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[Abandonné] Toujours aussi splendide ma chère (Morrigan)
No matter what we breed, we still are made of greed

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MessageSujet: [Abandonné] Toujours aussi splendide ma chère (Morrigan) ⚝ Jeu 12 Oct - 23:20
Abandonné

privé; ft. Morgana

type ❖ Normal

date ❖ Fin avril 2016

informations spatio-temporelles ❖ Un ciel un peu couvert qui protège du soleil tapant de Midi.

intervention du MJ ❖ Non merci

Autre

©️ HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW




I'm back

ft. Morrigan & Asmodeus

Non, ne cherchez pas tout de suite à comprendre, mais je suis occupé à me balader avec une blouse de médecin au travers des couloirs d’un hôpital, d’un pas empli d’une grande assurance et dans une posture rappelant les égocentriques chirurgiens. Non, je ne joue pas dans l’Hôpital des Cœurs Brisés, ne rêvez pas trop et non ce n’est pas un mauvais tour de Gabriel. C’est juste que j’ai envie de retrouver une vieille connaissance, une personne avec qui j’ai partagé quelques beuveries tout en crachant un peu sur certains, laissant parler les commérages. Oui je sais être une vraie langue de vipère, mais après tout c’est normal, j’ai passé un temps à répandre des rumeurs dans certains milieux pour nuire à des pieuses images. Mais la magnifique connaissance dont je parle n’est point une patiente de ces lieux, ni même une démone… C’est une Déesse Païenne qui a certains gouts assez exquis, une qui connaît d’ailleurs Loki et Bacchus, une qui a un franc parlé et apprécie de voir la mort se répandre sur le monde des hommes mais que j’ai trouvé un peu moins motivée ces derniers temps. Je sais, cela ne vous explique toujours pas pourquoi je me rends dans une aile très restreinte de l’hôpital, celle que certains appellent les soins palliatifs, là où les patients ne savent plus être soignés et sont juste accompagné vers la mort.  Et bien c’est simple, je ne communique pas par SMS ou en composant un numéro sur un petit appareil, j’use de certaines sorcelleries et je considère que pour communiquer avec Morrigan, rien ne vaut un milieu où la mort est dans l’atmosphère.

Ah, j’entends quelqu’un occupé à cracher ses poumons avec une telle violence que cela ne m’étonnerait pas qu’il puisse les éjecter littéralement parlant, un patient parfait pour servir d’antenne relai. Vous voyez que je suis quelqu’un d’intentionné, je cherche ce qu’il y a de meilleur pour mon entourage. Bref, je rejoins le dit patient, fermant la porte de sa chambre pour prendre le siège et le tirer à coté de son lit. Je le regarde occupé à tousser avec violence alors que je dépose mon bol sur les genoux, sortant un scalpel pour prendre le poignet de ce mourant, lui offrant un sourire presque suave. Je l’entends essayer de me parler, mais j’avoue que sur le moment je ne fais pas trop attention, le laissant dans son agonie alors que j’entaille son poignet pour faire couler un peu de sang dans le bol. Oh oui je sens un réflexe de vouloir retirer sa main, mais je continue à la retenir. « Tout ira bien, tu vas quand même crever. » Dis-je d’une voix posée, une voix qui ne colle pas réellement aux mots que j’utilise. A peine versé, je lui rends sa main alors qu’il continue à tousser, faisant juste un signe chut car bon, c’est bien beau de crever, mais il pourrait aussi le faire en silence. Une brève incantation, usant d’une de mes spécialités, j’envoie alors un message à cette Chère Païenne, l’invitant en Louisiane pour aller discutailler posément avec quelques verres, en l’honneur du bon vieux temps. Oui la Louisiane, une région de choix pour retrouver une Païenne, un lieu où les mythes vivent encore souvent, où la diversité de cultes est impressionnante. Je lui donne un peu plus d’indication, comme le lieu exact et la date pour cette petite rencontre avant de mettre fin à cette communication et verser le sang du bol sur le rebord du lit et à terre, comme si ce patient s’était réellement ouvert le poignet, laissant ensuite le scalpel dans le lit proche de son autre main.

Je disparais de cet hôpital comme si je n’y étais jamais passé tout cela pour retourner à mes occupations jusqu’au jour du rendez-vous, jour où cette fois je me présente devant une sorte de Pub Irlandais de la Nouvelle Orléans, un lieu idéal pour ce genre de retrouvailles, habillé cette fois comme à mon habitude, une tenue plus classe avec un veston et pantalon gris anthracite, une chemise blanche, une cravate. Marchant en laissant les semelles de mes chaussures de cuir résonner pour faire mon entrée en ce lieu où la bière et d’autres alcools cools à flots, n’adressant mots à personne mais allant juste m’installer à une tablée sans pouvoir m’empêcher un bref instant de mater une jeune femme rousse dont j’aurais réellement pris plaisir à souiller le corps et l’âme, mais ce n’est point le sujet d’aujourd’hui. Je m’installe simplement en attendant que la Déesse fasse son entrée, avec une pointe d’impatience, celle de pouvoir partager quelques commentaires sur tout ce qu’il ce passe en ces temps, mais aussi l’impatience de voir si elle sait encore s’amuser malgré l’absence de guerres et de Pandémies. Comme à mon habitude, je sors un tube de papier et tabac pour venir glisser le filtre entre mes lèvres, l’allumer pour en aspirer une délicieuse bouffée. C’est souvent bon signe quand je fume, chose que je fais très souvent, car au moins cela signifie que je suis d’une très bonne humeur.  
 
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Morrigan
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Age : 3 930 ans.
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MessageSujet: Re: [Abandonné] Toujours aussi splendide ma chère (Morrigan) ⚝ Ven 13 Oct - 1:25
Toujours aussi splendide ma chère




Ça avait commencé par un sentiment. Tout commence toujours par une sensation. Cependant, celle-ci étaient de celles qu'elle n'avait pas connues depuis longtemps. Une sensation étrange, glissant lentement le long de sa colonne vertébrale. Contrairement à un nouvel affaiblissement de ses pouvoirs, celle-ci était chaude, agréable, au point que Morrigan arrêta tout mouvements quelques instants pour fermer les yeux. On l'invoquait. Quel part, dans un lieu qu'elle ne connaissait pas encore. Et puis, à la seconde où le bouillonnement se faisait presque étouffant, il s'arrêta et lui succéda une voix. Imperceptible au reste du commun des mortels, elle résonnait à présent dans sa tête, faisant vibrer sa tête de mots dont elle perçu aussitôt le sens. Un sourire éclaira lentement les traits de la divinité tandis qu'elle refermait à clef sa petite voiture rouge coccinelle, et empruntait les longues marches plates du perron. Asmodeus, très cher Asmodeus.
Depuis combien de temps ne l'avait-elle pas vu ? Une éternité en tablant sur le calcul des années par les mortels. Un battement de paupière pour eux. A son souvenir, ils ne s'étaient pas recroisés depuis qu'elle avait quitté la Vieille Europe, délaissant le continent conservateur pour l'Amérique. Il avait l'un des premiers démons qu'elle ait rencontré, alors qu'elle dominait encore son Eire chérie, et était sans doute celui qui lui avait laissé une empreinte aussi marquante. C'était, il fallait bien l'avouer, fort agréable de recevoir des nouvelles d'êtres aussi chers. Ceux qu'elle connaissait avaient tendance à se faire décimer, par les temps qui courraient.

Elle déverrouilla la porte de sa petite maison, alluma d'un levé d'index sur l'interrupteur le plafonnier. Dès que la lueur des ampoules eut traversé la baie vitrée, un boucan d'ailes noires se fit entendre à l'extérieur, et le temps qu'elle dépose son sac sur le canapé, quatre paires d'yeux la fixait à travers la fenêtre. Enjouée par la promesse de cette rencontre future avec cet ami disparu, Morrigan s'empressa d'ouvrir, sous une flopée de coassements ravis. Aussitôt, l'espace qui n'était déjà pas un modèle de rangement fut envahit par quatre oiseaux surexcité. Les deux premiers virent se percher sur le dossier en cuir de ses fauteuils club. Le troisième s'installa confortablement sur la table basse tandis que le dernier, après s'être bagarré un court instant avec les plantes qui séchaient à l'envers au plafond, termina sa course sur l'autel, en piaillant de mécontentement. La Déesse s'empressa d'enflammer de la sauge afin de dénicher la corneille de là. La dernière fois qu'elle l'avait laissée faire, elle lui avait embarqué trois de ses pierres, et avait mangé les osselets nécessaires à la fabrication de ses sachets. Le volatile ronchonna un moment et finit par regagner le comptoir de la cuisine, où une petite soucoupe remplie de graines bien plus digestes que des os l'attendait. Pendant quelques secondes, la brune observa le tableau. C'était sans doute ce pourquoi ses voisins la qualifiaient d'étrange : Une maison pourtant moderne  où les corneilles étaient reines, remplie de bocaux et de symboles peints avec on ne préférait pas savoir quoi. Fort heureusement, elle n'invitait que rarement, sans quoi il lui aurait fallut donner des explications sur la présence des deux crânes de parts et d'autres de son écran plat.

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.


Sa voiture avait encore fait des siennes, comme à chaque fois qu'elle avait un rendez-vous important. A première vue, il paraissait presque que le véhicule tentait de la saboter, mais comme elle n'en était pas sûre, elle se contentait de frapper ses mains sur le volant en le menaçant de l'envoyer à la casse. Ce que jamais elle n'aurait fait. Une fois garée, Morrigan claqua violemment la portière afin de bien montrer qui était le patron. Elle manqua de le regretter puisque celle-ci se referma dans un grincement sinistre et pendant quelques secondes, elle pensa qu'elle allait lui rester dans les mains. Mais la profonde bonne humeur dans laquelle promettait de se dérouler la soirée sembla apaiser le destin, puisque rien ne se produisit et la Déesse put s'éloigner calmement au son doux du claquement de ses talons.
Elle n'avait pas arboré une robe de soirée, il ne fallait pas non plus exagérer. Son jean était simple et évasé aux chevilles, retenant son pull très fin au moyen d'une ceinture de bronze. En vérité, elle avait toujours compté sur sa présence et sa prestance plus que sur les tenues qu'elle se choisissait. De toute façon, elle était venue ici immédiatement après avoir quitté son travail, et n'avait pas prit le temps de repasser fouiller dans son dressing. Si c'était assez bien pour elle, ça serait assez bien pour lui.

A peine fut-elle entrée qu'une odeur âcre de tabac lui envahit les poumons. Parfum cancer. Elle qui ne craignait pas les effluves mortelles l'appréciait probablement plus que les pauvres mortels qui traînaient ici. Du haut des marches, elle jaugea les lieux, et à peine son observation commencée, elle l'avait repéré. Assis dans un coin, il serrait entre son index et son majeur le filtre d'une cigarette. Morrigan sourit, s'empressant de descendre, capturant au passage le regard qu'il lançait à une jolie rousse qui passait  non loin. Toujours le même. Elle n'eut pas à jouer des coudes pour se frayer un passage, ouvrant la foule comme Moïse ouvrait les eaux, et rejoignit Asmodeus.

