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 Be a man he said ... || ft. Revandel

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Message Sujet: Be a man he said ... || ft. Revandel Mar 8 Aoû - 15:55

Statut du rp

sujet privé; ft. Revandel

type ❖ flashback

date ❖ Octobre 2015

informations spatio-temporelles ❖ temps gris, il risque de pleuvoir sous peu. Il est neuf heure du matin.

intervention du MJ ❖ Non merci.

Autre ❖ Comme je te l'avais dis mon Revou, Yéyé planque sa grâce comme un beau diable. Ca risque d'être fun comme conversation. #PAF

© HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW



Be a man he said ...I'm a fucking Gregory, he's joking, isn't he ?
ft. Yehuiah & Revandel
Il contourne la rue, le panier remplit à ras-bord de produits frais, sifflotant un air désuet sans prendre garde au temps qui se couvre. Un sourire échangé avec une passante pressée qu’il évite de justesse, son pas ne faiblit pourtant pas. Sans pour autant flâner, il a décidé de prendre son temps, regardant, observant l’architecture de Chicago avec cette curiosité qui n’a jamais cessé depuis son premier envol. Combien de temps cela fait-il ? Il perdrait presque le fil, si la timeline grotesque n’était pas si savamment ancré dans la Grâce qui est sienne. Le Grigori esquisse un soupire au souvenir, tournant lors d’une nouvelle intersection, après avoir rajusté son écharpe d’un geste fluide par automatisme. De loin, l’on pourrait le prendre pour une figure sortie d’un roman digne de Jane Austen, à moins qu’il ne s’agisse d’un homme d’affaire de plus, vu son costume trois pièces impeccable et sa cravate. A vrai dire, il ressemble plus dans sa démarche au Alfred de Batman et l’on ne pense pas si bien dire. Majordome, voilà ce que ce cher George est, pour le commun des mortels qu’il croise. Cela ne court plus les rues à notre époque, et pourtant. Majordome aux manières anciennes, tel est le rôle qu’il s’offre encore lorsqu’il ne joue pas les Watson de son maître – le sorcier Rafe Lockwood, détective privé de son état, qui n’a de toute évidence rien demandé à personne. Il avouera l’avoir piégé comme il convient quelques semaines plus tôt, mais qui pouvait-il si ce petit était sur sa liste ? Secouant la tête, il pense à présent au prochain repas qu’il lui faudra faire, qu’il aime ou non. Incroyable comme Rafe ne sait pas prendre soin de lui – incroyable comme la comédie humaine lui réussit si bien. Lorsque l’incorrigible tête à claque n’est point là, c’est en claquant des doigts qu’il fait le ménage. Pourtant lorsqu’il s’agit de cuisiner un repas, c’est des heures qu’il passe aux fourneaux, oubliant sans honte le temps qui s’effile paresseusement, oubliant presque son statut – sa nature, sa race, sa mission. La routine s’est même installée au fil des siècles, et bien qu’il n’en ait guère besoin, passer du temps sous l’eau chaude d’une douche matinale est toujours un aussi bon régal que cela n’est devenu un réflexe.
Laissant une partie de son cerveau vagabonder, l’autre restant parfaitement alerte, il prend soudain une ruelle théoriquement mal fréquentée, sans craindre pourtant quoi que ce soit – simplement car il s’agit là d’un raccourcis bien connu et qu’il se veut arriver le plus vite possible « à la maison ». Comme si un humain avait la moindre chance contre lui de toute façon. Combien de ces fragiles petites choses avait-il perdu en ces millions d’années d’existence ? Dire qu’au départ il ne pouvait les souffrir … Et d’une certaine façon, lorsqu’il est question de certains, il ne peut toujours pas. Mais l’Humanité avait engendré quelques exceptions et Rafe est l’un de ceux là. Bien sûr, il n’avait pas oublié ce que Michaël lui avait confié : l’ordre était toujours présent, circulant dans le réseau de ses veines, pulsant fortement. Retrouver ses autres frères, les tuer un par un. C’est pour cela que Chicago l’avait attiré au départ : la quête de l’un des anciens de la garnison. Avait-il eu raison, avait-il eu tord ? Il ne savait pas encore exactement et travaillait dessus, la comédie humaine lui servant de masque pour servir ses propres dessins.
Pour autant il ne pensait pas rencontrer ce jour là un de ses plus jeunes frères, inconnu au bataillon de ses souvenirs, alors même qu’un type apparaissait soudainement devant ses yeux, le faisant sursauter comme un beau diable. Qu’est-ce que ? Fronçant les sourcils, il n’eut pas le temps de faire le moindre mouvement que la baraque à frites plus grande que son véhicule de trois pauvres centimètres le clouait contre le mur, lui faisant lâcher son panier adoré sous la surprise ainsi que son journal, éclaboussant le sol des délicieux mets qu’il venait d’acheter. L’on pouvait bien dire ce que l’on voulait, si Yehuiah avait bien quelque chose en horreur, c’était de l’impolitesse.

