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 serais-tu là ? (calyran #2)

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Message Sujet: Re: serais-tu là ? (calyran #2) Ven 3 Nov - 22:25


SERAIS-TU LÀ ?
Pour sûr, ces quelques paroles soufflées à son oreille lui ont fait un bien fou. Mais elles n’ont pas tout à fait balayé cette culpabilité, car il sentait encore à quel point il avait pu raviver cette flamme douloureuse. Celle qu’elle avait tenté d’étouffer en l’enfermant dans une petite boîte en métal, et la glissant sous son lit. Toujours là, sans l’oublier. À dormir sur ces souvenirs qui s’accrochaient à sa carcasse comme une vieille stigmate de mazout. Un oiseau qui ne pouvait plus voler…

La main de son amie passe dans son dos à son tour, et c’est là un geste qui lui fait aussi du bien. Ciaran est facilement touché par ces attentions, car c’est ce dont il a besoin pour se sentir compris, aimé, vivant. Le contact physique ne l’a jamais vraiment rebuté, et l’a toujours cherché auprès des êtres aimés. Où est Romy en ce moment ? Difficile de ne pas y penser, il est vrai. Difficile d’être là sans être avec elle, dans l’ailleurs qu’ils partagent désormais. La voix de son amie le ramena à la réalité. Il était inquiet qu’elle lui en veuille d’avoir ainsi fouillé dans sa vie, dans ses souvenirs, et ce sans considérer les vraies répercussions que cela pouvait avoir.

Il n’avait pas pu s’en empêcher. Pour veiller sur elle, ni plus ni moins.

Pour autant il guettait sa réponse, pendu à ses lèvres. Et le suspense qu’elle installa volontairement lui tordait l’estomac, et même le visage, dans une expression d’inquiétude à peine dissimulée. L’irlandais cherchait même ses yeux à ce moment-là, puis y décela de la malice. Elle jouait avec ses sentiments, pas vrai ? « Oui ou non ? Tu veux me taper ? T’as le droit, tu le s- » balance t-il au beau milieu de sa scène de théâtre, impatient et nerveux, mais fut coupé par le geste de Calypso qui le fit basculer en arrière, tombant dos contre le matelas qui rebondit un peu sous l’impact. « T’as de la chance que je sois pas si cassé que ça pour mon âge ! » se défendit-il alors qu’il accueillait son amie sur lui, se démarquant en position de force. Il avait les sourcils un peu froncés. La réponse, vite ! Elle finit par lui lâcher le morceau et il en leva les yeux au ciel, un long soupir nasal pour l’accompagner. Le soulagement exprimé en une leçon. Il en laissa même dix bonnes secondes de silence, pour récupérer. Et au fil de la conversation, il fut quelque peu rassuré. Pas tant par ce fameux fantôme ressurgit du passé - son intuition était tenace - mais bien pour le reste.

« Ça c’est sûr que t’es pas du FBI… agent O’Brien au rapport… » osa t-il caler après sa comparaison avec lui en terme d’investigateur, arborant un sourire fripon. Ciaran sembla reprendre son sérieux en entendant la fin de la phrase. Il avait retrouvé le chemin de ses prunelles et n’avait pas bougé, étalé comme un chiffon sur le matelas.

Une intuition qu’il allait devoir dérouler face à son amie… par respect, la franchise devait être de mise. Chose qui n’était pas si compliquée pour lui, qui en jouait en permanence. Sauf dans certains cas, bien sûr. Quand on lui demandait comment ça allait, par exemple.

Il tenta d’aller chercher son regard, mais ce n’était pas si simple que ça dans leur position. « Wow. Tu dois avoir une vue imprenable sur mon double-menton… ! » fit-il remarquer dans un presque-murmure alors qu’il tentait de la regarder correctement, le menton au plus proche des clavicules. Il abandonna cet exercice et laissa à nouveau sa tête reposer sur le molletonné de la couette, contemplant le blanc du plafond. Il sembla fort pensif — et d’autant plus lorsqu’elle lui demanda son avis sur l’affaire Sojka. Les derniers mots le firent pouffer, assurément. Il en ramena même l’une de ses mains pour l’écraser sur son visage. Caly… Le béguin est là, c’est évident. Matthew avait de la concurrence visiblement !

« Ah, pardon, monsieur a une Audi ! Ça change tout. On signe où ? » finit-il par dire, le sourire aux lèvres. Sa main ne se replaça pas à sa place initiale mais alla décoiffer son amie à la place, presque à l’aveugle. (Presque. Il manquerait plus qu’il l’éborgne par erreur en cette soirée placée sous le signe de la confidence et de la détente.) Son autre main tripotait sa propre tignasse corbeau. « Bon… puisque tu veux mon avis… » son sourire s’estompe un peu ; il pense certainement trop à cette sensation désagréable qu’il lui avait laissé en le croisant, à ce qu’il avait pu imaginer. Mais aussi à la réaction que pourrait avoir l’enseignante à l’énonce de certains de ses ressentis.

