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Always on my mind. | ft. William Collins
No matter what we breed, we still are made of greed

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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mer 20 Déc - 21:55
always on my mind
Can't count the years on one hand that we've been together, I need the other one to hold you. It's not a walk in the park to love each other but when our fingers interlock, can't deny, you're the worth it. 'Cause after all this time, I'm still into you. I should be over all the butterflies but I'm into you and even baby our worst nights, I'm into you. Some things just make sense and even after all this time I'm into you. Baby not a day goes by that I'm not into you.

Il était marqué à vif. La douleur, ces conneries. Il en avait marre, de ces conneries. Envie de shooter dans un truc, de gueuler à nouveau. Il tournait en rond en maudissant le vampire. Il n'était pas prêt, c'était trop tôt, il n'avait pas pu imaginer ses réactions, n'avait pas pu se faire à l'idée qu'il le verrait aussi tôt.

Partagé avec ses propres démons et son coeur tout mou, partagé entre l'envie de le cogner et l'envie de se mettre à genoux dans l'espoir de l'atteindre et qu'il lui revienne. Qu'ils repartent ensemble sur la route, qu'ils reprennent leur habitudes. Même si rien ne serait plus jamais comme avant, au moins essayer. Essayer ? Après quelque minutes à tourner en rond, il s'arrêtait. Il se frottait les yeux. Pourquoi réagir comme ça, déjà ?

Il n'avait même pas réagi à la droite qu'il lui avait mise, le chasseur s'était pourtant dit qu'il risque d'en prendre une en retour, mais rien. Il le regardait. Pas un sourire sur ses lèvres, finis les rires idiots. Il ne comprenait pas. Ou ne voulait pas comprendre, c'était tout aussi probable. Chaque fois qu'Isaiah s'était énervé, il avait ri. Et là, rien ?

Qu'est-ce que tu fais réellement ici ? Tu es venu voir l'ampleur des dégâts ?

Remarque teintée de sarcasme alors qu'il se montrait, lui-même. Dégâts, c'était peu de le dire. Il ne s'était jamais remis de sa perte, quoi qu'on puisse en dire. Qu'il se soit lavé n'y changeait rien. Il collectionnait les conneries, collectionnait les cicatrices alors qu'avant, il était plus méticuleux, plus discret. Parce que c'était ça aussi, chasser du vampire, non ? La discrétion. Mais il prenait de moins en moins cette peine. Quant au sommeil, il dormait le minimum vital. En revenant, il avait rouvert une plaie. Plaie déjà infectée. Il n'avait pas l'air de s'en rendre compte.

J'ai compté chaque jour. J'ai compté chaque heure, depuis que tu es parti. Je ne te laisserai pas t'amuser davantage. Tu m'as déjà tout pris, William. QU'EST-CE QUE TU VEUX DE PLUS ?!

Et voilà, il gueulait, encore. Incapable de rester calme plus de cinq minutes. Il avait envie de lui en remettre une, mais il ne le faisait pas, il ne le ferait pas. Pas que la colère s'estompait peu à peu mais qu'une petite voix lui signalait que, merde, William qui ne sourit pas, ne rit pas, ne parle quasiment pas, c'était pas bon signe. Pourquoi ? Il était malade, il était condamné ? Il était mort et venait le hanter ?

Il se sentait observé, il se doutait qu'Adam devait regarder par la fenêtre ou par le judas - il ne voulait pas se retourner et vérifier - voir ce qu'il se passait. A gueuler comme Isaiah gueuler, il allait réveiller quelqu'un ou quelque chose dans la forêt, allez savoir.

Et après la colère, la tristesse reprenait le dessus, à croire que son coeur se brisait à nouveau. Mais il n'y avait rien de plus à briser, à ce stade, il n'y avait déjà presque plus rien. Des miettes, peut-être. Il passait sa main sur son visage, essayant de se remettre les idées au clair. Quelque chose l'alertait, dans le comportement de William. Mais il ne parvenait à dire quoi. Son regard ? C'était aussi inhabituel que son absence de sourire. Il s'approchait à nouveau, se risquant à la mort direct. Une morsure, qu'en savait-il encore. Il s'approchait de lui. Deux choix. Lui mettre une autre droite, après tout, l'autre joue pouvait être jalouse. Ou l'enlacer. Des deux, bizarrement, il choisissait la seconde option et il le prenait dans ses bras. Un peu fort, peut-être, un peu brutalement. C'était son instinct qui l'avait poussé à le faire. Le prendre dans ses bras, le serrer si fort qu'il lui était permis. Si fort, oui.

Le roi de l'impulsivité, c'était bien lui. Roi de la connerie aussi. Bordel, ce qu'il lui avait manqué. Et il avait bien plus rêvé de le prendre dans ses bras comme il le faisait actuellement, que de le cogner. Il le serrait, avec un certain désespoir. L'air de dire, je te serre si fort qu'on ne pourrait plus me décoller de là. Il n'est pas une gamine de treize-quatorze ans, il n'a pas peur de ce qu'il ressent et de le montrer. Même si cela lui vaudrait de se faire tuer, vider de son sang, étriper, décapiter, qu'en savait-il. Il n'avait plus rien à perdre.

Vieux con...

Il continuait à l'enlacer, si fort. Il s'attend à être repoussé, insulté, frappé. Il s'attend aux menaces, il s'attend même à se faire mordre. Il se risquait même à glisser une main le long de son dos, la remontant jusqu'à sa nuque. Le suppliant tacitement de ne pas partir, ne pas fuir. Juste rester là à s'enlacer. Même si son coeur menaçait d'imploser, quand il sentait à nouveau son odeur, quand il était contre lui. Bordel, ce que ça faisait du bien... C'était tout ce qu'il voulait. Qu'ils restent ainsi enlacés, pour toujours s'il le fallait, ça ne l'aurait pas dérangé. Tant pis s'il passe pour un fou, il n'est plus à ça près.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Jeu 21 Déc - 0:06
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There's a fire starting in my heart, reaching a fever pitch and its bringing me out the dark. The scars of your love remind me of us. They keep me thinking that we almost had it all. The scars of your love they leave me breathless. I can't help feeling...We could have had it all. You had my heart inside of your hands and you played it to the beat.

Il ne bronche pas, ne réagit pas. Il ne sourit pas, ne rit pas. C'est facile de le faire quand on veut prendre les choses à la légère, quand on veut donner l'impression que rien ne peut vous atteindre. Comment un humain pourrait-il atteindre un vampire d'ailleurs ? Ah oui sans rien faire d'autre que d'être soi même. Et Isaiah a été lui même du début à la fin sans faux semblant. William aussi d'ailleurs et il est toujours lui ce soir. Mais un lui qui est à terre. Ah oui c'est vrai, l'humain ne sait pas par quoi il est passé le vampire. Un passé sombre. Ahah on la voit venir la bonne blague. Même si oui c'est dans son caractère de ne pas se laisser démoraliser, de toujours rebondir, d'une manière ou d'une autre. De retrouver le sourire et un bon débit d'idioties. Il le sait, il se relèvera encore.

Mais pas ce soir, pas alors qu'il lutte contre lui même une nouvelle fois. Entre son envie et sa raison. Entre son esprit et son coeur. Pourtant ça lui fait du bien au vampire de voir Isaiah s'énerver. C'est normal, logique, c'est Isaiah. Cela le réchauffe mais ne lui donne toujours pas envie de sourire et encore moins de rire. D'autant plus quand il entend ce mot "dégâts", comment ça ? Qu'est-ce que ça veut dire ? William l'a pourtant vu de loin cette année et il semblait aller mieux sans lui. Est-ce qu'il se serait trompé sur toute la ligne, le vampire ? Il est prit de court et ne sait plus quoi dire alors que pourtant il aurait tellement de chose à dire.

Il aurait dû le garder à l'oeil plus souvent, plus longtemps. Il n'a rien vu ou ne voulait-il pas le voir. Encore. À trop vouloir se persuader d'avoir prit la bonne décision, n'a t-il pas loupé l'essentiel. Puis il y avait le gamin avec lui, si Isaiah arrivait à s'en occuper, c'est que ça allait. Raisonnement à la con. Il les mérite amplement tous les "connard" qu'il a prit au fil des années. Tous ces regards noirs et ces doigts d'honneur.

Chaque minute. Chaque seconde. Pourrait-il compléter quand Isaiah se remet à parler. Parce qu'il les a compté aussi le vampire. Non il ne s'amuse pas, plus du moins, ça fait longtemps que ce n'est plus un jeu. Il n'aurait jamais dû partir. Si c'était la meilleure chose à faire. Ah. Cette question hurlée, là il saurait y répondre mais justement il n'a pas le droit de le faire. Cela serait briser le mince fil de raison qu'il lui reste. William le regarde tourner en rond, passer d'un état à l'autre, se rapprocher plus que de raison. Il va s'en prendre une autre à tous les coups et il ne réagira pas plus que quelques instants plus tôt.

Wait a minute. Isaiah le prend dans ses bras. Isaiah l'enlace. Isaiah le serre contre lui. L'humain aurait le pouvoir de le ramener à la vie, c'est exactement ce qu'il se passerait à cet instant précis. Ou alors s'il était vivant, il en aurait une crise cardiaque le vampire. Il lui faut quelques longues secondes pour réaliser vraiment ce qu'il se passe. Pour prendre à son tour le chasseur dans ses bras et le garder contre lui. Et le corps d'Isaiah qui semble lui hurler qu'il ne veut pas, plus bouger de là, que c'est sa place. Mais est-ce qu'il peut faire confiance à ce qu'il ressent, ce dont il a l'impression. William s'est déjà tellement trompé, il ne veut plus faire la même erreur mais en même temps il essayait de penser avec son esprit et non son coeur. Si pour une fois il l'écoutait celui là.

