait bien faire.

Scheisse.

De la lumière qui éclairait la maison, signe que la camionnette s'arrêtait devant la maison. Adam était de retour. Ceci dit, il avait sacrément faim, maintenant.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Sam 23 Déc - 16:55
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Wise men say only fools rush in but I can't help falling in love with you.
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C'était à la fois son pire cauchemar et quelque chose qu'il a toujours voulu que de pouvoir mordre Isaiah. À chaque fois sans exception, dès qu'ils s'embrassent avec passion, dès qu'ils font l'amour...William en a eu envie et a lutté contre parce qu'il savait que ce n'était pas le mordre pour se nourrir, ça aurait été le mordre pour le marquer physiquement. Signaler à tout le monde que l'humain est à lui. C'était aussi savoir qu'il n'avait pas envie que de ça mais de le transformer également, pour le garder près de lui pour l'éternité. Il est peut-être fou le vampire mais il sait bien qu'ils n'ont pas la même espérance de vie, qu'à un moment donné il va perdre Isaiah et l'idée lui est insupportable. Mais surtout c'est une limite à franchir qu'il ne veut pas s'autoriser à franchir, d'autant plus qu'il n'a jamais transformé qui que ce soit. C'était aussi savoir d'avance que jamais l'humain n'aurait pu le lui pardonner, que lui même ne se l'aurait jamais pardonné. Le vampire n'a jamais pardonné à son créateur de lui avoir fait ça alors comment Isaiah aurait-il pu ? Cela aurait même été pire avec la relation qu'ils ont.

Et là, là, Isaiah lui demande précisément de le mordre, de faire ce qu'il ne veut pas faire. Comme quoi peut-être que sa raison ne s'est pas totalement barrée puisqu'il dit non directement. Il n'y a même pas à y réfléchir, il refuse. D'autant plus que son humain passe de "je ne t'accepte pas" à "mord-moi". De quoi faire en sorte que William comprenne encore moins les choses, qu'il ne voit pas où Isaiah veut en venir.

- Je sais bien que non.

Oui pas besoin d'y réfléchir pour le savoir que des vampires ont déjà enfoncés leurs crocs dans sa peau. Cela le révulse d'ailleurs, fait remonter à la surface pourquoi il n'aime pas les "siens", pourquoi il ne s'aime pas vraiment lui même, malgré le fait qu'il a accepté ce qu'il est.

- Je les connais tes cicatrices et je sais où sont placées celles que tu as eu après que je sois arrivé et je me souviens comment tu les as eu.

Toutes celles où il n'a rien pu faire contre avant que ça arrive. Et il pense à tous ces moments où il y aurait pu en avoir d'autres et peut-être même pire encore. Pourtant tout en les connaissant, il suit du regard les mouvements d'Isaiah parce que oui du coup, il apprend comment ces deux là ont été faites. Parce qu'il ne l'a jamais questionné dessus non plus. William ne voit pas en quoi cela peut l'aider à comprendre la demande d'Isaiah que de lui lister ses blessures. Son humain parle et William a l'impression de voir autre chose derrière ses paroles. L'allusion à Twilight le fait sourire parce que oui il a lu les bouquins histoire de, il lit tout ce qui lui passe sous la main de toute manière. Le vampire sait que c'est une des raisons pour lesquelles des humains veulent se faire mordre, ce genre de connerie de livre pour adolescente. Est-ce que Isaiah serait...jaloux ?

Mais pourquoi Isaiah serait jaloux de ça ? Cela n'a aucun sens. Ces humains là ne sont juste que de la nourriture, oui William n'ira pas les tuer ou les maltraiter ou autre, il se contente de les mordre pour bouffer. Quand il ne peut pas faire autrement. Rien de plus.

- Sûr de ce que je fais ? Tu imagines quoi Isaiah ? Que je vais perdre le contrôle un jour ? Cela fait trop longtemps que je l'ai le contrôle pour le perdre ainsi. Tu as peur que je disparaisse en partant me nourrir ? Je te l'ai dit, ça n'arrivera pas, je te reviendrais toujours.

Parce que oui il y a peut-être de ça aussi, Isaiah qui ne veut pas le laisser s'éloigner. William fini par soupirer autant que l'humain sache.

- Il n'y a pas que la douleur pour toi qui me fait dire non. Il y a nous, notre histoire. Mais il y a surtout le fait que je me passerais bien de tout ça, je me supporte déjà à peine moi même quand je dois le faire. Cela me dégoûte Isaiah, je me dégoûte, je ne veux pas que tu subisses ça. Je ne veux pas te rappeler encore plus ce que je suis et risquer de te perdre le jour où tu n'en pourras plus.

Il plisse les yeux à la lumière qui se fait dans la cuisine, à l'entente du moteur qui se stoppe. Quand il disait qu'il était trop concentré sur Isaiah et lui pour entendre le reste...Au moins cela va peut-être clore la discussion pour l'instant même s'il se doute que têtu comme l'humain peut l'être, il va revenir dessus.
©️ nightgaunt
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Sam 23 Déc - 18:28
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Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

Il n'avait pas le choix que faire avec la nature de William, s'il voulait le garder. Il devait se faire à l'idée. Il ne pouvait pas le garder et fermer les yeux sur sa situation, autant l'accepter. Même si c'était dur. On ne pouvait pas avoir tout ce qu'on voulait dans la vie, l'amour lui était tombé sur le coin de la gueule et maintenant qu'il respirait à nouveau, il se rendait compte qu'il ne voulait pas retourner dans ce calvaire, ne voulait pas à nouveau avoir la tête sous l'eau.

Sur l'instant, il se demandait si leur relation n'avait pas été que physique, malgré tout. Parce qu'il y avait tellement de flou entre eux. Des choses qu'ils ne connaissaient pas l'un de l'autre. Une alchimie purement physique, oui. Parce que, franchement, comment le vampire pouvait l'aimer alors qu'il était complètement déglingué et lui, comment pouvait-il aimer un vampire, tout court ? Si William savait tout ce que pouvait avoir fait Isaiah, tout ce qui pouvait lui passer par la tête, ne prendrait-il pas ses jambes à son cou ? C'était lui, le chanceux, dans l'histoire, ça, il le savait bien. Au delà du fait qu'il était un vampire, il était sacrément beau, de quoi faire tomber tous les hommes, comme toutes les femmes. Il avait du charme à en revendre. Il avait un côté sécurisant qui ne lui échappait pas. La liste continuait ainsi, longue, trop longue, qui le faisait se sentir à chier, en comparaison. Non mais, sérieusement, qu'avait-il fait pour mériter cet homme ? Isaiah le dévorait du regard, c'était plus fort que lui. Détailler, encore et encore, chaque traits de son visage. De ses yeux clairs, à ses lèvres qu'il se retenait tant bien que mal de prendre en otage, à sa barbe un peu trop bien taillée. Lui en voudrait-on, de laisser son regard se promener sur le torse du vampire et le détailler aussi ? Insatiable, il était.

Difficile d'avoir une conversation sensée quand il avait ça sous les yeux, quand il l'avait contre lui. Difficile de mettre un frein.

C'est pas ça, putain.

C'est pas juste la crainte de le voir partir sans revenir, en se nourrissant. Ce n'était pas que ça. Ca le dégoûtait, de l'imaginer si proche de quelqu'un, même pour quelque minutes. Et il reprend, c'est pas la douleur, bla-bla-bla, Isaiah levait les yeux au ciel.

A quelle fréquence, tu te nourris sur un humain ? Semaine, mois ? Je subis quedal, ducon, c'est moi qui te l'ait proposé.

Il le pensait si faible que ça ? C'était... insultant.

Et moi ça me dégoûte que tu puisses te rapprocher de quelqu'un à ce point.

Bon, bah, c'était dit, hein. Sèchement, certes, mais c'était dit. Et Adam entrait. Il lisait la surprise sur son visage, pas besoin d'être perspicace pour ça, voir deux hommes à moitié à poil dans la cuisine, il y avait plus normal comme situation en rentrant chez soi. Alors il reprenait son t-shirt et le remettait, jetant un regard à William, l'air de dire ; j'en ai pas fini, avec toi. Et non, il n'avait pas fini avec ses questions. Mais là, c'était lui qui crevait de faim, heureusement que le gamin arrivait enfin avec les pizzas.

Les cartons sur la table, il s'empressait de trouver la sienne et en prendre une part. Il y avait longtemps qu'il n'avait pas ressenti tout ça. D'habitude, il mangeait parce qu'il le fallait pour tenir debout. Là, il avait vraiment faim, vraiment envie de manger, pas juste pour sauver les apparences, mais parce qu'il avait faim. Adam le regardait bizarrement et Isaiah lui servait un doigt d'honneur, le faisant détourner le regard. Il changeait mais, il ne fallait pas trop en demander non plus.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Sam 23 Déc - 20:14
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Le vampire a beau refuser la demande, a beau essayer de lui expliquer pourquoi il ne veut pas, il sent de nouveau sa raison faiblir. Bordel. Il est plus fort que ça normalement mais c'est Isaiah. Oui ça suffit à tout expliquer sans avoir besoin de développer les choses. William en est persuadé, son humain pourrait lui demander tout et n'importe quoi qu'il finirait par céder. Il a beau être tout aussi têtu quand il s'y met, ça ne change rien au fait qu'Isaiah pourrait le mener par le bout du nez. Et si en prime le chasseur le dévore des yeux...il est mal barré le vampire. Sérieusement qu'est-ce qu'il a de si particulier pour que Isaiah le regarde ainsi ? Un jour il faudra qu'il le lui demande d'ailleurs.

