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« [abandonné] Premiers sourires. [ft Elizabeth Rochester] »

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Invité ∞ Invité
Mar 14 Nov - 14:44
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abandonné

sujet privé; ft. Elizabeth Rochester

type ❖ Présent

date ❖ Le mardi 10 mai 2016.

informations spatio-temporelles ❖ Malgré un soleil haut dans le ciel sans son manteau de nuages, l'air reste frais. Nous sommes aux alentours de midi.

intervention du MJ ❖ Non merci !  

Autre ❖  :amour: Un peu de guimauve !  

©️ HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW



Premiers sourires. [Ft. Elizabeth]


« C’est entendu Monsieur Clinton. Votre commande sera prête pour ce samedi. Oui… Oui j’ai noté avec deux boites séparées. Au plaisir. » Et le téléphone est remis à sa base. Mon carnet de commande commence à déborder de ses habitués. Les jours se suivent et se ressemblent. Je ne manque pas de travail en cette période de l’année. Le printemps, s’en nul doute, à cet effet bénéfique sur les gens. Ils sortent dans les jardins, se baladent dans les parcs ou les avenues. Je dois avouer que le soleil est mon meilleur associé. Le bout de mon bic tape doucement la page de cette semaine où la liste de mes clients ne cesse de s’agrandir. Parfois je pense à embaucher une personne… mais l’idée disparait aussitôt. Je ne suis pas encore prête à déléguer. J’ai bâti ma petite entreprise à la sueur de mon front, avec Hazel. Alors voir une tierce tripoter ma vaisselle, mes gourmandises… Non, ce n’est pas encore pour moi.

Il est bientôt midi.

« Je ne sais pas… j’hésite… Le chocolat a tendance à me rester sur l’estomac alors que la fraise me donne des boutons. Vous savez… l’allergie. » Jacasse une cliente d’un certain standing. J’affiche un sourire courtois même si elle flirt avec les limites de ma patience… Elle est devant la vitrine depuis vingt bonnes minutes déjà… J’ai beau lui proposer diverses choix, aucun ne semblent trouver grâce à ses yeux. « La vanille reste un parfum très doux et passe-partout. » Que je tente en douceur tout en l’observant se tripoter les cheveux. Elle hausse ses larges épaules en faisant une grimace à la limite du dégoût. C’est un brin exagéré. « C’est d’un classique. Non… je vais prendre pistache avec sa chantilly là… » Son index appuie sur le verre en montrant la pâtisserie. Même l’éducation semble glisser sur elle comme une goutte d’eau sur une vitre.« C’est un topping à l’amande, et non de la chantilly. » La précision est un maître mot lorsqu’on vend de l’alimentaire afin d’éviter des réactions allergiques. Son regard vert vipère se plante dans mes iris et manque de me faire sursauter. Hautaine. « Vous n’avez rien de classique en fait ! Juste pistache, ce n’est pas compliqué. Si ? » Elle crache son venin, j’y réponds d’un sourire poli. « Il suffit de passer commande mademoiselle, et je serais ravie de vous confectionner vos cupcake sur mesure. Mais en attendant, ma pistache est associée à son amande et cela serait purement criminel de les séparer. Combien en voulez-vous ? » « Un seul. » Un seul ? Tout ce cinéma simplement pour satisfaire les exigences d’une princesse. Le client est roi. Je reprends une profonde inspiration tout en la servant. Je sens qu’elle me toise de sa hauteur de girafe. Si je dois embaucher quelqu’un, mon critère fondamental se portera sur la gente masculine ! Ils ont cette prestance qui incite à l’autorité. Bien qu’en regardant un peu mieux cette peste, Je doute qu’un homme lui fasse peur. J’en soupire.

_Et je ferme mon salon de thé exceptionnellement à midi. Un besoin de faire une pause. Je passe tout mon temps au Hin’cupcake. Je ne m’en plains pas. C’est mon bébé et j’adore y passer du temps. Même si parfois, les clients sont un brin trop… exaspérant. Mais c’est le commerce, je le savais en me lançant dedans.