- Oui mais le tien.

Parce que c'est ça de toute manière. Et sa raison se fait la malle, loin, très loin d'ici. En vacances à durée indéterminée dans un autre univers.

- Tu m'as manqué.

Un simple murmure et il serre Isaiah un peu plus fort contre lui avant de détacher une main du dos de l'humain et la remonter dans sa nuque, lui caressant la peau du bout des doigts.

- C'est toi que je veux Isaiah. Ça a toujours été toi et ça sera toujours toi.

Oui il répond enfin à cette question de ce qu'il veut, parce que oui au point il en est, il ne peut plus faire semblant. Et en même temps c'est le retour de sa lutte contre lui même alors que les battements de coeur de l'humain sont assourdissants, que son odeur lui empli de nouveau le nez. Cette lutte pour ne pas sortir les crocs et le mordre, pour ne pas lui faire boire son sang et le transformer. Parce que oui il a ce côté égoïste qui fait qu'il veut garder Isaiah près de lui pour l'éternité.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Jeu 21 Déc - 11:45
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Can't count the years on one hand that we've been together, I need the other one to hold you. It's not a walk in the park to love each other but when our fingers interlock, can't deny, you're the worth it. 'Cause after all this time, I'm still into you. I should be over all the butterflies but I'm into you and even baby our worst nights, I'm into you. Some things just make sense and even after all this time I'm into you. Baby not a day goes by that I'm not into you.

Ce que ça peut lui faire du bien de le serrer contre lui. De sentir son odeur à nouveau, de le sentir tout contre lui, tout simplement. Il n'avait jamais rien demandé de grandiose à la vie et ces derniers mois, il n'avait demandé que ça, zappant la plupart du temps qu'il demandait ça d'un vampire. Il pensait surtout demander ça de l'homme qu'il aimait. Et pour l'aimer, ça, il l'aimait. Il ne pouvait pas se leurrer là-dessus et à ce stade, ne pouvait plus espérer un "ça va passer, c'est juste sur le moment".

Il ne voulait changer pour personne, mais, c'était quand même ironique, non ? Que son vieux con revienne juste quand il se décide à ne pas boire de la journée - excepté la bière qu'il vient de s'ouvrir - quand il vient de se doucher et même de pousser à laver ses affaires. Est-ce que ça avait un rapport ? Il commence à croire que oui. Puis il se disait merde, il n'allait pas réfléchir à ça maintenant, il préférait profiter tant qu'il était encore là, qu'il pouvait le tenir contre lui, il préférait réprimer le sanglot qui lui prenait, mélangeant le soulagement et toute la tristesse accumulée.

Mais c'est trop rapide. Ca va trop vite, pour lui. Il ne s'était pas préparer à le revoir aussi tôt, n'avait pas préparé de discours, ne s'était pas préparé mentalement. Il sent son odeur, son parfum, ça a un côté libérateur mais il songe déjà au fait qu'il doit reculer. Ne pas lui pardonner si vite. Il doit comprendre qu'il a fait une grosse connerie en partant. Il doit l'assumer, cette grosse connerie. Qu'il ne lui pardonne pas, même s'il l'a pris dans ses bras et même s'il le serre si fort.

Oui, mais le tien disait-il. Le sien ? Il caressait doucement son dos de son autre main. Hm. Pas convaincu. Tu m'as manqué qu'il ose rajouter. Il grimace, heureusement, le vampire ne peut pas le voir, ainsi positionnés. Il n'ose pas lui retourner les mots, même s'il l'a ressenti, chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde. Il ne peut pas plonger à nouveau tête baissée dans ce piège, il n'y survivrait pas, le jour où William déciderait de partir à nouveau. Tant qu'il le pouvait, il devait garder la tête haute. Même s'il s'imprégnait à nouveau de son odeur, s'il aimait sentir ses bras réconfortant contre lui, s'il aimait ces doigts caressant sa nuque, en un geste qui se voulait sûrement apaisant. Mais il ne pouvait pas lui pardonner aussi vite.

Il respire profondément. Il lui confiait que c'était lui qu'il voulait, mais il restait peu convaincu par la démarche. Trop peu convaincu. Trop de mal avait été fait pour qu'il l'ignore, qu'il fasse comme si de rien était. Il ne pouvait pas. Ca aurait été facile, de se reculer, prendre son visage entre ses mains, l'embrasser avec tout l'amour qu'il ressentait. Mais justement : ça aurait été facile. Trop facile. Ca serait revenir à oublier tout ce qu'il s'était passé dernièrement et ça, il ne voulait pas. Il ne pouvait lui faire ce cadeau.

Alors il ne répond rien. Il se contente de caresser son dos d'une main, sa nuque de l'autre, remontant sa main parfois jusque dans ses cheveux. Il laisse le vide s'installer. C'était souvent mauvais signe quand il ne disait rien, il n'en n'avait pas forcément conscience. Mais il ne disait rien. Il réfléchissait. Se battait avec ses démons.

Finalement, après l'avoir longuement enlacé, il se retenait de déposer un baiser contre son cou, pour justement ne rien faire. Juste se reculer de lui, ramener ses bras le long de son corps. Puis remonter une main sur ses yeux, les frotter. Sécher une larme qui avait coulé sans qu'il ne s'en rende compte.

J'ai besoin de temps.

Avec un peu de chance, une chasse tournerait mal demain et il n'aurait pas à chercher d'autres excuses pour éviter ce moment. Il ramassait son fusil. Il avait envie de lui exprimer ce qu'il ressentait : tu ne peux pas partir une année et croire que tout sera pardonné à ton retour. Mais il ne disait rien. Le silence s'installait. Il en avait marre, de ces conneries. Il remontait les quelque marches, remontait sur le porche de la maison. Il ouvrait la porte, déposait le fusil sur le mur juste à côté de la porte. Puis il le regardait depuis la maison. Lui claquer la porte au nez, ce serait facile aussi. Il réfléchissait quelque secondes. Le virer ou pas. Il soupirait finalement et lui faisait un signe de tête, l'invitant à rentrer s'il le voulait, se reculant assez pour lui laisser la place pour passer. Adam était à la fenêtre, visiblement, puisqu'il revenait vers lui.

Isaiah fouillait dans sa poche, sortait vingt dollars et lui filait.

Va chercher les pizzas, ça ira plus vite.

Il hochait la tête et sortait. Soit William rentrait, soit il partait et il ne le reverrait plus jamais. Il avait un pincement au coeur en songeant qu'en le repoussant ainsi, le vampire pouvait choisir de partir pour de bon. Tant pis. C'était justement à cause de cette crainte qu'il n'avait pas poussé à l'embrasser. Parce qu'un baiser, ça en aurait appelé un autre, et ainsi de suite, non ? Ce n'était pas l'envie qui lui manquait pourtant. Mais là, il commençait à entrer dans sa phase tête-de-con et sa phase "je m'en fous de tout". Il l'avait vraiment détruit. Déjà qu'il n'était pas la personne la plus stable qui soit, de base...

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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Jeu 21 Déc - 14:52
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Time, it needs time, to win back your love again. I will be there, I will be there. Love, only love, can bring back your love someday. I will be there, I will be there. And fight, babe, I'll fight to win back your love again. I will be there, I will be there. Love, only love, can break down the wall someday. I will be there, I will be there. If we'd go again, all the way from the start, I would try to change things that killed our love. Your pride has built a wall, so strong. That I can't get through, is there really no chance to start once again. I'm loving you. And try, baby try, to trust in my love again.

Cela lui fait tellement étrange d'avoir Isaiah dans les bras. Non seulement il pensait que ça n'arriverait plus jamais mais en plus ce n'était pas vraiment dans leur mode de fonctionnement. Même le fait que l'humain le serre de toutes ses forces est presque trop doux. Oh mais il ne va pas s'en plaindre le vampire, bien au contraire même, il donnerait tout pour que ça dure encore et encore. Étrange et en même temps ça lui fait tellement de bien, il en a rêvé de cet instant à chaque seconde passée loin de son chasseur. Encore et encore.

Les secondes continuent de s'égrener et William oublie un peu plus surement pourquoi il ne pouvait pas rester, pourquoi il a dû partir comme il l'a fait. La chose la plus difficile qu'il n'a jamais eu à faire. Pour comprendre que c'est aussi la pire connerie qu'il a pu faire. Qu'il s'est trompé sur toute la ligne. Il pensait -voulait- soulager Isaiah, lui permettre de se relever et de l'oublier. Il a fait encore plus de dégâts pour reprendre les mots de l'humain. De quoi s'en vouloir un bon paquet d'années. Il ne comprend pas du coup comment Isaiah peut l'enlacer au lieu de lui fracasser la tête. Impardonnable.

Alors à l'écoute de ce "vieux con", il ne peut qu'ouvrir la bouche, répondre et parler. Lui dire qu'il lui a manqué, un euphémisme. Il n'y pas de mots assez forts pour décrire à quel point c'est tellement plus que ça. Il a littéralement besoin d'Isaiah pour...tout en fait. Pour continuer à fonctionner un tant soit peu correctement. Pour garder sa bonne humeur. Pour...oui pour tout ce qu'il est possible d'imaginer. William poursuit, lui dit ce qu'il veut même si au final là encore ce n'est même pas un dixième de ce qu'il a envie de dire à Isaiah. C'est précipité, ça sort tant qu'il en a encore le temps, tant qu'il le peut. Tant que l'humain reste dans ses bras et ne l'envoie pas valdinguer. Tant qu'il peut continuer à lui caresser la nuque alors qu'il crève d'envie de l'embrasser.

C'est l'humain qui est trop silencieux et ne bouge pas plus que lui. Trop silencieux même et le vampire n'aime pas ça, il préfère quand Isaiah hurle. Oui là au moins il sait composer avec mais pas avec ce silence qui s'installe et lui fait craindre le pire. Ne voyant qu'une solution au bout du compte, le chasseur va le repousser et lui demander à nouveau de dégager. William ne sait même pas s'il insisterait ou s'il le ferait.

