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 ...Débris de Rêves. [Ciaran]

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Age : 28 ans
Métier : Gérante de son salon de thé 'Hin'cupcake'.
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Message Sujet: ...Débris de Rêves. [Ciaran] Lun 6 Nov - 14:54

Statut du rp

sujet privé; ft. Ciaran O'Flaherty

type ❖ flashback

date ❖ Le dimanche 20 mars 2016.

informations spatio-temporelles ❖ Hin’Cup Cake, Salon de thé aux alentours de 17h30.
Le soleil commence à baisser sous son manteau de nuages. Il fait frais dehors mais c’est supportable sans écharpe. Peu de circulation sur l’avenue comme très peu de passage devant la boutique. Le lieu n’a pas de musique. Les lumières sont apaisantes, tout comme les couleurs pastels qui ornent murs et mobiliers. Une douce odeur de vanille sucrée flotte dans l’air.

intervention du MJ ❖ Non merci !  

Autre ❖ Juste un petit aperçut du Hin'cup Cake
Spoiler:
 

©️ HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW



...Débris de Rêves.


Si par mégarde la faute est mienne,
Alors renie-moi… là.


C’est une fin de journée comme beaucoup d’autre. Calme et agréable. Le salon de thé va bientôt fermer sa porte. L’éclairage doux et chaleureux renvoi sur les murs blancs une certaine sérénité. Sérénité que les sœurs Castle recherchent les dimanches. Les deux vieilles femmes, des habituées du Hin’Cup cake, sirotent leur dernière tasse de thé en gloussant comme des adolescentes. Elles se ressemblent beaucoup malgré les traces du temps sur leur visage. Des aristocrates certes mais avec une mentalité de jeunette. Il suffit de voir les efforts dans leur langage, bien que soutenu. Elles ne viennent pas simplement pour les succulentes pâtisseries de cette boutique, la gérante est l’une de leur chouchoute préférée. Elles apprécient la compagnie de Romy et ne manquent pas de lui faire des éloges en public dès que l’occasion se présente, de quoi faire rougir les joues de l’intéressée.

« Regardes nous Apolline, nous sommes encore les dernières à bavarder et retenir notre charmante hôtesse. » Souris l’aînée en portant sa tasse aux lèvres avec une Grace soutenue, très Anglaise dans sa gestuelle. Son regard voilé de vieillesse se pose sur sa cadette qui lui répond, le rire dans la voix. « Je crois que notre adorable Miss Romy a l’habitude d’avoir ses deux pies qui jacassent jusqu’à la fermeture. Vous ne nous en voulez pas très chère ? » Demande Apolline en inclinant la tête en direction du comptoir. La petite brune sourit doucement en les écoutants tout en continuant de nettoyer sa caisse. Une avance non négligeable. « Comment le pourrais-je ? Vous êtes mes deux clientes préférées, ce n’est plus un secret. »Elle ne retient pas son doux sourire qui s’élargie jusqu’aux oreilles. Comment les détester ? A elles seules, son chiffre d’affaire de la semaine s’envole. Âgées certes mais avec un appétit féroce. Comment peuvent-elles engloutir autant ?

Les pensées filent, elle finit de ranger ses petites boites aux motifs fleuris dans leur casier et relève son regard ambré sur les septuagénaires. « Vous auriez pu avoir un rendez-vous galant. C’est de votre âge après tout. » Charline, la plus curieuse des deux et celle qui n’a pas sa langue dans sa poche, a ce sourire intéressé qui ne quitte pas sa bouche. « Mais vas-tu cesser de l’embêter avec ça. Elle a peut-être un …comment dit-on déjà… un crunch mais cela ne nous regarde pas. » Apolline, celle qui prêche pour avoir le vrai, pose sa tasse sur sa soucoupe en pinçant les lèvres. Romy roule des yeux, plus amusée qu’ennuyée. « Crunch c’est un nom de céréales Apolline. » Tout en ajustant le nœud à sa nuque, elle s’avance vers la table de ses clientes de sa démarche légère. « Et vous avez raison, il y a certaines choses qui doivent rester secrètes. Vous n’êtes pas déçues ? » Le sourire dans la voix, elle tend sa main vers les tasses pour les empiler soigneusement, puis les soucoupes dans un geste calculés et minutieux. « Assurément que nous le sommes. Mais nous sommes également tenaces. » Un regard complice à Charline avant de glousser comme deux gamines. « En attendant, je vous prépare votre boite comme d’habitude ? Deux passions et deux chocolats épicé ? »Elle prend la vaisselle souillée tout en écoutant les confirmations des deux sœurs avant de tourner les talons pour aller dans l’arrière-boutique. Son labo, jardin secret de sa boutique.

Au moment où elle s’éclipse, la petite clochette annonce la présence d’un nouveau client. De quoi la surprendre et la précipiter –chose dont elle a en horreur. Elle se mord l’intérieur de sa joue en regardant les tasses dans l’évier… Tant pis, le client attendra encore quelques petites minutes. (Et on s’étonne qu’elle soit toujours en retard !) « Je suis à vous dans une minute ! » Qu’elle balance d’une voix assez haute mais bien que douce, afin de signaler sa présence. Il manquerait plus qu’elle manque une vente ! « Je vous laisse regarder et faire choix ! »

Dans la boutique, les deux sœurs ont cessés leur bavardage pour regarder l’inconnu. L’œil appréciateur. Les messes-basses vont bon train sans baisser leur regard de commère sur l’homme. Elles ont pris soin de le saluer poliment d’un signe de tête tout de même avant de se prendre le bras en gloussant de nouveaux, s’interdisant faussement à tour de rôle de rire. « Elle ne devrait pas tarder. » Ose Charline tout en jetant des regards en direction de l’arrière-boutique. Apolline sourit simplement, imitant sa sœur. Comme si l’attraction qu’elles attendaient était enfin arriver. « Vous êtes de passage ? » Apolline donne un petit coup de coude à sa sœur en faisant la moue. « Ce qu’elle sous-entend est simple. Votre visage nous est inconnu. » Qu’elle confie, confiante. Elle ne cache pas sa fierté de connaitre quasiment toute la clientèle de Romy.