Mais pour le moment il continu d'essayer de lui faire comprendre, de lui faire entendre raison. Allant même jusqu'à lui confier qu'il n'aime pas ce qu'il est, que ça le dégoûte. Parce que c'est on ne peut plus vrai, ce n'est pas pour rien qu'il a passé autant de siècle dans la solitude et à s'emmerder. Trop lâche sans doute que pour disparaître totalement. Il a eu des conquêtes oui, des personnes avec lesquelles il a pu communiquer mais ça n'avait rien changé. Et puis il y eu Isaiah qui lui a fait ouvrir les yeux sur bien des choses, une bouffée d'air frais. Une tornade plutôt qui l'a entraîné sur son passage et l'a renversé.

Isaiah s'entête et lui dit que ce n'est pas ça, laissez-le en douter le vampire. Il y a forcément de ça, du chasseur qui pense que s'il le laisse s'éloigner, il ne reviendra pas. William le connaît trop bien là pour savoir que ce n'est pas passé comme ça.

- Un mois, deux, trois. Ça dépend.

De trop de choses, de sa faim, de ce qu'il se passe dans vie, de ce qu'il ne se passe pas. Des poches de sang aussi ça dépend, il a remarqué que plus elles sont "fraîches", plus il peut se passer de sang humain à la source. En même temps le "ducon" le fait rire, vraiment, un rire bref et amusé. Oui c'est lui qui l'a proposé mais ce n'est pas une raison !

C'était donc bien ça, Isaiah est jaloux. Sérieusement. William le savait déjà que son humain était un peu décalqué sur les bords mais là il atteint un nouveau palier. Isaiah jaloux de nourriture. Comme si le vampire se mettait à être jaloux quand l'humain avale une pizza ou dieu sait quoi. Sérieusement -oui encore- comme s'il pouvait y avoir la moindre connotation sensuelle ou autre. Sauf que la réponse d'Isaiah l'envoie dans cette direction. William entrouvre la bouche de surprise mais il n'a pas le temps de dire quoi que ce soit que le gamin débarque.

Un bref regard échangé et. Oh mais moi non plus, j'en ai pas fini. Ce n'était pas bien difficile sur ce coup là de comprendre le regard d'Isaiah. D'autant plus que l'humain lui a dit avoir tout un tas de questions et que finalement ils n'en ont abordés qu'une. À son tour il récupère son haut et l'enfile, boudant presque parce qu'il n'a plus sa vue sur le corps d'Isaiah. William les laisse s'installer pour manger, récupérant sa veste pour la poser sur le dossier d'une chaise, elle sera mieux que par terre. Il hésite un bref instant et s'assoit avec eux, son sourire s'agrandissant à mesure qu'il voit Isaiah manger, riant même au doigt d'honneur qu'il adresse au gamin.

Le vampire ne se donne même plus la peine d'essayer de donner le change, avant il aurait sans doute piqué un bout de pizza au chasseur histoire de. Mais surtout il se met à penser que malgré la jalousie évidente d'Isaiah, il n'est toujours pas décidé à le laisser faire. William pourrait tout à fait s'obstiner même le moment venu. Oui mais non, ça ne ferait que le rendre violent et au final craquer quand même. Isaiah a un sacré moyen de pression sur ce coup là et tout pour le faire céder. Son regard passant finalement de l'un à l'autre, les regardant fonctionner, découvrant le môme un peu mieux.
©️ nightgaunt
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Sam 23 Déc - 21:59
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Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

Il avait oublié que William était du genre à rire, alors qu'il l'insultait. C'était pourtant ainsi qu'il était tombé amoureux, à la première rencontre. A cause de ce rire à la con. Mais il ne s'y faisait jamais.

Isaiah n'était pas sourd à ce qu'il disait, ce vampire. Il filtrait juste les informations, à sa façon. Il y repenserait plus tard, quand il serait au calme, à repenser à tout ce qu'il s'était passé. Genre, cette nuit. Un, deux, trois mois, il survivrait largement, c'est pas comme s'il en demandait tous les jours non plus, il aurait le temps de se refaire entre deux. Ca ne l'inquiétait pas, si c'était lui qui se faisait mordre en tout cas. Ca valait mieux lui qu'un autre ou une autre.



Il s'enfilait sa pizza à une vitesse relativement impressionnante. Il ne comptait pas en proposer à William, il se faisait lentement mais sûrement à l'idée qu'il n'avait pas ces besoins là. Qu'il ne les avait plus. C'était tellement d'habitude à rompre, en fait. Dire qu'il s'était forcé tout ce temps... pour rien. Mais il gardait quand même à l'oeil Adam et William, voir comment ça allait se dérouler, si Adam n'allait pas dire une de ses connerie dont il était expert et si William n'allait simplement pas rejeter sa présence, il y avait plutôt intérêt à ce que tout se déroule bien, selon lui. Et c'était le cas. Adam était un bon petit gars, il ne cherchait pas l'embrouille et n'avait pas la même rancoeur qu'Isaiah, sur tout ça. Les vampires. Pourtant ils avaient une histoire quasi similaire. Pas encore adulte, orphelins, à devoir compter sur des chasseurs presque inconnus au bataillon. Bon, sauf qu'Adam était majeur, maintenant, et avait décidé de suivre Isaiah à ses risques et périls alors qu'Isaiah était devenu indépendant dès qu'il avait obtenu son diplôme de fin d'études.

Ah, si sa mère les voyait, elle râlerait sûrement. Une vulgaire pizza pour le dîner, n'importe quoi. Mais adieu les rôties et autres plats cuisinés qu'elle faisait ou faisait cuisiner pour sa famille. Il y songeait en jetant les cartons.

Bon, j'ai pas grand chose à te montrer, ici. Si tu veux rester, fais comme chez toi.

Il n'allait pas lui faire le tour du propriétaire, si ? Il y avait bien des étages à visiter et il n'avait clairement pas la foi. Et il était crevé, aussi. Et il se rendait compte que sur la journée, il n'avait bu qu'une petite bière à la con. Du progrès, si on pouvait dire.

Evite juste le salon.

Ca avait beau être William, il avait beau l'aimer de tout son coeur, il ne voulait pas pour autant souiller le salon avec la présence d'un vampire. Pas encore. Il était crevé, n'empêche, ces retrouvailles avaient été éprouvantes et encore avant, il revenait de quatre heures de marche dans la forêt, sans compter ce qu'avaient inclus leur retrouvailles. Il n'était déjà plus si solide qu'avant. Ca n'irait sûrement pas en s'arrangeant, alors qu'il s'étirait un peu.

Adam, lui, allait dans le salon pour s'allumer la télé, grand bien lui fasse. Isaiah hésitait à se reprendre une bière et continuer là où il s'était arrêté avec le vampire avant que le gamin ne revienne, mais il avait un côté un peu paternaliste, lui indiquant que parler de ça à côté du gamin, ne serait pas la meilleure idée du siècle. Il se frottait les yeux puis cachait sa bouche tandis qu'il baillait à s'en décrocher la mâchoire. Il allait commencer à devenir grognon, il le savait. Ronchon, boudeur. Un vrai gamin.

Il ne comptait toute fois laisser aucun répit à William et il lui indiquait de le suivre jusqu'à l'étage. Ca valait mieux que dehors. Sûrement. Comme le gamin qu'il avait été, il posait ses chaussures en bas des escaliers et les montait, comme quoi, certaines choses ne changeaient pas. Il ne prenait même pas la peine de regarder les photos sur les murs, il les évitait du regard. Les photos de famille, les photos de sa soeur et lui enlacés avec un sourire gigantesque, les photos de Noël, les anniversaires, ces conneries. C'était voir cette époque, voir ses parents, qui lui faisaient mal. Il était maso, c'était un fait, mais peut-être pas à ce point-là. Il se contentait de monter les escaliers jusqu'au premier étage et se diriger tout au long d'un couloir qui donnait sur une grande bibliothèque, celle de son père, surtout. Il allumait la lumière en entrant, connaissant le passage par coeur toute fois. On ne voyait guère les murs, dans cette pièce, on ne voyait que des meubles remplis de livres qui prenaient la poussière. C'était l'endroit qu'il avait choisi, ce n'était pas un salon mais il y avait des fauteuils, c'était un lieu calme. Il s'asseyait sur un des fauteuil, d'ailleurs, assez lourdement. Il attendait juste de voir ce qu'allait faire William, avant de poursuivre. Il aurait pu monter un étage supplémentaire et aller jusque dans sa chambre mais s'il s'écroulait dans son lit, pas sûr qu'il soit capable de parler, il risquerait surtout de comater.

Finalement, il ne voulait pas trop attendre.