Le verdict tombe et Isaiah se recule, laissant au vampire une effroyable sensation de vide et de froideur. Aux mots qu'il entend, il n'ose croire qu'il ne se fait pas renvoyer comme un malpropre. Pourtant il baisse et détourne le regard un instant. Honteux le William. L'image qu'il peut renvoyer. Ou alors son sort n'est pas tout à fait scellé encore et le chasseur hésite.

- J'ai tout mon temps.

Il redresse les yeux avec un mélange entre grimace et sourire sur le visage. Parce que ça sonne un peu trop comme un rappel de ce qu'il est et qu'il s'en rend compte au moment où il le dit. Alors que c'était un moyen maladroit pour signifier à Isaiah qu'il n'irait nul part, qu'il ne compte plus s'éloigner, qu'il restera là autant de temps qu'il le faudra.

Même s'il doit réellement rester planter là dehors alors que le chasseur s'écarte et retourne vers la maison. William ne peut que rester à le regarder faire. Il le voit son signe de tête mais il voit aussi le gamin qui approche et il hésite à bouger pour ne serait-ce que faire un pas avant. Isaiah lui a demandé de ne pas approcher le môme après tout. Sans compter que c'est cette maison, ça serait ailleurs, le vampire aurait déjà approché mais là.

On a déjà dit que sa raison a foutu le camp donc oui William fini par s'approcher, évitant tout de même le gamin et ne le regardant pas. Grimpant une par une les marches du perron, finissant par franchir la porte. Son regard oscillant entre Isaiah et l'environnement. Il soupire le vampire avant de finalement lâcher à demi-voix.

- Je préfère quand tu gueules.

Oui parce que s'il y a encore de ce silence, ça va pas le faire et c'est lui qui risquerait à se mettre à hurler à la place. Oui totalement con le vampire alors que là encore il y aurait mille choses à dire plutôt que ça.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Jeu 21 Déc - 16:13
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I was cryin' when I met you, now I'm tryin' to forget you. Love is sweet misery. I was cryin' just to get you, now I'm dyin' cause you let me. Do what you do - down on me. Now there's not even breathin' room between pleasure and pain. Yeah you cry when we're makin' love, must be one and the same. It's down on me, yeah I got to tell you one thing, it's been on my mind, boy I gotta say, we're partners in crime, you got that certain something, what you give to me takes my breath away. Now the word out on the street is the devil's in your kiss. If our love goes up in flames, it's a fire I can't resist.

Il s'en rendrait compte après quelque minutes, seulement, mais avoir serré William de la sorte lui avait fait du bien. Sentir à nouveau son odeur aussi. Il devait résister. Garder sa fierté encore quelque minutes, histoire de faire bonne figure, qu'il ne croit pas qu'il le récupérera facilement. Parce qu'il le sait, il finira bien par craquer. Mais autant que ça arrive le plus tard possible. Si ça se trouve, le vampire finira par se lasser et partir. Il ne cessait de se le dire. Il repartira, protège-toi. Tant pis s'il mourrait d'envie de le sentir tout contre lui, s'il mourrait d'envie de l'embrasser à nouveau, de le retrouver pleinement et entièrement. Il devait prendre sur lui.

J'ai tout mon temps, ouais, tu m'étonnes. Parce qu'il devait aussi composer avec ça. Le fait qu'il avait couché avec un vampire. Qu'il avait dormi avec lui, qu'il avait tout fait, avec lui. Un putain de vampire. Il n'y avait que lui pour tomber amoureux de ce qu'il chassait. C'était comme si le chaperon rouge était tombé amoureuse de grand méchant loup, bordel. Ou que le chasseur et le grand méchant loup étaient tombés amoureux, ouais. Sans déconner. Il avait eu un an pour y réfléchir mais il s'était pris tellement de cuite répétée qu'il ne se souvenait pas des conclusions sur lesquels il était venu.

Il finissait par venir, trois heures après. Il regardait Adam prendre la camionnette et partir et il se décidait à fermer la porte derrière eux. Je préfère quand tu gueules. Ah. Première nouvelle.

Isaiah reprend sa bière où il l'avait laissé, en boit une gorgée. Il lui faudrait plus fort, ou alors plus de bière, pour oublier ce qu'il se passait. Ou trouver du courage liquide. Il haussait juste les épaules quand le vampire lui avouait qu'il préférait quand il gueulait. Comme à son habitude, il évitait le salon, allant jusqu'à la cuisine pour prendre une chaise et s'asseoir lourdement dessus, se frottant à nouveau les yeux. Que fallait-il faire, maintenant ?

Alors il continuait à ne rien dire. Juste le regarder, lourdement. Les muscles de sa mâchoire se contractant parfois. Puis il regardait par la fenêtre, la nuit était tombée, maintenant. Dans la forêt en tout cas. Ses doigts tapotaient sur la table de la cuisine, face à lui. Il aurait aimé s'y préparer, c'est ce qu'il se répétait. Se préparer à le retrouver. Comme il s'était déjà préparer pendant une année à aller le retrouver, peut-être lui faudrait-il une année supplémentaire pour savoir ce qu'il convenait de lui dire. Mais si le vampire avait tout son temps, s'il était éternel - sur le papier - lui ne l'était pas. Quand tu ne sais pas quoi dire, alors tais-toi, comme on dit. Le silence valait mieux que les conneries qu'il aurait pu dire, plus vexantes les unes que les autres. Alors il sortait le paquet de clope de sa poche, sortait une clope et un briquet. Cette nouvelle habitude. Il coinçait la clope entre ses lèvres, l'allumait. Inspirait. Expirait la fumée.

Inutile d'indiquer au vampire qu'il pouvait prendre une chaise et s'asseoir, il le ferait comme un grand, se disait-il. Il tirait à nouveau sur sa clope, un peu nerveux. C'était embarrassant. C'était trop tôt. Tout ce qu'il avait en tête c'était " tu comptes m'abandonner de nouveau quand, que je me prépare ? " ou " pars maintenant, avant que je ne fasse une grosse connerie " connerie comme l'embrasser, l'accepter à nouveau. Ou il aurait aussi pu lui dire que tout ce qu'il voulait, c'était lui, que ça avait toujours été lui et que foutu comme il était foutu, ce serait sûrement toujours lui. Il soupirait, relâchant la fumée à nouveau. Et il buvait ensuite une nouvelle gorgée. Que dire, que faire. Rien ne sonnait juste. C'était rare qu'il réfléchisse à ses mots, c'était rare qu'il ne dise pas directement ce qu'il avait en tête. Mais c'était William, après tout. Et si ce silence pouvait l'emmerder ne serait-ce qu'un peu, c'était au moins ça de gagné. Ce mutisme ne lui ressemblait pas, quand il était dans cet état de nerfs. Cette colère froide. C'était nouveau, comme bien des choses depuis son départ.

Puis, enfin, il cessait de le regarder, pour regarder sa bouteille. Ca valait mieux ainsi, ça lui évitait de regarder ses lèvres dans l'attente d'un sourire, ça lui évitait de regarder ses lèvres dans l'attente d'un baiser. Ca lui évitait d'avoir envie de se lever et faire quelque chose qu'il regrettait, oui. L'embrasser, l'enlacer à nouveau et, finalement, lui pardonner trop vite. Il tirait à nouveau sur sa clope, traînant vers lui le cendrier qu'il avait laissé sur la table plus tôt, songeant que si sa mère le voyait faire, elle lui aurait mis une claque derrière la tête. D'un parce qu'il fumait, de deux parce qu'il le faisait dans la maison. Mais sa mère n'était plus là. Tout ceux qu'il avait eu la folie d'aimer étaient partis. Sa mère, son père, de façon définitives. Sa soeur. William. Son coeur avait été brisé à chaque fois. William avait simplement été la fois de trop.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Jeu 21 Déc - 19:44
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Time, it needs time, to win back your love again. I will be there, I will be there. Love, only love, can bring back your love someday. I will be there, I will be there. And fight, babe, I'll fight to win back your love again. I will be there, I will be there. Love, only love, can break down the wall someday. I will be there, I will be there. If we'd go again, all the way from the start, I would try to change things that killed our love. Your pride has built a wall, so strong. That I can't get through, is there really no chance to start once again. I'm loving you. And try, baby try, to trust in my love again.

On pourrait croire que du silence serait appréciable, que ça vaut mieux que des gueulantes mais en fait non. Pourtant Isaiah est pas du genre à parler des masses mais au moins quand il s'énerve et gueule c'est quelque chose de concret. Là c'est juste pas agréable du tout. À voir ainsi, on penserait que William ne sait pas ce qu'il veut mais en fait si, c'est juste qu'il y a silence et silence. Les silences confortables, chaleureux et pas dérangeant et les silences comme celui là qui sont froids, qui le mettent mal à l'aise.

Au moins a t-il un semblant de réaction quand il lui dit qu'il le préfère à gueuler. Un haussement d'épaule c'est toujours bon à prendre au stade où ils en sont. Une bière. On va dire que c'est mieux qu'une bouteille de whisky hein. De toute façon, le vampire n'est pas en droit de dire quoi que ce soit là dessus. Pas plus que sur la cigarette une fois dans la cuisine. William n'approche pas plus que ça et s'appuie d'une épaule contre le premier bout de mur venu. Il croise les bras et ne quitte pas Isaiah du regard même si le regard que lui renvoie le chasseur le met mal à l'aise.

