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I'll come back when you call me, no need to say goodbye - ( La ) Morrigan
No matter what we breed, we still are made of greed

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Castiel
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MessageSujet: Re: I'll come back when you call me, no need to say goodbye - ( La ) Morrigan ⚝ Ven 6 Oct - 21:34
Hell yeah, you're in !


Chuck said yes

Bon alors là les enfants, on est mal....mais on est très mal, mais genre très très très mal, parce que je n'ai pas aimé ta fiche....non....je l'ai adoréééééééééé  :7:  :7:  :7:  Elle est magnifique, j'adore tellement ta plume c'est....pfiou, je n'ai pas de mot pour le dire en fait, du coup je vais me taire (ça changera  What a Face ) Et je viendrais te voir avec mon emplumé pour un lien ma bichette  :42:
FELICITATIONS !
(Nom de Chuck !)

Tu es désormais validé(e) !  
Tu peux dès à présent participer aux intrigues en cours, poster et demander des rps à gogo ainsi que flooder à outrance
N'hésite pas à contacter le staff au moindre problème et à venir nous voir de temps à autre sur la CB  Pense enfin à mettre ton profil à jour et à voter de temps à autre sur les top-sites ~

Amuse toi bien !  


LIENS UTILES
(si tu es perdu)

» coin administration du personnage ❖ pour créer ou te recenser dans un clan / une meute / un nid, voir les missions proposées, zieuter les défis et mettre le bazar.

» créer ton journal de bord ❖ pour permettre à ton personnage d'évoluer hors rp.

» carnet d'adresse ❖ pour noter tes liens avec potes ainsi que tes rps en cours.

» créer un scenario ou des pré-liens ❖ si jamais cela te tente.

» poster un petit mot ❖ sur notre fiche PRD.

» suivre le plan ❖ si jamais tu es perdu, tu trouveras, en suivant ce lien, le plan du forum.

©️️ HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW




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Castiel Sturges




Récompenses:
 


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MessageSujet: Re: I'll come back when you call me, no need to say goodbye - ( La ) Morrigan ⚝ Ven 6 Oct - 22:55
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Morrigan
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Age : 3 933 ans.
Job : Mannequin de charme / Apprentie sorcière
Situation : Veuve; mère d'une petite fille; Eryn
Localisation : Louisiane . USA
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Copyright : ava : Black. Pinapple, signature : Vent Parisien,
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MessageSujet: Re: I'll come back when you call me, no need to say goodbye - ( La ) Morrigan ⚝ Ven 29 Juin - 1:28
On appelle ça un récap

CE QUE VOUS VOULEZ ICI


Durant Apocalypse
10 JANVIER AU 26 AOÛT2016

Mai 2016

" Gabriel…"

Son prénom, dans un souffle. Au sol gisaient encore les débris de verre massacré par sa fureur, aux cotés de son cœur brisé et de sa dignité perdue. Elle avait pensé pouvoir être droite et juste, se montrer forte et inflexible à l'instant même où ses yeux avaient croisés les siens, dans ce bar déserté pour la nuit. Mais les larmes amères qui roulaient sur ses joues, capturant au passage les derniers reflets des lumières tamisées, se faisait rappel brutal de tout autre chose. L'atmosphère, ainsi débarrassé de sa présence, lui paraissait plus respirable. Mais son absence, elle, presque mortelle. Les lambris des murs, abîmés par le temps, s'étaient fait témoins des retrouvailles de deux entités, l'une aussi vieille que le monde et l'autre au passé sans âge, emprisonnant en leur sein une scène étrange que nul autre qu'eux ne pourrait comprendre. Le revoir à présent lui avait enlevé le bonheur d'un deuil qu'elle pensait mériter. Elle avait d'ors et déjà creusé sur la plaie de son âme millénaire une sépulture immortelle, monument inviolée de l'amour qu'elle continuerait à lui porter. Et voilà que sous son sourire, tout partait en éclat.  La chaleur de ses yeux d'ambre avait fissuré la stèle, changeant le marbre en statue de sel qui ravivait à présent la lancinante douleur de la vérité.
Il s'était joué d'elle.
Encore.
Et alors qu'elle relevait la main, rassemblant dans un coin les bris qui trainaient par terre, Morrigan se promit, enfin, qu'elle ne succomberait plus.

Jamais elle ne s'était autant menti à elle-même.

[...]

Et finalement, à cette douleur elle s'était habituée.

