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Always on my mind. | ft. William Collins
No matter what we breed, we still are made of greed

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MessageSujet: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mar 19 Déc - 20:43
Statut du rp

sujet privé; ft. William Collins

type ❖ actuel.

date ❖ Mai 2016.

informations spatio-temporelles ❖ Nous sommes au Maine, il fait plutôt frais et la nuit commence lentement mais sûrement à tomber.

intervention du MJ ❖ non ça ira, merci

Autre

(c) HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW



always on my mind
The blade of my knife faced away from your heart. Those last few nights, it turned and sliced you apart. This love that I tell, now feels lonely as hell, from this padded prison cell. So many times I said you'd only be mine, I gave my blood and my tears and loved you cyanide. When you took my lips, I took your breath. Sometimes love's better off dead.


Que pouvait-il bien foutre au Maine ? Bonne question. Il était retourné chez les Pierce, en vérité. Pas moyen de se rappeler pourquoi, ça lui avait pris comme une envie de pisser. Peut-être un besoin de redevenir celui qu'il était avant ce connard. Mais plutôt que loger chez les Pierce, il était parti dans sa demeure familiale. Shana et lui n'avaient jamais touchés à leur héritage, sinon pour conserver leur maison. Et pourtant, on pouvait dire que l'héritage était conséquent, qu'ils auraient largement pu se le permettre.

Il était déjà dur, de base, de prévoir les faits et gestes d'Isaiah. Parce que lui-même n'y réfléchissait jamais, à part lorsqu'il chassait. Il vivait au jour le jour. Mais depuis un an, il en était devenu d'autant plus imprévisible qu'il ne savait ce qu'il était sensé faire. La chasse était devenue une routine emmerdante.

Il avait repris sa propre chambre, il l'avait juste amélioré. Ca faisait bizarre de retourner dans cette maison. Il avait même pensé à faire des lessives avec ses vêtements, le truc qui n'arrivait pas très souvent. Depuis qu'il avait Adam avec lui sur la route, il faisait quelque efforts. Parce que s'il pouvait se passer de douche et que les odeurs de sueur ne l'incommodait pas, ce n'était pas le cas du gamin qui se la jouait princesse raiponce. Enfin soit. Une douche n'allait pas le tuer. Mais il ne faisait pas d'effort supplémentaire. Depuis une année, il n'avait pas coupé ses cheveux, c'était devenu du n'importe quoi, ses cheveux. Quant à sa barbe, il ne pensait pas souvent à la raser, pourquoi l'aurait-il fait ?

La seule routine qu'il aimait, c'était être au volant de sa camionnette. Conduire pour conduire, voir les paysages. Le calme le plus total lui manquait. Parce qu'Adam ne perdait jamais une occasion pour parler, même s'il se répétait ou disait juste ce qu'il voyait - alors que, merde, Isaiah était avec lui, il les voyait aussi, ces choses.

Parce qu'il avait besoin de silence, il avait abandonné Adam dans la maison des Warren le temps d'aller prendre l'air. Il avait souvent aimé les longues balades en forêt. Personne n'y était pour l'emmerder. Mais parce qu'il n'avait jamais la conscience tranquille, il avait toujours un flingue à sa ceinture et une dague, cachée. C'était plut fort que lui, oui. Parce qu'il avait beau être ceinture noire, au corps-à-corps, les vampires étaient de vraies saloperies et ils n'étaient plus les seules créatures emmerdante à fouler le sol.

Il foulait ce sol humide, bien qu'il soit tard. Besoin de réfléchir, besoin d'être seul avec ses pensées. Se rappeler comment il avait géré l'année, parce qu'il avait de sacrés trous de mémoire. Il avait toujours été solitaire mais depuis un an, ça lui pesait. Il était trop orgueilleux pour admettre qu'il lui manquait. Parce qu'au final, pourquoi un buveur de sang lui manquerait ? William était mort depuis longtemps. On ne pouvait pas s'amouracher d'un mort, non ? Pourtant c'était lui qui lui manquait, chaque matin quand il allait se coucher et qu'il se retrouvait seul, sans bras rassurants pour l'enlacer. C'était son rire débile qui lui manquait, c'était ses regards qui lui manquaient. Il avait toujours été indépendant, fort, il n'avait jamais eu besoin d'affection particulière mais il avait pris goût aux attentions de ce connard et c'est quand il s'était décidé à le tuer, qu'il avait compris, qu'il s'était pris cette claque en pleine gueule. Qu'il avait réalisé qu'il aimait ces habitudes, aimait ... Aimait cet homme, tout simplement. L'amour, c'était une des pire faiblesse qu'on pouvait connaître et il aurait préféré ne pas le connaître, cela l'aurait bien arrangé.

Nouvelle habitude, il s'allumait une clope. C'était nouveau, la clope. Mais il n'était plus à ça près, niveau mauvaise habitude, pas vrai ?

Il était parti depuis 4h, quand il regagnait le chemin menant jusqu'à chez lui. Il n'avait pas l'occasion de beaucoup se dégourdir les jambes mais il se souviendrait de ces quatre heures de marche longtemps. Comme quoi, il valait mieux s'entraîner souvent quand on était un chasseur. Il écrasait sa clope sous sa chaussure, jetait le mégot. Il soupirait en voyant les lumières de la maison allumée, en arrivant, il voyait Adam faire il-ne-savait-quoi dans la cuisine. Il replaçait une mèche rebelle en arrière et remontait les marches, restait un moment sur le porche, hésitant. Jetant un ou deux regards derrière lui, par réflexe, puis il rentrait, peu convaincu. Il n'avait pas encore bu - un exploit. Mais ça ne saurait tarder, il avait bien envie d'une bière. Il s'était promis de le retrouver mais avant de se lancer dans cette aventure complexe, il voulait se remettre d'aplomb. Dormir, vraiment. Panser ses plaies - les dieux savent comme elles étaient nombreuses. Parce qu'aller voir un vampire en étant écorché, il y avait quand même meilleure idée, non ?

©️ nightgaunt
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mar 19 Déc - 22:49
always on my mind
There's a fire starting in my heart, reaching a fever pitch and its bringing me out the dark. The scars of your love remind me of us. They keep me thinking that we almost had it all. The scars of your love they leave me breathless. I can't help feeling...We could have had it all. You had my heart inside of your hands and you played it to the beat.

Encore une fois il avait tout plaqué momentanément pour partir sur les routes. Il avait comme à son habitude laissé des consignes à son assistante qui, à ce rythme là, allait lui demander une augmentation de salaire. Mais au moins il restait joignable, c'était déjà mieux qu'au tout début de leur "collaboration" où il pouvait se barrer en plein milieu d'une conversation. Et ne revenir que plusieurs jours plus tard comme si rien ne s'était passé. Si elle avait certainement des questions, elle avait au moins la décence ne pas les poser.

William avait pris le temps de se nourrir rapidement, oui sur un humain, mais il ne pouvait pas se permettre de faire autrement trop longtemps. Des quelques vampires qu'il connait sur Boston, il y en a toujours un pour le dépanner comme on dit et surtout, là encore, ne jamais lui poser de questions. Il s'en passerait bien pourtant mais il jouait déjà trop avec ses limites pour se permettre de continuer. Pas quand il avait en tête d'aller le voir. Combien de temps comptait-il partir ? Toujours aucune fichue idée, jusqu'à ce que le manque se fasse trop fort, le manque de ne pouvoir le serrer contre lui. Ce même manque qui le faisait justement partir sur les routes, c'était respirer de nouveau quelques instants en pouvant ne serait-ce que l'apercevoir. Il allait devenir fou à force -si ce n'était déjà fait- mais il ne pouvait pas s'en empêcher.

Au moins avait-il reprit un semblant de vie depuis un an, c'était mieux pour le vampire mais surtout mieux pour lui. Garder ses distances, ne plus le voir, espérer qu'il arrive à remonter un tant soit peu la pente. Oui William avait agit au mieux, il n'aurait pas supporté le voir s'enfoncer encore plus à cause de lui. Tant pis ce qui pouvait lui arriver au vampire, il était déjà mort de toute façon. Bref, il en était là en enfournant quelques fringues dans un sac puis en enfilant un vieux jean, un tee-shirt et un pull. Tout ce qu'il savait c'est que ce besoin impérieux de le voir se faisait plus pressant quand il enfilait une chaude veste puis prenait une voiture. Il s'était acheté une de ces voitures aux vitres teintées même à l'avant, qui lui permettait de pouvoir circuler même avec le soleil pas encore totalement couché.

Deux jours. Deux putain de jours, il a mis cette fois pour retrouver la trace du chasseur, il était sorti de ses habitudes de chasse et le vampire avait peiné à le localiser alors que normalement il y arrivait facilement. Sans oublier que la journée, il doit rester enfermer, de quoi le faire tourner en rond et s'inquiéter...pour rien maintenant que William sait où il est. Idiot, il aurait pu y penser avant. Quoi que.

La nuit commence à tomber et il le sent avant même de le voir. Il fronce les sourcils et se demande ce que l'humain fait dehors alors qu'il n'y a pas de menace visible. Dans l'ombre, il approche pouvant percevoir l'odeur de tabac flottant autour d'Isaiah, il retrousse le nez, une nouvelle mauvaise habitude. Une de plus. Pourtant le chasseur semble aller mieux, mieux que d'habitude et mille fois mieux que quand il l'a quitté. De quoi le conforter une fois de plus dans son choix même si ça le brise de constater cela. Il reste en arrière dissimulé, invisible à ses yeux, il l'observe retourner vers la maison. Son regard se reporte quelques instants sur le gamin qu'il peut apercevoir à travers une vitre. Son avis reste toujours autant mitigé sur le gosse mais de toute manière il ne peut rien faire.

Malgré tout William sourit en voyant l'humain se retourner depuis le porche. Sans doute le réflexe du chasseur qui le fait regarder ainsi derrière lui, parce qu'il n'est pas possible qu'Isaiah sache qu'il est là. Cela fait un an, plus ou moins, que le vampire a reprit sa surveillance discrète et pas une fois le chasseur ne l'a su. Il sourit parce que son objectivité s'est sans doute fait la malle depuis longtemps mais bordel ce qu'Isaiah est beau. William ne se lassera jamais de le regarder même de loin. Et maintenant ? Va t-il rester là pour rien de plus que ces quelques instants volés. Ou va t-il s'éloigner et il ne sait pas, se trouver un hôtel ou rentrer directement. Ou peut-être un mélange des deux, attendre que l'humain -les humains- dorme avant de s'en retourner.