Justement, Romy finit tout juste de laver les petites soucoupes tout en se pressant. Une fois les mains lavées et essuyées méticuleusement, elle se dirige vers son salon de thé. Le regard baissé vers son fichu tablier qui a la fâcheuse tendance à tourner. Elle se bat avec pour avoir la jolie poche devant son ventre lorsqu’un bruit de verre la fait sursauter, la stoppant net dans l’élan. Ses perles ambrées se braquent aussitôt sur ses vieilles clientes, dans le flou…

…Puis son attention fut aimantée par un autre regard. Celui de l’Inconnu. Elle plonge dans ses yeux de lion, aux teintes incertaines. Elle bloque. Figée quelque part dans l’ici et le maintenant. Une biche prise dans les phares d’une voiture. Elle le fixe et sent son corps s’embraser de l’intérieur, son cœur se consumer par les flammes et ses entrailles se réduire en cendres. Qu’est-ce qu’il lui prend ? Même elle n’a pas la réponse. Elle aurait pu passer une éternité, là, perdue dans ce regard inconnu. Mais la réalité la ramena sur Terre…

Les sœurs restent bouche-bée, leurs yeux fatigués allant de l’homme à Romy et vice-versa, comme fascinées dans un silence quasi religieux.

« Elle a vu un fantôme ou quoi ? »
Romy cligne des yeux assez bêtement. Partagée par un sentiment étrange qui continue de serpenter en elle. Il faut qu’elle bouge… qu’elle rompt le contact. Elle n’entend pas les chuchotements féminins, encore perdue dans toute cette valse tendre en son ventre. Sans s’en rendre compte, la brunette a déjà fait un pas maladroit vers lui et ses perles paumées chutent sur les débris de verre qui jonchent le sol aux pieds masculins, parmi les bonbons roses. «Je… enfin je… Ce n’est pas grave… Ne touchez à rien, vous risqueriez de vous couper… » Même sa voix sonne faux. Le trouble est là. Elle ne saurait dire pourquoi mais il la rend fébrile. La voilà qui plie genoux devant lui pour commencer à ramasser les décombres, quitte à se blesser.

Peut-être toi…



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et nos deux cœurs cousus.

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Message Sujet: Re: ...Débris de Rêves. [Ciaran] Lun 6 Nov - 16:12


DÉBRIS DE RÊVES
« Ta voiture ? Comment ça ta voiture ? Attends, TA voiture ? Tu veux dire… le truc si important que tu préfèrerais te séparer d’un rein plutôt que de la voir disparaître à plus de 10km de ta position ? »

Ciaran avait fait les gros yeux quand son amie lui avait intimé de prendre son carrosse pour aller faire cette fameuse course qu’elle lui avait demandé. Une course qu’elle ne pouvait pas assurer toute seule visiblement, car elle n’était pas tout à fait en état. Et pour parfaire le tableau, il était question de dernière minute, moins de trois quart d’heure avant la fermeture dudit magasin. Autant dire, tout ce qu’adorait le vieil irlandais en ce dimanche passé à flâner dans l’appartement et à passer du temps auprès de sa fille. (Sans rire.) Luis avait même cuisiné un Osso Bucco succulent… dont il ne restait à peine de quoi remplir une assiette, la razzia ayant été faite par ses soins. Enfin, toujours est-il que c’est de bon cœur qu’il avait accepté, même si ses premiers réflexes auraient été de gazer à toutes jambes plutôt que de s’encombrer avec un véhicule. En parlant de ça, ça devait bien faire des années qu’il n’avait pas roulé, et n’avait encore jamais expérimenté la boîte automatique. (Léger briefing qu’il était allé demander à Luis avant de partir, n’ayant pas vraiment envie d’alerter Caly sur ses lacunes.) Ciaran n’avait jamais vraiment apprécié l’auto, sauf peut-être lorsque les voitures étaient tirées par des chevaux (qu’il plaignait sur les longs trajets, soit dit en passant). Il n’avait jamais eu les fonds nécessaires pour s’en payer une et avait toujours composé autrement au quotidien, lui seul ou au sein de la famille qu’il avait pu fonder. Un permis de conduire ? Il serait obsolète s’il vous le montrait, d’autant qu’il ressemblait plus à un espèce de vieux chiffon sur lequel une couleur étrange avait bavé. En bref, pas vraiment une preuve. Plutôt l’arme ultime pour faire une mauvaise blague à un officier de police qui se déciderait à contrôler ses papiers. Oh, misère ! Une chance que Calypso n’ait pas demandé plus de détails, elle avait placé en lui une confiance qui faisait battre encore un peu plus son petit cœur malade. Ce même cœur qui ferait n’importe quoi pour la dépanner, même si ça lui coûtait la virginité de son casier judiciaire.

Sa mission était simple en cette fin d’après-midi : aller récupérer un lot de cupcakes fraise-chocolat, cinq pour être précis. Ça sent le cadeau qu’on a zappé pour une collègue qu’on aime pas, ça… pensa t-il alors qu’il s’était installé au volant de ce véhicule qui ne lui appartenait pas, un sourire imprimé sur son visage. Il énumérait déjà les prénoms possibles dans son entourage enseignant, qu’il connaissait lui aussi… de loin.
À peine eut-il mit le contact que l’odeur d’essence parut lui monter au nez, odeur qui ne lui plut pas vraiment. Bon, plus vite on est parti, plus vite on est rentré. La logique est implacable et c’est à cet instant qu’il eut la présence d’esprit de vérifier l’heure. Zut… il s’était octroyé tellement de « petites minutes de réflexion » qu’il allait vraiment finir par se retrouver nez à nez avec une porte close !

Inutile de vous dire qu’il avait réussi à griller deux priorités sur le chemin, mais soit, il avait marqué les stops, les feux, et n’avait écrasé personne… ce qui semblait être plutôt une riche expérience, non ?
L’irlandais parqua la caisse couleur prune dans la rue perpendiculaire, bienheureux d’avoir des places aussi larges. Les américains étaient au moins bons pour mettre à l’aise, il n’aurait certainement pas supporté d’avoir à se garer en épi là où il ne connaissait ni la boîte de vitesse, ni même la voiture. Le contact coupé, il soupira d’aise. Je préfère quand même mes jambes, songea t-il en se frottant le nez. Il s’échappa de la prison de métal pour galoper jusqu’à ladite boutique, qu’il n’eut pas vraiment de mal à dénicher. Pourtant, il ne se rappelait pas avoir vu un jour cette façade. Les commerces étaient si nombreux ici à Chicago… et puis ce n’était pas vraiment son itinéraire lorsqu’il sortait de l’hôpital, par exemple. Mais maintenant qu’il savait où c’était, il pourrait certainement y refaire un tour, ne serait-ce que pour admirer la décoration pastel et… toutes les pâtisseries qui étaient joliment présentées derrière la vitrine.
Vitrine derrière laquelle il se trouvait déjà, ravalant plusieurs fois sa salive à la vue de ces merveilles sucrées. Rentre, idiot ! Tu vas pas laver la vitrine avec ta salive périmée ! et se donna lui-même un coup de collier, ce qui électrisa ses membres et les força à bouger avec un certain empressement. Il n’avait pas vérifié l’heure et il était persuadé qu’il ne restait plus que cinq misérables minutes avant la fermeture. À croire qu’il prenait cette mission bien trop au sérieux…

En poussant la porte semi-vitrée, un petit carillon joua de ses notes aiguës. Le renard n’avait pas été particulièrement prêt à accueillir pareil son, qui eut un sacré écho pour lui, dont la sensibilité auditive était exacerbée. Une petite moue renfrognée sur le visage, il avait levé les yeux sur ladite clochette tintante, refermant la porte doucement derrière lui. Pas seul. Les effluves enfermées dans ces lieux montèrent à lui, ce qui sut aviver sa faim qui le faisait littéralement saliver depuis quelques minutes. La douceur imprégnait les lieux.