Mieux, elle la chérissait. Les milles tortures que lui infligeaient les yeux de Gabriel ne parvenaient pas à détruire l'ultime bonheur qui se propageait dans ses veines à l'idée qu'il soit encore en vie. Qu'elle puisse de nouveau se lover contre lui. C'était pour ça que lorsqu'à nouveau il s'était présenté à elle, deux semaines plus tard, elle n'avait rien cassé. Elle avait même résisté à l'idée d'élever la voix, et cette fois, elle l'avait réellement écouté. Chacune de ses paroles, chacun de ses gestes avaient été enregistrés. Et puis elle avait glissé ses paumes contre ses joues, apposant sa bouche contre ces lèvres qu'elle désirait encore. Son contact était doux, fragile. Capable de se briser au moindre signe de refus de l'Archange assit sur son canapé. Et quand ses mains vinrent se glisser sur sa taille, à nouveau, Morrigan s'abîma entre ses bras.

Juin 2016

Au dehors, tout s'écroulait.

Les millénaires d'anonymat conservé pieusement par ceux qui faisaient du surnaturel leur quotidien étaient réduits à néant. La nouvelle de son existence avait frappé les humains avec la force de milliers de ces bombes qu'ils s'envoyaient au visage pour jouer à la gué-guerre. Voilà qu'à présent, ils connaissaient les affres d'un véritable conflit. Avec l'insolence qui était commune à leur espèce faiblarde et orgueilleuse, ils s'étaient imaginés pouvoir tenir tête à ceux qui peuplaient déjà la terre avant leur naissance, à ceux à qui ils vouaient cultes et crainte autrefois. A ceux qu'ils vénéraient dans leurs religions déformées. Ils ne faisaient évidemment pas le poids, mais ils le tentèrent pourtant. L'humain est plus effrayé par l'inconnu, l'étranger, que par sa propre disparition.

Morrigan observait tout cela de loin, avec un recul bienvenu. Comme la plupart de ses congénères, elle se faisait discrète, invisible, préservant ses forces pour ce qui allait bientôt éclater. Au diable la fougue de la déesse de la guerre. Nemhain s'était endormie, gardant ses forces pour le futur, et Babd avait parlé. Ses prémonitions n'étaient plus depuis longtemps, mais elle n'avait pas besoin de cela pour prédire que tout ceci n'était que les prémices de quelque chose de monstrueux. L'orage grondait au loin. Les nuages noirs se formaient, roulant lentement mais sûrement, apportant avec eux une désolation telle que le monde n'en avait sans doute jamais connu. A l'idée de tout cela, elle sentait son cœur s'emballer, et ses cheveux se dresser sur la peau opaline de sa nuque. Tout n'était qu'électricité.

Juillet 2016

On y était enfin.

A nouveau à la demande de Kali, les dernières puissances païennes s'étaient réunies de nouveau. Beaucoup avaient en bouche l'amertume du souvenir de la dernière assemblée. Le massacre de leurs semblables. La révélation de l'identité de celui qui avait usurpé un de leurs titres au sein du panthéon nordique. La nouvelle, accablante, de sa mort. Et le sentiment de trahison unanime qui avait traversé leurs rangs à l'annonce de la vérité.
Cette fois, Morrigan faisait partie de l'assemblée. Son aversion pour la reine indienne avait été surpassée par l'appel de son devoir de chef de guerre. Certes, ladite reine n'avait pas jugé bon de lui faire parvenir une invitation pour la dernière convention, la jugeant sans doute beaucoup trop faible pour être d'une quelconque aide. Mais elle avait grâce à cela échappé à une mort certaine. Ils avaient besoin de mettre au point un plan, alors elle serait là pour aider.
Les conversations qui emplissaient la pièce se turent. Les portes venaient de s'ouvrir, laissant passer à travers elle le fantôme d'un ancien ami pour les uns, d'un ancien amant pour d'autres. Gabriel. Loki. L'indignation était maintenant palpable parmi eux. Morrigan, elle, se tenait près de la table, silencieuse. Et elle ferma les yeux quand il commença à parler. Elle n'avait aucun besoin d'entendre son discours; elle savait parfaitement qu'elle combattrait à ses cotés. Elle n'était pas de ceux qu'il fallait convaincre. Aussi se laissa-t elle porter par les mots, s'interrogeant parfois sur la gravité qui perçait dans la voix de l'Archange. Il n'avait rien du Trickster. Il était l'arme du Paradis. Et leur plus puissant espoir.
Lorsqu'enfin il cessa, un silence de plomb envahit les lieux. Doucement, la déesse ouvrit les paupières. Dans les yeux de chacun, la détermination luisait. Ils acceptaient son alliance, tout en sachant pertinemment ce qu'ils risquaient tous. Mais ils n'avaient pas le choix.

