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"jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury
No matter what we breed, we still are made of greed

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Hunter
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Abigail C. Becker
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MessageSujet: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Dim 24 Sep - 16:31
Statut du rp

sujet privé; ft. Charlie Bradbury

type ❖ temps présent

date ❖ Fin mai 2016.

informations spatio-temporelles ❖ Début d'après-midi, il fait beau dehors. Ça sent l'printemps et les attaques de pollen.

intervention du MJ ❖ Nope.

Autre ❖ ABILIIIIIE.

©️ HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW


"jioregjkldmz, CHARLIE?"

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.


Annabelle était revenue de l'étranger saine et sauve. Je l'avais poussé à reprendre la chasse avec moi, et depuis cette histoire d'Asile flippant, elle semblait être repartie de bon train. Quant à Matthew, il semblait vivre sa vie tranquilement depuis sa réapparition à Chicago. Cela m'avait fait du bien de les revoir, en vie qui plus est. Puis, leur retour m'avait permis d'aller trainer un peu plus loin de Chicago pour reprendre une activité  normale de chasseuse, plutôt que de garder les chiens 7 jours sur 7. Je les aimais ces toutous, mais c'était sympa de pouvoir s'aérer un peu sans avoir à les promener. Les motels moisis avaient finis par me manquer. Seulement, aujourd'hui, c'était encore mon tour de surveiller la baraque et ses habitants à la pilosité marquée. (Non Annabelle, je ne parle pas de toi.) Les chiens jouaient dans le jardin, et seul Râ était resté à l'intérieur. Tant mieux, le tube de crème solaire était presque vide et j'avais la flemme totale d'aller en acheter. En attendant, je profitais d'être seule pour avancer les devoirs confiés par Elizabeth avant qu'elle ne parte. J'avais sortie tout le matos de scrapbooking pour crée mon propre herbier/livre de sorts. En plus de la colle et des crayons de couleurs, j'avais même dégoter du masking tape et des paillettes. Je m'étais légerement laissé emporter par mon esprit créatif. Mon futur grimoire aux pages vierges d'un côté, mes plantes ramassées en foret de l'autre, et entre tout ça, mes notes sur le sujet. Je n'osais pas sortir de ma chambre les ouvrages que la sorcière-ex libraire m'avait confié, de peur que Matthew ou Annabelle rentre plus tôt que prévu et me découvre avec dans le salon. Leur apparence n'était pas des plus discrètes. J'avais donc rassemblé tout ce qui me serait utile dans un petit calepin bien morderne qui n'attirerait aucun soupçon, pour ensuite les mettre au propre dans mon livre. Une fois fait, je brulerais les pages de mon calepin déjà recopiées pour ne pas semer les preuves de ma culpabilité partout dans la maison. Complétement parano.

Tandis que je me battais avec le tube de colle (qui semblait préférer coller la feuille de Thym sur ma main plutôt que sur la page), la porte d'entrée se mise à sonner. Râ, qui était couché à mes côtés sur le canapé, releva le museau à l'affut du bruit. Je commencais déjà à paniquer, avant de me rendre compte que ni Annabelle, ni Matthew n'aurait sonné à la porte de leur propre demeure. Il s'agissait donc d'un étranger. Ce qui était certainement pire, parce que j'allais devoir lui adresser la parole. L'horreur. Dans un élan de courage, je me levais pour aller ouvrir. Je portais un pyjama décoré de parts de pizzas sur le short, et arborant un "PIZZA PARTY" sur le t-shirt. Mais tout allait bien. Après tout, il était presque 14h, la matinée ne se terminait pas avant 16H. Trève de suspens. J'ouvrais finalement la porte et aussitôt, mes neurones se court-circuitaient. Je regardais bêtement la rouquine se tenant face à moi, sans même une réaction de ma part. Je ne comprenais pas. C'était le mindfuck du siècle. Ce n'était qu'après quelques secondes qui semblèrent une éternité que j'articulais un truc.

— ... Charlie?

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Charlie Bradbury
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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Lun 25 Sep - 22:14





« Pizz...a...ABI ? »

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Deux jours à Chicago, deux jours dans une faune urbaine que je parcourais quotidiennement il y a quelques années de cela. J'y repensais pas, j'essayais de pas y repenser. J'avais toutes les distractions possibles pour ça – et surtout, mes recherches pour Dean. Enfin, pour Dean. Dans l'était dans lequel il était, il était pas vraiment très consentant pour ça... Mais c'était quand même pour lui que je le faisais, parce que je continuais à me persuader que, quand Sam et moi aurons trouvé un moyen de lui enlever ces putains d'yeux noirs, il nous remerciera. Si on y arrive. L'espoir ça se nourrit, de petites choses, de pas grand chose, mais ça se nourrit quand même. Et j'avais pas vraiment eu beaucoup de réussites, ces derniers temps... Pas grave. Si on tente pas, on en aura aucune, ça c'est sûr.

Mais du coup, j'étais vraiment fatiguée. La journée dans des bibliothèques, les yeux sur des petits caractères – souvent manuscrits, vieux bouquins oblige – la nuit sur l'écran de mon ordi. Mes yeux étaient juste en train de sortir de mes orbites, et j'avais abandonné l'idée de cacher mes cernes avec du maquillage. En plus, faut dire que j'y mettais pas du mien. Dès que j'avais fini une recherche et que je pouvais aller me dégourdir les jambes, ou bien dormir, ou quoi que ce soit qui me permettrait d'améliorer ma condition de zombie... Netflix m'appelait. C'est horrible, hein ? J'avais fini le dernier jeu que j'avais hacké en toute fierté – Fight of Gods – y'a un peu plus d'une semaine, bouclé en une soirée. Et depuis, je m'étais dite que j'allais faire une pause jeux vidéos. Sauf que Netflix, c'était presque pire. Enfin bon, c'était divertissant aussi, plus que les recherches... Donc tout allait bien. J'avais juste véritablement la tête d'un zombie.

Initialement, j'étais aussi venue ici pour venir à une reconstitution qu'organisait Matthew. C'était il y a quelques jours, et c'était cool. Depuis, je n'avais pas vraiment revu les Graham bien que j'ai décidé de rester en ville. Pour continuer les recherches et compagnie. C'est fou à quel point c'était devenu mon obsession. Je ne cherchais plus de job, je ne cherchais plus de semblant de vie normale. Pas que cela ne m'attirait plus, bien sûr que cela m'attirait toujours. Mais plus à la manière d'une utopie. D'un doux rêve. Parce qu'il y avait un monde tellement sombre qui grouillait tout autour de moi. Je ne pouvais tout simplement plus m'imaginer jouer à l'humaine ignorante. Aller au comic con, à des concerts, à tout ce que vous voulez, ça, aucun soucis. Mais prendre un appart, s'engager dans la routine métro-boulot-dodo ? Ca me semblait juste tellement insensé, maintenant. Peut être que j'aimerai pouvoir revenir en arrière. Des fois, l'idée me traversait l'esprit. Mais comme c'était impossible, je ne m'y attardais guère.