« Plaît-il ? »

Sa voix sortie de sa gorge avec le bon dosage d’effarement inquiet, tel un parfait acteur de cinéma, alors qu’il n’était nullement impressionné. Ca n’aurait tenu qu’à lui, il aurait certainement explosé cet homme et les acolytes qui venaient de sortir de leurs sombres cachettes. A vu de nez, il y’avait quatre autres type de grande tailles, sans aucun doutes armés, ainsi qu’un gringalet chétif maniant une lame et un de taille moyenne, plutôt sec, qui semblait servir de chef de meute des rockets.

« Rafe Lockwood. Tu le connais il me semble ... Il a une dette à nous payer. » Marmonna tête-de-raton-mouillé tandis que tête d'ampoule ne semblait pas vouloir lâcher son emprise, froissant au passage sa veste de costard. Soupir. Pourquoi les déchets s’entêtaient-ils toujours ? Mais alors qu’un sourire froid allait étirer ses lèvres pour offrir une réponse, l’improbable se produisit. Par la barbe de Père. Qu’est-ce que ce petit frère venait faire ici ?!
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Message Sujet: Re: Be a man he said ... || ft. Revandel Dim 3 Sep - 20:52

BE A MAN HE SAID...

Yehuiah & Revandel

Revandel soupira en nettoyant consciencieusement sa lame angélique. C'était bien joli de réduire la population démoniaque de Chicago, mais lui était venu en balade et il n'aimait pas laisser du sang sur ses affaires. Sa condition de "touriste", comme le disaient si bien les humains, ne l'avait pourtant pas empêché d'abattre trois démons depuis le début de la matinée. C'était à croire que cette ville servait de repère aux trois quarts des petites frappes démoniaques américaines. De la vermine aux yeux noirs qui semblait sortir de tous les coins de rue, et malpolie avec ça. Revandel avait toujours trouvé les démons européens mieux éduqués, faute d'être plus acceptables, que leurs homologues de l'autre continent. Jusqu'alors, il n'avait pas eu beaucoup de temps à disposition pour creuser plus en avant cette question.
Après un dernier coup d’œil, il finit par ranger précieusement sa lame dans la poche intérieure de son blouson ; une vieille veste d'aviateur un peu passée qu'il avait trouvée dans la garde-robe de son hôte quelques années auparavant. Il ne lui fallût qu'un instant pour brûler le corps de l'ancien véhicule démoniaque. C'était plus hygiénique que de laisser le cadavre pourrir au fond d'une ruelle. Rejoignant la rue principale, Revandel songea qu'il aurait mieux fait de rester à San-Francisco, ou retourner dans le Nunavut tiens ! Il y avait fait ami-ami avec un chien de traîneau qu'il aurait bien aimé revoir. Cela étant, pour une raison ou une autre, son hôte, Osman, semblait affectionner cette ville. Il était pourtant d’Édimbourg, mais Chicago avait une place toute spéciale dans son cœur. Revandel croyait savoir que cela était lié à son intérêt pour les films mafieux, ce qui laissait le séraphin dans une certaine perplexité. Quel était l'intérêt de regarder des hommes en costume se tirer dessus jusqu'à s’entre-tuer les uns les autres ? Au mieux, c'était encore un divertissement humain dont il ne comprenait pas l'intérêt, au pire, cela ressemblait un peu trop à des rixes d'anges à son goût - bien trop d'actualité, ce qui ne contribuait à