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 Houston, you've got troubles ! || ft. Matthew Graham

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Message Sujet: Houston, you've got troubles ! || ft. Matthew Graham Dim 6 Aoû - 23:14

en cours

sujet privé; ft. Matthew Graham

type ❖ flashback

date ❖ 15 février 2014

informations spatio-temporelles ❖ le lendemain de l’événement organisé par Matthew à la faculté. L'action se passe chez eux, il est 7h du matin.

intervention du MJ ❖ nop, Annabelle donnera bien assez de matière à son frère.

AutreWhat a Face Prêt pour l’inquisition espagnol ?

©️ HELLOPAINFUL; revisité par SHADOW



Houston, you've got troubles !Annabelle & MatthewQuelle heure était-il au juste ? Grognant, la demoiselle roula du canapé où elle était étalée, emmêlée dans les divers plaids, et tomba par terre dans un bruit sourd.
« Aie ! » Sa voix, aiguë, raisonna dans la maisonnée, tandis qu’elle tentait de se remettre de l’ordre dans sa tête. A peine réveillée, elle mit du temps à se rendre compte que ce qui lui obstruait la vue était sa longue chevelure ondulée, ainsi qu’un drap qui avait glissé de son perchoir – tout comme elle en somme.
« What is … » Sa voix, murmure ébranlé et éraillé, se tait soudain quand ses neurones semblent se réveiller. « Oh my god ! » Cette fois c’est un glapissement ravit qui la secoue, et elle se redresse rapidement – trop rapidement peut-être, car elle trébuche sur le drap et s’étale à nouveau de tout son long sur le canapé, marchant sur son pantalon de pyjama. « ug. » Elle attend quelques secondes avant de souffler, puis c’est un rire qui la secoue, ridicule, avant qu’elle ne se retourne pour fixer les alentours. Sur la petite table en bois devant elle, trois tasses de thé vides, de couleurs et de formes différentes, ainsi qu’une théière de collection. A ses pieds des notes éparses, un stylo ouvert, des livres éparpillés. La capharnaüm inaudible se poursuit sur le canapé, jonché lui-même de deux livres anciens, de coussins éparses et de plaids multicolores. Soudain elle se demande si il est rentré. Elle se redresse, plus doucement cette fois, et fouille dans la poche de son pyjama pour en sortir une ancienne montre à gousset, datant du siècle dernier. Un sourire éclaire brièvement son visage tandis qu’elle observe les aiguilles marquer sept heures du matin. Aucun doute à ce sujet. Annabelle s’est endormie voilà cinq heures à peine, et son frère aîné n’était toujours pas rentré. Peut-être, se dit-elle, a t’il finalement succombé au charme de quelqu’un. Peut-être est-ce Calypso, qui sait ? Elle l’espère en tout cas. Il mérite une seconde chance. Inspirant, elle regarde ensuite autour d’elle. Elle ne se souvient pas s’être couverte en tombant de sommeil dans ses recherches, sûrement est-ce là l’oeuvre de Matthew. Son sourire s’agrandit tandis qu’elle bouge désormais, ramassant ses papiers volants et ses livres pour reposer le tout parfaitement sur la table, aligné. Elle récupère ensuite les tasses à thé avec une attention extrême, et c’est vers la cuisine qu’elle se dirige, pour reposer le tout délicatement. Heureusement, car c’est au moment où elle pose la sainte porcelaine qu’elle entend un bruit suspect dans son dos, et c’est en sursaut qu’elle attrape le sucrier et qu’elle s’apprête à le lancer sur l’intrus, se cognant à la porte du placard en se retournant par ailleurs, avant de suspendre son geste d’un mouvement vif en se rendant compte qu’il s’agit de l’un des nombreux pensionnaires poilus et à quatre pattes de son frère.
Soupirant doucement, elle repose le sucrier meurtri et sourit envers son fidèle compagnon, avant d’aller chercher quelques croquettes dans le panier à friandises pour s’excuser, se baissant, appelant puis caressant ensuite tendrement le chien – qui lui lèche joyeusement la main puis le visage. Un gloussement sort de sa gorge alors qu’elle câline le canidé, avant de se figer et fixer son compagnon très sérieusement.
« Évidemment, il ne t’a rien dit à toi pas vrai ? » Une moue sur les lèvres boudeuse, elle hoche la tête lorsque le chien lui rend un regard triste, avant de se redresser à nouveau. Le temps de lever les yeux, son sourire réapparaît – bien plus grand cette fois – simplement car elle croise un regard presque identique au sien, accroché à une stature qui la dépasse.
« Te voilà ! » Elle sautillerait presque d’impatience à présent, son regard le pressant de questions muettes, tandis qu’elle bouge pour aller attraper deux tasses à thé identiques cette fois. « Alors comment c’était ? Il y avait du monde ? Je suis sûre que oui. Oh attends, laisse-moi trouvé. Tu es rentré à trois ou quatre heures. » Elle le fixa plus attentivement alors, les yeux plissés, avant que sa bouche ne forme un un petit ‘o’ de surprise, le rouge se dessinant sur ses joues. « Oh mon dieu. Matthew Graham. Tu as embrassé quelqu’un ! »
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Message Sujet: Re: Houston, you've got troubles ! || ft. Matthew Graham Lun 7 Aoû - 13:14