Après avoir entendu la voix lointaine de ce qu’il imaginait être la patronne des lieux, il pivota un peu dans la direction des deux seules clientes restantes, un sourire chaleureux tirant ses traits. « Mesdemoiselles. » Il les salua et elles se regardèrent l’une l’autre, comme deux adolescentes en fleur de l’âge. Ciaran ne le prit pas mal pour un sou et laissa à nouveau ses yeux se balader sur la décoration, puis la vitrine… qu’est-ce qu’il devait acheter, déjà ? Toutes ces odeurs alléchantes lui faisaient un peu tourner les idées, et les embrouillaient. Chocolat ? Peut-être bien… ou vanille-pistache… il ne sait plus. Quel idiot. Il allait devoir rappeler Caly à ce rythme. Rappeler… avec quoi ? Il avait oublié son téléphone sur la table basse du séjour. Encore plus idiot.

Pris dans ses réflexions, l’une des deux femmes s’adresse à lui, lui intimant que la personne qui servait allait arriver d’une minute à l’autre. Cet accent québécois, qui lui était assez familier, ne lui échappa pas. « Je suis arrivé et la porte était encore ouverte, je peux attendre le temps qu’il faut ! » « Vous êtes de passage ? » demande l’une d’elle, tandis que l’autre ajoutait par derrière. « Ce qu’elle sous-entend est simple. Votre visage nous est inconnu. » Oh, d’accord. Des habituées. Il tournait un peu dans la salle principale, tripotant un peu les bibelots, jusqu’à ce que l’un d’eux attire un peu trop son attention, le forçant à le prendre dans l’une de ses mains pour le contempler sous toutes ses coutures. Il avait levé le nez à leur mots. « Oh, j’habite à une dizaine de rues, c’est juste pour faire une course pour une amie. On peut dire que je suis de passage. Léger silence, il jette à nouveau un coup d’oeil sur le bibelot et reporte son attention sur elles, toujours aussi avenant. Il poursuit dans un français approximatif. Vous êtes du Québec, non ? Vous venez d’où ? » Elles se regardent, les yeux de Charline pétillent. « Ma sœur et moi sommes originaires des environs de Tadoussac, vous semblez connaître… » « Oh, et ça fait bien des années ! » ricane l’autre avant qu’elles ne le fassent à l’unisson, le sourire du renard se raffermissant. (Si elles savaient.) Malgré leurs manières, elles ont un côté assez puéril qui était tout à fait adorable. « Si je puis me permettre mon cher, vous avez un fort accent irlandais ! Peut-être venez-vous d’ailleurs vous aussi ? » Il allait acquiescer, mais les pas qui se rapprochaient de la salle principale l’avaient forcé à se tourner un peu dans cette direction, prêt à abandonner le bibelot en verre qu’il gardait entre ses doigts. Il avait même commencé… « C’est vrai que j-… » …mais ne sut terminer, ses petits yeux en amande se perdant dans ceux de l’inconnue à l’aura familière.

Son sourire s’évapora.

Perdant jusqu’à ses réflexes pourtant grandement respectables, l’objet lui glissa des mains et vint s’écraser à ses pieds, éclatant en mille morceaux. Un son qui parut bien lointain, tellement qu’il n’en réagit même pas, restant bouche bée. Face à cette femme qu’il n’avait jamais rencontré, et qui pourtant l’avait bouleversé d’un seul regard échangé. C’est toi… lui souffle son for intérieur. Sa cage thoracique est écrasée par une émotion qu’il n’avait jusqu’alors jamais ressentie. Loin de l’amour, loin de l’admiration, il ne savait absolument pas ce dont il pouvait s’agir — peut-être parce qu’il n’y aurait jamais suffisamment de mot pour le décrire. Mais une chose est sûre cependant. C’est toi. Et la bouge dans sa gorge s’élève, voulant noyer ses yeux de larmes. Seul un voile léger passa sur ces derniers. Ses mains étaient froides, le choc l’a littéralement ébranlé. Il n’aurait jamais pensé que cette fameuse révélation se fasse ainsi. Pas dans ces circonstances… pas aussi près de lui. Il en avait oublié la présence des deux québécoises raffinées.

Sans réussir à la quitter des yeux, il l’avait suivie ainsi, incapable de sortir un seul mot. Son monde venait d’être soufflé. Lui savait, elle ne se doutait pas encore de l’ampleur de la chose. Ou peut-être que si. Elle avait bafouillé quelques mots et avait fléchi les genoux, tentant de ramasser le fruit de son imprudence. Le premier mot lui fut envoyé sur son plan psychique, et malgré lui, confirmant ce qu’il ressentait au plus profond de ses entrailles. C’est toi. Et sembla sortir d’une rêverie pendant un bref instant, allant se mettre dans la même position qu’elle, accroupi. Sans l’aider, il attrapa toutefois ses poignets pour les éloigner des bris éparpillés au sol. Il murmura d'une voix presque chevrotante, l'air nerveux. « Non, non, c’est ma faute, » et tenta d’aller chercher son regard, ce même regard qui lui manquait déjà et par lequel il voulait exister. Doucement, il se hissa à nouveau en l’attirant dans son geste.

Les deux femmes qui assistaient à cette scène bavardaient de leur côté, mais l’une d’entre elle osa enfin. « Romy, vous connaissez donc ce charmant jeune homme ? » « Lui qui nous disait qu’il n’était que de passage ! » De passage… s’il avait su à quel point il avait pu avoir tord. Le vieil irlandais n’avait pas réellement écouté ce qu’elles avaient dit, ne parvenant pas à ôter ses mains de celle qui se prénommait Romy. « Romy… » répéta t-il pour lui-même, tentant d’accepter ce qui semblait être une chimère. Pris d’un élan inespéré et exalté, l’infirmier fit un demi-pas sur les débris de verre pour l’atteindre sans s’en préoccuper, et vint enlacer la sorcière sans détours. Je t’ai cherché si longtemps. Romy.