J'avais passé la matinée le nez plongé dans les archives de la fac' la plus proche de ma petite chambre d'hôtel, et ça n'avait pas donné grand chose. Au début. Avant que je tombe sur un bouquin en latin à moitié traduit en anglais. Enfin, traduit en grande partie. Sauf que le passage qui avait l'air super important l'était pas, bien entendu. Ca aurait été bien trop beau sinon... Oui, je pouvais utiliser google traduction et machin truc bidule... Mais c'était pas de la bonne traduction pour quelque chose dans le genre. Même moi, avec les quelques notions de latin que j'avais, je comprenais pas. Du coup, demander un peu d'aide à mon pote me semblait de circonstances... Puis bon, ça me donnait aussi une excuse pour passer. Je me ramenais donc en chemise à carreaux, jean et bottes de presque-cow-boy devant le domicile Graham, le bouquin dans mon sac à dos. Alors que je toque, je me dis que j'aurais peut être dû appeler avant de passer, quand même. C'est ce que font les gens civilisés, non ? IL paraît que c'est mieux. Mais bon. Il paraît que je suis un peu rebelle sur les bords, faut que j'entretienne la réputation. J'entends des bruits de pas, puis le battant de la porte s'ouvre devant moi... Sur une inscription « Pizza Party ». Un pyjama. Mon regard remonte jusqu'à une frimousse adorable encadrée de cheveux blonds. C'est là que le système beuge.

Je la dévisage.

J'ouvre la bouche. Ne la referme pas. Gobe une mouche.

Mon regard descend jusqu'à ses pieds, remonte jusqu'à sa tête. Je crois que ce n'est qu'à ce moment là que je pense à fermer la bouche. Ou alors, quand j'entends mon nom. Enfin, mon nom... Charlie quoi. Oui, c'est mon nom. Bien sûr que c'est mon nom. J'acquiesce automatiquement, et articule :

« Ouais, ouais, c'est... moi. »

J'ai envie de la prendre dans mes bras, mais mon corps veut pas m'obéir, je crois. Alors je me contente de mettre mes mains dans mes poches.

« Bah, heu... Salut Abi. J'adore ton pyj' » lançais-je en le désignant du doigt, un sourire incertain aux lèvres. Je me redresse un peu, comme essayant de reprendre contenance.Mais en fait, c'est pire, parce que mon clapet s'ouvre et je débite, sans même penser à ce que je dis. Mais c'est sincère. « Shit. Ca... Ca m'fait tellement plaisir de te revoir. Ca fait longtemps n'empêche, et... Et il s'est passé tellement de choses et tout. Tu peux même pas imaginer. Mais, heu, qu'est-ce que tu fais là, du coup ? Je t'ai jamais croisée – enfin bon, je viens pas souvent non plus. Mais ça m'arrive. Des fois. Bref. Je parle trop. J'ai pas changé en fait. »

Ouais Cha, tais toi à un moment.




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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Ven 29 Sep - 22:32
"jioregjkldmz, CHARLIE?"

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.


C'était bien Charlie. Elle avait l'air aussi paumée que moi. A croire qu'aucune de nous deux ne s'attendait à se trouver face à l'autre une fois la porte ouverte. Le choque. Nous nous n'étions pas revues depuis des années, et voilà qu'elle débarque à la maison par le plus grand des hasards. Un coup à me faire faire un AVC tout ça. Heureusement, elle aimait mon pyj'.

— Shit. Ca... Ca m'fait tellement plaisir de te revoir. Ca fait longtemps n'empêche, et... Et il s'est passé tellement de choses et tout. Tu peux même pas imaginer. Mais, heu, qu'est-ce que tu fais là, du coup ? Je t'ai jamais croisée – enfin bon, je viens pas souvent non plus. Mais ça m'arrive. Des fois. Bref. Je parle trop. J'ai pas changé en fait.

Tandis qu'un flot continuel de paroles s'échappait de la bouche de Charlie, je continuais à la regarder bêtement. Ou plutôt, béatement. En plus d'être abasourdie par sa présence, j’étais comme émerveillée. Cette nana était un putain de miracle. L'humaine la plus cool du monde. Et elle se tenait là, juste devant moi. Un sourire débile commençait à naître sur mon visage. Bordel. Je pensais que ça m'était passé, depuis le temps. Mais non. Je semblais toujours autant m'extasier face à son adorable sourire et ses yeux tout pétillants. Ew. La niaiserie.

— Je euh. Les proprios me laissent squatter ici, je garde les chiens quand ils sont pas là. Et ils sont pas là. Entre.

Je m'écartais du passage afin de la laisser entrer. C'était bien beau de se regarder dans le blanc des yeux, mais nous n'allions pas rester sur le seuil de la porte indéfiniment. Direction le canapé ! Un peu trop vite pour paraître totalement zen, je dégageais tout mon bordel de pseudo-scapbooking pour faire de la place. (à comprendre : je faisais un gros tas sur le coin de la table basse.) Râ avait fui la pièce en sentant ma panique totale. Mon coeur battait la chamade, et mes gestes semblaient complètement maladroits. A croire que je n'étais pas tout à fait à l'aise à l'idée de la revoir. L'énorme boulet que j'étais se cognait d'ailleurs le tibia dans le meuble, avant de laisser échapper un juron. Je haïssais profondément les tables basses. Passant outre la douleur, je désignais le fauteuil à Charlie pour qu'elle puisse y poser son popotin royal.

— Tu connais les Graham, donc? Tu dois avoir pas mal de points communs avec Matthew. Connaissant leurs passions respectives pour les geekeries en tout genre, je pouvais difficilement me tromper. Tu veux du thé, une bière, quelque chose de plus fort?

Ce n'était vraiment pas mon genre, de me montrer aussi hospitalière. Cela devait être la première fois de ma vie que je proposais spontanément un truc à boire à quelqu'un. L'influence d'Elizabeth et son chocolat chaud, très certainement.

