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 serais-tu là ? (calyran #2)

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Métier : Infirmier alors qu'il jouit d'un doctorat en médecine. 3ème année en Lettres Classiques, parce qu'il a du fric à claquer et une soif de connaissances à assouvir.
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Message Sujet: serais-tu là ? (calyran #2) Lun 11 Sep - 22:05

Statut du rp

sujet privé; ft. calypso

type ❖ flashback très léger

date ❖ dimanche 17 avril

informations spatio-temporelles ❖ dans l'appartement de Calypso, c'est plutôt rangé pour une fois, il la félicite en lui léchant le museau !

intervention du MJ ❖ non merci !

Autre ❖ un temps pour la guimauve dans ce monde de brutes.

© HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW



SERAIS-TU LÀ ?
L’oreille pressée contre la porte, Ciaran réitéra son appel. « Calyyyyyy ? » qui fut sans réponse, une nouvelle fois. Cela voulait certainement dire qu’elle n’était pas là… ça semblait tellement logique qu’il aurait peut-être dû éviter de l’appeler plusieurs fois comme un idiot. L’homme soupira un peu en laissant sa tête retomber vers l’arrière. Il fallait vraiment qu’il lui parle là, c’était urgent. Sa curiosité devait être apaisée et vite ! De toute évidence il devrait attendre, et il n’allait pas réussir à tenir en place si elle prenait dix heures à venir. C’est la raison pour laquelle il lui laissa un simple texto, tout bête. Où es-tu ? et parce que nous sommes dimanche, Ciaran est encore moins serein. Ces derniers temps, son amie était quelque peu… maussade. Elle avait même craché sur ses habituels footing. Alors ne pas la voir à l’appartement pour le jour du seigneur ? Impensable.

Enat avait enfin trouvé le sommeil et il avait passé quelques heures à ses côtés à lire de vieux contes irlandais, illustrés qui plus est. Jusqu’au moment où il n’avait su ôter de ses pensées cette histoire de flic qui était venue la voir, et ça vous voyez, c’était juste… rageant ! En fait, le centenaire l’avait suivi et avait mené un peu son enquête, sans savoir s’en empêcher. Et s’il représentait une menace ? Ça n’avait pas l’air d’être un… enfin, vous savez ? Un démon. Pourtant, il n’avait pas pu se détacher d’une idée : que cette histoire était louche.

Et… comment dire ? Cet homme était étrange. Comme s’il était enveloppé de froid, mais que son corps souriait, vibrait, se réalisait. Comment était-ce possible ? L’impression était étrange et il ne savait pas d’où l’officier pouvait sortir. Il ne l’avait jamais vu avant, après tout. Et la première fois, c’était sur leur palier, à se faire engueuler comme du poisson pourri par l’une de ses plus chères amies. Alors oui, notre familier avait suffisamment d’éléments pour avoir à s’en soucier !

Alors, finalement, il s’était introduit chez elle avec le double des clés qu’elle lui avait confié depuis quelques temps déjà. Il referma même derrière lui, déposant le trousseau sur la table basse. Le petit brun se baladait certes comme s’il était chez lui, mais respectait autant les lieux. Tiens, elle a fait un peu de ménage, ça sent le produit d’entretien. L’irlandais se stoppa face à la baie vitrée, mains sur les hanches. Bon, et maintenant ? Je fais quoi ? Et soupira en relâchant ses bras le long de sa carcasse, se mettant à marcher çà et là. Si elle essaie de m’éviter, moi, Ciarán Ó Flaithearta, il vaudrait mieux que je… et vit un plaid en boule sur son lit, en passant près de la chambre. De quoi réveiller ses bas instincts. Il s’approcha un peu, portant l’une de ses mains à sa bouche qui formait une petite moue. Dormir… ça avait l’air si douillet… ce n’était pas grave après tout, s’il restait ici le temps qu’elle revienne, hein ? Tout le monde faisait sa sieste en plus, alors pourquoi pas lui ?

De fait, le renard va se lover contre le plaid après être passé par dessous, cherchant la meilleure position pour récupérer l’onctueuse chaleur du tissu. (Il avait perdu son aspect humanoïde pour le troquer contre celui d’un Vulpes.) L’animal se roula en boule, laissant dépasser une bonne partie de son museau du dessous du plaid, formant alors un petit tas étrange. Elle va revenir, se rassure t-il avant de fermer ses yeux ambrés sur le noir de ses paupières. Je t’attendrais. Un petit soupir sec qui coula sur quelques secondes. En moins de deux minutes, il était parti dans ses songes, chose ô combien naturelle après ces derniers jours passés à travailler comme un damné à l’hôpital.

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Message Sujet: Re: serais-tu là ? (calyran #2) Mar 12 Sep - 18:55

Serais-tu là ?



… My hands are tied
My body la la la laaaaaa
Nothing to win and
Nothing left to looooose…


Qui a dit que de chanter (s’époumoner pour être exact) est interdit dans les voitures ?
Ce n’est pas Caly qui irait s’en plaindre. Fenêtre ouverte et cheveux fouettés par l’air frais qui s’engouffre dans son habitacle, la brunette se laisse aller à un classique Irlandais. U2 pour citer cette Légende, groupe préféré de son défunt père. Le cœur léger, la petite voiture mauve file à toute vitesse dans la ville.

And you giiiiiiiiiiive yourself awaaaaay
And you giiiiiiiiive yourself away
And you giiiiiiiiiiiive
And you giiiiiiiiiiiive
And you giiiiiiiiiiiiiive yourself awaaaaay !!


Elle se contrefiche bien d’attirer le regard étonné de son voisin de couloir. Stoppée au rouge, elle tape sur son volant, tête en arrière alors que résonne le son typique d’une basse qu’elle chérie secrètement. C’est un instrument qu’elle apprécie énormément… Dommage que son père est insisté pour lui donner des leçons de piano, la jeune fille voyait déjà ses doigts pincer les cordes de cette guitare à la Barry White. Son voisin commence à sourire en l’écoutant chanter un ‘give’ assez strident. Elle ne chante pas juste quand il s’agit de lâcher prise dans sa titine préférée. Et franchement ? Elle s’en fout !

With or without yoooooooooou
With or without yooooooooou
I can't liiiiiiiiiive
With or without yooooooooooou
OOOOOOh OOOOHHHHHH OOOHHHH !!!


Chanson de circonstance ? Ou simple hasard d’un aléatoire. Elle se sent rougir bêtement en répétant les derniers mots avant de se laisser aller à un ‘OH’ très expressif et délivreur tout en se dandinant sur son fauteuil. Elle vient de quitter Youri. Il lui avait promis que sa titine serait entre de bonnes mains. Il ne lui a pas menti. Sa citadine respire le neuf et transpire une seconde vie. Ses pneus accrochent l’asphalte avec aisance, facilitant sa conduite assez sportive, il faut l’avouer. Les rapports sont courts chez Caly. Le moteur ronronne à ses oreilles…
Elle a le sourire aux lèvres.