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but something kept me standing by that hospital bed. I should have quit but instead, I took care of you. you made me sleep and uneven and I didn't believe them — when they told me that there was no saving you

Ça glapit en #B7950B !
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Message Sujet: Re: ...Débris de Rêves. [Ciaran] Lun 6 Nov - 23:48

...Débris de Rêves.


C’est toi.
Deux mots. Echo. C’est dans son crâne. Elle le devine… mais le refuse. Quelque chose se recroqueville dans son Soi. Un je ne sais quoi.

…Et cette sensation de tourner dans le vide ne la quitte pas. Elle se sent naufragée de sa propre existence.Ilimprime chaque pore de son âme, incruste quelque chose dans son cœur de précieux… presque étouffant. Lui, qui est si fragile. Lui dont les points de suture saignent encore… Romy est déstabilisée par quelque chose qui la dépasse. Lui, l’Inconnu aux perles en amande. Pourquoi la trouble-t-il autant ? Son regard est absent sur les débris de verres, ses doigts figés sur du vide. En réalité, elle cherche un moyen de se recentrer. Mais tout se brouille. Son cerveau patauge dans la mélasse d’émotions. Elle a le cœur au bord des lèvres. La gorge compressée sans en comprendre le sens. Faut-il seulement donner un sens ?

C’est toi.Son esprit tente de se fermer sans succès. Les mots dansent encore dans sa tête. Une ritournelle. Cela ne peut-être lui. Les minutes filent ou bien semblent s’arrêter. Là encore, la réalité est floutée. La petite sorcière ne perçoit pas le mouvement face à elle. Encore embrumée par ce qu’elle ressent. Aussi oppressant que doux. C’est seulement en sentant ses doigts froids enroulés à ses poignets que l’électricité qui la parcoure la surprend. Son épiderme frissonne aussitôt. « Non, non, c’est ma faute, » Cette fois, c’est bien une voix chevrotante qui arrive à ses oreilles et la rassure. Son regard ambré se relève dans une lenteur exacerbée, accroche alors le brun non sans se sentir rosir des pommettes. La proximité est là, si légère soit-elle, qu’elle peut sentir son souffle lui caresser ses lèvres. Son cœur s’agite. Impossible de bouger. Elle se sent prisonnière de son regard. Et sans un mot de plus, elle se laisse hisser de sa petite hauteur sans rompre le contact visuel. Leur bulle les enveloppe, les détachant du reste… des deux aristocrates. Romy ne les entends plus. Seuls ses iris vacillent dans les sombres, cherchant une réponse qui ne vient pas. Il répète son prénom, comme une douce litanie. Elle se sent sourire. C’est tendre, comme une fascination nouvelle. Les mots restent coincés dans son larynx. Sa bouche s’entrouvre sur du muet. Des bruits de verre perce le silence et l’étreinte la bouleverse. Le sourire se fane.

Le vertige est là. Romy se laisse faire. Perdue. Les bras ballant le long de ses flancs. Sa poitrine et son profil écrasent le buste masculin. Son cœur s’agite comme un prunier. Le rouge à ses joues et la douce chaleur qui envahit son corps la rend fébrile. Elle n’ose bouger de peur d’éclater leur bulle et pourtant… Je t’ai cherché si longtemps. Romy...… Elle en ferme un instant les paupières tout en se laissant bercer par la confidence intime. Comme si ces mots étaient attendus depuis tant d’année. Comme si elle venait de combler ce satané vide… Comme si… Non. Non il ne faut pas. Que fait-elle ? La raison reprend difficilement les rennes et éclate en de millier de particules ce cocon qui les enrobait de guimauve. Ses pensées sont encore trop embrouillées pour tenter de lui répondre. Entendre sa voix dans sa tête est tout nouveau et c’est déconcertant. Romy ne sait pas comment rebondir. Personne ne lui a appris. Ni sa mère. Ni ses manuels. Alors comment ?... Et quand bien même le voudrait-elle, c’est un étranger. Pourtant quelque chose lui souffle qu’elle peut accorder sa confiance. Mais au nom de quoi ? De ce regard envoûtant ? C’est idiot… Complètement idiot…

« Pouvez-vous me relâcher… s’il vous plait… Cela en devient… cela en devient gênant. » La voix à demi-mot est timide, presque gênée de lui demander de la relâcher. « S’il vous plait. »C’est elle qui recule la première et se libère de son étreinte dans une gestuelle douce. Le menton est baissé un instant, fuyant ses perles noisette. Elle sent qu’elle est capable de s’y perdre une seconde fois si elle ose le regarder de nouveau. Elle se maudit d’être aussi faible. Doucement, elle se racle la gorge tout en remettant fébrilement une petite mèche derrière son oreille. Son assurance semble s’être perdue depuis quelques minutes déjà. Son corps est électrique. Elle se mord l’intérieur de la joue tout en lissant son tablier. « Mais Diable, allez-vous nous donnez des explications Romy ? Qui est-ce ? Votre amant ? » S’impatiente Apolline qui regarde à tour de rôle le jeune homme et la sorcière. Les sourcils haussés. Romy hausse ses petites épaules, la mine déconfite. Elle n’a pas le temps de s’exprimer que la cadette lui coupe l’herbe sous le pied. « Je crois que nous ferions mieux de nous en allez ma chère Apolline. » Sourit alors une Charline qui se lève de sa chaise non sans perdre de son sourire charmé. « Il faut savoir lire entre lignes. » Elles ne sont plus à leur place. Bien qu’Apolline aurait bien aimé avoir le fin mot de l’histoire, et elle l’aura, elle imite sa sœur dans un mouvement pincé. « Oh… Je vois. Parfait, alors nous allons prendre congé de vous. Ne nous dites rien. Nous reviendrons demain pour avoir tous les détails. » Le clin d’œil est complice et laisse pantois Romy. « Mais … et votre boite ? » Qu’elle trouve à dire, complètement ailleurs. Ce n’est pas poli. Non, ce n’est pas poli. Elle devrait les retenir mais elle n’y arrive pas. Elle les regarde partir, bras dessus dessous, en saluant d’un signe de tête le jeune inconnu et Romy, les regards suspicieux. « N’oubliez pas Romy. Tous les détails ! Bonne soirée à vous et à demain. » « Facturez nous la boite ma chérie. Nous repasserons. Au plaisir. » La petite clochette tinte à nouveau, laissant les deux sœurs sortir du salon de thé tout en gloussant comme des gamines, spéculant déjà sur le dos des deux jeunes gens.

Et la porte se ferme…
Mais derrière les fenêtres, les regards curieux des septuagénaires lancent des œillades à l’intérieur…

Le silence s’empare de la boutique. Dérageant. Il n’est pas de celui que l’on impose mais plutôt de celui que l’on fuit. Les voilà à présent seuls. Complètement seuls. A l’heure de fermeture. Plus un chat dans l’avenue.