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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Ven 29 Sep - 23:52





« Pizz...a...ABI ? »

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Parler est le premier réflexe qui se déclenche en moi. Pourquoi ? Aucune idée. C'est toujours comme ça avec moi, j'ai abandonné la recherche de la réponse. Je débite les mots, peut être parce que ça m'évite de penser à autre chose, parce que ça me laisse un peu plus de temps pour réaliser ce qu'il se passe, qui se tient devant moi. Parce que le silence est beauoup trop gênant, aussi. Abigail. Oui, c'est bien elle. Ca fait une éternité pourtant, et je la reconnais immédiatement ; en partie parce que j'ai toujours voulu la revoir. Sans jamais oser trop l'espérer. Et voilà qu'elle se tient là, sur le pas de la porte des Graham en pijama en plein milieu de l'aprem. Tout naturellement. J'ai comme envie de rire, un instant. Alors... Agibail chez les Graham ? Le monde est si petit que ça ? Et j'avais toujours pas réussi à la revoir depuis tout ce temps ? C'est con, la vie. Ca vous laisse en plan et ça vous rattrape quand vous vous y attendez le moins. On doit avoir l'air connes toutes les deux, à se dévisager comme dans une parodie de « Rencontre au troisième type ». C'est peut être un peu vrai dans le fond ; c'est tellement improbable qu'elle soit là, c'est tellement dur à croire. Pourtant, ouais. Et maintenant ? On dit quoi ? On fait quoi ? On se raconte nos vies depuis qu'on s'est perdues de vue ? Je recommence à la draguer de loin, sûrement de la manière la plus maladroite qui puisse exister, parce que c'était devenu un jeu trop sérieux pour moi ?

Va falloir éviter de se poser trop de questions aussi vite, Charlie. J'acquiesce bêtement, naturellement, sans me demander comment elle connaît des chasseurs. J'enregistre juste l'info qu'elle me donne, sans réfléchir plus avant dessus. Mon cerveau a pas vraiment les capacités pour ça dans l'instant, je crois. Bon, elle est seule dans la maison en plus. Je lui adresse un sourire peu sûr, en totale contradiction avec les éclairs de dents blanches que je distribue à la pelle d'habitude.

« Ok. Tu... Sais quand ils rentrent ? »

Posais-je cette question pour savoir combien de temps j'aurai à attendre ou combien de temps j'aurais de libre avec elle ? Autre question beaucoup trop compliuée pour le moment. Je me contentais de lui emboîter le pas à l'intérieur. J'étais déjà rentrée une ou deux fois dans la maison et savais à quoi m'attendre. On se dirige vers le canapé, et je me mords la lèvre alors que je remarque ses gestes fébrile, sa posture tout aussi incertaine que la mienne. Je m'approche instinctivement d'elle lorsque son tibia heurte le meuble.

« Ca va ? » lançais-je naturellement, avant de rejoindre le fauteuil qu'elle me désignait. OK. Fauteuil. Pas canapé toutes les deux. Et c'était sûrement beaucoup mieux comme ça.

« Une bière ouep, je dis pas non ! »

On ne dit jamais non à une bière. Encore moins quand je revois une vieille connaissance qui me rend aussi heureuse que mal à l'aise. Vraiment, ça ne se refuse pas. J'acquiesce ensuite à son autre question.

« Je connais Matthew depuis un bon bout de temps en fait. C'est drôle, au départ, on était genre, « rivaux » - je mimais les guillemets – sur la toile, tout ça tout ça, puis on s'est rencontrés irl. Et on est devenus potes. Et j'ai rencontré sa sœur pour... heu... C'était sur un de ses jobs d'archéologie, je crois. Et toi ? »

Non, j'allais pas lui balancer que je connaissais Anna en tant que chasseuse, et que, comme une conne, je venais juste de faire le lien entre le frère et la sœur. Un peu de respect.


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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Sam 30 Sep - 23:21
"jioregjkldmz, CHARLIE?"

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—  Ok. Tu... Sais quand ils rentrent ? »
— Aucune idée. Des fois ils disparaissent des semaines entières, et j'suis rarement au courant. Je vais envoyer un sms à Anna, qu'elle sache que t'es là.

Après lui avoir assuré que j'avais l'habitude de me cogner (J'avais même une cicatrice sur la jambe droite, encore un coup de coin de table basse, que je m'étais faite dans la salle de pause au musée.), je partais en quête de nos bières. Au fond de moi, j'avais espéré qu'elle réponde "quelque chose de plus fort". Mais une bière, c'était déjà mieux qu'un thé, pour détendre l'atmosphère. Je piochais alors dans ma réserve personnelle. Deux bouteilles décapsulées plus tard, je rejoignais Charlie au salon. J'avais l'impression d'être un pingouin unijambiste, tant ma démarche semblait peu assurée. Ridicule. Arrivée à sa hauteur, je lui tendais la bière avant de me laisser tomber dans le canapé.

—  Je connais Matthew depuis un bon bout de temps en fait. C'est drôle, au départ, on était genre, « rivaux » sur la toile, tout ça tout ça, puis on s'est rencontrés irl. Et on est devenus potes. Et j'ai rencontré sa sœur pour... heu... C'était sur un de ses jobs d'archéologie, je crois. Et toi ? »
— J'ai rencontré Matthew à Salem. Il m'a plus ou moins convaincue de voir le monde. Du coup j'ai commencer à bouger un peu partout en Amérique. J'ai été au Japon aussi. Et en rentrant, j'avais besoin d'un endroit où me poser, et il m'a proposé sa baraque.

J'avais le chic pour ne jamais mentir. Tout ce que je venais de raconter était vrai, j'avais simplement omis quelques détails tel que "J'ai commencé à chasser des monstres". Une longue gorgée de bière plus tard, je réalisais soudain. Je comprenais parfaitement son histoire avec Matthew. Ils avaient certains skills informatiques et pas mal de passions en commun, ok. Mais Annabelle, c'était déjà moins clair. Je ne savais pas Charlie attirée par l'archéologie. C'est vrai, on ne s'était pas vu depuis une éternité et ses goûts avaient peut-être évolués. Après tout. Je posais tout de même la question, par curiosité.

— Qu'est ce que tu foutais sur ces jobs d'archéologie? C'était pas tellement ton domaine, aux dernières nouvelles.

Honnêtement, j'essayais de toutes mes forces d'avoir l'air détache. Et bah c'était pas facile. Sérieusement. C'était comme si des minis-moi mettaient le bordel dans ma tête. Comme dans ce film d'animation, là. Vice Versa. Sauf que "Joie" foutait un dawa pas possible, au point de faire paniquer tout le reste de la troupe. J'avais cette étrange image mentale de tout ces petits personnages en train de courir partout en hurlant, les bras en l'air, jusqu'à se cogner dans les murs. A cette pensée, je prenais une nouvelle gorgée de bière.

