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 World spins madly on [Annabelle & Matthew]

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Message Sujet: World spins madly on [Annabelle & Matthew] Mar 5 Sep - 23:06

RP en cours

sujet privé; ft. Annabelle et Matthew Graham

type ❖ temps présent

date ❖ Courant mai 2016

informations spatio-temporelles ❖ Une fête med reconstituée par Matthew, en milieu d'après midi. Le temps semble plutôt clément.

intervention du MJ ❖ nope, merci ! (je crois qu'on est tous bien assez dérangés comme ça... :15: )

Autre ❖ N'hésitez vraiment pas si quoi que ce soit cloche ! :♥️:

©️ HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW


World spins madly onAnnabelle & Matthew & Charlie

Grattes ciels, feux tricolores, klaxons, véhiculent filant toujours plus vite sur le goudron chaud. Des passants stressés, pressés, quelques touristes aussi, sûrement. Ceux qui marchaient plus tranquillement, avec des lunettes, une casquette et un sac à dos. Bus, métros. Une symphonie urbaine à la mécanique parfaitement huilée. Chicago n'avait pas changé. Vraiment pas. En théorie, c'était une bonne chose, oui, parce que je n'étais pas dépaysée, parce que je pouvais me repérer facilement et ainsi éviter de me perdre. Mais quand on me connaît, on sait que ce n'est pas une si bonne chose que ça. Parce que mes pensées sont encore plus rebelles que moi ; elles partent dans tout les sens et je n'ai aucun moyen de les contrôler. Quand je me retrouve dans une ville comme ça, que j'arpente à nouveau des rues que j'ai déjà arpenté des centaines de fois, ça part encore plus vite dans ma tête. Je ne peux pas m'empêcher de me souvenir de tout un tas de trucs, de trucs qui font remonter d'autres trucs, etc, etc.

Concrètement, j'avais passé environ deux ans dans cette ville. C'était la première fois que je m'installais réellement quelque part. Et j'y étais bien. J'en étais même venue à avoir mes petites habitudes, à force d'y vivre. De comprendre ce que ça voulait dire de vivre quelque part, d'avoir un chez soi, et tout ce qui va avec. C'était quasi nouveau pour moi, en cavale depuis bien trop longtemps pour que je puisse clairement me rappeler ce que c'était que d'être sédentaire. Pourtant, là, je l'étais quasiment devenue. Je crois qu'avec le temps, je m'étais lassée de courir partout... Même si en soi, c'était chouette – j'avais visité la plupart des états du pays, vu des paysages, rencontré des gens, vécu des expériences inoubliables, tout ce que vous voulez. Ici, j'avais chopé un job stable et bien payé. Je savais même plus trop comment c'était arrivé, mais je l'avais eu et j'y étais bien. Avec le temps, je devenais encore plus douée en informatique – en toute modestie. Donc, plus douée pour cacher mes traces. Donc, moins besoin de partir avec le feu aux fesses parce qu'un quelconque magnat de l'industrie concernée n'avait pas aimé ma dernière petite surprise. A Chicago donc, j'avais pu y rester et y être en sécurité tout en continuant mes activités, sans oublier, qui plus est, le salaire plutôt alléchant allant avec mon emploi. C'était là bien sûr, que tout ce truc de surnaturel et de léviathants avait débarqué dans ma vie pour la faire chavirer une fois de plus. Et j'avais foutu le camp une fois l'affaire terminée, sans y réfléchir à deux fois. Surtout pas. Je n'avais, de toute façon, aucune autre solution.

Est-ce que j'avais des regrets, aujourd'hui ? Franchement, j'avais beau me poser la question... Je n'en savais rien. Mais revenir ici, ça m'obligeait à y repenser. Une part de moi regrettait peut être le semblant de stabilité que j'avais acquis ici, mais avec du recul, je réalisais à quel point j'avais avancé. A quel point j'avais peut être un peu fait la paix avec moi même et trouvé un sens à ma vie nomade. Autre qu'une simple fuite. Malgré les problèmes, les angoisses, toutes les merdes qui m'étaient tombées dessus, j'avais l'impression d'avancer le cœur un peu plus léger, alors que je descendais de la rame de métro. C'est cette pensée qui me fit prendre une grande inspiration, gonflant mes poumons à fond avant de relâcher l'air tout à coup. J'étais pas là pour me prendre la tête, non ? C'était pas le but, vraiment pas. Ok, j'avais profité des ressources d'une métropole comme Chicago pour mes recherches sur la nature démoniaque de mon meilleur ami. Je me promenais actuellement avec un volume de taille assez conséquente, rendant la besace que je trimballais en bandoulière plutôt lourde. On fait avec les moyens du bord, hein.