©️ nightgaunt
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mar 19 Déc - 23:19
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The blade of my knife faced away from your heart. Those last few nights, it turned and sliced you apart. This love that I tell, now feels lonely as hell, from this padded prison cell. So many times I said you'd only be mine, I gave my blood and my tears and loved you cyanide. When you took my lips, I took your breath. Sometimes love's better off dead.

Les cernes ont creusés son visage, mais son alimentation hasardeuse aussi. Heureusement, la barbe cache ses joues amaigris. Quant à ses cernes, et bien, il ne les cachait pas. Il avait sûrement des airs de terroriste mais ça lui était bien égal. Tout lui était bien égal. Adam avait au moins l'utilité de lui rappeler les choses essentiels de la vie, bien que son côté naïf l'exaspérait au plus haut point. Manger, dormir, se doucher, ces choses qui paraîtraient simple et évidente à n'importe quel humain normal, sauf qu'Isaiah était plus que dysfonctionnel. Il se contentait de boire, tuer et quand il arrivait à trouver quelque heures, il dormait. Mais il ne se souvenait pas de la dernière fois où il avait réussi à dormir plus de quatre heures sans se réveiller en sursaut, saisissant ce qui lui passait sous la main - un flingue. Puis le reposer et essayer de dormir mais il n'y arrivait pas. Et il commençait ses journées avec la bouteille de whisky de la veille, s'il en restait.

Sauf ce jour là où il n'avait pas encore bu et avait même pris une douche et mis des vêtements propres, avait même pris le temps de nettoyer ses plaies. Des traces de griffes, surtout, sur les bras, ce ne serait jamais que des traces supplémentaires sur son corps. Il ne les avait jamais compté, mais il en avait un certain nombre.

En rentrant, Adam commençait à lui parler et Isaiah devait se faire violence pour ne pas lui claquer un "mais ta gueule, laisse moi entrer en paix". Il se dirigeait juste vers le frigo pour prendre une bière et jeter la capsule dans la volée, dans la poubelle. Et regarder d'un oeil quasi-paternel ce qu'il pouvait bien fabriquer. Cuisiner, ouais. Isaiah levait les yeux au ciel et s'installait sur une chaise de la salle-à-manger. Parce qu'il était hors de question qu'il mette les pieds dans le salon. Il ne l'avait toujours pas fais depuis la mort de ses parents et.. ça faisait 20 ans maintenant.

20 ans qu'ils étaient morts. Il songeait que Shana allait peut-être venir elle aussi, pour l'événement des vingt ans. Il ne l'avait pas appelé depuis... longtemps. Eux qui s'appelaient pourtant chaque jour, d'habitude. Il évitait ses appels et il ne la rappelait pas. Il profitait d'être au chaud pour retirer sa veste et la poser sur son dossier, puis finalement, regarder les pansements qui entouraient ses bras. C'était d'un ridicule.

Te casse pas la tête gamin, on va commander des pizzas.

Ca devait être la première fois, depuis un an, qu'ils s'arrêtaient dans une vraie maison et non dans une auberge pour la nuit.

Il regardait ensuite son téléphone. Sans trop savoir ce qu'il attendait. Il n'avait jamais changé de numéro, il espérait un appel, peut-être. Un message, d'un certain numéro. C'était le même rituel chaque jour, il espérait un signe quelconque, sauf que les seuls messages qu'il recevait étaient toujours les même ; des missions. Sauf qu'il s'était mis en pause pour quelque jours, ne répondait plus aux demandes. Parce qu'il n'y avait pas que les vampires désormais, mais d'autres créatures à anéantir, visiblement. Il buvait une gorgée, à la bouteille. Cela faisait longtemps, maintenant, qu'il avait oublié la brûlure que pouvait provoquer l'alcool.

T'attends toujours, hm ?
Occupe toi de commander les pizzas, gamin. Laisse les grandes personnes gérer leur problèmes.
Appel le.

Sans prendre la peine de se retourner pour le regarder, il lui servait un doigt d'honneur et le gamin avait du le voir, puisqu'il l'entendait soupirer. Il buvait une nouvelle gorgée. L'appeler, pourquoi il l'appellerait ? C'est lui qui avait décidé de partir. Partir alors qu'il venait de lui ouvrir son coeur, chose qu'il n'avait jamais fais. Non, ça ira, il avait sa dose. Il éteignait son portable et le rangeait dans la poche de sa veste.

Du coup, on va rester là longtemps ? Je croyais qu'on allait chasser le vampire...
J'en sais rien. On verra. Mange. Dors. Occupe toi, me casse pas les couilles. Y'a la télé, y'a des livres, un ordi. Démerde toi.

Le gamin parlait trop à son goût, alors il s'était levé pour rôder dans la maison, évitant toujours soigneusement son salon. Réfléchissant aussi, où pourrait-il être, désormais. Où pouvait-il se cacher. Il devrait le prendre en chasse, il y revenait. Comme pour n'importe quel vampire, finalement. Sauf que cette fois, il n'aurait aucune piste et devrait enquêter seul comme un grand garçon.
©️ nightgaunt
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mer 20 Déc - 2:16
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There's a fire starting in my heart, reaching a fever pitch and its bringing me out the dark. The scars of your love remind me of us. They keep me thinking that we almost had it all. The scars of your love they leave me breathless. I can't help feeling...We could have had it all. You had my heart inside of your hands and you played it to the beat.

William fait peut-être fausse route en pensant que le chasseur va mieux, après tout il ne fait que l'observer de loin quelques fois. De trop loin et toujours dans l'ombre. Que le temps où il pouvait le détailler en pleine lumière même artificielle peut lui manquer. Cela ne fait qu'un an et pourtant il a la fausse impression que ça fait une éternité. Oui il se plante potentiellement mais il doit aussi se convaincre que c'est le cas, qu'Isaiah a cessé de tomber encore plus bas. Le vampire ne supporterait pas que ça ne soit pas le cas, il ne sait même pas ce qu'il ferait s'il constatait que c'était toujours la même chose.

Réaction sans nul doute renforcé par le fait qu'en plus de l'odeur de fumée, il n'a senti celle de l'alcool que lointaine presque absente ou du moins amoindrie. De quoi se dire que l'humain n'a pas encore bu. Ce qui est un sacré progrès comparé à il y a un an. Oh William n'est pas dupe, il se doute bien que ce n'est pas un état journalier mais ça le rend connement heureux. Tout comme le vampire avait perçu l'odeur du savon sur Isaiah et vu les vêtements propres. Oui tout pour renforcer sa certitude qu'il a bien fait de partir ce matin là il y a un an.

Non, le fait qu'Isaiah ait voulu le tuer n'entre pas en ligne de compte alors même qu'il lui avait répété un sacré nombre de fois qu'il ne l'en pensait pas capable. Pas avec ces mots là mais cela voulait dire la même chose. William ne lui en avait pas voulu, pas plus que quelques minutes en tout cas. La fin de nuit, qu'ils ont passé, parlait pour lui de toute manière, il lui avait montrer et prouver que c'était lui, que ça ne serait jamais que lui.

Le vampire pense à tout ça en suivant du regard les mouvements dans la maison. Enfin ce qu'il peut en voir en tout cas, c'est à dire pas grand chose, pas assez. Ça ne pourra jamais être assez de toute façon. Il sait l'image qu'il pourrait renvoyer à surveiller ainsi cette maison et ses occupants si on le surprenait. Malsain. Voyeur. Peut-être un peu oui mais William n'a pas d'autres moyens que celui là pour voir le chasseur. Mais pour le moment, il ne peut pas se résoudre à faire demi-tour et encore moins à disparaître définitivement.

Distraitement il remonte le col de sa veste maintenant que la fraîcheur de la nuit est vraiment installée. Percevant des bribes de voix, il se demande si le gamin a lui aussi le droit à des insultes ou à de la vulgarité. Ce dernier point ne fait presque aucun doute, c'est le mode de fonctionnement du chasseur. William sourit une nouvelle fois à cette idée parce que oui ça aussi ça lui manque l'air de rien. Maso qu'on vous dit.

Un mouvement à la fenêtre, l'aperçu d'un bref échange -ou non- entre le gamin et le chasseur. La scène semble si normale à voir, presque un père et son fils. Le vampire se pince les lèvres pour ne pas rire parce que clairement imaginer Isaiah en père modèle et attentif ayant une vie normale, ça a un côté amusant oui quand on le connaît. Tout l'inverse de ce qu'il est. Peut-être qu'il aurait pu l'être si...ses parents n'avaient pas été tués par des vampires quand il était ado. C'est bien ça ? Oui c'est ce que William avait apprit tout au début quand il s'est renseigné sur ce jeune chasseur. Oh. Vingt ans ou pas loin s'il se plante pas. Putain mais pourquoi alors Isaiah est-il venu jusque ici ?

Cela l'inquiète d'un coup le vampire. Le gosse a intérêt à assurer deux fois plus ou sinon ça va pas le faire. Et cette pulsion qui revient, celle de briser la promesse qu'il s'est faite de rester loin de l'homme qu'il aime pour le protéger. C'est cette envie brutale, pernicieuse, qui lui fait faire un pas en avant et qui le fait trembler. Qui lui fait serrer les poings et les dents avant qu'il ne recule de deux pas au lieu d'un. Le désir est violent, brutal, de craquer et d'entrer dans cette maison, de se glisser aux côtés d'Isaiah, de le prendre dans ses bras et de lui promettre que tout ira bien. Sa retenue est tout aussi violente. Un vampire. Dans cette maison. En connaissant l'histoire d'Isaiah. Vous le voyez venir le massacre...

©️ nightgaunt
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mer 20 Déc - 3:16
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Can't count the years on one hand that we've been together, I need the other one to hold you. It's not a walk in the park to love each other but when our fingers interlock, can't deny, you're the worth it. 'Cause after all this time, I'm still into you. I should be over all the butterflies but I'm into you and even baby our worst nights, I'm into you. Some things just make sense and even after all this time I'm into you. Baby not a day goes by that I'm not into you.

