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 To keep moving on || Ft Charlie Bradbury

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Message Sujet: To keep moving on || Ft Charlie Bradbury Mar 8 Aoû - 5:30

en cours

sujet privé ; ft. Charlie Bradbury

type ❖ temps présent

date ❖ Fin Avril 2016

informations spatio-temporelles ❖ Temps humide, il fait nuit depuis quelques heures à présent. L'action se passe au fin fond des marais du sud de la Louisiane, communément appelé Bayou.

intervention du MJ ❖ non merci

Autre ❖ J'espère que tout ira pour le mieux Pour la bicoque d'Eli dans le Bayou, pense à celle de Tia Dalma (Pirates des Caraïbes) pour te faire une idée.

©️ HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW





to keep moving on
(I been down so long - Louisiana Red) ▽ Well, I've been down so very damn long That it looks like up to me. Yeah, why don't one you people C'mon and set me free

La silhouette s’élance, de sa démarche sûre et gracile, se mouvant dans les ombres dans un silence épuré parfait, prenant garde à ce que ses jupons et son châle ne se prenne pas dans les branches vindicatives. Elle pourrait faire partie de ce monde, si seulement sa forme humaine ne trahissait pas sa nature, si seulement elle n’était pas si vieille. Voilà plus de deux semaines qu’elle s’est ré-établie ici, dans ce qui fut sa seconde demeure, petit cottage où elle passait son enfant voilà plus de deux cent trente ans plus tôt. Elle se souvient encore du bois craquant sous ses pas légers, des histoires que la vieille sorcière lui racontait. Le feu dansant devant ses prunelles, loin dans l’âtre de fortune, les recettes épicées lui mettant l’eau à la bouche, les couleurs du verre brisé accroché au plafond ne donnant rien à envier aux modernes discothèques. Le bruit de l’eau dormante, parfois brisée par une ondulation majestueuse et sordide, les parties de pêches endiablées et l’apprentissage de coutumes et rites plus qu’anciens et sacrés. Que lui reste t’il de son enfance outre ces maigres souvenirs ?
Un pas après l’autre, elle s’enfonce dans les marais qui en rebuteraient plus d’un, laissant derrière elle le petit bateau à moteur qu’elle a troqué contre son ancienne pyrogue. Armée d’une lanterne écorchant la nuit et d’un simple panier d’osier, elle est sortie de son gîte pour chercher quelques racines et se changer les idées. Une partie d’elle-même est restée à Chicago, son attention focalisée sur l’homme qu’il lui a fallut quitter, sur l’enfant qu’elle a laissé malgré elle, sur le familier pour lequel elle s’inquiète. Elle sait que son fils adoptif , Gareth Stupide Styne, ne viendra pas la chercher ici, simplement car il ne sait rien d’elle concernant cette partie de sa vie. La Nouvelle Orléans, le Bayou – désignant ici plus que les bras du Mississipi mais bel et bien l’étendue marécageuse du Sud de la Louisiane, pays des Cadiens. Son instinct jubile, elle retrouve une jeunesse perdue – la voici à nouveau enfant, bien qu’ayant un regard d’adulte. Elle a retrouvé le chemin de sa maison sans trop d’ennuis, ayant pensé pourtant qu’elle ne serait plus après tant d’années. Faut-il croire que les sortilèges que cette femme avait posé étaient encore en vigueur, et à part devoir réparer les nombreuses fuites et consolider le bois quelque peu pourri, raviver les couleurs, passer le balais et faire les poussières … Tout était encore à sa place, jusqu’aux cadavres de buses à queue rousse, jusqu’aux cranes humains suspendus, jusqu’aux vieilles fioles poussiéreuses contenant on ne savait plus quelle potion mystérieuse et même la vieille marmite qui servait pour le si savoureux gombo. Elle avait retrouvé d’anciennes affaires à elle, qu’elle avait laissé lors de sa dernière antique visite – elle n’avait pas remis les pieds ici depuis si longtemps. Pourtant elle n’avait pas l’intention de s’y établir pour longtemps, non. Elle visait une toute autre bicoque, celle-ci ne servant qu’au repos, celle-ci ne faisant office que de radeau de fortune lorsqu’en danger elle avait l’impression de se noyer au fond des sombres eaux. Un tremplin vers une vie meilleure, voilà ce qu’était cette cabane dans les arbres était faite : suspendue entre les mondes, la magie opérait, comme un miracle.
En attendant, elle avait simplement déposé ses valises, ses plus maigres possessions, le reste étant en route, pour ne pas dire déposé, dans son futur chez elle. Elle avait connu la bâtisse de nombreuses années auparavant, y ayant également vécu. Elle avait appartenu à son défunt mari, le premier, celui qu’elle avait aimé de tout son jeune coeur d’adolescente, celui qu’elle n’avait pu sauver de la maladie. Elle y avait abandonné son premier enfant aux bras d’une amie de confiance, bâtard né qu’ils auraient tué sans sommation, avant de partir elle-même pour de nouveaux horizons – à la recherche de ses origines perdues. Elle était encore humaine alors, le temps ne s’étant pas encore figé sur ses traits – elle était encore naïve. La bâtisse avait été mise en vente, énorme, monstrueuse, les descendants du frère de son mari ayant à présent d’autres villas où vivre – ce qui lui convenait parfaitement. Il lui faudrait sans doute des semaines pour découvrir les secrets de la bâtisse et la protéger comme il convient, en attendant de simples sorts suffiraient. Du peu qu’elle avait vu, ils n’avaient pas changé toutes les décorations – un autre miracle après plus de deux cent ans d’existence, et elle entendait remettre à neuf l’endroit complètement. Située à une heure et demi de là, la bâtisse étendait ses coteaux au milieu d’une nature luxuriante et laissée à l’abandon, à une demi heure en voiture de la ville la plus proche. Perdue au milieu de nulle part, c’est ce qu’elle aimait être par dessus tout, comme ce soir où le dangereux Bayou susurrait à nouveau les comptines de son enfance.