Lorsqu'elle était rentrée chez elle, elle avait adressé une prière silencieuse à ses frères et sœurs passés de l'autre coté alors qu'une énorme corneille pressait sa tête contre le cou de sa maîtresse.

Elle risquerait sa vie pour que d'autres puissent vivre.
Sa main glissa lentement sur son ventre.
Un battement faible mais régulier vint frapper la peau fine de sa paume.
Sa vie. Et la sienne.

26 Août 2016

Le sang battait incessamment sur ses tempes, emplissant sa vision d'un voile incarnat. Chacun de ses sens étaient décuplés. Contre sa peau, elle sentait le moindre bruissement de l'air, le moindre frémissement du sol sous ses pieds. La poussière qui lui collait à la langue, mêlé au goût âcre et tenace de la fureur. Le mois d'août avait sonné le début des hostilités. Et chaque jour qui passait apportait son lot de désolation. Il lui semblait que partout, le sang versé abreuvait une terre avide de massacre. Elle ne savait rien de ce qu'étaient devenus les siens. Ils s'étaient perdus un peu plus tôt dans la bataille, emportés ça et là au gré des mouvements de foule. Tant pis; elle ne pouvait prendre le risque de se mettre à les chercher. Chaque seconde d'inattention était un allé simple potentiel pour le Sidh. Ils se retrouveront lorsque la folie aurait cessée. Ensemble, ils compteront leurs morts et panseront leurs blessures.
Un corps tomba à coté d'elle. Son regard orangé se baissa presque par réflexe, tandis que, dans un bon, elle l'évitait. Son pied ne toucha pas le sol.
Ses yeux s'agrandirent. Le long de son dos, elle sentit monter une pression immense, une chaleur démoniaque. On serrait son cœur dans une main de fer, on insufflait en elle milles poisons incurables. Dans un ultime sursaut de lucidité, au travers de son esprit rendu fou de douleur, elle déploya ses ailes, décollant dans un battement. Il lui sembla se déchirer en deux, laissant au sol une partie d'elle-même. Au fond d'elle, quelque chose explosa. Du sang. Du sang, partout, sur ses lèvres, sur son corps, imbibant ses vêtements, collant à sa peau. Le sien. Devant ses yeux grands ouverts, des centaines d'étoiles se mirent à danser. Elle desserra les dents dans l'espoir de laisser s'échapper un hurlement d'agonie qui ne parvint pas à franchir la frontière de ses lèvres.

Personne ne la  vit  s'écrouler au sol, l'aile droite rabattue comme une douce couverture de plumes noires sur le corps de la déesse. Personne ne vit le doré de ses iris laisser la place à un bleu froid et pâle. Personne ne vit ses boucles brunes s'emmêler dans la poussière et le sang qui séchait déjà à la commissure de ses lèvres.
Personne ne vit s'achever ici le Panthéon celte, tout comme elle ne vit pas s'écrouler le monde tel qu'elle l'avait connu, tel qu'elle le chérissait.
Pour elle, tout était déjà noir.



Après Apocalypse
SEPTEMBRE 2016 A AOÛT 2018

[27.08 2016 ∞ Une faible lueur, imperceptible, réchauffait la peau d'un corps étendu au sol dans la nuit. Les morts avaient été nombreuses, et ceux qui étaient tombés étaient monnaie courante. En revanche, ceux qui brillaient, nettement moins. L'éclat avait débuté quelques minutes après minuit, naissant à l'arrière de la cheville droite dans une douce lumière rouge. Lentement, il s'était développé, glissant calmement sous la peau blafarde. La phosphorescence du pouvoir ainsi libéré illuminait le réseau sanguin, faisant luire veines et vaisseaux sous la boue et le sang séché. D'abord les jambes, brisées par la chute. Les os se reformaient, aussi solides qu'auparavant. Elle passa les hanches, rapidement, réveillant les reins sur son passage tandis qu'elle empruntait maintenant la colonne vertébrale, s'attardant un peu plus longtemps sur un petit point, là, juste en dessous du nombril. A son contact, le diaphragme se contracta spasmodiquement à deux reprises. Les poumons virent leurs bronchioles restaurées alors que dans la plaie béante entre ses omoplates, à l'endroit même où quelques heures plus tôt s'étiraient les deux coracoïdes d'immenses ailes noires, les muscles et les tissus se reconstituaient en un clignement d'œil. Et enfin, le gros du pouvoir entoura le cœur, tandis que d'infirmes particules suivaient le tracé des épaules pour descendre jusqu'aux doigts inertes.