«  Chéri ! Hé bien. Tu attends quelque chose ?»

Le ton enjoué de sa voix ne laissait aucun doute, et la divinité se laissa gracieusement tomber sur le siège adjacent, allant jusqu'à pousser la familiarité en lui volant une cigarette. Pendant un instant, son visage s'évanouit derrière une volute de fumée, et lorsqu'il réapparu, il arborait un sourire malicieux alors qu'elle croisait les jambes. Sa signature, sa marque de fabrique. Elle avait l'impression qu'ils ne s'étaient jamais quittés.

«  J'espère pour toi que c'est moi. »

Un léger nuage blanchâtre s'évapora d'entre ses lèvres peintes de bordeau. Aussi aberrant que cela puisse paraître, c'était la première fois depuis longtemps que la soirée s'annonçait aussi bien. Elle sortait bien sur, souvent. Mais elle avait parfois du mal à suivre les humains. Ils n'avaient le même sens de l'humour, et elle était saoule alors que leurs ancêtres découvraient le fer.

«  J'ai beaucoup appréciée ton invocation. Tu as toujours su comment me parler. »



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MessageSujet: Re: [Abandonné] Toujours aussi splendide ma chère (Morrigan) ⚝ Ven 13 Oct - 2:39



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Il est évident que j’avais pensé à retirer mon pendentif qui n’est du coup point autour de mon cou mais rangé dans la poche intérieure de mon veston, par simple respect pour celle que j’attendais. Il faut dire que peu comprennent pourquoi je porte un objet d’un culte païen vu que c’est lié à une histoire que je n’ébruite pas de ma vie, mais dans le cas présent je sais ce que ce dernier peut représenter pour elle. J’ai toujours considéré qu’il faut savoir respecter ses proches et ses alliés, une base de toutes les relations saines, même pour un démon, et c’est surement ce qu’il manque aujourd’hui à Crowley et à Lucifer. C’est vrai après tout il est beau d’avoir une armée, ou des lèches bottes, à son service, mais les diriger par la crainte ou le despotisme n’apportera que la filouterie, la trahison et surtout l’absence de confiance. C’est peut-être dans notre nature, mais c’est une que j’ai combattu pour n’avoir que des contacts avec des personnes en qui je peux faire confiance, des personnes avec qui je peux me dévoiler et où je n’ai point besoin d’avoir des yeux dans le dos pour éviter un coup de poignard. Oh je vous vois venir, non je ne considère pas cette Déesse comme une de mes cartes pour les enjeux à venir, je la considère comme une amie que j’apprécie et dont les rencontres sont souvent agréables, souvent mêlées à des échanges verbaux amusant ou des idées létales. N’oubliez jamais qu’en dehors d’être un démon, je suis aussi un être qui ne supporte pas l’ennui, qui a besoin de se rafraichir les idées et les pensées, qui aime toutes formes d’amusements. Morrigan possède cette force de caractère qui me donne une forme de plaisir, une Déesse qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, qui sait profiter de la vie et qui possède des petites étincelles de colères qui donnent des frissons. Oui j’adore les caractères intenses, ceux qui savent tenir tête, qui ont du mordant, c’est ce qui rend tout cela plaisant alors qu’un être soumis qui courbe trop l’échine devient tellement lassant que j’en arrive à abhorrer cette forme de comportement.

Alors que celle attendue approche, faisant son apparition, mon premier réflexe reste de poser le regard sur ses jambes et de bas en haut avant de poser mes yeux vers son regard. C’est une habitude qui a toujours eu la vie dure avec moi, presque une signature mais c’est plus fort que ma volonté, quand une femme approche, même une que je connais, et qu’elle est aussi ravissante que Morrigan, je commence toujours par regarder cette partie de l’anatomie. Oh non, je ne vous expliquerai pas ce petit péché mignon car il vous donnerait bien trop d’autres informations, mais dites vous que si j’ai ce réflexe, c’est que votre apparence, ou votre véhicule est des plus séduisant et possède des courbes qui pourrait pousser plus d’un mortel à se damner. Pour cela aussi que je suis assez difficile dans le choix des robes, beaucoup d’entre elles couvrent de trop, alors ce choix vestimentaire est pour moi de très bon gout.  Puis de toute façon, Morrigan a une démarche qui n’existe plus en cette époque où beaucoup trop de femmes deviennent superficielles, chassant leur naturel, et d’autres sont professionnelles avec un style trop strict. Elle a ce coté femme et guerrière, une prestance qui n’existe plus, une puissance dans le pas qui pourrait faire trembler les profondeurs de notre terre. C’est assez amusant de voir d’ailleurs comme les êtres et le langage corporel évolue avec les siècles, je pourrais presque estimer l’âge de n’importe quel immortel juste à sa dégaine.

Mon regard suit chaque mouvement, chaque progression, mon ouïe est toute attentive quand elle s’adresse à moi, et je ne sais contenir un sourire par son geste. Vous voyez, c’est le genre de petites choses que j’adore, elle agit comme en terrain conquis ou avec une forme de familiarité que malheureusement beaucoup de démons n’oseraient pas à cause de mon rang. « Qui d’autre pourrais-je attendre en ces lieux dont le thème a été choisi pour te correspondre au mieux. » Il faut dire que je ne fréquente pas normalement les Pubs Irlandais, mais je trouvais cela plutôt bienvenue pour cette fois. Je me souviens parfaitement de sa voix et de son intonation, comme si notre dernière converse datait de la veille. En même temps, si nous devions reporter notre durée de vie à celle d’un mortel si éphémère, ce serait peut-être même comme si nous nous étions simplement séparés ce matin même. « Tu me connais, je n’aime point faire dans le classique, surtout avec une personne comme toi, c’est toujours plus agréable d’innover et de personnaliser. » C’est aussi un peu une façon de montrer que c’est bien moi qui la contact et point un usurpateur. D’ailleurs elle se douterait que si je viens un jour à l’invoquer avec des normes standards, il y aurait quelque chose de louche dans l’histoire.  

Je n’essaye point de me montrer indiscret, de lui demander comment elle se sent en ces périodes troubles pour les Païens et leurs cultes oubliés de trop de monde, surtout par le manque cruel de connaissances des mortels qui préfèrent souvent faire passer les histoires du passé dans l’oubli ou les résumer au strict nécessaire. Certains disent que l’obscurantisme était une mauvaise période de l’humanité, je pense personnellement que cette période ne nous a jamais quitté même si ils ont cessé les buchers et la grande Inquisition. Et puis je sais que si elle a envie de parler de sa situation, elle le fera mais en attendant je n’ai point envie de laisser une curiosité lui faire perdre cette mine radieuse qu’elle m’offre, telle un magnifique compliment, celui de se montrer ravie de me rencontrer. « Je me suis dit que pendant qu’ils font tous leurs petits complots, leurs petites guéguerres de clans, nous pouvions nous retrouver, boire quelques verres et profiter de ce moment à deux. » D’ailleurs, tout en parlant ma main se redresse lentement pour faire signe à la Barmaid de venir prendre commande, n’ayant point bougé depuis son arrivé en dehors des gestes simples du fumeur. Et même là, à faire signe, mon regard reste planté sur elle sans chercher à scruter son âme mais juste par plaisir de redécouvrir chaque trait de son visage. C’est peut-être le reflexe du collectionneur qui admire une œuvre d’art sans se lasser de retrouver chaque petits détails qui rendent ladite œuvre totalement unique. « Au faite, tu as entendu ? Ils craignent une épidémie de choléra à Haïti… » Une nouvelle gratuite juste pour lui faire plaisir même si cela ne fera surement pas tant de morts que cela, quelques petits milliers au plus. C’est aussi un peu ma façon de dire qu’elle m’a manqué, surtout que cela a été prononcé avec une voix chaleureuse et suave.

 
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Morrigan
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MessageSujet: Re: [Abandonné] Toujours aussi splendide ma chère (Morrigan) ⚝ Lun 16 Oct - 1:11
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La fumée viciée s'insinua délicatement dans ses poumons factices alors qu'elle inspirait une bouffée de nicotine. Elle n'empruntait cette mauvaise habitude au démon que lorsque celui-ci était dans les parages, préférant le reste du temps se contenter de l'odeur de l'encens ou du bois brûlé. Lentement, elle expira l'air, le laissant remonter au plafond pour rejoindre le petit nuage qui s'y trouvait déjà, occultant qu'un léger voile grisonnant les décorations qui le recouvrait. Des photos de familles, principalement les quatre clans fondateurs Irlandais. D'immenses plaques d'un bois verni aux armureries d'une grande fabrique de whisky. Du pur cliché, à l'état brut, comme on en voyait dans tous pubs clamant haut et fort ' Pub irlandais véritable !'. S'il s'agissait véritablement d'un pub Irlandais, jamais ils n'auraient acceptés dans l'établissement un tel troupeau d'Anglais. D'ailleurs, au dessus du zinc, à côté du drapeau vert blanc orange traditionnel qui se balançait doucement, trônait celui de la Couronne. La Déesse se promit d'y foutre le feu, un peu plus tard dans la soirée.
Mais l'hommage était sincère, et venait d'un homme qu'elle en était venue à chérir énormément, aussi l'apprécia-t elle à sa juste valeur. Au cours de sa longue existence, Morrigan avait croisé la route d'innombrables êtres vivants. De certains elle n'avait retenue que le mal et la volonté de détruire, et avait découvert la folie induite par le pouvoir. Au contact d'autres, elle même s'était adoucie, enfouissant tout au fond d'elle certaines pratiques barbares et arriérées afin de toujours mieux s'intégrer dans son temps. De ces figures là cependant, bien peu avaient réussies à marquer leur empreinte sur la divinité. Beaucoup étaient mortes sans qu'elle ne les pleurent, quand d'autres s'étaient simplement vues refuser l'accès à son cœur. Mais certaines, oh si peu comparées à l'éternité, avaient gagné la confiance de la déesse, sans distinction de race ou de camp. Asmodeus avait été l'un des premiers à qui elle avait accordée sa confiance et la résistance sans faille de son épée. Peu importe ou, peu importe comment et pourquoi, s'il avait besoin, elle répondrait à l'appel, aussi sanglante qu'aux premiers jours. Peut-être était-ce parce qu'il savait à quoi elle ressemblait avant ce déclin, lorsque le Dieu Druide se tenait encore à ses côtés, avant que cette faiblesse meurtrière ne s'insinue dans ses veines, millénaire après millénaire, au rythme où tombait ses croyants.