Un, deux, trois mois, ça n'est pas insurmontable. J'ai connu pire. Je connaîtrai pire.

Et puis, au final, qu'est-ce que c'était dans la vie d'un chasseur, un, deux, trois mois ? D'ici cinq ans - toujours en étant chanceux - il ne serait plus là, alors autant profiter de William et ne perdre aucune minute, non ? Il n'avait pas l'air de réaliser l'effet que ça lui faisait, peut-être parce qu'il n'était qu'humain, après tout. Mais ça lui faisait le même effet que s'il allait se taper le premier connard du coin, en fait. C'était sûrement ridicule, il ne pouvait dire l'inverse. Mais ça lui montait à la tête, cette histoire, il détestait ça. Et, il détestait les vampires, de toute façon. Il ne voulait pas le tuer, il se devait donc de trouver une alternative.

Je n'ai pas envie d'avoir à te tuer. Je ne peux, de toute façon, pas te laisser te nourrir sur d'autres. Comme je ne peux pas te laisser mourir de faim. La solution me semble toute trouver.

Et ce n'était que sa première inquiétude avec tout ce bordel sur les vampires.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Sam 23 Déc - 23:34
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Savoir qu'Isaiah est jaloux, ça a du mal à rentrer dans sa tête, il a du mal à comprendre pourquoi. Encore il regarderait un autre mec d'un peu trop près là d'accord mais dans ces circonstances, ça le dépasse toujours. Et en même temps savoir que son humain peut être jaloux à cause de lui, pour lui, ça le touche bien plus qu'il ne peut le dire. S'il doit être jaloux -pour rien aux yeux du vampire- et bien qu'il en soit ainsi. Cela lui donne la sensation de réellement compter pour Isaiah.

Même s'il ça l'entraîne à ne toujours pas vouloir lâcher l'affaire, à ne pas vouloir céder. Y songeant en les regardant manger, en se disant aussi que maintenant il n'a plus à avaler de nourriture pour faire semblant. Il apprécie toujours le goût de la nourriture ou d'une boisson mais ça ne le nourrit pas, de ce fait il s'en passe très bien. William ne continuerait à le faire que si ça met Isaiah trop mal à l'aise ou en public aussi mais oui en privé, ça sera autre chose maintenant. Ou si ça dérange le gamin. Ce qui ne semble pas être le cas. Cela l'amuse de les voir fonctionner comme le montre son sourire. Restant silencieux aussi parce qu'il n'est au final qu'une pièce rapportée dans l'équation, si jamais le môme veut lui parler, il répondra.

Bon d'accord, il observe majoritairement Isaiah, se retrouvant connement heureux de le voir manger avec autant d'appétit. Cela ne lui a jamais échappé que le chasseur ne se nourrissait plus par devoir qu'autre chose. Le suivant du regard quand il va jeter les cartons, ne loupant pas le "si tu veux rester". Mais où veux-tu que j'aille ! Comme une chanson le dit "j'irais où tu iras, mon pays sera toi. Etc.".

- Noté.

William ne cherche pas à comprendre pourquoi il lui parle du salon, sans aucun doute possible c'est en rapport avec ses parents. Il n'a pas eu toute l'histoire le vampire quand il s'était renseigné sur Isaiah mais bien trop de détails malgré tout. Le vampire suit le môme du regard quand il part dans le salon, c'est donc définitivement à cause des parents et de ce qu'il est. Cela pourrait le vexer mais il comprend totalement en réalité. Pour ensuite voir Isaiah tenter de camoufler un bâillement, il en lève les yeux au ciel mais qu'il aille se coucher bon sang. Mais non à tous les coups le chasseur va vouloir repousser ses limites et bingo ça ne loupe pas alors qu'il lui demande de le suivre.

Se relevant il s'étire le vampire, lui n'est pas vraiment fatigué. Pas physiquement du moins mais psychologiquement il se rapproche du hors-service. Trop d'émotions depuis deux jours et encore plus ce soir. Leurs retrouvailles. Ces montagnes russes par lesquelles Isaiah le fait passer. Et qui ne sont visiblement pas terminées. Alors William suit l'humain, le copiant au bas des escaliers en ôtant ses chaussures lui aussi après une brève hésitation et un haussement d'épaules pour lui même. Il remarque les photos sur le chemin et les regarde autant que possible sans pour autant ralentir. Ça lui fait juste mal au coeur de songer qu'Isaiah aurait pu avoir une vie normale, aurait dû avoir une vie normale. Certes ils ne se seraient sans doute jamais croisés mais William n'aurait jamais su ce qu'il perdait. Par contre il sait ce que le chasseur a perdu et ça le révolte une nouvelle fois contre ces putains de vampires qui massacrent les gens. Alors qu'ils n'en ont pas besoin, il est bien placé pour le savoir après tout...

Un couloir et enfin la bibliothèque et là dans les yeux du vampires c'est limite des étoiles qui brillent devant tout ces livres. Ouais c'est noël, son anniversaire, toutes les fêtes chrétiennes et païennes. Du tout en un pour lui. Même s'il y a quatre-vingt-dix pour cent de chances qu'il les ait déjà tous lu. S'il garde son ouïe et son odorat braqués sur Isaiah, sa vue elle est fixée sur tous ses livres. Il l'entend se laisser tomber dans un fauteuil, lui approche d'une des étagères, mains jointes dans le dos pour lire les titres sur les tranches des ouvrages.

Ne se tournant vers son humain qu'en l'entendant parler, lui lançant un regard noir à son "je connaîtrai bien pire". Hors de question qu'il puisse arriver quoi que ce soit à Isaiah, il ne le permettra jamais. William serait capable de tuer le premier qui oserait tenter, qu'il soit vampire ou non. Puis il entend la suite. Adoptant une moue boudeuse en l'approchant.

- Ah non, tu as dit que tu ne me tuerais que si j'essaye de partir. Et je peux très bien décider de me laisser mourir de faim quand même, tu sais. Quant à me nourrir sur d'autres, tu ne céderas jamais hein ? Plus une question rhétorique qu'autre chose. Et ce qui devait arriver, arrive, c'est William qui cède le premier et se penche vers Isaiah, lui murmurant un "Jaloux" avant de lui voler un baiser. Un simple mot qu'il aurait pu dire avec amusement mais qui veut surtout dire "Putain tu sais pas à quel point je peux t'aimer."

Se redressant pour finir par aller se laisser tomber dans le second fauteuil présent, son regard ne quittant plus Isaiah une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Dim 24 Déc - 16:01
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Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

Il avait presque oublié comme William aimait lire. Il ne disait rien, donc, en le voyant regarder les livres, lire les titres, probablement. Son père les avait tous minutieusement rangés, classés, par genre, par thème, puis dans l'ordre alphabétique au niveau des auteurs. Il n'avait jamais trop pris la peine de se servir de ces livres, sa soeur y avait passé plus de temps que lui mais l'endroit prenait la poussière, signe qu'elle n'avait pas du s'y aventurer depuis longtemps. Tout était chargé de souvenirs, ici. Chaque détail, chaque pièce.

Il ne disait rien non plus au regard noir que le vampire lui adressait, songeant qu'il le faisait parce qu'il venait d'insister sur le sujet. Bah, quoi ? Il n'était pas du genre à lâcher l'affaire si facilement.

Tu restes un vampire, je reste un chasseur, Will. Et non, tu ne te laisseras pas mourir de faim, ça n'arrivera pas. Et là encore, non, je n'abandonnerai pas.

Bah, il y avait bien des choses qui auraient pu faire craquer le vampire, bien des choses qui auraient pu faire qu'il finisse par se nourrir à nouveau. Les idées qu'il avait étaient assez glauques, voir sacrément dangereuses, mais il savait que ce serait efficace. Après tout, si fort soit-il, il restait un vampire et Isaiah n'aurait qu'à s'entamer le bras, laisser quelque gouttes de sang couler et la suite logique arriverait, non ? Si, bien sûr que si. Il avait déjà eu des vampires, comme ça, qui pensaient pouvoir rester cachés dans une armoire, sous un lit. Mais ils cédaient toujours à l'appel du sang.

Et il osait lui dire "jaloux" en l'embrassant ? Sale con. Il ne pouvait pas même lui rendre son baiser ou tenter de le mordre, le vampire était déjà dans le fauteuil. Il plissait le nez. Ouais, et alors ? Il lui offrait juste un doigt d'honneur, du coup. Sale con. Et voilà, Isaiah était ronchon. Boudeur. Il faisait la moue. Un poil exagéré, même. Il croisait les bras contre sa poitrine, ramenait ses pieds sur le coussin du fauteuil, soit contre lui.

Bah, quoi ?

Bon, ce sujet semblait achevé, il ne céderait pas et William croyait qu'il ne céderait pas à la demande d'Isaiah, alors autant changer de sujet, ils avaient fait le tour. Bon, autre question, qui lui trottait depuis un bon moment.

Pourquoi tu es revenu au bout d'un an ? Tu avais perdu la notion du temps ? Mais, surtout, pourquoi t'es revenu ?