Houston, you've got troubles


Ft Annabelle Graham





Un bruit de chute me tire de ma rêverie et réveille Boss, le dogue argentin qui dormait à mes pieds, chien qui vient me lécher les joues, déclarant l'heure du petit-déjeuner sonnée. Je me rassieds sur le lit et le repousse doucement, avant de me lever. Le costume de la veille rangé dans ma garde robe, c'est en peignoir bleu nuit et caleçon que je me dirige vers le salon, lieu d'origine du bruit. Je serais prêt à parier qu'Anna a oublié qu'elle ne se trouvait pas dans son lit, mais sur un canapé. Je l'avais trouvée endormie, des livres et des notes éparpillées autour d'elle. Après avoir déposé une couverture sur ses épaules, j'avais laissé son bazar en l'état. Elle réorganiserait tout le lendemain et je ne voulais pas déranger ses papiers si elle les avait « rangés » en un quelconque schéma. Le cerveau d'Anna fonctionne différemment du mien, j'ai presque fini par m'y faire.

Sourire aux lèvres, je descends les escaliers qui mènent au rez de chaussée. Si la soirée de la veille pouvait avoir semblé fort longue, la fin en avait défilé plus rapidement pour moi qu 'un fast forwad sur une bande vidéo. J'étais rentré vers quatre heures moins le quart du matin, encore sur un petit nuage, et j'avais été incapable de trouver le sommeil. A l'instar d'Eliza, l'héroïne de la comédie musicale « My Fair Lady » I could have danced all night, mais les heures avaient défilé bien trop rapidement. Miss Rochester partie, j'avais participé au rangement de la salle, sans vraiment y penser. J'aurais voulu pouvoir la suivre, mais cela n'aurait pas été correct. Princesse d'un soir, elle avait fui, telle Cendrillon aux douze coups de minuit. Seule la certitude que je pourrais la revoir m'avait empêché de la suivre jusqu'à son domicile. La liste des invités mentionne son nom et je pourrai la revoir à l'occasion. Libraire, qui plus est ! Je soupire une fois de plus, en me dirigeant vers le salon. Annabelle ne dort plus, le canapé est libre d'occupant et c'est donc vers la cuisine que je me déplace, un sourire attendri venant remplacer celui que j'arborais bêtement jusque-là. Elizabeth, un nom de Reine ! Ma soeur me remarque et se charge de préparer à boire, du moins de commencer, car à peine les tasses sorties, elle me bombarde de questions. Je retiens un râle d'agonie, elle est bien trop observatrice pour mon propre bien. Je recule d'un pas sous l'assaut, avant de prendre un air aussi indifférent que possible, trahi par le pétillement de mes yeux, malgré une nuit de veille. Je passe rapidement une main sur mes joue, afin d'en enlever toute trace possible de rouge à lèvres, bien que cela soit hautement improbable. Vite, parler d'autre chose. « Bonjour Annabelle. Tu as veillé tard ? » Les chiens, c'est très pratique, vous ne vous en êtes jamais rendu compte ? Non seulement cela garde la maison et tient compagnie, mais en plus, ils permettent de s'occuper et de détourner son attention quand on ne veut pas répondre à des affirmations ô combien privées et bien trop justes... Je m'accroupis pour caresser Boss et ne plus croiser le regard par trop perspicace de ma soeur.