«  Quel hommage, tu es un amour. Comment ai-je pu passer autant de temps sans toi à mes cotés ? Tu as toujours le don de rendre les choses intéressantes. »

Sa mine réjouie et son sourire charmeur qu'elle ne dédiait ce soir qu'à lui dissimulèrent un instant une autre forme de sentiments, perceptible à peine quelques secondes derrière ses iris glacés. De la tendresse. Pendant quelques années, elle avait attendu l'invocation qui ne venait pas. Au fur et à mesure que le temps s'était écoulé, elle avait fini par se résoudre au fait qu'il l'avait oubliée, comme tous et toutes. C'était totalement de sa faute, elle non plus n'ayant pas pris l'initiative de le recontacter, perdue dans cette volonté irraisonnée de ne pas mourir, ne pas disparaître. Souvent, elle repensait à eux. Bacchus, Loki... Et toujours la douleur se mélangeait à l'affection. Ils étaient tous en sursis. Seul Asmodeus avait la conviction de pouvoir rester en vie, peu importe qui croyait en lui. Il avait presque vu le commencement du monde, et en verrait sans doute la destruction. Elle l'enviait pour ça.
Une petite voix, insidieusement tapie au fond de son esprit, rectifia aussitôt le nom : Gabriel, et transparu quelques secondes sur son sourire l'amertume de la chose.
Pourtant, elle continue de sourire. Parce qu'elle lui doit bien ça, parce qu'elle a toujours été ainsi. Seules la défaite et la colère peuvent altérer le calme de ses traits. Elle n'est pas encore à terre, et la colère n'a pas lieu d'être.

Elle se replonge au fond du fauteuil, croisant négligemment les jambes tandis que son pied bat imperceptiblement dans l'air  la mesure d'une musique qu'elle est visiblement la seule à pouvoir entendre par delà le brouhaha des conversations. Le buste légèrement incliné dans sa direction, elle pense sensiblement la tête sur le côté, les yeux brillants et rieurs.

«  Tu es donc au courant. Le contraire aurait été surprenant. Est-ce la raison pour laquelle tu as quitté la belle Europe ? L'attrait du conflit ? J'ai bien peur ne rien avoir à  raconter sur le sujet. Ils n'ont, pour l'instant, pas besoin de mon aide, et Kali ne semble pas se souvenir de mon existence. Alors je me contente de les observer de loin, voir qui tombera le premier. Et comme je suis quelqu'un d'horrible, j'espère foncièrement que ce sera elle. »

En provenance de sa gauche, la lumière fut occultée quelques instant, indiquant que quelqu'un venait entrer dans son champ de vision. La barmaid, qui paraissait être sortie de sa léthargie légumineuse à l'appel de l'argent, avait contourné son comptoir pour venir passer les commandes, visiblement avec  supplément sourire forcé. Déride toi, gamine, Morrigan aussi connaissait très bien les nobles joies du métier de serveuse le soir. Simplement, elle n'avait pas besoin d'arborer un sourire aussi faux que l'âge sur sa carte d'identité pour tabler sur les pourboires. L'argent n'était pas une nécessité, et une fois le deuxième millénaire achevé, il fallait au plus vite se trouver une activité, sans quoi les journées devenaient rapidement longues et ennuyeuses. Bien que debout face à deux personnes qui ne la regardait pas, trop occupées à se dévisager l'une l'autre, la Barmaid sembla se recroqueviller sur elle même, assaillie d'un poids dont elle ne parvenait pas à deviner la provenance. Morrigan commanda un whisky sans glaçon, à défaut de pouvoir obtenir un verre de ce vin romain que Bacchus gardait toujours en réserve.

«  Mais tu as raison. Passons outre tout ceci, tu sais bien que les moments à deux sont mes préférés... »

La jeune femme repartie comme elle était venue, comme étrangère à ce qui se passait dans la petite bulle qu'ils se créaient peu à peu. Les autres ne pouvaient pas comprendre. Eux savaient les liens qui tissaient le monde, qui dirigeaient chaque chose. Ils connaissaient les anges, les démons et les dieux. Savaient que le conflit qui faisait rage, aussi insignifiant soit il, finirait par tout engloutir, jusqu'à la dernière lueur de l'humanité. Les humains ignoraient tout de cela. Ils se pensaient soumis au destin, ou simplement au libre arbitre, sans savoir que des milliers d'yeux étaient, constamment, braqués sur eux. Qu'ils étaient au cœur d'une guerre où se jouait leur survie à tous.

Morrigan hocha doucement la tête, laissant ses yeux d'un bleu pur courir sur l'arrête saillante de sa mâchoire, sur les bords coupants de ses pommettes pour raviver l'image de lui qu'elle conservait précieusement dans sa mémoire, au cas où ils viendraient de nouveau à être séparés.

«  Je sais. Malheureusement, l'évolution continue de créer des remèdes. Ils ne savent plus laisser mourir les gens. Je veux dire... J'ai essayé d'en sauver, pendant la Grande Peste, mais il faut aussi se résigner à en laisser partir. Ils ne comprennent pas..Et je suis trop... affaiblie pour me charger d'expliquer ça moi même. »

La mélancolie s'étendit sur ses traits. Pourquoi ceci l'affectait-elle autant ? Elle savait qu'elle se mourrait – et ce même si son état actuel restait stationnaire – et quatre millénaires restait un âge parfaitement acceptable. Mais elle ne voulait pas mourir, ni même faiblir. Son pouvoir avait toujours été là. Il était ce pourquoi on l'écoutait, ce pourquoi elle était redoutée. Sans lui, elle n'était plus rien. Elle n'avait plus la force de veiller sur ceux qu'elle aimait.
Doucement, elle saisit sa main. Sa peau était brûlante, et la sienne un peu froide. Pendant quelques secondes, elle ne dit rien, se contentant de laisser ses doigts effleurer les siens. Puis, comme un feu reprenant face à une bourrasque, la bonne humeur reprit et elle se laissa même aller à observer la jolie rousse de tout à l'heure. Un bout de langue rose passa sur sa bouche, étirée en une moue narquoise.

«  Alors. Pourquoi la chaude Louisiane ? Déjà que c'est une surprise de te voir en Amérique, je m'étais dis que tu serais bien plus au nord. Là où les jeunes femmes portent des bagues prônant la virginité jusqu'au mariage et où on s'inscrit à des clubs d'abstinence dès l'entrée au lycée. La jeunesse va mal, Chéri, où sont les gens comme toi quand on a besoin d'eux ? »
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MessageSujet: Re: [Abandonné] Toujours aussi splendide ma chère (Morrigan) ⚝ Lun 16 Oct - 3:27



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Il y a bien peu de gens qui me parlent comme elle… Non en faite je crois qu’elle est bien la seule à user de ces termes précis, car même si des proches me flattent ou veulent me donner un surnom agréable, ils ne sont jamais liés à une forme de tendresse ou de plaisir plus sain. J’ai vu bien des formes de regards sur ma personne, allant du vice au dégout, j’ai vu bien des êtres tout au long de ma vie, de bien des cultures, et Morrigan reste unique tout en gardant cela à chaque rencontre, comme si à chaque fois je pouvais ressentir son plaisir de me revoir, m’insufflant une forme de plaisir subtile et délicat qui me rend assez joyeux. C’est réellement complexe à exprimer, surtout pour moi et surtout à cause de ma nature car même si je suis assez différent de plusieurs de mes confrères, je reste un Prince de l’Enfer dont l’âme n’est plus qu’un patchwork de haine, de violence, de vices, et de bien d’autres horreurs que ne supporteraient pas la majorité des êtres vivants en ce monde. Mais malgré cela, ce sentiment complexe dont je ne trouve point de mots est bien présent, cette présence charmante, charismatique et magnifique, m’apportant une forme de confort ainsi que de réconfort. Tout cela pour dire qu’à chaque fois que je la rencontre au travers des siècles, c’est un plaisir sans égal que j’adore renouveler à chaque fois. Bon, c’est vrai que j’ai mis du temps depuis la dernière fois, mais le monde évolue si rapidement que j’ai eu bien des tâches pour tenir toujours mon petit empire de luxure en place, surtout avec toutes ces horribles réglementations sur le marché du sexe, tous ces droits de la femme, ainsi que la pénalisation d’un « commerce » qui existe depuis presque l’aube des temps. Mais retournons vraiment au principal, cette déesse dont la compagnie va rendre cette journée particulièrement plaisante, et surement épicée. Vous n’imaginez pas comme cela fait du bien de pouvoir converser avec une personne dont la vision dépasse le bout de son nez, un être qui sait encore se souvenir de ce qu’il s’est passé avant le jour de sa propre naissance.

« Je me le demande souvent… » Dis je avec un trait d’humour bien sur, persuadé que si elle doit trainer trop longuement avec une compagnie comme la mienne, elle finirait par m’abhorrer ou par vouloir m’annihiler. Je me connais parfaitement. « Mais tu sais que si je te manque, il n’est point compliqué pour toi de me faire venir à toi. » Surtout qu’où que je sois en ce monde, je pourrais me téléporter à elle en un clin d’œil.

Au moins avec elle, je sais que je ne finirai pas par connaître une situation embarrassante qui me ferait perdre le contrôle de mon être, tout comme je sais qu’elle ne fera rien contre moi, qu’elle ne tentera rien pour nuire à mon intégrité. Point besoin de me mettre sur la défensive, pas besoin d’être vigilant, au contraire je suis totalement détendu et pourtant… Oui, pourtant… Après tout ce qu’il s’est passé, après le massacre de certains païens, après la disparition de Gabriel, il m’est arrivé de m’inquiéter pour Morrigan, de me demander comment elle réagissait face à tout cela. Je suis d’ailleurs surpris qu’elle n’ait pas devenue folle de rage en cherchant à venger ceux tombés, ou à faire naitre un massacre pour gagner en force. Elle aurait pu aussi m’en vouloir indirectement, après tout Lucifer est mon « Père » dans un sens, il est responsable de bien des conflits qui ont nuit à ceux de son espèce. Je repense un instant à tout cela, surtout quand j’ai abordé le sujet des complots et des guerres de clan, venant glisser à nouveau le filtre de ma cigarette juste au bord de mes lèvres en tirer une longue latte avant d’aspirer cette fumée dans mes poumons et de la libérer dans les airs. C’est quand même assez paradoxal non ? Un démon qui n’a pas besoin de respirer mais qui fume sans cesse.

« Oh je n’éprouve aucune attirance pour tous ces conflits… En faite je les trouve légèrement futiles mais je me dois de garder un œil sur la tournure des évènements. Je n’y prends guère part pour l’instant, préférant essayer de sortir certains êtes de cette situation pour les rapprocher de moi. » Il est vrai que je considère que par exemple certains démons ne sont pas à leur place ou risquent d’être manipulés sans être traités à leur juste valeur. Que je compte quelque part me faire de nouveaux contacts ou alliés pour l’avenir, mais uniquement des personnes estimables, des personnes réellement dignes de mon intérêt. Bon j’essaye aussi d’agir sur une Prophétesse, un ange… En faite je tente quelque part de profiter de tout cela pour mettre un détail en évidence, nous devons cesser de penser au travers de nos différences car cela finira bel et bien par un Apocalypse où il n’y aura plus rien à ramasser. D’ailleurs Dieu serait surement bien stupide de refaire la même erreur et recréer un monde qui finirait encore par s’entre déchirer. « Et souhaiter qu’une autre personne tombe en première… Ce n’est point être horrible, c’est je crois quelque chose de fort naturel. » Après tout, même les anges se tapent dessus entre eux par manque d’entente, alors qu’ils sont soit disant tous frères et purs. Pureté mon œil.