Ce silence va finir par le rendre barge le vampire mais il a beau attendre, Isaiah ne semble pas décidé à ouvrir la bouche, ne semble pas vouloir lui poser la moindre question. Il ne sait pas combien de temps ça peut durer. Plusieurs minutes peut-être bien. William finissant par se dire que le chasseur le fait exprès, un "tu m'as dit préférer quand je gueule, rien que pour te faire chier je me tais". Oui c'est bien du genre de son humain que de faire ça. Petit con, qu'il pense. Sauf que ça lui va pas du tout au vampire, ce n'est pas comme ça qu'il va pouvoir s'expliquer.

Sans compter que William n'a pas tant de temps que ça, le gamin va bien finir par revenir et là pour s'expliquer ça sera foutu. Il a pas peur d'exposer ce qu'il ressent, de dire pourquoi il a agit comme il l'a fait mais pas devant un public non plus. Dans le fond il s'en fout d'être jugé par le môme, il n'y a que l'avis d'Isaiah qui importe. Mais peut-être que dans les faits, l'avis du gamin pèserait, après tout le vampire ne sait pas si Isaiah a déjà parlé de lui ou non. Ni comment.

Ce n'est que quand le chasseur détourne le regard que William se passe la langue sur les lèvres. Il ouvre la bouche plusieurs fois et la referme aussi sec. Ce silence est entrain de mettre ses nerfs à vifs. Il ne sait juste pas pour où commencer. Il lui faut peut-être bien encore une minute ou deux avant d'arriver à se lancer.

- Tu m'as manqué plus que tu ne peux le croire. On y est presque. "Je n'ai pas le droit de te demander de me pardonner et encore moins de bien vouloir me laisser revenir près de toi." Oui c'est toujours mieux qu'un reprend-moi je t'en supplie. "Mais je peux au moins te dire que je n'aurai jamais dû partir, je le sais maintenant, je l'ai compris. C'est pour limiter les dégâts justement que je suis parti pas pour en faire plus. Je pensais que ça allait te tuer si je restais, tu te détruisais à cause de moi, je ne pouvais pas le supporter, je ne pouvais pas en être la cause." Limite s'il fait attention que maintenant qu'il a commencé à parler, il ne tient plus en place et se met à faire les cent pas dans la cuisine. "Tu acceptais déjà pas de m'avoir laissé t'approcher et te toucher alors m'aimer...Je pensais que tu l'accepterais encore moins, que ça allait t'achever. Je ne pouvais pas voir l'homme que j'aime se détruire à cause de moi. Je pensais que c'était encore temps, que tu allais pouvoir t'en remettre, que tu allais pouvoir m'oublier et arrêter de t'enfoncer. Je suis parti en douce parce que j'imaginais que tu allais vouloir m'en empêcher, essayer de me faire rester mais que derrière tu irais te saouler à ne pas émerger pendant plusieurs jours. Et je serais resté, je t'aurais ramassé encore et encore même si ça me brisait en même temps de te voir te tuer à petit feu. Oui pour moi à ce moment là, tu étais mieux sans moi dans ta vie, ça a été la décision la plus difficile de ma vie mais c'était pour toi que je l'ai fait. La pire erreur de ma vie et pour tous les deux." Là c'est le moment où un être humain normal reprendrait son souffle après avoir tout sorti d'un coup mais pour William s'est cesser de tourner en rond, attraper le premier siège à sa portée et se laisser tomber dessus. "Je fonctionne pas sans toi Isaiah."
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Jeu 21 Déc - 20:15
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Love of my life, you've hurt me. You've broken my heart and now you leave me. Love of my life can't you see ? Bring it back, don't take it away from me because you don't know what it means to me.

Love of my life, don't leave me, you've stolen my love, you now desert me, love of my life, can't you see ? Bring it back, don't take it away from me because you don't know what it means to me. You will remember when this is blown over and everything's all by the way. When I grow older I will be there at your side to remind you how I still love you, I still love you. Don't take it away from me, because you don't know what it means to me.

Il ne savait pas combien de temps pouvait s'écouler, depuis qu'il était revenu. Et depuis quand Adam était parti, mais connaissant le gamin, il allait sûrement traîner pour leur laisser le temps. Adam était plus perspicace que lui, ça, c'était certain.

Il n'a aucune idée de combien de temps William comptait rester, au moins, il était rentré, c'était déjà ça. Et il ne savait pas quoi lui dire, il avait beau y réfléchir à s'en faire mal au crâne, il ne savait pas quoi dire. Puis, il regardait le poing qui avait servi à le frapper, rouge, forcément. Il était habitué à donner des coups, pourtant. Ceinture noire qu'il était. Avec un passé dans la boxe thaïlandaise. Mais là, son poing était rouge, avait-il été trop fort ? Ce connard n'avait même pas bronché.

Et voilà qu'il recommence. Tu m'as manqué plus que tu ne peux le croire. Bah fallait pas partir, mon con. Isaiah relève le regard, pour ne lui accorder qu'un regard noir, l'air de dire, fallait y penser avant. Pas attendre une putain d'année. Je n'ai pas le droit de te demander de me pardonner et encore moins de bien vouloir me laisser revenir près de toi. Non en effet, aucun droit de le faire. Aucun droit de rien. A part celui de se taire, sûrement. Puis il continuait sa tirade. Ouais, tu l'as compris... Au bout d'une année. Les vampires ne devaient avoir aucun sens du temps qui passait, pour qu'il mette un an à comprendre ça. Et pourquoi il marchait comme ça ? Ca allait finir par lui filer le tournis. Il tapotait sur sa clope, laissant la cendre grisâtre tomber dans le cendrier. Il tirait à nouveau une taf. Et à peine expirait-il la fumée, qu'il buvait une gorgée, comme pour se donner du courage, celui d'entendre tout ça. Il n'arrivait pas à y croire, en fait. On aurait dit des excuses à la con, juste pour l'endormir.

Il avait beaucoup de questions en tête, du style ; mais pourquoi moi ? pourquoi tu n'es jamais revenu si tu le regrettais tant ? pourquoi tu m'as suivi dès le départ ? Parce qu'il ne lui avait jamais demandé, ça. Pourquoi un vampire voulait l'accompagner pour en tuer d'autres, pourquoi un vampire faisait tout ça, avec lui. Là, c'était son instinct de chasseur qui parlait. Depuis quand un vampire s'alliait à un chasseur pour tuer ses congénères ? Ca n'avait aucun sens. Il terminait sa clope. Son "je ne fonctionne pas sans toi" et le fait qu'il prononce son prénom. Il en a marre. Plus que marre, de toutes ces conneries. Il le sait, il est obligé de faire un choix, il ne peut pas reculer indéfiniment. William ne lui laissera jamais ce temps, c'est l'impression qu'il a.

Alors il écrasait sa clope dans le cendrier, relâchant la fumée qu'il lui restait par la même occasion. Il regrettait déjà ce qu'il allait faire, tandis qu'il se levait, posant sa bière sur la table. Il le regrettait déjà mais il n'avait pas l'impression d'avoir dix milles autres possibilités, son coeur était si douloureux dans sa poitrine. Il était écorché à vif et savait, malheureusement, ce qui pourrait l'apaiser, rien qu'un peu. Il gardait ce silence, quelque instants. Faisait le tour de la table, allant jusqu'à lui. Se plaçant face à lui, finalement. Ne le lâchant pas du regard. Tant de possibilités, à cet instant précis. Il le regardait. Ses yeux bleus, sa chevelure châtain. Ses traits fatigués. Son regard. Oh, ce regard... Il craquait. D'abord, il glissait sa main contre sa joue, la remontant jusque dans sa chevelure. Chevelure un peu trop douce. Ouais. Trop. Tout était toujours trop. Il empoignait sa chevelure, forçant le vampire à relever la tête, le forçant à le regarder. Tant de possibilités. Et parmi toutes ces possibilités, il choisissait ce que lui dictait son coeur. Il choisissait de se pencher et ... d'embrasser le vampire.

Il n'avait rien de doux, ce baiser. Rien de tendre. C'était un mélange de fougue, de hargne. Il tenait toujours ses cheveux. Ce qu'il le détestait, bordel. Ou plutôt, ce qu'il détestait l'aimer à un tel point. Son coeur reprenait sa course folle où il s'était arrêté. Assourdissant. Il perdait complètement les pédales, alors qu'il l'embrassait enfin. Chiale pas, putain se disait-il. Non, il ne devait pas chialer, il ne devait pas être faible à un tel point.

Il n'avait pas envie de parler. Pas envie de s'exprimer autrement. Il aurait pu lui retourner ses mots, il aurait pu lui faire part de sa douleur, de ses sentiments. Mais ça aurait été se mettre à nu et ça, il ne le voulait pas. L'embrasser, ça lui permettait de faire taire le vampire, qu'il cesse de dire toutes ces choses, mais ça lui permettait de respirer à nouveau. Rien qu'un peu. Qu'est-ce que ça impliquait, un baiser, après tout ? Trop de choses, en fait. Beaucoup plus de choses qu'il ne l'avait pensé initialement.

Isaiah n'était pas quelqu'un qui causait, pas quelqu'un qui s'exprimait avec les mots. Il le montrait, c'était plus simple et tellement plus sincère ; les gestes ne mentaient pas. On ne les manipulait pas tous comme on manipulait les mots. Pour lui en tout cas.

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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Jeu 21 Déc - 21:52
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Time, it needs time, to win back your love again. I will be there, I will be there. Love, only love, can bring back your love someday. I will be there, I will be there. And fight, babe, I'll fight to win back your love again. I will be there, I will be there. Love, only love, can break down the wall someday. I will be there, I will be there. If we'd go again, all the way from the start, I would try to change things that killed our love. Your pride has built a wall, so strong. That I can't get through, is there really no chance to start once again. I'm loving you. And try, baby try, to trust in my love again.