Juste toi et moi.

Et maintenant ? Doit-elle le mettre dehors à coup de balai pour avoir écraser les limites de l’indécence ? Elle inspire profondément, un besoin de retrouver un oxygène. Ses petites mains soulèvent les mèches qui encadrent son visage tout en balayant du regard le sol encore souillé des débris et… sa paire de chaussure. Très bien. Il faut réfléchir… et oublier ? Elle recule de nouveau afin de mettre une certaine distance entre eux. Le regard est furtif dans sa direction. Elle a si peur de rechuter dans le noisette et de ne plus en ressortir. Romy s’anime enfin, reprenant peu à peu de la contenance. C’est une patronne !« Très bien. Alors nous allons faire comme si rien de tout ça ne c’était passé… ignorer votre débordement affectif et reprendre depuis le début. » L'index levé devant son visage bat l'air. Sa voix se veut autoritaire mais elle en sort que de la douceur. « Vous devriez… vous enlevez des éclats de verre. C’est plus prudent. » Elle tend une main hésitante dans sa direction pour lui prendre l’avant-bras sans brutalité et le tirer vers elle avec bienveillance. Mais le geste la ramène à lui. Son petit corps frôle le sien. Magnétique. Son cœur s’échauffe de nouveau. Elle le relâche aussitôt. Sa poitrine se soulève lourdement, comme si respirer à ses côtés devenaient un combat. Romy ne le regarde toujours pas. Elle se l’interdit. Parce qu’il est préférable… Parce qu’elle ignore pourquoi elle réagit comme cela. L’attraction est si forte qu’elle lui écrase la cage thoracique. Rien ne s’est évaporé… Rien. « En quoi puis-je vous aider ? » La voix file de sa bouche dans un murmure compliqué. Sa main agrippe le coin de son comptoir laqué de blanc. Un besoin de se tenir à quelque chose à défaut de… quelqu’un…

Je crois que j’ai besoin de toi…




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Message Sujet: Re: ...Débris de Rêves. [Ciaran] Mer 8 Nov - 13:53


DÉBRIS DE RÊVES
« Pouvez-vous me relâcher… s’il vous plait… Cela en devient… cela en devient gênant. S’il vous plait. »

Ses gestes ont beau être enrobés de velours, ses mots eux lui lacèrent le cœur à vif. Il se sent à la fois idiot, gêné, et terriblement incompris. Attristé aussi, cela va de soi. Il y a ces yeux sombres qui sont encore voilés, et qu’il ne peut soulager. Ciaran va devoir retenir bien plus que des gestes ou des larmes, et l’exercice avait déjà largement attesté de sa pénibilité.
Et pendant quelques fractions de secondes encore, il ne parvient pas à détacher son regard du sien qui, de toute évidence, le fuit dans quelques papillonnements de paupières. Il suit ce geste, celui où elle replace l’une de ses mèches de cheveux derrière son oreille. Il avait l’impression d’être aux premières loges de son impuissance. Et de tout le bouquet d’émotions qui pouvait fleurir à ses côtés.

Ce sont les voix des québécoises qui s’élèvent à nouveau, et Ciaran n’est pas sûr de les écouter vraiment. Amant ? Est-ce qu’il y aurait… quelqu’un dans sa vie ? Cette idée est à son sens plus fantastique qu’autre chose, trouver l’amour est quelque chose de terriblement compliqué au XXIème siècle. Même si, bien sûr, il se sent déjà à moitié remplacé, à peine débarqué dans les filets du destin.
Il tente de reprendre contenance pendant ces mots qui filent dans une conversation à sens unique, jusqu’à ce qu’il parvienne à relever un peu le nez et s’adresser au couple de sœurs. « Je crois que nous ferions mieux de nous en aller ma chère Apolline. » «  Je connais Romy, cela fait juste des années que… qu’on ne s’est pas vu. Je ne m’attendais pas à… à la voir ici… » et pendant ses explications bancales - mais toutefois plausibles - il fit vriller à nouveau ses perles noisettes vers le visage de la sorcière. Le vent tourne à nouveau, les deux femmes n’ont pas changé d’avis et ont visiblement pour projet de lever le camp.

Ladite Apolline répondit sur plusieurs fronts, ne manquant pas d’accorder son attention à l’un comme à l’autre. « Oh… Je vois. Parfait, alors nous allons prendre congé de vous. Ne nous dites rien. Nous reviendrons demain pour avoir tous les détails. » et pendant le clos du spectacle, le vieil irlandais se tut, l’œil toujours vigilant aux moindres faits et gestes de la jeune femme. Ça y est. Elles disparaissent. Une tornade dans le silence qui s’impose d’elle-même, glaçant les os du grand roux.

L’homme a encore ses pieds sur les débris de verres mais ne réalise pas. Il n’a pas bougé, ne pense pas avoir vraiment cru sentir quelque chose là-dessous — beaucoup de confiance offerte à ses semelles. Une chose comme tant d’autres qu’il sait sans parvenir à l’assimiler, à l’intégrer dans la réalité.

Plus d’un siècle…, songe t-il, peu avant que la demoiselle lui passe un savon. À nouveau, son cœur malade se serre, il a mal de l’avoir froissée. L’irlandais se rongeait encore le frein, à ne savoir se décider, à lutter contre le naturel ou pas, contre ses émotions débordantes. C’est pourtant ce qu’il fait dans l’instant, les yeux bas, comme s’il avait fait quelque chose de mal - et c’était, semble t-il, le cas. Figé sur un tapis de bris, épaules affaissées. Seuls les doigts d’une de ses mains jouent entre eux, nerveux, sa bouche frémissante ainsi que ses yeux qui roulent en tentant d’éviter de remonter jusqu’au visage qui lui faisait face.

« Vous devriez… vous enlever des éclats de verre. C’est plus prudent. » et il la sent s’approcher, elle lui attrape le bras enfermé dans le tissu de sa veste. Geste lui faisant aussitôt relever la tête dans sa direction, un peu pris de court. Sans réfléchir le moins du monde, il avait suivi cette direction, guidé aveuglément. Dans un son de verre pilé. Mais dans ses yeux de familier, il y avait aussi le fait qu’elle soit venue à lui, et non l’inverse. Qu’elle a voulu lui éviter de se blesser, qu’elle a eu cette attention à son égard.
Il oublie encore ce tas au sol à déblayer. Il veut le faire, mais l’occulte une fois de plus. Oui ? Est-ce que c’est oui ? s’inquiète t-il encore, attrapant son regard au vol. À nouveau, il s’y perd, les quelques points de contact qu’ils eurent l’ayant profondément troublé. Et là, aussitôt, elle coupe net le dernier qui leur restait. Son cœur bat à tout rompre. Il ne sait plus comme réagir. Bien, mauvais, il ne sait pas, il a peur de la perdre. Il a peur de la décevoir.