« Je suis rentré à trois heures quarante-six précisément. Oui, il y avait du monde, ce qui est normal pour un bal où sont invités tous les sponsors de l'université. C'est le seul moment où ils profitent de l'argent qu'ils nous donnent... Je crois que l'ambiance en a surpris plus d'un, mais qu'ils se sont amusés. » Un moment de pause, et je demande d'une voix innocente, « Qu'est-ce qui te fait penser que j'ai embrassé qui que ce soit ? »  Je me relève et m'approche de la bouilloire, tournant ainsi le dos à Annabelle. Je m'affaire à préparer l'eau pour le thé, sachant que ma soeur ne va pas lâcher l'affaire si facilement. Mais je n'ai pas d'obligation de lui répondre.


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Message Sujet: Re: Houston, you've got troubles ! || ft. Matthew Graham Mar 8 Aoû - 3:12

Houston, you've got troubles !Annabelle & MatthewElle fixe désormais son frère avec la tête qu’elle tire lorsqu’elle croise un fantôme, si ce n’est qu’au fond de ses prunelles danse désormais une joie indicible, une excitation enfantine qui est rare de voir de nos jours. On ne la lui fera pas. Pas à elle. Sa logique est telle, implacable, qu’il ne pourra pas lui mentir longtemps – pas à ce sujet. Bien sûr, elle aurait pu commencer par lui dire bonjour, et lui demander ensuite comment il allait. Bien sûr, la politesse aurait sûrement était préférable. Mais tout cela avait été bloqué au fond de sa gorge, et la surprise qu’il lui offrait était plus importante que la plus primitive forme d’éducation apprise. A vrai dire deux solutions s’offraient à son esprit pourquoi son frère était debout de si bonne humeur ce matin. Car Matthew était aussi insomniaque qu’elle pouvait l’être, à la différence qu’il était plus du genre silencieux et bougon. L’homme, taciturne et introverti qu’il était, était en totale contradiction avec celui qu’il s’affichait être ce matin, de quoi la choquer – de quoi faire tourner les rouages de son cerveau à pleine turbine. Deux explications probables donc. La première, la plus ridicule d’entre toute, était qu’il était mort. Cependant, elle savait encore différencier un esprit d’un vivant, cela était donc une idée à rayer. La seconde était qu’il s’était effectivement couché tard mais que la soirée avait été telle qu’il en jubilait encore. Mais qu’est-ce qu’une bonne soirée ? La reconstitution aurait pu simplement bien se passer, il n’aurait pas affiché une telle joie pour autant, non. Elle en était certaine. Il s’était donc passé quelque chose … Et ce quelque chose devait être une femme. Tout du moins à moins qu’il ne se soit converti à l’autre sexe, ce qui aurait été ni étonnant ni ne l’aurait dérangé outre mesure à dire vrai, mais comme elle n’était pas au courant de ce fait … Elle tablait sur la femme.
Elle prit le soin de se détourner de lui le temps de sortir les trente-six boites de thé du placard, choisissant le sien en fermant les yeux – elle aurait l’occasion de découvrir lequel elle avait choisit en humant le parfum s’infuser – laissant à son frère le soin de choisir le sien.