Un regard noir. Ça au moins c'est une réaction à laquelle William est habitué, qui l'incite à continuer. Bon il l'aurait fait de toute manière. Parce qu'il fallait que ça sorte, qu'il essaye de lui faire comprendre pourquoi il s'est barré. Il parle bien plus qu'il ne l'aurait cru et pourtant il y aurait encore des choses à dire, des points importants sans aucun doute possible. Comme le pourquoi il a mit un an. Ah mais c'était pas prévu au programme c'est ça le truc. Il ne serait pas fait chopper ainsi à surveiller de loin, il n'aurait jamais compris, le vampire, qu'il a fait fausse route sur toute la ligne. Il a fallu que Isaiah lui crache ces mots pour que ça le percute. Mais maintenant, il n'y a plus de retour en arrière possible. Tellement con, tellement persuadé de ce qu'il croyait, qu'il a rien vu. Finalement il n'y a pas que l'humain qui peut être lent à la détente.

Et il parle d'une traite, sans avoir besoin de reprendre son souffle, et ça sort peut-être un peu dans le désordre mais le plus important est là. William ne regardait pas vraiment vers le chasseur en parlant, trop peur d'être interrompu en cours de route sans doute. Ou trop peur de lire, il ne sait quoi dans le regard de l'humain. Trop de possibilités en fait. Trop de choses aussi qu'ils ne se sont jamais dit mais encore faut-il pouvoir parler avec Isaiah, cela relève du miracle presque de pouvoir avoir une conversation avec lui. Du moins une conversation sérieuse. Et qu'il ne soit pas trop ivre pour en oublier les trois quarts aussitôt. Oh ce n'est pas un reproche, il l'a déjà dit qu'il prend Isaiah tel qu'il est, c'est une constatation. Sans parler qu'il est loin d'être infaillible le vampire ou d'avoir une mémoire parfaite, il y a des choses qu'il peut oublier lui aussi.

William termine par se laisser tomber sur le premier siège à sa portée. Il est mentalement fatigué le vampire et a toujours cette envie de carrément supplier Isaiah. Mais en même temps il a encore un peu de fierté, d'égo sans doute qu'il l'empêche de le faire, du moins pour le moment. Et puis ce n'est pas en couinant qu'il obtiendra quoi que ce soit comme résultat. Il est à moitié affaissé sur cette chaise et regarde Isaiah suivant ses mouvements sans toutefois avoir le regard réellement levé. Le vampire le laisse faire, guettant la moindre réaction de sa part. Une qui lui donnerait une idée de ce qui trotte dans la tête de l'humain. Ah si seulement il pouvait y avoir l'option télépathie dans le package de base d'un vampire.

Il regarde son chasseur faire le tour de la table et se mettre en face de lui, sans avoir la moindre idée de la suite. Se retrouvant à fermer les yeux une brève seconde à cette main sur sa joue. Avant de devoir réprimer ses instincts qui lui feraient sortir les crocs quand Isaiah lui empoigne les cheveux et lui fait relever la tête. Oh. Ok. Les lèvres du chasseur s'écrasent contre les siennes et il retrouve de cette sauvagerie dont ils pouvaient faire preuve tous les deux. Cela en est rassurant et effrayant à la fois, parce que pour William ça veut aussi dire lutter encore ses pulsions de vampire.

Encore humain, il aurait sans doute le droit à son coeur qui s'emballe, s'affole et déraille, aux fameux papillons dans le ventre et oui tout ce qu'implique un baiser avec l'homme qu'on aime. Mais tout le monde sait que c'est surtout psychologique tout ça donc oui c'est comme s'il avait ces sensations là malgré tout. Oui bien sûr que oui il répond à ce baiser plutôt mille fois qu'une d'ailleurs. Sans chercher à imposer un rythme ou de la douceur, de l'amour là par contre. Oui sans aucun doute possible. Parce que putain qu'est-ce qu'il peut aimer Isaiah.

C'est plus fort que lui mais ses mains viennent se poser sur les hanches de l'humain et il le rapproche encore de lui d'un mouvement ferme. Pour oui, le faire tomber sur lui. Pour pouvoir enrouler ses bras autour de l'humain, lui dire par ce geste "je suis là" mais aussi "je te tiens" "je ne partirais plus" "je ne te laisserais plus tomber".
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Jeu 21 Déc - 22:26
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Love of my life, you've hurt me. You've broken my heart and now you leave me. Love of my life can't you see ? Bring it back, don't take it away from me because you don't know what it means to me.

Love of my life, don't leave me, you've stolen my love, you now desert me, love of my life, can't you see ? Bring it back, don't take it away from me because you don't know what it means to me. You will remember when this is blown over and everything's all by the way. When I grow older I will be there at your side to remind you how I still love you, I still love you. Don't take it away from me, because you don't know what it means to me.

Il aurait peut-être du renvoyer le vampire. Il y avait tellement de choix qui s'étaient offerts à lui. Faire son travail, son devoir, aussi. Mais il ne s'en sentait pas capable, si énervé puisse-t-il être contre cet homme.

Mais il se sentait revivre, en l'embrassant. Retrouvant le goût de ses lèvres. Cette chaleur qui montait à nouveau en lui, ce vide qui commençait à disparaître. Cet espoir, peut-être. Et merde, se disait-il. Parce qu'il recommençait à espérer, justement. Merde. Merde. Et re-merde.

Il n'avait pas peur de ses crocs, à ce moment là. Parce qu'après tout, William ne l'avait jamais mordu, peut-être avait-il déjà essayé, mais il ne l'avait jamais fais. Alors il ne risquait rien, pas vrai ? Et même s'il risquait quelque chose, ça lui était égal. Il était là, il le retrouvait, enfin. Et il comprenait que, peut-être, le vampire n'avait pas menti, peut-être que lui aussi, avait eu besoin de ces baisers, ces instants. Ce n'était peut-être pas qu'une ruse, après tout. Ces mains sur ses hanches, le fait d'être soudainement tiré, assis sur le vampire. Enlacé. Il voulait le faire chialer, ou quoi ? Parce que le sanglot venait. Honteusement. Il allait craquer, encore. Le calvaire prenait enfin fin. Le calvaire était terminé, ça commençait à monter au cerveau. Il était là, ce crétin. Il était assis sur lui, lui qui le serrait. Ses lèvres se faisaient plus pressantes encore, puis il allait jusqu'à taquiner les lèvres du vampire du bout de sa langue, en réclamant l'accès. Bordel, ce qu'il lui avait manqué.

Il était foutu. Après ces embrassades. Il n'avait pas envie de parler, mais il s'en sentait forcé. Il rompait le baiser, quelque instants seulement. C'était contre ses lèvres qu'il murmurait ;

Tu m'as manqué, William. Tellement manqué. Pars à nouveau et je te chasserai, je te tuerai.

Pour finalement déposer un nouveau baiser, plus tendre cette fois, contre ses lèvres. Et merde. Connard. Il en oubliait de ne pas baisser sa garde, il en oubliait de garder la tête haute, ne pas se laisser avoir. C'était trop tard. Merde. Il se jurait que s'il n'était pas sien, il le prendrait en chasse, il le tuerait de ses propres mains. S'il n'était pas à lui, il ne serait à personne d'autre. Puis il terminait d'harceler ses lèvres, pour descendre jusque dans son cou, où il y déposait un, puis deux, puis trois baisers, encore et encore. Il n'arrivait pas à le croire, il l'avait enfin retrouvé. Il allait lui falloir du temps pour qu'il se fasse réellement à l'idée, qu'il était enfin de retour, à sa juste place. Il ignorait juste ce qu'il devait faire, pour que le vampire ne s'échappe plus à nouveau, les menaces de mort, ça ne serait pas efficace très longtemps. Dans un geste affectueux -selon lui- qui lui avait manqué, il mordillait la peau de son cou, même si maintenant, ce geste pouvait avoir une signification plus particulière. William était enfin de retour et s'il devrait se faire une bonne fois pour toute à l'idée que celui-ci était un vampire, il voulait profiter, pour l'instant. Ne pas songer aux horreurs qu'il pouvait commettre, qu'il avait pu commettre. Il y songerait plus tard.

J'ai besoin de toi, dans ma vie. Il me faudra du temps pour me faire à l'idée de ce que tu es. Mais j'ai besoin de toi. Même si tu peux être sacrément con, parfois.

Il y allait par étape, à sa façon. Soit, pas trop de gentillesse d'un coup, le peu de gentillesse qu'il montrait, était suivie d'une saloperie, c'était sa façon de faire. Jusqu'à ce qu'il parvienne à être suffisamment en confiance pour ne dire que des choses possiblement gentille, même si maladroite.

Il n'avait pas toujours été doux avec lui, il le savait. C'était son mode de fonctionnement, après tout. Ils n'avaient pas été assez longtemps ensemble pour que William connaisse cette partie de lui, peut-être. Personne ne la connaissait, à part Shana - et forcément, avec sa jumelle, c'était encore autre chose. Il aurait pu lui montrer, après ces je t'aime échangés l'an dernier, il aurait pu s'améliorer. Faire des efforts. Limiter l'alcool, ces conneries là. Il aurait pu travailler sur lui, pour lui. Il n'était pas sourd, il avait bien entendu que l'alcool était un problème, il le savait.

En un sens, il n'avait pas plus envie de souiller la maison familiale avec la présence d'un vampire. Dans un autre, il n'avait pas envie de partir de là. Etait-ce l'occasion de s'offrir de nouveaux souvenirs dans cette maison ? Il avait relevé la tête, pour le regarder. Venant jusqu'à lui voler un nouveau baiser, mordiller sa lèvre inférieur. Un geste possessif, pour lui.

Si tu n'as rien de prévu ce soir, reste à la maison.