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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Dim 1 Oct - 0:22





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Pourquoi les choses se passent jamais normalement, simplement ? Pourquoi était-ce Abi qui se cachait derrière la porte, et pas Anna ou Matthew ? Bien sûr que non. Ma vie était une accumulation d'imprévus, de tours et de détours, de nœuds compliqués qui me mettaient dans des situations toujours plus improbables. Ok, en apparence, il n'y avait rien de très gênant à revoir une vieille amie et ce n'était pas la chose la plus étrange qui puisse m'arriver. Pourtant, dans le fond... Ouais, j'étais contente de la revoir. Mais c'était pas aussi simple que ça. Je pensais pas que ça arriverait un jour, et je suis pas sûre d'être prête à gérer. Je suis pas sûre non plus, de vouloir que les Graham rentrent vite ou non. Je me contente d'acquiescer et de lâcher un petit « ok » à sa réponse.

On rentre, on s'installe. J'avais oublié à quel point elle pouvait être maladroite, elle aussi. On l'était toutes les deux naturellement, mais peut être encore plus quand on était dans la même pièce... Surtout aujourd'hui. On est clairement pas à l'aise, malgré la joie de se revoir. Faut pas trop penser dans ces situations là ; alors je me contente d'attraper la bière qu'elle me tend avec un grand sourire et un remerciement du bout des lèvres. La regardant, je me retiens de lui demander encore une fois si ça va – parce que vraiment, sa démarche est chancelante. Et j'ai pas envie qu'elle se fasse mal, pa à cause de moi. Je veux pas la mettre mal à l'aise. J'ai pas envie d'être mal à l'aise en sa présence non plus, pourtant je ne vais pas nier que je le suis. On y peut rien, je crois. Malheureusement. Je reposais ma bière après qu'elle m'eût expliqué sa rencontre avec Matthew.

« Wow, c'est génial tous ces voyages ! J'suis jamais vraiment sortie des USA. Bon, c'est déjà grand, mais le Japon et tout... Oh le Japon, ça doit être tellement chouette ! Enfin je connais que par les mangas mais... Mais ça doit être bien quand même. Donc t'es ici souvent ? Je viens de temps en temps, mais j'ai jamais réussi à te croiser. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit. »

C'est à ce moment qu'une vibration dans ma poche m'oblige à arrêter de parler. Tant mieux. Faut que je lui dise qu'elle n'hésite pas à m'arrêter quand je parle. Sinon, on s'en sortira jamais. Enfin, pour cette fois, y'avait Anna qui m'envoyait un SMS. Je lui réponds rapidement, et rangeais mon téléphone pour rendre ma conversation avec Abi. La distraction était bienvenue, tout de même. Et... Et bien sûr, elle me demande des précisions sur l'archéo. Ouais je sais, comme ça, on dirait que c'est pas mon domaine. Et c'est vrai, initialement, ça ne l'est pas du tout. Ok, l'Histoire m'intéresse, mais je suis pas archéologue. J'suis juste une geek qui fait des trucs avec des codes, des logiciels et autres sortilèges technologiques avancés.

« Hum... »

Je prends une gorgée de bière, tout en me disant que je ne pouvais pas mentir totalement – vu qu'Anna allait débarquer et pouvait donc démentir mon histoire. On va... Juste omettre un ou deux détails.

« En fait, je sais même plus si c'était un chantier. Enfin si, je crois. C'était à une biblio, et il y avait un chantier pas loin sur lequel elle bossait. J'avais dû passer le visiter, même si je m'y connais pas trop, j'aime bien. Comme à Salem. Et on s'est croisées à la biblio, on s'est un peu entraidées pour nos recherches. On s'est bien entendues, donc on a gardé le contact. »

Je me replonge encore dans mon téléphone pour répondre au dernier SMS d'Annabelle. Du coin de l'oeil, je vois qu'Abi est aussi sur le sien – et aussi sûrement avec Anna. Ou Matthew. Bon, la sœur Graham arrive – quoi que la bibliothèque n'est pas à côté. On a un petit peu de temps. Est-ce que j'en veux ? Je sais toujours pas. Mais puisque je l'ai...

« Du coup, tu fais quoi maintenant ? Tu aides Matthew et Anna ? T'as quitté Salem ? C'était chouette, là bas. »

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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Dim 1 Oct - 20:12
"jioregjkldmz, CHARLIE?"

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—  Donc t'es ici souvent ? Je viens de temps en temps, mais j'ai jamais réussi à te croiser. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit.  » Je souriais à sa dernière phrase. Un peu plus, et ça aurait été "jamais" plutôt que "tard". Ce qui aurait été fort regrettable, quelque part.
— Je suis souvent sortie, lorsque les Graham sont là. C'est sûrement pour ça qu'on s'est jamais croisées.

Mon téléphone vibrait, presque à l'unisson avec celui de Charlie. Annabelle. Elle s'était encore paumée. Ce n'était pourtant pas si compliqué, de s'y retrouver dans cette ville. Mais, il s'agissait là d'un spécimen rare de mauvaise-orientationnite aiguë, je ne m'étonnais même plus. Je lui répondais rapidement, avant de poser mon téléphone à côté de moi. Elle allait très certainement renvoyer un sms, pas la peine de le ranger. Mon regard se tournait à nouveau vers Charlie, que je dévisageais sans même m'en rendre compte. Bordel. Elle n'avait pas changé d'un poil, alors que ça faisait bien plus de six ans que je l'avais vu pour la première fois. Six ans. Ça ne nous rajeunissait pas.

—  Du coup, tu fais quoi maintenant ? Tu aides Matthew et Anna ? T'as quitté Salem ? C'était chouette, là bas. »
— Je les aide, oui. Avant, j'aidais aussi la libraire du coin, Elizabeth. Je rangeais les rayons, c'était plutôt cool. Mais elle est partie. Il était évident que j'aidais bien d'autres gens aussi, mais je n'allais pas le mentionner. Je ne pouvais clairement pas lui dire en quoi je leur apportais mon aide, alors autant me taire. Je retourne à Salem de temps en temps, ça me manque parfois. Et toi, alors? Mon portable vibrait à  nouveau. Avant même de laisser le temps à la rouquine de répondre, je lui annonçais la nouvelle. Ah. Annabelle arrive dans une heure environ, elle a contacté Matthew aussi.

Je lâchais un petit sourire, à demi-gênée. Ce sera sûrement plus facile lorsque les Graham seront là. Une sorte de poids en moins. J'avais pourtant espéré passer un peu plus de temps seule à seule avec elle, quelque part dans mon subconscient. Mais c'était bien trop bizarre pour le moment. Rien d'étonnant à ça, finalement. On ne s'était jamais dis clairement ce qu'il se passait entre nous. Sérieux. J'ai passé des années à avoir des sentiments pour cette nana, sans même la voir, ni même savoir quelle était la nature de notre relation. Pas étonnant qu'il y ai une sorte de malaise. Vite Abby, pose une question. N'importe laquelle.