Il marchait dans la maison, regardant ça et là. En fait, rien n'avait bougé depuis le décès des parents Warren. Vu qu'il n'y avait pas beaucoup de poussière, il imaginait facilement que Shana était passée faire le ménage. Elle avait fait son deuil depuis longtemps, si l'on pouvait dire. Il ne saurait dire pourquoi il était si tourné vers le passé, pourquoi il avait toujours été incapable d'aller de l'avant alors qu'il n'avait pas d'affinité particulière avec ses parents, contrairement à Shana. Avec le temps, il était juste parti du principe que, merde, on ne pouvait pas tous briller. Et lui, il était clair qu'il ne brillait pas dans grand chose. Les relations sociales ? Au diable. Un bon travail, bien payé ? Au diable. Un mari, pourquoi pas un gosse qu'ils auraient adoptés ? Au diable. Une maison ? Ah, si, ça, il avait. Une maison dont il évitait une des plus grandes pièces. Parfois son regard déviait sur le piano, songeant à sa mère qui aimait en jouer. Mais il chassait toujours très vite ces souvenirs.

Son espérance de vie n'était pas très longue, il le savait depuis qu'il avait mis les pieds dans ces histoires, peut-être était-ce pour ça qu'il vivait au jour le jour, ne prévoyait jamais rien, ne s'attachait pas. A quoi bon, si demain tout pouvait se terminer ? Il ne se pensait pas suicidaire ou fataliste, juste réaliste. C'était bien d'être réaliste, c'était bien d'avoir les pieds sur Terre.

Il entendait depuis le couloir, le garçon faire les quatre cents pas puis s'arrêter. Il était si bruyant, ce gosse. Il revenait à la cuisine quand le gamin semblait fixer la fenêtre, ou du moins, quelque chose là-dehors qui devait probablement bouger.

On est en forêt, tu risques de croiser quelque bestioles. Détends ton string.

Ils avaient vu pire qu'un coyote ou un loup, non ? Merde, ils chassaient des créatures, avaient tués des vampires, des démons. Comment dire qu'au bout de 17 ans de chasse, l'instinct de survie d'Isaiah s'était plus ou moins désintégré ?

Je crois qu'il y a un mec, dehors.

Il avait deux, si ce n'est trois options. Soit il laissait pisser, genre, eh, les gens qui passent dans la ville, on va pas tous les flinguer. Bon ok, la maison était un peu reculée en forêt, mais les randonneurs qui se paumaient, c'était pas rare, si ? Soit il sortait pour trouver ce mec et lui demandait de foutre le camp. Soit, vu son karma, c'était une bestiole qui venait l'emmerder.

Alors évidemment, Isaiah avait pris son fusil chargé de gros-sel - l'habitude et surtout, il n'avait pas pensé à y mettre de vraies cartouches. Bah, oui. C'était Isaiah. Et il était sorti, posant sa bière à la volée. Parce que non, vu leur karma, ça ne pouvait pas être de simples randonneurs. Il s'imaginait les créatures possibles. Goule. Loup-garou. Vampire. Zombie. Fantôme. La liste continuait à défiler dans sa tête alors qu'il ouvrait la porte et retirait le cran de sûreté de son arme. Tire d'abord, questionne ensuite, comme on dit. Adam l'avait suivi, armé d'un... couteau de cuisine. Non mais sérieusement ? Un couteau de cuisine ? Ou alors ce qui l'exaspérait un peu plus encore, c'était la musique du portable d'Adam, un de ses ami semblait l'appeler. Et comment dire que, lorsqu'on cherche un mec qui matte chez soi, avec un fusil à la main, avoir du Beyoncé en fond n'est pas vraiment ce à quoi on s'attend ?

Il est pris de plusieurs envies. La première, prendre le portable d'Adam et l'éclater au sol jusqu'à ce qu'il cesse de faire du bruit. La seconde - et principale sur l'instant -, chercher ce fameux mec qu'Adam croyait avoir vu. La troisième, le meurtre pur et simple quand il aperçoit le mec . Et la réaction ne se fait pas attendre : il vise, il tire. Aux pieds du mec . Convaincu que s'il avait vraiment voulu le toucher, il l'aurait fait. Le bruit résonnait, presque assourdissant et faisant écho dans la forêt, il n'avait pas de mal à imaginer l'envolée d'hibou ou chauve-souris à l'entente de ce son inhabituel.

Connard.

Il ne sourit pas. Il espère que c'était une illusion, parce qu'il avait juste trop pensé à lui et que du coup, il avait cru l'apercevoir. Ce visage qu'il aurait reconnu entre mille. Il espère que son instinct le trompe, qu'il vient juste de tirer dans le vide et qu'il n'y a personne. Sur l'instant, il préférerait clairement être fou.

C'est lui ...?
Ferme-la.

Sec. Direct. Ferme-la. C'est pas lui. C'est personne. Il pousse le gamin à l'intérieur et ferme la porte de la maison, sans lui demander son avis. Il reste dehors pendant que la nuit tombe. Le vent frais et humide lui remettra les idées en place. C'est pas lui. C'est personne.

©️ nightgaunt
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mer 20 Déc - 4:07
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There's a fire starting in my heart, reaching a fever pitch and its bringing me out the dark. The scars of your love remind me of us. They keep me thinking that we almost had it all. The scars of your love they leave me breathless. I can't help feeling...We could have had it all. You had my heart inside of your hands and you played it to the beat.

Il est prit dans ses pulsions et envies contradictoires et ne fait pas attention sur le coup qu'il avance de nouveau. Quelques pas en avant, assez pour que la lumière de la maison ne vienne se refléter un bref instant sur son corps. C'est ne pas faire attention en reculant que le gamin dans la maison n'est pas loin de la fenêtre. Qu'il l'a peut-être vu. Le vampire ressasse encore et encore ses pensées, englué entre ce qu'il désire et sa raison. Les pour et les contre qui s'affrontent et font tempête dans sa tête.

Le bruit de la porte qui s'ouvre lui fait redresser la tête à moitié et regarder par en dessous avant de faire un pas en arrière. William se fige sur place et observe l'humain qui sort comme un diable de sa boite le fusil en main. C'est déjà mieux qu'une machette. Puis le gamin qui lui emboîte le pas, un couteau de cuisine en main. La scène lui semble surréaliste et visiblement il n'est pas au bout de ses surprises alors que de la musique se met à résonner dans les airs. En provenance d'une poche du gosse. Ah. S'ils sont sortis et armés c'est bien qu'ils ont entendus quelque chose ou que...Il a été aperçu. Putain. Non il s'en voudra plus tard pour ça, ce n'est pas le moment.

Pas alors que finalement il n'a d'yeux que pour Isaiah, encore et toujours. Tout s'enchaîne à toute vitesse, même pour lui avec ses sens et ses réflexes. Il le voit lever son fusil et tirer, le coup éclate et c'est le sol entre ses pieds qui prend. Le son de l'arme à feu lui vrille son ouïe, il rebaisse la tête et pose une main sur son oreille. Malgré tout il l'entend le "connard", ça au moins c'est un doux son à son oreille. Les bonnes vieilles habitudes qui ne se perdent pas même si clairement l'entendre de nouveau un jour n'était pas au programme.

William le perçoit entrain de faire rentrer le gamin de force dans la maison et rester dehors. Et là il explose le vampire, il fait un pas en avant, redresse totalement la tête et se met à rire. Un vrai fou rire comme il en avait avant, au début entre eux deux, sur la route, avant qu'Isaiah ne découvre ce qu'il est. Oui il rit et ça lui fait du bien. Non il n'est pas suicidaire. Oui il a conscience de l'arme toujours dans les mains de l'humain mais il n'y peut rien, c'est plus fort que lui. Puis c'est sa voix un peu chantante mais pas moqueuse pour un sou qui se fait entendre.

- Vous formez une sacré paire tous les deux.

Oui cela l'amuse cette constatation parce que franchement, il est devant un chasseur de vampire plus que doué malgré les apparences et ce qu'il vient de se passer ressemble plus à une mauvaise blague. Ou une parodie quelconque. Il rit aussi parce que putain il est devant l'homme de sa vie et a l'occasion de lui reparler et que ça fait un bien fou. Cela lui donne un nouveau souffle au vampire et le réchauffe.

Oh William sait aussi très bien que cela risque d'être très violent la réaction que va avoir Isaiah. Il ne sait juste pas prédire dans quel sens le chasseur va partir parce qu'il est ce qu'il est. Impulsif, imprévisible. C'est aussi de ces traits de caractère là dont il est tombé amoureux. Fou le vampire. Sans doute mais il sait ne pas pousser sa chance plus loin et son rire se calme rapidement, il ne garde qu'un sourire sur le visage. Il ne lâche pas Isaiah du regard pendant tout ce temps là et malgré tout l'envie de fuir est encore présente chez le vampire. Ouais, il ne va pas oublier sa promesse comme ça.

©️ nightgaunt
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mer 20 Déc - 4:47
always on my mind
Can't count the years on one hand that we've been together, I need the other one to hold you. It's not a walk in the park to love each other but when our fingers interlock, can't deny, you're the worth it. 'Cause after all this time, I'm still into you. I should be over all the butterflies but I'm into you and even baby our worst nights, I'm into you. Some things just make sense and even after all this time I'm into you. Baby not a day goes by that I'm not into you.

Il ne sait pas ce qu'il attend, quand il rentre le gamin à l'intérieur et reste dehors. Pourquoi il ne se sert pas de l'autre cartouche dans le fusil pour viser à nouveau et tirer sur le vampire. L'obscurité se fait mais, eh, il a l'habitude ; il passe son temps à chasser dans la pénombre. Et il dort le jour. Parce que les monstres dorment le jour et qu'inconsciemment, c'est le moment où il se sent le plus en sécurité.

Et puis, là, un rire. Ce rire. Son visage se tord. Incompréhension, douleur, tristesse, mélancolie, souvenirs douloureux, un autre deuil qu'il n'a jamais été fichu de faire. Parce qu'on pouvait dire que c'était un con - c'était vrai. On pouvait le dire égoïste - c'était pas faux. Mais quand il aimait quelqu'un, il ne le faisait jamais à moitié. Il ne faisait jamais rien à moitié. Son coeur se tord lui aussi, sous la douleur lancinante. Ca fait mal, d'entendre ce rire. Il pensait ne plus jamais l'entendre. Il se fige, en le regardant.