L’air frais me surprend. Malgré les rayons pâles du soleil, la température reste trop légère pour se balader sans manteau. Mon stretch est noué à ma taille et mon sac à main est maintenu à l’épaule. Les mains dans les poches, je déambule dans la longue avenue, la remontant d’une démarche déterminée et légère. Le bruit de mes talons donne le rythme, tout comme mes longs cheveux qui se balancent joliment dans mon dos comme un métronome. Au fil de mes pas, mes pensées divaguent peu à peu vers un visage masculin… celui que j’essaie d’effacer sans succès. Ciaran. Je ne sais pas pourquoi depuis quelque temps, il ne répond pas à mes appels ou à mes textos… Je ne comprends pas son silence et ses absences me rongent. J’essaie de garder le sourire derrière un masque courtois et commercial, mais mon cœur saigne depuis qu'il ne donne plus de nouvelle… Qu’ai-je fais Ciaran ? Pour que tu ne daignes plus m’adresser la parole ? Ce vide m’enveloppe de ses griffes insondables et lacère cette partie en Moi qui t’es complètement vouée. Si tu savais à quel point tu me manques. mais qu’est-ce qui m’arrive ! Il ne veut plus de moi ! Pourquoi…pourquoi j’ai si mal… Je ne peux pas être tomber… Je traverse sans prendre garde, je dois avouer. Une voiture fait grincer ses pneus. Le bruit de la gomme sur le bitume me sort de ma rêverie. Le nez du taxi s’arrête à seulement quelques millimètres de mes genoux. Je poursuis mon avancé maladroitement tout en levant une main pour m’excuser… « T’peux pas faire attention connasse !! » Je préfère ne pas me retourner tout en trottinant rapidement vers l’autre chaussée. Penaude. Coupable est greffé sur mon front en lettres majuscules et en gras ! J’entends sa voiture reprendre la route et mon souffle s’extirpé de ma cage thoracique. Mon cœur s’est emballé sous l’adrénaline. Il faut que j’arrête d’y penser constamment sinon je risque de le revoir oui… mais alitée à l’hôpital. Tu parles d’une avance !

Alors que j’avance droit devant en ruminant encore et encore, mon regard se lève soudainement vers la silhouette d’une femme. Une femme qui ne m’est pas inconnue… Elle descend la rue à mon inverse. Mon sourire prend peu à peu de l’ampleur en remarquant qu’il s’agissait d’Elizabeth. Je ralenti jusqu’à être à l’arrêt. J’ai la bouille joyeuse. Depuis combien de temps je ne l’ai pas vu ? Je m’étais tellement inquiétée à son sujet… avec cet incendie… Cette tragédie. « Elizabeth ! » Que je somme d’une voix clair en bougeant quelques doigts au-dessus ma tête. J’en souris d'apaisement en croisant son regard. Je parcours les quelques mètres qui nous séparent pour finalement la prendre dans mes bras sans retenu. Une douce étreinte que j’ai du mal à relâcher, le cœur gonflé d'un surplus d'émotion. Je déborde de joie à vrai dire, le soulagement planté dans le myocarde. Je recule enfin en glissant mes petites mains le long de ses bras, cherchant à prendre ses menottes dans les miennes.  « Je suis si heureuse de vous voir ! » vivante... Que je finie pas dire en la dévisageant, la sincérité dans ma voix.


Codage par Libella sur Graphiorum
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Elizabeth Rochester ∞ Natural Witch, Natural Bitch
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Age : 243 ans

Métier : A été infirmière, herboriste, guérisseuse, libraire ... Indéfini aujourd'hui

Situation : Veuve 3 fois, célibataire endurcie amoureuse

Localisation : Nouvelle Orléans

Feat. : Helena Bonham Carter

Copyright : shadow (ava), TUMBLR (gifs), Pumpkyn (sign)

Je suis aussi : Gabriel ◈ Yehuiah ◈ Annabelle J. Graham ◈ Lyov A. Winston ◈ Bailey Johnson ◈ Astarté