— Tu restes longtemps dans le coin?

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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Dim 1 Oct - 21:15





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J'acquiesçais. Oui, ça aurait été dommage qu'on se rate. Encore, du coup, si elle était déjà venue ici. Bon, j'étais moi même pas là souvent... Quoi que. J'avais vécu ici, bossé ici – bordel, c'était ici que j'avais rencontré Sam et Dean. Cette ville semble me réserver une surprise à chaque nouvelle venue.  Qui n'étaient ni complètement bonnes, ni mauvaises. J'en avais voulu aux deux chasseurs, et voilà qu'ils étaient devenus comme mes frères. J'étais plus qu'heureuse de revoir Abi, mais cette fichue tension était toujours là. L'incertitude. Qu'allait il se passer, comment allions nous finir ? Qu'allait elle faire, dire ? Qu'allais-je faire ou dire, moi même. Qui sait où les aléas d'une conversation pouvaient nous mener – surtout avec deux empotées comme nous.

« Oui, ça doit être ça. »

Je rentre, on s'installe. Téléphone... Quelques sms avec Anna. Il en va de même pour Abigail. Une conversation à trois silencieuse. Abi et moi nous contentons d'être dans la même pièce. Je tente de calmer mon anxiété et de me concentrer sur les bons souvenirs. Et le fait qu'on va sûrement partager un bon moment ensemble, du moins je l'espère. Oui, c'est ce qu'il faut que je fasse. Juste profiter du moment, de sa présence. Ce sera déjà pas mal. Je me ferais des nœuds au cerveau plus tard... Ce soir, toute seule, dans m on lit. Y'a rien de plus pratique. Là, non, c'était pas le moment. C'était malheureusement plus facile à dire qu'à faire. Je relève la tête alors que je sens le regard de la blonde sur moi, et pose rapidement le téléphone après avoir envoyé le sms. Je brise le silence, pose une question comme une autre. Parce que dans le silence, je me souvenais de Salem. Et bordel, ça faiait un bail. J'avais tellement changé... Ou peut être pas du tout, au fond. J'en savais rien. Elle en tout cas était toujours aussi ravissante. Et maladroite. Ca lui donnait un charme fou, bon sang.

J'acquiesce quand elle me donne des nouvelles d'Annabelle et Matthew, avant de lui répondre.

« Je vadrouille toujours. Peut être même encore plus qu'avant. Impossible de me fixer : je crois que c'est juste pas fait pour moi. Du coup... Je fais des petits boulots, par ci par là. Des petits boulots dans des grosses boîtes, en fait. J'ai même failli avoir un poste chez google, mais j'avais déjà accepté un emploi dans le truc de Dick Rom... Enfin, tu vois quoi. Ca date. Mais c'est le truc le plus glorieux que j'ai fait. »

Non, parler de ça, mauvaise idée. Ca m'était juste échappé comme ça, parce que ouais, j'avais rarement bossé pour une boîte aussi prestigieuse. Je pouvais, si je voulais. Mais suite à ça, étrangement... J'évitais les grands noms du buissness. Et maintenant, je ne bossais presque plus, me contentant des chasses et des fausses cartes de crédit que je me fabriquais déjà depuis un certain nombre d'années. Je n'allais pas lui dire pour la chasse, bien sûr qu e non. Mon ancien alibi tenait toujours alors je le gardais.

J'accepte sa nouvelle question avec reconnaissance. Bordel, ça va être comme ça pendant une heure ? C'est gênant. Mais c'est mieux. J'ai pas le courage pour dire autre chose, pas le courage de me comporter comme je pouvais le faire derrière mon ordi. C'était tellement plus simple, et en même temps... En même temps, j'avais jamais pu mettre de mots sur cette relation, ni savoir si elle était sérieuse. J'le savais toujours pas. J'pouvais pas lui demander. Si ça se trouvait, on était pas du tout sur la même longueur d'ondes. Et j'pouvais pas la perdre. Pas définitivement.

« Hm. Je sais pas. Je comptais sûrement partir pour le Kansas, j'ai... Des amis, là bas, qu'il faudrait que je vois. Mais puisque t'es là, je peux rallonger le séjour. Le Kansas c'est rien d'urgent, et on s'est vus y'a pas longtemps. Toi, ça fait.... Oh, j'ose même pas compter en fait. Entre 5 et 7 ans. Wow ! »

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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Jeu 5 Oct - 15:45
"jioregjkldmz, CHARLIE?"

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.


—  Hm. Je sais pas. Je comptais sûrement partir pour le Kansas, j'ai... Des amis, là bas, qu'il faudrait que je vois. Mais puisque t'es là, je peux rallonger le séjour. Le Kansas c'est rien d'urgent, et on s'est vus y'a pas longtemps. Toi, ça fait.... Oh, j'ose même pas compter en fait. Entre 5 et 7 ans. Wow !
— C'est terrible. J'me sens si vieille maintenant que t'as dis ça.
J'étais encore une gamine à notre rencontre.
La vie passait si vite, c'était flippant. Mais mon air grave et faussement désemparé se transformait rapidement en un petit rire léger. Nous nous connaissions vraiment depuis si longtemps que ça? C'était dingue cette histoire. La commissure de mes lèvres s'étirait en un sourire tendre. Ce serait cool que tu restes.

Étais-je en train de gagatiser? Sans aucun doute. Ma tête s'était instinctivement penchée vers la droite et mes yeux, plongés dans les siens, projetaient sûrement des arc-en-ciels et paillettes à travers la pièce. Ce n'était pas bon signe. Du tout. Il me fallait une diversion. Rien ne me venait à l'esprit. J'avais déjà épuisé tout mon stock de questions nulles, et en tant que fervente adoratrice de silence, je n'étais pas entraînée à ce genre de situation. C'est vrai quoi, en temps normal, j'aimais ne rien dire. Ça ne me gênait pas, tout au contraire. Mais là. Là. C'était l'horreur. Je me sentais mourir de l'intérieur chaque fois que le silence régnait. Je comprenais maintenant la manie de Charlie à déblatérer sans interruption. Il ne me restait plus qu'une solution : jouer de la spontanéité.

— C'est super gênant. Je grimaçais légèrement, avant de rire nerveusement. Au moins c'était dit. On ne pouvait pas faire semblant d'être à l'aise éternellement. Autant crever l'abcès au plus vite. Ew. Je détestais cette expression. L'image était tellement immonde. Je reprenais d'une voix hésitante Tu penses qu'on devrait parler de ce qui nous met mal à l'aise, ou bien, ça nous mettrais encore plus mal à l'aise? Tel était le dilemme du jour.