Elle ne s’attendait pourtant pas à ce qui allait suivre. Rares étaient les touristes à venir se perdre ici, simplement car, outre le temps humide, même les villageois les plus aguerris n’osaient s’aventurer dans cette partie des marais. Les légendes, en partie fondées par quelques histoires véridiques, effrayaient encore les habitants, outre le fait que le bourbier était d’un danger sans nom à celui qui ne savait voir, sentir et écouter. Pour une sorcière, c’était simplement parfait – et elle qui aimait la tranquillité en avait autant qu’elle le désirait ici. Elle était la seule, à sa connaissance, à réellement savoir les trésors dont ce lieu regorgeait, bien qu’elle restait toujours sur ses gardes lorsqu’elle sortait, toutes les créatures – naturelles comme surnaturelles – étant loin d’être toutes amicales. Qu’est-ce qu’un stupide bipède outre qu’elle venait donc faire ici de ce fait ? C’est la question qu’elle se posait alors que des bruits inhabituels retentissaient, sortes d’appels à l’aide désespérés, murmures étouffés par l’eau stagnante et les caresses aquatiques provoquées par quelques alligators situés à quelques mètres. S’approchant prudemment alors, laissant sa vieille lanterne d’un autre âge datée des années 1900 éclairer brièvement son chemin, elle ne s’arrêta net qu’une fois le corps de la pauvresse en vue, sans pourtant prendre la peine de poser son panier ou de dévoiler entièrement ses traits. Pas tout de suite, non. On ne savait jamais.

« Qui êtes-vous et que venez-vous faire ici ? »  

Sa voix, claire, retenti comme un coup de tonnerre, perturbant l’équilibre et le calme de la faune et la flore tout autant que la présence indésirable du corps étranger. Si elle avait su, oui. Si elle avait su … Mais Elizabeth était ainsi, depuis le premier jour. Si elle avait su. Elle l’aurait tout de même sauvée.
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Message Sujet: Re: To keep moving on || Ft Charlie Bradbury Sam 12 Aoû - 16:00

[HJ] Si quelque chose ne va pas, n'hésite pas !