C'était lui, mais c'était toujours personne. Son avis n'avait pas changé. Qu'aurait-il dis en partant le voir, de toute façon ? Il n'avait pas pris le temps d'y réfléchir, il l'aurait fait sur la route.

Si ça le blesse d'entendre ce rire, ça a aussi un côté libérateur. Il était tombé amoureux dès qu'il l'avait entendu rire. Ce rire sorti de nul part, dans une situation inappropriée, risquée. Ce rire qui venait de loin, qui en disait long. Te laisse pas avoir se disait-il, déglutissant. C'est une saloperie de vampire. Sa saloperie. Enfin. C'était sa saloperie. Ses traits sont tirés et il ne prend pas la peine de cacher ça, parce qu'il n'était pas comme ça, à porter des masques en permanence. Un peu trop vrai, trop franc. Il restait là un moment sans savoir quoi faire. Là encore, plusieurs envies. Foncer, lui coller une droite. Prendre son fusil à nouveau, lui tirer dessus, ça ne le tuerait pas mais ça le blesserait, c'était déjà ça. Rentrer chez lui, fermer la porte et se mettre la plus grosse cuite de toute sa vie pour oublier ce qu'il venait de se passer. La bière qu'il avait commencé à boire ne suffisait clairement pas, à ce stade.

Pour lui, William était parti pour plusieurs raisons, la plus évidente ; Isa lui avait ouvert son coeur, lui, ne pensait pas que c'était si sérieux, il s'était barré. Les autres s'accumulant, comme l'alcool - parce qu'il était bien conscient du problème, il choisissait juste de l'ignorer - ou son mauvais caractère, ses pulsions du moment, incontrôlables. Sa violence, sa rage, sa hargne. Peut-être aussi parce que ce n'était plus drôle pour lui, une fois qu'Isa connaissait son identité. Tant de raisons qui s'enchaînaient. Il l'avait laissé. Pas un mot, rien. Juste une nuit qui n'avait, pour lui, pas laisser présager sa disparition soudaine. Pour certains points, il ne pouvait lui en vouloir ; il était toxique. Mais c'était la manière dont ça s'était produit, qu'il ne pardonnait pas.

Qu'est-ce que tu fous là ?!

Un ton ... agressif. Il ne répondait donc pas à sa remarque sur la paire qu'ils formaient avec Adam. Ca lui était égal. Trop de questions passaient dans son esprit et son fusil le démangeait, l'idée de lui faire mal sans le tuer lui plaisait assez. Croyait-il qu'il le laisserait revenir comme si de rien était ? Bon, en un sens, ça lui évitait d'avoir à se casser le cul à le chercher ; William lui mâchait encore une fois le travail. Il lui trouvait le vampire, la suite logique était qu'Isaiah s'en débarrassait. Il serrait son fusil mais ne se décidait jamais à appuyer. Bordel. Est-ce que c'était sa présence, sa soudaine proximité ? Son coeur le heurte. Il déteste le fait que le vampire soit susceptible d'entendre son coeur battre à cette vitesse. Qu'il puisse voir ses yeux devenir rouge. Il ne sait pas jouer des masques, ne sait pas jouer de l'indifférence. Il est trop vif, trop spontané, pas assez réfléchir. Il ne sait pas gérer ces choses là. Trop excessif, trop extrême. Mais, merde, c'était William. Toujours aussi beau, avec un sourire et un rire toujours si communicatif. Comment pouvait-il ? Comment arrivait-il à rire, sourire ? Lui, n'y arrivait pas. Il n'y arrivait plus. Il oscillait entre l'énervement permanent et le je m'en fous de tout , mais plus les rires et sourires. Etait-il si toxique, que le vampire se soit bien remis depuis un an à être éloignés ?

Alors, il descend les marches. Lentement. Sûrement. Isaiah avait toujours été comme un animal sauvage. Il fallait savoir comment se comporter avec lui, sans toute fois espérer un jour pouvoir l'apprivoiser. Il avançait à son rythme. Oui, c'était bien lui qui était là. C'était bien William. Toujours aussi beau, avec sa barbe, ses cheveux bien coiffés. Ses beaux vêtements. Cette classe qu'il dégageait. Pendant quelque secondes, le fait qu'il soit un vampire était oublié. Mais quelque secondes seulement puisqu'il se le remettait à l'esprit en s'approchant.

En descendant, il avait baissé son fusil. Il le tenait toujours mais d'une main.

Sale con. Ou devrai-je dire, vieux con ?

Il n'avait pas l'esquisse d'un sourire sur ses lèvres mais cette remarque était un peu familière. Il avait plutôt envie de lui sauter dessus et le frapper, comme un léger goût de vengeance pour ce qu'il avait enduré ces derniers mois. Et lui qui se pointait, bouche en coeur, éclatant de rire. C'était le bouquet. Ce putain de rire. Il restait du chemin à faire. Il l'observait, regardant ses possibles faits et gestes. Le moindre. Pendant un instant il se demandait s'il n'était pas juste un polymorphe, parce que, sérieusement, qu'est-ce que William pouvait en avoir à foutre de lui, maintenant ? Mais en même temps, qu'est-ce qu'un polymorphe en aurait eu à foutre de lui ?

On n'a pas besoin de toi, ici. Alors dégage.

Agressif, à nouveau. Mais il mentait, en parti. Parce que, oh que si, il avait besoin de lui. Et oh que non, il ne voulait pas le voir partir. Mais il se devait de se protéger et de protéger Adam. C'était son rôle. Il était trop proche. Un mètre, peut-être deux ou trois, il ne saurait dire, parce qu'il ne regardait que son sourire, parfois ses yeux. Et toujours pas décidé à ce qu'il ferait. Plus il approchait et plus son coeur s'emballait. Adrénaline ? Chasse ? Si c'était que ça.

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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mer 20 Déc - 16:13
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There's a fire starting in my heart, reaching a fever pitch and its bringing me out the dark. The scars of your love remind me of us. They keep me thinking that we almost had it all. The scars of your love they leave me breathless. I can't help feeling...We could have had it all. You had my heart inside of your hands and you played it to the beat.

Comment il a pu se faire avoir comme ça et ne pas faire plus attention ? Au point qu'il soit aperçu, ça ne lui est pas arrivé...eh bien ça ne lui est jamais arrivé. Pas une fois le chasseur n'a su que William le surveillait de loin, surtout cette dernière année et ça aurait dû continuer ainsi à vie. Est-ce que quelque part au fond de lui, il avait envie d'être prit en faute ainsi ? Sans doute que oui. Parce que c'est juste trop douloureux de ne pas pouvoir le voir, lui parler ou le toucher. Pourtant s'il est parti c'est bien aussi à cause de ça, Isaiah ne l'aurait jamais totalement accepté près de lui. Quand bien même il y avait ses sentiments entre eux, trop forts, trop puissants pour que le vampire ne s'en remette un jour. L'humain lui le pouvait encore.

Mais Isaiah avait surtout besoin qu'il ne soit plus là, qu'il ne soit plus la cause de sa destruction précipitée. Combien de fois William a pu le ramasser tellement bourré qu'il en avait une gueule de bois monstre le lendemain ? Trop pour être encore compté. Et encore c'était dans les bons jours ça, parce que ne pas voir l'humain dessaouler tout court était fréquent. Tout ça parce que William était toujours là et refusait de le lâcher, tout ça parce qu'il est un vampire et que oui Isaiah ne le supportait pas.

Fuir, il aurait dû le faire à l'instant précis où il a entendu la porte s'ouvrir. Ce n'était pas trop tard, pas encore, il pouvait de nouveau disparaître. Conserver les apparences de sa promesse de ne plus l'approcher. Il n'a pas pu le vampire, il est resté planté là, à regarder les événements se dérouler. Il le voulait sans doute aussi, encore une fois rester loin de l'homme qu'on aime est un arrache coeur permanent. Faible.

Il se retrouve à rire alors que la situation ne s'y prête pas mais ce n'est pas la première fois n'est-ce pas ? Cela sera sans doute la dernière par contre. Pourtant il ne bouge toujours pas plus, restant à le regarder et il peut voir son visage se tirer, il peut lire sur lui. Et ça lui fait mal encore un peu plus. Le ton agressif ne le surprend pas du tout. Il hausse les épaules d'un air nonchalant.

- Je me promenais

Non William n'allait tout de même pas lui dire, qu'il le surveille. Qu'en un an, il en a passé du temps à le voir agir de loin. Et encore moins lui dire qu'il va devenir fou à rester loin de lui, dire à Isaiah que lui a besoin d'être avec le chasseur. Que sans lui, il ne vit pas. Le vampire voit chaque petit mouvement de l'humain, il voit sa lutte intérieur. Tire donc, pourrait-il lui dire. Tire si ça peut te soulager. Mais en même temps pourquoi ça soulagerait Isaiah de quoi que ce soit ? Le chasseur ne l'a jamais cherché après tout, encore une preuve que William a prit la bonne décision. Une preuve que l'humain est mieux sans lui, mieux qu'il ne l'a jamais été. Surtout sur la fin de leur histoire.

Isaiah descend du perron et l'approche pas à pas, renvoyant à William l'image d'un animal sauvage. Oui après tout sauvage est le mot. Trop entier l'humain. Trop dans le tout. Comment aurait-il pu ne pas tomber amoureux le vampire ? Alors qu'il a apprit à aimer chaque qualités du chasseur mais aussi chaque défaut. Oh oui il mentirait s'il disait que certains défauts ne l'agacent pas, comme cet abus d'alcool, cette manie de s'oublier et ne pas prendre soin de lui. Mais il accepterait tout et n'importe quoi du moment que ça vienne d'Isaiah. Les battements de son coeur qui prennent de l'ampleur à mesure qu'il fait un pas en avant, une mélodie qu'il pensait ne plus jamais entendre. Sa voix qui résonne de nouveau, les paroles complétant cette chanson. Chante encore mon amour.

- Je suppose que vieux con est approprié oui.