« En quoi puis-je vous aider ? »

Silence. Il ne sait même plus quel était sa course. Il se noie, mais décide d’en sortir la tête.

M’aider ?

Tu le fais déjà.

Je veux juste…

Je veux juste que tu m’écoutes.

Que tu m’acceptes.

J’ai besoin de toi.

Alors…

Pourquoi pas toi ?


Comme ramené à la réalité, il s’extirpa de l’innommable, prenant une grande bouffée d’oxygène. Et posa comme un cheveu sur la soupe, insufflé par une audace qui lui était revenue. Il ne pouvait pas jeter les armes.

« Ciaran. » il pivote un peu plus dans sa direction, et poursuit d’une voix assurée et douce. « Mon nom c’est Ciaran. » mais c’est comme si le voile larmoyant qui passait devant ses yeux voulait s’épaissir, jusqu’à le trahir. (Il a toutefois réussi à esquisser un sourire, léger mais sincère.) Il s’en rend compte et la boule dans sa gorge se contracte à nouveau, l’empêchant de parler sans que sa voix ne tremble. « Je vais ramasser, tu… vous avez… un balai ? » une sorcière sans balai ? On aura tout vu, non ?


(Juste toi et moi…)


Comme des étoiles.

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Message Sujet: Re: ...Débris de Rêves. [Ciaran] Mer 8 Nov - 17:44

...Débris de Rêves.


Qui es-tu ? Toi, l’inconnu au regard charbon. Je crois que tu me chamboules sans en connaitre la raison, j’en perds pied. Ton étreinte me manque déjà et c’est de la déraison. Tu sembles me connaitre, alors pourquoi ignorais-je encore ta personne jusqu’à ce soir ? Pourquoi j’ai cette fièvre qui m’anime dès que tu me regardes ?

C’est toi
Voilà ce ballet de mots qui trotte toujours dans sa tête. Romy y pense encore. La télépathie est quelque chose qu’elle connait mais en ignore totalement les rudiments. De quoi soulever des interrogations suspicieuses à son égard. Est-il un sorcier, tout comme elle ? Ou bien s’agit-il d’une autre Race. Terme qu’elle baliverne, sa connotation étant des plus maladroite. La question néanmoins lui brûle la langue mais elle se contient. Ses phalanges accrochent toujours le coin en bois patiné pour garder un certain équilibre. Cette sensation de coton la gagne de plus en plus. Pourtant elle se tient droite, de sa petite hauteur en tentant de faire bonne figure. Le menton est levé dans sa direction, tout comme le regard qui finit par le caresser d’une douce appréhension, celle de s’y noyer.

Et elle revoit ce visage et toutes ses émotions qui tumultes dans ses perles noisette. Il semble complètement affecté d’un Mal dont elle ne connait pas le nom. Son cœur se serre à cette pensée de lui être inutile. Pourtant l’envie est là. C’est totalement insensé, peut-être est-ce de la folie que de vouloir l’étreindre à son tour… ou de lui prendre la main. Son cœur se gonfle d’un débordement soudain.

« Ciaran. » Romy sort de sa rêverie comme on sort du sommeil. Tout est encore brouillon mais sa voix la transperce de plus belle. Son regard ambré l’observe  se mouvoir sans broncher. Elle lui fait face à présent et malgré toute la volonté qui l’anime, elle ne put décrocher de ses iris. La brunette bloque une nouvelle fois. Cligne des paupières en assimilant l’information. Il se présente à elle officieusement. La sorcière ne trouve pas les mots, comme suspendue entre ici et ailleurs. « Mon nom c’est Ciaran. » Qu’il réitère en souriant. Ce sourire, elle le voit. Il fêle un peu plus son cœur d’un filament inexplicable. Son regard lui renvoi une profonde tendresse. « Pourquoi es-tu si troublé ? Qu’elle échappe d’une pensée inquiète. Romy ne cesse de le contempler sans retenu. Elle ne peut nier qu’il est … touchant. Sa bouche s’entrouvre alors pour en faire de même mais il détourne son attention sur les débris qui jonchent le sol. Un détail qu’elle omni depuis quelques minutes déjà. A sa suite, son regard chute sur les éclats de verre, noyés de bonbons roses et blancs. Ses lèvres se pincent devant cette voie lactée improvisée.   « Je vais ramasser, tu… vous avez… un balai ? »

Romy relève ses billes brunes sur lui, surprise en réalité par sa question. Depuis quand autoriserait-elle un client de nettoyer ? Ce n’est pas ce soir que les choses changeront… Puis, elle a autre chose en tête que de ramasser tout ce joli foutoir. Alors elle attrape ce qu’il lui reste de courage pour faire face à nouveau aux noisettes. Son petit cœur s’agite comme un prunier sous cet élan audacieux d’offrir l’inattendu. « Romy. » Qu’elle murmure de sa voix douce. « Mon nom c’est Romy. » Pour rendre la politesse d’une présentation dans les normes… ou presque. Bien qu’il le sache déjà grâce aux sœurs Castle. « Ciaran, c’est très beau. » Qu’elle enchaine tout en restant campée dans ses iris non sans rosir... Sa main relâche le coin de son comptoir et rejoins sa jumelle devant son ventre plat. Et contre toute attente, sa bouche lui offre un sourire. Un sourire clément. « Je tiens à vous faire des excuses… Pour toute à l’heure. Je n’avais pas à vous parler de la sorte… disons que je n’ai pas l’habitude qu’un inconnu m’étreint aussi… chaleureusement… » Elle se racle la gorge timidement. « Je peux vous offrir quelque chose ? Thé ? C’est la moindre des choses. » Elle recule déjà sans lui tourner le dos jusqu’à heurter son vaisselier. Maladroite quand elle est déconcertée.  Elle rit doucement sous sa bêtise. Mon Dieu ! Les sœurs Castle déteignent sur elle. Et de quoi surprendre une fois de plus (elle la première). « Je tente de vous garder encore un peu avec moi… alors s’il vous plait, ne refusez pas Ciaran. » L’audace frôle l’indécence mademoiselle Castillo. Il est trop tard. Elle s’est glissée dans cette brèche… Parce qu’elle veut savoir. Le connaitre ? La petite brune lui adresse un petit sourire sans rompre le contact visuel. La peur au ventre qu’il refuse.