****

Le bip caractéristique de l’ascenseur siffle bruyamment, suivit de la voix métallique indiquant son étage. Les portes s’ouvrent sur une Calypso souriante. Presque pleine de vie. Ses talons épousent la moquette moelleuse qui mène à son appartement d’une démarche souple et gracieuse. Le nez est déjà baissé vers son sac éventré, à la recherche de ses clés. Une fois immobilisée devant sa porte, elle jette machinalement un regard vers celle de Ciaran. Elle se fait la promesse de lui envoyer un message dans la soirée. Elle a envie de le voir et de discuter d’un peu tout et n’importe quoi. Mais avant, elle rêve d’une bonne douche et d’un diner. Si si, d’un diner copieux à s’en faire exploser l’estomac. Ce dernier n’a pas mangé correctement depuis des lustres. Elle ne sait pas d’où vient cet engouement soudain pour se sentir tout simplement vivante. La bonne humeur transpire de ses pores, de son sourire éclatant qui ne quitte plus sa bouche. Elle a récupéré sa voiture… Ça se fête !
Ou bien est-ce ce spectre qui peuple de nouveau ta vie ?

La jeune femme referme la porte derrière elle, en prenant soin de bien donner un tour de clé. (Elle ne remarque le second trousseau posé dans son entrée.) Le buste plié en avant, sa main agrippe le talon de son escarpin et le retire doucement. Libération. Elle ne les portait pas souvent ceux-là. De vraies saloperies ! Le second suit la même direction, jeté cette fois sans ménagement. Sa veste est pliée et balancée sur son divan. Comme à son habitude, elle presse le bouton de son répondeur afin d’écouter ses messages tout en déambulant dans son salon. Une main passe dans ses cheveux qui commencent à prendre une nouvelle longueur.

*Vous avez un nouveau message. Aujourd’hui à Onze heure vingt-quatre :
Calypso ? –silence- Calypso ? Rha j’aime pas ce truc. T’es là ? –silence- J’dois appuyer sur le 1, c’est ça ? … Mais fais ch…
BIP
Fin des nouveaux messages.*

Elle roule des yeux, amusée pour une fois. Son oncle et la technologie… une légende. La silhouette gracile passe à côté de la tv qu’elle allume sur une chaine de musique. Une pub pour une lessive résonne dans l’appartement. Sans intérêt. La belle retire son haut, dévoilant un fin sous-vêtement en dentelle noir, tout en se dirigeant vers sa chambre. Quelques pas suffisent pour la rejoindre. Caly passe à côté de son lit, y balance le vêtement d’un geste leste. Le tissu chute non loin d’une pointe de … museau. Sa tête tourne dans la direction de ce truc aux moustaches. Elle regarde une fois, sans le voir tout en portant les mains à la fermeture éclair dans son dos, lorsque ses perles reviennent aussitôt sur le museau l’arrêtant dans son geste… elle bloque sur l’énorme MUSEAU ! Elle pousse un cri d’effroi tout en se reculant vivement, manquant de s’empêtrer dans son tapis. Le professeur se rattrape de justesse à son armoire tout en regardant la chose sur son lit. BORDEL DE MERDE ! « UN RAT !!! » qu’elle échappe d’une voix étranglée. « J’aime les animaux… j’aime les animaux… » qu’elle essaie de se convaincre tout en regardant la grosse bestiole bouger. Son regard cherche rapidement de quoi s’armer pour se défendre si cette chose vient à lui sauter à la gorge. Et l’arme qu’elle s’empare est un bouquin aussi vieux que la voisine de son palier,  il pèse son poids. Ses mains se lèvent au-dessus de sa tête, prête à lui balancer sur la gueule…

Ça gesticule sous le plaid. Elle cri aussitôt en fermant fortement les paupières.
Le bouquin est lancé comme un missile sur le lit… Instinct de survie…


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Message Sujet: Re: serais-tu là ? (calyran #2) Mar 12 Sep - 19:47


SERAIS-TU LÀ ?
C’est sans conteste que le renard n’est pas réveillé par les coups de clés dans la porte. Ni par le son hurlant de la messagerie. Il est encore endormi, et il ne saurait certainement dire depuis combien de temps il trône sous sa carapace de velours. Pourtant, les pas finissent par titiller son ouïe surdéveloppée, l’instinct du renard étant largement basé sur la survie qu’autre chose. De nature méfiante, même dans un environnement connu, il avait tout de même fini par se délivrer des bras de Morphée. L’odeur de Calypso est là, il ne s’agit pas de quelqu’un d’autre. Un premier point sur lequel il se reposa volontiers, se contentant de s’étirer un peu les pattes, engourdies par sa léthargie. Ses yeux s’ouvrent et il finit par bailler, ses babines se retroussant légèrement sous le geste, dévoilant une rangée de crocs comme neige. Il n’avait réalisé qu’il ne s’était présenté qu’une seule fois ainsi face à son amie (pourtant chère à son cœur), chose qui aurait eu don de l’alerter. Tout comme l’inattendu de sa présence, qu’il prit encore moins en compte, pour la simple et bonne raison qu’il était encore dans un nuage vaporeux.

Puis il y eut la présence de son amie dans la pièce, qu’il sentit aussitôt le seuil franchi. Le parfum qui se détache pour chuter sous forme d’un spot sur le lit, qu’il imagina facilement être un vêtement. Zut. Zut, zut, et re-zut. Niveau réactivité il s’était connu un peu plus vif. Surtout que là, elle était en train de se déshabiller. Il aurait pu être un peu moins intrusif sur le coup, mais elle l’avait devancé. Et puisqu’il était incapable de parler sous cette forme… « UN RAT !!! » ouille, ses oreilles ! L’irlandais comprend très vite qu’il faut bouger, et arrêter de se la couler douce sous le plaid. Sauf que le moindre mouvement pourrait faire paniquer Calypso… « J’aime les animaux… j’aime les animaux… » …non, en fait, elle était déjà en train de paniquer. Ciaran l’entend prendre quelque chose en main et se prépare à bouger. Il leva un peu la tête et il comprit le danger dès lors où il sentit le mouvement s'accentuer.

Aussi se faufila t-il de dessous le plaid pour descendre du lit — comme une furie serpentant au ras du sol. Le moment où le livre s’éclata sur son abri de fortune, qu’il avait bien heureusement quitté pour le sol de la chambre. Le rouquin s’était caché derrière la tranche du lit pour ne pas être à vue. Il couinait un peu, non moins surpris par l’agressivité de Caly. Toujours caché derrière, il shift sa forme pour reprendre celle du petit brun à la touffe brune désordonnée. Là, Ciaran leva un peu la tête et se prit un autre projectile, qu’il évita de justesse. « C-Caly, c’est moi ! » lui assura t-il dans leur langue natale, non moins empressé par l’émotion. Encore un peu et son cœur allait lui sortir par les trous de nez. « Temps mort ! Je suis désolé. Je voulais pas te faire peur… j’ai pas réfléchi. Je suis vraiment désolé ! Tu m’en veux pas ? J’ai laissé les clés dans l’entrée pourtant. Tu les as pas vues ? » et il leva un peu la tête dans sa direction à nouveau, remarquant que maintenant sa toilette. « Oh, il est joli celui-là. » en parlant de son sous-vêtement en dentelle noir, un sourire affectueux vissé aux lèvres. Rien d’irrespectueux dans son regard, bien au contraire. Mais rien de bien agréable non plus pour qui serait pudique. Ciaran n’avait pas franchement de tabous dans ce domaine-là et il ne serait pas le premier à juger son amie, même à moitié nue ! Un détail qui ne le dérangea absolument pas, vous l’avez bien compris.