Son âge, un truc dont ils n'ont jamais parlé d'ailleurs parce que ce n'était pas ça l'important, ce n'était pas ça qui bloquait Isaiah mais bel et bien sa nature de vampire. Du moins William pense qu'il n'y a que ça. Isaiah approche encore et son coeur s'affole d'autant plus. Mais pourquoi son coeur s'affole ainsi ? Il n'y a pas de raison, n'est-ce pas ? Et cette dernière remarque agressive, crachée avec hargne. C'est plus que le vampire ne peut supporter parce que ça le remet sur la voie de sa promesse. Cela lui confirme qu'il a eu raison, il y a un an. Mais cette fois oui c'est bien trop. Lui si doué pour cacher ce qu'il ressent vraiment n'y arrive plus là. Le masque tombe et son sourire se fane.

- Je le sais parfaitement que tu n'as pas besoin de moi. Peut-être l'occasion de lui dire en partie pourquoi il est parti. Avec des bouts de phrases qu'il ne contrôle pas. "Tu n'en as jamais eu besoin. Tu n'auras jamais besoin de moi." Et sa voix se brise au moment même où William prononce la dernière phrase. "Tu te portes mieux sans moi."

Est-ce possible de voir avec précision dans le regard de quelqu'un le moment exact où son coeur se fracasse en morceaux ? Il ne sait pas, il ne se voit pas mais c'est l'impression qu'il a le vampire en lâchant ce constat. Douleur et tristesse règnent en maître.

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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mer 20 Déc - 17:22
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Can't count the years on one hand that we've been together, I need the other one to hold you. It's not a walk in the park to love each other but when our fingers interlock, can't deny, you're the worth it. 'Cause after all this time, I'm still into you. I should be over all the butterflies but I'm into you and even baby our worst nights, I'm into you. Some things just make sense and even after all this time I'm into you. Baby not a day goes by that I'm not into you.

Il ne comprend pas ce qui affole son coeur, il sait juste que, putain, ça fait mal. Sacrément mal. Son coeur se tord, quand il n'essaie pas de s'emballer, d'aller trop vite. Le sang lui monte à la tête. Son coeur n'a pas l'air de tenir le coup. Il ne va pas tenir le coup. Parce qu'il ne sait pas quoi faire, il déteste ça. Le tuer paraît être la chose la plus évidente à faire, mais il n'y parvenait pas. L'an dernier, quand il avait essayé, il avait du rassembler tout son courage pour ça. Et avant encore, il l'avait supplié de partir, loin. Son instinct protecteur, peut-être. Celui de lui dire, fuis avant que je ne te tue. Qu'il ait au moins une chance de survivre, mais loin, qu'il ne soit pas obligé de passer par là.

Et maintenant ? Maintenant, il l'a sous les yeux. Il est partagé, aussi, avec sa fierté étouffante, celle qui veut l'obliger à ne pas lui montrer ce qu'il ressent, toute la peine qu'il a pu ressentir depuis son absence. Le vide qu'il avait ressenti. On ne pouvait pas se remettre de ces choses là, il l'avait intégré. Il l'avait compris. Mais une partie de lui, a envie de se mettre à genoux. Reviens-moi, a-t-il envie de lui dire. Reprends-moi, a-t-il envie de lui dire. Aime-moi à nouveau. Regarde-moi. Embrasse-moi, serre-moi. Mais sa fierté est toujours plus forte que le reste, alors il ne dit rien. Son instinct entre aussi en jeu ; embrasser un vampire ? Et puis quoi encore ? Pourtant, il l'avait déjà embrassé, plus de fois qu'il était capable de compter... Et il n'avait jamais rien risqué. Et puis, les vampires, ça a des sentiments ? Il était expert dans l'art de les anéantir, pas de connaître leur sentiments, s'ils en avaient ou pas. William s'était juste amusé avec lui et quand l'amusement était terminé, il était parti. Il avait tout pris avec lui. Et le voilà, à rire, sourire, comme si de rien était. C'est beau comme c'est douloureux. Il a cette envie de l'étrangler. Lui faire du mal. Il a mille et une idée qui lui passe par la tête, pour ça. Pourtant il restait figé, à deux mètres de lui, finalement. Le coeur qui tambourine, douloureusement. Le regard posé sur l'homme qu'il avait tant aimé, qu'il avait déjà osé comparer à un dieu. Parce que si les dieux existaient, il devait en être un, non ? Il n'avait pas son égal. C'était peut-être aussi ce qui s'ajoutait à sa douleur. Il n'y avait pas deux William, il n'y avait que lui.

Il lui répond, vieux con est approprié. Il hausse brièvement les épaules, histoire de donner le change. Il n'aimait pas parler, il n'allait pas s'y forcer. Il préférait cracher son venin.

Et puis, le sourire s'estompe. S'envole. Disparaît avec ses mots. Hein ? C'est quoi ce bordel ? Depuis quand il est si cynique et fataliste, ce con ? C'était son rôle, à lui, pas celui de vampire. De quoi être décontenancé, encore. Avoir envie de poser sa main sur son front, voir s'il n'a pas de la fièvre. Mais c'est un vampire, alors non, il n'en n'a pas. Alors il ne s'approche pas. Il reste à quelque mètres, distance de sécurité.

S'il était perspicace, il comprendrait le regard de William, il comprendrait ce qu'il faisait, ce qui le poussait à être ce qu'il était, à cet instant. Mais s'il était perspicace, ça le saurait. Il ne l'était pas. Eh, il y a des gens à qui il faut plus de temps que d'autres.

Il s'avance après quelque minutes, malgré tout. Le temps d'analyser la situation, de l'analyser, lui. De le jauger. Dangereux ou non, plaisanterie ou non.

En effet. Je me serai mieux porté si tu n'existais pas.

Parce qu'il était plus facile pour lui de dire des saloperies qu'être gentil ou compatissant, plus facile pour lui de vous péter les deux jambes que vous aider à marcher. Plus facile pour lui de vous pousser de la falaise que vous aider à vous relever à temps. Question de fierté, il n'arrivait pas à lui dire ce qu'il pensait vraiment. Parce que la dernière fois, il lui avait brisé le coeur, alors pourquoi recommencer l'expérience ? Il avait vu ce que ça avait donné. Il avait assez donné.

Je t'interdis de t'approcher du gamin.

Parce que sa propre vie lui importait peu, il avait quand même celle de l'adolescent à charge et l'adolescent n'avait pas encore les bagages nécessaire pour affronter la vie tout seul, ni affronter un vampire tout seul. La preuve en était, il avait demandé indirectement à Isaiah d'aller voir le mec au lieu d'y aller tout seul, et il s'était caché un peu derrière lui, plutôt que foncer comme Isaiah l'avait fait. Et, finalement, il rompt la distance entre eux. De sa main libre, il serre le poing. Et... Et il lui met un coup de poing en plein dans la mâchoire. Oh putain. Ca faisait mal mais ça faisait aussi tellement de bien. Un bon coup de poing. C'était parti tout seul, ça l'avait démangé. Un coup de poing.

L'ironie était douteuse, quand il y pensait. Vingt années que ses parents étaient morts dans ce salon et voilà qu'un vampire s'y amenait. Voulait-il finir le travail chez les Warren ? Il se sentait le droit d'y penser (mais de quoi ne se sentait-il pas le droit ?).

UN AN, WILLIAM ! UN AN !

Il ne sait pas ce qui le retient de ne pas le rouer de coups, mais ça le démange et son poing reste serré. Il lui hurle dessus si tôt qu'il lui a filé une droite, un an. Un an ! Et il se pointait comme ça, tout guilleret ? Les vampires perdaient-ils à ce point le sens du temps ?

Il commençait à avoir froid, en t-shirt, dehors. Mais l'adrénaline, la colère, ça l'avait tenu au chaud jusque là. Il serrait juste, une fois encore, les poings. Du moins, l'un d'eux serrait le fusil. Il lui hurle sa haine, sa tristesse. Un hurlement qui vient du coeur : un an ! Et il tourne en rond comme un lion en cage, pour se retenir de lui en coller une à nouveau. Un an qu'il était parti ! Qu'il l'avait abandonné ! Et voilà qu'il se pointe pour lui dire ça ? Bordel !

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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mer 20 Déc - 21:13
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There's a fire starting in my heart, reaching a fever pitch and its bringing me out the dark. The scars of your love remind me of us. They keep me thinking that we almost had it all. The scars of your love they leave me breathless. I can't help feeling...We could have had it all. You had my heart inside of your hands and you played it to the beat.

Égoïste. Voilà ce que William a été en ne partant pas quand Isaiah a découvert sa vraie nature. Il était resté pour lui même, parce qu'il était déjà trop accroché à l'humain même s'il ne voulait pas le voir à l'époque. Ne pas voir qu'il était déjà éperdument amoureux. Ne pas voir que ça remontait à leur premier face à face. Foutu dès qu'il a croisé le regard d'Isaiah. Il a mit du temps à le comprendre et à l'accepter ce fait. Maintenant que c'est fait, il s'en veut de ne pas avoir trouvé la force de partir à ce moment là. Si William était parti quand le chasseur lui avait demandé, ils n'en seraient pas là aujourd'hui. Isaiah ne se serait pas détruit un peu plus chaque jour qui passait. Le vampire n'aurait pas eu à le ramasser aussi souvent, il s'en serait sorti tout seul bien avant ça. Avant qu'il n'y ait cette nuit entre eux, avant que l'humain n'essaye de le tuer. Prétentieux qu'il a été. Persuadé que jamais Isaiah ne pourrait le faire. Avant qu'il n'y ait ces mots entre eux qui scellent le vampire pour l'éternité.

Idiot. Du début à la fin. Parce qu'il a voulu jouer à un jeu qu'il savait dangereux et qu'il s'est fait prendre à son propre piège. Parce qu'il s'emmerdait tellement le vampire que c'était rafraîchissant. Parce qu'il pensait que le jeu continuait quand Isaiah n'a pas compris ce qu'il était vraiment. Parce qu'il n'a pas vu avant ce qu'il en était vraiment pour lui mais aussi pour l'humain. Si seulement William avait été de base un peu plus doué pour les relations "humaines" mais non. Il s'est enfermé dans sa solitude tellement de siècles que oui il était comme un adolescent le vampire de ce point de vue là. Ignorant et innocent à ne pas comprendre ses propres sentiments.