Alors, rougeoyant dans l'obscurité comme un petit soleil naissant, il se remit à battre. Un battement. Un second. Encouragée par les pulsations - encore d'une faiblesse de nouveau né, d'une fréquence lente, comme d'un appareil en veille - la vague redoubla d'ardeur, franchissant la nuque et envahissant le crâne. Le sang vint rosir de nouveau les lèvres. On la vit scintiller derrière les iris bleus, fades et morts derrière deux paupières à demi closes. Le voile légèrement lacté qui s'était déposé sur la cornée reflua, tout comme l'étrange sève rouge qui termina par se diviser en trois, s'enroulant autour du cœur, du cerveau, du diaphragme. Son travail était presque achevé. Puisant dans ses dernières forces, elle se contracta une dernière fois spontanément, signal évident au corps qu'il était temps de se remettre en route. Et elle s'évanouit. La nuit reprit ses droits sur la lumière. Et l'obscurité masqua les premiers mouvements furtifs des yeux.
Un râle éclata soudain, suivit immédiatement par une violente quinte de toux. La silhouette se pencha sur le coté, crachant les caillots de sang séché qui obstruaient sa gorge. Et enfin, déposant ses mains à plat en appuie de chaque coté de son corps, Morrigan s'arracha au sol.

[…]

Ses jambes avaient tenu le coup tant bien que mal, et elle avait marché au radar, les pieds nus, après s'être débarrassée on ne savait comment de ses chaussures inutiles. Ses cheveux englués de terre de sang lui tombaient dans les yeux sous l'effet d'un vent léger. Est-ce qu'elle le sentait ? Aucune trace de compréhension ne luisait dans son regard, fixé droit devant elle. Hagarde, perdue, elle n'avait pas non plus eut l'air de réagir lorsque sa main s'était refermée sur une poignée de porte, pénétrant dans un salon qui avait toujours été son refuge. Les tremblements qui avaient agité le pays avaient projeté à terre ses cadres et un grand nombre de ses bibelots. La vaisselle gisait au sol, explosée jusqu'à la dernière miette et même sa télévision avait terminé sa vie face contre terre, fracassée. On avait détruit sa fontaine aux oiseaux, dehors, derrière la baie vitrée striée de deux énormes impacts. Debout au milieu de la pièce, Morrigan contemplait le chaos autour d'elle sans réaction alors que ses pieds s'enfonçaient sur les bris tranchants. Son regard s'attarda sur le canapé que les deux pieds brisés faisaient pencher sur la droite. Lentement, elle s'y assit, le dos droit. Ses jambes se glissèrent à coté d'elle, la forçant à s'allonger, recroquevillée à l'extrémité gauche.


Et pour la première fois depuis qu'on avait souhaité sa naissance, elle s'endormit de fatigue. ]

09.2016 ∞ Que se passait-il dehors ?

En vérité, depuis son retour, elle s'était désintéressée du monde extérieur, un peu par égoïsme, et un peu pour comprendre. Comprendre ce qui clochait chez elle. Ce qui générait la déchirante sensation de ne plus être, ou du moins de n'être qu'à demi. Elle se sentait faible, frêle et minuscule. Réduite à néant à son retour au monde, aux bas instincts des humains. Nouveau-né sans défense. Était-ce le sort qui n'avait pas marché ? Ses souvenirs s'emmêlaient dans sa tête, et souvent elle se réveillait en sueur la nuit. La mémoire de sa mort était cependant le seul à être suffisamment vivace pour qu'elle puisse le faire apparaître clairement dans son esprit. Les autres n'étaient qu'images flous et voix déformées sur font de chronologie défaillante. Alors quoi ? Comment ? Pourquoi ? Son corps hurlait, réclamant en permanence des besoins qu'elle ne comprenait pas. Le sommeil la prenait souvent par surprise et elle luttait toujours jusqu'au moment où il finissait par gagner.