Questions maladroites. Cela pouvait sonner comme des accusations, mais il se demandait surtout pourquoi il était revenu vers lui quand il pouvait avoir n'importe qui de plus sain.

J'veux dire, tu pourrais avoir n'importe qui, n'importe où, n'importe quand, alors, qu'est-ce que tu fous là ? Pourquoi moi ? Tu as vu qui je suis, non ? Et malgré tout, tu choisis un chasseur ? Je ne comprends pas, en fait. Je ne comprenais déjà pas à l'époque pourquoi tu passais ton temps avec moi, je comprends encore moins maintenant. T'as quoi, 100 ? 200 ans ? Plus encore ? Tu te trouves un humain par siècle ? Décennie ? J'essaie juste de comprendre. J'veux dire, ok, j'suis flatté que tu sois là hein, te méprend pas, mais, euh, voilà ? Tu t'es vu, un peu ? Et tu m'as vu ? Je fais carrément cloche. Nan j'comprends pas, j'ai beau me poser la question depuis des années, j'comprends pas et le fait que tu sois ce que tu sois, ça fait que je comprends encore moins. J'veux dire, eh, j'tue les gens de ton espèce et j'ai aucun regret à le faire, au contraire, 'fin, tu l'as vu, non ?

Alors là, il n'avait pas du autant parler d'une traite depuis bien longtemps. Carrément cloche, il était bien gentil, il aurait plutôt du dire "à chier" et encore. Will ne se voyait pas dans un miroir ? Ne se voyait pas tout court ? Et au moins, il le disait, ça sortait : je prends plaisir à tuer. Mettant en avant toutes les fois où, après une partie de chasse, il avait bondi sur William pour fêter ça, pour être poli. De ses souvenirs, les meilleures fois étaient justement après les parties de chasse réussies. En fait, plus il en parlait à voix haute, plus il tentait de faire le point et... moins il comprenait ce que William faisait là.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Dim 24 Déc - 17:31
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Les livres sont vites oubliés dès qu'Isaiah prend la parole. Non pas parce que William connait déjà les quelques titres qu'il a pu lire mais bien à cause de ce qu'il entend. Pas le fait qu'il insiste, ça il s'en doutait déjà mais oui savoir que l'humain pense à des choses "pires" comme il le dit, ça le fout en colère le vampire. Puis il se rapproche, oui en effet il reste un vampire et Isaiah un chasseur, ce n'est pas vraiment le genre de choses qu'ils peuvent changer aussi bien l'un que l'autre. Enfin Isaiah pourrait toujours ralentir. Ou pas en effet. Il ne dit rien de plus mais il sait qu'il a déjà cédé à l'humain même si l'idée va mettre du temps à faire son chemin pour qu'il l'accepte. Et ce n'est pas dit que le moment venu, il ne discute pas encore. Préférant lui voler un baiser et lui murmurer ce mot plutôt que de répondre une nouvelle fois. Même si on peut y voir un discussion close.

William se marre au doigt d'honneur et à la moue qu'Isaiah peut faire tout en s'installant un peu mieux dans le fauteuil. Le trouvant tout simplement adorable en agissant ainsi.

- Rien, j'aime bien.

Parce que c'est le cas, il a dû mal à s'y faire mais oui il aime bien voir Isaiah jaloux, il adore même. Ah, il ne perd pas de temps pour repartir dans ses questions. Le vampire n'a pas le temps d'envisager de répondre que déjà Isaiah poursuit. Dans un flot de paroles qui le fait cligner des yeux quelques instants, écoutant chaque mot attentivement. Est-ce que l'humain n'a vraiment aucune idée du pourquoi ? Ou de l'image qu'il peut renvoyer ? Il faut croire que non à l'écouter. Et son âge qui arrive sur le tapis également ou cette histoire de choisir un humain par tranche de temps. Lui montrant que du coup Isaiah ne sait pas ce qu'il en est vraiment pour les vampires. Il ne sait pas par quoi il vaut mieux commencer le vampire alors ça sortira comme ça viendra.

- Pourquoi toi ? Parce que je suis tombé amoureux, idiot va. Et oui je me suis vu et oui je te vois justement. Je ne vais pas dire que ton physique n'a pas aidé, ça serait faux, parce que tu es magnifique Isaiah. Même là maintenant, tu es parfait à mes yeux. Je sais maintenant que je suis tombé amoureux le jour où j'ai croisé ton regard. Il ne va peut-être pas lui faire le couplet sur la couleur de ses yeux ? Oh et puis si. "Le bleu de tes yeux, cette couleur de l'océan après un orage ou pendant un orage par moment. Les expressions qu'on peut y lire même si je ne les comprends pas toujours, tu parles plus surement avec tes yeux qu'avec des mots."

C'est le moins qu'on puisse dire oui même si comme il le dit William a du mal des fois à tout comprendre, parce que lui reste habitué aux mots malgré tout. Tout comme si Isaiah parle d'une traite, le vampire marque une pause d'une seconde ou deux avant de poursuivre.

- Je ne l'ai pas compris tout de suite ça, j'ai même mis du temps à le voir. Puis j'ai découvert ton caractère, tout ton caractère. Ton impulsivité, excessivité même si elle m'a agacé par moment. Ta manière de ne pas tenir en place, de foncer tête baissée alors qu'à côté de ça tu peux prendre ton temps pour mettre des plans en place. Tu sais rebondir, t'ajuster, trouver des solutions. Même quand tu fais la gueule ou que tu t'énerves, que tu deviens vulgaire, j'aime aussi ces côtés là. Parce que tu es entier, toi-même, tu ne fais pas semblant. Même tes saloperies de défauts j'ai apprit à les aimer et faire avec. Tu es unique Isaiah. Dans tout ce qu'il peut faire, l'humain est unique. "Ce n'est pas la peine de mettre en avant ton côté sombre, je le connais aussi, je sais que tu ne chasses pas que parce que c'est un job. Que tu le fais parce que tu aimes ça, tu aimes tuer, je l'ai vu plus d'une fois et toujours su."

Finalement, il ne sera pas resté bien longtemps dans ce fauteuil puisqu'en marquant une nouvelle pause, il se relève pour approcher du fauteuil d'Isaiah. Tout en reprenant la parole aussitôt.

"Je suis peut-être ce que je suis, j'ai peut-être plus de six cent ans mais c'est toi qui m'a montré ce qu'est vraiment la vie. Qui m'a donné réellement envie de vivre. Et non il n'y a pas de un humain par décennie ou autre. Oui j'ai eu des conquêtes mais désolé pour toi les vampires n'ont qu'un amour dans toute leur vie. Et le mien c'est toi."

William ne cherche pas à l'embrasser en s'approchant, juste être près d'Isaiah, espérant lui avoir fait comprendre à quel point il peut être sérieux dans tout ce qu'il vient de dire.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Lun 25 Déc - 0:46
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"Rien, j'aime bien" ah, ouais, ok. Ce vampire était taré, c'était clair et net. La jalousie d'Isaiah n'avait rien d'agréable pourtant, non ? Et puis, il déballait, Isaiah lui disait ce qu'il avait sur le coeur, en parti. Mais la réponse... Et bien... il s'attendait à tout, sauf ça. Il s'attendait à un nouveau rire, une moquerie. Ah un, peut-être, oui je m'amuse juste, parce que j'ai rien de mieux à faire pour passer le temps. Pas à "je suis tombé amoureux".

Bah, c'était ce que le "je t'aime" signifiait mais entendre un "je suis tombé amoureux" c'était différent, en un sens, il ne s'y attendait pas. Il ne savait plus du tout où se mettre, à ce moment là. Quelqu'un était amoureux de lui. La personne qu'il aimait, lui disait ça. C'était plus que tout ce à quoi il pouvait un jour espérer, en fait. C'était déstabilisant. Qu'il soit agréable dans un lit pouvait passer, mais amoureux, vraiment ? Woah. Il lui disait que son physique avait aidé. Soit.

Isaiah n'était pas un poète, n'était pas doué avec les mots tout court. Il était plus de l'action, dans le fait de le montrer, le prouver. Il aurait aimé lui retourner, lui expliquer quand, lui, était tombé amoureux. Mais les mots sur ses yeux ... Il s'enfonçait encore plus, si c'était possible, dans son siège. Merde alors. Comment était-ce seulement possible, tout ça ? Sachant que tout ce qu'il pourrait dire ne serait pas si beau que ce que venait de lui avouer le vampire, il restait muet. Il avait du mal à croire à tout ça, en fait, il avait du mal à croire qu'on pouvait l'aimer. Surtout à ce point. Comme, ironiquement, la seule personne assez dingue pour l'aimer, était un putain de vampire. Tu es unique, Isaiah. Bordel, il voulait le faire chialer, ou quoi ?

Parce que ça allait arriver. Parce qu'il n'avait jamais reçu autant de mots si tendres les uns que les autres à la suite, à part par sa soeur jumelle. Merde alors. C'était vraiment à lui, qu'il s'adressait, le vampire ? C'était con mais il regardait autour de lui, comme pour vérifier que William s'adressait bien à lui, tellement ça lui semblait surréaliste. Il lui avoue aussi qu'il sait qu'il aime tuer. Et pourtant il est encore là, pire, il se lève et se rapproche de lui. Les jambes d'Isaiah se déplie, ses pieds retouchent le sol mais il reste assis, à le regarder.