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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Mar 10 Oct - 1:18





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J'esquisse un rire alors qu'elle me rappelle qu'elle était qu'une gamine à notre rencontre. Ouais, moi aussi. Peut être pas si différente que celle que j'étais maintenant... Un peu quand même. La chasse avait commencé à me changer, à me faire grandir. Oz avait fini le travail. J'étais plus juste une pauvre geek en train de fuir son passé, ses actions, sa mère, un peu tout et n'importe quoi. J'avais pris pour résolution d'arrêter de fuir, et j'y étais plutôt bien arrivée. J'allais aujourd'hui de l'avant... Alors pourquoi, là, j'avais juste envie de prendre mes jambes à mon cou ? Sérieux, je rougissais presque. Ca m'arrivait pas souvent et c'était jamais bon signe. Pourquoi la retrouver ne pouvait pas que simplement me rendre heureuse, pourquoi ça devait être compliqué ? Pourquoi ça devait me rappeler une époque passée dont je n'aimerai me souvenir pour rien au monde ? J'aimerai l'intégrer au présent. Si c'était possible. Je sais même pas si c'est le cas. Ca va être sûrement compliqué... Tant de choses que je ne peux lui dire.

« Ouais. Bon sang. On commence à être vieilles. »

La trentaine, le début de la fin. Si je pouvais oublier ça... J'étais encore juste une gamine dans ma tête, qui aimait lire des comics, bidouiller son ordi et s'imaginer que la vie pouvait encore avoir un côté « féérique ».  J'acquiesce, répondant à son sourire par un autre. Oui, j'aimerai bien reste. Même si j'ai toujours envie de devenir invisible ou de me téléporter ailleurs. J'suis là maintenant, alors...

« J'vais essayer. »

C'est que j'ai des choses à faire. J'en ai pas envie, j'aimerai que ce soit plus simple, que mon pseudo grand frère ne soit pas devenu un démon, mais... J'avais l'impression que je ne pourrai m'arrêter de courir tant que je n'aurai pas trouvé une solution, ou que Sam ne m'aurait pas appelé pour me dire que le soucis était réglé.

On commence une discussion banale, entrecoupée par quelques SMS des deux Graham. On cache la tension, on comble les blancs, on fait comme si de rien n'était, mais c'est dur. Aucune de nous deux ne semble vraiment à l'aise. Il y a ce truc qui nous blocque, ce truc que j'espérais pouvoir dépasser sans avoir à déballer mon sac... Qu'on puisse juste être amies. Ca serait plus simple. Ca me ferait mal, et y'aurait un truc qui manquerait. Un regret. Mais si l'amitié pouvait venir au bout de la tension et des non dits... Ce serait magnifique, hein ? Sauf que ça n'avait pas l'air d'être le cas. Je le comprends au fur et à mesure qu'on parle, que les répliques s’effilochent. Y'a un gros trou, et c'est gênant. Je me crispe à peine sur mon siège. Chercher un truc à dire...

Elle trouve avant moi. Elle a plus de tripes que moi, par la chaussette de Dobby. C'est rare, hein. D'habitude, Charlie sans tabou dit toujours tout et n'importe quoi. Sauf aujourd'hui. Je détournais le regard lorsqu'elle se mit à rire, un rire beaucoup bien différent du rire joyeux et spontané de tout à l'heure. Elle est où la cape d'invisibilité ? C'est plus drôle là, que quelqu'un me dise où elle est cachée. Je prends quelques instants avant de tenter de relever mes yeux vers elle.

« Hum. Je sais pas. Peut être qu'on saura pas si on essaye pas. Au pire, si c'est pire, j'pourrai partir. »

Wow, bravo Charlie. C'est comme ça que tu comptes te sauver la mise ? Tu vas droit dans le mur, là.

« Je suppose que c'est à moi de commencer hein, du coup ? »

Je passe ma langue sur ma lèvre, anxieuse, la mordille, ravale ma salive.

« Alors... Comment dire. Wow, t'avais raison, c'est vachement gênant. Tu sais, quand on échangeait beaucoup par internet, par sms et tout... Je crois que je t'ai vu comme un peu plus qu'une amie, et c'est gênant parce qu'on en a jamais parlé, et que je sais pas si c'est réciproque et tout. Bordel. J'suis nulle pour ce genre de choses, désolée. Je regarde pas assez Twilight et ce genre de trucs, je sais pas  faire. »

Je sais juste faire des clins d'oeils et de la grosse drague plutôt lourde. J'avais pas l'habitude de traiter avec mes sentiments, mes vrais. Je bougeais tout le temps et ne m'attachais à personne... Sauf que des fois, les gens, ça vous rattrape. Et ça ne vous lâche plus.

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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Jeu 12 Oct - 15:31
"jioregjkldmz, CHARLIE?"

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— Tu sais, quand on échangeait beaucoup par internet, par sms et tout... Je crois que je t'ai vu comme un peu plus qu'une amie, et c'est gênant parce qu'on en a jamais parlé, et que je sais pas si c'est réciproque et tout. Bordel. J'suis nulle pour ce genre de choses, désolée. Je regarde pas assez Twilight et ce genre de trucs, je sais pas faire.

Au fur et à mesure de sa réponse, je sentais mon pouls accélérer graduellement. Elle s’apprêtait à dire ce que j'avais toujours espéré entendre de sa part. La panique. C'était à la fois super cool et terrifiant. Jamais j'aurais osé penser que ce jour arriverais. Alors maintenant, je mourrais intérieurement lorsqu'elle prononçait les mots "je t'ai vu comme un peu plus qu'une amie". Feux d'artifice dans mon bidon, chaos dans ma tête.

— Bordel de cul. Soupir de soulagement exacerbé. On stress pour les mêmes raisons, ça veut dire qu'aucune d'entre nous ne s'est faite de films. Pendant toutes ces années, mon intuition avait été la bonne : nous étions plus que des amies. Cela me rassurait grandement sur ma santé mentale. Sauf que, la situation n'en était pas moins gênante. Nous avions eu des sentiments l'une pour l'autre, c'était officiel. Mon soulagement évoluait rapidement en une profonde incertitude.J'me demande si c'est pas encore plus flippant.

Parce que oui. Cela signifiait que nous allions passer tout notre temps à nous demander si ces sentiments étaient encore d'actualité ou non. Ce serait comme marcher sur des œufs emplis de lave en fusion chaque fois que l'on se verrait. Je n'étais pas certaine d'aimer ce sentiment. C'était comme être à nouveau au Lycée, l'acné en moins. Que se passerait-il si rien n'avait changé entre nous, alors que nous nous étions retrouvée irl? L'idée même de m'engager dans une relation m'angoissait. Et j'étais sûre et certaine qu'il en allait de même pour Charlie. Alors quoi. Notre relation serait purement ambiguë jusque la fin des temps? Je levais mes yeux vers la rouquine, la regardant d'un air dépité.