Seule la moitié de son visage était visible, le nez coincé sur le rebord du matelas. « Tu veux que… ? » et il plaça presque par dépit l’une de ses paumes dans l’axe de ses yeux, histoire de cacher la vision qu’elle lui offrait. « Il fallait que je te parle, d’accord ? Genre, sur une échelle de 0 à 10, c'est le 11 septembre. Puis je me suis inquiété… tu sors jamais le dimanche en plus, surtout ces derniers temps. Je sais bien que tu as le droit hein, c’est juste que… tu as regardé tes sms ? Non, tu n’as pas dû regarder parce que sinon tu serais déjà là depuis… disons… un moment… je sais plus quand je suis arrivé en fait… hein, pas vrai ? Si tu avais lu tu serais venue ? » et il avait visiblement fini de débiter, puisqu’il était remonté jusqu’au lit pour s’y assoir, à garder sa main devant ses petits yeux marrons pour faire barrage. Un léger mouvement de la tête, le fait que Caly ait bougé lui avait amené une odeur… différente. Celle de quelqu’un d’autre. Ce quelqu’un qu’il connaissait. Ce quelqu’un… c’était pour ça qu’il était venu la trouver ! Visiblement, Sojka l’avait doublé. Son nez se fronce un peu, formant alors une moue un peu renfrognée sur l’ensemble de son visage. Oui, il a beaucoup de questions à lui poser sur le sujet…

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Message Sujet: Re: serais-tu là ? (calyran #2) Mar 12 Sep - 23:18

Serais-tu là ?



Tout sauf ça ! Pitié tout sauf ça !
Elle trépigne sur place, comme si une bestiole lui remontait le long des jambes. C’est viscéral cette peur des rats. Caly les trouve mal propres avec leurs petits yeux vicieux. Sa peau en frémit.  Elle grogne presque comme si c’était elle l’animal malmené. Son nez se dresse vers le plafond alors qu’elle ouvre un œil paniqué dans sa direction, et remarque que la chose sur son lit n’y est plus. Pire ça couine ! Il n’est pas assommé !! L’angoisse lui fait prendre la première chose qui lui passe sous la main, à savoir un cintre à l’armature matelassé.  Elle le balance dans sa direction (elle sait viser) en retenant un petit gémissement dégoûté. Son regard vrille aussitôt vers la sortie de sa chambre, prête à prendre ses jambes à son cou. Mais la porte est éloignée… et elle n’est pas aussi vive que lui ou elle ! Il aura le temps de lui bouffer le mollet au moins une dizaine de fois avant qu’elle ne rampe jusqu’à sa porte pour ensuite se laisser mourir d’une longue et atroce agonie, servant de repas à ses petites dents acérés (la peur et ses visions fatalement sordides). Peu importe. La brune est prête à tenter le coup…

Seulement cette voix… Ce gaélique…

La jeune femme cligne des yeux. Pétrifiée sur place. Sur le moment, elle ne saisit pas. Les mots lui parviennent, mais sa fichue trouille est toujours campée dans ses entrailles. Son esprit en alerte commence à clarifier les choses… lentement… très lentement… Son regard s’arrondi sous la révélation… Bordel de flûte… « CIA…. CIARAN !? » qu’elle échappe d’une voix bien trop forte à son goût. « Mais qu’est-ce… Ses sourcils se froncent joliment tandis que sa bouille s’incline sur un côté, observant la touffe brune sortir de sa planque. Les traits familiers de Ciaran se distinguent nettement, chassant peu à peu sa peur. L’allègement est là… Son corps se détend également. C’était donc lui, allongé sous son plaid et non un rat dégueulasse. Quel idiot ! Elle aurait pu lui faire très mal. La bouche figée dans un joli ‘o’, elle observe son ami se confondre en excuses… parler de clés… voilà comment il est entré. Logique… qui est la maligne qui lui a refourgué son double ? On se le demande ! Caly soupire cette fois de soulagement. Un gros gros soulagement. L’envie de rire monte lentement mais la remarque sur son sous-vêtement qu’elle expose sans pudeur la stop net et lui brûle les joues instantanément. Son regard chute sur sa dentelle. « Ciaran ! Merde ! » Qu’elle grogne en cherchant du regard quoi se foutre sur le dos tout en repliant ses avant-bras contre sa poitrine pour se planquer tant bien que mal, une jambe pliée contre l’autre. « Tu veux que… » « Oui je veux ! »qu’elle répond du tac au tac. Il n’est pas croyable ! Elle l’observe bouger pour se remettre sur son lit de sa forme humaine et s’assure en tendant un bras dans sa direction qu’il ne triche pas en secouant bêtement sa main … Satisfaisant…

La voix de Ciaran résonne dans son dos. Calypso s’appuie déjà sur l’arête des portes ouvertes de son armoire, à la recherche d’un vêtement à se mettre sur le dos. Elle opte pour un sweat gris un peu large mais qui la couvrira de la gorge jusqu’au-dessus du nombril. L’enseignante l’enfile déjà rapidement et le tire correctement à ses hanches. Elle en profite pour faire glisser sa jupe à ses chevilles, quitte ses bas chair dans le même mouvement pour enfiler un bas de jog’ de la même couleur. Ses pieds écrasent ses fringues qu’elle s’occupera plus tard. Sa priorité reste Cici. Oh elle écoute ce qu’il débite et ne peut s’empêcher de sourire. C’est fou comme il peut être inquiet dès que la routine est brisée…  Non elle ne le prend pas pour un malade. Jamais. Leur relation est bien trop profonde et pure pour avoir ce genre de jugement. Caly le connait et son inquiétude envers elle la touche à chaque fois. C’est la seule personne qui lui accorde autant d’attention, bien qu’étouffante par moment… mais Ciaran restera Ciaran… Elle laisse les portes de l’armoire ouvertes pour le coup, sa silhouette se détourne vers son lit. Le coin de sa bouche sourit. « Je n’ai pas eu le temps de regarder mon portable. » Qu’elle avoue en grimpant sur son lit d’un petit bond du postérieur. Elle vient se placer face à lui en prenant soin de ne pas lui écraser un membre qui traîne. Quelques doigts enroulent les masculins qu’il gardait devant ses yeux. Respectueux. Ils sont presque nez à nez lorsqu’elle retire la main de l’Irlandais. Calypso lui renvoie un regard malicieux et un sourire adorable. « Je serais venue en courant Ciaran, même à l’autre bout de la ville. Tu le sais. » Il est comme son ‘petit’ frère. Précieux. Son menton se tend vers son visage dans un mouvement gracile, sa bouche embrasse son front puis elle se recule sans perdre une once de son sourire. « Je t’ai pris pour un rat. Un énorme rat !» Elle glousse. « Heureusement que tu es vif ! Tu as de sacrés reflexes. » Son regard le toise intensément, relevant un peu le nez dans sa direction. Son cerveau turbine. Il n’est pas là pour rien connaissant l’oiseau. Son téléphone est dans son sac, qui se trouve lui-même dans l’entrée. La flemme d’aller le chercher. Alors autant aller directement dans le vif du sujet. Sa main se tend vers un coussin qu’elle ramène sur ses genoux en tailleur. « Très bien. Maintenant que je suis rentrée, dis-moi ce qui te tracasse… après on commandera chinois car je meurs de faim ! » Oui oui, c’est bien la même Calypso qui est devant lui, à le fixer de ses yeux pétillants et dont l’estomac a repris du service.