« Ne change pas de sujet ! » Elle lance, d’une voix plus douce bien qu’aussi impatiente que celle d’une enfant de six ans. Cependant, elle prend le temps de répondre à sa question par la suite, son regard brillant toujours lorsqu’elle rouvre les yeux pour le fixer – après avoir déposé son thé miracle dans une boule à thé, et la boule à thé dans sa tasse.
« J’ai travaillé jusque trois heure vingt-sept. J’ai dû m’endormir sur mes notes – je me suis perdue dans mes recherches – passant du panthéon sumérien à Big Foot pour te faire le chemin le plus court qui soit. Merci pour la couverture d’ailleurs. Je suis heureuse si tout s’est déroulé comme tu le pensais. Il faudrait en faire plus souvent. Y’a t’il eu beaucoup de danseurs ? J’espère qu’ils ont accordé de l’importance aux détails. Tu as travaillé si dur sur cet événement, ils avaient plutôt intérêt à jouer le jeu. » Elle reprend, cherchant dans le placard des biscottes, puis allant au frigo prendre du beurre et de la confiture. Elle irait acheter des scones plus tard. Elle sort aussi les œufs, décidé à se les faire brouillé. « Oeufs pour toi aussi ? » Le nez dans le frigo, elle se demande si elle doit sortir le ketchup ou si le bacon est préférable. Elle finit par refermer l’antique machine pour déposer toute ses trouvailles sur la table – des tomates et de la salade en prime – pour aller enfin embrasser son frère sur la joue. « Bonjour Matthew ! »
Un sourire, avant qu’elle ne le fixe à nouveau, yeux quelque peu plissé dans une inspection digne de Sherlock Holmes, pour finalement se détourner et aller chercher un plat à salade en verre bleu turquoise en prime de sortir une poele. Mieux vaut-il cependant que ce ne soit pas elle qui fasse la cuisine – sait-on jamais – bien que les œufs restent encore à sa portée.
« Ton air d’adolescent complètement épris devrait suffire, mais tu as au fond des yeux cette lumière de stupéfaction ravi que tu as lorsque l’on planche sur un cas ardu et que tu viens de trouver la solution au problème épique. Comme il n’y a pas eu de monstres à tuer hier et que tu es de bonne humeur, j’en déduis que c’est une femme. Sans compter sur le fait que tu rougis et que tu as une petite trace rouge sur la joue brillante. A moins que tu ne travestisse et que tu ne me piques mon maquillage – pour les rares fois ou j’en mets – la conclusion vient d’elle-même. Je dois oublier le fait que tu es de bonne humeur ce matin au point de me répondre, alors que tu es plus le genre à éviter ce genre de questions habituellement. Tu m’aurais donné ton air de « ne sois pas stupide » made in Graham. Alors ? Je la connais ? Quel âge à t’elle ? C’est une collègue ? Du ketchup ou du bacon avec tes œufs ? Et est-ce qu’elle aime le paranormal ? Elle doit aimer les reconstitutions, c’est une certitude. Etait-elle bien habillée ? Je vais prendre du ketchup. Qu’elle est son époque favorite ? Son métier ? Oh attends. Elle croit peut-être aux OVNIs. Est-ce que tu veux un verre de jus d’orange ? Il faudrait que tu l’invites ici et lui faire passer les tests, voir si ce n’est pas un démon. Sait-on jamais. Que pense-t’elle de l’anomalie génétique découverte du cadavre de Richard III et de la soit-disante infidélité royale dont il serait issu, faisant de lui un enfant certainement illégitime ? Tu prendras de la salade avec tes œufs ? »

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Message Sujet: Re: Houston, you've got troubles ! || ft. Matthew Graham Mer 9 Aoû - 10:59

Houston, you've got troubles


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Annabelle ! A son retour aux USA, il m'avait fallu un peu de temps pour me réhabituer à la présence de ma sœur, véritable moulin à paroles, doublée d'une énergie peu commune pour quelqu'un dans notre situation – enfants de chasseurs et chasseurs nous-mêmes. Mais ce matin son entrain est particulièrement développé... Et je n'ai pas encore bu assez de thé pour autant de questions en une seule salve. Heureusement, la préparation est en cours. Je choisis moi aussi mon sachet et opte pour un thé noir corsé, mon thé matinal habituel.  Une mesure dans la boule à thé et hopJe lui réponds d'une voix satisfaite, mais fatiguée,

« Il a fallu un peu de temps, mais le public a fini par se dérider, oui. Je pense que cela a été une réussite. Et j'espère ne pas devoir organiser une nouvelle réception l'année prochaine. Une fois suffit amplement, merci bien. »


Je hoche la tête quand elle propose des œufs. « Excellente initiative. » Si j'avais eu des doutes auparavant, quand elle vient me saluer et déposer un baiser sur ma joue, le doute n'est plus permis, elle enquête sur moi et la soirée. Je me saisis de la poêle et me dirige vers la cuisinière, alors qu'Anna s'occupe de la salade. J'allume, avant de me saisir du bacon et commence la cuisson alors qu'elle m'explique son raisonnement... et me pose un tas d'autres questions supplémentaires.  Adolescent épris ?! Je me redresse, légèrement vexé. Enfin, pas vraiment vexé, mais si c'est le cas, je fais bien de reprendre un air plus sérieux. Je hausse un sourcil,