Et William ne comprend pas les réactions d'Isaiah, il ne comprend pas ce qui peut passer dans la tête de l'humain. Il pensait le connaître par coeur, ce n'est visiblement pas le cas. Enfin, il arrive à saisir que le chasseur a envie de le frapper, de le tuer sans doute, après tout c'est son boulot. Mais pourquoi son coeur tape ainsi ? Il s'en fout du vampire de toute manière, n'est-ce pas ? Le pire c'est que William a la certitude que les trois mots de cette nuit il y a un an, Isaiah les a vraiment pensé. Pourquoi les lui dire sinon ? Parce que c'est ce que lui même lui a dit ? Ouais sans doute ou alors il est encore plus fou qu'il ne le pense le vampire et il les a imaginé. Mais surtout cette nuit là, il avait compris que l'humain se détruisait à cause de lui, il ne pouvait pas en être la cause. Et comme il l'a déjà dit, Isaiah ne l'aurait jamais totalement accepté et il en a de nouveau la preuve ce soir.

Doublement la preuve alors que William n'arrive plus à cacher ce qu'il ressent, qu'il abaisse sa garde, qu'il est on ne peut plus vulnérable devant l'humain. Son humain. Et qu'Isaiah enchaîne après lui. Tape-moi. Tue-moi. Cela ferait moins mal que ça. Je t'en prie ne dis plus rien.

- Je sais.

La seule chose qui arrive à franchir ses lèvres à cet instant. Isaiah le hait. Il s'en doutait déjà. Au moins il n'y a plus ce dégoût dans ses yeux. Amour à sens unique parce que c'est là où ils en sont finalement. William n'a plus qu'à se faire une raison, s'il survit à cette soirée en tout cas. Il ne répond rien concernant le gamin, parce qu'il ne voit pas ce qu'il pourrait dire à ça, à part qu'il ne comptait pas le faire. Parce qu'il le prend comme une mise en garde sur ce qu'il est, comme si William pouvait le vider de son sang...Isaiah le connaissait mieux que ça, non ? Il faut croire que non. Le coup de poing, il le voit venir mais ne se recule pas, se le prend en pleine mâchoire. Il l'a sans aucun doute mérité de toute manière. Il encaisse le coup tant bien que mal, il est un vampire par un surhomme alors oui ça fait mal. Toujours moins mal que les mots que le chasseur a employé. Bien qu'il lève une main pour se masser la mâchoire.

Et en même temps, ça fait gronder en lui ses instincts, parce que normalement c'est lui le prédateur, c'est lui qui est censé chassé les autres et pas s'en prendre plein la gueule. Ouais il reste quand même un putain de vampire même s'il sait pertinemment qu'il ne pourra pas lever la main sur Isaiah et encore moins sortir les crocs.

Ce hurlement de l'humain qui le ramène à l'instant présent, qui le percute de plein fouet et résonne en lui. Isaiah qui gueule, c'est bon signe, non. Isaiah qui se souvient de son nom et l'use pour une fois. Cette gueulante qui lui redonne envie de fuir. Qui lui fait se dire que peut-être il ne doit pas se faire une raison. Peut-être. Qui lui donne envie de se jeter aux pieds de l'humain et de le supplier. Pardonne-moi. Aime-moi. J'ai besoin de toi. Je ne suis rien sans toi. Ne me rejette pas. Il se fait violence le vampire pour ne pas le faire, pour ne pas se traîner en rampant devant Isaiah. Parce qu'en même temps aussi, il n'est pas bien sûr de comment il doit prendre cette réaction.

Alors c'est juste un "Oui" lâché du bout des lèvres qu'il a pour toute réponse.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Mer 20 Déc - 21:55
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Can't count the years on one hand that we've been together, I need the other one to hold you. It's not a walk in the park to love each other but when our fingers interlock, can't deny, you're the worth it. 'Cause after all this time, I'm still into you. I should be over all the butterflies but I'm into you and even baby our worst nights, I'm into you. Some things just make sense and even after all this time I'm into you. Baby not a day goes by that I'm not into you.

Il était marqué à vif. La douleur, ces conneries. Il en avait marre, de ces conneries. Envie de shooter dans un truc, de gueuler à nouveau. Il tournait en rond en maudissant le vampire. Il n'était pas prêt, c'était trop tôt, il n'avait pas pu imaginer ses réactions, n'avait pas pu se faire à l'idée qu'il le verrait aussi tôt.

Partagé avec ses propres démons et son coeur tout mou, partagé entre l'envie de le cogner et l'envie de se mettre à genoux dans l'espoir de l'atteindre et qu'il lui revienne. Qu'ils repartent ensemble sur la route, qu'ils reprennent leur habitudes. Même si rien ne serait plus jamais comme avant, au moins essayer. Essayer ? Après quelque minutes à tourner en rond, il s'arrêtait. Il se frottait les yeux. Pourquoi réagir comme ça, déjà ?

Il n'avait même pas réagi à la droite qu'il lui avait mise, le chasseur s'était pourtant dit qu'il risque d'en prendre une en retour, mais rien. Il le regardait. Pas un sourire sur ses lèvres, finis les rires idiots. Il ne comprenait pas. Ou ne voulait pas comprendre, c'était tout aussi probable. Chaque fois qu'Isaiah s'était énervé, il avait ri. Et là, rien ?

Qu'est-ce que tu fais réellement ici ? Tu es venu voir l'ampleur des dégâts ?

Remarque teintée de sarcasme alors qu'il se montrait, lui-même. Dégâts, c'était peu de le dire. Il ne s'était jamais remis de sa perte, quoi qu'on puisse en dire. Qu'il se soit lavé n'y changeait rien. Il collectionnait les conneries, collectionnait les cicatrices alors qu'avant, il était plus méticuleux, plus discret. Parce que c'était ça aussi, chasser du vampire, non ? La discrétion. Mais il prenait de moins en moins cette peine. Quant au sommeil, il dormait le minimum vital. En revenant, il avait rouvert une plaie. Plaie déjà infectée. Il n'avait pas l'air de s'en rendre compte.

J'ai compté chaque jour. J'ai compté chaque heure, depuis que tu es parti. Je ne te laisserai pas t'amuser davantage. Tu m'as déjà tout pris, William. QU'EST-CE QUE TU VEUX DE PLUS ?!

Et voilà, il gueulait, encore. Incapable de rester calme plus de cinq minutes. Il avait envie de lui en remettre une, mais il ne le faisait pas, il ne le ferait pas. Pas que la colère s'estompait peu à peu mais qu'une petite voix lui signalait que, merde, William qui ne sourit pas, ne rit pas, ne parle quasiment pas, c'était pas bon signe. Pourquoi ? Il était malade, il était condamné ? Il était mort et venait le hanter ?

Il se sentait observé, il se doutait qu'Adam devait regarder par la fenêtre ou par le judas - il ne voulait pas se retourner et vérifier - voir ce qu'il se passait. A gueuler comme Isaiah gueuler, il allait réveiller quelqu'un ou quelque chose dans la forêt, allez savoir.

Et après la colère, la tristesse reprenait le dessus, à croire que son coeur se brisait à nouveau. Mais il n'y avait rien de plus à briser, à ce stade, il n'y avait déjà presque plus rien. Des miettes, peut-être. Il passait sa main sur son visage, essayant de se remettre les idées au clair. Quelque chose l'alertait, dans le comportement de William. Mais il ne parvenait à dire quoi. Son regard ? C'était aussi inhabituel que son absence de sourire. Il s'approchait à nouveau, se risquant à la mort direct. Une morsure, qu'en savait-il encore. Il s'approchait de lui. Deux choix. Lui mettre une autre droite, après tout, l'autre joue pouvait être jalouse. Ou l'enlacer. Des deux, bizarrement, il choisissait la seconde option et il le prenait dans ses bras. Un peu fort, peut-être, un peu brutalement. C'était son instinct qui l'avait poussé à le faire. Le prendre dans ses bras, le serrer si fort qu'il lui était permis. Si fort, oui.

Le roi de l'impulsivité, c'était bien lui. Roi de la connerie aussi. Bordel, ce qu'il lui avait manqué. Et il avait bien plus rêvé de le prendre dans ses bras comme il le faisait actuellement, que de le cogner. Il le serrait, avec un certain désespoir. L'air de dire, je te serre si fort qu'on ne pourrait plus me décoller de là. Il n'est pas une gamine de treize-quatorze ans, il n'a pas peur de ce qu'il ressent et de le montrer. Même si cela lui vaudrait de se faire tuer, vider de son sang, étriper, décapiter, qu'en savait-il. Il n'avait plus rien à perdre.

Vieux con...

Il continuait à l'enlacer, si fort. Il s'attend à être repoussé, insulté, frappé. Il s'attend aux menaces, il s'attend même à se faire mordre. Il se risquait même à glisser une main le long de son dos, la remontant jusqu'à sa nuque. Le suppliant tacitement de ne pas partir, ne pas fuir. Juste rester là à s'enlacer. Même si son coeur menaçait d'imploser, quand il sentait à nouveau son odeur, quand il était contre lui. Bordel, ce que ça faisait du bien... C'était tout ce qu'il voulait. Qu'ils restent ainsi enlacés, pour toujours s'il le fallait, ça ne l'aurait pas dérangé. Tant pis s'il passe pour un fou, il n'est plus à ça près.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Jeu 21 Déc - 0:06
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There's a fire starting in my heart, reaching a fever pitch and its bringing me out the dark. The scars of your love remind me of us. They keep me thinking that we almost had it all. The scars of your love they leave me breathless. I can't help feeling...We could have had it all. You had my heart inside of your hands and you played it to the beat.

Il ne bronche pas, ne réagit pas. Il ne sourit pas, ne rit pas. C'est facile de le faire quand on veut prendre les choses à la légère, quand on veut donner l'impression que rien ne peut vous atteindre. Comment un humain pourrait-il atteindre un vampire d'ailleurs ? Ah oui sans rien faire d'autre que d'être soi même. Et Isaiah a été lui même du début à la fin sans faux semblant. William aussi d'ailleurs et il est toujours lui ce soir. Mais un lui qui est à terre. Ah oui c'est vrai, l'humain ne sait pas par quoi il est passé le vampire. Un passé sombre. Ahah on la voit venir la bonne blague. Même si oui c'est dans son caractère de ne pas se laisser démoraliser, de toujours rebondir, d'une manière ou d'une autre. De retrouver le sourire et un bon débit d'idioties. Il le sait, il se relèvera encore.