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Message Sujet: Re: serais-tu là ? (calyran #2) Mer 13 Sep - 11:12


SERAIS-TU LÀ ?
Doucement, sa main se pose contre la sienne pour lui dégager à nouveau le champ de vision. Un premier contact qui le ravit — et Ciaran s’était tenu aux volontés de son amie jusque là, bien sûr ! Une fois le visage découvert, il lui offre un grand sourire, les yeux empli d’espièglerie et de tendresse. C’était ce qu’on pouvait appeler dans le jargon courant « faire le con ». En réalité, le renard était soulagé d’avoir à retrouver Calypso aussi rayonnante. (Même avec une odeur étrangère sur elle. Ça sentait aussi un peu… l’huile à moteur ? Berk.) L’homme ne peut s’empêcher d’avoir le cœur réchauffé par la simple pensée qu’elle puisse avoir un pied dans un ‘mieux’. Pendant quelques instants, il songe à la possibilité qu’il s’agisse d’une rencontre et que… cette dernière lui fasse pousser des ailes. Pour l’avoir vécu personnellement, il pensait que cette éventualité était viable. Son esprit foisonnait tandis qu’elle s’approchait un peu, trônant elle aussi fesses contre matelas.

« Je serais venue en courant Ciaran, même à l’autre bout de la ville. Tu le sais. » « …aye, sauf si t’avais eu un problème ! » grommelle t-il, ne pouvant s’empêcher de s’inquiéter pour elle. Il a encore en mémoire ce jour où elle était mal en point, sous alimentée et sujette à des migraines violentes, voire des pertes de connaissance. Son ami était profondément impliqué dans leur relation et il ne supporterait pas de perdre quelqu’un d’autre dans son entourage par une simple distraction. (S’il savait…) Certes ses pensées étaient bien souvent dirigées vers sa maîtresse sorcière, (chose dont il n’avait pas encore touché mot à Calypso soit dit en passant), mais il ne pouvait se détacher de tout pour autant.

Elle vint déposer un chaste baiser sur son front où se battait quelques mèches corneille. Encore un geste qui le remonta comme jamais. Tout en ayant l’air de se foutre dudit geste d’ailleurs, rebondissant sur ses propos légers.

« Nianiania, un rat… bah, merci pour le compliment ! On me l’a jamais faite celle-là encore. Un rat. Franchement ? » son regard s’était échappé un peu sur le côté, ses épaules affaissées, une moue naturellement inscrite sur ses traits… « …un rat… » nouvelle grimace, presque boudeuse. Évidemment il n’en est rien. Il hausse les sourcils, lève les yeux au ciel et finit par rire à son tour. « Heureusement que tu es vif ! Tu as de sacrés réflexes. » « Et toi t’as failli me tuer à coup de bouquin ! » rétorqua t-il, faussement outré. (Notez l’aisance avec laquelle il avait évité tant la flatterie que le sujet proprement dit.) Là, un léger silence, où il baisse le nez pour regarder ses jambes en tailleur. L’instant d’après, il relève la tête et va s’échouer bras ouverts sur Calypso. « Tu m’as manqué ! » il l’avait au cou, bien aise de l’avoir contre lui. Bon, il est vrai qu’il la serrait un peu trop fort, mais c’était pas sur la poitrine alors ça devrait aller, n’est-ce pas ? L’infirmier était quelqu’un de profondément affectueux. Tellement qu’il en devenait parfois collant… mais qui pourrait lui en vouloir d’aimer sans modération ?

Il finit par la lâcher un peu et revenir à une assise plus ou moins normale - mais jamais sans rester au plus proche d’elle. De toute façon ça allait finir par lui faire mal aux reins à force de tirer comme ça sur ses pauvres vertèbres de vieil irlandais. L’enseignante lance la conversation, lui donnant la parole (n’était-il pas là pour ça ?)… or, elle eut la très mauvaise idée de glisser une autre variable dans le tableau. À savoir la bouffe. Évidemment, il rebondit sur ça en premier lieu. « Tu sais quoi ? On va commander tout de suite ! Comme ça on sera tranquilles. » et il s’était déjà levé pour aller chercher le combiné du fixe, comme une petite furie. D’ailleurs il a à peine terminé sa phrase qu’il est déjà de retour, se laissant tomber à plat ventre sur le lit de Caly. « Prends tout ce que tu veux, je mange ce qu’on me donne. » et ça on peut le dire, le renard n’est pas difficile pour un sou. Surtout pour n’avoir jamais roulé sur l’or dans sa longue vie. Il la regarda faire après lui avoir confié le téléphone (le numéro du restaurant était déjà en mémoire depuis le temps), la tête dans ses mains. Pendant l’appel (qui fut pourtant court), il s’était lassé de sa position initiale et s’était fait rouler sur le dos, fixant le plafond. Qui ça peut bien être ? se répète t-il dans sa tête, soupirant un peu. Il pivote encore une fois et se met de biais, attrapant le plaid pour le coincer sous sa mâchoire. Et enfin, elle raccroche.

« Bon. » elle laisse le combiné dans un coin alors que son ami était en train de se mettre en tailleur, tirant sur sa colonne pour se faire droit. Le sérieux était de mise. (Ça n’avait pas l’air d’être tout à fait le cas pour tout le monde ceci dit.) Il en ferma un peu les yeux pour être le moins déconcentré possible. Inspire doucement, puis relève le nez dans sa direction en la fixant.

« C’est qui Youri Sojka ? » et boum, un largage nucléaire pour le petit vieux.

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Message Sujet: Re: serais-tu là ? (calyran #2) Mer 13 Sep - 14:16

Serais-tu là ?


Le câlin ? Il est rendu bien évidemment. Une étreinte qui lui fit un bien fou. Le manque est partagé. Elle le sert tout contre elle, retenant un petit gloussement tout en passant une main affective dans la masse brune. Il ne changera jamais… Ne change jamais… Ciaran s’éloigne. C’est après qu’elle dépose son coussin sur ses genoux en tailleur sans le quitter du regard.

Le sujet bouffe est relancé par le renard qui bondit aussitôt du lit. Leste et vif même sous cette forme-là. Le petit vent qu’il laisse dans son sillon fait danser quelques mèches brunes qui encadrent le visage doux de la prophétesse. Elle se marre en le voyant filer comme une flèche. « Mais Ciaran… Attends… » La tête pivote dans la direction de la porte qu’il est déjà de retour, armé du téléphone fixe. Elle bascule sa tête en arrière en souriant, lâchant un autre rire plus délicat. Il ne peut pas tenir en place celui-là ! Bon bon, elle réceptionne le fixe d’une main ouverte tout en lui lançant un regard amusé du coin de l’œil. « J’ai faim alors prépare toi au repas du siècle ! » Qu’elle confirme en ramenant son regard sur le répertoire qui défile. Le sourire collé à sa bouche. Le combiné à l’oreille, elle tripote nerveusement un coin du coussin tout en fixant Ciaran faire son cirque à ses côtés. Elle commande un peu de tout, surtout des nouilles chinoises ! C’est la vie ! Après avoir confirmé son adresse et autre connerie, elle raccroche et balance le téléphone derrière elle. Dans quarante minutes la livraison. Ça leur laisse le temps de papoter un peu.

