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 Masters is watching you ft. Charlie Bradbury.

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Message Sujet: Masters is watching you ft. Charlie Bradbury. Lun 2 Oct - 0:35

Statut du rp

sujet privé; ft. Charlie.

type ❖ flashback, etc.

date ❖ 25 juin 2016

informations spatio-temporelles ❖ Quelque part dans un mcdonald's du Northeast, en milieu d'après midi.

intervention du MJ ❖ Non merci !

Autre ❖ Charlie  :42:

©️ HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW

Masters is watching you ft. Charlie



Elle l'attendait.
Dans un box initialement prévu pour quatre personnes, Meg patientait depuis maintenant dix minutes, au milieu du brouhaha ambiant de la salle. Derrière elle, un enfant s'était hissé à genoux sur la banquette et se balançait furieusement sous le regard fatigué de ses parents, visiblement passablement débordés. Quelle idée de faire des enfants, aussi. Comme s'il n'y avait pas assez d'humains sur la planète ? Foutaise. Ils se reproduisaient comme des lapins, au point de s'étouffer toujours plus dans leur propre masse. C'était ridicule. Au moins, s'ils vendaient leurs âmes, d'accord ! Ç’aurait permis de grossir les rangs de l'Enfer. Mais là, même pas. Ils préféraient prendre place à la droite de Dieu le Père. Un sourire dégoté étira ses lèvres. S'ils savaient que Dieu s'était tiré en RTT depuis le début de l'Humanité, peut-être seraient-ils plus enclins à se laisser aller à l'Enfer.
Son portable vibra sur la table, juste à coté de son énorme gobelet de soda. La démone s'empara du téléphone et fit voler le clapet d'un mouvement plutôt violent du pouce.  Ça n'était pas elle, juste ledit portable lui annonçant qu'elle tomberait bientôt en rade de batterie. Elle le savait ça, mais c'était plutôt difficile de trouver une prise et un chargeur lorsqu'on avait aucun endroit où passer la nuit. Il faudrait qu'elle pense à voler un câble, un jour. Patienter dans ce Mdco pourri aurait pu lui permettre de grappiller quelques pourcents.

A contre cœur, elle redéposa l'instrument sur la table, et enroula ses lèvres peintes de rouge autour de sa paille, aspirant une gorgée de coca tandis que la condensation humidifiait légèrement ses doigts. Elle regrettait ne pas avoir connue cette boisson lorsqu'elle était encore humaine. A l'époque, on s'imaginait qu'il s'agissait d'un médicament. Quelle idée. Elle en avait fabriqué, des remèdes avec Eli, et elle avait suffisamment de connaissances pour savoir que cette chose à bulles n'avait rien d'une panacée. C'était juste... une boisson avec des bulles. Peut-être à même de soulager les douleurs d'estomacs, mais rien de plus. Avant qu'elle ne se fasse tuer, elle avait l'habitude de boire deux cannettes par semaine : l'actrice de Chebooya en raffolait, et elle lui devait bien ça pour squatter son corps. Et puis visiblement, c'était devenu une habitude.

Qu'est-ce qu'elle foutait ?! Meg était persuadée que plus elle patientait ici et plus l'odeur de gras et de rêves brisés aurait du mal à s'enlever de ses vêtements. Et elle préférait indéfiniment le souffre. Quinze minutes.

Meg n'avait aucune idée du moment où elle avait pour la première fois entendu parler de Charlie Bradbury. Son nom lui disait quelque chose, c'était évident. Peut-être par l'aîné des Loosechesters. Ou dans les bouquins de Chuck. Elle en avait ouvert un tome un jour, et l'avait jeté quelques pages plus loin avec un reniflement dédaigneux. Oui, elle avait déjà entendue parler d'elle avant qu'Abigail ne lui en parle. Ça n'avait été au départ qu'une simple blague entre elles, comme Meg en faisait des centaines, mais elle avait bien compris que cette fois, Abi ne plaisantait pas vraiment. Elle aimait vraiment beaucoup cette Charlie. Et qui qu'elle soit, Meg s'était décidée à venir lui faire un petit speech, façon père dévoué et aimant. Avec des seins. Et une force à peu près égale à celle d'une voiture.
Abi était la seule amie qu'elle avait, si tant est qu'un démon puisse avoir des amis. Mais elle aurait risqué sa vie pour elle, sans aucune autre contrepartie. Et ça voulait dire énormément de choses.

Meg venait de relever les yeux de son portable à temps pour observer la porte du... restaurant ? S'ouvrir. Des cheveux roux attirèrent son attention, et lentement, la démone reprit une gorgée de sa boisson, les yeux plissées. Bon choix, Abi. Très bon choix.