Plus de six-ans ans. Wow. Bordel. Six cent ans ?! Au moins ?! Oh merde.

C'est plus être vieux à ce stade, t'es une antiquité.

Toujours plus facile de dire des petites saloperies que des mots gentils. Et il lui fallait encore digérer tout ça. Les vampires n'avaient qu'un seul amour ? Il en apprenait une belle, tiens.

Désolé de l'entendre.

Désolé pour lui qu'il n'ait droit qu'à un seul amour et que ce soit tombé sur lui, surtout. Il réfléchissait à tout ça. Un seul amour ? Il peinait à y croire. C'était, genre... Trop romantique ? Pour lui, surtout. Parce que s'il pouvait se satisfaire que d'une personne pour le long de sa vie - une personne, c'était déjà beaucoup, alors deux - mais pour le vampire qui était éternel, c'était bien triste. Il lui arriverait quoi, alors, s'il mourrait ? Il regardait ses yeux, cherchant la moindre trace de plaisanterie, mais il n'en voyait aucune. Il était sérieux, sincère, sans doute. Et si le vampire voulait le tuer, il y avait eu bien des manières de le faire, déjà. Isaiah soupirait, comme vaincu. Hm, peut-être. C'était surtout qu'il ne concevait pas qu'on puisse l'aimer, en fait. Ah, ces insécurités. Pourtant, c'était William, ce n'était pas n'importe qui. Il avait envie de le croire, de boire ses paroles.

Il restait un moment silencieux, sans trop savoir quoi répondre de plus à tout ça. Jusqu'à se décider à prendre son visage entre ses mains, caressant ses joues. Il inspirait profondément. Pourquoi pas, ouais, après tout. Il déposait un baiser contre les lèvres de son vampire. Songeant que ça valait toujours mieux que les mots, surtout qu'il n'en trouvait aucun de pertinent. Il s'était redressé et... l'avait finalement entraîné contre lui, pour l'embêter, comme lui l'avait fait tout à l'heure. Il était costaud, Isaiah, ça ne le perturberait pas. Et après l'avoir entraîné contre lui, il l'avait enlacé, fermement. Il avait les joues rouge, sans s'en rendre compte.

Je crois que tu n'as pas la moindre idée de l'impact qu'ont tes mots...

Il entendait peut-être son coeur qui battait à la chamade, entendait peut-être quand son coeur défaillait. Oui, peut-être, mais ça n'était pas assez comparé à tout ce qu'il ressentait.

J'imagine que ces choses là ne se décident pas, ça tombe juste sur le coin de la gueule, je ne vois aucune raison logique à tout ça, mais, pourquoi pas... Hmpf...

Après tout, lui, était fou amoureux, au point d'en venir à fermer les yeux, partiellement, sur une disparition d'une année qui l'avait laissé dans un mal absolu. Mais il respirait enfin. C'était égoïste, il le savait, de garder William et lui pardonner si vite, juste pour ne plus avoir mal, mais tant pis, il n'était plus à ça près, tandis qu'il sentait à nouveau son odeur, son parfum. Il ne se privait de rien. Et le vampire disait qu'il l'aimait tel qu'il était, même s'il était brut, s'il était ci et ça. On ne décidait pas de ça, lui-même ne l'avait pas décidé. C'était parti d'un rire et ça s'était accentué au fil des jours. Et il était pris au piège. Il le serrait un peu plus contre lui, encore. Ce qu'il lui avait manqué... Il ne se lassera pas de son odeur, de la chaleur, même minime, qu'il dégageait.

J'aime ton rire, même quand je ne comprends pas ce que j'ai pu dire de drôle et que sur le coup, ça m'énerve. C'est à cause de ce rire à la con, que je suis tombé amoureux. Dès la première fois où je l'ai entendu, la première fois qu'on s'est vu. Tu as ris et j'étais foutu. Et chaque fois que tu ris, mon coeur a un sursaut et j'ai envie de t'enlacer, t'embrasser, sourire comme un con... Ca fait parti des choses qui m'ont le plus manqué, je crois...

Il ne le regardait pas, en lui confiant ça. Il avait enfoui son visage. C'était de ces choses qu'il ne confiait jamais, des sentiments profonds qu'il préférait garder pour lui. Il n'aimait pas se mettre à nu, pas comme ça du moins. Mais bon, le vampire venait de lui ouvrir son coeur et il ne se voyait pas rester à ne rien dire, ne rien faire...
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Lun 25 Déc - 13:41
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Shall I stay, would it be a sin if I can't help falling in love with you. Like a river flows surely to the sea, darling so it goes, some things are meant to be. Take my hand, take my whole life too, for I can't help falling in love with you.

Cela fait longtemps que William attend de lui dire tout ça et plus encore, que le vampire attend de pouvoir lui expliquer pourquoi ça ne peut qu'être Isaiah et personne d'autre. Trop longtemps. Le vampire pensait même que ce jour ne viendrait jamais, même s'il n'était pas parti, que son humain ne voudrait jamais l'écouter. Ou même lui poser la moindre question. Quoi que pour être tout à fait honnête, ça aurait volé un jour, il n'aurait pas laissé d'autre choix à Isaiah que de l'écouter. Il a beau être patient le vampire, il vaut mieux à son âge, il a beau savoir que souvent les actes sont plus important que les mots, il avait besoin lui d'extérioriser les choses. De les dire à voix haute. Oui ça serait sorti quand même et peut-être qu'Isaiah aurait tout rejeté d'un bloc, n'étant pas prêt à l'entendre, mais William l'aurait fait. Enfin il sait qu'aujourd'hui encore ce n'est pas gagné pour que son humain ne rejette pas ses mots, même si c'est lui qui pose les questions. Mais oui lui a ce besoin de dire les choses, sur tous les sujets possibles, il aime les mots, ça le rassure de pouvoir exprimer ce qu'il ressent. Parce que lui n'est pas Isaiah, il est bien moins expressif avec son regard ou dans ses gestes.

Est-ce qu'il manipule bien ses mots ou non pour faire comprendre au chasseur ce qu'il en est. Il l'ignore. Mais tout ce qu'il dit vient du plus profond de son coeur et encore il ne répond qu'au pourquoi moi, pourquoi il est tombé amoureux, de quoi il est amoureux. Il pourrait le résumer avec un : tout. Il aime Isaiah pour tout ce qu'il est, ce qu'il n'est pas, ce qu'il montre ou ne montre pas. Il ne répond qu'à ce pourquoi, qui n'exprime à peine qu'une minuscule partie de ce qu'il peut ressentir pour son humain. Ses sentiments sont tellement plus forts que ça, aussi renversants qu'un ouragan sur son passage. Cela va parfaitement bien avec les yeux d'Isaiah. Plus profonds aussi ses sentiments et tellement puissants, violents que ça pourrait faire peur. Il a beau avoir lu la plupart des livres disponibles, il n'est même pas sûr le vampire qu'il pourrait trouver des mots pour les décrire ses sentiments. Il n'y en aurait pas d'assez proches de la réalité, de la vérité.

Il a ce sentiment d'urgence en parlant, bien que sa voix reste posée et calme, comme si Isaiah pouvait le faire taire d'une seconde à l'autre. Comme si l'occasion ne se représenterait pas de si tôt. William a peut-être l'éternité devant lui -sur le papier-, pour son humain, ce n'est malheureusement pas le cas. Cruelle notion qu'il a dans un recoin de son esprit et qui le rendrait fou s'il y pensait pleinement. Pourtant en même temps qu'il parle, il ne loupe aucune réaction que peut avoir le chasseur. Il le voit s'enfoncer dans son fauteuil quand il lui parle de ses yeux. Il le voit regarder autour de lui comme s'ils n'étaient pas seuls. Oui amour c'est bien à toi que je parle. Il entend aussi son coeur qui tape, s'emballe, ralenti, s'affole et se loupe. William a tout le temps le rythme de son coeur dans les oreilles, tantôt plus fort, tantôt moins. Tout dépend d'à quel point ils sont proches, de ce qu'ils font ou de ce qu'il se passe. Même s'il le voulait, il ne pourrait pas ne plus l'entendre. Le coeur d'Isaiah est tout simplement un hymne à la vie, sa boussole dans l'obscurité.

William termine par se lever, se rapprocher tout en continuant d'essayer de faire comprendre à son humain ce qu'il en est. Ce n'est peut-être pas le meilleur moyen de laisser passer son âge mais il ne réfléchit pas à ça en tant que tel. Il s'en sert de comparaison pour lui expliquer à quel point il est important, ce qu'Isaiah a fait pour lui sans même le savoir. Il rit légèrement à sa répartie.

- Oui mais vieux con ça sonne mieux.

Il l'a dit, Isaiah a beau être vulgaire, il aime ce côté là aussi surtout que tout à l'heure en le lui disant, le chasseur le disait aussi tendrement que possible donc. Ce désolé qu'il entend en retour, il ne sait pas trop quoi en faire, ni comment le prendre. Lui voulait juste atténuer cette notion d'amour éternel, de ne pouvoir aimer qu'une fois dans sa vie même s'il devait vivre encore des siècles. William se contente de secouer la tête. Tu n'as pas à être désolé amour. Pour quoi que ce soit.