Mais pas ce soir, pas alors qu'il lutte contre lui même une nouvelle fois. Entre son envie et sa raison. Entre son esprit et son coeur. Pourtant ça lui fait du bien au vampire de voir Isaiah s'énerver. C'est normal, logique, c'est Isaiah. Cela le réchauffe mais ne lui donne toujours pas envie de sourire et encore moins de rire. D'autant plus quand il entend ce mot "dégâts", comment ça ? Qu'est-ce que ça veut dire ? William l'a pourtant vu de loin cette année et il semblait aller mieux sans lui. Est-ce qu'il se serait trompé sur toute la ligne, le vampire ? Il est prit de court et ne sait plus quoi dire alors que pourtant il aurait tellement de chose à dire.

Il aurait dû le garder à l'oeil plus souvent, plus longtemps. Il n'a rien vu ou ne voulait-il pas le voir. Encore. À trop vouloir se persuader d'avoir prit la bonne décision, n'a t-il pas loupé l'essentiel. Puis il y avait le gamin avec lui, si Isaiah arrivait à s'en occuper, c'est que ça allait. Raisonnement à la con. Il les mérite amplement tous les "connard" qu'il a prit au fil des années. Tous ces regards noirs et ces doigts d'honneur.

Chaque minute. Chaque seconde. Pourrait-il compléter quand Isaiah se remet à parler. Parce qu'il les a compté aussi le vampire. Non il ne s'amuse pas, plus du moins, ça fait longtemps que ce n'est plus un jeu. Il n'aurait jamais dû partir. Si c'était la meilleure chose à faire. Ah. Cette question hurlée, là il saurait y répondre mais justement il n'a pas le droit de le faire. Cela serait briser le mince fil de raison qu'il lui reste. William le regarde tourner en rond, passer d'un état à l'autre, se rapprocher plus que de raison. Il va s'en prendre une autre à tous les coups et il ne réagira pas plus que quelques instants plus tôt.

Wait a minute. Isaiah le prend dans ses bras. Isaiah l'enlace. Isaiah le serre contre lui. L'humain aurait le pouvoir de le ramener à la vie, c'est exactement ce qu'il se passerait à cet instant précis. Ou alors s'il était vivant, il en aurait une crise cardiaque le vampire. Il lui faut quelques longues secondes pour réaliser vraiment ce qu'il se passe. Pour prendre à son tour le chasseur dans ses bras et le garder contre lui. Et le corps d'Isaiah qui semble lui hurler qu'il ne veut pas, plus bouger de là, que c'est sa place. Mais est-ce qu'il peut faire confiance à ce qu'il ressent, ce dont il a l'impression. William s'est déjà tellement trompé, il ne veut plus faire la même erreur mais en même temps il essayait de penser avec son esprit et non son coeur. Si pour une fois il l'écoutait celui là.

- Oui mais le tien.

Parce que c'est ça de toute manière. Et sa raison se fait la malle, loin, très loin d'ici. En vacances à durée indéterminée dans un autre univers.

- Tu m'as manqué.

Un simple murmure et il serre Isaiah un peu plus fort contre lui avant de détacher une main du dos de l'humain et la remonter dans sa nuque, lui caressant la peau du bout des doigts.

- C'est toi que je veux Isaiah. Ça a toujours été toi et ça sera toujours toi.

Oui il répond enfin à cette question de ce qu'il veut, parce que oui au point il en est, il ne peut plus faire semblant. Et en même temps c'est le retour de sa lutte contre lui même alors que les battements de coeur de l'humain sont assourdissants, que son odeur lui empli de nouveau le nez. Cette lutte pour ne pas sortir les crocs et le mordre, pour ne pas lui faire boire son sang et le transformer. Parce que oui il a ce côté égoïste qui fait qu'il veut garder Isaiah près de lui pour l'éternité.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Jeu 21 Déc - 11:45
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Can't count the years on one hand that we've been together, I need the other one to hold you. It's not a walk in the park to love each other but when our fingers interlock, can't deny, you're the worth it. 'Cause after all this time, I'm still into you. I should be over all the butterflies but I'm into you and even baby our worst nights, I'm into you. Some things just make sense and even after all this time I'm into you. Baby not a day goes by that I'm not into you.

Ce que ça peut lui faire du bien de le serrer contre lui. De sentir son odeur à nouveau, de le sentir tout contre lui, tout simplement. Il n'avait jamais rien demandé de grandiose à la vie et ces derniers mois, il n'avait demandé que ça, zappant la plupart du temps qu'il demandait ça d'un vampire. Il pensait surtout demander ça de l'homme qu'il aimait. Et pour l'aimer, ça, il l'aimait. Il ne pouvait pas se leurrer là-dessus et à ce stade, ne pouvait plus espérer un "ça va passer, c'est juste sur le moment".

Il ne voulait changer pour personne, mais, c'était quand même ironique, non ? Que son vieux con revienne juste quand il se décide à ne pas boire de la journée - excepté la bière qu'il vient de s'ouvrir - quand il vient de se doucher et même de pousser à laver ses affaires. Est-ce que ça avait un rapport ? Il commence à croire que oui. Puis il se disait merde, il n'allait pas réfléchir à ça maintenant, il préférait profiter tant qu'il était encore là, qu'il pouvait le tenir contre lui, il préférait réprimer le sanglot qui lui prenait, mélangeant le soulagement et toute la tristesse accumulée.

Mais c'est trop rapide. Ca va trop vite, pour lui. Il ne s'était pas préparer à le revoir aussi tôt, n'avait pas préparé de discours, ne s'était pas préparé mentalement. Il sent son odeur, son parfum, ça a un côté libérateur mais il songe déjà au fait qu'il doit reculer. Ne pas lui pardonner si vite. Il doit comprendre qu'il a fait une grosse connerie en partant. Il doit l'assumer, cette grosse connerie. Qu'il ne lui pardonne pas, même s'il l'a pris dans ses bras et même s'il le serre si fort.

Oui, mais le tien disait-il. Le sien ? Il caressait doucement son dos de son autre main. Hm. Pas convaincu. Tu m'as manqué qu'il ose rajouter. Il grimace, heureusement, le vampire ne peut pas le voir, ainsi positionnés. Il n'ose pas lui retourner les mots, même s'il l'a ressenti, chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde. Il ne peut pas plonger à nouveau tête baissée dans ce piège, il n'y survivrait pas, le jour où William déciderait de partir à nouveau. Tant qu'il le pouvait, il devait garder la tête haute. Même s'il s'imprégnait à nouveau de son odeur, s'il aimait sentir ses bras réconfortant contre lui, s'il aimait ces doigts caressant sa nuque, en un geste qui se voulait sûrement apaisant. Mais il ne pouvait pas lui pardonner aussi vite.

Il respire profondément. Il lui confiait que c'était lui qu'il voulait, mais il restait peu convaincu par la démarche. Trop peu convaincu. Trop de mal avait été fait pour qu'il l'ignore, qu'il fasse comme si de rien était. Il ne pouvait pas. Ca aurait été facile, de se reculer, prendre son visage entre ses mains, l'embrasser avec tout l'amour qu'il ressentait. Mais justement : ça aurait été facile. Trop facile. Ca serait revenir à oublier tout ce qu'il s'était passé dernièrement et ça, il ne voulait pas. Il ne pouvait lui faire ce cadeau.

Alors il ne répond rien. Il se contente de caresser son dos d'une main, sa nuque de l'autre, remontant sa main parfois jusque dans ses cheveux. Il laisse le vide s'installer. C'était souvent mauvais signe quand il ne disait rien, il n'en n'avait pas forcément conscience. Mais il ne disait rien. Il réfléchissait. Se battait avec ses démons.

Finalement, après l'avoir longuement enlacé, il se retenait de déposer un baiser contre son cou, pour justement ne rien faire. Juste se reculer de lui, ramener ses bras le long de son corps. Puis remonter une main sur ses yeux, les frotter. Sécher une larme qui avait coulé sans qu'il ne s'en rende compte.

J'ai besoin de temps.

Avec un peu de chance, une chasse tournerait mal demain et il n'aurait pas à chercher d'autres excuses pour éviter ce moment. Il ramassait son fusil. Il avait envie de lui exprimer ce qu'il ressentait : tu ne peux pas partir une année et croire que tout sera pardonné à ton retour. Mais il ne disait rien. Le silence s'installait. Il en avait marre, de ces conneries. Il remontait les quelque marches, remontait sur le porche de la maison. Il ouvrait la porte, déposait le fusil sur le mur juste à côté de la porte. Puis il le regardait depuis la maison. Lui claquer la porte au nez, ce serait facile aussi. Il réfléchissait quelque secondes. Le virer ou pas. Il soupirait finalement et lui faisait un signe de tête, l'invitant à rentrer s'il le voulait, se reculant assez pour lui laisser la place pour passer. Adam était à la fenêtre, visiblement, puisqu'il revenait vers lui.

Isaiah fouillait dans sa poche, sortait vingt dollars et lui filait.

Va chercher les pizzas, ça ira plus vite.

Il hochait la tête et sortait. Soit William rentrait, soit il partait et il ne le reverrait plus jamais. Il avait un pincement au coeur en songeant qu'en le repoussant ainsi, le vampire pouvait choisir de partir pour de bon. Tant pis. C'était justement à cause de cette crainte qu'il n'avait pas poussé à l'embrasser. Parce qu'un baiser, ça en aurait appelé un autre, et ainsi de suite, non ? Ce n'était pas l'envie qui lui manquait pourtant. Mais là, il commençait à entrer dans sa phase tête-de-con et sa phase "je m'en fous de tout". Il l'avait vraiment détruit. Déjà qu'il n'était pas la personne la plus stable qui soit, de base...

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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Jeu 21 Déc - 14:52
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Time, it needs time, to win back your love again. I will be there, I will be there. Love, only love, can bring back your love someday. I will be there, I will be there. And fight, babe, I'll fight to win back your love again. I will be there, I will be there. Love, only love, can break down the wall someday. I will be there, I will be there. If we'd go again, all the way from the start, I would try to change things that killed our love. Your pride has built a wall, so strong. That I can't get through, is there really no chance to start once again. I'm loving you. And try, baby try, to trust in my love again.