Et papoter, Ciaran en crève d’envie au vue de l’impatience qu’il affiche. Caly se doute bien que la pluie de questions est sur le point de s’abattre sur elle… mais à quel sujet ? C’est bien là où réside le mystère… Pourquoi l’a-t-il attendu une journée entière, pour quelle raison ? C’est peut-être plus important qu’elle ne le pense. Du coup l’inquiétude grignote peu à peu sa curiosité. Sans un mot, Caly observe le renard reprendre place face à elle, dans la même position. Elle cligne des yeux devant son attitude soudainement sérieuse… « Tu m’fais peur… » Qu’elle finit par souffler en le voyant en pleine… concentration ? bordel crache le morceau !

Et la bombe tombe.

La question éclabousse la prophétesse en pleine figure. Quoi ? Qu’est-ce qu’il vient de dire ?? Son sourire se glace aussitôt sur sa jolie bouille et la gêne campe dans ses iris. « Je… Enfin… » qu’elle bredouille comme une nouille prise la main dans le sac. Le bout de ses oreilles rougit.  « Youri…. » Ok. Elle fait mine de réfléchir, comme si ce nom ne lui disait rien… L’index sur sa lèvre inférieure, elle lève les yeux au plafond. Ne pas lui mentir…il a horreur de ça… Cette fois ses dents se plantent dans sa lèvre, son regard s’accroche au sien. Troublé par quelque chose qu’elle tente en vain de dissimuler… « … Youri… » Qu’elle répète comme un écho à sa propre voix. Bordel ! Comment le connait-il ? De quoi est-il au courant ? Pourquoi il lui pose cette question ? Lui aurait-il parlé ? STOP ! Sa conscience tire la sonnette d’alarme et son cerveau ralenti avant de déraper totalement. Pas de panique ! Elle finit par feindre l’étonnement. Bien piètre comédienne l’enseignante. « Ah ce Youri ! » Bah voyons ! C’est vrai que c’est très courant comme prénom… « C’est un vieil ami… si on peut dire. »C’était plus le mec de sa meilleure amie, mais elle n’a pas envie de rentrer dans ce genre de détail… Surtout que Ciaran sait pour Amy. Parler d’elle est toujours difficile pour Calypso. Son regard se fronce un peu. Suspicieuse. « Comment tu… Ciaran… qu’est-ce que t’as fait ? » La voix est presque accusatrice. « Pourquoi cette question ? … Tu le connais ? »



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Message Sujet: Re: serais-tu là ? (calyran #2) Dim 1 Oct - 13:06


SERAIS-TU LÀ ?

Il la voit perdre ses moyens, comme si une adolescente venait de se retrouver à mentionner son crush du moment avec son meilleur ami. À chaque seconde qui file, le visage de Ciaran se plisse un peu plus, renforçant son aspect sceptique. Il commence ensuite à former une moue grimaçante, sentant qu’elle n’avait pas été préparée à « ça », mais surtout… qu’elle commençait à mentir ! À plein nez, vous dis-je ! Le renard commença un peu à s’inquiéter, c’est comme si elle appréciait cet homme, alors… alors que ce n’est pas à ce genre de relation qu’il s’attendait… pas après avoir surpris des éclats de voix dans le couloir la dernière fois !
Tout ça perdait de son sens… du moins, pour ce qui était de ses pronostics personnels.
Elle bafouille, et il lâche un petit soupir nasal. Qu’est-ce qu’elle cherche à cacher, à la fin ? Ça semblait être une épreuve pour elle d’en parler. Qu’est-ce qu’il avait de si particulier, hein ? « … Youri… » répète t-elle même une seconde fois, comme si elle allait enfin pouvoir invoquer le graal après avoir psalmodié trois fois son nom. Et la langue de l’irlandais ne peut décidément pas rester liée plus longtemps. « Tu sais que j’aime pas quand tu essaies de mentir, Calypso O’Brien… » grommelle t-il presque, croisant ses bras sur son torse. Un torse qu’il bombe un peu, dans une inspiration. « Ah ce Youri ! » et il lève les yeux au ciel. C’est sûr que des Youri, ça court les rues ici à Chicago. Mafia russe peut-être, mais ils se la ramènent pas trop en général, et encore moins sur le palier d’une enseignante. (Pendant un instant il songe qu’il puisse s’agir d’un descendant illégitime d’une mafia dangereuse, parti chez les flics pour rédemption et… stop.)
Bon sang, c’était vraiment une actrice en carton ! Il n’aime pas attendre, et là elle en fait trop !

Puis elle se décide enfin à cracher le morceau… enfin si on peut appeler ça un morceau. Parce qu’à ce train-là, ils y sont encore demain. Le centenaire lui rétorque spontanément, un peu trop emporté par sa frustration. « Parce que tu les jettes de ton palier comme ça tes vieux amis toi ? » et il soupire encore un coup, réalisant qu’il a peut-être été trop direct. Ou blessant. Ou les deux. Sur le moment, il n’arrivait pas trop à jauger la chose. Prit dans le flux de paroles, d’émotions. Il reste clairement sur sa faim.
Puis la balle change de camp. Oh, il lève un peu les mains, comme victime. « J’ai rien fait ! » balance t-il sans réfléchir, avant de poursuivre, rabaissant ses mains qui claquèrent sur ses cuisses. « Bien sûr que je le connais ! » et juste après, il se frotte l’arrière du crâne avant de se reprendre, bredouillant… « …enfin non, mais je sais qui il est ! » même si c’est relatif, il n’a pas pu vraiment mener son enquête comme il l’aurait voulu.  (Il a beau être fouineur, il n’avait pas vraiment l’instinct d’un flic. Pas comme certains.) Après tout, ses pensées sont elles aussi accaparées par d’autres personnes. Beaucoup trop de choses en somme, même pour un hyperactif du ciboulot. « Pourquoi t’es bizarre comme ça ? » lui demande t-il alors, la voix un peu plus posée. Une pointe d’inquiétude dans le regard semble percer vers la surface. « C’est quel genre de vieil ami alors ? » parce que cette formule pouvait englober autant de bonnes que de mauvaises choses, en soi. Peut-être que cet individu était bon à porter la double-étiquette… qui sait.

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Message Sujet: Re: serais-tu là ? (calyran #2) Sam 7 Oct - 23:59

Serais-tu là ?


Que la soirée allait être longue, insidieuse et inquisitrice pour la jeune femme qui se battait déjà avec ses arguments improvisés et avouons-le, totalement stériles… Caly a cette impression désobligeante de se retrouver sur le banc de l’accusé, avec un Ciaran braquant la lampe de la vérité sur son visage. Son regard se plisse d’ailleurs, tout comme ses sourcils se froncent sous ses élucubrations. Mais à quoi pense-t-il en lui déversant toutes ses accusations ? –Caly le vit de cette manière, limite comme une injustice-, là, assise en tailleur face à son petit frère de cœur, tentant de faire bonne figure… mais elle sent bien que son sourire n’est plus qu’une pâle décomposition d’une renoncule fraîchement cueillie. « Parce que tu les jettes de ton palier comme ça tes vieux amis toi ? »Qu’il lâche sans détour. Quoi ?! La voilà piquée en plein cœur. Le rouge lui colore pommette et bout des oreilles. Elle ne trouve pas les mots pour répliquer… Seul son cerveau patauge dans sa mélasse de conclusion… Etait-il là sans qu’elle ne l’est vu ? A-t-il écouté derrière sa porte ? Pire, espionné ? Chose qui ne l’étonne même plus… Elle se souvient que la discrétion n’était pas un maitre mot, dans ce couloir… Ses dents se plantent dans sa lèvre alors que son regard fuit un instant le perçant du renard. Oh elle sait pertinemment qu’il est loin d’être abruti et surtout, qu’elle est incapable de lui cacher quoique ce soit. Comédienne en mousse !