« Tu oserais profiter de ma bonne humeur matinale ?! » A vrai dire, je suis pris entre l'envie de parler d'Elizabeth, et celle de garder le souvenir de cette soirée intact pour moi seul. Le bacon grésille sur la poêle et quand il est doré à point, je le retire et commence la cuisson des œufs. « Combien d’œufs pour toi ? »

Les œufs commencent à cuire et à grésiller, « Je suppose que tu me laisseras pas en paix tant que je n'aurai pas répondu à tes questions... ? » Entre la question et l'affirmation résolue, je continue, « On ne demande pas l'âge d'une dame, ce n'est pas une collègue, nous n'avons pas parlé du surnaturel ni des OVNI. Et nous n'avons pas non plus mentionné la famille royale. » Un sujet un peu trop complexe pour un premier rendez-vous que celui-là. D'autant plus que nous semblons être compatriotes... « Pas de jus pour moi, merci... C'était la demoiselle la mieux habillée de la salle. Sa robe était à tomber ! Tu aurais vu le tissu ! C'était du fait main, j'en suis certain. Et elle avait même accordé les chaussures à la tenue ! » Effort que de trop nombreux invités n'avaient pas fait... Des baskets en-dessous des robes de soirée prêtées pour l'occasion... de quoi frissonner d'horreur ! Je mélange les œufs avant qu'ils n'attachent à la poêle, et me saisis des épices. « baveux ou bien cuits ? » Je parle des œufs bien sûr ! J'anticipe une nouvelle salve de questions, « Nous avons partagé une danse. Elle danse merveilleusement... Et les traces de maquillage sur ma joue proviennent d'une étudiante qui m'a remercié pour la soirée, elle a enfin pu danser un slow avec son petit copain, le premier en deux ans de relation.  » Voilà. J'espère qu'il y a là de quoi satisfaire la curiosité dévorante de ma sœur. « Et tu as avancé sur les origines du démon qui nous préoccupe ? Sestus ? »

J'avais pris un peu de temps libre pour préparer le bal, plus de temps que je n'en ai à dépenser, réellement. J'espère simplement que le démon n'aura pas profité de cette soirée off pour faire d'autres victimes... Même si j'avais été un peu obligé d'organiser le bal si je ne voulais pas perdre mon job. Le dean de l'université ne l'avait pas énoncé en tant de mots, mais j'avais compris le sous-entendu. Et tant qu'à organiser une soirée, autant qu'elle me plaise. Je n'avais par contre pas prévu le temps que cette entreprise allait me pomper, et le retard accumulé dans mon deuxième boulot. Mais j'avais réussi et les invités avaient eu l'air satisfaits. J'espère simplement que nous ne nous sommes pas amusés aux dépens de la vie d'un innocent.

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Message Sujet: Re: Houston, you've got troubles ! || ft. Matthew Graham Mer 13 Sep - 8:31

Houston, you've got troubles !Annabelle & MatthewElle n’en revient pas. Non. Lui aurait-on annoncé une nouvelle Apocalypse, elle aurait trouvé ça d’avantage possible que le fait que son frère réponde aux questions qu’elle lui posait. Ou alors, autre possibilité, c’est elle qui était morte. Cela ne pouvait être que ça. Cependant elle se sentait trop en forme pour l’être, et elle était certaine de se retrouver avec un bleu si elle tentait de passer à travers une porte. A moins que … C’était un rêve ? … Non. Dans un rêve, elle rêverait certainement de Sethi 1er. Il faut dire, encore une fois, qu’en temps habituel il l’aurait définitivement envoyé bouler, made in Graham, à savoir en détournant la tête dans un grognement, sans même prendre la peine de se plonger dans une phrase type « occupe toi de tes affaires ». Suspect. A moins que ce soit un démon qui ait pris le corps de son frère ? Impossible, il portait tatoué sur la peau un sceau enochien – sans compter qu’il ne fallait mieux pas, elle n’avait pas d’eau bénite sous la main. Enfin. Elle se détend pourtant, la réalité reprenant ses contours flexibles et colorés par la suite, surtout lorsqu’elle en apprend d’avantage. Si elle n’a fait que sourire doucement à sa première réponse, doublé d’une moue décrite comme angélique à sa première question – bien sûr qu’elle oserait profiter de sa bonne humeur matinale, c’est si rare – elle se concentre ensuite sur la salade. Une salade est facile à réaliser, tout comme la vinaigrette. En théorie du moins. Elle préfère cependant ne pas tenter le diable plus qu’elle ne le fait déjà en interrogeant son frère – si Matthew désire de l’huile et du vinaigre, il les rajoutera lui-même. De ce fait, elle se contente de sortir une tomate du frigo et du parmesan, couper le tout en petit morceau et rajouter des pignons de pin, rajoutant d’un air distrait, son cerveau tournant à toute allure tandis que le bacon grille joyeusement.