Profitant du passage de la barmaid, un zombie avant l’heure, je laisse d’abord ma chère partenaire commander l’objet de son désir avant de demander un Irish Mist, ayant une préférence pour ce Whisky particulièrement, accompagnant tout cela d’un sourire suave et d’une voix chaleureuse. Quand je vois une femme dans un tel état, je me dis qu’il faudrait vraiment qu’un homme s’occupe un peu d’elle et lui fasse prendre son pied, car la cette serveuse va finir par devenir une épave avant même d’atteindre la trentaine. Mais toute mon attention se portait sur cette merveilleuse Celte, cette femme dont chaque trait semble réellement immortel. Est ce qu’une seule personne ici se rend compte de la chance qu’ils ont ? De qui fait l’honneur de fouler ce pub de ses pieds ? Non, et même si je venais à leur dire, personne n’arriverait à le croire. Bande d’idiots, de fourmis aveugles… Et dire qu’il fut un temps où juste savoir faire quelque chose d’à peine exceptionnel et hop les péons vous prenaient pour un Dieu. Aujourd’hui, ils pensent effets spéciaux, tour de passe passe, charlatan et même si l’évidence frappe, ils font encore une forme de déni. L’humanité est devenue si blasée.  Je me mords un instant la lèvre inférieure, toujours aussi ravi de l’entendre me dire qu’elle apprécie ma compagnie, surtout quand elle use du terme préféré.

Je tire une dernière bouffée avant de mettre fin à la vie de ce bout de papier empli de tabac avant de l’écraser dans le cendrier pour en sortir une nouvelle, signe que je suis toujours d’une excellente humeur. J’ai envie de me lancer dans un débat au sujet de l’humanité, de leur capacité de survie, de leur tendance à vouloir combattre la mort alors que cette dernière aura toujours le dernier mot, au point d’aller à l’encontre même de la nature. Mais autre chose m’a marqué dans ce qu’elle a dit, le fait qu’elle dise ouvertement le mot « affaiblie » en parlant d’elle. Mon sourire disparaît un bref instant, mon regard reste planté sur elle comme pour chercher un détail dans ses yeux, une étincelle ou une expression qui m’en dirait plus sur tout ce qu’elle éprouve en cet instant.

« N’use point de ce mot, tu ne seras jamais affaiblie. Ta force n’a jamais été dans tes dons ou tes pouvoirs, ni dans le nombre de tes croyants. Ta force est dans ton caractère, ton intelligence et dans ta capacité d’adaptation. Personne ne pourrait te faire sombrer et je suis sûr que si tu le veux, tu pourrais déplacer des montagnes. »

Et puis même si l’homme invente les remèdes, invente la paix, l’homme crée aussi de nouvelles maladies, crée des saloperies qui font muter les virus, l’homme se dispute pour un rien et rentre en conflit à la moindre provocation. L’Amérique en est un parfait exemple avec le Viet-Nam, l’Irak, la Syrie, la Corée, le Darfour et leur ingérence continue dans les affaires d’autres pays. Sans parler des Seigneurs de Guerre en Afrique. Même si tout cela est moins fréquent, c’est une nature de l’homme qui ne pourra jamais disparaître, la preuve se trouve bien dans leur tendance à toujours fabriquer des armes de plus en plus meurtrières.

« De toute façon, il ne sert à rien de leur expliquer, ils ont toujours prouvé qu’ils sont incapables d’apprendre de leurs erreurs. C’est ce qui les rend si prévisible et si facile à manipuler. »

Si ils apprenaient de leurs erreurs, je n’aurais jamais pu répandre la luxure au travers des générations et millénaires, surtout après le châtiment divin à Sodome et Gomorrhe. Même la colère de Dieu n’a pas été suffisante pour les remettre sur le droit chemin. Je n’aime point cette mélancolie, cette pensée qu’elle puisse s’affaiblir… Elle est un être immortel, quoi qu’elle en dise et je ne compte pas la voir disparaître elle aussi. Après la mort de Nero et de Gabriel, je peux dire ouvertement avoir presque perdu 50% de mon entourage que j’apprécie assez pour pouvoir me déplacer juste pour eux à la moindre demande. Alors cela suffit la, il faut arrêter et Morrigan à intérêt à tenir bon. Mais je me tais dans tous mes discours, d’ailleurs mon esprit s’égare un instant quand je sens sa main sur la mienne, que je ressens le contraste de nos températures et mon regard se baisse vers ce contact. Dans un geste, je suis son mouvement pour attraper un instant sa main, qu’elle ne la retire point trop vite, réfléchissant un bref instant, cherchant peut-être des mots à dévoiler mais elle reprend la parole de son coté pour me demander pourquoi cette région, accompagnant cela par cette maudite histoire de pureté que certains lancent comme un effet de mode… Maudit Disney…

« Et bien, je me suis dit que ce Etat pourrait te plaire… Sais tu que la Louisiane comprend le plus de croyances Païennes en ce monde ? C’est un état qui aime les légendes et dont la population est comme accro aux mythes. Ils ont même été jusqu’à dire qu’Héraclès a ramené un pilier de Poséidon en Louisiane. Je trouvais l’ambiance de ces lieux plus adapté, sans compter que c’est une région qui souffre de bien des maux, entre les crimes raciaux, les problèmes météorologiques et la très faible assistance médicale. »

Que demander de mieux qu’un environnement de morts et de croyances ? J’espère que ce genre de lieu pourrait réellement motiver Morrigan, espérant aussi ne point avoir commis une faute sur ce choix. En attendant je retiens toujours sa main, laissant la Barmaid enfin revenir avec nos commandes qu’elle dépose sur cette table presque nonchalamment avant de mettre de mon coté la petite coupelle de plastique avec le ticket d’addition. Et bien, vu le manque de grâce et de passion dans le geste, je sais déjà à quoi pourrait ressembler la torture future de cette âme en enfer.

« Et oui je surveille un peu ce culte de pureté, mais je ne m’y inquiète pas trop, regarde l’ère Victorienne, ils étaient pour la chasteté absolue, allant jusqu’à recouvrir les pieds de chaises parce que leur forme était phallique. En attendant cela a été une période de débauche et d’érotisme des plus malsain, les hommes se donnant aux pires tabous dans le secret. »

Pour conclure au sujet de sa question, mais tout cela n’est pas réellement important, comme elle sait que je sais me déplacer rapidement d’un lieu à un autre, agissant un peu partout en ce monde, même si je dois surtout m’occuper d’autres affaires avec Lucifer qui prépare surement encore un sale coup. Mon regard ne veut plus se détacher du sien, retrouvant ce sourire qui avait disparu tout à l’heure avant de rajouter quelques mots d’une voix plus familière, surement guidé par l’envie soudaine de booster un peu cette Déesse.

« Alors j’espère surtout que nous allons profiter de quelques verres, nous détendre, nous amuser et surtout tu n’es pas prête de te débarrasser de moi très chère. Je veux revoir le feu qui t'anime s'éveiller et consumer tout ce qui t'entoure.»

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Morrigan
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MessageSujet: Re: [Abandonné] Toujours aussi splendide ma chère (Morrigan) ⚝ Sam 21 Oct - 1:59
Toujours aussi splendide ma chère


Elle le savait. Appeler un démon n'était pas la chose la plus compliquée de la planète. En vérité, c'était même bien plus simple qu'un tas d'autres tâches, et c'était sans doute une des moins pénibles. Cependant, elle n'avait jamais appelé. Bien sûr, elle y avait songé plus d'une fois, ça ne prenait que quelques secondes. Simplement murmurer son nom, voir même le nommer en roulant des yeux, un sourire joyeusement exaspéré sur les lèvres, comme lorsqu'il faisait un de ses sous-entendus parfaitement bien trouvés et qu'elle soupirait pour la forme, tandis qu'intérieurement elle le félicitait avec chaleur. Elle l'aimait, la compagnie du démon, c'était une évidence. Le retrouver était un pur plaisir, et elle ressentait là, juste sous ses côtes, une petite bulle douce et chaude de bonheur comme elle n'en avait pas connu depuis longtemps. Mais elle n'avait pas voulu le déranger. L'Enfer remuait, sous leurs pieds, et il avait sans doute bien mieux à faire que de prêter une quelconque attention à une déesse en déclin. Et puis il y avait eu L'Evènement. La réunion, à laquelle ni l'un ni l'autre n'avaient été conviés. Lui parce que les démons n'y étaient visiblement pas acceptés, et elle parce que la maîtresse de la conférence avait décidé que sa présence, que son aide était négligeable. Morrigan ne s'en était pas sentie offensée plus que ça, à l'époque. Elle n'était pas en guerre, elle, elle n'en avait aucune raison. Du coin de l'oeil, elle surveillait les avancements des deux camps, se tenant relativement informée de toutes les nouveautés sans jamais prendre parti. Si Kali la pensait insignifiante, tant pis pour elle. Ses compétences en tant que Divinité de la stratégie martiale aurait, sans aucun doute, été bénéfiques dans leur combat, mais s'ils préféraient perdre, grand bien leur fasse. Elle ne ferait pas non plus le plaisir à l'Indienne de se sentir lésée par ses choix. La mort de Gabriel l'avait suffisamment chamboulée pour qu'elle laisse – elle l'avoue avec honte – Asmodeus s'évanouir quelques temps de ses pensées. La douleur avait été vive, r'ouvrant dans son cœur en armure d'anciennes meurtrissures qu'elle connaissait bien. Et lorsqu'enfin la peine s'était faite plus diffuse, cessant de tarauder son corps pour se dissoudre dans ses veines, c'était Asmodeus lui-même qui était venu à elle.

«  J'ai toujours aimé laisser venir les autres... Tu devrais le savoir, toi mieux que quiconque. Et puis je ne voulais pas t'importuner. Je suppose qu'à ton âge, on commence à avoir ses petits manies et habitudes. Bientôt l'arthrose, Ô vénérable. »

On ne chambrait pas les démons, surtout ceux presque aussi vieux que le monde lui même. C'était quelque chose qui était entendue, pour peu que l'on ait un minimum d'instinct de survie. Mais Morrigan n'en avait, visiblement, jamais eu, et c'est pourquoi elle ponctua sa phrase d'une gracieuse esquisse de révérence, un brin railleuse. Défier et remettre les puissants à sa place ne lui faisait pas peur. Sans doute était-ce le fait d'être persuadée de pouvoir s'en tirer, que son statut de déesse de la guerre et du combat lui sauverait la peau, qui la rendait si sûre d'elle et parfois si moqueuse. La fougue de la jeunesse, diraient certains. Juste Morrigan, en réalité. Sans sarcasme, la guerre et la mort paraîtraient bien dures. Et elle ne voulait pas terminer comme ces dieux inflexibles et prétentieux, drapés dans une gloire passée qu'ils refusaient pourtant d'abandonner.
Et puis c'était Asmodeus. Tout était plus simple quand c'était lui. Elle pouvait parler librement, sans prendre la peine d'apposer un filtre à ses paroles. Elle pouvait se plaindre, et jouer les langues de vipères, quand elle ne s'amusait pas à dissimuler des allusions salaces à peine voilées dans grand nombre de ses phrases. Il n'y avait que lui qui comprenait, de toute façon. Soupir. Elle était trop subtile pour le commun des mortels.