Il se stoppe devant le fauteuil du chasseur et le laisse aller à son rythme dans ses réactions. Ne bronchant pas, ni cillant pas quand ils se regardent. Cela doit être un beau désordre dans la tête d'Isaiah alors il lui laisse le temps d'analyser les choses. Il ne peut qu'imaginer ce qui passe dans la tête de l'humain. Mais c'est aussi ça être avec Isiah, c'est savoir qu'il a ce côté animal sauvage qui doit être approché en douceur mais qu'on ne peut pas apprivoiser. William ne le voudrait même pas de toute manière, cela fait partie de lui et lui demander de changer serait comme vouloir l'enfermer dans une cage. C'est juste hors de question.

Enfin il se redresse et vient lui caresser les joues puis l'embrasser, William lui rend son baiser et sourit. Parce qu'il n'a pas besoin de réponse autre que celle-ci. Il se laisse entraîner sans discuter, riant même quand Isaiah le fait avant de l'enlacer autant que l'humain le fait. D'une main seulement, son autre main vient à nouveau passer sur la joue d'Isaiah pour finir dans ses cheveux. Le vampire les voit ses joues rouges, un signe qu'il a réussi à le toucher avec ses mots. L'humain le lui confirme avec sa phrase, il ne dit rien mais dépose un baiser sur son front. Restant silencieux aussi pour la suite, en effet ça ne se décide pas, l'amour s'en fout de toutes leurs considérations, il frappe quand il le veut avec qui il veut. Âge, classe sociale, race, sexe, rien n'a d'importance quand il s'agit d'amour.

William lui caresse la nuque tendrement d'une main, le tenant précieusement et le plus possible contre lui de l'autre, le laissant parler à son tour. Surpris. Le bon mot à employer, il ne s'attendait pas à ça, il n'aurait jamais pu s'y attendre d'ailleurs. À vrai dire il s'attendait peut-être à son physique, il sait qu'il n'est pas vilain après tout ou à un point de son caractère mais pas à son rire. Comme quoi il est pas forcément sûr de lui non plus le vampire. Est-ce possible d'être encore un peu plus amoureux ?

- Je ris parce que tu me rends vivant, parce que c'est toi. Il n'y a que toi, Isaiah. J'avoue, j'en ai un peu profité quand j'ai compris que ça t'énervait, parce que quand tu t'énerves, tu parles et que j'aime le son de ta voix. Toutes les fois où je sortais un tas d'inepties, c'était pour essayer de te faire rire, j'aime ton rire moi aussi. La plus belle des mélodies.

Aussi foutu l'un que l'autre quoi. Et encore William se tait parce qu'il pourrait continuer longtemps ainsi, tout comme il pourrait continuer longtemps à serrer Isaiah contre lui. Décidant que là dessus aussi il est foutu, il a trop vite prit goût à cette tendresse entre eux.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Lun 25 Déc - 21:06
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Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

Il a toujours du mal à percuter, ces choses là. Il n'avait jamais songé, de toute sa vie - l'avant et après vampires - qu'il serait avec quelqu'un. Pour lui, la vie s'était résumée à sa soeur, la seule qu'il arrivait à supporter, la seule qui ne l'emmerdait pas, pour un oui ou un non, la seule qu'il savait supporter sur le long terme et qui savait le supporter, la seule qui le prenait tel qu'il était et qui voyait plus loin que le côté grognon et bagarreur d'Isaiah. Et puis, boom, le vampire avait débarqué, sorti de nul part et s'était imposé dans sa vie. Des conquêtes ? Il en avait eu des tas, il était incapable de dire combien il en avait eu, tellement ils avaient été. Mais ça n'avait jamais été que des plans culs, par-ci par-là, sur la route, pour passer le temps et... leur piquer de l'argent, oui, disons le comme c'était. Mais non, il y avait eu William et il était foutu, totalement foutu. Sûrement obnubilé, trop pour se rendre compte d'une évidence. Un déni aussi, peut-être, des doutes qu'il aurait eu mais aurait effacé délibérément ; il était trop parfait pour être un vampire. Et pourtant.

Il lui dit que c'est un vieux con, il le prend bien, encore et toujours, alors que n'importe qui de sensé se serait vexé, non ? Mais pour Isaiah, il était plus facile de sortir des insultes que des mots gentils, et surtout, bah, il ne se voyait pas donner des surnoms comme "mon chéri" "mon doudou" ou des conneries du genre comme bien des couples le faisaient. Ce n'était pas naturel pour lui, il ne se forçait donc pas. Il ne se forçait jamais à rien. Peut-être que ça lui viendrait, avec le temps, il n'en savait rien, il verrait bien.

Il devait intégrer tout ça, comme toujours, ça lui prendrait du temps. A peser le pour, le contre, voir s'il ne se moque pas juste de lui en lui racontant tout ça. Parce qu'il a cette impression aussi, qu'on se moque de lui, parce que c'est un peu trop beau pour être vrai, qu'un homme comme William, puisse être amoureux de lui, qu'il soit l'âme soeur de quelqu'un, surtout. Genre, le mec avait attendu plus de 600 ans, à se faire chier, pour trouver son âme soeur, qui n'était que... lui ? Pas sûr que l'attente en valait franchement la peine, c'était triste à bien y penser, si c'était vrai.

Puis, enfin, Isaiah lui avouait ; ton rire m'a fait tombé amoureux. Il lui avait dis, sûrement pour la première fois, il était amoureux. Eperdument. Follement. Il n'y avait pas de mots pour dire combien il l'aimait, de toute façon, il n'était pas assez doué avec les mots pour ça, qui plus est. Il le vivait, ressentait, point.

Serait-il un chat, qu'il ronronnerait quand William lui caressait ainsi la nuque. C'était agréable, tellement agréable. Des gestes qui lui apparaissaient comme nouveau, car même avant tout ça, il n'y avait pas eu ces gestes là, cette tendresse, ça lui sautait aux yeux. C'était bizarre, mais il s'y ferait. C'était apaisant.

J'aime t'entendre rire. J'aime t'entendre parler. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça. J'étais foutu dès la première fois que tu as ri, la première fois qu'on s'est vu. Ca m'a hanté et tu es revenu, encore et encore. Je n'ai pas su te laisser partir, après. Je n'ai pas su te le demander. Et je suis encore foutu, parce que là encore, je n'arriverai pas à te demander de partir. J'aimerais pourtant, je sais que c'est ce qu'il y avait de mieux après tout ça mais... J'y arrive pas.

Il nichait son visage un peu plus, ne se sentant pas de lui dire droit dans les yeux. C'était là la phase un peu bisounours d'Isaiah, qu'il ne montrait que rarement, ces fois étaient si rares qu'on pouvait se demander, de façon tout à fait légitime, si cela existait.

J'aime ton rire mais j'aime aussi le fait que tu n'aies pas peur de me confronter, parfois, et je sais comme je peux être chiant quand je m'y mets. Je ne te mentirai pas, c'est aussi ton physique qui m'a attiré, que ce soit le tracé de tes muscles que j'ai appris à connaître, par coeur, que ce soit les traits de ton visage, que ce soit la forme de tes lèvres, plus belle encore quand elles sourient... Tes yeux aussi. Je n'ai jamais compris ton regard, jusqu'à maintenant. Mais il m'apaise, souvent. La façon dont tu me regardes me fait peur parfois, j'ai l'impression que tu ne vois pas qui je suis vraiment, j'ai l'impression d'être quelqu'un de bien, quelqu'un qui compte, quelqu'un d'important, alors qu'en réalité, je ne le suis pas...

Il parlait tout doucement, comme honteux de ce qu'il avouait.

J'aimais les habitudes que l'on avait prise. Quand tu m'enlaçais, surtout. Avoir tes bras autour de moi, qui me serraient pour m'endormir, ça me rassurait, ça m'apaisait. J'avais ton odeur, ta chaleur, ta présence. Ca m'a flingué, de plus avoir tout ça. J'avais plus que l'alcool pour m'endormir. Et quand j'ai su ce que tu étais, j'avais que l'alcool pour oublier ce que tu étais. Je sais que j'ai été con à réagir comme ça. Et encore maintenant, je rêverai que tu ne sois qu'un humain, ça rendrait les choses tellement plus facile pour nous. Enfin, pour moi. Je n'aurais pas peur de te présenter à ma soeur tel que tu es, je n'aurais pas peur que tu ailles te nourrir et blesse quelqu'un au point que je doive agir... Je n'aurais pas peur que tu t'en ailles à nouveau, que tu ne te rendes pas compte du temps qui passe quand tu pars alors que pour moi, le temps passe réellement et importe.

Il parlait, parlait, parlait, comme il n'avait jamais autant parlé. Même avant l'arrivée des vampires dans sa vie. Il avait toujours été solitaire, peu bavard, mais là, il parlait, parlait, parlait, il avait besoin de confier tout ça, sans doute. Besoin qu'il le sache, peut-être. Ou alors il pensait juste à voix haute. Ou alors il se confiait à William, comme on confierait ses pêchés.