To keep moving onElizabeth & Charlie

Le ronronnement du moteur de la voiture s'efface alors que j'enlève les clefs du contact. Mon corps s'affaise dans le fauteuil alors que ma tête bascule en arrière. Yeux fermés. Je me contente d'écouter la douce et mystérieuse mélodie que la nature me chante à travers les fenêtres ouvertes. Un instant, j'ai presque l'impression d'arriver à tout oublier. Tous les problèmes, toutes les souffrances, les fuites, le chaos suprême qu'est ma vie... Il n'y a plus que des bruits inconnus qui semblent embarquer mon imagination sur des terrains dangereux. La plupart des gens que je connais ne me reconnaîtraient sûrement pas dans cette situation. Mais quoi que je puisse dire ou faire, je devais avouer que j'aimais le calme, la solitude, la nature. Pas tout le temps, pas longtemps, mais de temps en temps, ça faisait un bien fou. Juste être là, au milieu de paysages bien plus réels que ceux qu'aucun livre ne pourrait décrire, mais tout aussi envoûtant.

La louisiane n'est pas vraiment le coin des Etats Unis que je connais le mieux. J'ai dû y atterrir une ou deux fois, il y a quelques années, quand je me contentais de courir à travers le pays comme une folle. Sans but. J'en avais un, maintenant, je ne courrais plus juste pour courir, mais était-ce mieux ? Il m'arrivait de me le demander. De regretter cette époque où je n'avais pas d'attaches et où je ne me posais pas de questions. Qui dit amis, dit inquiétude. Encore plus quand les dits amis sont embourbés jusqu'à la tête dans le surnaturel. Maintenant, je courrais pour les aider. Et c'était justement pour cela que j'étais arrivée jusqu'ici. Le fin fond des marécages.

Enfin, pas exactement. La vérité était que rien ne m'obligeait à venir ici, sinon ma propre soif d'expéditions en contrées dangereuses. Je m'étais tout d'abord installée dans un motel, en banlieue d'une petite ville à un peu plus d'une heure de route d'ici. Il est étonnant, finalement, que je ne sois pas venue ici plus tôt. La louisiane était ce genre d'endroit dont le nom vous évoque tout à coup un folklore éclatant, des légendes et des mystères, de la magie et des secrets. Je m'y connaissais peu, mais avais l'espoir d'y remédier. Surtout, j'espérais que, quelque part par ici, que ce soit au fond d'un marécage ou d'une bibliothèque aux ouvrages plus poussiéreux les uns que les autres, se trouve un indice, une piste, un quelque chose, qui puisse guérir Dean. J'étais patiente, mais je sentais parfois le désespoir me gagner à force d'essuyer les échecs. Peu importe ce que je trouvais, même si c'était minime... Ces espaces regorgeaient de tant de savoir magique, qu'il devait bien y avoir quelque chose.

C'était donc cela, la raison qui m'avait poussée à poser les pieds par ici. Ensuite, au motel... Je n'avais pas vraiment pu résister. Ma petite voiture jaune citron m'avait amenée bien loin de la civilisation, et je ne m'étais arrêtée que lorsque le terrain devenait difficilement praticable avec un véhicule. Je m'étais tout de même munie d'une arme par précaution – aventureuse, mais pas suicidaire.