— Qu'est ce qu'on va faire.

La question se posait. Peut-être n'avait-elle pas suivit mon monologue intérieur, n'étant pas télépathe, mais son esprit empruntait certainement le même chemin que le miens. Ou pas, d'ailleurs. Elle était plutôt relax, en général. Il y avait une chance pour que l'une de nous deux ne se prenne pas la tête. Après tout. Si elle était cool avec cette situation, je pouvais réussir à m'y faire aussi.

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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Dim 26 Nov - 20:56





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Mentir, on sait faire. A peu près. Des mensonges bien rodés, tellement qu'ils en deviennent vrais. Sourire, on sait faire. Sourire à tout va, rire, être joyeuse, enjouée, et en jouer. Je savais faire plein de choses. Sauf peut être la chose la plus conne et la plus évidente, mais la plus compliquée. Etre moi. Etre sincère. Ne pas jouer en rôle, ne pas être dans une simulation, ne pas rôle play my life. C'est ce que je faisais h24 au final, parce que que je sois en GN ou non, je m'inventais des rôles, des noms, des vies. Là, ça marchait plus. Pourtant, Abigael ne connaissait pas grand chose de moi. Elle ne connaissait pas mon véritable nom, elle ne savait pas d'où j'étais, elle ne connaissait rien de tout ce passé que j'enterrais derrière moi depuis des années – depuis toujours. La fuite. Elle ne connaissait rien non plus de mes nouvelles activités – de la chasse. Et il était inconcevable que je lui en parle. A la limite, je pouvais partager avec elle mon passé, lui dire que j'avais hacké un jeu à 12 ans et que j'avais été poursuivie pour ça. Mais pas pour le surnaturel. Je pouvais lui dire ce que j'avais été, mais jamais partager avec elle ce que je suis. Ca, je ne pouvais le faire qu'avec Sam et Dean. C'était déjà ça, je supposais. Ils étaient comme des frères, des attaches que je n'avais jamais eu. Et j'avais toujours été excitée, plus ou moins, au début sans même me l'avouer, par ce monde surnaturel tellement plus réel et terrible que tous ceux que ma culture de grosse geek pouvait me présenter. Toujours excitée par le fait d'être au courant d'un des plus grands secrets du monde. En l'instant, ce n'était plus forcément le cas. Parce que je me rendais compte que, quelque soit la direction que la conversation prenait...

On irait dans le mur. Et ca ferait mal.

Encore.

Y'avait mon cœur qui battait contre ma poitrine, et sûrement le rouge qui me montait aux lèvres. Mon regard qui refusait de croiser le sien. Je préférais penser que je parlais à la table. C'était plus pratique. Je m'étais avouée mes sentiments depuis longtemps, mais les avouer à la personne à qui ils étaient destinés... C'était très dur. Autant faire comme si elle était pas là. Une fois que ça serait sorti, ce serait bon.

Ou pas. Parce que quand j'ai finis de parler, j'appréhende sa réponse, remontant à peine mon regard vers elle. Bordel, je dois avoir l'air magnifique. Merveilleuse. Digne d'une ado lors de ses premiers émois. Applaudissements, Charlie. Je me tourne vers elle, alors que je l'entends lâcher un soupir. On... stresse pour les mêmes choses ? Ok. Je lâche un petit rire, sincère mais toujours crispé, alors qu'elle se demande si c'est pas plus flippant. Ouais. Les relations virtuelles c'est toujours bizzare et ça met toujours mal à l'aise losqu'on ne peut plus se cacher derrière l'écran et qu'on doit se dire les choses en face. Parce que concrètement, il s'était rien passé mais... Mais dans ma tête si, et aucun moyen de savoir si dans la sienne aussi, jusqu'à maintenant. Je devais en être heureuse non ? Oui. Bah oui.

Je remonte mes jambes contre mon torse, pensive. Est-ce que ça change, qu'est-ce que... Qu'est-ce qu'il va se passer, oui. Est-ce qu'il va se passer quelque chose. Est-ce qu'il peut se passer quelque chose ?

Qu'est-ce que qu'on va faire ?

Oui, elle a posé la bonne question. Je hoche la tête, avant de la poser sur mes genoux, yeux tournés vers elle. Je fais une moue. Je sais pas. Je réfléchis. Je veux pas y réfléchir, mais je peux pas non plus rester comme ça.

Je relève la tête avec un léger soupir.

« Je sais pas. Ce qui est sûr, c'est que je peux pas abandonner mes vagabondages, donc c'est dur d'avoir une... relation stable, de quelque nature que ce soit. Même si j'aimerai. Souvent. Enfin bref. On peut pas faire tout ce qu'on veut hein ? »

Ce serait pas trop beau, sinon ? J'avais découvert que même à Oz ce n'était pas possible, alors qu'il y a quelques années, j'aurai qualifié l'endroit de paradis. Sans jamais y avoir été. Ne jamais juger ce que l'on ne connaît pas.

« En tout cas, j'aimerai bien qu'on reste en contact au moins. Ce serait sympa Toi, qu'est-ce que tu aimerai ? Comment tu vois les choses ? »


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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Mer 29 Nov - 20:28
"jioregjkldmz, CHARLIE?"

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.


— En tout cas, j'aimerai bien qu'on reste en contact au moins. Ce serait sympa. Toi, qu'est-ce que tu aimerais ? Comment tu vois les choses ?
— Je, euuuuuuuuuuh... S'en suivait un long silence passé à regarder en l'air, comme si le reste de ma phrase se trouvait écrite sur le plafond. Finalement, mon esprit s'éclaircissait. On pourrait vagabonder ensemble, parfois. J'ai l'habitude de bouger pas mal aussi.

Sauf que moi, je bougeais pour butter des monstres. C'était certainement bien différent de ses vagabondages à elle. Quoi que la connaissant, elle devait en butter pas mal aussi. En JDR. Peut-être que la chasse aux fantomes IRL la brancherait. Peut-être que je devrais l'embarquer dans ce monde. Ou peut-être pas. Tuer des dragons sur un jeu de plateau était une chose, s'en était une autre de se trouver face à l'un d'entre eux dans la vie réelle. Mais elle connaissait les Grahams, après tout. Charlie serait bien entourée pour débuter. Non. Ce serait complètement égoïste de ma part de l’entraîner dans le danger dans le simple but de traîner avec elle. Je devais avoir l'air complètement débile. Durant toute ma réflexion interne, mon visage reflétait parfaitement le cours de mes pensées. Je ne m'en était pas rendue compte sur le coup et pourtant, j'avais passé les deux dernières minutes à hausser, froncer les sourcils, plisser les yeux, pincer mes lèvres, hocher la tête... Bordel. Fort heureusement, Charlie n'était pas encore télépathe.