le mettre en joie. Dans tous les cas, Osman avait sur lui une étrange influence. Cela n'avait rien de gênant, c'était plutôt... perturbant. Jamais Revandel n'avait noué de lien si profond avec un de ces véhicules, si tant est qu'il se soit jamais senti à son aise dans aucun de ses précédents vaisseaux, ce qui n'était pas le cas. Osman était le premier qu'il avait conservé plusieurs années et le séraphin devait bien avouer le trouver confortable, de son corps à ses vêtements, qui n'avaient rien de comparable avec les costumes noirs et blancs que le paradis affectionnait tant. Revandel se sentait plutôt à son aise dans les vieux jeans de l’Écossais. Visiter des villes incongrues était un bien petit prix à payer en échange des services d'un hôte de si belle qualité.
Il déambulait donc, au hasard des rues et des quartiers, sans être incommodé par le ciel gris, l'humidité ambiante de ce mois d'octobre. Il lui semblait qu'il était encore tôt, pas plus de dix heures du matin. Les mains bien au chaud dans ses poches, l'angelot prit une large inspiration. Il était bon, malgré tout, de prendre un peu l'air. Revandel se sentait lassé de son exil, de devoir sans cesse changer de lieu pour ne pas se faire aborder par les légions d'anges, pour ne pas avoir à ajouter au chaos général qui régnait depuis l'enferment de Michaël dans la cage puis la fermeture des portes du paradis. Il se refusait à massacrer ses frères et sœurs dans des combats aussi sanguinaires que futiles. Heureusement, il s'habituait doucement à la vie sur terre. Rien de plus lumineux et parfait que le paradis, mais enfin, ce monde ne manquait pas totalement d'intérêt en y regardant de plus près. Cette ville en revanche... Non, décidément, elle ne l'inspirait guère. Sans se soucier de savoir où il allait, il emprunta une ruelle étroite, qui fleurait bon le rat mort et les ordures ménagères.
Il finit par s'arrêter, sourcils froncés. La scène était incongrue. Un homme d'une certaine taille maintenait un de ses homologues, plus fluet, plaqué contre un mur tandis qu'un panier renversé gisait à terre, vidé de son contenu alimentaire. Six mâles humanoïdes supplémentaires s'ajoutaient au tableau, dont un, très maigrichon, jouait avec une lame, et un autre, un peu plus épais, prenait la parole. Les quatre autres ne semblaient être définis que par leur masse musculaire.

« Rafe Lockwood. Tu le connais il me semble ... Il a une dette à nous payer. »

Un règlement de compte. Encore. Il n'avait affaire qu'à des humains cette fois-ci. Celui qui était toujours maintenu au mur était certainement la victime, à n'en pas douter, un proche de ce fameux Rafe Lockwood. C'était une façon pour le moins déloyale et peu efficace d'atteindre leur cible principale. Cela irrita Revandel, qui se sentait le devoir d'intervenir en faveur de cet ami de Rafe Lockwood injustement pris pour souffre-douleur. Il était jusqu'alors le seul à l'avoir remarqué et le fixait d'un air effaré qui fît lever au séraphin un sourcil perplexe. Curieux, il n'avait pourtant encore rien fait que n'eut fait tout autre humain de cette planète.

« Vous devriez laisser cet homme tranquille. » déclara t-il posément.

Cette fois-ci, tous les regards se tournèrent vers lui.