Mais elle vivait tout cela seule. Dès l'instant où elle avait comprit que ses pouvoirs n'étaient plus, elle avait fermé sa porte, pour cacher dans sa propre intimité cette soudaine humiliation. De toute manière, ils étaient tous injoignables. Elle avait appelé. Castiel, Revandel. Dagda. Nanshe. Elle avait poussé jusqu'à prier Kali. Mais s'était simplement étendu un silence de mort. Elle avait connu l'hystérie et les crises de larmes, lourdes et inconsolables, qui la poussaient à bout pendant de longues heures jusqu'à ce qu'elle sombre d'épuisement. La solitude infernale qui régnait au sein de son esprit. Nemhain et Badb ne s'étaient pas montrées depuis longtemps. Et la sensation, présente jour et nuit, chaque seconde de chaque heure, qu'un troue béait dans sa poitrine. Pas même l'idée de la victoire ne parvenait à atténuer la brûlure constante qui tourmentait son âme. Elle n'avait pas eu la chance d'assister à la victoire. Mais le monde paraissait debout. Dévasté mais debout. Seulement pour elle, il n'y avait aucune victoire. Elle n'était plus rien. Longtemps, elle s'était considérée comme le simple réceptacle d'une puissance inimaginable. Elle n'était pas, comme les anges, une entité terrée dans un vaisseau humain. Elle était son pouvoir fait chair. Sans elle, ils n'existeraient pas. Et sans eux, elle ne valait rien. La déesse de la guerre n'était plus, et la reine d'Irlande était tombée. Elle avait perdu tout ce qui justifiait son existence. Tout droit même de porter plus longtemps le nom de Morrigan. Sa résurrection était une imposture, et chaque vision de son propre reflet la rendait malade.

11.2016

Ses doigts etaient enroulés autour d'une tasse de thé.

La douce chaleur réchauffait ses paumes, alors qu'elle franchissait doucement, à pas de loup, la baie vitrée ouverte. Le soleil de l'est éclairait de ses rayons froids une partie de la petite terrasse de bois qui s'appuyait contre le mur mitoyen séparant son jardin de celui du voisin. Depuis deux semaines, c'était devenu une habitude. Levée aux aurores, elle enfilait quelque chose de chaud et se glissait là, roulée en boule sur le bois, dans son petit rayon de clarté, à observer les oiseaux. Elle avait redressé comme elle avait pu le petit bassin et ses corneilles et corbeaux étaient peu à peu revenus nettoyer leurs plumes dans l'eau clair. En revanche, ils ne s'approchaient plus comme autrefois, et bien qu'elle laisse presque constamment la fenêtre ouverte, aucun ne se risquait à l'intérieur. De temps à autres, l'un d'eux se tournait vers elle, la fixant de son regard sombre en coassant doucement, les ailes à demi-ouvertes. Morrigan secouait lentement la tête, un sourire triste aux lèvres, et il reprenait son vol. Elle ne comprenait plus.

Ce jour-là, elle s'était enroulé dans un énorme pull beige aux mailles norvégiennes. Sa récente prise de poids l'obligeait à oublier beaucoup de ses anciens habits pour leur préférer des vêtements amples. Son pas était tranquille, alors qu'elle traversait la terrasse, pour ne pas effrayer les volatiles qui étaient déjà au rendez vous pour leur toilette quotidienne.

Quelque chose bougea en elle.
La tasse explosa sur le bois passé par le soleil.

Dans une cohue infernale, les oiseaux s'envolèrent, remplissant l'air d'une cacophonie de battements d'ailes et de cris outrés sous l'indifférence de Morrigan. Les yeux écarquillés, rivés sur le sol, elle avait apposé une main sous son estomac, paume contre eau. D'une immobilité incroyable, concurrençant les gargouilles de pierre sur le toit des cathédrales, elle n'osait même plus respirer, de peur de louper quelque chose. Qu'est-ce que c'était que ça, putain ? Une partie de son esprit cartésien lui soufflait qu'il s'agissait simplement du frottement de son pull sur sa peau nue. Ou qu'elle avait rêvé. Mais elle était persuadée que non. Elle avait senti quelque chose. Pas violent, ni même assez net pour qu'elle ose l'affirmer haut et fort, mais tout de même. Quelque chose avait bougé. Un léger mouvement fluide semblable à un banc de petits poissons. Allons bon. En plus de la perte de ses pouvoirs, se pourrait-il qu'elle ait foiré autre chose dans son sort ?