«  Toujours aussi opportuniste... Apprends-tu des choses intéressantes ? J'avoue m'éloigner des efforts de guerre, surtout quand ils sont dirigés par une déesse aussi inintéressante. Mais sans doute est-il temps pour moi de rejoindre mes semblables, du moins ceux qui restent. Je ne sais pas. Leur plan d'attaque est visiblement un désastre, si tant est qu'ils en possèdent un, et un peu de stratégie serait sans doute la bienvenue. Mais d'un autre coté... J'attendrai. Qu'ils se souviennent de moi, et peut-être même qu'ils implorent. Ceux en qui je tiens sont déjà morts ou, comme toi, très cher, suffisamment puissants et intelligents pour se mettre à l'abri. J'ai le temps, tellement le temps, de me faire prier... »

La fin de la cigarette commença lentement à lui brûler les doigts, et Morrigan l'écrasa doucement dans le cendrier, le chuintement mourant de la cendre bien vite absorbé par le bruit ambiant. A l'instant même où sa main se retire, on vient prendre leur commande, avec un enthousiasme... débordant. Ceci dit, ils semblent être les seuls un minimum sobre de l'établissement, aussi comprenait-elle parfaitement le désarroi de la barmaid. A l'instant où ses lèvres achevèrent de prononcer son souhait, elle reporte son attention sur l'homme qui lui fait l'honneur d'être son compagnon pour la soirée. Elle a parfaitement remarqué le ton de sa voix, et ce sourire qui étire ses lèvres et les siennes s'étirent en coin, comme un écho. Asmodeus avait toujours été une ode à la sensualité et l'érotisme était inscrit autant dans ses traits que dans ses actes, ce qu'elle admettait sans aucune honte. Pourquoi lutter, après tout ? Si les Divinités même pouvaient se laisser charmer, l'humaine n'eut pas plus de chance et son regard se ralluma légèrement, visiblement sensible à la volupté dégagée, agrandissant un peu plus le sourire de la Déesse. Qui ne manqua pas de laisser couler une remarque dès qu'elle eut tourné les talons.

«  Je n'ai toujours déshabillé autrui qu'avec mes doigts, mais il semblerait qu'il soit possible de le faire par le regard. Est-ce plus pratique ? »

En vérité, elle était loin d'être la dernière à savoir reconnaître la beauté d'une femme, ou d'un homme. De temps à autres, elle croisait quelqu'un, au visage, au corps et au cœur d'un charme fou, qui méritait qu'on le regarde et qu'on l'admire, ce qu'elle faisait avec grand plaisir. Après tout, elle aussi avait ses faiblesses, et la beauté des autres en était une. Autrefois, avant son mariage – et même après, la fidélité n'avait jamais été quelque chose de concret dans le couple que formait le Dieu et la Déesse – elle n'avait aucun mal à voleter de lit en lit, caressant la perfection des traits et la chaleur des corps du bout de ses doigts, avant que le sang ne vienne à couler, avant que l'aube soit rouge. Mais c'était différent maintenant. Les invités entre ses draps se faisaient de plus en plus rares. Le temps d'avant lui manquait. Là où elle était aussi crainte que désirée. Ses iris bleus, perdus durant une fraction de seconde papillonnèrent et elle revint à elle juste à temps pour capturer au vol la réponse du démon à l'aveu de sa faiblesse. Morrigan sourit et pour a première fois de la soirée, ses yeux se firent doux. Simplement doux et tendre, loin des moqueries et du sarcasme. Si tout était aussi simple qu'il semblait le croire..

«  Tu parles en termes humains, Amour. Je ne suis par un être avec en plus des pouvoirs . Je SUIS mes pouvoirs. Sans eux je ne suis rien, je ne suis pas. Ils me donnent la vie, parce que je ne suis qu'une personnification d'eux, je ne vis que par eux et ils ne vivent que par moi. . S'ils viennent à disparaître, alors je disparaîtrais aussi. Compte tenu de mon âge, sans doute que je ne cesserai pas d'exister. Sans doute m'endormirais-je simplement, pour ne plus jamais me réveiller. Je me demande si c'est douloureux. Remarque, pour le moment j'arrive à peine à faire fonctionner mon véhicule, alors pour les montagnes on repassera, mais en revanche je serais bien capable d'aller mettre mon pied au cul de cette serveuse pour qu'elle ailles un peu plus vite.»

Etrange, non, de voir combien elle, Déesse de la mort, était terrifiée par le néant. Elle connaissait l'Autre Monde, le Sidh, pour y avoir amené nombre de soldats, de guerriers et d'humains. Mais le reste, ce qui se passerait ensuite, elle n'en savait rien. L'ignorance n'était pas quelque chose de rassurant. Sa main reste toujours calée au creux de la sienne, laissant nonchalamment la pulpe de ses doigts caresser sa paume. Entre les siennes, ses phalanges semblent graciles, presque fragiles comme le verre. Difficile d'imaginer qu'elles sont capables d'ôter la vie d'une simple pression. Ou de pénétrer d'une traite dans une cage thoracique.

Morrigan rit.

«  Evidemment que je le sais, Chéri, c'est ici que je vis, et c'est précisément pour ça que je m'y suis installée. La tension y est presque aussi électrique qu'entre nous, et le sang versé autrefois sur la terre lui confère un battement, une odeur propre des plus agréables. Mais malgré le Voodoo ambiant, pratiquer la magie reste quelque chose de relativement risqué. Le temps des Sabbats au clair de Lune est terminé, surtout avec le vis-à-vis. Cependant, c'est ici que je me sens le mieux, de tout le continent...J'apprécie que tu penses à moi, et ta considération fait grandir en moi la culpabilité de ne pas t'avoir contacté plus tôt, d'avoir laissé couler tout ce temps. J'espère sincèrement que tu ne m'en tiendra pas rigueur, toi qui sais combien tu m'es cher. »

La serveuse s'approche, portant avec elle deux verres fins sur un plateau. D'un geste rodé par l'habitude, elle les déposent lentement sur la petite table basse qui sépare leurs deux sièges tandis que la brune quitte, presque à regret, la main de son tendre ami, après un dernier frôlement de doigts. Elle qui pensait que le charme d'Asmodeus avait eu un effet positif sur l'attitude de l'humaine, elle s'était visiblement trompée. Comment pouvait-on être démotivée à ce point ? Elle n'avait devant elle qu'une espérance de quatre vingt dix ans, tout au plus, alors pourquoi perdait-elle son temps à tirer la tête ? Qu'elle laisse le privilège d'être blasé à ceux qui ont vu le commencement des temps et qui en verront la fin.

«  Toutes les périodes sont synonymes de Luxure. Ton vice est le plus intemporel, et le plus délicieux. Malgré tout, tu sembles parler de l'époque Victorienne comme d'un bon moment... Je suppose que tu parles en tant qu'homme. Parce que personnellement, ma poitrine est traumatisée par les corsets. Une horreur, aussi bien à porter à qu'à délasser. Et même à quatre mille, dix milles ans, ca n'est pas acceptable de mettre vingt minutes à déshabiller quelqu'un, bon sang, on est pas des sauvages. »

Ses doigts s'enroulèrent autour de son verre, où le liquide couleur d'ambre se balançait doucement. La lumière faisait jouer sur l'alcool des reflets de miel. Les yeux rivés dans les siens, son regard se fait à nouveau charmeur et malicieux, comme à leurs premiers échanges. Elle lève son verre, alors que sa bouche rouge sang esquisse un sourire en coin, dévoilant la blancheur d'une canine.

«  Tu sais bien que si je pouvais passer ma vie à tes côtés, je le ferais, mon Cher. Mais ne parlons pas séparation. A nous. Au bordel qui nous entoure. Le feu est toujours là, surtout quand tu es là, à croire que ta grande passion est de jeter de l'huile dessus. Prends simplement garde à ne pas te consumer toi même. Ca serait tellement, tellement dommage... »

Et elle scella leur amitié dans un tintement des verres, avant de refermer doucement ses lèvres autour du sien.



lumos maxima


Again




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MessageSujet: Re: [Abandonné] Toujours aussi splendide ma chère (Morrigan) ⚝ Dim 22 Oct - 2:17



I'm back

ft. Morrigan & Asmodeus

Oh, ma chère Morrigan voulait donc simplement se faire désirer, ne pas faire le premier pas pour sentir qu’elle manque à autrui. Voilà un trait de caractère qui est plus proche de celui d’une femme que d’une Déesse, mais cela fait parti de ces petites choses qui font le charme de sa personnalité. Après tout, se faire désirer un est jeu connu qui permet de tester la fidélité des gens, voir si ils pensent encore à vous où si ils vont juste vous oublier si vous ne donnez point signe de vie, un jeu qui marche bien mieux dans les mains de la gente féminine que l’inverse car étrangement, en ce monde, si l’homme ne réagit point, alors il est celui qui commet la faute, mais jamais en sens inverse. Une des règles du monde humain, parmi tant d’autres, qui régit qui doit faire quoi et dans quelle situation pour montrer son attachement. Je n’ai jamais bien compris d’ailleurs ce besoin général de tout compliquer alors qu’ils ont une vie si misérablement courte. Pourquoi perdre des jours à tester qui appellera en premier alors qu’ils vivent si peu de temps ? Des immortels, je comprends après tout le temps est de notre coté, mais là c’est d’un illogisme. Enfin, pauvres petits mortels qui aiment rendre tout le plus difficile possible. Mais mon esprit ne s’attarde point trop sur ce point quand Morrigan dévoile un trait d’humour, ou de provocation, mais qui venant d’elle est très bien accepté… Chose qui serait tout autre si cela venait de la bouche d’un chasseur ou d’un autre démon… Un rappel sur mon âge bien avancé qui me fait libérer un petit sourire en coin, à la fois amusé mais surtout taquin.

« Vénérable… Je te prie, garde ce genre de terme pour ceux d’en haut… Et je te rassure ma chère, tu ne m’importune jamais et je veille toujours à prendre des véhicules au meilleur moment de leur condition physique. »

Ni trop jeune, ni vieux, juste quand ils ont les bonnes conditions, pas de tares physiques, un équipement intéressant, et aucun défaut apparent. Je déteste invertir un véhicule avec des vices cachés, n’y restant jamais quand c’est le cas car même si je sais régénérer un corps, croyez-moi qu’un homme avec une prothèse en titane, c’est tout sauf confortable. Du coup je préfère bien sélectionner mes véhicules pour les garder le plus longtemps possible, c’est aussi pour cela que je déteste devoir changer, car cela veut dire me casser la tête à retrouver un digne de ce nom. Et j’ose critiquer les humains qui se compliquent la vie, sauf que moi j’ai le droit, je ne risque pas de claquer demain à cause d’une grippe, ou d’un accident de voiture, d’un cancer ou d’une trop grande dose de drogue. Bon comme vous l’avez surement remarqué, alors que mon regard ne la quitte point une seule seconde, je n’ai pas relevé les petites habitudes et manies, car sur ce point là, elle ne s’égare pas… Certaines me collent depuis des siècles, d’autres plus récemment comme la cigarette, comme mes petits jeux avec les chasseurs, certains gestes ou tics pouvant trahir mon humeur… Mais surtout une forme d’incapacité évidente à m’adapter aux nouvelles technologies, le point qui trahit le plus mon âge. En même temps, j’ai vu des hommes s’émerveiller devant un boulier, alors un smartphone, c’est quand même une évolution vraiment plus violente et complexe.