Au bout de quelques minutes de marche à peine après être sortie du métro, mon environnement change du tout au tout. God, rentrer dans ce genre de fête médiévale me procure toujours ce même petit effet d'émerveillement, alors que je dois en faire environ une par mois. Ok, une tous les deux mois, parfois. Me frayant un chemin à travers la foule, je laisse mon regard traîner tout autour de moi jusqu'à repérer le dos de la personne que je cherche. Je passe par là et je le l'avais juste prévenu par sms que je venais, il faut bien que je dise bonjour, non ?

Ce n'est que lorsque je m'approche de Matthew que je remarque un autre dos familier juste à côté du sien ; celui d'Annabelle. Je fronce les sourcils, et beugue un instant. Mon amie chasseuse à côté de mon ami geek. Et... Oh, shit. Ils ont le même nom de famille. Est-ce que... shit, j'ai vraiment raté un truc. Mais bon, bien sûr, cette réalisation ne me frappe que trop tard, alors que je viens de me glisser face à eux.

« Et coucou ! Miss me, bitches ? » lançais-je en soutenant d'une main le sac abritant le bouquin.

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Message Sujet: Re: World spins madly on [Annabelle & Matthew] Mar 12 Sep - 12:25

World spins madly on


Ft Charlie & Annabelle






La pelouse du Washington Park était couverte de tentes de toile blanche et multicolores bordant un petit sentier de promenade où couraient habituellement des joggers, éventuellement accompagnés de leurs chiens. Mais pas aujourd'hui. Enfin... Il y avait bien des chiens, oui, mais pas des petits toutous à sa mémère trimballés dans des sacs à mains et dont les muscles se sont atrophiés par manque d'exercice physique, non, ici, en ce jour, ce sont plutôt les lévriers irlandais qui règnent en maître. Eux et leurs impressionnants collègues mastiffs, agrémentés de quelques chiens-loups tchèques... Le tout sans manteau couleurs plaids ou rose bonbon, quand ce n'est pas les deux à la fois. Et les types qui font leur jogging sont bien souvent vêtus de cottes de maille ou d'armures de plate, quand ce ne sont pas des lamellaires de cuir. Ici et là un kilt qui se soulève quand un coup de vent se met à souffler. De quoi étonner les habitants de Chicago et leur faire se demander où ils se trouvent. Ou plutôt, quand. Non pas que la moyenne américaine soit fort au courant de la chronologie européenne ou des siècles séparant les vikings de la cour d'Elizabeth I, mais il y a au moins une ambiance rétro. Et ça a l'air de plaire, puisque pas mal de monde circule, curieux des différents ateliers ou spectacles proposés.

Et moi, que fais-je là, me demanderez vous. Eh bien, je profite d'un week-end off, sans chasse ni Styne ni quoi que ce soit d'autre pour gâcher ma journée. Une tentative de retour à Chicago, après les incidents du 1er avril (quelle blague!), pour voir si les sorciers les plus puissants du pays sont toujours sur mes traces ou pas. J'avais demandé à Annabelle de déménager, de laisser la maison vide et de se trouver un endroit en sécurité, mais je n'avais plus eu de nouvelles d'elle depuis un bon moment. Je savais juste qu'elle avait décidé de rester sur place alors que c'était loin d'être prudent. Et aujourd'hui, nous nous retrouvons depuis plus d'un mois. La foule aidera à cacher ma présence, du moins je l'espère. C'est aussi la raison pour laquelle je ne suis pas en tenue de gentilhomme en ce jour, comme je l'aurais fait à mon habitude (les entrées sont moins chères en costume et c'est bien plus agréable à porter que les vêtements modernes, soyons francs!). Non, jeans, chemise à carreaux bleus, un sac à dos sur l'épaule, le type même du touriste qui n'a jamais mis les pieds dans cet environnement. J'ai même poussé le vice jusqu'à mettre des chaussures de ville au lieu de chaussures de sport plus confortables et pratiques pour arpenter les chemins ombragés.