— J'ai l'impression qu'aucune de nous ne sait vraiment. Alors, on devrait juste pas se prendre la tête et voir où ça nous mène. Je haussais les épaules, arborant un air détaché. Il fallait que j'éloigne l'idée de lui parler de "l'autre monde" de mon esprit.

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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Dim 21 Jan - 17:27
[HJ] : Sorry pour le délai What a Face Il paraît que j'ai fini d'hiberner xD






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Here I am, and I can't seem to see straight. But I'm too numb to feel right now. Just tonight I will stay and well throw it all away.



« Ouais, ce serait chouette ! T'as déjà fait le tour du pays toi ? » répondis-je au taquet.

Sans vraiment réfléchir. J'aurai dû. Je m'arrêtais dans mon élan, me mordit plus ou moins discrètement la lèvre, cachant tant bien que mal mon malaise Oui, j'en avais envie, vraiment, alors j'avais répondu d'instinct. Mais c'était pas possible. Ou peut être un peu ? J'aimerai y croire Alors j'essayais de réfléchir de manière posée. Pragmatique. Mais comment pouvais-je l'être à ce sujet ? Je l'aimais, bon sang. Autant que ça me tuait de l'avouer, même à moi même, c'était le cas. C'était encore le cas, plutôt. J'avais presque réussi à ne plus penser à elle avec le temps, et voilà que nous tombions l'une sur l'autre par le plus beau des hasards – des amis communs dont nous n'étions même pas au courant. Et voilà que je ne pouvais plus nier que les sentiments étaient toujours là. Mais si je vagabondais sans aucun autre but que celui de gagner mon pain tout en ayant du fun avant, ma situation avait quelque peu changée maintenant. Sans que je sois moi même capable de la définir, de poser des mots clairs dessus. Je butais des trucs pas humains et dangereux. Ne pas oublier le dangereux. Je n'aimais pas le dire comme ça, je préférais mettre en avant le côté « quête », ces trucs là.... Mais il fallait voir les choses en face : je tuais. Des créatures qui tueraient beaucoup plus si je ne les arrêtais pas. Et en prime, j'essayais d'aider mon pote, mon presque-frère, devenu démon, à redevenir humain. Je ne pouvais pas confier un mot de tout cela à Abigail alors que j'en mourrais d'envie. Ce que je vis me semble tellement délirant parfois, que j'ai envie de lâcher prise et de déballer mon fardeau. Mais non. Cette nouvelle activité ne venait que s'ajouter à la liste de tout ce que je devais garder secret. Et comment je gardais cela secret si nous vagabondions ensemble ? Faudrait que j'arrête. Ce qui me mène à la question fatidique : puis-je faire demi tour sur la route que j'ai empruntée ? Au fond de moi, j'ai bien peur qu'elle soit autant à sens unique que le côté obscur de la force.

Mon sourire revient un peu plus quand elle prononce les deux expressions magiques « ne pas se prendre la tête » et « voir où ça nous mène ». Je lâche un rire. Allez, décontracte toi Charlie. Profite un peu. Pour ce que t'en sais, le ciel peut nous tomber sur la tête demain. Maintenant que je sais que l'apocalypse n'est pas qu'un mythe, je devrais vraiment adopter ce mode de vie plus souvent. Juste profiter. Ok, j'ai des potes qui ont su arrêter Satan en personne une fois. Et j'aimais avoir toute confiane en eux et me dire qu'ils seraient capables de le refaire une deuxième fois. Sans espoir, on avance pas. Mais si la possibilité d'une fin du monde me servait d'excuse pour arrêter de me prendre la tête.... J'avançais un peu timidement ma main vers la sienne. Pendant qu'on y est....

« T'as raison. Je réfléchis trop de toute façon, c'est un défaut assez embêtant. Au fond, on peut mourir d'un stupide accident de la route demain matin, alors autant profiter et aviser après. »

Ouais. D'un accident de la route. J'ai envie de rire.


☾ anesidora


Death whispered a lullaby.
Out on the road there are fireflies circling, deep in the woods, where the lost souls hide. Over the hill there are men returning, trying to find some peace of mind (Opeth)


Les pulls moches <3:
 


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Hunter
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Abigail C. Becker
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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝ Ven 13 Avr - 3:59
PS : Et là, on en parle du délais? #teamHibernation

"jioregjkldmz, CHARLIE?"

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.


— Ouais, ce serait chouette ! T'as déjà fait le tour du pays toi ?
— Plus ou moins, ouais. Mais depuis mon retour sur le continent, j'ai pas trop décollé de Chicago. J'avais été pas mal occupée ici, et ce malgré ma résolution de me mettre à fond dans la chasse. Entre mon rôle de garde-toutous, mes cours de sorcellerie, mes cuites avec un flic sociopathes, et autres responsabilités... Je ne pouvais me permettre de vagabonder trop loin. Maintenant que les Graham étaient revenus, et que Charlie était dans les parages, les choses allaient peut-être changer. Plus grand chose ne me retenait ici, d'autant plus qu'Elizabeth était partie.

— T'as raison. Je réfléchis trop de toute façon, c'est un défaut assez embêtant. Au fond, on peut mourir d'un stupide accident de la route demain matin, alors autant profiter et aviser après. Sa main s'approchait dangereusement de la mienne. Panique. J'avais terriblement envie de faire de même, et pourtant, j'étais bien trop flippée pour ça. Allez meuf. Bouge toi. Tu buttes des vampires, mais tu peux pas tenir une main. Bordel.
— Un accident de la route, ou bien même une apocalypse. J'avais balancé ça le plus sérieusement du monde. Parce qu'après tout, pourquoi pas. Ce ne serait pas la première fois. Seulement, c'était mon normal à moi, pas le siens. Il fallait que je me mette ça dans le crâne une bonne fois pour toute. J'en rajoutais alors une bonne couche, histoire de coller ça sur le compte de mon humour noir. On n'est jamais à l'abris d'une apocalypse. Petit rire nerveux. J'avançais ma main, touchant la sienne du bout des doigts. Je me sentais obliger de continuer à parler, afin de dissiper mon malaise. Avec un peu de chance, ce sera une apocalypse zombie. On pourrait avoir des tenues super badass et plein d'armes. C'était toujours plus cool que de balancer du sel à des fantômes.

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MessageSujet: Re: "jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury ⚝
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"jioregjkldmz, CHARLIE?" ► ft. c. bradbury

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