« Passe ton chemin le gringalet, c'est une affaire qui ne te concerne pas. »

Le même homme qu'auparavant avait repris la parole.
Toujours aussi calme, Revandel fronça les sourcils et se détailla des pieds à la tête. Certes, il n'avait pas choisi le véhicule le plus immense, ni le plus athlétique, mais de là à le traiter de gringalet... Sa fierté de séraphin était piquée à vif. Il pouvait tous les faire flamber d'un claquement de doigt si l'envie lui en prenait, cela étant, ce n'était pas la façon la plus discrète d'en découdre.

« Vos lois punissent ce genre d'agissement. Par conséquent, vous devriez laisser cet homme s'en aller sans lui causer de dommage. »

« Vas-t'en, je ne le répéterai pas. »

Revandel se contenta de hausser les épaules et d'avancer. Le petit humain nerveux armé de son couteau fût le premier à réagir. Vif comme l'éclair, il ne lui fallut qu'un instant pour être sur le séraphin, toute lame dehors. L'ange ne lui accorda pas même un regard, se contentant de bloquer son poignet, de tourner jusqu'à entendre le couteau tomber au sol. Le craquement d'os audible et le juron que laissèrent échapper l'homme signifiaient sans doute qu'il venait de lui briser le poignet. Revandel avait le choix de l’assommer à la manière humaine ou angélique, bien moins primitive. Cela dit, étant en présence d'humains... Il frappa l'homme à la tempe, qui s'effondra, inerte. Il constata l'instant d'après que les quatre costauds de la bande l'entouraient, et que le beau parleur, sans doute le chef, le toisait, sans crainte, mais avec une curiosité perceptible. Son regard sombre le passait en revue comme s'il cherchait quelque-chose qu'il avait manqué.

« T'es quoi ? Un flic ? »

« Non, mais je pense que les règles ont une raison d'être. »


Cette réponse ne sembla pas satisfaire l'homme.

« Assez joué, débarrassez moi de cet imbécile. » dit-il en adressant un signe de tête au quatre autres.

La situation semblait être réglée dans son esprit, aussi reporta t-il son attention sur le cinquième de ses sbires, qui retenait toujours l'innocent de l'histoire par le col. Cependant, lorsqu'il tourna de nouveau la tête vers le gringalet bizarre en blouson d'aviateur, ses quatre hommes gisaient à terre, autours du fameux petit au couteau.
Revandel n'avait pas senti le besoin de faire durer la chose plus que nécessaire. A vrai dire, il n'avait même pas eu à bouger. L'un après l'autre, ils étaient venus à lui. Un toucher sur le front de chacun et l'affaire était réglée.

« C'est un affrontement ennuyeux. » constata platement Revandel, les mains de nouveau dans les poches.

Et dire qu'il était seulement venu en vadrouille...
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he dreams of paradise

       

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Message Sujet: Re: Be a man he said ... || ft. Revandel Ven 15 Sep - 21:13

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Il ne s’attendait pas à cela. A vrai dire, il en perdit sa façade qu’il voulait plus calme et composée, le masque se brisant à terre sous l’étonnement faramineux qui le transperçait. Ce n’était pas possible. Quelle farce du destin était-ce ? Il sentit en lui monter un étrange sentiment, mélange de colère contre ce frère qui débarquait se mêler de ses affaires, mélange d’appréhension quant à sa parfaite couverture au col impeccable désormais froissé. Il ne pouvait se permettre de faire voler cette dernière en éclat, pas après tous ses siècles d’efforts à la lustrer chaque matin, pas après tous les massacres qu’il avait perpétué au nom de Michaël. On le croyait mort, il devait le rester, et ainsi être humain. A quand remontait ses derniers souvenirs en tant que bipède déchu ? A la seconde Chute, très certainement. Celle de ses frères. Fermant les yeux une fraction de seconde, il se permit de prendre une simple respiration, se calmant en moisn d’une seconde avant de réussir à se recomposer une tête de victime apeurée aux mots du grossier personnage. Après tout, l’ahurissement du nouveau venu était tout à fait compréhensible – il pouvait toujours mentir sur le fait qu’il avait désormais peur pour son « sauveur » gringalet, même si il détestait mentir. Cependant, bien vite, une autre sensation que l’agacement pris le pas en lui : celle de la curiosité. Il était en effet intrigué sur la façon dont son cadet allait régler la situation face à un humain lambda, même si lui-même était censé être un fervent croyant dans le rôle qu’il se complaisait à jouer. Dans tous les cas, ses phrases naïves bien que tintées d’un avertissement non feint lui plaisait. Cela lui rappelait sa propre personne à une époque non si révolue.
Cependant, il lui jeta un regard effrayé lorsque l’ange – Séraphin ? - s’avança malgré le nouvel avertissement du crétin en t-shirt sale. Au moins, se disait-il, ses agresseurs n’étaient pas si idiots qu’ils en avaient l’air : pas au point de vouloir impliquer d’autres innocents tout du moins. Un bon point pour eux, il serait certainement plus clément lorsqu’il les retrouverait plus tard pour nettoyer lui-même le capharnaüm que Rafe s’amusait à laisser derrière lui.