Et me voilà donc à attendre Anna près de l'entrée, Charlie devant me rejoindre plus tard. Eh bien oui, j'aime optimiser mes journées. D'autant que je ne sais pas de combien de temps je vais disposer avant de peut-être devoir disparaître à nouveau de la circulation. Une journée ! Une seule ! Un seul après-midi ! C'est tout ce que je demande. Je doute que Dieu écoute, mais à défaut il y a peut-être un autre dieu dans le coin... Non, pas certain que ce soit une bonne chose, ça.

Des arômes de viande grillée, de pain en train de cuire et de crêpes viennent chatouiller mes narines alors que je patiente juste derrière la dame préposée aux tickets. Au bout de quelques minutes (où je commence déjà à paniquer, en me demandant si elle va bien, s'il ne s'est rien produit et si elle est toujours en vie, je la vois arriver, en un seul morceau. Je pousse un soupir de soulagement et mes épaules se relaxent. Ouf ! Un léger sourire, timide, l'accueille alors qu'elle paie et récupère son entrée. « Annabelle ! Ca fait du bien de te voir ! » Je lui dirais bien que je me suis inquiété, mais elle me répondrait que je me fais du mauvais sang pour rien. Un pas dans sa direction, et je m'arrête, ne sachant pas trop comment m'y prendre. Un hug ? Un bisous sur la joue, un petit coup de poing dans l'épaule ? Je suis néanmoins sûr d'une chose : qu'importe ce que je tente, Anna aura eu une des autres options en tête. J'avoue être impatient de savoir ce qu'elle a pu trafiquer pendant ce mois écoulé, alors que je l'avais prévenue de se planquer. Mais c'est bien elle, ça : aucune prudence! Malgré notre profession, elle continue à garder sa foi en la race humaine et une partie de son innocence, je l'admire pour ça, en même temps que je sais qu'elle me filera des cheveux blancs, s'il m'en reste assez pour me les arracher...

« Comment vas-tu ? » Mon regard scanne la foule, à la recherche d'ennemis potentiels qui auraient pu la suivre. Je ne connais pas tous les Styne, mais au moins quelques-uns. Et puis, je me souviens aussi du visage de deux ou trois gorilles présents à la soirée. C'est mieux que rien, même si ce n'est pas suffisant pour me mettre à l'aise. Je prends Anna par le coude et l'entraîne vers la fête, dans une allée bordée de marchands de nourriture en tous genres. J'ai à peine le temps d'entendre sa réponse, qu'un « Et coucou ! Miss me, bitches ? » résonne derrière nous. Charlie ? Déjà ?! Je pensais que nous avions rendez-vous dans une heure... Je regarde ma montre, et me maudis intérieurement. J'ai oublié de changer l'heure quand j'ai franchi le fuseau horaire pour rentrer à Chicago. Bon. Euh. Ah oui. Sourire. Je lui adresse un sourire chaleureux et la laisse s'approcher. « Comment va ma hackeuse préférée ? Tu ne t'es pas encore fait prendre ? » Je ne me souviens plus de son dernier projet, à vrai dire j'avais eu d'autres choses à penser qu'à l'informatique ces dernières semaines. Je me tourne vers Anna, « Et voici ma soeur, Annabelle... Annabelle, voici Charlie. Euh. Je vous offre un verre, ou bien vous voulez visiter d'abord ? »


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Message Sujet: Re: World spins madly on [Annabelle & Matthew] Sam 30 Sep - 19:10