J'aime le fait que tu aies toujours le mot pour rire, même dans les pires moments, même quand c'est complètement inapproprié. J'aimais ta présence sur la route, avec moi, quand on chassait ensemble. On était quand même un beau duo, même si je comprends mieux maintenant pourquoi tu étais doué pour la chasse. Et tu n'imagines pas à quel point ça pouvait m'énerver, déjà avant, de voir certains te tourner autour, même avant cette fameuse nuit. J'ai jamais su dire ces choses là, j'ai jamais su comment on devait les dires alors je dois paraître bien con...

Il haussait les épaules.

'fin bref... Il ne peut y avoir que toi, pour moi. Je sais pas si on peut parler de ces conneries comme âme soeur ou je n'sais quoi encore. Je sais juste que je ne peux avoir que toi et que la vie est nulle à chier quand t'es pas là. Je suis juste un robot, quand t'es pas là. J'sais que je vais paraître carrément égoïste mais ça me fait du bien que tu sois là et parce que j'arrive enfin à me souvenir comment c'est, de vivre, j'ai pas envie que tu partes.

Il traçait quelque lignes indéfinissable, avec le bout de ses doigts, sur le bras du vampire. Et, bordel, ce qu'ils avaient fait tout à l'heure dans la cuisine, ça l'avait réveillé, en quelque sortes. Il avait essayé de faire quelque rencontres, brèves, juste des histoires d'un soir, mais ils étaient tous fades en comparé de William. Ca l'avait réveillé, il se souvenait comment vivre, comment ressentir toutes ces choses là. Comment faire, comment... Ouais, comment vivre comme un être humain normal. C'était plutôt ironique que ce soit un vampire qui provoque ça, pas vrai ?
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mar 26 Déc - 0:46
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L'un dans les bras de l'autre et Isaiah qui commence à se confier à William. Le laissant surpris sous l'annonce pourtant il lui répond et de nouveau les mots sortent facilement, sans réfléchir. Il n'y a pas besoin de penser, de peser ses mots quand on parle avec le coeur et c'est ce que fait le vampire. Est-ce que ce sont ses mots ou ses caresses qui font que son humain reprend la parole ? Il ne le sait pas mais ça lui fait plaisir d'entendre Isaiah se confier, être prêt à parler. Peut-être que c'était un peu une petite chose qui lui manquait à William, savoir ce que le chasseur peut avoir en tête. Non c'est même sûr que ça lui manquait. Encore une fois il ne sait pas totalement décrypter les regards d'Isaiah.

Il aime beaucoup moins entendre certains mots, oui il ne dit rien mais il sait qu'il n'est ni pardonné par Isaiah, ni qu'il s'est pardonné à lui même. Ce jour n'est pas près d'arriver. Cela lui fait mal, extrêmement mal parce que ça lui renvoie à la gueule cette erreur qui aurait pu leur être fatal à tous les deux. Lui montre une nouvelle fois à quel point il a tout mal interprété, il pensait agir au mieux pour Isaiah et il a fait pire encore. Cela le touche en même d'entendre les mots d'Isaiah, se rendant encore mieux compte de l'amour que l'humain peut lui porter.

Le voir se blottir un peu plus, le déstabilise un poil parce qu'il n'est pas habitué à ce genre de geste. Isaiah lui semble tellement vulnérable à cet instant, que ça lui donne encore plus envie de le protéger. Il l'entoure un peu plus de ses bras voulant que son humain ait la sensation d'être dans un cocon, que plus rien de mal ne peut lui arriver. Lui redonner la certitude, qu'il n'ira plus jamais nul part, qu'il restera à ses côtés. Je te tiens mon amour. William dépose des baisers sur les cheveux du chasseur, le laissant s'exprimer à son rythme.

Bouleversé par ces nouveaux mots qui viennent. Son physique là c'est déjà plus compréhensible pour lui. Bien qu'extraordinaire avec la manière dont Isiah peut le dire, dont il peut parler de ses yeux, de ses lèvres. De son regard en général et là il est carrément perdu parce que si bien sûr que si, Isiah compte, est important, est quelqu'un de bien. William ne supporte pas de l'entendre se dévaloriser ainsi pourtant il le laisse poursuivre.

Isaiah parle encore et William en aurait presque toutes les sensations physiques normales. La chair de poule, la gorge serrée et compagnie. Il peut même dire qu'il les a tellement c'est violent l'effet des mots de son humain sur son esprit. C'est encore de doux baisers sur ses cheveux et le garder dans ses bras le plus possible. Le vampire se demande si le fait qu'ils ne soient pas autant collés l'un à l'autre ne lui fait pas imaginer certaines choses comme cette sensation que Isaiah aurait presque honte de parler. Avant d'avoir celle de ne plus savoir si le chasseur se confie à lui ou se confie tout court. Une chose est sûre, Isaiah ne s'est jamais confié ainsi ou peut-être à sa soeur dont il parle. Pourtant là encore, William ne répond pas, le laissant finir. Est-ce qu'un vampire peut avoir les larmes aux yeux ? C'est l'effet que ça lui fait en tout cas.

- Je ne veux pas partir Isaiah. Tant que tu voudras de moi, je resterai, je n'irai nul part. Je ne peux pas vivre sans toi. C'est impossible, j'ai besoin de toi, je ne suis rien sans toi. Je te le redis, je ne fonctionne pas sans toi. Et à nouveau un baiser sur son crane. "Tu ne crois peut-être pas à ses conneries d'âmes soeurs comme tu dis mais c'est ce que tu es pour moi. Tu es mon double, ma moitié, je ne suis complet qu'en étant près de toi. Quand je t'ai dans les bras ou simplement en te regardant. Il n'y a qu'avec toi que je suis à ma place, là où je dois être. Je sais que tu as du mal à le voir mais si tu es quelqu'un de bien et d'important. Tu comptes plus que tu ne peux l'imaginer, plus que je ne pourrais jamais te le dire."

Il n'en a pas besoin physiquement mais pourtant il marque une pause.

- Tu ne me parais pas con comme tu le crois, tu es intelligent Isaiah et quand tu parles on ne peut que t'écouter. Surtout si pour me dire autant de belles choses que je ne suis pas sûr de mériter. Je sais que tu as encore du mal à accepter ce que je suis, je le comprends et je ne t'en veux pas. Je ne t'en voudrais jamais pour rien de ce que tu pourrais faire même quand tu as voulu me tuer je ne t'en ai pas voulu plus de cinq minutes derrière. C'est difficile pour toi, ça va à l'encontre de ce que tu crois mais n'aies pas peur de ce que je pourrais faire ou ne pas faire. Je ne perdrais pas le contrôle, je ne deviendrai pas un de ces animaux. Je sais que tu me tueras avant de toute manière et je l'accepte pleinement. Tu sais ce qui me fait peur ? C'est de te perdre que tu me sois arraché. Je t'aime Isaiah Warren, je suis fou de toi et c'est la seule chose qui importe pour moi, savoir que c'est réciproque.

Tout du long il n'aura pas cessé de lui caresser la nuque ou le dos, de déposer encore et toujours des baisers sur Isaiah. Essayant de lui transmettre autant par ses mots que par ses gestes à quel point il peut l'aimer.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mar 26 Déc - 3:16
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Shed a tear 'cause I'm missin' you, I'm still alright to smile. Boy, I think about you every day now. Was a time when I wasn't sure, but you set my mind at ease ; there is no doubt you're in my heart now. Said man take it slow, and it'll work itself out fine, all we need is just a little patience. Said sugar make it slow and we'll come together fine, all we need is just a little patience. I sit here on the stairs 'cause I'd rather be alone. If I can't have you right now, I'll wait dear. Sometimes I get so tense but I can't speed up the time, but you know love there's one more thing to consider. Said, man, take it slow and things will be just fine. You and I'll just use a little patience. Said, sugar, take the time, 'cause the lights are shining bright. You and I've got what it takes to make it, we won't fake it, I'll never break it 'cause I can't take it. I been walkin' the streets at night just tryin' to get it right. Hard to see with so many around, you know I don't like being stuck in the crowd and the streets don't change. But maybe the name I ain't got time for the game, 'cause I need you, yeah, yeah, but I need you. Oh, I need you. Whoa, I need you. All this time.

Ouvrir son coeur, c'était prendre le risque d'être blessé à nouveau et qu'il ne sache plus jamais comment se relever. Il s'en rendait compte, quand il eût fini de déblatérer. A trop parler, trop se confier, ça donnait un énorme pouvoir au vampire, celui de tout retourner contre le chasseur. Sauf que... William lui renvoyait tout ça. Il se prenait tout ça, en pleine gueule, d'un coup. C'était trop. Il étouffait. C'était quelque chose qu'il n'arrivait pas à concevoir, il avait beau le vivre, le ressentir ; il n'y croyait pas. C'était pas possible, pour lui, il y avait forcément un problème quelque part. Soit il rêvait, soit le vampire se moquait de lui, mais impossible que ce soit réel.