« Deux, s’il te plaît. »

Ceci étant la réponse pour les œufs, naturellement. Elle ne relève le nez que lorsqu’il reprend, un sourire bien plus évident sur les lèvres.

« Et bien, je suis curieuse. »

Elle ne rajoutera pas qu’elle devrait réellement le photographier pour qu’il voit l’ampleur des dégâts lui-même, ne voulant pas le blesser. Elle sait pertinemment, sans pourtant avoir vu sa tête auparavant, que les mots d’adolescent épris ont dû faire mouche – satané ego masculin. En un sens elle l’admirerait presque, elle qui n’est jamais tombée amoureuse de personnes vivantes, préférant étudier les momies et déterrer des palais ou des trous de poteaux plutôt que de devoir interagir correctement avec le monde. Pas qu’elle soit asociale, loin de là. Elle est simplement … trop étrange pour le commun des mortels.
La salade terminée, elle en pose dans les assiettes, avant d’ajouter à chacun le bacon. Ne reste que les œufs, qui cuisent et elle s’installe donc avant de se figer soudain.
Oh mon Dieu.
Oh. Mon. Dieu.

« Je le savais ! »
Elle couine soudain, excitée comme une enfant de dix ans, sautillant presque, un sourire lui bouffant la moitié du visage, les commissures de ses lèvres remontées jusqu’à ses oreilles.

« Nom d’une termite fossilisée, c’est génial ! Il faut que tu la revois ! Je suppose que je ne la connais pas, sinon tu aurais déjà mentionné son prénom … Et elle a dansé avec toi ?! Baveux je te prie. Si elle a fait l’effort de s’accorder correctement, peut-être que tu lui plaît ? Pourquoi une seule danse d’ailleurs ? Si vous êtes de bons danseurs tous les deux, ça cache quelque chose. Tu n’avais pas mangé de l’ail avant de venir n’est-ce pas ? Tu la connaissais avant ? N’oublie pas de mettre un peu d’herbes de provence sur les miens, je crois qu’il en reste. Elle habite Chicago ? De quoi avez-vous parlé ? Calypso n’était pas là ? Raconte moi dans les détails ! »

La salve de question reprend, avant qu’elle n’ose finalement se servir un jus de fruit – l’aurait-elle fait durant la salve de questions, elle en aurait renversé à coup sûr. En un sens, si elle est ravie, elle est également triste que Calypso ne soit l’heureuse élue … Pour le moment du moins. Mais ça viendra. C’est sûr. Fronçant les sourcils, elle s’applique par la suite à enlever son thé avant qu’il ne soit trop infusé puis à rajouter une pointe de lait. Perfection. Voilà quelque chose qui lui est impossible de foirer : le thé.
Les yeux brillants, lorsqu’il change le sujet – poisson ferré, bien qu’elle lui accorde cette récréation au vu des réponses satisfaisantes qu’il lui a offerte, son sourire retombe malgré tout.

« Cette vile créature du diable … Je n’ai pas trouvé grand-chose. Sestus, Sestos en grec, est une ville du Chersonnèse de Thrace, sur la côte de l’Hellespont. Cela correspond à la Turquie actuelle. Elle est célèbre par les amours d’Héro et de Léandre, tu en as peut-être entendu parlé. Peut-être est-ce lié, je ne sais pas. J’ai trouvé un Sextus sinon, mais rien de démoniaque. Quand à propos des morts en eux mêmes … Et bien tout cela ressemble fort à des pactes. C’est tout ce que j’ai de tangible. Je vais continuer les recherches aujourd’hui. J’ai certainement loupé un détail, mais attends voir, je l’aurais. »


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