« Mais est ce que je dois percevoir par ces mots une forme de provocation pour éveiller mon coté le plus pugnace et te montrer que j’ai ma pleine condition à en rendre jaloux les plus jeunes et vigoureux êtres qui parcourent cette terre ? »

Cette malice toujours présente, quand je libère ces mots d’une voix des plus chaleureuses, avec cette pointe d’assurance qui pourrait passer pour une forme d’arrogance. Mais quand on me tend une perche, je la saisis toujours sans aucune hésitation. Je sais que je n’ai point besoin de censures en sa présence, mais j’aime nos échanges que ce soit ceux des mots, des regards comme des gestes, c’est une personne très facile et agréable à vivre, enfin pour un être comme moi. Puis je sais qu’elle osera toujours me dire les choses comme elles sont, qu’elle n’hésitera pas à trancher si il faut pour dire ce qu’elle veut ou ce qui la dérange. Cette relation aussi ancienne soit-elle est aussi intéressante, même importante. C’est quelque chose de perturbant quelque part, car cette Déesse est peut-être, en dehors du médaillon, la dernière personne dans cet Univers qui pourrait me rappeler la Vate assassinée par ces Romains, cette femme qui est bien la seule qui a su créer quelque chose chez moi d’assez intense pour me rendre complètement fou de rage à sa chute. Une femme qui vénérait le mari de la Déesse posée devant moi. Pourtant, malgré ce fait… Oui Morrigan reste un être dont je ne compte point me passer.

« Non… Je n’apprends pas vraiment grand chose, mais je me prépare aux débordements. » Une simple réponse au début sur cette affaire de guerre, mais quelque chose m’interpelle, quelque chose qui me dérange un peu je dois l’avouer. Je sais comprendre le désir de Morrigan d’être avec les « siens » mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée. D’ailleurs cela doit se remarquer que je réfléchis un bref instant, comme figé de tout mon être, même ma respiration que je laisse dans l’oubli le temps d’analyser rapidement toutes les éventualités. « Laisses les prier, implorer, mais laisse-les simplement de leur coté… Ils ont décidé d’agir sans toi, soit… Il est trop tard maintenant. » Surtout que les rangs des Païens ont bien diminués, et je pense sincèrement que même tous réunis, si ils sont face à Lucifer ou Michael, ce sera une éradication. « Il y a des temps pour faire la guerre, d’autres pour admirer la guerre… Alors sincèrement, laisse-les s’amuser et reste à l’abri pour l’instant. D’ailleurs si tu souhaites un jour, je me ferai honneur de t’accueillir. » Une forme d’invitation, mais quelque part dans la situation actuelle ce serait simplement une perte de trop de la laisser se mêler de ce bordel immense. Je note par contre qu’elle démontre à nouveau ce besoin de se faire désirer, cela deviendrait presque une manie de relever cela deux fois sur la même conversation. Vous pensez que c’est peut-être une forme de lâcheté de ne pas se joindre à un combat qui pourrait nous concerner ? Non, je ne pense pas ainsi, c’est simplement une forme de ruse, attendre le bon moment. Elle ne semble pas dévoiler une réelle conviction pour cette lutte, surtout en parlant des êtres perdus, et de mon coté j’en ai strictement aucune, connaissant le blabla habituel du conflit en cours. Je préfère de loin voir les hommes se battre pour un bout de terre, pour du pétrole, ou une mine de diamants. Surtout que le plus beau avec cette humanité, c’est que quand ils se battent pour quelque chose, ils ne l’utilisent pas ensuite. Les Diamants du sang sont interdits à la vente à cause des nombreux morts, le pétrole d’Irak n’est pas tombé dans les mains des Américains qui ont attaqué ce pays. C’est comme si ils se battaient pour rien, c’est merveilleux. En attendant, ils ont tous perdus, sauf ceux qui sont restés de coté pour regarder les forces s’épuiser et en profiter simplement après pour poser leurs accords.

Voyant le mégot finir dans le cendrier, je tourne le paquet vers elle, juste au cas où elle compte en prendre une nouvelle, restant encore un bref instant perdu dans mes pensées, chose qu’elle brise rapidement par de nouvelles paroles mais j’avoue que… cette histoire commence à me chipoter. Enfin, converser de femmes et de déshabillage sera surement plus agréable que de parler de luttes qui pourraient mal tournées non ?

« Non, je préfère amplement avec les doigts… Le côté tactile a un charme très particulier, surtout l’effleurement de la peau de l’être que je déshabille, découvrir les courbes et secrets voilés par les tissus portés… La sensation de chaleur qui augmente, les frissons qui trahissent… » Parlant d’une voix presque lente, délicate, me mordant la lèvre inférieure par la suite et sans perdre ce trait à mes lèvres, ce trait particulièrement joueur. Usant des mots de ma chère Morrigan pour me lancer dans un débat tout autre et plus proche de ma nature. « Le touché est un sens magnifique, qui permet de titiller des faiblesses chez l’être en contact, de flatter les points les plus sensibles… Et de toute façon, si je déshabillais d’un simple regard, explique-moi ma chère pourquoi tu serais encore habillée. » Avec un petit clin d’œil par la suite, ayant profité de cette nouvelle perche.

Bon, avec un petit coup de télékinésie, elle serait rapidement dévoilée mais cela manque tellement de charme d’agir ainsi, sauf quand il s’agit d’un appel d’empressement plus sauvage ou bestial qui réclame de mettre fin à toutes étoffes se trouvant sur le chemin, mais la c’est tout autre chose. Les appels de la chair, du vice et du plaisir, un sujet si passionnant qui touche tant d’êtres, que ce soit les mortels qui ont plongés dedans, certains Païens qui ont des cultes autour au point même que dans certaines de ces croyances anciennes, ils faisaient de l’acte charnel une forme de moyen de communion. Seuls les anges semblaient ne pas s’intéresser à cette forme de plaisir et comptez sur moi pour changer cela, car j’ai un ange en tête que je compte bien corrompre ainsi que souiller son esprit par les plus bas désirs. Malheureusement les paroles, que certains diraient déviantes, prennent vite fin pour quelque chose qui n’est point acceptable, cette idée qu’elle puisse finalement s’éteindre à son tour, mais ce n’est pas aussi simple de détruire une divinité Païenne, il n’y a pas que ses pouvoirs qui font d’elle ce qu’elle est, mais bien sa personnalité.

« Voyons, les Cultes Celtiques ne disparaitront surement jamais, à l’inverse des Cultes Egyptiens qui ont tellement perdurés mais ne trouvent plus de croyance, celui des Celtes possède un effet de mode. Beaucoup en Irlande ainsi que dans d’autres régions gardent une attache à cette dernière, ainsi que des festivités traditionnelles qui ne disparaissent pas. » Bon, d’accord ce n’est pas très convaincant et cela ne suffirait peut-être pas à ce que ses pouvoirs persistent. La foi est quelque chose de bien complexe à gérer dans un monde se tournant vers des Dieux uniques. « Et j’insiste, tu as une véritable force de caractère, je reste persuadé que tu serais capable de te surprendre. » Un petit sourire se reforme à nouveau, car oui elle pourrait soulever des montagnes, et mes pensées se retournent sur le système de ce pays bien complexe ainsi que ridicule sur bien des procédés. « En plus tu es sur une nation qui permet de croire en n’importe quelle religion, même celle basée sur des films de Science Fiction… N’as tu jamais pensé à réveiller ton culte ici ? De manipuler quelques hommes pour lancer une renaissance et laisser ces derniers attirés d’autres croyants ? » Une goutte d’eau qui pourrait faire une flaque, puis un étang… Je ne sais pas si elle me comprend, mais l’avarice de certains hommes qui pourraient y voir une occasion de manipuler des faibles d’esprits et les attirer dans un autre culte suite à leurs déceptions, contre rétribution des nouveaux fidèles, serait surement suffisante pour mettre de nouvelles bases tout en profitant d’un système en place. Bon sang, si Lucifer me voyait occuper à tenter de conseiller une Païenne sur comment faire perdurer son existence, il me briserait d’une façon mémorable. « Alors j’insiste, si tu le veux… Je sais que tu sauras faire en sorte de persister. » Est ce une forme de déni ouvert face à l’idée de sa disparition, oui possible et croyez moi que si elle s’éteint je ferai couler du sang en son honneur, mais en attendant cela n’est pas prêt d’arriver. Il n’y a que peu de monde que j’espère voir encore dans les siècles et siècles à venir, elle en fait parti. Par contre je vais devoir garder un œil sur cette histoire de difficultés à gérer son véhicule, cela ne me semble pas réellement bon signe qu’elle me parle de cela, malgré la tentative d’humour pour terminer son discours.

Je profite encore du contact de sa main, me contenant de ne point la serrer pour l’instant pour lui faire signe que je crois en sa capacité de se battre contre ce qui semble fatidique. Mais le fait que nos mains restent en contact prouve une nouvelle fois ce que je disais peu avant, le coté tactile est une forme de communication très intéressante, un plaisir particulier d’un sens trop sous estimé. Je ne contiens pas un rire d’ailleurs quand elle parle de culpabilité, sentiment que je doute exister chez elle car je reste persuadé que cette jeune Déesse préfère malgré tout se sentir désirée ou appelée plus qu’elle puisse se sentir coupable de ne point donner signe de son existence. Mais je suis quelque part touché, agréablement, de l’entendre essayer un tel aveu en précisant que je puisse lui être précieux. C’est bien rare des personnes me considérant comme cher… Un allié puissant, une sortie de secours, quelqu’un avec qui s’amuser… Des commentaires correspondant plus souvent à ma personne que cher.