World spins madly on Charlie & Matthew & AnnabelleLe temps s’était écoulé terriblement rapidement. Sortie de l’hôpital, il avait fallut reprendre la vie en cours – et les anges comme les dieux savaient à quel point cela pouvait être compliqué lorsque l’on se prénommait Annabelle Jézabel Graham. Outre le fait qu’elle était toujours d’une maladresse sans précédent frôlant le handicap, elle s’était retrouvée à devoir gérer un plâtre et de nombreux bleus qui la faisaient encore grimacer actuellement. Elle boitait, par ailleurs – claudiquait comme une petite vieille de quatre-vingt-dix-huit ans tout du moins. Résultat de sa dernière aventure, elle avait récolté son content de frayeurs et son palpitant lui en voulait encore pour l’avoir entraîné là-dedans. Pire encore elle avait encore des accès de trou noir, ou des phases de Sobekhotep Ier comme elle aimait les appeler. C’était toujours aussi déroutant qu’agaçant, et elle en venait à maudire son ange gardien pour ne rien faire à ce sujet. Enfin. Bien entendu, elle ne le pensait pas vraiment – bien qu’Alariel ne semble plus d’humeur à venir la voir. C’est dommage, elle avait commencé à l’apprécier. Bref.Tout cela pour dire qu’elle aurait aimé pouvoir se souvenir intégralement des événements, quels qu’ils soient, et pas n’en avoir que de pauvres et fugaces morceaux aussi imprécis et grossier qu’un tesson de céramique sigillée d’une amphore gauloise datant de 80 ap J-C. Elle confondait déjà sa droite et sa gauche lorsqu’elle devait se rendre à un endroit, si en prime elle oubliait l’adresse … Pire que tout, elle s’était rendue compte que des pans entiers de son existence étaient devenus flous, et elle se torturait le cerveau pour tenter de remettre visages et détails qu’elle gardait autrefois précieusement.
Comme par exemple la date que Matthew avait prévu plus de deux mois auparavant concernant une certaine fête médiévale. Fête qui se déroulait aujourd’hui – et elle n’avait bien entendu rien préparé pour l’occasion. C’est la radio qui l’avait informée de la situation, alors qu’elle sortait de la douche deux heures – à peine – plus tôt. Elle avait alors émit de grandes protestations et avait sorti à la va vite de l’armoire la première tenue qui passait. Un jean foncé taille haute dans laquelle s’enfonçait une chemise blanche à pois rouges – laquelle comportait quelques froufrous en dentelle par ailleurs – allaient à merveille avec ses converses, ses colliers habituels et ses divers bracelets. Bien entendu, son écharpe Ravenclaw et son trenchcoat terminaient le tout, de quoi lui donner un drôle d’air malgré tout. Elle avait embarqué son appareil photo de professionnelle – celui qu’elle utilisait lorsqu’elle partait en fouille, mais avait tragiquement oublié ses cartes lui permettant d’avoir l’entrée à moitié prix. Tant pis. Il fallait bien oublier quelque chose, n’est-ce pas ? Elle s’était rendue compte de ce maigre déplaisant détail alors que le taxi s’enfonçait dans la circulation de Chicago – car pour le bien de tous il ne fallait mieux pas qu’elle prenne elle-même le volant, ne possédant de toute façon point le permis. La dernière fois qu’elle avait tenté d’avoir ce maudit bout de papier, elle avait fini dans une bouche à incendie, ayant été distraite par la pub d’un panneau géant ventant les mérites d’elle ne savait plus quel aliment pour chien, ce qu’il fallait donc absolument pour Matthew au vue du nombre inconsidéré de canidés qu’il avait à la maison. Pas qu’elle n’aime pas les chiens, loin de là mais … Bref. Tout cela pour dire qu’elle avait encore divagué, comme maintenant.
Le trafic étant fluide, il ne lui avait pas fallut longtemps pour arriver à l’entrée de la magnifique et grandiose reconstitution. Prenant son mal en patience, elle avait plus de trente minutes pour entrer – ce qui en soit était un miracle en soit. Elle ne s’attendait toutefois pas à retrouver son frère si tôt. Et voilà présent où elle en était. Récupérant ses billets, ses yeux s’écarquillèrent lorsque sa voix, familière et grave, vint résonner à ses tympans. Levant la tête en toute hâte, elle croisa finalement le regard de son aîné, une lueur d’espoir et de joie mêlée dans ses prunelles masculines, reflet parfait des siennes. De surprise, elle en fit tomber son billet, et s’excusa platement en revenant à la réalité, troublée, avant de les ramasser à la hâte. Comme à son habitude, elle manqua de se cogner en se redressant, mais sur l’heure elle n’avait cure de quelques bleus supplémentaires. Son frère, après un mois d’absence, était en vie et semblait bien portant.