Heureusement qu’à l’aide d’une pirouette maligne, elle inverse les rôles en braquant le vaisseau de la vérité sur Ciaran. Ah ! Alors, comment allait-il se dépatouiller hm ? Caly le fixe de nouveau de ses perles limpides. Curieuse surtout de connaitre le fin mot. Comment le connait-il ?! Il a forcément dû faire sa petite enquête de son côté… La méfiance pousse les gens à faire tellement de chose qu’elle n’est même pas plus étonnée que cela. Tout ce qu’elle désire la brunette, est qu’il crache le morceau. Et sans faire de détour ! Alors elle écoute ce qu’il a dire. Oh il peut bien lever les mains en signe de Mea culpa, il a la langue bien trop pendue le renard. « Bien sûr que je le connais ! » Voyez-vous ça ! Un sourcil s’arque joliment. Calypso le dévisage, perplexe. « Oh vraiment, tu le connais ? » …Ne dis-tu pas que tu as le mensonge en horreur O’Flaherty… Elle relâche le coussin pour croiser ses bras sous sa poitrine. Un changement de position qui en dit long sur ce qu’elle pense. Sa bouille s’incline sur le côté sans cesser de le regarder, ferme. « …enfin non, mais je sais qui il est ! » « AH ! » qu’elle crie presque en frappant le coussin de ses paumes ouvertes. L’évidence tombe. Nous y sommes ! Il a donc fouiné dans son dos. Il n’est pas possible ! Il a loupé sa vocation de détective ! Caly roule des yeux au plafond, avant de revenir à lui. Faussement blasée.« Tu mérites un coup de coussin ! » Mais son geste est stoppé dans l’élan… Elle n’a pas le temps de mettre sa menace à exécution et d’ouvrir la bataille de polochon qu’il la clou sur place… « Pourquoi t’es bizarre comme ça ? » … Bizarre ? «…Je… Enfin… Je ne suis pas bizarre… » Sa voix se fait timide. Et merde… La balle a changé de camp. L’inquiétude est dessellée et lui fait mal… c’est léger, comme une piqure désagréable… L’empathie l’a traversé un instant. « C’est quel genre de vieil ami alors ? » Oh… La question n’est pas piégée. Elle le sait. Pourtant son cerveau déclenche la sonnette d’alarme. Ses lèvres qui restaient jusqu’à présent scellées à ne former qu’une parfaite ligne droite, prirent du volume en souriant plus franchement. Le vrai sourire penaud qui en disait long sur ses pensées. Ses frêles épaules s’abaissent, tout comme ce menton qu’elle se plait à garder fièrement haut en temps normal. Le bout de son index tripote négligemment l’extrémité de son coussin, son seul allié ce soir. « … C’est compliqué… » Qu’elle marmonne dans un gaélique parfait. Et c’est le cas.

Youri n’est qu’un fantôme… Le spectre d’une Vie passée, morte et enterrée.
Et le voilà de nouveau dans la sienne, perçant sa bulle à coup de souvenirs douloureux.
L’avenir ne semblait jusqu’à présent n’être qu’un bouillon de ‘peut-être’…
Mais à présent que ce brouillard se dissipe peu à peu…
La porte s’entrouvre sur ce ‘peut-être’, même s’il faut tout recommencer.

Caly lâche un soupir. Les confidences vont résonner ce soir. « Très bien. Je vais tout te dire… Enfin les grandes lignes… » Ce n’est pas l’envie qui l’étouffe. Visiblement, cela lui pèse plus que cela ne l’enchante. Dans un bruit de tissu, ses jambes se délient avec souplesse, laissant le coussin contre son thorax. Puis son postérieur glisse un peu vers l’intérieur du lit tandis que Caly s’allonge sur son ventre. La tête part en avant, les mains vont sous le lit. Elle replie un genou, laissant tourner sa cheville dans le vide. Une paume se pose de justesse contre le sol, manquant de basculer entièrement et de passer les jambes au-dessus de sa tête. Elle grogne un juron entre ses dents serrées. « Tiens-moi s’il te plait ! La boite est loin… flûte… » Qu’il la maintien ou pas, elle se tortille en douceur, se contorsionne pour attraper, toucher du bout des doigts la dite boite, cachée entre des bouquins et diverses choses dont on n’énuméra pas. « Je l’ai ! … » après de longues minutes à se batailler. Elle finit par glousser, bien consciente qu’elle est dans une position peu confortable, là, le cul à moitié en l’air à tenter de choper des souvenirs poussiéreux. Les mains agrippées à son trésor, la voilà bien empêtrée. « Euh… Tire-moi s’il te plait… Doucement hein ! » Parce qu’il est ardu de se redresser dans une pareille posture. Ses coudes finirent sur le sol pour se donner un appuie, puis avec l’aide de Ciaran, elle se redresse tant bien que mal, la boite toujours entre ses doigts.  

«  Merci. » Caly se replace face à lui, son précieux sur ses cuisses. D’un mouvement de la main, elle balance une mèche rebelle en arrière, dévoilant son minois délicat et ô combien assombri. Ses perles claires balayent le vieux couvercle en carton, vestige d’une boite de chaussure hors de prix. « …Je ne l’ai pas ouverte depuis… depuis un moment… » qu’elle confie, pensive. Tout ce temps à dormir sur ses fragments de passé, à tenter d’oublier pour avancer… Calypso se sent prise d’une profonde et douloureuse nostalgie. Elle sait ce qu’elle contient. Et c’est d’autant plus douloureux qu’empreint de chagrin à s’apprêter d’ouvrir sa propre boite de Pandore. Mais Ciaran veut des réponses. Youri… Il est dedans. Comme Amy. Femme sans pieds… Ses poumons se gonflent d’oxygène. C’est lourd. Ce n’est qu’une simple boite… Caly finit par soulever le vieux couvercle. Des particules de poussières dansent dans le mouvement… et le ventre gonflé de photos et objets diverses s’offrent à eux. Sans s’y attarder, Caly fouille dans le merdier et tombe sur un cliché du blondinet. Seul. Pris de profil à la sauvette lors d’une fête. Aussitôt, elle referme le tout comme l’exercice était éprouvant et se débarrasse de la boite en la posant à côté d’eux. Pour le moment, Caly s’y refuse d’y toucher d’avantage. En revanche, elle balance la photo sur les cuisses de Ciaran, unique preuve de ce qu’elle va avancer. « Nous parlons bien de ce Youri n’est-ce pas ? .. C’est l’ex d’Amy. » La détresse dans la voix. Son regard se lève enfin sur son ami. A la fois triste et brillant de quelque chose de différent. « Dans ce couloir, la première fois qu’il est venu, je n’étais pas prête. Nous n’avons jamais eu une relation très complice, vois-tu… C’est encore éprouvant de reparler de tout ça. Puis il est de nouveau dans ma vie, je ne sais pas pour combien de temps et où cela va nous mener mais c’est ainsi… » Elle hausse doucement ses épaules, coulant un regard sur l’image. Il y a de la tendresse dans ses prunelles. « Je préfère me dire que c’est un ami… même si tout semble encore un peu… confus. » Le bout de ses oreilles devient légèrement rosé. Elle se racle un peu la gorge… gênée à vrai dire par une pensée secrète. Elle passe une main nerveuse dans sa chevelure tout en relevant les yeux sur Ciaran. « …Satisfait ? »