« Moi ? Tenir rigueur de quoi que ce soit ? Je ne suis point rancunier voyons… » Pieux mensonge, il est vrai que si quelque chose me pousse vers la colère, c’est un carnage, mais ici c’est très différent. « Je suis toujours aussi ravi de ta compagnie et comme tu dois savoir, si tu ne me contactes point, je me fais plaisir de te rappeler mon existence. Même si j’avoue que depuis la Seconde Guerre Mondiale, les spectacles manquent un peu. » Les guerres semblent maintenant tellement plus rapides, plus timides aussi. Fini les soldats dans les tranchées, ce sont des assauts rapides, des bombardements, et celui qui a la plus grosse qui gagne. Cela ne doit point aider pour Morrigan, mais heureusement que la mort reste une essence purement humaine. Avec un peu de chance il y aura une révolution, ou une guerre froide qui ne sera pas avortée et finira en vraie lutte, et là je pourrais inviter Morrigan à boire un verre tranquillement en admirant la mort se répandre à nouveau. Le sourire s’éteint soudainement quand la main de Morrigan s’échappe, m’obligeant alors à me redresser pour accueillir les commandes qui arrivent enfin. Main libérée contre mon gré, je laisse mes doigts compenser en capturant le verre en écoutant ma chère parler de ce que je suis, un vice qui perdurera surement. En même temps, les humains ont besoin de procréer pour exister, ce qui aide en parti à développer cela et le monde moderne aide encore plus à répandre le plaisir de la chair par leurs films et leur « internet ». Un petit rire revient quand elle parle de la souffrance d’un corset, mais aussi cruel puisse t’il paraître, aussi long sont les méthodes pour le mettre comme pour le défaire, cette création vestimentaire avait un coté des plus charmants, sachant mettre en avant les attributs et courbes de la gente féminine.

« Hum, je trouve que faire languir éveille quelques sens et provoque une forme de désir brulant, presque douloureux qui sait rendre les choses encore plus intéressantes. Alors la complexité d’un vêtement ne me dérange guère. Puis franchement… La mode moderne manque cruellement de charme. Soit trop, soit pas assez, aucun juste milieu… Presque un fléau. »

Cela ne m’aide pas à paraître plus jeune comme commentaire, et elle risque d’en profiter pour remettre une couche, mais tant pis, je pourrais facilement développer ce sujet, le pourquoi l’ancienne époque apportait plus de ravissements pour les yeux, mais aussi de passion. La vulgarité est amusante dans certains cas, mais les hommes en font quelque chose de tellement banal que cela perd un peu de son gout, et de l’autre coté certaines tenues sont autant masculines que féminines, ce qui perd aussi d’une pointe de plaisir. Ah si je pouvais remonter les sables du temps je retournerais à Rome dans l’Antiquité, puis un peu de Moyen Age, de la Renaissance, l’époque Victorienne et hop retour en arrière et on recommence. Verre toujours en main, mon autre part en quête d’un nouveau tube de tabac, toujours signe donc de mon calme, et l’extrait du paquet sans pour autant venir l’allumer en ce moment, préférant d’abord écouter ma tendre et chère, trinquer avec elle et boire une première gorgée bien agréable, le gout fort qui se ressent dans toute la gorge de mon véhicule, le plaisir de l’alcool sans le risque d’ivresse, et c’est seulement après cette première gorgée, les lèvres encore humides, que je glisse la cigarette, déposant la boisson pour prendre le feu. Au moment d’expulser la brume de mes lippes, je dévoile de nouveaux mots d’une voix toujours emprunte du plaisir de nos échanges.

« Attention, je pourrais prendre tes mots à la lettre et ne plus te laisser partir. » J’avoue que cela ne me dérangerait point de la garder à mes cotés, surtout que ces temps-ci ma vie se fait dans un grand calme, trop grand peut-être. « Tu devrais savoir, le feu ne me consume point, il m’anime et éveille tout ce qui existe en mon être. »

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Morrigan
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MessageSujet: Re: [Abandonné] Toujours aussi splendide ma chère (Morrigan) ⚝ Mar 24 Oct - 5:03
Toujours aussi splendide ma chère





L'inconvénient majeur lorsqu'on était une divinité, ça n'était pas les grands changements qui s'opéraient dans l'humanité. Les voitures, la technologie moderne, n'importe qui pouvait s'y habituer.. Pour peu que l'on s'y essaye un minimum et qu'on possède l'envie de persévérer. Elle même s'y était habituée plutôt rapidement. Bien évidemment, l'avantage était qu'elle s'y était intéressée depuis le commencement, et que l'évolution avait toujours fait parti de l'humanité. Elle n'avait pas eut à prendre le train en marche. Tout ceci s'était fait progressivement, et elle maîtrisait à présent l'ensemble, même si les ordinateurs refusaient parfois de fonctionner en sa présence, détraqués qu'ils étaient par les ondes que sa forme humaine dégageait et que bien souvent son téléviseur avait fait les frais d'une surcharge de pouvoir lorsque le programme diffusé la mettait en boule. Et que sa Coccinelle rouge ne roulait que lorsqu'elle l'avait décidée, insensible au fait qu'elle avait à son bord une antique déesse Celte.

Non, le plus dur dans tout ça, dans l'immortalité, c'était le temps lui même. Sans fin dans sa course, et implacable pour l'intégralité des mortels, il était sans emprise sur eux, glissant sur la peau de leurs véhicules comme une perle d'eau sur un lac gelé. Ils battaient des paupières et voici qu'arrivait déjà le siècle suivant, différent mais pourtant presque identique. La lassitude s'installait vite, très vite, trop vite. Que faire, lorsqu'on a déjà tout expérimenté ? Recommencer ? Ils avaient déjà dispensés toutes leurs premières fois, et il ne restait plus au final que la redondance de l'existence. Les humains qu'ils côtoyaient mourraient, inexorablement, au point où prendre la peine de s'attacher à une de ces fragiles petites créatures n'était même plus amusant. Morrigan était, du haut de ses presque quatre milles ans qu'elle fêterait sans doute aux alentours de Beltane, une des plus anciennes divinités à encore fouler la terre. De ses semblables, plus âgés, ne restait  la plupart du temps qu'une entité perdue dans l'éther, sommeillant sans fin pour avoir été oubliée. Les autres avaient simplement été annihilés. Parfois, la lassitude de l'âge se faisait sentir dans son regard, trahissant bien plus que les années qu'elle affichait ouvertement.

Et pourtant, en comparaison du démon présent, elle était une enfant, à peine rendu aux premiers balbutiements de sa vie. C'était quelque chose qui l'avait toujours étonnée, et avait secrètement forcé son respect. Elle n'avait pas envers lui l'attitude qu'on aurait pu attendre d'une jeune déesse à l'égard de son aîné, mais ses railleries cachaient, à n'en pas douter, une révérence certaine. Il était ici depuis les premiers âges du monde, et avait vu des choses qu'elle même ne pouvait pas imaginer. Il gardait, derrière ses mimiques charmeuses et ses yeux pâles, des savoirs auxquels jamais – même après des millénaires de recherches – elle ne pourrait acquérir, au grand désespoir de Babd. Il était un idéal que jamais elle ne pourrait atteindre, et par Dagda elle l'adorait pour ça.

La déesse rit doucement, derrière le couvert de sa main. Habiter un corps qui n'était pas le sien ne devait pas être facile, c'était la moindre des choses. Le sien avait été conçu on ne savait comment, mais jamais il n'avait abrité la moindre âme humaine, c'était une certitude. Elle ne pouvait donc qu'imaginer le fait de devoir réquisitionner un vaisseau afin de se doter d'une existence physique.La plupart des démons n'étaient pas spécialement regardant sur la qualité de l'humain dont ils s'emparaient. Certains même ne choisissaient pas du tout, s'installant dans la première personne qui croisait leur chemin. Mais visiblement, Asmodeus n'étaient pas de ceux-là. Cela faisait des siècles qu'elle le connaissait, et profitait de son agréable compagnie plus ou moins régulièrement, et rares étaient les fois où elle avait remarqué un changement de vaisseau. A quoi bon changer, lorsque celui que l'on possède déjà était parfait ? Parfait, peut-être pas, mais le moins que l'on puisse dire était qu'il mettait un grand soin à choisir l'hôte dans lequel il allait s'installer. Morrigan ne se plaignait pas de ces changements si peu fréquents. Le résultat était, de toute façon, toujours extrêmement plaisant pour les yeux. La réponse ne se fit pas attendre, le pointant du doigt avec un sourire entendu.

«  Absolument, c'est bien connu ! Je n'attends que ce jour béni où tu consentira enfin à me montrer l'étendue de tes capacités et ladite pleine condition dont j'entends si souvent parler mais dont j'ai si peu de preuves. » Elle porta une main à sa poitrine, comme frappée en plein cœur, peinant à réprimer le sourire moqueur qui transparaissait derrière chacun de ses mots. «  Mais Ô rage, tu sembles accorder tes jouissives faveurs à l'existence toute entière, m'oubliant cependant au passage. Je vais pourtant poursuivre mes avances, sois en certain ! » Et un clin d'oeil charmeur paracheva sa tirade dont les mots sonnaient rieurs à ses oreilles, comme une parodie des écrits de Shakespeare.

Elle aimait ces échanges, qu'elle pouvait rarement avoir ailleurs qu'en sa compagnie. Ca n'avait rien de sérieux. Il n'y avait là aucune manifestation d'un désir caché, refoulé au plus profond de son être comme cela avait été le cas dans les premiers temps avec celui qu'elle connaissait maintenant comme l'Archange Gabriel. Dans les derniers temps de son existence cependant, elle avait effacé dans ses conversations avec Loki toute trace de flirt, entendu ou non, ne supportant plus les battements sanglants et douloureux de son cœur à chaque fois qu'il répondait à ses badinages sur le ton léger de l'humour, bien qu'elle l'ait cherché. Non, ici ça n'était que plaisanteries et sous-entendus malicieux comme il pouvait y en avoir dans n'importe quelle conversation lambda avec un excellent ami, de longue – très longue date – qui plus est, et ce bien qu'elle ne niait pas s'être plusieurs fois demandée si Asmodeus faisait réellement honneur à son titre de démon de la Luxure. Être une Déesse n'empêchait en rien la curiosité.

Mais déjà le ton de la conversation redevenait plus lourd. En sa douce  compagnie, elle en venait à oublier que dehors, une guerre sans précédent se préparait, et que nombreux seraient à y laisser la vie, voir bien plus que ça. Une guerre dans laquelle elle avait prit position et ce bien involontairement. Cependant, c'était inévitable et il était bien trop tard pour faire marche arrière. La tension qui régnait entre les différents clans durait depuis beaucoup trop longtemps pour que l'issue se fasse sans dommage. Il fallait de toute façon bien que ça éclate un jour. Et Morrigan ne se repliait pas. Même face aux Gaëls, elle s'était déchaînée jusqu'au bout, alors que dès les premiers échanges, la perspective d'une victoire s'était échappée. La réponse d'Asmodeus ne la surprenait pas. Elle ne s'imaginait pas de toute façon le démon foncer tête baissée dans l'affrontement, du moins sans avoir tout analysé au préalable. Et encore, ceci semblait presque impossible. Il n'était pas lâche, préférant sans doute simplement rester à l'abri le temps de voir comment les choses évoluaient. Ce qui était, soyons honnêtes, la solution la plus sage et la plus réfléchie d'entre toutes.  La respiration qui soulève sa poitrine s'arrête un court instant, oh, trois fois rien, mais suffisamment pour faire suffoquer n'importe quel humain, et Morrigan le fixe, dans l'attente qu'il dévoile enfin ce qui le plonge dans une réflexion si profonde qu'il en oublie momentanément les semblants.