« Matthew ! »

Sa voix s’écorcha sur son prénom, avant qu’un sourire idiot n’étire ses lèvres et qu’elle ne vienne s’échouer à son cou en titubant quelque peu. Annabelle ne faisant jamais de câlins habituellement, cela pouvait surprendre – d’autant plus que son déséquilibre lui avait offert un élan inespéré. Relâchant cependant aussi vite son frère qu’elle ne l’avait pris dans ses bras, elle s’écarta pour l’admirer, avant de froncer quelque peu les sourcils à la vue de certains détails.

« Tu as maigris. Que s’est-il passé ? Je n’ai pas compris un traître mot de ce que tu as mis dans ton mot. Où étais-tu parti ? Jamais je ne déménagerais, c’est hors de propos. »

Elle n’eut pas le temps de lui dire quelques mots au sujet de sa tenue épouvantable – qui la fit par ailleurs froncer les sourcils. Elle se doutait cependant qu’il devait tenter de se cacher de quelqu’un – ou même de quelque chose, mais ne s’étaient-ils point promis de toujours faire front ensemble ? Secouant la tête à la place, elle allait rajouter quelque chose, mais une nouvelle voix la figea sur place. Se retournant alors, c’est avec une surprise aussi grande que précédemment qu’elle découvrit Charlie. Clignant des yeux, un nouveau sourire étirant ses traits, c’est ainsi qu’elle se désintéressa de son frère aîné pour saluer son amie en même temps que Matthew ne semblait déblatérer des inepties – leurs voix se chevauchant se transformant en propos incohérents.

« Charlie ! Quel plaisir de te voir ici. Attends. Hackeuse préférée ? Tu connais mon frère ? Nom d’un Australopithèque ! Matthew ! C’est la connaissance dont je t’avais parlé ! … Ca alors … »

Elle s’arrêta, avant de lancer un regard insondable à Matthew, puis reprendre, à l’intention de Charlie – car tout ceci était décidément invraisemblable.

« Hm … Charlie, voici donc Matthew Graham - mon frère aîné. Qui semble te connaître. Hackeuse alors ? Voilà de quoi rajouter à la liste de tes longues qualités ! Il va falloir m’expliquer tout cela en détails, car pour une surprise, elle est de la taille de la chambre funéraire de Toutankhamon. Je veux bien quelque chose à manger effectivement. Je ne sais pas ce qu’ils proposent, mais j’ai raté l’heure du déjeuner. Bien entendu, ce sera de l’eau pour moi. Oh, attendez, ne bougez pas. Je suis censée prendre quelques photographies. Souriez ! »

Que ce soit leur retrouvailles comme la conversation, plus rien n’avait de sens désormais.

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Message Sujet: Re: World spins madly on [Annabelle & Matthew] Dim 8 Oct - 22:18