Et si c’était toi ?
Peut-être toi
Regarde-moi…




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Message Sujet: Re: ...Débris de Rêves. [Ciaran] Mer 8 Nov - 21:20


DÉBRIS DE RÊVES
Pourquoi es-tu si troublé ? entend t-il franchir la barrière de ses instances psychiques, le faisant légèrement frémir. Encore une fois, elle s’inquiète. Elle se questionne. Serait-il possible qu’elle n’ait pas conscience de ce qui les unit ? Ciaran n’aurait jamais imaginé à avoir se poser ce genre de questions. Il avait imaginé tellement de fois ce moment-là qu’il s’était perdu dans l’irrationnel, dans ce brouillard teinté d’impossible. Et pourtant, elle était là, devant lui. L’élue. La clé. L’espoir qui renaît.
Il avait voulu lui répondre, mais elle ne semblait pas avoir conscience de ce qu’elle lui avait transmit. Romy se présente officiellement à lui, comme un bon retour des choses. Est-ce qu’elle lui en veut pour son écart ? Le vieil irlandais tente de chercher cette réponse dans ses deux perles, sans parvenir à s’y concentrer réellement. À nouveau, il se noie dans cet océan ambré. Il entend le cœur de la sorcière battre à tout rompre. Il ne sait pas si ça le rassure, le sien en fait tout autant. Et le sien a mal.
Quelques instants, son regard s’égare. Jusqu’à ce qu’elle ajoute quelque chose…
« Ciaran, c’est très beau. » et là, un éclair illumina les traits du renard, comme s’il avait été touché en plein cœur. Ses joues se réchauffent sous l’émotion, tandis que ses yeux se sont à nouveau échoué sur le minois de la sorcière. Sa sorcière. « Merci… merci beaucoup. » et si ce n’était pas aussi simple ? Il avait l’air d’être prit à nouveau dans les lointains travers de son adolescence, là où il perdait encore ses moyens face à une dame. Ça n’avait pourtant rien à voir… ici, il n’avait pas besoin de jouer de rhétorique ou savoir danser. Juste dire la vérité, lui annoncer l’inévitable, et sceller leur destin pour de bon.
Et si…
Et si elle le rejetait ?

(Elle ne répond pas à sa question, comme si elle l’avait balayée. Devra t-il vraiment insister ?)
Romy s’excuse de s’être comportée avec aussi peu de tact à son égard. Pourquoi ? Ce simple geste avait été intrusif, diablement intrusif et il ne s’était pas tenu. S’il avait reçu une droite, ça ne l’aurait pas étonné, et il l’aurait mérité. Je ne sais pas comment te le dire… et se contente de secouer un peu la tête et froncer un peu les sourcils, lui faisant comprendre par la gestuelle qu’il n’attendait pas d’elle la moindre excuse. Après s’être raclé la gorge, elle lui offre le thé. Ou lui demande de consommer et de rester avec elle, cela dépend du point de vue. Ciaran ne se voyait pas vraiment accepter un cadeau comme celui-là dans tous les cas. Son cadeau était déjà là, présenté face à lui, et l’irradiait de sa flamme bienfaitrice. Et recule un peu, le renard sentant qu’elle allait faire une bêtise, « Attention, » tout en faisant un demi-pas dans sa direction, se rassurant que rien ne soit tombé sur elle. Il relâcha le souffle qui s’était coupé sur le moment, et sa main en suspens fut ramenée à lui, un peu maladroitement. Mais lorsque son rire résonna, il ôta en lui toute crainte.
Refuser sa proposition, c’était tomber dans un cercle vicieux. Pourtant, Dieu seul sait à quel point il voulait rester. Il n’allait pas refuser, mais… ne devait-elle pas fermer boutique dans moins de dix minutes ?

« Je tente de vous garder encore un peu avec moi… alors s’il vous plait, ne refusez pas Ciaran. » « Je… » une drôle de sensation lorsqu’elle utilisa son prénom, le laissant presque sans voix. Un peu trop statique, le renard s’était mit à bouger un peu, et c’était sans doute dû au fait qu’elle se soit un peu éloignée. « Oui, bien sûr, » tout en s’armant d’un petit sourire bref, le regard un peu fuyant. J’aimerais bien goûter quelque chose que tu aimes. Une pensée un peu trop forte, qui perce jusqu’à l’esprit de la sorcière, une nouvelle fois. Il ne le sait pas encore, pas tant qu’elle ne lui aura pas dit. Ciaran se doute qu’il se soit passé quelque chose, car il a entendu sa voix dans sa tête un peu plus tôt. Et s’il essayait ? Et… et si c’était trop intrusif, ça aussi ? « N’importe quoi, ça ira très bien. Merci. » tant que ça se mangeait et ça se buvait, il n’était pas très difficile sur la question et Romy allait très vite s’en rendre compte.

Elle allait pivoter pour commencer à préparer quelque chose lorsqu’il l’interpella, comme si elle s'était apprêtée à disparaître, « Attends ! » et se trouva fort bête, une nouvelle fois. En plus, il l’avait encore tutoyée. « Il faut que… » Elle venait de pivoter un peu dans sa direction. À nouveau, leur regard se scelle, et le sien lui fait perdre pied. « …rien. Rien, c’est rien. Désolé. » et la suivit des yeux quelques instants avant de se laisser faire pivot, jetant un coup d’œil nerveux dans les environs. Ciaran avait grimacé lorsqu’il lui avait fait dos, se maudissant sur le plan interne. Pas comme ça. Idiot. Et le noir de ses prunelles vient à nouveau chuter sur le résidu (plus que flagrant) de ses bêtises. Sans pouvoir s’en empêcher, (sa culpabilité le perdra), il s’accroupit pendant qu’elle était occupée, récupérant les bonbons pour les mettre sur la table à côté, table qu’avait occupé les jeunes sœurs. Si son labeur avait été discrète jusque là, (du moins il l’espérait et ça semblait être le cas vu l’absence de réprimande), ce fut beaucoup moins le cas lorsqu’il commença à rassembler en un tas les bris de verre à l’aide de son pied, dessinant un cercle invisible autour de la zone touchée.

Ciaran avait clos les paupières à mi-chemin, se concentrant sur la présence qui était non loin, et qu’il sentait toujours. Quand pourrait-il s’en défaire, après tout ? Le familier tenta d’établir la communication, de sa propre volonté. Je suis désolé, Romy. On avait connu mieux comme entrée en matière, cela dit. Mais c’était un grand pas à ce stade.

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Message Sujet: Re: ...Débris de Rêves. [Ciaran] Mer 8 Nov - 23:52

...Débris de Rêves.