Cela lui fait tellement étrange d'avoir Isaiah dans les bras. Non seulement il pensait que ça n'arriverait plus jamais mais en plus ce n'était pas vraiment dans leur mode de fonctionnement. Même le fait que l'humain le serre de toutes ses forces est presque trop doux. Oh mais il ne va pas s'en plaindre le vampire, bien au contraire même, il donnerait tout pour que ça dure encore et encore. Étrange et en même temps ça lui fait tellement de bien, il en a rêvé de cet instant à chaque seconde passée loin de son chasseur. Encore et encore.

Les secondes continuent de s'égrener et William oublie un peu plus surement pourquoi il ne pouvait pas rester, pourquoi il a dû partir comme il l'a fait. La chose la plus difficile qu'il n'a jamais eu à faire. Pour comprendre que c'est aussi la pire connerie qu'il a pu faire. Qu'il s'est trompé sur toute la ligne. Il pensait -voulait- soulager Isaiah, lui permettre de se relever et de l'oublier. Il a fait encore plus de dégâts pour reprendre les mots de l'humain. De quoi s'en vouloir un bon paquet d'années. Il ne comprend pas du coup comment Isaiah peut l'enlacer au lieu de lui fracasser la tête. Impardonnable.

Alors à l'écoute de ce "vieux con", il ne peut qu'ouvrir la bouche, répondre et parler. Lui dire qu'il lui a manqué, un euphémisme. Il n'y pas de mots assez forts pour décrire à quel point c'est tellement plus que ça. Il a littéralement besoin d'Isaiah pour...tout en fait. Pour continuer à fonctionner un tant soit peu correctement. Pour garder sa bonne humeur. Pour...oui pour tout ce qu'il est possible d'imaginer. William poursuit, lui dit ce qu'il veut même si au final là encore ce n'est même pas un dixième de ce qu'il a envie de dire à Isaiah. C'est précipité, ça sort tant qu'il en a encore le temps, tant qu'il le peut. Tant que l'humain reste dans ses bras et ne l'envoie pas valdinguer. Tant qu'il peut continuer à lui caresser la nuque alors qu'il crève d'envie de l'embrasser.

C'est l'humain qui est trop silencieux et ne bouge pas plus que lui. Trop silencieux même et le vampire n'aime pas ça, il préfère quand Isaiah hurle. Oui là au moins il sait composer avec mais pas avec ce silence qui s'installe et lui fait craindre le pire. Ne voyant qu'une solution au bout du compte, le chasseur va le repousser et lui demander à nouveau de dégager. William ne sait même pas s'il insisterait ou s'il le ferait.

Le verdict tombe et Isaiah se recule, laissant au vampire une effroyable sensation de vide et de froideur. Aux mots qu'il entend, il n'ose croire qu'il ne se fait pas renvoyer comme un malpropre. Pourtant il baisse et détourne le regard un instant. Honteux le William. L'image qu'il peut renvoyer. Ou alors son sort n'est pas tout à fait scellé encore et le chasseur hésite.

- J'ai tout mon temps.

Il redresse les yeux avec un mélange entre grimace et sourire sur le visage. Parce que ça sonne un peu trop comme un rappel de ce qu'il est et qu'il s'en rend compte au moment où il le dit. Alors que c'était un moyen maladroit pour signifier à Isaiah qu'il n'irait nul part, qu'il ne compte plus s'éloigner, qu'il restera là autant de temps qu'il le faudra.

Même s'il doit réellement rester planter là dehors alors que le chasseur s'écarte et retourne vers la maison. William ne peut que rester à le regarder faire. Il le voit son signe de tête mais il voit aussi le gamin qui approche et il hésite à bouger pour ne serait-ce que faire un pas avant. Isaiah lui a demandé de ne pas approcher le môme après tout. Sans compter que c'est cette maison, ça serait ailleurs, le vampire aurait déjà approché mais là.

On a déjà dit que sa raison a foutu le camp donc oui William fini par s'approcher, évitant tout de même le gamin et ne le regardant pas. Grimpant une par une les marches du perron, finissant par franchir la porte. Son regard oscillant entre Isaiah et l'environnement. Il soupire le vampire avant de finalement lâcher à demi-voix.

- Je préfère quand tu gueules.

Oui parce que s'il y a encore de ce silence, ça va pas le faire et c'est lui qui risquerait à se mettre à hurler à la place. Oui totalement con le vampire alors que là encore il y aurait mille choses à dire plutôt que ça.
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MessageSujet: Re: Always on my mind. | ft. William Collins ⚝ Jeu 21 Déc - 16:13
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I was cryin' when I met you, now I'm tryin' to forget you. Love is sweet misery. I was cryin' just to get you, now I'm dyin' cause you let me. Do what you do - down on me. Now there's not even breathin' room between pleasure and pain. Yeah you cry when we're makin' love, must be one and the same. It's down on me, yeah I got to tell you one thing, it's been on my mind, boy I gotta say, we're partners in crime, you got that certain something, what you give to me takes my breath away. Now the word out on the street is the devil's in your kiss. If our love goes up in flames, it's a fire I can't resist.

Il s'en rendrait compte après quelque minutes, seulement, mais avoir serré William de la sorte lui avait fait du bien. Sentir à nouveau son odeur aussi. Il devait résister. Garder sa fierté encore quelque minutes, histoire de faire bonne figure, qu'il ne croit pas qu'il le récupérera facilement. Parce qu'il le sait, il finira bien par craquer. Mais autant que ça arrive le plus tard possible. Si ça se trouve, le vampire finira par se lasser et partir. Il ne cessait de se le dire. Il repartira, protège-toi. Tant pis s'il mourrait d'envie de le sentir tout contre lui, s'il mourrait d'envie de l'embrasser à nouveau, de le retrouver pleinement et entièrement. Il devait prendre sur lui.

J'ai tout mon temps, ouais, tu m'étonnes. Parce qu'il devait aussi composer avec ça. Le fait qu'il avait couché avec un vampire. Qu'il avait dormi avec lui, qu'il avait tout fait, avec lui. Un putain de vampire. Il n'y avait que lui pour tomber amoureux de ce qu'il chassait. C'était comme si le chaperon rouge était tombé amoureuse de grand méchant loup, bordel. Ou que le chasseur et le grand méchant loup étaient tombés amoureux, ouais. Sans déconner. Il avait eu un an pour y réfléchir mais il s'était pris tellement de cuite répétée qu'il ne se souvenait pas des conclusions sur lesquels il était venu.

Il finissait par venir, trois heures après. Il regardait Adam prendre la camionnette et partir et il se décidait à fermer la porte derrière eux. Je préfère quand tu gueules. Ah. Première nouvelle.

Isaiah reprend sa bière où il l'avait laissé, en boit une gorgée. Il lui faudrait plus fort, ou alors plus de bière, pour oublier ce qu'il se passait. Ou trouver du courage liquide. Il haussait juste les épaules quand le vampire lui avouait qu'il préférait quand il gueulait. Comme à son habitude, il évitait le salon, allant jusqu'à la cuisine pour prendre une chaise et s'asseoir lourdement dessus, se frottant à nouveau les yeux. Que fallait-il faire, maintenant ?

Alors il continuait à ne rien dire. Juste le regarder, lourdement. Les muscles de sa mâchoire se contractant parfois. Puis il regardait par la fenêtre, la nuit était tombée, maintenant. Dans la forêt en tout cas. Ses doigts tapotaient sur la table de la cuisine, face à lui. Il aurait aimé s'y préparer, c'est ce qu'il se répétait. Se préparer à le retrouver. Comme il s'était déjà préparer pendant une année à aller le retrouver, peut-être lui faudrait-il une année supplémentaire pour savoir ce qu'il convenait de lui dire. Mais si le vampire avait tout son temps, s'il était éternel - sur le papier - lui ne l'était pas. Quand tu ne sais pas quoi dire, alors tais-toi, comme on dit. Le silence valait mieux que les conneries qu'il aurait pu dire, plus vexantes les unes que les autres. Alors il sortait le paquet de clope de sa poche, sortait une clope et un briquet. Cette nouvelle habitude. Il coinçait la clope entre ses lèvres, l'allumait. Inspirait. Expirait la fumée.

Inutile d'indiquer au vampire qu'il pouvait prendre une chaise et s'asseoir, il le ferait comme un grand, se disait-il. Il tirait à nouveau sur sa clope, un peu nerveux. C'était embarrassant. C'était trop tôt. Tout ce qu'il avait en tête c'était " tu comptes m'abandonner de nouveau quand, que je me prépare ? " ou " pars maintenant, avant que je ne fasse une grosse connerie " connerie comme l'embrasser, l'accepter à nouveau. Ou il aurait aussi pu lui dire que tout ce qu'il voulait, c'était lui, que ça avait toujours été lui et que foutu comme il était foutu, ce serait sûrement toujours lui. Il soupirait, relâchant la fumée à nouveau. Et il buvait ensuite une nouvelle gorgée. Que dire, que faire. Rien ne sonnait juste. C'était rare qu'il réfléchisse à ses mots, c'était rare qu'il ne dise pas directement ce qu'il avait en tête. Mais c'était William, après tout. Et si ce silence pouvait l'emmerder ne serait-ce qu'un peu, c'était au moins ça de gagné. Ce mutisme ne lui ressemblait pas, quand il était dans cet état de nerfs. Cette colère froide. C'était nouveau, comme bien des choses depuis son départ.

Puis, enfin, il cessait de le regarder, pour regarder sa bouteille. Ca valait mieux ainsi, ça lui évitait de regarder ses lèvres dans l'attente d'un sourire, ça lui évitait de regarder ses lèvres dans l'attente d'un baiser. Ca lui évitait d'avoir envie de se lever et faire quelque chose qu'il regrettait, oui. L'embrasser, l'enlacer à nouveau et, finalement, lui pardonner trop vite. Il tirait à nouveau sur sa clope, traînant vers lui le cendrier qu'il avait laissé sur la table plus tôt, songeant que si sa mère le voyait faire, elle lui aurait mis une claque derrière la tête. D'un parce qu'il fumait, de deux parce qu'il le faisait dans la maison. Mais sa mère n'était plus là. Tout ceux qu'il avait eu la folie d'aimer étaient partis. Sa mère, son père, de façon définitives. Sa soeur. William. Son coeur avait été brisé à chaque fois. William avait simplement été la fois de trop.
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