La suite, il n’en perdit pas une miette, bien qu’il dû s’appliquer à paraître choqué, allant même jusqu’à pousser un cri de midinette tremblante apeurée. D’un point de vue humain, l’ange aurait simplement pu être très doué pour les arts martiaux et avoir une excellente technique et c’est cette conclusion que devait être parvenue le chef de ses agresseurs. Cependant, si il s’attendait à ce que son petit frère doive recommencer quelques tours de passe-passe effrayants de simplicité pour eux, il fût réellement effaré de constater que ce dernier laissait si vite tomber la mascarade humaine pour toucher le front des ours sans cervelles et les arrêter de cette façon. A quoi jouait-il bon sang ? Avait-il prévu de lui effacer la mémoire ? Voilà que les choses se compliquaient à nouveau et ce n’était pas bon. Pas bon du tout.

« Je serais vous, je me relacherais. »

Je murmure, tentant de rendre crédible ma voix quelque peu tremblante, ouvrant en grand les yeux à la manière de deux soucoupes à thé.

« Bon sang mais qui êtes-vous ? » grogna le dernier qui me tenait, allant du visage de mon frère au mien. C’était exactement la question que je me posais, et j’étais ravi qu’il demande à ma place. Pour autant je ne fis que lui lancer le même regard méfiant et effrayé qu’il pouvait avoir, et il finit par me lâcher et s’écarter de moi de quelques pas. Sage décision en somme. Je me laissais m’effondrer à moitié par terre, chose qu’un humain aurait certainement fait dans cette condition, avant de tenter de me relever maladroitement, mes lunettes tombant au sol dans le processus tandis que mes mains tremblaient un minimum sous le choc. Le plus difficile ici était de ne pas en faire trop.

« Je … Je ne connais pas de Rafe Loc… Lorcmood. » Je repris, d’une voix chevrotante, avant de lancer le regard d’un benêt à l’imbécile qui hésitait visiblement entre relever ses copains et s’enfuir en courant. Aurais-je alors utilisé mes pouvoirs, j’aurais su en lisant dans la tête du type que de nouvelles complications s’annonçaient. Mais avec la présence indésirable de ce jeune frère, mieux valait-il continuer les mascarades jusqu’au bout, je n’aurais pas pu être si bon acteur sinon et feindre une surprise si authentique qu’au geste du balourd. Un crac se fit en effet entendre, alors que ce dernier reculait précipitamment de quelques pas et brisait le verre de mes lunettes sous ses pieds, une arme à feu soudainement pointée sur mon cadet.

« Bouge plus où je tire ! »

La terreur et la panique palpable, il aurait pourtant mieux de prendre ses jambes à son cou plutôt que de perdre autant de temps en badinage. Enfin. Qui étais-je pour critiquer après tout ? Je n’étais que la pauvre victime, qui ne pu s’empêcher de laisser un nouveau couinement s’échapper. Décidément. J’aurais été un parfait acteur. Merci Broadway.

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