« Tu es en retard.»  
lumos maxima


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Message Sujet: Re: Masters is watching you ft. Charlie Bradbury. Mer 11 Oct - 23:34

Masters is watching youMeg & Charlie

J'étais partie de Chicago tôt ce matin. Très tôt. Tard le soir, même, certains diraient. Depuis, la roule défilait inlassablement devant mes yeux, encore plus longue que le mississipi et beaucoup plus embouteillée que celui ci. Enfin, je l'imaginais, je n'avais jamais fait de croisière dessus ou ce genre de choses. Je roulais juste devant, vers le nord ouest, sans vraiment savoir très précisemment où j'allais. Y avait il un moyen de le savoir ? Toute ma vie, jusqu'ici, la seule destination que j'avais eue l'impression de prendre... C'était le mur. D'une manière ou d'une autre. J'avais fui des années, fui des fantômes et les autorités, pour ne jamais arriver à les distancer. J'avais fui vers Oz, essayant d'y trouver quelque chose de plus, de refermer ma main sur un rêve. Une illusion. C'est tout ce que cela avait été. A peu près. J'en retirais aujourd'hui des souvenirs tangibles, une guerre qui m'avait marquée sous biens des aspects, mais... Maintenant ? Ce n'était plus que de la fumée. Plus que des souvenirs. Une porte refermée sur un monde bien lointain. J'avais aimé Dorothy, sûrement. J'avais connu des moments de bonheur comme de désilusion là bas, mais m'étais rendue compte que ce n'était pas viable. Que ce que j'y étais venu chercher, cette quête magique qui avait bercé mon enfance, ne s'y trouvait pas. « There's no place like home », dit on. Je m'en suis rendue compte. J'avais fui toute ma vie jusqu'à atterrir dans un autre monde, pour me rendre compte que ma place était dans celui ci. Que finalement, j'y avais quelques attaches. Et que de toute façon, ailleurs, c'était pas mieux. Ici... Y'avait Sam et Dean. Et d'autres. Et Abigail. Bordel. Je savais même plus quoi penser, ni comment. Toujours un peu gênée, mais heureuse. Je pensais pas la revoir un jour, et... Et en fait, si. C'était déjà beaucoup.

C'est donc le cœur presque léger que j'avais quitté la ville. Ma petite voiture jaune fillait tout de même assez vite, et, en partant tôt, on évitait les gros bouchons à la sortie. Astuce de celle qui a l'habitude de traîner sur les routes. Mon ipod branché au véhicule, la playlist sixties tournait en boucle depuis quelques heures. Et je chantais à tue tête, sans aucune honte, fenêtres ouvertes. Faut bien trouver du plaisir à rouler, non ? N'empêche que, même en étant une condutrice bien rodée, ça devenait fatiguant au bout d'un moment. La musique me tenait éveillée quoi qu'il en soit, mais... J'avais pas la compétence « rouler pour l'éternité » ou je sais pas quoi. A un moment, fallait une pause.

J'ai bien une cinquantaine de kilomètres à parcourir avant de trouver une sortie m'indiquant, en prime, la direction d'un McDo. C'était juste parfait. Un bon burger bien gros bien gras, avec du fromage, et, avec un peu de chance, une barmaid sexy... Ok, ok, on s'emballe pas trop vite non plus. Au moins, l'avantage d'arriver vers 15h, c'était qu'en théorie, il n'y avait pas beaucoup de monde. A priori bien vite démentie lorsque j'arrive sur le parking. Y'a même une kangoo. Le gros modèle familial. Je soupire. Trop fatiguée pour supporter des gosses, là... Mon système interne était plutôt en mode « économie d'énergie ». Et manque de batterie, en prime. Chargeur-Big-Mac, où est tu ?

...Seulement, non. Il semblerait que je ne sois pas autorisée à juste manger tranquillement. Une jeune femme dans un box de 4 personnes attire mon regard et m'interpelle à peine suis-je entrée. Je m'approche. Hausse les sourcils, avant de les froncer presque immédiatement. Elle me rappelle vaguement un truc, mais aucune idée de quoi. Et elle semble me connaître. J'ai Alzheimer, maintenant ?

« Heu... Excuse moi. On se connaît ? »

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Message Sujet: Re: Masters is watching you ft. Charlie Bradbury. Dim 22 Oct - 20:00

Masters is whatching you ft. Charlie



Tandis que le temps passait, défilait, au rythme des commandes qui s'enchaînaient et de la batterie de son portable qui se mourrait doucement, Meg se mit à réfléchir. Elle sentait un changement en elle. Quelque chose de désagréable et d'inconnu, quelque chose qui modifiait totalement ce qu'elle était. Dans l'âme noire et torturée, patchwork de haine, de douleur et de violence, s'était vu naître une petite flamme. Rien de bien conséquent, pas même suffisant pour allumer ces cigarettes qu'elle se permettait de fumer parfois. Non. Un tout petit diamant qui, à défaut de briller comme un soleil était déjà un peu moins noir et amer  que les ténèbres qui l'entourait. Ca la déglinguait. Ca n'avait rien à foutre là. Et elle savait pertinemment d'où ça venait. Les gens continuaient de la dépasser, de passer à coté de sa table, ignorant superbement, la brunette à l'air songeur qui s'agrippait à sa boisson comme à une bouée de sauvetage. Peut-être certains la regardaient-elle, s'imaginant comme son visage pourrait être joli à la lumière d'un sourire. Ils étaient tous inconscients de se qui se déroulait derrière ces yeux bruns qui ne cessaient de fixer la porte comme un chrétien attend le salut. Ils en auraient hurlé.