« Disons qu’il avait l’air très froid quand je l’ai croisé dans le hall, pas énervé ou nerveux, juste… glacial. » le vieil irlandais semble être retourné dans la scène de ses souvenirs, d’où le poids des mots, du silence qui pouvait s’intercaler entre ses différentes phrases. « Il m’a pas inspiré confiance… pas du tout en fait. » Il se plonge un peu trop dans son bol à émotions. L’intuition parle. « Je sais pas, il aurait dû être énervé aussi, triste, vexé, quelque chose ! Humain, voulait-il dire. Ciaran accompagna sa réflexion en bougeant une de ses mains, expressif à souhait. Mais y avait rien. Enfin, j’ai rien ressenti, on aurait dit une porte de prison. » Et il savait de quoi il parlait. Et pour cause… pour aiguiser son argumentation, il ajouta. « Tu sais, y a des gens comme ça tu me diras, ils cachent bien leurs émotions, ce genre de choses. Mais même si tu arrives à les cacher, il y a quelque chose qui ne trompe jamais, et c’est ton coeur. » Là ça faisait un peu slogan à la Disney, mais il n’était pas vraiment sur cette longueur d’onde… « Ce que je veux dire, c’est que son cœur battait… comme ça… tictactictac…» en marquant le rythme lent et régulier avec son index. « Sans aucune variation, comme s’il était en train de dormir. Quelqu’un d’énervé, de triste… son cœur, il bat vite, il s’emballe. Il réagit. » Et elle ne s’imaginait pas à quel point le cœur pouvait changer de fréquence, et à quel vitesse…

Mais là, rien. Et oui, il était capable d’entendre le cœur des autres lorsqu’il était suffisamment proche et dans un environnement silencieux, son ouïe quelque peu fabuleuse le lui permettant. Il glissa sa main de son front jusqu’à la passer dans ses cheveux. Silence. Il inspira doucement et continua sur sa lancée. « C’est ça qui m’a paru bizarre et qui m’a alerté. Il aurait pu te vouloir du mal, j’en sais rien… » et passa soudainement à un autre registre, « Mais tout ça c’est qu’un ressenti, c’est… pas important comparé à ce que toi tu ressens. Tu le connais mieux que moi. Je l’ai croisé qu’une… trois… bon, quatre ou cinq fois. Mais ça ne vaut pas grand chose au final. Juste… » aïe, il ne voulait pas aller jusque là, mais il dû toutefois s’y résigner… « …enfin, garde l’œil ouvert, d’accord ? Les gens changent… » ou ne changent pas, justement.

Encore un silence.

Il la coupe presque dans son élan, le naturel revenant au galop.

« …et il s’est rien passé dans l’Audi ? »

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but something kept me standing by that hospital bed. I should have quit but instead, I took care of you. you made me sleep and uneven and I didn't believe them — when they told me that there was no saving you

Ça glapit en #B7950B !
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Message Sujet: Re: serais-tu là ? (calyran #2) Mar 7 Nov - 22:47

Serais-tu là ?



Caly éclate de rire. Un rire doux qui vient du cœur. Un rire qu'elle gardait caché depuis tant d'année. Au côté de Ciaran, la femme se redécouvre peu à peu et elle ne peut nier qu'elle se manquait cruellement. Avachie sur son ami, elle regarde toujours son adorable et non double menton sans perdre de son sourire amusé. Pourtant, elle attends une réponse franche à sa demande. C'est important pour la prophétesse d'avoir son avis. Sa franchise est d'or. Alors elle patiente bien sagement tout en relevant le mollet. Sa cheville tourne doucement dans le vide. « Ah, pardon, monsieur a une Audi ! Ça change tout. On signe où ? » Elle entend la moquerie mais ne s'offusque pas. Son poing le frappe sans force au niveau de la clavicule qu'elle ne recouvre pas de sa bouille. Sa bouche fait une moue adorable. Oui son Audi est belle, cela n'enlève rien au plaisir d'avoir passé un peu de temps dedans... Le souvenir lui percute l'esprit, offre ses images jusqu'à l'audace. Elle tente de le chasser en se concentrant sur la voix de Ciaran. Et enfin il s'engouffre dans la brèche, captant alors toute son attention. Oui je veux ton avis. Qu'elle pense si fort tout en se concentrant sur ses lèvres.