World spins madly onAnnabelle & Matthew & Charlie

Je respirais, là. La ville, c'était bien, ça bougeait, ça grouillait, ça vivait, y'avait des cinémas, des salles de concerts, tout ce que vous voulez. Mais là, j'étais hors du temps, et c'était encore mieux. Ok, ce n'était peut être pas une renconstitution très exacte, il y avait peut être plein de touristes paumés en chemises, tongs, et portable à la main (quelle hérésie...), et moi même je n'étais pas très bien habillée. Qu'à moitié. J'avais trouvé dans mes affaires un vieux tabard que je n'avais plus mis depuis un GN dans le fin fond du Tennessee fourré dans un pantalon marron et des bottines de la même couleur. C'était du vite fait bien fait, hein. C'était mieux que rien. Il fallait que je sois un minimum en phase avec mon environnement, tout ce baratin là... C'était quand même génial, cette ambiance. Je ne m'en lasserai jamais. On remontait le temps, on se prenait pour d'autres personnes, dans une autre époque, une époque mystérieuse, où les quêtes étaient peut être un peu plus magiques que celles que j'avais pu mener au XXIe siècle avec des vampires et des djins... Bref, je rêvais. J'oubliais un peu tout ce qui me prenait le chou – une fois, une après midi, je pouvais bien me le permettre. Non ? Et puis, j'allais retrouver un ami. Ca me donnait tout de suite le sourire. J'étais seule, depuis mon retour d'Oz. Ok, je l'étais déjà avant, je ne suis qu'une vagabonde passant sa vie sur les routes. Mais là, j'avais l'impression de l'être plus que jamais. Parce que Dorothy n'était plus là et qu'elle m'avait indéniablement marquée, bien sûr. Mais pas que. Aussi parce que Dean n'était plus là non plus, et que Sam et moi n'avons eu que peu l'occasion de nous voir. Il était la seule personne avec qui je puisse vraiment partager tout ce que je vivais... Et nous étions tous deux aux coins opposés du pays, à ne communiquer que brièvement par téléphone quand les fuseaux horaires voulaient bien nous laisser faire.

Non, Matthew n'était pas Sam, mais c'était un bon ami quand même. Je n'allais pas parler chasse, je n'allais pas parler de tout ce qui plombait l'ambiance dans ma petite vie en ce moment, et j'étais sûre que ça allait être sympa. On partageait assez de goûts communs, tout de même. C'est donc le cœur peut être un peu plus léger que ces dernières semaines que je me presse au milieu de la foule, contournant les tentes et épiant les gens tout autour de moi. Ce n'était pas que je n'avais pas envie de m'attarder devant tous les stands proposés, je voulais juste retrouver mon ami. Le reste, j'aurais tout mon temps pour ça. Lui, il avait en général un emploi du temps assez chargé.

Je saute les deux pieds dans le plat dès que je le voie. Sauf que, comme d'habitude... J'aurais mieux fait de réfléchir avant et de regarder un peu mieux. Mais bon, j'aurai fait quoi d'autre ? Y'avait Annabelle là. Juste là. Genre, juste à côté de lui. En train de parler avec lui. Et je captais même pas l'info jusqu'à ce que j'ai fini de parler. Y'a comme un truc dans mon cerveau qui se met doucement en marche, comme le vieux programme qui traine depuis dix ans au fond de mon ordi et que je n'ai jamais terminé de coder. Ca charge, et mon regard fait plusieurs allés-retours entre l'un et l'autre, sourcils relevés. Je capte à peine que Matt' m'annonce qu'Annabelle est sa sœur, mais juste assez pour que le voyant « of course » s'allume dans ma tête. Même nom de famille. Logique. J'ai été bête. C'est pas la première fois... N'empêche, mes joues s'empourprent presque immédiatement alors que je réalise que... Ouais, c'est un peu gênant. J'ai rien à cacher ou presque mais j'aurai dû me douter que le monde était petit. Bah oui. Je n'ai même pas le temps d'ouvrir la bouche pour parler qu'Annabelle prend la parole. Toujours aussi en forme.

« Heu... » commençais-je, mais n'eût le temps de finir. Annabelle sortait son appareil photo. J'esquissais le sourire le plus convaincant du monde – n'étais-je pas la reine dans ce domaine ?

Je me redressais ensuite et rangeais les mains dans les poches.

« Ouais. Attendez. Je crois que mon cerveau beug là. Il me dit 404 not found. Donc... Ah oui, vous êtes frère et sœur. J'aurais dû m'en douter, hein, vous avez le même nom de famille. Comme quoi, même les génies ça se trompe ! Du coup, oui, j'suis hackeuse et j'ai rencontré Matthew comme ça, et... Oh. Ooooooh. Wait. Par les chaussettes de Merlin. »

Et j'ai rencontré Annabelle en chassant. Elle chasse aussi. Matthew est son frère. Relation cause conséquence, tout ça...

« Matthew, tu chasses aussi ? »

Charlie, paumée numéro un. Je m'empressais d'ajouter :

« Un verre me va parfaitement là. Il sera le bienvenu j'crois même. »

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