Le sang.
Tout commence et tout se termine par le sang. Elle le sentait encore, gluant et chaud sur la plaie vive qu'avait été sa peau. Sa mort avait été violente. Le retour à la vie encore plus. Au cours de son existence, Meg n'avait jamais douté. Il n'y avait de rédemption pour un démon. Un moment elle s'était imaginée l'avoir trouvé dans les yeux bleus de Clarence, mais c'eut été une illusion. Pourtant, on l'avait arrachée à sa tranquillité relative de démon kané. Et maintenant elle était là, torturée, aveuglée par une douleur sourde et infernale. Quitter son vaisseau lui était impossible. De même que rentrer en elle même, de se refermer totalement pour occulter le reste. Elle avait essayé, de sombrer au plus profond de son vaisseau, là où la douleur était supportable. Mais chaque fois, chaque fois elle était tirée en surface. Alors elle hurlait, à s'en déchirer la voix. Elle l'insultait aussi, dans les premiers temps, jusqu'à ce que ses cordes vocales soient en lambeaux. Pourtant, elle n'avait jamais parlé. Elle était un démon, fille d'Azazel et élève d'Alastair, on ne la faisait pas parler par la torture. Il devait le savoir, il avait déjà essayé. Et son âme, déjà nécrosée, ne pouvait être brisée. Elle se souvenait parfaitement du jour où il avait fait la pire chose qu'il pouvait faire. Lorsque Crowley était entré dans la pièce, elle l'avait simplement suivit du regard. C'était tout ce qu'elle pouvait faire. La sensation du métal froid qui entre lentement dans sa veine, la torsion du poignet retenu par une lanière de cuir. Ca n'avait pas fait mal, sur le coup. Et puis le sang humain, peu à peu, injection après injection, avait fait son job. Elle se sentait plus fragile. Le mal changeait, se faisait insupportable. Sa santé mentale, au plus bas pourtant, avait continué à se dégrader. Son cœur battait de nouveau pour quelque chose. Sa respiration se faisait moins inutile. Elle voulait implorer, supplier. Elle avait planté ses dents dans ses lèvres.
Et elle avait pleuré.
Sur sa bouche, elle avait retrouvé le goût disparu des larmes.

Une lueur rousse pile dans son champ de vision la ramena à elle, et les souvenirs redevinrent stigmates sur son corps. La bouche sèche de s'être trop souvenue, Meg porta la paille de son soda à ses lèvres, chassant le goût résiduel du sang sur sa langue tandis que, les yeux plissées vers la nouvelle venue, elle jaugeait. D'après son estimation de son trajet, elle aurait dû être ici depuis presque trente minutes. Ca faisait quelques jours qu'elle la suivait, préférant pourtant des moyens de transports plus rapides que la petite voiture jaune que Charlie semblait se coltiner. Enfin, leurs deux chemins se croisaient, pour le plus grand plaisir de la démone. Sans doute un peu moins pour celui de la rouquine qui ne paraissait même pas comprendre à qui et de quoi elle s'adressait. Evidemment, elles n'avaient jamais eu le plaisir de se rencontrer. Et pour le bien de la jeune femme, il valait mieux qu'elle rencontre Meg maintenant qu'avant sa mort. Ici, elle avait toutes ses chances d'en ressortir entière.


«  Abby m'a parlé de toi. »

Comment bien commencer une conversation, par Meg Masters. Attirer son attention par un nom qu'elles avaient en commun, mais également par une personne chère à son cœur. De cette façon, elle s'assurait que la jolie rousse ne s'éloigne pas en hurlant quand elle lui dévoilerai ce qu'elle était. Du moins, elle l'espérait, ça ferait tellement désordre dans un MacDonald's.

«  Je suis Meg Masters. »

Aussitôt, elle écarta légèrement les bras, lui assurant qu'elle ne dissimulait rien dans les plis de sa veste en cuir. C'était aussi pour cela qu'elle avait attendue que Charlie s'arrête dans un endroit bondé. C'était rassurant. Elle n'avait pas spécialement envie de se prendre une giclée d'eau bénite en plein visage. Le regard noir se fit railleur, et le coin externe de sa bouche s'étira narquoisement, riant de la suspicion de la demoiselle. Jolie et sur ses gardes. Elle lui faisait penser à un petit oiseau. Un petit oiseau dans une cage jaune.

«  Je ne suis pas armée, et de toute façon pas en état de de te faire du mal. Du moins, pas de la manière dont tu l'entends....J'aimerai simplement te parler. »
 
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