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Message Sujet: Re: serais-tu là ? (calyran #2) Dim 8 Oct - 14:12


SERAIS-TU LÀ ?
« Tu mérites un coup de coussin ! » oui, enfin non, pas tant que ça à vrai dire. D’une part parce que cela partait d’un bon sentiment, et qu’il a eu une très mauvaise impression lorsqu’il avait croisé cet homme la première fois. Peut-être que son amie le remerciera plus tard, allez savoir. L’inverse en revanche lui plairait beaucoup moins, il est vrai. Sans doute était-il déjà un peu trop possessif avec la prophète. Comment ne pas l’être après ce qu’ils ont traversé…
Fort heureusement il ne se prend pas ledit coussin dans la figure, ne cherche même pas à argumenter pour l’instant. Parce que l’irlandaise a rebondit sur ses mots, sincères à souhait - en plus d’être enrobés d’inquiétude sous-jacente. La réponse est là : compliqué. Bien sûr que c’est compliqué, si ça ne l’était pas, elle aurait très certainement craché le morceau d’un coup pour s’en libérer… non ? Ciaran songeait qu’il s’agisse de quelque chose plus ancré, et l’idée de donner un coup de pied dans la fourmilière l’enchanta beaucoup moins après courte réflexion. Mais il était déjà trop tard, le « mal » était fait.

Il baisse un peu le nez, gardant ses yeux rivés sur le visage de son amie. Ciaran est silencieux pour l’instant, car il sent que la bulle va enfin se crever. Il sent aussi que quelque chose qu’il n’attendait pas se préparait.
Puis il la voit en train de se déplacer un peu, se penche sur le rebord du lit, se courbant par dessus de sa tranche pour espérer attraper quelque chose en dessous.
Intrigué, le renard passe de position assise à genoux, tirant un peu le cou pour comprendre ce qu’elle trafiquait. « Mais qu’est-ce que tu fais ? » « Tiens-moi s’il te plait ! La boite est loin… flûte… » « Oh, hey ! Ne jure pas un dimanche ! » grommelle l'irlandais, les bras ceintrant déjà Calypso qui avait une paume au sol pour se maintenir. « Gnnn, dépêche, j’ai pas la vigueur d’Ogmios ! » grinça t-il entre ses lèvres qui se plissent un peu sous l’effort balancier. Non, elle ne sait pas qu’il a beaucoup moins d’endurance qu’autrefois. Mais à bien comparer, il en avait toujours plus qu’un centenaire humain, et heureusement. Calypso n’avait pas idée de la faiblesse qui le marquait, au fer d’une maladie qu’il ne pouvait toujours pas apaiser définitivement. On put entendre le raclement d’une boîte contre le sol. Ça devait être bon. « Euh… Tire-moi s’il te plait… Doucement hein ! » et il soupire pour se donner du courage, jouant de ses vieux muscles pour la hisser à nouveau sur le matelas. Une chance qu’elle ait aidé dans son labeur.

Une fois terminé, il lâcha un soupir long, son pauvre coeur en faisant déjà trop. Le renard s’était laissé tomber sur le matelas, dos le premier. Ça restait la prolongation de son geste de base après tout. Elle le remercie et Ciaran prend quelques instants à fixer le plafond, respirant à cadence maîtrisée. Puis son amie se remet à parler : l’infirmier laissa ses yeux s’échouer sur le visage de la jeune femme, ne remarquant qu’à cet instant le voile sombre qui vint contaminer ses traits. Mauvaise idée… c’était une mauvaise idée… se répète t-il pour lui-même, se hissant doucement grâce à ses coudes. L’homme se rapproche un peu plus d’elle, à tâtons, son regard faisant va et viens entre la boîte et son minois. De la boîte s’échappait une odeur de renfermé, de poussière… poussière qui lui attaqua très vite les narines, le faisant éternuer.

Le temps de se remettre de ce petit interlude et il avait déjà une photo sur ses cuisses. Photo qu’il attrapa entre deux de ses doigts, le rapprochant de son nez, qui renifla un petit coup. C’est bien lui - et il n’en avait pas douté. « Il a presque pas chan… » « …c’est l’ex d’Amy. » ses lèvres entrouvertes se figent ; il la regarde, et elle aussi, enfin. Ciaran se sent affreusement mal sur le moment et fuit ces yeux clairs qu’il connait si bien. Non, il n’aurait pas imaginé qu’il ait pu avoir un lien (surtout aussi étroit) avec sa meilleure amie décédée. Ce même soir où ils se sont rencontrés pour la première fois.

Il repose la photo sur la cuisse de l’enseignante, et c’est dans un mutisme quasi-religieux qu’il écoute la suite de ses explications, jetant quelques coups d’œil dans sa direction par intermittences. Un certain regard ne lui échappa pas. Ciaran commence à comprendre, mais il n’est pas sûr que ce soit une bonne chose.
Pourtant… pourtant, aujourd’hui, elle est radieuse. Elle a faim, l’a manifesté, et est même sortie un… dimanche ! Depuis combien de temps n’était-ce pas arrivé ? La réponse est liée à cette boîte, assurément. C’est tout un paradoxe auquel il se confronte, et Ciaran n’oserait certainement pas lui dire ce qu’il en pense vraiment. Sauf si elle le lui demande directement… là, effectivement, il y aurait de fortes chances pour que sa langue fourche. Son intuition prenait une place importante chez lui, et ses jugements s’en trouvaient bien souvent marqués.

« …Satisfait ? » oh, de là à dire qu’il était satisfait comme un prince, ce serait oublier à quel point il se sent coupable d’avoir dû forcer son amie à ressortir ce genre de souvenirs douloureux. Il hoche la tête à la positive, ravale un peu sa salive. « Pardon. » mais il va à nouveau chercher ses perles azuréennes. « Je voulais pas que tu repenses à tout ça. » mais il la remercie d’avoir fait cet effort, et c’est avec ce sourire qu’il lui témoigne sa gratitude. Il va l’étreindre d’un seul côté, déposant un chaste baiser sur sa joue. « T’étais avec lui aujourd’hui, pas vrai ? C’est pour ça que tu as l’air aussi détendue ? » qu’il ajoute, cherchant la réponse dans son profil. Il poursuit. « S’il te fait te sentir bien, je vais pas lui en vouloir. » se résigne t-il à dire, haussant un peu les épaules. (En plus, il n’y a aucune arrière-pensée là, pour une fois.)

C’est sûr qu’il n’avait pas été franchement délicat. Et si ça peut lui permettre d’avoir un peu plus d’équilibre, d’alléger toutes ces tensions qui la tiraillaient, cela restait bon à prendre… sans doute. Pour autant, Ciaran était un peu jaloux. « Je… j’avais peur qu’il soit pas si… enfin… » bafouille t-il un peu, pour se donner raison, mais aussi éclairer un peu son amie sur le pourquoi de son geste déplacé. « Je savais pas que vous vous connaissiez depuis autant de temps. Il m’a paru… étrange… et… quand je t’ai entendu lui hurler dessus l’autre jour, je me suis dit qu’il devait y avoir de bonnes raisons. Ça m’a inquiété. » et il y en avait, mais pas aussi dommageables que prévu. Il n’était pas du genre à refaire le visage d’une pauvre femme non ? Ciaran avait été traversé par ce doute. Il n’avait même pas eu l’air énervé lorsqu’il l’avait croisé en bas, juste fermé comme la porte d’une prison.