Ouais. Rester à la maison. Rester avec lui, surtout. Maintenant qu'il l'avait retrouvé, ce n'était pas pour qu'il reparte le temps d'une nuit, ou d'une matinée. Il replaçait une de ses mèche rebelle, en arrière, ne se souvenant déjà plus pourquoi il avait décidé de se laisser pousser les cheveux autant. Ah, oui. La flemme. Le fait qu'il se négligeait, aussi.

Tu fais chier, William.

Ouais. Parce que ses résolutions venaient d'être jetées à la poubelle.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Ven 22 Déc - 0:29
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Time, it needs time, to win back your love again. I will be there, I will be there. Love, only love, can bring back your love someday. I will be there, I will be there. And fight, babe, I'll fight to win back your love again. I will be there, I will be there. Love, only love, can break down the wall someday. I will be there, I will be there. If we'd go again, all the way from the start, I would try to change things that killed our love. Your pride has built a wall, so strong. That I can't get through, is there really no chance to start once again. I'm loving you. And try, baby try, to trust in my love again.

Un baiser qui peut tout arranger ou ne rien arranger du tout. Il sera temps d'y penser plus tard, après. Parce que William ne s'attend pas à s'en sortir comme ça de toute manière. Il y a bien trop de choses pour lesquelles il doit se faire pardonner. Mais oui il en profite le vampire autant qu'il le peut, tant qu'il le peut et ne lui faut pas longtemps pour ramener Isaiah dans ses bras et l'enlacer. Voulant lui faire comprendre au moins autant de choses qu'avec des mots, voir même peut-être plus. Faire comprendre à l'humain qu'il ne ment pas, qu'il a ce besoin vital de lui. Il le lui a dit, il ne fonctionne pas sans le chasseur. William aurait pu ajouter qu'il n'est rien sans Isaiah, plus de six siècles derrière lui et il ne vit que depuis ces dernières années. Pas dit que le chasseur le croit là dessus et pourtant...Fichu truc de vampire, capable de n'aimer qu'une fois dans leur vie.

Il le serre contre lui, un peu plus fort. Le vampire veut lui faire sentir qu'il est là et n'ira nul part. Qu'Isaiah est peut-être un petit con mais que c'est le sien, sa huitième merveille du monde et la seule à ses yeux. On va pas tomber dans le "son précieux" comme ces films avec des elfes et compagnie mais l'idée est là pourtant. Ils s'embrassent encore et encore et oui le vampire retrouve un nouveau souffle, retrouve sa raison d'être.

- Je ne partirai plus.

S'il doit le dire mille fois ou plus, qu'il en soit ainsi. En même temps ce court échange lui permet de "respirer", de juguler et contrôler ses instincts qui grondent sous la surface. Il vaut mieux d'ailleurs alors qu'Isaiah descend dans son cou et que le vampire penche la tête pour lui en faciliter l'accès. Ironique quand on y pense. William frissonne quand le chasseur vient lui mordiller la peau et s'il était humain, il en pleurerait de tout ça, oui. Et plus encore en l'entendant reprendre la parole.

- Aussi con que toi quand tu t'y mets, on fait la paire.

La preuve, il sourit en disant ça cet abruti. Pas tellement pour ce qu'il vient de dire mais pour ce que Isaiah a dit. Pour ce mélange entre confidence et pique. William a plus l'habitude d'entendre des saloperies d'ailleurs mais c'est rassurant, confortable, c'est être de retour chez soi. Avec la métaphore de son coeur qui se gonfle et va exploser à force. De toute manière la douceur, il ne l'a connu qu'une seule fois avec Isaiah, leur dernière nuit ensemble. Bordel, si seulement il pouvait remonter à cette nuit là ou plutôt aux minutes avant son départ et tout effacer mais ça ne marche pas ainsi. Oui il va la traîner un moment sa culpabilité le vampire. Il va tout faire pour se racheter auprès d'Isaiah que ça prenne des jours ou des années.

Son sourire s'agrandit quand l'humain vient lui mordiller la lèvre. Avant de se trouver surpris par la proposition. Non il n'aurait jamais imaginé ça. C'est déjà énorme pour lui qu'Isaiah le laisse approcher, toucher, embrasser et enlacer alors là. Surpris aussi à cause de la symbolique de la maison, oui il a gardé ce point dans un coin de son esprit le vampire. Pourtant il ne lui faut pas plus de dix secondes, peut-être vingt pour répondre.

- Rien de prévu, non. Tu es sûr ?

Parce oui quand même William se doit de le demander. Son regard suivant le mouvement de main de l'humain. Les cheveux longs, ça le change mais ce n'est pas désagréable pour autant. Bon d'accord, niveau objectivité on se pose là mais tout ce qui concerne l'humain est parfait.

- Oui et toi t'es trop beau.

Est-ce qu'il fait vraiment attention à ce que Isaiah lui dit et ce qu'il répond ? Peut-être pas vraiment alors qu'il défait une de ses main du dos de l'humain pour venir la passer délicatement sur sa joue puis dans ses cheveux.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Ven 22 Déc - 1:02
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Love of my life, don't leave me, you've stolen my love, you now desert me, love of my life, can't you see ? Bring it back, don't take it away from me because you don't know what it means to me. You will remember when this is blown over and everything's all by the way. When I grow older I will be there at your side to remind you how I still love you, I still love you. Don't take it away from me, because you don't know what it means to me.

Il se permettait de lui mettre une tape derrière la tête, quand il lui disait que lui aussi, pouvait être sacrément con et qu'ils faisaient la paire. Certes. Mais depuis quand William lui retournait ces mots-là, au juste ...?

La paire, hein.

La paire, ah. Il ne perd pas son temps, celui-là. Puis les choses s'enchaînent et parce qu'il le retrouve, il ne peut s'empêcher de l'embrasser, le mordiller, en quelque sortes, marquer son territoire à nouveau.

Parce que t'as un autre lieu en tête, crétin ?

Bah oui, ducon, où veux-tu aller, sinon ? Ils n'allaient pas s'enfermer dans une camionnette quand ils avaient une maison cosy. Et il était déjà entré, de toute façon, il n'était plus à ça près. Tant qu'ils évitaient le salon, de toute façon, il y survivrait. Et puis, dis comme ça, Isaiah laissait peut-être trop voir qu'il ne voulait pas, même un instant, être éloigné du vampire. Ah, et les revoilà, ces regards. Il les avait presque oublié, tiens. Ces yeux de merlan-frits qu'il ne comprenait pas. Personne ne l'avait jamais vraiment regardé ainsi, c'était déstabilisant. Il avait envie de le bouffer ou quoi ? T'es trop beau qu'il lui dit en plus, alors qu'il vient juste de lui dire "tu fais chier"... Hein ? Il ne comprenait pas vraiment le rapport, là. Il fronçait les sourcils. Il savait qu'il n'était, en général, pas moche. Bah, il n'aurait pas eu autant de conquêtes, sinon, il n'avait jamais eu aucun mal à ramener des hommes dans son lit. Mais là, maintenant ? Alors qu'il avait les joues creuses, les cheveux longs à peine coiffés, qu'il avait des cernes immenses ? Il ne le comprendrait jamais. Il n'était clairement pas au meilleur de sa forme et il s'imaginait aussi fort bien avoir les yeux rouges, à ce moment.

C'était bête comme réflexe, mais Isaiah avait posé sa main sur le front de William, comme pour vérifier qu'il n'ait pas une montée de fièvre. Chose pourtant impossible ; il n'était jamais qu'un vampire. Il retirait alors vite sa main, se faisant aussi au contact de la main du vampire contre sa joue, jusque dans ses cheveux. Il frissonnait de sentir cette main contre lui, cette délicatesse, aussi, à laquelle il n'était pas habitué. N'avait jamais été habitué. Il ne s'y ferait peut-être jamais, à tout bien y réfléchir. Alors il levait juste les yeux au ciel, pour toute réponse.

Finalement, une de ses main se risquait sur le torse du vampire. Il n'avait jamais été timide, de toute façon. Et foutu pour foutu, hein. Qu'est-ce que ça changerait, pour maintenant ? Alors, pour l'emmerder, sa main descendait, lentement, le long de son torse, connaissant fort bien le chemin à emprunter. Tu t'es fais avoir, Warren lui soufflait une petite voix dans sa tête. Ouais, il avait craqué, totalement. Mais William était enfin de retour et il voulait en profiter autant qu'il était possible de le faire.

Et donc, toujours pour emmerder le vampire...

Adam ne devrait pas tarder.

Le petit Adam, curieux qu'il ne soit toujours pas rentré, d'ailleurs. Mais ça n'empêchait pas Isaiah de jouer avec les limites... ça ne serait pas Isaiah, sinon. Ils avaient assez perdus de temps comme ça, non ? Une année à rattraper. Ouais, il était foutu, ça y était. Impossible de l'imaginer repartir, maintenant, impossible de le pousser à partir. C'était foutu, pour lui. Totalement foutu.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Ven 22 Déc - 2:52
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Time, it needs time, to win back your love again. I will be there, I will be there. Love, only love, can bring back your love someday. I will be there, I will be there. And fight, babe, I'll fight to win back your love again. I will be there, I will be there. Love, only love, can break down the wall someday. I will be there, I will be there. If we'd go again, all the way from the start, I would try to change things that killed our love. Your pride has built a wall, so strong. That I can't get through, is there really no chance to start once again. I'm loving you. And try, baby try, to trust in my love again.

Oui il l'a mérité cette tape derrière la tête mais eh laissez le être un peu -beaucoup- crétin alors qu'il vient de retrouver Isaiah. La paire en effet c'est ce qu'il vient de dire et il pourrait le confirmer encore. Mais du coup il sourit encore plus, limite à rire pour tout dire. Juste stupidement heureux le vampire quoi, sur un petit nuage même, bien qu'il garde en tête que rien est gagné. Bah tiens, crétin qu'on disait.

- Je peux toujours dormir dans ma voiture.