A nouveau, les petits poissons se firent sentir, et elle partit en courant, abandonnant sa tasse sur la terrasse. Elle avait à peine franchit le canapé que son pull avait volé, et elle ouvrit la porte de la salle de bain avec une telle violence qu'elle l'aurait sans doute arrachée quelques mois plus tôt. Debout, les bras le long du corps devant le miroir, elle se força à affronter son reflet. Son ventre rond luii fit froncer les sourcils. Sa poitrine lourde et douloureuse - au point de rendre tout sommeil sur le ventre impossible - lui fit froncer les yeux. Et puis soudain, quelque chose éclata dans son crâne. Un voile qui se déchire, un brusque coup de tonnerre. Les liens se tissèrent entre tout. Ses douleurs lombaires. Son attrait étrange et inexplicable pour le fromage/confiture. Ses réveils nocturnes. Son essoufflement presque constant. Aveuglée qu'elle était par la perte de son statut, elle avait négligé tout ça. Et la révélation la frappa aussi brutalement qu'un train à pleine vitesse. Déesse de la fertilité my ass ! Elle avait été aveugle.

" Oh non. Non non non. "

Morrigan porta une main à son ventre et l'autre vint recouvrir ses lèvres d'où s'échappaient encore des " Non non non non " étouffés. Comment ? Non, pas comment. Ca elle savait. Il n'y avait à l'évidence pas 36 solutions. Mais pourquoi ? Pourquoi ? Et surtout….. QUI ? Elle avait le vague souvenir d'une nuit passée, quelques mois plus tôt. Faiblement. Troublée et incertaine. Comme une scène étrange sortie d'un rêve. Mais au visage de l'homme qui avait partagé ce moment avec elle, se substituait une ombre noire. Dagda ? La carrure ne semblait pas correspondre. Alors qui ?

Son regard se posa sur le petit renflement qui étirait doucement la peau blême de son ventre.
Et elle fondit en larmes.

⚝ ⚝ ⚝

12.01.2017 ∞ Un gémissement de douleur fendit l'air. Une main douce et fraîche dégagea doucement ses cheveux trempés de sueur de son front brûlant. Son corps se contracta à nouveau brutalement sous l'effet d'une contraction. Une nouvelle plainte gravit sa gorge et la mâchoire de Morrigan se serra si violemment qu'elle aurait été persuadée avoir brisé l'email de ses dents si elle n'était pas si concentrée. La douleur enflammait chaque cellule de son être. La douleur et une fatigue omniprésente, qui ne cessait de grandir, encore et encore. Elle n'y arriverai pas, elle en était certaine Ses mains se tenaient serrées contre la tête de lit, les ongles enfoncés dans le bois tendre alors qu'elle rassemblait ses dernières forces pour mettre fin à ce combat qu'elle n'avait pas désiré. Elle y était presque, plus que quelques minutes. Elle s'en sortait très bien, murmurait une voix rassurante. Mensonge, Mensonge. Allez, une dernière fois... Morrigan se plia en deux sous l'effort. Une dernière fois, une dernière fois. À son cri en fit écho un autre. Un cri neuf, celui d'une nouvelle âme faisant brutalement connaissance avec le monde.
Au travers du brouillard qui prenait peu à peu place dans son esprit, la jeune femme sentit qu'on déposait quelque chose de chaud contre sa poitrine haletante. D'une main tremblante, elle essuya les quelques larmes d'effort qui lui troublait la vue.
Une petite chose rose, minuscule, bougeait faiblement tout contre elle, et instinctivement, elle l'entoura de son bras. Pendant de longues secondes, elle détailla le visage du bébé qui agitait tout doucement son poing.

Elle avait aimé Dagda. Elle avait aimé Gabriel. Elle avait ce peuple qu'elle serait efforcé de protéger pendant des millénaires. Elle avait même aimé l'humanité pour qui elle était tombée. Mais elle avait comprit, au premier regard posé sur l'enfant qui tenait contre celle qui était à présent le centre de son minuscule univers, que c'était cette petite fille qui serait l'amour de sa vie.
Elle avait cherché nombre de noms. Mais jusqu'à présent, elle avait avancé au jour le jour, incapable de se décider. Ca ne pouvait être vrai. La réalisation qu'elle venait de donner la vie venait à l'instant de se faire. Son souffle se calmait peu à peu, au rythme des murmures gaéliques qu'elle récitait à l'enfant, et finalement, quatre petites lettres s'imposèrent dans son esprit. Un tout petit mot, et pourtant si lourd de sens, influencé par le calme intérieur qui l'envahissait présentement. L'Irlande. La paix.

Eryn.

05.2017 ∞ Boum, boum boum. Boum.