Un peu mal à l’aise, Ciaran avait desserré un peu son étreinte, le sourire balayé. Et penché un peu la tête, l’interrogeant de ses petits yeux en amande.

« Tu m’en veux ? »

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Message Sujet: Re: serais-tu là ? (calyran #2) Lun 9 Oct - 16:37

Serais-tu là ?


Nous ne rirons plus ensemble.
La pensée traverse Dame lucidité un court instant, ramenant Calypso dans sa réelle prison : sa vie. Le regard bloqué sur cette boite finalement ramenée à ses cuisses qu’elle tient de ses deux mains, la belle ne prête pas une once d’attention à Ciaran. Elle le devine en train de l’étudier sous toutes les coutures. Aucune offense là-dedans. Il faut dire qu’elle lui donne matière à être décortiquée… Depuis des mois elle ne se nourrit plus correctement, ne dort plus… Les visions la fatiguent et la rendent de plus en plus fébrile. Sa vie privée est aussi déserte que le Sahara lui-même. Le seul mirage qu’elle accepte dans sa bulle, est la bouille de son renard. Alors non, elle ne lui en veut absolument pas de la regarder comme le dernier des fossiles. Un bruit de tissu et la photo lui revient, se dépose sur un bout de sa cuisse. Sans un mot, elle prend le cliché d’un geste nonchalant puis observe le profil d’un Youri figé dans une jeunesse éloignée… Les cils se mouillent. La gorge se sert. Flûte. Caly préfère dévier les prunelles de l’Allemand tout en lâchant la photo dans le ventre cartonné pour reposer aussitôt le vieux couvercle, échappant une seconde vague de particules poussiéreuses.

Là j’irais bien te chercher… J’ai tellement changé.

Le ‘pardon’ de Ciaran l’arrache à sa perdition, fait écho à ses oreilles. Ce simple mot réveille sa culpabilité. Elle n’a pas le droit de le rendre coupable de quoi que ce soit. Pour le coup, elle a été maladroite en sortant cette vieille boite. Le regret est là. « Je voulais pas que tu repenses à tout ça. » Ses perles limpides se lèvent lentement dans sa direction et s’agrippent aux noisettes. Le sourire serré campe ses lèvres dénudées. Elle a tellement envie de lui dire que tout va bien. Qu’il n’a pas à s’inquiéter… Que tout est de son unique faute. Mais aucun son ne sort de cette bouche entrouverte. Elle se contente d’hocher un instant la tête avant de réceptionner l’étreinte de l’Irlandais. Caly se retient de le serrer fortement contre elle. « Tu es si précieux. » qu’elle finit par lui murmurer en glissant une main dans la masse de cheveux brune. Le baiser sur sa joue lui laisse une douce empreinte de chaleur. Son sourire reprend peu à peu de l’éclat et assèche ses yeux. « T’étais avec lui aujourd’hui, pas vrai ? C’est pour ça que tu as l’air aussi détendue ? » Détendue ? Caly cligne des yeux avant d’en froncer le front. L’embarras dans les rétines. « Et bien… je suppose qu’il a contribué à euh… cette bonne humeur. » Ne pas rougir. Pourtant le bout de ses oreilles la trahit une fois de plus. Il fait chaud ou bien… Elle ébouriffe affectueusement ses cheveux tout en continuant de lui offrir son délicat profil. Il est tellement plus simple de le fuir que de faire face au regard inquisiteur de Ciaran. Elle sait qu’elle est incapable de lui résister. « S’il te fait te sentir bien, je vais pas lui en vouloir. » Lui en vouloir ? Serait-ce de la jalousie qu’elle perçoit dans sa voix ? Caly revient à lui, rabattant son regard en contre bas, plus souriante que jamais.

Silencieuse, la prophétesse ne le quitte pas des yeux. Il a l’air d’un gamin là… Et ça l’amuse. La belle glisse sa main dans son dos, tout en penchant légèrement le crâne sur un côté alors qu’elle l’écoute s’engouffrer dans son argumentation. « Je savais pas que vous vous connaissiez depuis autant de temps. Il m’a paru… étrange… et… quand je t’ai entendu lui hurler dessus l’autre jour, je me suis dit qu’il devait y avoir de bonnes raisons. Ça m’a inquiété. » Voilà pourquoi il a fouiné. Par inquiétude. Oh… Ciaran aurait-il une sorte de sixième sens ? Comme celui de ressentir la nature humaine ? Caly ne s’était jamais posé la question. Il se bouge un peu, de quoi attirer son attention et dissiper pour le coup toutes ses réflexions sur les ‘pouvoirs’ de son ami. « Tu m’en veux ? » qu’il finit par demander, de quoi faire fondre son petit cœur. « Si je t’en veux ? » Qu’elle répète, faussement sévère.

Elle fait mine de peser le pour et le contre tout en s’occupant de repousser la boite sur un bord du lit, feignant l’ignorance. « Peut-être… » Le menton est levé, le regard qu’elle lui jette par en-dessous brille étrangement de malice. Et sans crier garde, Caly le renverse en arrière pour le plaquer dos contre la couette. Cacherait-elle une étoffe de catcheuse ? L’effet de surprise est surtout son allié pour le coup, et la position de ‘faiblesse’ du renard également. Ce n’est pas avec ses bras aussi épais que des cure-dents que l’Irlandaise aurait pu le plaquer sans peine. Et pour le coup, elle est fière. Elle glousse derrière son poing ramené à ses lèvres. La joue contre le plexus masculin. Le corps à moitié avachi sur lui, elle fixe un point imaginaire. « Ciaran, je ne t’en veux pas. » qu’elle reprend plus sérieusement. « Je te comprend. Je pense que j’aurais réagi de la même manière… enfin, je ne sais pas si j’aurai su fouiner aussi bien que toi, mais c’est avec certitude que j’aurai essayé d’obtenir des informations… Car je me serais inquiétée aussi.»  N’était-ce pas la base d’une amitié solide ? Prendre soin de l’un comme de l’autre ? A cette pensée, elle se tortille légèrement, ramenant son coude plié vers elle et son poing à sa gorge. Elle lève les yeux dans sa direction, ayant comme vu son menton habillé de sa barbe. Le sourire est là. Doux. « Dis-moi réellement le fond de ta pensée, Ciaran. Parce que ton avis est important pour moi. Je te promets que je ne vais pas m’offusquer ou autre… Je connais Youri… Du moins, le connaissais par le biais d’Amy. Je ne sais pas si le revoir est une bonne chose mais… tu as raison sur un point… je crois qu’il me fait du bien. » La confidence lui fait aussitôt rosir les joues… Leur premier baiser lui revient en tête. La sensation qu’elle a éprouvé à ce moment-là resurgit dans ses entrailles. Sa peau trésaille comme si le froid la mordait subitement… « Puis il a une Audi. » L'argument choc !



Codage par Libella sur Graphiorum


Je remets ma vie à... Un plus tard abandonné. Pour simplement vivre. Tenter d'atteindre une humanité. Des lambeaux de terre, me regardaient disparaître. Et parmi les pierres, je vivais et j'espérais, tu sais...


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serais-tu là ? (calyran #2)

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