Je mets quelques instants, avant de me décider à sortir. IL n'y a personne, pas un bruit. Je ne prends pas mon Ipod, alors que j'aime d'habitude avoir de la musique dans les oreilles quand je me ballade. Pas aujourd'hui, pas maintenant. Il y a comme une harmonie, une pureté dans ce lieu, que je ne peux me permettre de briser ou de tâcher. Alors, j'avance doucement, lentement, mon regard d'opale se perdant dans les reflets verdâtres et les ombres se mouvant avec langueur. Je fais attention à l'endroit où je mets les pieds, et tout va bien pour un moment. Je me prends même à sourire. Pas un de ces grands sourires que je sers à tour de bras avec mes amis, pas un sourire éclatant de joie et de malice. C'est un sourire plus fin, mais non moins profond. Il arbore un flottement nostalgique, sur mon visage, alors que je me revois tenir la main de Dorothy. C'était au tout début de mes aventures à Oz, et elle m'avait emmené dans un petit coin secret, qui n'avait jamais été décrit dans les livres. Un lieu teinté de mystère, un peu comme ici.

Sauf qu'ici... J'étais seule.

Et cette pensée semble suffisante pour me distraire et me faire oublier, histoire d'un instant, où je mets mes pieds.

Heureusement pour moi, mes grosses chaussures de rando ralentissent ma chute, alors que la moitié de mon corps glisse dans les marécages. J'arrive à me rattraper de justesse à un tronc d'arbre, et essaye de l'aggriper plus fermement. Mais je sens mon corps s'embourber, s'enfoncer, s'enliser. Hapé par les caresses de la nature, tentacules humides et implacables Et les bruits autour de moi se multiplier. Des petits cris m'échappent, de maigres appels à l'aide – bien que je sais qu'il n'y a personne. La panique m'atteint vraiment, lorsque, tournant la tête, je remarque une forme verte à quelques mètres raser la surface dans ma direction. Un caïman ? Un aligator ? En tout cas, un quelque chose dans ces eaux là – sans mauvais jeux de mots. Et puis, un autre bruit, de l'autre côté, un bruit humain, un bruit de pas. Peut être ne vais-je pas mourir aujourd'hui... Ou pas. Parce que la silhouette apparemment féminine, ne semble guère disposée à m'aider pour le moment. Je hausse les sourcils.

« Vous... ne voulez pas m'aider à m'en sortir, d'abord ? S'il vous plaît ? »

Je soupire, me mords la lèvre. Bien sûr que non, elle l'aurait déjà fait, sinon. Vite, improvise un nom. C'est que je commençais à être douée à ce jeu... Quel triste talent.

« Je m'appelle Carrie, et... ce que je viens faire ici... Longue histoire. »

Je réussis à affermir ma prise et me tire un peu hors du marécage. C'est pas gagné. Mais c'est en bonne voie... Si elle voulait bien avoir un peu de pitié, ce ne serait pas de refus.

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Message Sujet: Re: To keep moving on || Ft Charlie Bradbury Dim 3 Sep - 10:41


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C’est une enfant de la nature. C’est ce que lui souffle son instinct, étrangement, alors que sa dégaine semble pourtant prouver le contraire. Que venait faire cette créature dans les marais ? Un froncement de sourcil, un soupir, avant qu’un sourire étrange ne vienne étirer ses traits. Cette petite a du courage à revendre, mais bon nombre d’idiots en ont tout autant lorsque l’heure de la mort approche – d’autant plus que rien ne prouve qu’elle soit sincère. C’est fou ce que l’on est capable de dire pour que la torture s’arrête, c’est fou le nombre de mensonge que l’on est capable d’avouer pour échapper à la fin.

« Très bien. »