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Premiers Sourires
(Unbreakable - Jamie Scott) ▽ When you lose your way and the fight is gone, Your heart starts to break and you need someone around now. Just close your eyes while I put my arms above you And make you unbreakable.
La pluie. L’air humide, le parfum agréable d’une matinée brumeuse lorsque les grains de pollution la désertait. La chaleur du soleil naissant caressant les vieux bâtiments, jusqu’à venir s’écraser contre la vitre ornée des lettres d’or de ma librairie. L’envol de manche d’un costume si âgé et pourtant conservé avec soin. Des larmes. Des cris. Des hurlements de douleur à se défenestrer, des plaies si immenses et abondantes qu’elles resteront gravées, une fois de plus. La peur. La peur s’infiltrant dans chaque tissu, jusqu’à me paralyser et puis … Et puis l’espoir. L’espoir fragile, irradiant brusquement de sa contagieuse lumière, chassant tout le reste. Voici ce que représente Chicago à mes yeux. Des souvenirs. Un passé. La fuite … Pourquoi suis-je revenue ? Les Stynes me cherchent encore, ce serait un coup à me faire tuer – ou pire encore. Pour autant, je regarde l’astre du jour embrasser de ses rayons les robes colorées des passantes, venir enorgueillir des sourires insouciants et ravis, et me voilà à me surprendre moi-même à étirer mes lèvres. Idiote.
Quelle heure peut-il être au juste ? Comme si cela avait vraiment une importance capitale. Cela a lieu pourtant. Bientôt je repartirais – ce n’est pas parce que j’ai réussis à fausser compagnie à ma belle famille durant presque trois semaines que je peux continuer impunément, non. Qu’est-ce que je fais ici ? Simple. En mon coeur écartelé, une veine s’est remise à battre. Au dessus de tous les problèmes qu’on m’a offert ces derniers jours, voilà que j’ai accepté une mission des plus insensées – voilà qu’il me faut, à présent, mettre une fois de plus les miens à l’abri du danger et, bien que venir voir mon fils est pure folie, cela vaut toujours mieux que de lui téléphoner. Est-il toujours là cependant ? Je ne le sais. Mais ce n’est pas seulement pour lui que ma présent en ces lieux se fait. Non. Des courses à faire. Des cadavres de murs à contempler, une peine à chasser. Ciaran. Comment va t-il ? Et Romy ? Et tous ces amis abandonnés ? Je secoue la tête, chassant les pensées moroses. Il me faut aller voir, vérifier. Les ténèbres seront bientôt présentes, il ne faut pas que la hasard entre cette fois-ci. Ainsi mes pas me mènent, m’entraînent, vers l’îlot en pleine reconstruction, une pointe de nostalgie écrasant mes côtes en voie de complète guérison.
Aaron avait bien fait les choses. Il ne s’était pas seulement préoccupé de mettre le feu à ma bicoque, il avait également pris soin d’y déplacer un cadavre frais, de façon à ce que l’on pense à ma mort – le feu ayant rendu le cadavre féminin méconnaissable. Bien entendu, cela n’arrêterait jamais les Stynes. Mais cela pouvait les freiner un temps soit peu et c’est là-dessus que je comptais. Brouiller les pistes … Voilà un jeu dans lequel j’excellais autrefois.

Pourtant, toute comédie prend fin. Un cri, un espoir fulgurant, et me voilà à me figer sur place. Non. Comment pourrait-ce ? Je tourne la tête, imitant les passants curieux, sa voix perçante ayant été pourtant reconnue. Sait-elle qu’en m’affichant ainsi, c’est avec ma vie qu’elle joue ? Non, bien sûr. Je n’ai guère eu le temps de revoir mes amis depuis le Gala, les prévenir était par ailleurs bien trop risqué. Lui en voudrais de part ce fait ? Non. La faute me revient, pleinement, et en mon coeur je prie les Dieux qu’aucun Styne ne soit présent. Bientôt, la foule se disperse, et enfin mon sourire se fait doux et grand. Ouvrant les bras, j’attends qu’elle traverse pour me rejoindre, et son engouement m’arrache un rire que je n’ai guère entendu depuis longtemps.

« Romy. »

Je murmure, plantant mes yeux dans les siens, avant de sourire un peu plus en voyant ses yeux illuminés comme les lumières d’un sapin décoré pour Yule. Son étreinte, douce, me rappelle celle de ceux que j’ai perdu, sa chaleur me ramenant au monde des vivants. Ses mains trouvent finalement les miennes, et c’est avec force et je réponds à cette nouvelle étreinte, l’inquiétude revenant au galop marquer mon visage, le vieillissant de quelques années. Ma main, alors, vient se poser sa joue, tendrement, et c’est avec une tendresse infinie que je caresse sa joue de pêche, un sourire plus triste sur mes lèvres vermeilles.

« Tu m’as manquée aussi, маленькое солнце*. »

Je laisse par la suite ma main retomber, mon attention se fixant à nouveau autant de nous avec méfiance, cette sensation d’urgence ne me quittant plus. Ne désirais-je point la prévenir ? Voilà que les Dieux m’entendent, et il n’est guère poli de tourner le dos à la chance. Aaron attendra … les cendres du passé également. Prenant de nouveau la main de la jeune sorcière dans la mienne, c’est finalement que ma voix retentit de nouveau, murmure porté par le vent frais.

« Y’a t’il un endroit sûr ou nous puissions discuter ? J’ai beaucoup à dire pour peu de temps, et je ne veux pas te mettre en danger. »

Mon regard, grave, appuie sur mes sages paroles, tandis que l’espoir grandit dans ma poitrine. Peut-être que finalement, et malgré l’orage qui s’annonce, le soleil ne nous abandonnera pas complètement.
(c) AMIANTE




* маленькое солнце : (prononcé malen'koye solntse) petit soleil, en russe.


 

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