Alors il tremble. Il n'arrivait juste pas à gérer tout ça, d'un coup. Cet amour reçut en pleine gueule. Ca partait d'un bon sentiment mais... Mais il ne savait pas le gérer, le recevoir. Ca le bloquait, le perturbait. Les larmes coulaient, il ne savait pas comment réagir, ne savait pas quoi dire. Parce qu'il aurait juste répété "c'est faux, c'est impossible", et il savait que ça aurait blessé William de dire ça. Mais en même temps, bah, ouais, il n'y croyait pas. Il reniflait. Il recevait ses baisers avec plaisir, oui. Mais c'était trop de bonheur, trop de bien d'un coup après tant de mois, voir même carrément d'années, de grand désert affectif. Une vie de solitude et là, bam.

Il pleurait en silence, ne se contentant pas de caresser sa peau du bout des doigts ; il s'agrippait à lui. Plus vulnérable que jamais. Ouais, trop d'un coup, il n'était pas prêt à entendre ça un jour. Il respirait profondément son odeur, essayant de s'apaiser, de se calmer, les yeux clos. Il respirait profondément, le serrant davantage.

Alors c'est ça, hein... des âmes soeurs... Ca expliquerait tout, oui... Si on est des âmes soeurs...

Lui qui pensait que c'était un truc à la con, bah, si William lui confirmait, c'était sûrement vrai. Il le pensait, le ressentait, William confirmait, alors... Mais là encore, il lui disait le fameux je t'aime et bordel, ce qu'il culpabilisait de ne pas réussir à lui dire. C'était bloqué au fond de sa gorge. Il entrouvrait les lèvres pour lui dire mais, rien, aucun son ne sortait.

Il avait besoin d'air. Pas qu'il se sentait agressé, qu'il se sentait acculé, mais, il ne saurait dire, sinon qu'il avait besoin d'air frais. Il se poussait donc du fauteuil, y laissant William, se retirant de leur étreinte chaleureuse, il sortait de la pièce, tête baissée. Il n'allait pas faire une crise de panique, mais il ne s'en sentait pas loin. C'était plus que ce qu'il pouvait supporter d'un coup, William ne se rendait vraiment pas compte de l'impacte de ses mots sur le chasseur. Il sortait de la pièce précipitamment, se contentant de suivre le couloir et ouvrir une fenêtre pour y passer la tête et se prendre un courant d'air frais et humide en plein visage. Oh bordel. Il ressentait trop de choses à la fois.

D'une part ; tout revenait. La vie revenait en lui, d'un coup. La faim, le froid, la fatigue, les envies basiques, ça revenait. Puis ses sentiments revenaient et à cette heure, il était incapable de dire ce qu'il ressentait exactement. De l'amour, c'était certain. De la peur, aussi ; celle que tout soit faux, qu'il s'en aille, qu'il rêve, qu'il soit manipulé par un Djinn, il allait jusqu'à s'imaginer une vengeance, comme si William avait eu une moitié et qu'Isaiah l'avait tué pendant une chasse et qu'il venait se venger ; ouais, ça allait loin pour ne pas reconnaître que c'était réel. Alors la paranoïa s'ajoutait. Puis la culpabilité, celle de ne pas réussir à lui retourner ces mots comme il s'y attendait peut-être, celle de ne pas parvenir à lui retourner son affection comme il s'y attendait peut-être. On avait déjà tant attendu de lui sur le plan humain, tant de choses qu'il avait toujours été incapable de donner. Quand il était jeune ou même maintenant, ça a toujours été un gros problème chez le fils Warren.

Là, il aurait donné cher pour un verre de whisky, voir même, carrément la bouteille. Mais il se battait avec ses propres démons pour ne pas aller se chercher la bouteille, même s'il savait exactement où elle se situait. Mais est-ce qu'il voulait prendre le risque de gâcher encore plus cette soirée ? Non. Mais tout lui tombait sur la gueule, là, maintenant, il ne s'y était pas préparé mentalement. Il avait besoin de souffler, avant que sa tête explose. Il ne savait pas comment le gérer, il avait beau faire le tour dans son esprit, rien de cohérent ne venait. Parce qu'il n'arrivait jamais à cette conclusion où, oui, William l'aimait, tout simplement, qu'il n'y avait pas à chercher plus loin. Il n'arrivait jamais à cette conclusion, parce que c'était irréaliste, impossible, trop beau pour être vrai, qu'il voulait juste garder les pieds sur terre.

Et pourtant, lui, il l'aimait. Oh oui, ce qu'il pouvait l'aimer. Et être parti, là, comme ça, après pareils révélations, ça ajoutait à sa culpabilité, de songer à ce que William devait penser, abandonné là, comme ça. Le vent frais ne l'aidait pas. Une douche froide, peut-être ? Il ne savait pas, il ne savait plus, à ce stade. Il inspirait profondément. Pourquoi ne pouvait-il pas réagir comme un être humain normal et tout simplement accepter ? Il inspirait profondément à nouveau, gardant les yeux fermés. Il aurait aimé que ce soit si facile, qu'il puisse réagir normalement, mais il n'y arrivait pas, il savait que sa réaction pouvait paraître excessive, mais voilà, c'était comme ça. Il était comme ça, on ne le referait plus.

Il lui fallait quelque minutes, longues, à faire le point, comme ça, pour finalement se décider à parler, sachant qu'il entendrait forcément. Ou peut-être pas, d'ailleurs, mais au moins, ce serait dit.

Je... je ne peux pas, te retourner tout ça, William. J'aimerais, mais je ne peux pas. Ces mots, ces attentions, cette tendresse, je peux pas. C'est pas moi, je suis pas comme ça, je l'serai sûrement jamais. J'aimerais te dire que je changerai, que je veillerai à t'apporter tout ce que tu mérites, mais, putain, j'en sais rien. J'arrive même pas à te dire ce que je ressens sans avoir une boule dans la gorge et chialer comme un gosse. C'est trop, William, c'est trop, je peux pas assumer autant. Je sais pas si je le pourrais. Tu mérites tellement mieux, même si tu n'es qu'un vampire. Tu mérites mieux et je sais qu'on choisit pas ces conneries là mais, putain, j'arrive pas à y croire. Tu vois ? C'est trop, trop pour moi. Je peux pas assumer tout ça, je peux pas te le retourner. C'est pas juste parce que tu m'as brisé quand tu es parti, mais j'ai toujours été comme ça. Bien avant de te connaître. Si je me suis toujours contenté de plan cul, c'était pas pour rien. Je suis pas capable de te rendre heureux, William, je galère déjà à m'occuper de moi, à part toi, j'arrive même pas à savoir exactement ce qui pourrait me rendre heureux, alors rendre un autre heureux ? Je sais pas, tout ça. Tu me rends dingue, je suis tombé amoureux dès que je t'ai entendu rire, c'est vrai. Mais .... Mais putain, tu te rends compte de ce que tu me dis ? C'est pas juste le fait que tu sois un vampire, c'est pas juste le fait que tu sois parti. Je saurai pas te rendre tout ce que tu me donnes déjà. J'ai toujours été comme ça, William. T'y es pour rien, enfin, si, t'en as rajouté une sacré couche mais, ça a juste accentué ce que j'étais déjà.

Il était brisé mais, dans le fond, il l'avait toujours été. Il n'était pas un objet qu'on pouvait réparer. Il pouvait péter une durite d'un coup pour être à nouveau doux comme un agneau cinq minutes après. Il était instable, imprévisible, même lui, ne comprenait pas ses propres réactions, parfois. Comment William pouvait-il tomber amoureux de ça ? Il n'arrivait pas à y croire, là encore.

Je te veux à mes côtés, mais c'est égoïste, parce que je sais que tout ce que je peux t'offrir, c'est une vie de chasse, à ne pas savoir ce qu'on fera demain ni si on vivra encore. Je ne peux t'offrir que l'incertitude, l'angoisse, le chaos. C'est pas ce qu'il y a de mieux. Je ne peux pas te demander de rester avec moi. Mais j'arriverai jamais à te demander de partir parce qu'en même temps, j'ai besoin de toi à mes côtés, c'est même pas juste une envie, c'est un besoin. Mais c'est égoïste. Je suis paumé, là, je t'avoue. Ton amour est réciproque. Peut-être même trop pour mon propre bien, et même pour ton propre bien. Parce qu'encore égoïstement, tu vois, j'ai envie de te garder et m'assurer que tu ne seras qu'à moi. Rien qu'à moi. Alors que je sais que je ne peux rien t'offrir, parce que je n'ai rien. Qu'avec la vie que je mène, si tu me suis, tu risques d'être envoyé à la mort et je veux pas de ça sur la conscience non plus. Bordel, je sais plus quoi penser. Tu me rends dingue. Tu me rends fou.

Il était fou, il en avait l'impression, en s'entendant parler. Complètement taré. Amoché. C'était n'importe quoi.

Tu vois, c'est pour ça que je ne parle jamais. Parce que déjà dans ma tête, c'est le bordel complet. Alors quand je parle, ça donne rien de bien.
©️ nightgaunt
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Always on my mind. | ft. William Collins

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