Elle souffle pourtant d’une voix rauque, après quelques secondes, avant de s’avancer pour l’aider. User de sa magie devant la petite est une mauvaise idée, mais c’est pourtant ce qui reste le plus efficace pour la tirer de là sans encombre et sans risquer de se faire croquer – car bien que Nestor l’Aligator soit un farceur, il semble réellement affamé. Fixant la demoiselle, elle se rapproche alors assez pour n’être plus qu’à quelques mètres, mais trop peu pour pouvoir toucher la prénommée Carrie. A vrai dire, il faudrait être un acrobate pour pouvoir la tirer de là, ou avoir des liens à lancer – ce qu’elle n’est et n’a pas. Ne pesant pas lourd non plus, elle ne se risquera pas à venir tirer la demoiselle à la force de ses bras – ce serait là un exercice aussi désagréable que ridicule, pour les deux. Non, rien à faire. Maugréant dans sa barbe doucement, elle fixe son environnement, avant de finalement tendre la main vers la jeune femme, jusqu’à sentir son poids au creux de sa paume. Si habituellement l’exercice ne lui aurait pausé aucun problème, les derniers événements l’ont malgré tout considérablement affaiblie – assez, du moins, pour que soulever un simple être humain lui demande de reprendre sa respiration. Pathétique. Il ne lui faut pourtant pas plus de dix secondes pour faire l’éviter le corps de la jeune femme, après l’avoir arrachée à la prise séductrice de la terre boueuse. Un sourire parvint même à étirer un peu plus ses lèvres lorsque le marécage grince de dépit, maugréant en une sorte de succion métallique et de glougloutement affreux mêlé la perte de sa proie. Penchant la tête, elle dirige ensuite sa main vers la terre ferme - le corps suivant la direction demandée, avant de la baisser tranquillement jusqu’à ce que la jeune femme repose sur son séant trempé, sa respiration courte et inaudible étant le seul indicateur de combien elle peut-être diminuée.

« Les marécages ne sont pas véritablement l’endroit rêvé pour du tourisme en raison de leur caractère hautement dangereux. Même les plus aguerris ne viennent pas s’aventurer dans cette partie reculée. »

Elle reprend alors parole sans s’approcher plus, quelque peu contrariée - comme si secourir les gens de leur propre idiotie lui arrivait tous les jours -, sachant pertinemment que la jeune femme cherche quelque chose de particulier en ces lieux. Quoi cependant ? Elle le saura bien assez tôt. La fixant, la jaugeant du regard, elle finit cependant par souffler après un moment de silence, d’une voix bien plus douce qu’auparavant.

« Si vous êtes capable de marcher sur vos deux jambes, suivez-moi. »

La conduire à l’abri, en ville parmi les siens, semble la meilleure chose à faire à présent. Cependant, ce n’est pas non plus ce qu’elle fera. Non. Pas plus qu’elle ne dévoilera son identité pour le moment – elle n’enlèvera pas son capuchon non plus – car quelque chose guette, patiemment et qu’elle n’est pas d’humeur. Où aller alors ? Une faible lueur amusée éclaire désormais ses traits en réponse.

« A moins que vous ne préféreriez retomber dans l’un des nombreux pièges du marécage, bien entendu. »
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Message Sujet: Re: To keep moving on || Ft Charlie Bradbury Dim 17 Sep - 18:10

To keep moving onElizabeth & Charlie

Ca y est, j'allais mourir. J'avais vécu en cavale pendant des années alors que je n'étais qu'une gosse, j'avais échappé aux léviathans et à un certain nombre d'autres monstres, j'avais survécu à une guerre séculaire au pays d'Oz, j'en étais revenue vivante ; et j'allais crever bêtement au fond d'un marécage de Louisiane, en servant de repas à un foutu aligator. Même pas une créature surnaturelle. Même pas dans les bras de Scarlett Johanson. Oui, si par le plus grand des miracles je devais mourir de vieillesse, ce serait avec elle, dans son lit, bref, je vous épargne les détails. J'avais un peu dû abandonner l'idée depuis que j'étais devenue chasseuse mais... Mais du coup, je m'attendais à une mort un minimum héroïque. Pas comme ça. J'ai glissé et je me suis faite bouffer. J'avais lu il y a quelques années un bouquin (ne me demandez pas le titre, je l'ai totalement oublié) dans lequel une gamine de treize ans se retrouvait paumée en enfer et y jouait à la délinquante – j'étais sûre de faire pareil, sauf que moi j'aurai une excuse pourrie pour ma mort.