Il lui conseillait la prudence et le calme, alors qu'elle n'était que témérité et impulsivité.

«  Je le sais bien. Vraiment. Et j'aurais, en des temps ordinaires, accepté avec plaisir l'invitation que tu m'offres. S'asseoir et regarder, comme autrefois, attendre la fin et l'odeur du sang. Malheureusement.. »
Lentement, elle saisit le filtre d'une nouvelle cigarette entre ses doigts, la portant à ses lèvres, et pendant un court instant c'est la flamme orangé d'un briquet qui vient éclairer son visage. La première bouffée est étrangement amère.
«  J'ai perdu là-bas quelqu'un que j'estimais profondément. Que.. j'aimais, peut-être.. » Elle fronce les sourcils à ces derniers mots comme elle même étonnée par son audace. «  En tout cas, que je chérissais plus que le sens commun ne peut l'imaginer. Sans doute n'ai-je pas réfléchis, et que le fait de le voir tomber ainsi m'a fait momentanément perdre la raison. C'est même la seule explication possible. Je suis un Chef de guerre, on ne fait pas dans la dentelle, ni dans les sentiments... Mettre mes armes au service de Kali n'a pas été facile, crois-moi. Mais j'ai dans l'idée que si je dois mener un dernier combat, ça doit être en son nom et en sa mémoire. Et bon sang ce que je fais vieille, avec ces morales d'autres temps. » Elle rit, parce qu'elle même se trouve ridicule. Sérieusement ? Ils n'étaient plus au temps de la vieille Irlande, où son rôle était de venger ceux tombés au champ d'honneur. Les mœurs avaient évoluées, depuis. Mais visiblement, aussi bien intégrée à l'époque actuelle qu'elle semblait l'être, certaines choses ne changeaient pas. Et peu importe combien ce conflit la dégoûtait et peu importe ce qu'il pourrait dire, rien ne changerait. Les choses étaient déjà en marche. La Déesse reprend, d'un ton plus léger. Peut-être parce qu'elle sent qu'il cogite beaucoup trop. Ou parce que tourner ceci en dérision le rend un petit peu moins réel. «  Cesse donc de t'en faire, Chéri. Je vais quand même trouver le moyen de passer du temps en ta compagnie. Tu ne te débarrassera pas aussi facilement de moi. »  

Morrigan aurait aimé lui demander directement pourquoi est-ce qu'il s'en préoccupait tant. Ils avaient traversés moult guerres ensemble, et elle ne l'avait pour ainsi dire jamais vu aussi ennuyé. Au lieu de cela, elle se contenta de quelques mots, lancés ainsi. Et la conversation reprend, semblable au ressac des vagues : Un instant grave et lourde, elle s'élève ensuite vers plus de badineries. En l'occurrence, là, c'était vraiment le cas. Enfoncée dans son fauteuil, un sourire amusée et la cigarette aux coins des lèvres, elle l'écoute. Les yeux rivés sur les siens, s'égarant parfois sur ses lèvres torturé un instant par le tranchant de ses dents, elle ne peut faire de toute façon que ça. Ses mots glissent sur elle, laissant un frisson enflammer l'opale de sa peau, se perdant quelque part au creux de ses reins et sa tête se penchent légèrement, entraînant avec elle une cascade de cheveux bruns. Depuis quand n'avait-elle pas été touchée de la sorte, elle ? Aussi triste que cela puisse paraître, un sacré paquet d'années.Vingt ans, peut-être même plus. Les humains étaient à présent beaucoup trop empressés. Ils ne savaient pas profiter de la chose.  Bordel qu'il était fort, le saligaud. Les yeux plissés, elle tendit l'index vers lui en guise de menace, son accent irlandais plus présent que jamais.
«  Ne refais plus jamais ça, salaud ! Je ne suis qu'une faible Déesse,  je ne peux lutter contre la Luxure incarnée. Reste loin de moi, Démon ! »
Aspirant une latte de nicotine, Morrigan se redresse dans son fauteuil, profitant de cette nouvelle position pour changer le sens du croisement de ses jambes.
«  Et si je suis toujours habillée, c'est parce que tu ne sais pas interpréter correctement les signaux que je t'envoie, sérieusement, c'est décevant. Non, en vérité c'est simplement parce que je ne me dévoile que lorsque j'en ai envie, mais aussi parce que tu sais pertinemment que tu te prendrais mon genou quelque part, et que je m'en voudrait d'endommager un si joli vaisseau pour la génération prochaine. »

Elle était bien loin la période où la divinité parcourait son île à demi-nue. Contrairement aux humains, il semblerait que les païens aient un rapport bien différent à la nudité. D'ailleurs, il est courant que les célébrations en son honneur se déroulent dans le plus simple appareil, pour vénérer le coté féminin de la déesse. Morrigan aimait ses fidèles, le problème n'était pas là. Mais sérieusement, ils pouvaient attraper froid à tout instant, et mourir d'une infection pulmonaire aussi rapidement qu'elle clignait des yeux. Etait-ce réellement la peine de prendre le risque de parcourir les forêts dévêtus ? Il ne fallait pas qu'ils meurent, elle avait besoin d'eux.

«  C'est possible, effectivement. On voit renaître un intérêt certain pour les anciennes traditions, depuis quelques temps, et les fidèles, quoi que faibles, sont appréciés. Plus tard, je retournerais en Irlande, assister aux célébrations de Samhain. Ou peut-être que j'irais faire un tour dans l'intégralité des pays celtes, histoire de voir qui est encore vivant dans le coin. Je suis sûre que la majorité de mes frères sont endormis. Ou morts. Ils n'ont jamais été spécialement doués pour ce qui était de survivre. »

Sans doute les humains préféraient-ils se tourner vers les religions païennes par désespoir, abattus qu'ils étaient de voir que le Dieu Unique ne répondait pas à leurs prières. Ou peut-être avaient-ils mit tout ce temps avant de se rendre compte que, finalement, cette religion monothéiste n'était pas la bonne. Elle n'avait jamais comprit leur intérêt pour les religions judéo-chrétiennes. Ils cherchaient dans ce Dieu une image à l'extrême opposé de ce qu'ils étaient. Pourquoi ne vouaient-ils pas de cultes à des divinités qui étaient comme eux ? Les panthéons polythéistes étaient tellement loin de ces critères de pureté et de miséricorde stupides que les nouveaux livres saints enseignaient. Ils étaient menteurs, tricheurs, adultères, meurtriers et cruels. Ils étaient ce qui se rapprochait le plus de l'homme.

«  Tu me flattes, Amour. Mais je te l'ai déjà dit. Je n'ai plus le pouvoir de manipuler qui que ce soit depuis près de cent ans maintenant. Ca revient, peu à peu, mais c'est pour le moment beaucoup trop faible pour me servir dans ma cause. » Mais elle ne comptait pas s'éteindre. Ca ne serait pas facile, mais elle savait qu'elle pouvait survivre. C'était ce qu'elle avait toujours fait. «  De toute façon, si je m'endors, je compte sur toi pour venir me réveiller. Tu connais la chanson, massacres, guerres, épidémies... De préférence dans deux trois siècles, j'ai envie de voir le moment où les humains commenceront à congeler leurs têtes après leur mort pour la postérité. Ca m'a l'air terriblement amusant. »

Au glissement lent de ses doigts lorsqu'elle retire sa main de la sienne se substitut alors le verre que l'on vient de déposer sur la table. Pour la seconde fois de la soirée, Morrigan déserte du regard son compagnon pour scruter les lieux. La mode moderne semblait lui poser beaucoup moins de problème à lui, mais elle comprenait son point de vue. A l'époque, on savait cacher ce qui devait l'être et dévoiler suffisamment  pour suggérer l'indécence. Les décolletés pigeonnants et les robes longues en étaient sans doute la preuve la plus flagrante. Se perdre dans la courbe douce d'une poitrine pour ressentir le désir de s'approprier le reste des trésors dissimulés sous la soie bruissante. Prendre son temps, doucement, presque avec une déférence religieuse, de découvrir chaque parcelle de peau comme on ouvrirait le plus beau des cadeaux. Jamais déshabiller quelqu'un ne s'était fait aussi érotique qu'en cette période là. La nostalgie.

«  Je ne peux qu'approuver, bien que parfois le désir soit trop.. douloureux justement, pour se permettre une quelconque lenteur. Fort heureusement, les lacets sautaient avec une facilité enfantine. Mais je ne suis pas connue pour ma patience, place donc cela sur le compte de la jeunesse, et sur le fait que je n'ai pas ton expérience. Les hommes étaient plus faciles, et plus prompts à se dévêtir – ce qui est d'ailleurs toujours le cas –. Je n'ai jamais si peu chercher à séduire de femmes qu'en ce temps là. Aujourd'hui... Tout est plus épuré, plus rapide. Sans dont ont ils prit conscience que le temps passe bien trop vite. C'est dommage, mais ça possède également beaucoup d'aspects positifs. Il faut savoir vivre avec son temps, Chéri..» Est-ce qu'elle faisait encore, par ces quelques mots, une remarque sur son âge canonique ? Possible, effectivement. «  Et le vêtement ne fait pas tout. Il y a trois mille ans, la mode était bien plus... légère qu'aujourd'hui, et pourtant on ne faisait pas dans l'empressement. »

Les verres tintent et whisky roule sur sa langue avec délectation, enflammant l'espace d'un très court instant sa gorge. De la pointe de sa langue, elle humidifie ses lèvres, observant quelques secondes la lumière tamisée se refléter sur le liquide doré. Même si les conversations se faisaient parfois sévères, c'était une excellente soirée. Il y avait Asmodeus, du whisky et elle n'avait pas assez entendu d'accent anglais pour être de mauvaise humeur. Non, décidément, tout se passait bien. Espérons que celle-ci soit suivie par de nombreuses autres, aussi agréables. Ses paroles la font rire, de nouveau, et elle place le dos de sa main sur son front, la tête légèrement penchée en arrière dans une pause des plus mélo-dramatique.

« Ô Lugh, mais je n'attends que ça. Suis-je donc si incomprise ? » En vérité, il était bien le seul avec qui passer l'éternité ne lui apparaissait pas comme une corvée. Lui et Bacchus, les autres personnes chères à son cœur étant beaucoup trop occupées à être décédées. «  Je le sais bien, Amour. J'aime te voir éveiller, c'est à la fois terrifiant et terriblement sensuel. D'ailleurs, puisqu'on parle de sensuel... » D'une main légère, Morrigan reposa son verre, croisant les bras sur l'accoudoir en face du sien, une lumière intéressée brillant au fond de ses pupilles. «  Et comment vont les affaires, dis moi. As-tu ajouté de nouvelles pièces à ta collection ? J'espère que oui, depuis le temps. Mais pointilleux comme tu es, peut-être qu'aucune ouvre n'a à nouveau trouvé grâce à tes yeux de maître ? »

lumos maxima


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[Abandonné] Toujours aussi splendide ma chère (Morrigan)

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