En même temps, il s'agit de son ami qui n'a pas sa langue dans sa poche. Un avis certes, mais pas une dissertation sur Youri. Pourtant elle l'écoute, bien que plus il avance dans son ressenti, plus son sourire pâli. Elle le sait très intuitif... Peut-être son instinct de renard, que savait-elle au juste de cette partie de lui ? Rien justement, mais elle connaissait sa partie humaine et lui accordait une confiance aveugle. Caly se renferme peu à peu, le regard déviant vers le bas. Son index plié entre ses dents, elle écoute sans dire un mot et tente de rejoindre son analyse. Après tout, le portrait qu'il peint du blondinet n'est pas si éloigné de la vérité. Il a toujours eu ce côté froid, même en étant avec Amy... Seulement, elle avait volontairement gommé ce détail. Mais Ciaran mets le doigt dessus. Sa bonne humeur commence à prendre la poudre d'escampette... « Ce que je veux dire, c’est que son cœur battait… comme ça… tic… tac… tic… tac…»Ses perles clairs se relèvent pour fixer son index. Elle comprends et il n'a pas tord. Les battements du cœur trahissent les émotions. Il aurait dû battre à tout rompre... Elle se souvient du sien qui s'affolait dans sa poitrine lorsqu'elle lui a craché dessus. Ce qu'il lui confie ne la conforte pas. Son index est relâché au profit d'un lourd soupir. Mais elle ne se prononce pas. Du moins, pas encore. Elle emmagasine les informations dans un coin de sa tête. Quand elle capte qu'il est capable d'écouter le cœur des autres... et donc le sien. La pensée la crispe un peu.

'Te vouloir du mal'... Youri ?
Cette fois, son visage est serré. Et si c'était le cas ? S'il pouvait lever la main sur elle ? S'il faisait partie de ses enflures qui aiment frapper les femmes ? Elle n'ose y croire. Il l'a aidé au Havana. C'est juste de la spéculation... rien de plus. lui souffle son Soi.
Ne plus le revoir ?

Ciaran rebondit sur autre chose. Sa pensée sombre s'estompe doucement. Elle se relève un peu en prenant appuie sur son coude. La tempe entre ses doigts. Légèrement sur-élevée, elle le regarde, vacillant entre ses perles noisettes et sa bouche. Et ose un fin sourire devant sa confidence. Alors comme ça il l'a croisé plusieurs fois. Oh elle n'ira pas jusqu'à lui demander plus d'explications. Ciaran est ce qu'il est, et elle le sait trop inquiet pour laisser Youri tranquille, du moins, tant qu'il ne sera pas totalement rassuré sur ses intentions. Là encore, elle le comprends. Elle aurait fait de même si une fille un peu trop bizarre lui tournait autour.  « …enfin, garde l’œil ouvert, d’accord ? Les gens changent… » Elle hoche doucement la tête, prête à rajouter quelque chose mais il la coupe dans son élan, amusée. C'est fréquent chez Ciaran, un vrai moulin à parole. Mais lorsqu'il posa sa dernière question, son sourire se fana aussitôt. Son regard fuit le sien une fraction de seconde. Comment ne pas lui mentir ? En détournant la vérité ? Peine perdue, il saura qu'elle n'est pas franche. Son cœur la trahi en s'emballant de nouveau, comme ranimer au souvenir de l'Audi. « Oh... et bien je ne dirais pas ça... » qu'elle avoue à demi-mot. Elle sourit doucement en jouant l’énigmatique et se laisse chuter au côté de Ciaran, dos contre le matelas comme une masse. Les mains le long de sa silhouette, paumes ouvertes sur du vide. Ses perles limpides fixant le plafond, offrant son profil délicat.
«Je l'ai embrassé. Deux fois... Il s'est approché de moi et … et je ne sais pas. Tout a basculé. » La pulpe de son pouce caresse doucement sa lèvre inférieur en souriant lentement, comme si elle se souvenait du goût de sa bouche contre la sienne, velours. «Je sais ce que tu penses. J'ai l'impression que je ne devrais pas. Quelque part je me déteste tu sais. Mais je n'arrive pas à regretter. » Elle tourne la tête dans sa direction. «Je voulais l'embrasser. » Le ton est sérieux. Tout comme le regard qu'elle lui lance. «As-tu déjà ressenti ça ? Cette attraction si forte qu'il est impossible d'y résister ? Caly le fixe intensément. «Ça te tord les entrailles et fait battre ton cœur jusqu'à l'implosion ? C'est ce que j'ai ressenti.. » Et ressens encore rien qu'en pensant à Lui. Elle se sent tellement ridicule à se livrer à ce genre de confidence qu'elle se barre les yeux de son avant-bras, embarrassée. Elle qui n'est pas friande de ces exercices. Se livrer soulage la conscience mais la peur du jugement la toise de haut. Sa bouche sourit de plus belle et le rire qu'elle échappe est nerveux. «Ne me regarde pas comme ça... dis moi quelque chose ! »


Codage par Libella sur Graphiorum
[/i]


Je remets ma vie à... Un plus tard abandonné. Pour simplement vivre. Tenter d'atteindre une humanité. Des lambeaux de terre, me regardaient disparaître. Et parmi les pierres, je vivais et j'espérais, tu sais...


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