William ne veut pas s'éloigner du chasseur, clairement mais en même temps il lui laisse la possibilité de se rétracter avec sa demande et maintenant sa réponse. Il sait bien qu'on ne peut pas forcer Isaiah à faire quelque chose qu'il ne veut pas mais le vampire pense surtout au fait qu'il est dans la maison des parents d'Isaiah. Oui surtout ça en fait. Bien que visiblement, l'humain n'a pas non plus envie qu'il s'éloigne, sans doute qu'il veut le garder à l'oeil aussi. Puis après il se retrouve juste ailleurs dans ses pensées à regarder Isaiah comme s'il était un Dieu. Trop beau pour être vrai. Et dont il est follement amoureux. D'ailleurs il va falloir que William se décide à jauger à quel point il peut être barge. Parce que oui il voit bien les cernes et tout le reste et que ce n'est techniquement pas franchement sexy. Mais c'est Isaiah donc. Objectivité en vacances qu'on a dit.

Cette fois il se marre à la main sur son front, qu'est-ce qu'il croit le chasseur, que le vampire est malade. Cela ne risque pas d'arriver, il ne peut pas l'être. Ouais encore un truc dont ils n'ont jamais parlé.

- Non, je ne suis pas malade.

Ça n'empêche pas William de garder sa main dans les cheveux du chasseur encore un peu. Lui non plus n'est pas habitué à donner de la douceur, de la tendresse mais il faut croire qu'il apprend vite et ça ne le dérange pas du tout le vampire. Il ne s'offusque pas de voir Isaiah lever les yeux au ciel et il ne dit rien non plus, toujours occuper à sourire.

Décidant que s'ils doivent encore se parler et bien ça attendra...qu'Isaiah ait terminé de s'amuser sur son torse. Il a toujours été réactif le vampire, dès que l'humain le touchait et là il l'est encore plus...surtout après un an. William se retrouve à se mordiller la lèvre inférieure, l'enfoiré il sait y faire, il a toujours su y faire d'ailleurs. Trop sans doute. Définitivement le chasseur s'amuse alors qu'il lui balance comme ça que le gamin ne va pas tarder. Ah oui. William l'avait presque oublié celui là et un bref instant il se demande comment ça va se passer quand il sera là. Ils n'en sont pas encore là, n'est-ce pas ?

Du coup même si le vampire en a une espèce de grognement de frustration, il ne se prive pas de renvoyer l'ascenseur à Isaiah. S'amusant à son tour en venant glisser une de ses mains sous le tee-shirt de l'humain pour ensuite la glisser lentement le long de son torse. Sauf qu'il s'électrise lui même à agir ainsi mais bon. Son autre main restant dans le dos du chasseur à le garder contre lui, sait-on jamais qu'il décide d'essayer de se sauver...Avant de revenir capturer les lèvres d'Isaiah avec les siennes dans un baiser plus passionnel que jusque là.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Ven 22 Déc - 13:05
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Maybe I didn't treat you quite as good as I should have. Maybe I didn't love you quite as often as I could have. Little things I should have said and done, I just never took the time. You were always on my mind. You were always on my mind. Maybe I didn't hold you all those lonely, lonely times and I guess I never told you I'm so happy that you're mine. If I make you feel second best, man, I'm so sorry I was blind. You were always on my mind. You were always on my mind. Tell me, tell me that your sweet love hasn't died, give me one more chance to keep you satisfied. Little things I should have said and done, I just never took the time. You were always on my mind.

Dormir dans sa voiture ? Alors qu'il y avait ici plus de chambres disponibles que dans n'importe quelle auberge du coin ? Qu'il y avait au moins 5 salles de bains, autant d'étages et pièces disponibles qu'ils pourraient même ne pas se croiser pendant des jours ?

Dormir dans ta voiture ? Pour mieux partir ?

Ah, il n'allait clairement pas l'épargner. Pas maintenant en tout cas, il allait mettre un moment à digérer ça. Il ne lui demandait pas directement, pas une fois encore, le reste mais il le pensait. Il n'allait juste pas le supplier de le faire, il estimait qu'il avait déjà assez donné sur ce plan pour la soirée.

Puis les gestes... Les gestes revenaient, d'autres, nouveaux, venaient. Une curieuse douceur dont il n'avait jamais fait preuve, à croire que le vampire était fait en sucre. C'était plus fort que lui, surtout, comme pour ne pas briser l'image qu'il avait sous les yeux, qu'il avait tant recherché. Puis l'idée d'avoir été choppé par un Djinn lui venait. Alors il regardait, bêtement, ses propres bras. Ca lui passait vite. Bah ! Autant en profiter. Parce que, ça y était, William souriait à nouveau et il avait l'impression de fondre, face à ce sourire. De toute façon, il ne se sentait pas l'âme à parler, là, à tout dévoiler, maintenant. Il lui faudrait du temps pour qu'il puisse mettre de l'ordre dans ses idées, qu'il puisse lui poser les bonnes questions, il ne voulait pas tout foirer, pas maintenant en tout cas, il voulait profiter d'abord.

Alors il laissait aller ses mains, se balader, tranquillement. Trouvant soudainement tous ces habits bien inutiles, bien emmerdants. Bah, il préférait communiquer avec les gestes que la parole, de toute façon. C'était plus significatif pour lui, plus simple de lui dire qu'il lui avait manqué ainsi, qu'avec les mots. Surtout quand il voyait que ça faisait réagir le vampire, ça l'encourageait à continuer. Sa main s'était arrêté au niveau de la ceinture. Il avait bien des idées sur la démarche à suivre, mais il avait tout autant d'idées sur la démarche pour l'emmerder. Et il était bien décidé à l'emmerder. Mais le vampire le lui rend, c'est de bonne guerre, alors qu'il glisse sa main sous le t-shirt de l'allemand, le faisant frissonner à ce contact. Oh, bordel. Ce contact rassurant. Cette main. Ces caresses. Et malgré son frisson, c'est qu'il commençait à avoir chaud. Très chaud. En même temps, une année. Une longue année à l'attendre, ce con.

Et comme depuis le début de ces retrouvailles, son coeur s'emballait. Du grand n'importe quoi. Il allait finir par avoir une crise cardiaque, à force. Et voilà qu'il l'embrasse à nouveau, qu'il retrouve cette passion. Baiser qu'il lui rend avec cette même passion dévorante, cette même envie. Une chaise de cuisine lui semblait très inconfortable à cet instant. Il oubliait déjà Adam et ce que le gamin pourrait voir en rentrant. Mais il devait déjà s'en douter, non ? C'était lui le plus perspicace des deux, donc il devait se douter que si Isaiah l'avait envoyé chercher les pizzas, ce n'était pas pour rien ?

Entre deux baisers toute fois, il ne pouvait s'empêcher de lui demander ;

Tu n'as pas peur que j'essaie de te tuer à nouveau ?

Bah, c'était ça, son départ, non ? Une des raison tout du moins. Parce que, oui, il restait convaincu de tout ça. Il ne croyait pas totalement au fait qu'il soit parti parce qu'il voyait Isaiah se détruire, pour lui, il y avait plus que ça encore. Puis, à nouveau, il mordillait - un peu plus fort toute fois - la lèvre inférieur du vampire. Un geste possessif. Il se moquait bien d'y laisser une marque - de toute façon, ça partirait vite, non ? Il voulait juste lui rappeler ce qu'il avait peut-être trop pris pour acquis ces dernières minutes ; il était sien. De toute façon, il était convaincu que s'il ne pouvait l'avoir, alors personne ne le pourrait. Cet amour était malsain, sûrement. Mais bon, qu'est-ce qui ne l'était pas avec le chasseur ?

Finalement, il se levait, entraînant le vampire avec lui, l'entraînant contre lui. Il avait presque oublié comme le vampire était grand, tiens.

Inutile d'offrir ce spectacle au gamin. Il est assez traumatisé.

Il ne riait pas, du moins, physiquement, mais c'était bien une plaisanterie - bien que maladroite. Et ça ne l'empêchait pas de glisser sa main libre dans le dos du vampire et de la poser sans gêne aucune sur une de ses fesse. La gêne s'était faite abattre à coups de batte de baseball depuis longtemps, avec lui. Il ne perdait pas son temps. Parce qu'ils avaient déjà perdus une année. Ce n'était peut-être rien, une année, pour un vampire. Mais pour lui, c'était beaucoup, surtout pour un chasseur dont l'espérance de vie ne devait pas dépasser les quarante, voir s'il était chanceux, quarante-cinq ans.

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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Ven 22 Déc - 16:25
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Time, it needs time, to win back your love again. I will be there, I will be there. Love, only love, can bring back your love someday. I will be there, I will be there. And fight, babe, I'll fight to win back your love again. I will be there, I will be there. Love, only love, can break down the wall someday. I will be there, I will be there. If we'd go again, all the way from the start, I would try to change things that killed our love. Your pride has built a wall, so strong. That I can't get through, is there really no chance to start once again. I'm loving you. And try, baby try, to trust in my love again.

Cela pourrait en emmerder plus d'un que le chasseur insiste encore sur le fait de partir alors qu'on lui a déjà dit que ça n'arriverait plus. William, ça ne l'emmerde pas, il sait que l'humain va avoir besoin de temps pour comprendre que ça n'arrivera réellement plus. Il est prêt à le lui dire autant de fois qu'il le faut. Directement ou indirectement.

- Tu veux mes clés ? Elles sont dans la poche de ma veste.

Veste qu'il a toujours sur le dos d'ailleurs. Puis bien sûr il dit ça sans perdre son sourire, oui maintenant qu'il l'a retrouvé pour le lui ôter, il en faudrait. Pas du genre à sauter au plafond pour montrer sa joie le vampire mais elle est pourtant bien réelle et présente. Sans doute est-ce pour ça qu'il arrive à être aussi doux dans ses mouvements envers Isaiah. Ou peut-être que oui est-ce juste naturel, la suite logique. William ne saurait pas le dire et en réalité faudrait déjà qu'il y songe pour savoir.