Il accepte l’invitation, un soulagement pour la petite sorcière dont le sourire s’élargie aussitôt. Elle aussi à cette impression juvénile d’être adolescente devant son premier cruch. C’est totalement ridicule. Pourtant, elle se trouve si gauche face à lui que s’en est déconcertant. Lui aussi ne semble pas plus à l’aise qu’elle dans cet exercice. Le thé est une excellente idée pour adoucir les angles. Du moins, cela fonctionne sur certaines personnes. Espérons qu’il y soit réceptif. Son regard cherche le sien, avec peine. Il reste fuyant. Chose qu’elle peut comprendre, étant la seule fautive de cette distance. Le regretterait-elle ?

J’aimerais bien goûter quelque chose que tu aimes. Il recommence. Sa voix s’incruste entre ses propres pensées. La gymnastique en devient presque fatigante. La réception grignote un peu de sa force. Romy sans le vouloir s’ouvre à la télépathie en y résistant. Et c’est bien ça qui est déroutante. Elle ne dit mot tout en se contentant de le fixer quelques secondes. Elle aimerait lui répondre mais rien ne sort. Sa télépathie est stérile. La déception est là, ses petites épaules s’affaissent un instant… et elle se détourne pour rejoindre son comptoir. Elle a bien écouté sa réponse contradictoire à ses pensées mais pour le moment, Romy ne relève pas. « Attends ! » Elle en sursaute presque tout en lui jetant un regard hébété. Le retour du tutoiement ne passe pas inaperçu. Oh elle ne s’offusque pas. Après tout… ils ont le même non ? A quelques années près peut-être. « Oui ? » La respiration en haleine. Elle est quasiment face à lui, son regard ambré dans le noisette. Ses perles qui la transportent à chaque fois qu’elle s’y accroche. « …rien. Rien, c’est rien. Désolé. » Oh… Déception Elle le regarde pivoter sans rajouter quoique ce soit, retournant aussi à ce qu’elle s’apprêtait à faire. Ses mains agiles commencent à préparer dans le secret. Il souhaite goûter ce qu’elle aime… Très bien. Romy a envie de jouer le jeu… Connaitre le fin mot de l’histoire.

La professionnelle a remis le tablier. Vive et agile, elle place la gourmandise dans une petite assiette au motif fleuri à l’aide d’une pince en inox en se penchant vers sa vitrine. Puis fais de même avec une autre dans une jumelle. Le regard concentré jusqu’à placé le tout sur un plateau. Les serviettes sont rajoutées. Il manque plus que les boissons. Elle écoute d’une oreille distraite qu’il trifouille les débris. Elle en sourit doucement. Il ne lâche pas l’affaire aussi facilement. Sa bouille ronde tourne dans sa direction. « N’allez pas imaginer que j’invite tous mes clients. Ne prenez pas cette invitation comme habitude. J’ai un commerce à faire tourner.» Il y a du rire dans sa voix. Oui, elle essaie de détendre l’atmosphère électrique. Le vouvoiement est toujours maintenu. Il est encore bien trop tôt pour qu’elle le raye. Ciaran a ses yeux est toujours un inconnu. Vraiment ?

Elle est déjà partie vers sa porte pour la fermer à clé tout en tournant la petite pancarte sur un Fermé, privatisant le salon de thé. Romy ne peut s’empêcher de jeter un rapide coup d’œil en direction de l’avenue. Les sœurs Castle sont parties. Encore une chance. Elle aurait tant à dire à leur prochaine visite. Son soupire s’échappe de ses narines. Les mains sont déjà sur le nœud à sa nuque tout en pivotant vers… Ciaran. Et il la surprit à nouveau en partageant sa pensée. Elle en fronce doucement les sourcils. Je suis désolé, Romy.. Ses doigts restent en suspens quelques secondes, comme figée dans ses mots. Son cerveau tente d’en comprendre le sens. Comment ça désolé ? Il comptait la tuer ? Après tout… après tout ça Non. Il n’est pas de ce genre-là. Mais qu’en sait-elle ? Elle ne laisse pas la peur l’envahir. De toute façon, elle n’y arrive pas. Il ne transpire pas le Mal. C’est autre chose. Elle passe le bout de sa langue sur le coin de sa lèvre inférieure tout en repliant le tablier en deux contre son ventre. Mais elle ne répond pas. Son regard le fuit un instant alors qu’elle s’avance vers son comptoir. Elle pose le vêtement sur un coin. Muette, Romy termine de préparer les boissons dont une odeur délicieuse de noisette s’échappe des deux tasses. Les petites cuillères sont déposées dans les petites assiettes minutieusement. Et la petite sorcière reste un instant immobile. Ses phalanges attrapent les oreilles en plastique du plateau qu’elle soulève sans peine. Elle gonfle ses poumons de courage et d’oxygène, et se tourne vers lui. Son cœur se gonfle instantanément.« Venez avec moi Ciaran… Je m’occuperais du ménage plus tard. » Rien d’autoritaire dans le son de sa voix. Une certaine douceur enveloppe son prénom dès qu’elle le prononce. Le sourire est encore fébrile bien qu’attendrissant. Son regard accroché au charbon peine à s’en défaire. Cette fichue attraction est bien présente, ancrée comme l’Evidence.  

Romy rejoint une autre table, plus éloignée des fenêtres par précaution. Elle dépose le tout dans le centre tout en commençant à débarrasser la vaisselle. « Cup cake aux trois chocolats et son topping à la cannelle, accompagné de son capuccino à la noisette… » Les gourmandises sont annoncées, elle tourne sa jolie bouille dans sa direction. Sa main replace une fois de plus sa mèche rebelle derrière l’oreille. Un geste presque timide. « C’est ce que j’aime. » En réponse à sa pensée qu’elle avait entendue. Elle se pince les lèvres tout en fuyant de nouveau son regard. Puis d’un signe de main, elle l’invite à prendre place dans l’un des fauteuils. Romy en fait de même, face à lui. Elle impose quelques secondes de silence avant de le briser, cherchant à nouveau le brun pour s’y accrocher. Son cœur s’enflamme de plus belle.« Maintenant Ciaran… Dites-moi tout. Je sais que vous n’êtes pas un sorcier mais un télépathe hors pair. » Ses jambes se croisent joliment sous la table alors qu’elle continuer de le sonder intensément. « Que voulez-vous au juste en venant me trouver ? Un besoin de sortilège ? Un conseil ? Vous savez, je ne suis pas de celle qui offre ses pratiques aux personnes dans le besoin … mais vous… Je ne sais l’expliquer… quelque chose est… différent ? » Elle mets les deux pieds dans le plat. Ses avant-bras se croisent et se posent sur le rebord de sa table, sa bouille s’incline légèrement sur le côté. Ses iris semblent scintiller de curiosité. « Je vous écoute Ciaran… Je ne vous jugerez pas. Pas après ce câlin public… » Elle ose un rire délicat en y repensant. La situation était plutôt cocasse. Surtout devant les deux pipelettes. Du pain béni pour elles.

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