Et le silence. Morrigan avait suspendu son poing bandé qui s'apprêtait à retomber pour la centième fois sur le sac de frappe d'un rouge passé sur lequel elle passait ses nerfs presque deux fois par jour. Sur la peau de ses bras, dévoilée par le débardeur publicitaire pepsi d'un bleu criard qui affichait dans son dos " IT'S PEPSI, OK ? ", la chair de poule s'étendait., brutalement, lui faisant froncer les sourcils.

" Ca suffit. Ca fait six fois aujourd'hui. Montrez vous ou tirez vous, j'ai jamais été douée pour trouver Waldo. "

Mais rien. La salle était vide. Elle pensa un instant percevoir quelque chose derrière ses altères, mais ce ne fut finalement que l'ombre d'un oiseau passant devant la fenêtre. Par contre, elle sentit parfaitement le léger courant d'air froid qui balaya sa nuque sous ses cheveux relevés. Elle leva les mains en signe d'abandon et quitta la pièce d'un pas ferme. Au séjour, elle se précipita vers la table basse, couverte de livre et de feuilles volantes, au point qu'il était impossible de soupçonner qu'il y avait quelque part là-dessous son ordinateur portable. Le tiroir du bas ouvert, elle y plongea la main. Lorsqu'elle revint dans la pièce, elle apportait avec elle une odeur de sauge brûlée. Déposant les feuilles dans un petit bol de bronze sur l'étagère devant elle, elle croisa les bras.

" Tiens. Ca va pas servir à grand-chose, mais j'espère bien que ça rends ton petit jeu inconfortable."


L'année dernière, elle aurait tiré cet esprit du voile d'un claquement de doigts, pour lui faire enfin avouer ce qu'il lui voulait. Mais à présent, c'était différent. Elle s'était apitoyée sur la perte de ses dons et voilà que l'un d'entre eux revenait. Son don de médiumnité s'était réveillé peu après la naissance d'Eryn. D'abord simple impression, il s'était avéré que sa capacité à converser avec les gens disparus ne s'était pas évaporé. Rapidement, il s'accrût, provoquant chez elle migraine et légère paranoïa.
Auparavant, c'était elle qui se faisait maîtresse des esprits, les congédiant comme elle le souhaitait. Maintenant, elle était à leur service. N'importe quand, ils se manifestaient, sans qu'elle ne puisse avoir aucun contrôle là-dessus. Et c'était quelque chose qui l'énervait foncièrement.
Elle recommença à frapper.
Peut-être fallait-elle finalement qu'elle reprenne sa formation de sorcière. Elle en avait longuement parlé avec Elizabeth, mais jamais elle n'avait franchit le pas. Secrètement, l'humiliation lui brûlait la gorge. Et Morrigan ne voulait prendre aucun risque pour le bébé. Mais un jour, sans doute, elle recommencerait. Elle était née pour la magie.


⚝ ⚝ ⚝

12.01.2018 ∞ Eryn se tortillait dans sa chaise haute de l'autre coté du comptoir où Morrigan s'affairait. A l'instar de sa mère, elle n'était pas un modèle de patience, et elle babillait gaiment en suivant des yeux ses moindres faits et gestes, portant de temps à autres à sa bouche un anneau réfrigéré qu'elle frappait aussi contre le plateau de sa chaise lorsqu'elle jugeait que ça n'allait pas assez vite.

" Tada ! "

Morrigan se retourna, apportant avec elle un petit gâteau au chocolat, surmontée d'une petite bougie dorée. La flamme allumait les reflets d'or sur le glaçage, et les yeux d'ambre d'Eryn s'écarquillèrent alors qu'elle secouait des mains, exhibant sa première dent dans un rire de plaisir. Précautionneusement, Morrigan déposa la friandise devant elle, loin des mains baladeuses de la petite, mais suffisamment proche pour qu'elle comprenne qu'elle était pour elle. La douce voix de Morrigan s'éleva, chantant la chanson qui convenait dans ses cas là et lorsqu'elle s'acheva, elle souffla la bougie. Eryn rit, tapant des mains, et l'anneau de plastique termina sa course sur le sol, abandonné au profit d'une autre distraction. Soigneusement, la jeune maman découpa deux parts, dont une qu'elle plaça dans une assiette en plastique. L'enfant tendit les mains et elle la déposa sur le petit plateau de sa chaise bébé tandis qu'elle s'accaparait l'autre. Le couteau dans l'évier, et une fourchette de la main, penchée en deux sur le plan de travail, Morrigan attaqua le gâteau tandis qu'Eryn faisait de même, armée de sa petite cuillère blanche.