Une brève seconde il relève un sourcil en voyant l'humain se regarder les bras, qu'est-ce qu'il se passe ? Il donnerait cher pour être dans la tête d'Isaiah et savoir à quoi il peut bien penser et pas que pour ça mais pour tout. Bof ça ne semble pas être important et ça passe aussitôt. De toute manière quand c'est vraiment important, Isaiah s'arrange pour le faire comprendre avec des mots ou des gestes, donc à quoi bon s'en faire. Enfin réellement s'en faire il veut dire parce que tout ce qui concerne son humain est important. Oui même s'il a pu donner l'impression de ne faire attention à rien, William a toujours noté dans son coin de sa tête des détails concernant Isaiah. Tout en ne voyant pas les plus importants, sinon il ne serait jamais parti ou il serait revenu plus vite ou...bref. Il a pas fini de s'auto-flageller le vampire.

Mais il le fera quand Isaiah aura fini de jouer sur son corps, de le frustrer en s'arrêtant à sa ceinture et en lui parlant du gamin. Le vampire ne résiste pas à l'envie de faire la même chose, allant directement à même la peau d'Isaiah. Oui il peut en profiter plus facilement alors que le chasseur ne porte qu'un tee-shirt. Qui est déjà de trop. Mais pour le moment il préfère embrasser son humain, lui montrer qu'il le désire. Euphémisme encore une fois. Le laissant reprendre son souffle entre deux baisers.

Ah, il n'avait pas prévu ce genre de question, est-ce vraiment le moment. Il faut croire que oui.

- Mais oui tu vas me tuer, tout ça, tout ça.

Le faisant taire d'un nouveau baiser parce que bordel, ils sont déjà passés par là. Bon d'accord à ce moment là, William était persuadé que le chasseur ne le ferait jamais et il a pourtant tenté. Sauf que si ça devait lui reprendre à Isaiah, pas dit que le vampire l'arrête cette fois. Il n'est pas suicidaire non, c'est juste que si Isaiah retente ça voudrait dire qu'il va le repousser à nouveau. Et donc que la mort serait plus douce que de passer une minute loin de l'humain. Peut-être pas vraiment la bonne réponse à avoir mais c'est celle qui est sortie alors qu'il aurait pu se contenter d'un "non" ou d'un "je ne t'en veux pas, je ne t'en ai jamais voulu". Enfin pas plus de cinq minutes derrière.

Isaiah recommence à lui mordiller la lèvre, mordre même il pourrait dire et à nouveau William sourit à ce geste. Oui amour, je suis tout à toi. Se laissant plus que facilement entraîner quand l'humain se relève. On a déjà dit qu'il ne compte pas s'éloigner le vampire et il rit à sa remarque.

- Il faut bien qu'il apprenne comment ça marche et c'est mieux que les pornos sur internet.

Tordu le vampire ? Non c'est juste même s'il est pas du style à se donner en spectacle, il s'en fiche qu'ils soient vus quoi qu'il se passe d'ailleurs. William est dans sa bulle qui se stoppe à Isaiah et lui, le reste autour n'existe plus. Il est même sûr que malgré ses super-sens, il n'entendrait rien approcher. Et puis si l'humain s'amuse à poser une main sur ses fesses, ça arrivera encore moins. Cela l'incite juste à rester coller au chasseur et le pousser plus ou moins doucement jusqu'au premier mur venu et le plaquer contre pour l'embrasser de nouveau. Avant de se reculer juste ce qu'il faut pour ôter son tee-shirt à Isaiah, pouvoir admirer son corps mais surtout le toucher.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Ven 22 Déc - 18:18
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Maybe I didn't treat you quite as good as I should have. Maybe I didn't love you quite as often as I could have. Little things I should have said and done, I just never took the time. You were always on my mind. You were always on my mind. Maybe I didn't hold you all those lonely, lonely times and I guess I never told you I'm so happy that you're mine. If I make you feel second best, man, I'm so sorry I was blind. You were always on my mind. You were always on my mind. Tell me, tell me that your sweet love hasn't died, give me one more chance to keep you satisfied. Little things I should have said and done, I just never took the time. You were always on my mind.

Comme si ça allait t'arrêter.

Comme si ne pas avoir ses clés réussirait à l'empêcher de partir, s'il le voulait vraiment. En partant, William avait vraiment brisé quelque chose, chez Isaiah. La confiance qu'il avait en lui, parmi les autres raisons. Parce qu'Isaiah mettait du temps à se faire à quelqu'un, mettait du temps à faire confiance, à aimer, mais une fois que c'était fait ; ça ne changeait plus. Quand il aimait quelqu'un, c'est qu'il lui avait enfin accordé sa confiance, l'avait laissé entrer dans sa vie, laissé l'approcher. Donc, oui, ça l'avait brisé de bien des manières, ce départ. Il mettrait beaucoup de temps à se refaire, même une fois le vampire revenu à ses côtés.

A nouveau, William le croyait incapable de le tuer. Il aurait pu le faire. Il avait failli le faire, mais il avait été retenu dans son geste. A tout bien y réfléchir, il ne serait probablement plus capable de le faire à nouveau, mais savoir que William ne l'en croyait pas capable, lui semblait être à la fois un défi et à la fois... comme s'il avait oublié ce détail là.

Même debout, il ne pouvait s'empêcher de l'embrasser, rechercher ce contact rassurant. Et, bizarrement, sans trop s'y attendre, il rit à la remarque du vampire sur Adam qui devait apprendre comment ça marchait. Un rire un peu rauque, un peu coincé dans sa gorge mais un rire tout de même. T'es con a-t-il envie de lui dire, mais il n'en n'a pas le temps. Pas même le temps de lui dire que, oui, c'était sûrement bien mieux ou "t'as l'air bien au courant", juste pour l'emmerder un peu. Il se laisse entraîner jusqu'à ce qu'il semblerait être un mur, de ce qu'il sent contre son dos. Aucune marche arrière possible, maintenant, dans tous les sens du terme. Il gémirait presque sous la surprise, d'ailleurs, qu'être ainsi plaqué contre le mur. Il était habitué à la fougue, pas à la douceur. A la sauvagerie, pas à la tendresse. Mais il s'y ferait très vite. Et voilà qu'il l'embrasse à nouveau. Et voilà qu'il se recule, lui retire son t-shirt. Il le laissait faire, sans protester. C'était William, après tout. Ce n'est pas comme s'il allait découvrir le chasseur, il le connaissait déjà. Isaiah n'avait pas peur d'afficher ses cicatrices, même récentes. Les traces de griffes, les traces de crocs. Parce qu'être chasseur n'était jamais sans risque, que c'était même souvent des coups de chances qui le faisait gagner. Pour preuve, il avait encore des bandages sur les bras, à cause de sa dernière expédition. Heureusement, d'ailleurs, qu'une morsure ne risquait pas de le transformer, qu'il devait ingurgiter du sang de vampire pour ça, parce qu'il y aurait bien longtemps maintenant qu'il serait un foutu buveur de sang.

Bien, s'il voulait jouer à ça. Il ne perdait pas de temps pour lui retirer sa veste, trop encombrante. Et lui retirer son haut, entre deux baisers ; question d'égalité. Mais la douceur était relative, c'était surtout dans la hâte qu'il le faisait. Pressé de le retrouver, de glisser ses mains fraîches contre cette peau ô combien douce et qui lui avait manqué. Pressé de pouvoir embrasser à nouveau son cou et descendre ses baisers contre son torse. Enfin. Enfin il l'avait retrouvé. Il peinait encore à y croire. Il laissait ses mains se promener, un chemin qu'il connaissait bien. Qu'il s'agisse des lignes de son dos jusqu'à ses reins. Il allait devenir fou, s'il ne l'était pas déjà. Son souffle chaud se répercutait contre la peau du vampire, alors que ses baisers se faisaient pressant, tout autant que ses caresses. Parce qu'il était entrain de craquer, oui, parce qu'il le retrouvait et qu'il avait tant à rattraper. Désespéré, c'était ce qu'il était, sûrement. Et à cet instant, il se moquait que le vampire le voit, ce désespoir. Parce que de toute façon, il s'était toujours moqué de son apparence, de ce qu'il pouvait dégager, il avait toujours été plus vrai que nature, alors tant pis s'il paraissait désespéré. Il était surtout amoureux, il avait surtout été séparé trop longtemps de sa moitié. Et il était entrain de le réaliser, là, combien le vampire lui avait plus manqué qu'il ne l'avait imaginé initialement. Il lui avait plus manqué encore que ce qu'il voudrait bien l'admettre. C'était indescriptible.

Et parce qu'il avait laissé tomber, pour un instant, ses bonnes résolutions, il descendait ses mains jusqu'à la ceinture du vampire, qu'il défaisait. Le vampire l'arrêterait, s'il n'était pas prêt, en attendant, il continuait ses gestes. Il le désirait, comme il n'avait jamais désiré quiconque. Et dans son esprit, la même musique tournait en boucle, le même refrain un an . Pendant une seconde de lucidité, il se disait qu'ils auraient peut-être mieux fait d'aller dans une chambre - la sienne, surtout - pour éviter à Adam de tomber sur ça. Mais il oubliait bien vite, surtout grâce - ou à cause - aux baisers de William. Il l'engueulerait plus tard, il lui demanderait des explications plus tard. Là, il avait totalement perdu l'esprit, sa raison s'était fait la mal avec ses résolutions. Surtout quand il défaisait le bouton du pantalon de William. Allait-il l'arrêter dans ses gestes ? Il espérait sincèrement que non.
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