Sauf que finalement, la nouvelle venue décide de m'aider. Je m'y attendais pas trop, et lui tend ma main par instinct, tentant de maintenir ma prise de l'autre jusqu'à ce que je sente qu'elle me tient fermement. Elle semble étrangement avoir une force bien supérieure à celle qu'indique sa physionomie plutôt fine, mais sur le coup, je ne me pose pas trop de questions. Je m'estime déjà extrêmement heureuse d'être sauvée. Quoi que, d'un autre côté, mourir comme ça me corresspondait plutôt bien. Tellement gaffeuse et inconsciente, il fallait bien qu'un jour je subisse les conséquences de mes agissements. Sa main ne me touche qu'à peine, ou même pas, je ne suis pas sûre, pas sûre de vraiment comprendre ce qu'il se passe. Mon corps s'extirpe des tentacules voraces du marécage, c'est tout ce qui m'importe. Et avant que je ne puisse saisir le fait que mon corps flotte réellement dans les airs, mes deux pieds se reposent sur terre, sur une terre ferme et solide. Un soupir de soulagement ne peut s'empêcher de s'échapper de mes lèvres. C'est un regard déconcerté que je lève vers elle.

« Merci... »

Une étrange froideur semble émaner d'elle, sensation qui me vient sûrement du ton glacial avec lequel elle s'est adressée à moi jusqu'ici. Pourtant, elle n'est pas menaçante non plus, et elle m'a aidée. Il est vrai qu'elle a toutes ses raisons de se comporter ainsi, il doit être rare de voir qui que ce soit s'aventurer aussi profond dans les marécages. Que voulez vous... Je renifle un instant, contemplant mon jean et mes doc marteens dont la couleur bordeaux est tout à coup moins éclatante. Mais surtout je pue.

« J'ai vraiment l'air d'un Nazgul en tongs ! » marmonnais-je pour moi même.

Ce n'était pas si grave, j'avais l'habitude. Pas spécialement d'être couverte d'une étrange substance gluante, mais d'être sale après être allée crapahuter dans un coin déconseillé. Je relève les yeux vers ma vis à vis, qui ne semblait vouloir se dévoiler. L'obscurité semblait dessiner d'étranges contours sous son capuchon, qui m'empêchait de me faire une réelle idée de ses traits. Ils semblaient cependant assez fins, en accord avec sa silhouette. Elle reprit rapidement la parole, et je lâchais un petit rire, bien inapproprié en ces circonstances.

« On m'a souvent dit que j'étais folle et inconsciente. Il faut bien que je fasse honneur à ma réputation. »

Je me crispe à peine alors qu'elle se rapproche. Seule, dans un environnement hostile, face à une inconnue bien plus familière du milieu que moi... Et peut être même pas humaine. Je devrais sûrement avoir bien plus peur. Il faut croire que j'ai pris l'habitude de ces situations desquelles j'arrive toujours à me tirer de justesse. Je laisse un instant mon regard couler sur les arbres, les marécages agités de tranquilles remous, les ombres mouvantes au creux de la nuit. Un calme trompeur, un calme dangereux. Oui, je crois que je n'ai guère d'autre choix que de la suivre, bien que cela ne m'enchante guère... Méfiance est mère de sûreté, c'est bien ça le proverbe ? Son ton tout à coup plus doux ne me rassure qu'à peine. Mes dents viennent taquiner ma lèvre, avant que je ne me décide à acquiescer. L'ombre d'un sourire aux lèvres, je ne sais pas trop pourquoi. L'adrénaline ?

« J'ai dit inconsciente, pas suicidaire. Je vous suis. Où m'emmenez vous ? »

Je repris rapidement, juste après lui avoir emboîté le pas.

« Je vous ai dit mon nom, j'ai droit au vôtre ? Je vais pas vous appeler la dame aux marécages ou un truc dans le genre, quand même... Quoi que, ça peut avoir du style, non ? Mais à la longue, c'est pas super pratique. »

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