Durant quelques secondes, la jeune femme se détourna pour récupérer dans le frigo la petite timbale de jus d'orange de la petite fille. Lorsqu'elle se retourna, elle laissa échapper un " Oh ! " de réprimande. Eryn se figea et, ses lèvres formant un O parfait, elle singea sa mère : " Oh ! " . Elle avait abandonné l'idée de manger à la cuillère et avait plutôt attaqué le gâteau de ses deux mains. Ses boucles brunes, attachées sur le somme de son crâne par un petit élastique rouge, était couverts de chocolat, de même que la quasi-totalité de son visage.

" Deux secondes ! Il t'a fallut deux secondes !
- Oh ! "

Et, peu préoccupée par le travail qui attendait Morrigan - a savoir la changer et la laver intégralement, chose qu'elle avait fait il y avait environ…. Une demi heure - elle porta joyeusement à sa bouche les morceaux de cake qui s'accrochaient à ses doigts tandis que Morrigan secouait la tête, un sourire léger flottant sur ses lèvres. Ils fêteraient bientôt son anniversaire en compagnie des autres. Mais ce jour là, ce n'était qu'Elles.


02.2018 ∞ Les bruits de la rue noient le bruissement des pages du journal qu'elle feuillette. Son titre énorme, écrit en jaune, avait attiré son regard. L'institut. Morrigan ignorait pourquoi elle avait soudainement traversé la rue pour s'en saisir, l'ouvrant rapidement à la page traitant du sujet. Elle n'avait jusqu'à présent accordé que peu d'intérêt à cet étrange organisme apparut après les brutaux changements de ses dernières années dans le but de pacifier les relations inter-espèces et d'en comprendre les fonctionnements. L'idée était louable, elle ne pouvait pas le nier. Cependant, elle ne partageait pas l'enthousiasme général sur le sujet. Quelque chose, une sensation de déjà-vu revenait régulièrement à la simple mention du nom et elle préférait modérer ses ardeurs, se contentant de se renseigner de loin. Et d'y garder un œil, par la même occasion.

En revanche, ce qu'elle savait parfaitement, c'était pourquoi le buraliste la fixait avec des yeux interrogateurs, semblant se demander où est-ce qu'il avait bien pu voir cette inconnue aux cheveux sombres auparavant. La réponse était sous son nez, ou plutôt derrière lui, en hauteur sur un présentoir légèrement dissimulé à la vue de tous. Sur le papier glacé d'un magasine au nom obscure, Morrigan s'étendait. De profil, les cheveux ébouriffés et les lèvres peintes de rouge, elle lançait au lecteur un regard en coin brûlant, l'index coincé entre les dents. Le drap incarnat qu'elle ramenait contre sa poitrine tranchait brutalement avec la blancheur de sa peau. Un sourire en coin étira la commissure droite de ses lèvres quand elle croisa le regard de son double figé. Est-ce qu'elle était plutôt fière d'elle ? Un peu mon neveu. Elle s'était essayé aux photographies de charmes presque huit mois auparavant, dans le simple optique d'accorder une rentrée d'argent au foyer - n'ayant pas encore trouvé comment débloquer l'argent présent sur un compte en Irlande, ouvert depuis 1912, sans attirer les soupçons sur sa spectaculaire conservation pour quelqu'un de 106 ans. Et finalement, elle s'était amusée. Le cadre professionnel était loin d'être aussi malsain que ce à quoi elle s'était attendu, et elle s'était rapidement prise au jeu. D'abord présente dans une petite image en coin de page, elle occupait aujourd'hui sa première une, quand elle n'apparaissait pas sur les doubles pages du milieu.
Et voir le nombre de regards en coin surpris qu'elle attirait dans la rue la faisait rire. Combien de fois aurait-elle pu glisser à quelqu'un qui fronçait les sourcils en la voyant : '' Yep. Magasine numéro Untel du mois de novembre. Page 36. De rien "


©️️ HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW



The Morrigan dreams old dreams of flight

I used to roll the dice , feel the fear in my enemy's eyes. I used to rule the world, seas would rise when I gave the word. Now in the morning, I sleep alone, sweep the streets I used to own...|©️️ Vent Parisien


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MessageSujet: Re: I'll come back when you call me, no need to say goodbye - ( La ) Morrigan ⚝ Lun 9 Juil - 21:14
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MessageSujet: Re: I'll come back when you call me, no need to say goodbye - ( La ) Morrigan ⚝
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I'll come back when you call me, no need to say goodbye - ( La ) Morrigan

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